Canon à neige
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Un canon à neige ou enneigeur est un dispositif permettant de fabriquer de la neige mécaniquement à partir d'eau et d'air, le tout à basses températures (0 °C et moins). Le principe est de projeter un mélange d'air comprimé et d'eau par temps suffisamment froid. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Du phénomène aux mécanismes
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À retenir
Questions essentielles
Qu’est-ce que un canon à neige ?
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Présentation
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Le physicien japonais Ukichiro Nakaya (1900-1962) a créé les premiers flocons de neige artificiels. Il a débuté ses recherches sur les cristaux de neige dans les années 1930 à l'université de Hokkaidō, riche en neige naturelle en hiver. Après avoir pris plus… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Premiers cristaux de neige artificielle au Japon » dans le texte →Premiers canons à neige aux États-Unis
Vers 1940, en Californie, en utilisant des ventilateurs pour arroser les vergers afin de les protéger du gel, il est constaté fortuitement — c'est un cas de sérendipité — l'apparition de neige. Le canon à neige est inventé dans les années 1950 aux États-Unis… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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En Europe, c'est la Suisse qui, en 1963, a acquis et mis en service les premiers canons à neige à Le Chalet-à-Gobet, sur les hauteurs de Lausanne. Plus tard dans la saison hivernale, la station de Château-d’Oex devient le deuxième endroit d’Europe équipé de… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
Un canon à neige ou enneigeur est un dispositif permettant de fabriquer de la neige mécaniquement à partir d'eau et d'air, le tout à basses températures (0 °C et moins). Le principe est de projeter un mélange d'air comprimé et d'eau par temps suffisamment froid. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Un nivoculteur ou snowmaker est un employé qui assure la conduite et la surveillance de ces systèmes. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La neige ainsi produite est appelée neige de culture ou neige artificielle[1], bien que cette dernière appellation puisse provoquer une confusion avec la fausse neige décorative. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Histoire
Premiers cristaux de neige artificielle au Japon
Le physicien japonais Ukichiro Nakaya (1900-1962) a créé les premiers flocons de neige artificiels. Il a débuté ses recherches sur les cristaux de neige dans les années 1930 à l'université de Hokkaidō, riche en neige naturelle en hiver[2]. Après avoir pris plus de trois mille photos, il a classifié les cristaux de neige naturels et analysé leur lien avec les conditions météorologiques. En 1936, il a réussi à produire un flocon de neige artificiel en laboratoire. Il a décrit les flocons dans son livre sur les cristaux de neige Snow Crystals: Natural and Artificial[3] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Premiers canons à neige aux États-Unis
Vers 1940, en Californie, en utilisant des ventilateurs pour arroser les vergers afin de les protéger du gel, il est constaté fortuitement — c'est un cas de sérendipité — l'apparition de neige. Le canon à neige est inventé dans les années 1950 aux États-Unis dans la région des Laurentides. La première utilisation d'enneigement artificiel a lieu dans une station au nord de New York[source secondaire souhaitée]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En Europe
En Europe, c'est la Suisse qui, en 1963, a acquis et mis en service les premiers canons à neige à Le Chalet-à-Gobet, sur les hauteurs de Lausanne. Plus tard dans la saison hivernale, la station de Château-d’Oex devient le deuxième endroit d’Europe équipé de canons à neige. Au milieu des années 1960, le CAF Autun (M. Jandreaux) importe les premiers canons à neige en France pour la station du Haut-Folin dans le massif du Morvan. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le stade de neige du Champ-de-feu dans les Vosges a inauguré la première installation de ce type en France en 1963. Flaine a été la première grande station à s’équiper en 1973 pour enneiger 14 ha. En 1985, 35 stations françaises sont équipées et 150 ha sont ainsi enneigés. En 2010, les deux tiers des 293 stations françaises sont équipées, représentant 5 300 ha, soit environ 20 % de la surface des pistes (25 000 ha) à comparer aux autres pays alpins : les stations des Dolomites sont équipés à 80 % et certains domaines skiables italiens à 100 %, les États-Unis à plus de 85 %, l’Autriche à 60 % et la Suisse à 36 %[4]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Usages
Domaines skiables
