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Croyance

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La croyance est le fait d'attribuer une valeur de vérité à une proposition ou un énoncé, indépendamment des éléments de réalité confirmant ou infirmant cette proposition ou cet énoncé. Le mot peut désigner tantôt le contenu de ce qui est cru, comme dans l'exemple donné par Pascal Engel « croire que le Père Noël existe », tantôt l'attitude ou l'état psychologique de celui qui croit. Le terme de croyance peut indiquer selon le contexte, une adhésion faible, une incertitude quant à un fait ou un…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Questions essentielles

Qu’est-ce que la croyance ?

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Présentation

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Définitions, étymologie

Le philosophe Pascal Engel souligne la redoutable ambiguïté de la notion ordinaire de croyance. La croyance peut selon lui désigner le contenu de ce qui est cru, ou l'attitude ou l'état psychologique de celui qui croit. La croyance est tantôt incertaine,…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Croyance et réalité

Dans son acception minimale la croyance est un phénomène universel qui concerne certains individus, et d'une certaine manière tous les êtres vivants : pour entreprendre une action, il faut « croire » à la possibilité de sa réalisation. Cette forme basique de…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Sociologie

Pour le sociologue, la croyance est un ensemble de convictions ou d'idées que les individus considèrent comme vraies et intègrent dans leur représentation du monde. Ces croyances sont souvent influencées par le contexte socioculturel, les interactions…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Le texte et ses détails

Présentation

La légende du Phénix renaissant de ses cendres est une croyance en la résurrection si empreinte dans la civilisation occidentale qu'elle est passée sur les plans symbolique et littéraire.
Détail du Bestiaire d'Aberdeen, XIIe siècle.
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La croyance est le fait d'attribuer une valeur de vérité à une proposition ou un énoncé, indépendamment des éléments de réalité confirmant ou infirmant cette proposition ou cet énoncé. Le mot peut désigner tantôt le contenu de ce qui est cru, comme dans l'exemple donné par Pascal Engel « croire que le Père Noël existe », tantôt l'attitude ou l'état psychologique de celui qui croit[4]. Le terme de croyance peut indiquer selon le contexte, une adhésion faible, une incertitude quant à un fait ou un énoncé, ou bien une forte conviction, comme pour la foi[1]. Une croyance peut être plus ou moins fondée, plus ou moins justifiée : un préjugé, une opinion, une hypothèse scientifique, une induction sont différentes croyances. Le CNRTL indique que la croyance est une « certitude plus ou moins grande par laquelle l'esprit admet la vérité ou la réalité de quelque chose »[6].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le problème de la croyance est étudié tant par les philosophes et les épistémologues, par exemple Platon dans le Théétète, que par les historiens, les anthropologues ou les psychologues. Il s'agit de comprendre et d'évaluer les croyances, de retracer leur genèse et d'établir leur rôle dans le comportement des individus et des sociétés.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Définitions, étymologie

Le philosophe Pascal Engel souligne la redoutable ambiguïté de la notion ordinaire de croyance[4]. La croyance peut selon lui désigner le contenu de ce qui est cru, ou l'attitude ou l'état psychologique de celui qui croit. La croyance est tantôt incertaine, tantôt exprime une certitude ou conviction. En tout cas, la croyance est l'attribution d'une valeur de vérité à un énoncé, une proposition ou un fait, qui s'exprime sous la forme « Je crois que p ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon les Topiques d'Aristote, l’opinion est la « fermeté de caractère »[7],[8],[9].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le terme vient de l'ancien français crient, venant du latin creens (« croyant »), du verbe credere (« croire »).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La Croyance