Utilisé pour assurer un enneigement suffisant des pistes, ce procédé est actuellement en fort développement au début de la saison de ski, de manière à assurer la période de ski, et l'ouverture de la station à date fixe. Certains rares sites de ski d'été sur glacier en sont également équipés. De manière plus globale, ces systèmes d'enneigement sont positionnés sur les pistes principales et donc les axes principaux des domaines skiables. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En France en 2009, 20 % des pistes sont équipées de canons à neige, tandis qu'en Autriche ou en Italie 40 % des pistes en sont équipées. En 2015, dans les Alpes françaises, le taux d’équipement des pistes de ski en production de neige est estimé à 32 %[5]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans un contexte de réchauffement climatique global, l'enneigement artificiel permet d'augmenter le nombre de jours de pratique du ski et de permettre le retour vers les stations skis aux pieds quand la neige manque sur les pentes les plus basses ou sur les liaisons vers les zones plus longtemps enneigées du domaine. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeux olympiques d'hiver
Le manque de neige est une menace qui pèse souvent sur les jeux olympiques d'hiver[6]. Ainsi lors des Jeux olympiques d'hiver de 1932 de Lake Placid, d’importantes quantités de neige avait été transportées depuis le Canada[6]. Lors des Jeux olympiques d'hiver de 1964, un temps chaud provoqué par le fœhn cause des dégâts sur les pistes de ski. L'armée autrichienne est alors mobilisée pour transporter vingt mille mètres cubes de neige vers les pistes de ski pour et permettre le déroulement des épreuves[7],[8]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
C'est en 1980 que, pour la première fois, la neige de culture a été utilisée en appoint des Jeux olympiques d'hiver – en l'occurrence à Lake Placid, aux États-Unis. Depuis, toutes les villes hôtes y ont eu systématiquement recours. Ainsi lors des Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville, le directeur des sports du Comité d'organisation des Jeux olympiques indiquait que « même sans neige, les Jeux d'hiver doivent pouvoir avoir lieu »[9]. Lors de ces Jeux en France, de la neige avait été produite puis acheminée par hélicoptère sur les pistes pour deux épreuves de super-G[9]. Selon Bloomberg, 80 % de la neige utilisée à Sotchi, en Russie, en 2014, était artificielle, et 90 % quatre ans plus tard à Pyeongchang, en Corée du Sud. À l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de 2022, disputés à Pékin en Chine, 100 % de la neige sera artificielle[10]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dimension économique
Coûts d'investissement et de fonctionnement
Les coûts économiques associés à l’équipement en production de neige sont extrêmement variables en fonction des études et des pays. En Autriche, le coût dans un équipement en production de neige est estimé entre 25 000 et 100 000 € par hectare de piste équipé[11]. En Suisse, il a été montré que l’investissement dans la production de neige n’a plus d’influence sur la profitabilité des exploitants à partir de 30 km de pistes équipées[12]. En France, l'investissement dans la production de neige représente le second poste d'investissement des opérateurs de domaines skiables après l'investissement dans les nouvelles remontées mécaniques[13]. L’investissement en production de neige permet d’augmenter le nombre de journées skieurs pour les domaines skiables situés à une altitude supérieure à 1 770 m. Cependant passé 6,5 millions d’euros d’investissement, le nombre de journées skieurs n’augmente pas davantage[14]. On estime que le coût d'équipement est d'en moyenne 118 000 € par hectare de piste de ski[15]. Les coûts de production varient fortement eux aussi en fonction de la topographie, de l’altitude de la station. On estime qu'en moyenne un mètre cube de neige a un coût de 2,5 € l'unité[16]. Ce coût inclut l’amortissement des investissements et les charges personnel mais n’inclut pas les travaux de damage. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans une étude de 2024 sur la performance économique de 56 exploitants de remontées mécaniques des Alpes françaises sur une période de quinze ans (2004/2005 à 2018/2019), aucune preuve n’a été trouvée indiquant qu’un investissement accru dans la production de neige artificielle améliorait le chiffre d'affaires ou les bénéfices (EBE) des exploitants[17]. Ces résultats sont valables y compris lors des saisons les plus défavorables en termes d’enneigement naturel. L'efficacité économique de l’augmentation des investissements dans la production de neige artificielle comme stratégie d’adaptation au changement climatique s'en trouve questionnée[17]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Aides publiques pour la neige artificielle
Dans certaines régions françaises comme la région Provence-Alpes-Côte d'Azur[18] ou Auvergne-Rhône-Alpes, des politiques publiques régionales soutiennent l'investissement dans la neige artificielle pour maintenir l'activité économique des stations de ski face au changement climatique. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La politique publique de soutien à la production de neige en région Auvergne-Rhône-Alpes a entraîné des investissements substantiels dans les équipements de production de neige[19],[20]. Entre 2016 et 2019, la région a accordé des subventions totalisant près de 60 millions d'euros pour soutenir ces projets[21]. Le taux de subventionnement moyen était de 30 %. Ce sont les grandes stations de ski qui ont largement bénéficié de ce dispositif, souvent en utilisant ces fonds pour accélérer des investissements déjà prévus. Cette politique soulève des controverses liées à l'impact environnemental de la neige artificielle[22] et de la dépendance croissante de ces zones à une mono-industrie touristique. Les critiques dénoncent l'influence des lobbies du ski[23] et la priorité donnée au tourisme au détriment des enjeux écologiques[24] et des besoins des populations locales. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Types d'enneigeurs