Croyance et réalité

Dans son acception minimale la croyance est un phénomène universel qui concerne certains individus, et d'une certaine manière tous les êtres vivants : pour entreprendre une action, il faut « croire » à la possibilité de sa réalisation. Cette forme basique de croyance est l'objet d'étude de la stochastique et de la cybernétique. Le principe général mis en évidence par ces deux domaines est qu'un individu (ou aussi, pour les êtres sociaux, un groupe) ne conduit pas ses actions selon un processus causal linéaire mais fait des hypothèses sur leurs résultats, lesquelles seront infirmées ou confirmées ; en permanence il vérifie ces résultats par les informations en retour qu'il reçoit de son environnement (la rétroaction ou feedback) et ajuste son comportement en fonction de ces informations. Ce phénomène est largement inconscient dans les actions ordinaires, parce que celles-ci portent le plus souvent sur des comportements hautement prévisibles et que les corrections sur les feedbacks négatifs sont mineures. Ce n'est que lors de corrections significatives (trébuchement, heurt d'un obstacle) que l'on retrouve la conscience que ces hypothèses sur la réalité sont approximatives, que ce que l'on « croit » est une approximation de ce qui est effectivement réalisable - mais une approximation assez fiable.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Cette forme ordinaire et immédiate de croyance induit bien sûr une interrogation sur ce qu'est vraiment le libre-arbitre, et pose la question de l'écart entre notre appréciation de ce qu'est une décision consciente ou inconsciente et la réalité du niveau d'action inconsciente dans nos activités habituelles.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Si le plus souvent la croyance est associée au mysticisme et à la religion, elle fait constamment partie de la réalité quotidienne, dans chaque acte et geste de la vie, dans ce qui semble le plus banal ou anodin. Le doute est le mécanisme qui, en chaque individu, remet en cause l'image qu'il se fait de la réalité. Mais comme il est impossible de remettre perpétuellement toutes ses connaissances en cause pour agir, nous agissons selon une approche plus ou moins fine de la réalité selon nos buts, les situations et les contextes.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Par exemple, croire que le relief d'une région est immuable est suffisant et nécessaire dans les contextes de la vie quotidienne, alors qu'un géologue considérera le relief sous un angle dynamique et à longue échéance.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Pour le mathématicien et logicien Frank Ramsey[10], nos actions sont décidées selon une estimation de leur probabilités de réussite, elles-mêmes estimées selon un degré de croyance envers les informations qui conduisent à cette action. Ainsi, toute information est susceptible d'une confiance graduelle, plutôt que d'une adhésion ou d'un rejet catégorique par un individu donné. Ramsey caractérise ainsi cette notion : « le degré d'une croyance est une propriété causale de cette croyance, que nous pouvons exprimer de façon vague comme la mesure dans laquelle nous sommes prêts à agir sur le fondement de cette croyance. »Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au-delà de la décision d'action, basée sur un ensemble de croyances aux degrés plus ou moins élevés, Ramsey pose un principe de vérité de chacune de ces croyances, dépendant du succès de ces actions. Le principe de Ramsey peut être énoncé ainsi : Les croyances vraies sont celles qui conduisent au succès de nos actions quel que soit le désir en jeu[11]. Dans cette formulation, la notion de variation des possibilités d'application de la croyance, en tant qu’élément de décision d'action vis-à-vis d'un désir, est cruciale car elle impose d'appliquer le principe de Ramsey à un ensemble de situations, et non à une situation particulière, dans lesquelles une croyance déterminée sera impliquée dans des actions dont on pourra estimer le succès.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Sociologie

Pour le sociologue, la croyance est un ensemble de convictions ou d'idées que les individus considèrent comme vraies et intègrent dans leur représentation du monde. Ces croyances sont souvent influencées par le contexte socioculturel, les interactions sociales et les mécanismes de validation au sein de la société. La croyance joue un rôle central dans la structuration des schèmes d'action et la manière dont les individus perçoivent et interprètent la réalité. Les croyances sont généralement ajustées et modifiées au fil du temps en fonction des retours d'expériences et d'informations nouvelles.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'individu tend à ajuster ses croyances au réel tel qu'il le perçoit, et inversement (il tend à interpréter le réel en fonction de ses croyances) ; quand le cerveau les considère comme vraies, il les intègre dans notre représentation conceptuelle du monde. La croyance est investie d'un dynamisme liés aux schémas perceptifs et d'action (protocoles élaborés en nous pour sentir, penser, agir).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au delà de l'individu, existent divers mécanismes sociaux de validation des croyances[12], que l'on retrouve, parfois amplifiés ou manipulés dans les réseaux sociaux, notamment par les algorithmes et la fabrique du doute. Les individus s’influencent mutuellement, et sont influencés par le contexte socioculturel et médiatique (Conover et al., 2005, p. 273)[13].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Si l'expérience (mise en œuvre de ces protocoles et constatation de leur opérabilité et efficacité pour résoudre une situation problématique) permet à chacun de théoriquement valider ou d'invalider les croyances, celles qui s'avèrent erronées ne sont généralement pas éliminées mais « ajustées ». De nouveaux liens entre les concepts seront testés. On pense que cela nécessite une répétition d'expériences aux résultats peu probants et donc invalidant la ou les croyances pour que celles-ci soient modifiées ou remplacées, consciemment ou non. Les psychothérapies s'appuient entre autres sur ces mécanismes.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La croyance répond à un besoin profond de l'individu, et ne peut être gérée aussi librement que la notion de libre arbitre le laisserait imaginer. La croyance étant consécutive au fonctionnement d'un ensemble de schèmes qui se sont ancrés à un niveau de fonctionnement automatisé dans l'esprit, la difficulté de les faire évoluer s'explique. La croyance peut donc être considérée comme un des constituants de l'habitus[14].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Tendre vers l'objectivation du réel, dans le respect de la validité épistémologique, induit la prise en compte de la subjectivité. Cette prise en compte permet une mise en perspective (Max Weber), une relativisation des concepts obtenus et, justement, une prise de conscience de l'ensemble des croyances qui filtrent toute réalité.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La foi est liée à un besoin et à la nécessité de le combler et va donc permettre l'activation des mécanismes — accrédités par cette foi — schèmes d'action, non seulement pour construire ces schèmes d'action mais aussi à leur mise en œuvre, au constat de leur validité ou non[15].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La didactique est basée sur la foi dans le contrat didactique qui autorise la construction des savoirs par l'apprenti.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Psychanalyse