Il existe principalement trois types de technique d'enneigement mécanique : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- les canons ventilateurs ou monofluides ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- les canons perches air et eau ou bifluides ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- les canons tous-temps, produisant de la neige à partir de particules de glace obtenues par congélation d'eau par n'importe quelle température externe avec l'aide de machines frigorifiques. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les canons air et eau utilisent des compresseurs centralisés qui fournissent l'air comprimé nécessaire à la nucléation et/ou à l'atomisation de l'eau. Les canons ventilateur produisent eux-mêmes leur air comprimé grâce à un petit compresseur embarqué qui ne sert qu'à la nucléation. Dans les deux cas, un réseau d'eau sous pression est nécessaire, sa pression sera fonction du dénivelé de l'installation d'enneigement. Pour obtenir la cristallisation (ou nucléation), on mélange de l'eau avec de l'air comprimé, à l'intérieur de « canons » de petit gabarit. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La tête des enneigeurs air et eau est généralement placée en hauteur (de 2,5 à 10 m) afin d'assurer un temps de chute suffisant (balistique) pour permettre aux gouttelettes d'eau de changer d'état. Le canon ventilateur assure la balistique nécessaire à la génération de neige par le biais du flux d'air froid produit par son gros ventilateur. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'ajout dans l'eau d'une bactérie, Pseudomonas syringae (souche 31 R), naturellement présente dans certaines eaux et sur certains végétaux, mais dont d'autres souches peuvent être très phytopathogènes, peut aider à la nucléation de la neige. Cette bactérie, commune, a la propriété de faire geler l'eau à plus de 0 °C, ce qui suppose-t-on lui permet d'agresser et pénétrer les végétaux qu'elle infecte. En France, ce procédé n'est pas utilisé, à la suite de l'engagement pris par l'ensemble des domaines skiables de renoncer à tout type d'adjuvant dans la neige de culture. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Paramètres de fonctionnement
Divers paramètres ont des influences sur la fabrication mécanique de neige : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- la température sèche (celle dont nous parlons usuellement) ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- le taux d'hygrométrie ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- la pression atmosphérique ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- la température de l'eau Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- l'éventuelle couverture nuageuse ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- les conditions de vent Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La corrélation entre température sèche et taux d'hygrométrie donne la température humide qui est celle qui importe quand on veut fabriquer de la neige (voir diagramme de l'air humide). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il est encore possible de produire de la neige à partir de −2 °C humide (−2 °C sec et 100 % d'hygrométrie) avec les canons à neige les plus modernes, mais le rendement globale de l'installation reste, à ces valeurs extrêmes, a des valeurs très faibles. Les meilleurs résultats sont toujours obtenus avec une hygrométrie inférieure à 50 % et une température extérieure aux environs de moins dix degré. En effet, en cas de saturation hygrométrique les gouttelettes n'arrivent pas à se cristalliser complètement et tendent à geler en éclaboussant le sol. La production d'une neige mouillée forme de la glace. Au contraire, lorsque le taux d'hygrométrie est très bas (de l'ordre de 30 à 40 % par exemple), il est possible de fabriquer de la neige à plus de 0 °C (mais 1 à 2 °C au maximum). En effet, l'eau, en s'évaporant, se refroidit, selon les tables psychrométriques. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La température de l'eau est très importante: plus elle est froide, plus la cristallisation est rapide, et il est quasiment impossible de faire fonctionner un enneigeur de manière satisfaisante (c'est-à-dire avec un rendement acceptable) avec une eau de température supérieure à 4 °C. En effet, la variation des caractéristiques de la molécule d'eau n'est pas linéaire en fonction de la température, et nécessite une énergie trop grande au-delà de cette température[réf. nécessaire]. L'utilisation de coupe-pressions et le frottement de l'eau dans les conduites tend à réchauffer l'eau, ce qui rend sa cristallisation plus difficile et donc la neige ainsi produite plus humide. La pression tend à augmenter le débit en neige des enneigeurs. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Un ciel couvert peut empêcher la neige de se former, car l'air va en être légèrement réchauffé, car il n'y a plus de refroidissement de l'air. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Si le vent est orienté vers la sortie de l'enneigeur, il va se déposer de la neige qui va geler sur la bouche de l'enneigeur, ce qui va finir par le boucher et l'abîmer. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Un mètre cube d'eau permet de produire entre 2 et 2,2 m3 de neige de qualité moyenne, soit, en masse, un usage de 1 000 kg d'eau pour produire environ 220 à 250 kg de neige, les trois-quarts de l'eau étant perdus par évaporation. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Problèmes écologiques