Selon Donald Winnicott, psychanalyste, le rapport de l'individu à ses croyances est primitivement déterminé par sa relation à sa mère.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

C'est elle qui donnera le ton, c'est-à-dire que la qualité de la relation de l'enfant avec sa mère déterminera un ensemble de croyances profondément ancrées en lui qui sera la base de la construction des croyances suivantes et donc de la qualité de la relation du futur adulte à son univers[16]. Or, tout étant reconstitué dans notre esprit sous forme de concepts grâce aux informations livrées par nos sens, c'est là que prend toute l'importance des croyances qui valident ou non ces concepts et autorisent les actions en découlant.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Croyances autoréalisatrices

Lorsque les comportements des personnes sont modifiés par une croyance, il peut parfois s'ensuivre l'accomplissement de ce que prédisait la croyance : on parle alors de prophétie autoréalisatrice. Cela peut s'observer par exemple en période de tensions internationales, lorsque des informations concernant la pénurie à venir de tel ou tel bien de consommation circulent. Même s'il n'y a pas de réel risque de pénurie, par exemple en sucre, l'approvisionnement massif de la population crée une réelle pénurie de sucre[17]. Cela peut s'observer aussi avec des individus superstitieux, dans le cas où un signe maléfique déstabilise suffisamment la personne et lui fait adopter un comportement à risques.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Croyance et la philosophie arabe médiévale

On trouve chez des penseurs arabes des interprétations très proches des interprétations actuelles. Selon Al-Ghazali, la croyance désigne ce que le cœur accepte et dont il est satisfait. Ainsi la croyance pourra être relative à ce qui est connu, par l'expérience (comme le goût d'un fruit ou la couleur du ciel qui sont connus par l'observation), par le raisonnement (comme le fait que la moitié d'une chose est plus petite que cette même chose entière) ou par la nouvelle sûre (c'est par cette voie que l'on a connu l'existence des terres lointaines et de certains événements du passé). Ainsi, même sans être allé en Chine ou sans avoir rencontré Jules César, la nouvelle de la constatation de leur existence qui nous aura été rapportée par un nombre de voies tel qu'il exclut pour nous la possibilité raisonnable de croire au mensonge permet de conclure à leur existence. Al-Ghazali qualifiera alors cette croyance de conforme à la science (la connaissance de la personne) et à la raison.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Par ailleurs, la croyance pourra être relative à ce qui n'est pas réellement connu : il distingue alors l'ignorance, le doute et l'estimation personnelle ou la conviction personnelle. Ainsi Al-Ghazali préconise de ne croire que ce qui est su, même si l'on agit parfois selon ses propres estimations, sans pour autant avoir de preuve. Ainsi selon lui, la croyance musulmane est fondée sur ce qui est su à l'exclusion de toute autre source tandis qu'il est valable, dans les jugements, d'agir selon l'estimation des savants et des juges.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Les croyances

Croyances, religions et philosophies

Les religions et philosophies sont bâties sur un ensemble de croyances, et fonctionnent grâce à des dogmes, ou à des doctrines auxquels le croyant adhère. Le croyant est alors celui qui a la foi, c’est-à-dire qu'il se situe dans un état d'adhésion réfléchie et active aux éléments fondamentaux de sa religion. Les croyances fondamentales varient selon les religions. Selon Tylor, la croyance en une âme immatérielle et subsistant après la mort est à l'origine de toutes les religions, et constitue donc l'élément primordial. De même, Paul Diel[18] présente dans La Divinité un enchaînement logique, sous l'angle psychanalytique, reliant l'animisme au monothéisme, avec l'effroi métaphysique comme moteur principal. Pour lui, l'angoisse de la mort serait donc à la base de la croyance en une divinité.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La paléoanthropologie situe l'apparition des rites funéraires dans les sociétés préhistoriques dès -300 000 ans par des marques de rituels autour des morts, puis avec plus de détails avec des sépultures dès -100 000 ans. Les concepts d’âme et d’au-delà seraient donc nés dans cet intervalle.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Les croyances relatives aux mythes, légendes et divinités sont alors des croyances secondaires sur lesquelles sont bâties les doctrines spécifiques de chaque religion, dont l'observation par les individus conditionne leur sort dans l'au-delà. Selon D'Holbach, seule la peur suscitée par les puissances imaginaires est responsable de l'attitude religieuse.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La part de chacune de ces croyances, âme, mythes, êtres divins, varie selon les religions. Par exemple, le taoïsme et le bouddhisme ne nécessitent pas une croyance en un ou plusieurs dieux, alors que dans les religions monothéistes, la croyance en Dieu est l'élément primordial. Dans tous les cas, cependant, la croyance que la conformation de l'individu à l'ordre des choses révélées par les mythes, ou aux révélations divines, conditionne ce qu'il advient de l'âme après la mort constitue la base du fonctionnement de la religion et de l'application de ses dogmes.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

De même, les philosophies sont bâties sur des croyances relatives à la nature de l'univers et au sens de l'existence. Ainsi, l'hédonisme postule que les plaisirs sont le sens de la vie. Pour le stoïcisme comme pour le bouddhisme, c'est au contraire la capacité à s'en détacher. Un postulat fréquent est que l'univers a un ordre préétabli, appelé logos, et que le but de la vie est de s'y conformer au mieux. Pour le pythagorisme, ceci peut se faire un chemin à travers la connaissance des nombres.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Plus généralement, tout sens de l'existence ou de l'histoire est une croyance. Les idéologies comme le libéralisme et le socialisme sont ainsi des croyances.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'athéisme est l'absence de croyance ou le refus de croire en un dieu ou une divinité.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'agnosticisme affirme que ce qui dépasse l'expérience humaine (ce qui est métaphysique) est inconnaissable et ne se prononce pas sur l'existence d'un dieu ou une divinité.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Croyances et superstitions

La superstition est une attitude faisant intervenir la croyance. Cependant, la superstition se distingue de la croyance car il s'agit d'un attachement à certaines pratiques ou faits observés, sans qu'aucune explication de cause à effet ne soit donnée, et qui peuvent donc être fausses[19].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Les superstitions étaient très nombreuses durant les guerres, adossées à des pratiques religieuses (prières pour éviter la mort, signes annonciateurs de la fin de la guerre etc.). Il s'agissait alors d'aider spirituellement les soldats qui étaient au front. À la fin de la guerre, l'ampleur du phénomène a alerté le clergé qui distingue foi et superstition. Ces pratiques de dévotion n'étant pas maitrisées par la hiérarchie ecclésiastiques, elles sont considérées comme utilitaristes et anti-spirituelles, empreintes de fatalisme, provoquant la paresse mentale voire morale, et elles ont été condamnées. Elles ont été un sujet d'étude pour les observateurs de ces pratiques qui les ont étudiées comme des faits anthropologiques[19].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Cependant, certaines superstitions peuvent découler de réels dangers, et contribuer à les éviter. Ainsi, un aspect maléfique et mystérieux peut être attribué à des montagnes inhospitalières, ou à des rivières dangereuses, car des individus n'en sont pas revenus sans que l'on connaisse les circonstances exactes de leur disparition. Ce type de superstition tend à disparaître avec la diminution des espaces inexplorés, mais était encore fréquent en France au XIXe siècle, par exemple vis-à-vis des canyons.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Croyances et science