Outre le bruit pour les riverains et la faune, l'enneigement artificiel par les canons à neige est source de nuisances pour l'environnement. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
De plus, le prélèvement d'eau en période hivernale, lors de l'étiage des cours d'eau de montagne, alors que les précipitations se font sous forme de neige, doit être évité. Il faut donc soit acheminer l'eau, soit l'avoir préalablement stockée sur place (bassins artificiels, aujourd'hui à l'origine de 60 % des prélèvements de neige de culture). Les aménagements de stockage nécessaires transforment le paysage et l'écosystème : création de retenues, de petits barrages, etc. et l'acheminement peut être coûteux en énergie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À ce coût énergétique s'ajoute celui de la production de la neige elle-même, environ 4 kWh en moyenne par mètre cube de neige, soit par exemple un coût énergétique total de 2 GWh chaque année en Suède[25]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En revanche, il n'y a pas de pollution dès lors qu'on n'utilise aucun adjuvant. En France, depuis plusieurs années, l'ensemble des stations ont renoncé à employer des adjuvants. Néanmoins, la neige fabriquée par les canons à neige, 50 fois plus dure et 4 fois plus dense que la neige naturelle, a tendance à imperméabiliser les sols qu'elle recouvre et facilite le ravinement et l'érosion. Plus lente à disparaître, elle diffère aussi la saisonnalité de la fonte, qui survient désormais plus tard pour les pistes de ski qui en sont équipées. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En France, selon l'organisation Mountain Wilderness, dix millions de mètres cubes d'eau ont été utilisés lors de la saison 1999/2000 pour fabriquer de la neige artificielle, douze millions lors de la saison 2003/2004 et treize millions pour la saison 2004/2005. Cette eau a été fournie à 55 % par les réserves collinaires, à 30 % par les cours d'eau et à 15 % par le réseau d'eau potable. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Législation
Convention alpine
Le protocole « Tourisme » de la Convention alpine, ratifié par sept États alpins, dont la France, dispose que « les législations nationales peuvent autoriser la fabrication de neige pendant les périodes de froid propres à chaque site, notamment pour sécuriser des zones exposées, si les conditions hydrologiques, climatiques et écologiques propres au site concerné le permettent »[26]. Cet article ne contient pas d'obligation ferme pour les États, mais fixe une ligne de conduite pour l'avenir. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Législation française
En France, les compresseurs d'air utilisés pour la fabrication de neige de culture relèvent de la législation sur les installations classées[27] dès que leur puissance dépasse 50 kW. Concernant tout projet d’installation de canon à neige dont la puissance est comprise entre 50 et 500 kW, il suffit de faire une simple déclaration auprès de la Préfecture. Au-delà de cette puissance, il faut suivre une procédure d’autorisation[28], qui comporte, en plus des documents habituels à fournir par l’exploitant, une enquête publique permettant la participation de la population et une consultation des conseils municipaux et services de l'État concernés[29]. L’autorisation est rendue par arrêté préfectoral. Lorsque plusieurs installations se trouvent sur le même site, une demande commune doit être présentée[30]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Quand le compresseur d’air est « embarqué », c’est-à-dire qu’il se trouve directement sur l'enneigeur, sa puissance est plutôt faible, généralement inférieure à 50 kW[31]. Néanmoins, en cas d’installations centralisées (« usine à neige »), le seuil des 500 kW est très souvent atteint[32]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Quelques fabricants de canons à neige
Les principaux fabricants de canons à neige sont : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- DEMACLENKO Srl / Vipiteno Italie ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- MND Snow / France ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- TechnoAlpin SpA Bolzano / Italie ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Voir aussi
Bibliographie
- Badré, M., Prime, J.-L. et Ribiere, G. (2009), Neige de culture : État des lieux et impacts environnementaux - Note socio-économique (La Défense, p. 152), Conseil général de l’environnement et du développement durable. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Lucas Berard (2021), Trajectoires d’évolution des stations de sports d’hiver des Alpes françaises : la place de la production de neige, Géographie, université Grenoble Alpes. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Palazot Sébastien, Études (au niveau national) de réutilisation des eaux usées des stations d’épuration de montagne pour la production de neige de culture, MS Gestion de l’eau, ENGREF-AgroParisTech. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- L’eau dans les stations de ski : une ressource sous pression, mars 2019, Commissariat général au développement durable. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Elodie Magnier (2013), Neige artificielle et ressource en eau en moyenne montagne : impacts sur l'hydrosystème. Les exemples d' Avoriaz (France) et de Champéry (Suisse), Hydrologie, University of Lausanne. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Morin, S. (2022), Le changement climatique en montagne : impacts, risques et adaptation, Annales des Mines - Responsabilité et environnement, DOI 10.3917/re1.106.0037, 106, 37-41. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Paccard (2010), Gestion durable de l'eau en montagne : le cas de la production de neige en stations de sports d'hiver, Géographie, université de Savoie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Spandre (2016), Observation et modélisation des interactions entre conditions d'enneigement et activité des stations de sports d'hiver dans les Alpes françaises, Sciences de la Terre, université Grenoble Alpes. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Articles connexes
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- Snowfarming Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liens externes
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- Canon à neige, sur Wikimedia Commons Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- canon à neige, sur le Wiktionnaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Notes et références
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Notes et références
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Références 1 à 25
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- Ukichiro Nakaya, Snow Crystals: Natural and Artificial, Harvard University Press, 1er janvier 1954 (ISBN 978-0-674-18276-9, lire en ligne).↩
- « Les canons à neige » (consulté le 10 août 2023).↩
- Spandre, P., François, H., Morin, S. et George-Marcelpoil, E., « Dynamique de la neige de culture dans les Alpes Françaises », Journal of Alpine Research - Revue de géographie alpine, 7 septembre 2015 (DOI 10.4000/rga.2840, lire en ligne )↩
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- Domaines Skiables de France, « La neige de culture, c'est quoi ? », sur domaines-skiables.fr, 16 avril 2018.↩
- (en) Jonathan Cognard, Lucas Berard-Chenu, Yves Schaeffer et Hugues François, « The snow must go on: can snowmaking keep ski resorts profitable in a changing climate? », Current Issues in Tourism, 8 octobre 2024, p. 1–18 (ISSN 1368-3500 et 1747-7603, DOI 10.1080/13683500.2024.2409862, lire en ligne, consulté le 2 janvier 2025)↩1 ↩2
- La rédaction, « Production de neige, modèle économique, subventions… la cour des comptes appelle les stations de ski à une meilleure adaptation au changement climatique », sur Nice-Matin, 6 février 2024 (consulté le 17 février 2025)↩
- « Laurent Wauquiez promet un nouveau plan de 100 millions d'euros pour la montagne - France Bleu », sur ici par France Bleu et France 3, 16 septembre 2021 (consulté le 26 août 2024)↩
- « AUVERGNE/RHÔNE-ALPES. Plan Neige Montagne: un lancement aux sons des canons ! », sur www.ledauphine.com (consulté le 26 août 2024)↩
- Lucas Berard-Chenu, Hugues François, Emmanuelle George et Samuel Morin, « Trajectoires de développement de la production de neige dans les stations de ski des Alpes françaises : l’influence des spécificités locales et des politiques régionales de soutien », Journal of Alpine Research | Revue de géographie alpine, nos 110-4, 31 décembre 2022 (ISSN 0035-1121, DOI 10.4000/rga.10434, lire en ligne, consulté le 26 août 2024)↩
- « Montagnes: le "coup de gueule" du président de Moutain Wilderness contre la politique de Laurent Wauquiez », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, 10 juin 2016 (consulté le 26 août 2024)↩
- « Montagne : à coup de canons, Laurent Wauquiez vend sa région au lobby du ski », sur Blast le souffle de l’info, 20 juillet 2024 (consulté le 26 août 2024)↩
- Reporterre, « Chasse, canons à neige, autoroutes : Laurent Wauquiez, le cancre de l’écologie », sur Reporterre, le média de l'écologie - Indépendant et en accès libre, 18 décembre 2020 (consulté le 26 août 2024)↩
- (en) Rogstam, Jörgen; Dahlberg, Mattias, « Energy usage for snowmaking », 1er avril 2011 (consulté le 2 janvier 2023).↩
Références 26 à 32
- « Protocole « Tourisme », article 14§2 »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur alpconv.org.↩
- « Loi no 76-663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l'environnement ».↩
- « Article R511-9 du code de l'environnement - rubrique 2920 de la nomenclature ».↩
- « Article R512-6 du code de l'environnement ».↩
- « Article R512-13 du code de l'environnement ».↩
- « Canon à neige : eau secours ! », sur mountainwilderness.fr.↩
- « Voir le rapport : Neige de culture - État des lieux et impacts environnementaux, p.77 »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), juin 2009.↩
Points à vérifier (81)
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- Qu’est-ce que un canon à neige ? — Non vérifié
Un canon à neige ou enneigeur est un dispositif permettant de fabriquer de la neige mécaniquement à partir d'eau et d'air, le tout à basses températures (0 °C et moins).
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Explorer autrement
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Présentation
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Histoire
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Un canon à neige aux Sybelles.
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- Présentation — Non vérifié
Un canon à neige ou enneigeur est un dispositif permettant de fabriquer de la neige mécaniquement à partir d'eau et d'air, le tout à basses températures (0 °C et moins). Le principe est de projeter un mélange d'air comprimé et d'eau par temps suffisamment froid.
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- Présentation — Non vérifié
Un nivoculteur ou snowmaker est un employé qui assure la conduite et la surveillance de ces systèmes.
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- Présentation — Non vérifié
La neige ainsi produite est appelée neige de culture ou neige artificielle, bien que cette dernière appellation puisse provoquer une confusion avec la fausse neige décorative.
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- Premiers cristaux de neige artificielle au Japon — Non vérifié
Le physicien japonais Ukichiro Nakaya (1900-1962) a créé les premiers flocons de neige artificiels. Il a débuté ses recherches sur les cristaux de neige dans les années 1930 à l'université de Hokkaidō, riche en neige naturelle en hiver. Après avoir pris plus de trois mille photos, il a classifié les cristaux de neige naturels et analysé leur lien avec les conditions météorologiques. En 1936, il a réussi à produire un…
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- Premiers canons à neige aux États-Unis — Non vérifié
Vers 1940, en Californie, en utilisant des ventilateurs pour arroser les vergers afin de les protéger du gel, il est constaté fortuitement — c'est un cas de sérendipité — l'apparition de neige. Le canon à neige est inventé dans les années 1950 aux États-Unis dans la région des Laurentides. La première utilisation d'enneigement artificiel a lieu dans une station au nord de New York[source secondaire souhaitée].
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- En Europe — Non vérifié
En Europe, c'est la Suisse qui, en 1963, a acquis et mis en service les premiers canons à neige à Le Chalet-à-Gobet, sur les hauteurs de Lausanne. Plus tard dans la saison hivernale, la station de Château-d’Oex devient le deuxième endroit d’Europe équipé de canons à neige. Au milieu des années 1960, le CAF Autun (M. Jandreaux) importe les premiers canons à neige en France pour la station du Haut-Folin dans le massif …
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- En Europe — Non vérifié
Le stade de neige du Champ-de-feu dans les Vosges a inauguré la première installation de ce type en France en 1963. Flaine a été la première grande station à s’équiper en 1973 pour enneiger 14 ha. En 1985, 35 stations françaises sont équipées et 150 ha sont ainsi enneigés. En 2010, les deux tiers des 293 stations françaises sont équipées, représentant 5 300 ha, soit environ 20 % de la surface des pistes (25 000 ha) à…
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- Passage de cet article — Non vérifié
Canon à neige en activité.
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- Domaines skiables — Non vérifié
Utilisé pour assurer un enneigement suffisant des pistes, ce procédé est actuellement en fort développement au début de la saison de ski, de manière à assurer la période de ski, et l'ouverture de la station à date fixe. Certains rares sites de ski d'été sur glacier en sont également équipés. De manière plus globale, ces systèmes d'enneigement sont positionnés sur les pistes principales et donc les axes principaux des…
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- Domaines skiables — Non vérifié
En France en 2009, 20 % des pistes sont équipées de canons à neige, tandis qu'en Autriche ou en Italie 40 % des pistes en sont équipées. En 2015, dans les Alpes françaises, le taux d’équipement des pistes de ski en production de neige est estimé à 32 %.
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- Domaines skiables — Non vérifié
Dans un contexte de réchauffement climatique global, l'enneigement artificiel permet d'augmenter le nombre de jours de pratique du ski et de permettre le retour vers les stations skis aux pieds quand la neige manque sur les pentes les plus basses ou sur les liaisons vers les zones plus longtemps enneigées du domaine.
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- Jeux olympiques d'hiver — Non vérifié
Le manque de neige est une menace qui pèse souvent sur les jeux olympiques d'hiver. Ainsi lors des Jeux olympiques d'hiver de 1932 de Lake Placid, d’importantes quantités de neige avait été transportées depuis le Canada. Lors des Jeux olympiques d'hiver de 1964, un temps chaud provoqué par le fœhn cause des dégâts sur les pistes de ski. L'armée autrichienne est alors mobilisée pour transporter vingt mille mètres cube…
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- Jeux olympiques d'hiver — Non vérifié
C'est en 1980 que, pour la première fois, la neige de culture a été utilisée en appoint des Jeux olympiques d'hiver – en l'occurrence à Lake Placid, aux États-Unis. Depuis, toutes les villes hôtes y ont eu systématiquement recours. Ainsi lors des Jeux olympiques d'hiver de 1992 à Albertville, le directeur des sports du Comité d'organisation des Jeux olympiques indiquait que « même sans neige, les Jeux d'hiver doivent…
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- Coûts d'investissement et de fonctionnement — Non vérifié
Les coûts économiques associés à l’équipement en production de neige sont extrêmement variables en fonction des études et des pays. En Autriche, le coût dans un équipement en production de neige est estimé entre 25 000 et 100 000 € par hectare de piste équipé. En Suisse, il a été montré que l’investissement dans la production de neige n’a plus d’influence sur la profitabilité des exploitants à partir de 30 km de pist…
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- Coûts d'investissement et de fonctionnement — Non vérifié
Dans une étude de 2024 sur la performance économique de 56 exploitants de remontées mécaniques des Alpes françaises sur une période de quinze ans (2004/2005 à 2018/2019), aucune preuve n’a été trouvée indiquant qu’un investissement accru dans la production de neige artificielle améliorait le chiffre d'affaires ou les bénéfices (EBE) des exploitants. Ces résultats sont valables y compris lors des saisons les plus défa…
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- Aides publiques pour la neige artificielle — Non vérifié
Dans certaines régions françaises comme la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ou Auvergne-Rhône-Alpes, des politiques publiques régionales soutiennent l'investissement dans la neige artificielle pour maintenir l'activité économique des stations de ski face au changement climatique.
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- Aides publiques pour la neige artificielle — Non vérifié
La politique publique de soutien à la production de neige en région Auvergne-Rhône-Alpes a entraîné des investissements substantiels dans les équipements de production de neige,. Entre 2016 et 2019, la région a accordé des subventions totalisant près de 60 millions d'euros pour soutenir ces projets. Le taux de subventionnement moyen était de 30 %. Ce sont les grandes stations de ski qui ont largement bénéficié de ce …
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- Passage de cet article — Non vérifié
Canon à neige monofluide
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- Types d'enneigeurs — Non vérifié
Il existe principalement trois types de technique d'enneigement mécanique :
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- Types d'enneigeurs — Non vérifié
les canons ventilateurs ou monofluides ;
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les canons perches air et eau ou bifluides ;
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- Types d'enneigeurs — Non vérifié
les canons tous-temps, produisant de la neige à partir de particules de glace obtenues par congélation d'eau par n'importe quelle température externe avec l'aide de machines frigorifiques.
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- Types d'enneigeurs — Non vérifié
Les canons air et eau utilisent des compresseurs centralisés qui fournissent l'air comprimé nécessaire à la nucléation et/ou à l'atomisation de l'eau. Les canons ventilateur produisent eux-mêmes leur air comprimé grâce à un petit compresseur embarqué qui ne sert qu'à la nucléation. Dans les deux cas, un réseau d'eau sous pression est nécessaire, sa pression sera fonction du dénivelé de l'installation d'enneigement. P…
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- Types d'enneigeurs — Non vérifié
La tête des enneigeurs air et eau est généralement placée en hauteur (de 2,5 à 10 m) afin d'assurer un temps de chute suffisant (balistique) pour permettre aux gouttelettes d'eau de changer d'état. Le canon ventilateur assure la balistique nécessaire à la génération de neige par le biais du flux d'air froid produit par son gros ventilateur.
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- Types d'enneigeurs — Non vérifié
L'ajout dans l'eau d'une bactérie, Pseudomonas syringae (souche 31 R), naturellement présente dans certaines eaux et sur certains végétaux, mais dont d'autres souches peuvent être très phytopathogènes, peut aider à la nucléation de la neige. Cette bactérie, commune, a la propriété de faire geler l'eau à plus de 0 °C, ce qui suppose-t-on lui permet d'agresser et pénétrer les végétaux qu'elle infecte. En France, ce pro…
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- Passage de cet article — Non vérifié
Vue sur l'intérieur du canon. Les trois rangées de buses qui distribuent l'eau se trouvent à la périphérie de l'ouverture du canon
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Plan rapproché des buses du canon qui pulvérisent l'eau
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Autre modèle
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
Divers paramètres ont des influences sur la fabrication mécanique de neige :
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
la température sèche (celle dont nous parlons usuellement) ;
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
le taux d'hygrométrie ;
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
la pression atmosphérique ;
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
la température de l'eau
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
l'éventuelle couverture nuageuse ;
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
les conditions de vent
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
La corrélation entre température sèche et taux d'hygrométrie donne la température humide qui est celle qui importe quand on veut fabriquer de la neige (voir diagramme de l'air humide).
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
Il est encore possible de produire de la neige à partir de −2 °C humide (−2 °C sec et 100 % d'hygrométrie) avec les canons à neige les plus modernes, mais le rendement globale de l'installation reste, à ces valeurs extrêmes, a des valeurs très faibles. Les meilleurs résultats sont toujours obtenus avec une hygrométrie inférieure à 50 % et une température extérieure aux environs de moins dix degré. En effet, en cas de…
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
La température de l'eau est très importante: plus elle est froide, plus la cristallisation est rapide, et il est quasiment impossible de faire fonctionner un enneigeur de manière satisfaisante (c'est-à-dire avec un rendement acceptable) avec une eau de température supérieure à 4 °C. En effet, la variation des caractéristiques de la molécule d'eau n'est pas linéaire en fonction de la température, et nécessite une éner…
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
Un ciel couvert peut empêcher la neige de se former, car l'air va en être légèrement réchauffé, car il n'y a plus de refroidissement de l'air.
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
Si le vent est orienté vers la sortie de l'enneigeur, il va se déposer de la neige qui va geler sur la bouche de l'enneigeur, ce qui va finir par le boucher et l'abîmer.
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- Paramètres de fonctionnement — Non vérifié
Un mètre cube d'eau permet de produire entre 2 et 2,2 m3 de neige de qualité moyenne, soit, en masse, un usage de 1 000 kg d'eau pour produire environ 220 à 250 kg de neige, les trois-quarts de l'eau étant perdus par évaporation.
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- Problèmes écologiques — Non vérifié
Outre le bruit pour les riverains et la faune, l'enneigement artificiel par les canons à neige est source de nuisances pour l'environnement.
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- Problèmes écologiques — Non vérifié
De plus, le prélèvement d'eau en période hivernale, lors de l'étiage des cours d'eau de montagne, alors que les précipitations se font sous forme de neige, doit être évité. Il faut donc soit acheminer l'eau, soit l'avoir préalablement stockée sur place (bassins artificiels, aujourd'hui à l'origine de 60 % des prélèvements de neige de culture). Les aménagements de stockage nécessaires transforment le paysage et l'écos…
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- Problèmes écologiques — Non vérifié
À ce coût énergétique s'ajoute celui de la production de la neige elle-même, environ 4 kWh en moyenne par mètre cube de neige, soit par exemple un coût énergétique total de 2 GWh chaque année en Suède.
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- Problèmes écologiques — Non vérifié
En revanche, il n'y a pas de pollution dès lors qu'on n'utilise aucun adjuvant. En France, depuis plusieurs années, l'ensemble des stations ont renoncé à employer des adjuvants. Néanmoins, la neige fabriquée par les canons à neige, 50 fois plus dure et 4 fois plus dense que la neige naturelle, a tendance à imperméabiliser les sols qu'elle recouvre et facilite le ravinement et l'érosion. Plus lente à disparaître, elle…
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La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Canon à neige ↗CC-BY-SA-4.0
- Canon à neige ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (7)
- Un canon à neige aux Sybelles. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Canon à neige en activité. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Canon à neige monofluide ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Vue sur l'intérieur du canon. Les trois rangées de buses qui distribuent l'eau se trouvent à la périphérie de l'ouverture du canon ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Plan rapproché des buses du canon qui pulvérisent l'eau ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Autre modèle ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Canon à neige Demaclenko Titan 3.0 Silent à Châtel. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
Liens externes cités dans le document (10)
- Neige de culture : État des lieux et impacts environnementaux - Note socio-économique ↗Dans « Bibliographie » du document source
- Trajectoires d’évolution des stations de sports d’hiver des Alpes françaises : la place de la production de neige ↗Dans « Bibliographie » du document source
- Études (au niveau national) de réutilisation des eaux usées des stations d’épuration de montagne pour la production de neige de culture ↗Dans « Bibliographie » du document source
- L’eau dans les stations de ski : une ressource sous pression ↗Dans « Bibliographie » du document source
- Neige artificielle et ressource en eau en moyenne montagne : impacts sur l'hydrosystème. Les exemples d' Avoriaz (France) et de Champéry (Suisse) ↗Dans « Bibliographie » du document source
- 10.3917/re1.106.0037 ↗Dans « Bibliographie » du document source
- Gestion durable de l'eau en montagne : le cas de la production de neige en stations de sports d'hiver ↗Dans « Bibliographie » du document source
- Observation et modélisation des interactions entre conditions d'enneigement et activité des stations de sports d'hiver dans les Alpes françaises ↗Dans « Bibliographie » du document source
- Canon à neige ↗Dans « Liens externes » du document source
- Portail d'informations et de discussions sur la neige de culture ↗Dans « Liens externes » du document source
Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