La science est une production collective bâtie sur l'expérimentation, l'épistémologie et constitue une unité grâce à une liaison et à une confrontation permanentes avec la « réalité » empirique. La science se doit de remettre régulièrement en doute son contenu et entretient un réseau cohérent de connaissances, par la publication des travaux de recherche. L'adhésion aux théories scientifiques, par les scientifiques compétents, est basée sur la possession de moyens de vérification et de réfutation fournis par les publications. Il s'agit donc d'un mécanisme totalement différent de celui de l'adhésion aux croyances, dans la mesure où la position, certes idéale, du scientifique, n'est pas de croire en sa théorie mais au contraire de l'admettre en recherchant en permanence ses possibilités de fausseté. Karl Popper illustre ainsi cette attitude : « les scientifiques essaient d'éliminer leurs théories fausses, ils essaient de les faire mourir à leur place. Le croyant — qu'il soit animal ou homme — périt avec ses fausses croyances »[20]. Ainsi, si les mécanismes cognitifs régissant l'adhésion aux théories scientifiques d'un utilisateur sont ceux qui sont applicables à toute croyance en tant que disposition à agir, l'application de la démarche scientifique rigoureuse pousse l'individu à abandonner toute tendance à écarter le doute. Bertrand Russell introduit à ce sujet la notion d'« émotion » de la croyance, qui selon lui doit être écartée de l'épistémologie : « l'émotion n'est pas une relation avec les objets de la croyance, mais un fait mental nouveau, causé peut-être par la croyance, mais tout à fait distinct d'elle. Il semblerait que son intensité ne soit pas véritablement proportionnelle à notre certitude, mais à l'énergie avec laquelle nous repoussons le doute »[21].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.La science est une production collective bâtie sur l'expérimentation, l'épistémologie et constitue une unité grâce à une liaison et à une confrontation permanentes avec la « réalité » empirique. La science se doit de remettre régulièrement en doute son contenu et entretient un réseau cohérent de connaissances, par la publication des travaux de recherche. L'adhésion aux théories scientifiques, par les scientifiques compétents, est basée sur la possession de moyens de vérification et de réfutation fournis par les publications. Il s'agit donc d'un mécanisme totalement différent de celui de l'adhésion aux croyances, dans la mesure où la position, certes idéale, du scientifique, n'est pas de croire en sa théorie mais au contraire de l'admettre en recherchant en permanence ses possibilités de fausseté. Karl Popper illustre ainsi cette attitude : « les scientifiques essaient d'éliminer leurs théories fausses, ils essaient de les faire mourir à leur place. Le croyant — qu'il soit animal ou homme — périt avec ses fausses croyances ». Ainsi, si les mécanismes cognitifs régissant l'adhésion aux théories scientifiques d'un utilisateur sont ceux qui sont applicables à toute croyance en tant que disposition à agir, l'application de la démarche scientifique rigoureuse pousse l'individu à abandonner toute tendance à écarter le doute.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Bertrand Russell introduit à ce sujet la notion d'« émotion » de la croyance, qui selon lui doit être écartée de l'épistémologie : « l'émotion n'est pas une relation avec les objets de la croyance, mais un fait mental nouveau, causé peut-être par la croyance, mais tout à fait distinct d'elle. Il semblerait que son intensité ne soit pas véritablement proportionnelle à notre certitude, mais à l'énergie avec laquelle nous repoussons le doute ».×

On constate un paradoxe entre « la règle nécessaire d'objectivation » du réel (nécessité épistémologique, méthodologie scientifique), c'est-à-dire de production des savoirs empiriquement vérifiables et la nécessité d'une foi pour y arriver. « De nombreux scientifiques ont effectivement admis que des principes comme celui de l'uniformité du cours de la nature et même déjà simplement celui de la connaissabilité et de la compréhensibilité de la réalité constituaient pour eux des présupposés fondamentaux qui sont de nature religieuse, plutôt que réellement scientifique », écrit ainsi Jacques Bouveresse. Mais ce paradoxe disparaît si l'on considère que l'utilisation d'un outil (la « règle ») nécessite la certitude qu'il produira ce qui est attendu, c'est-à-dire des savoirs universels et diachroniques. Autrement dit, « croire pour parvenir à savoir n'est pas la même chose que croire simplement parce qu'on en éprouve le besoin »[22]. Jacques Bouveresse écrit les lignes suivantes à propos de William James :Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

« James peut sembler évidemment marquer un point important lorsqu'il souligne que les scientifiques ont aussi leurs articles de foi et qu'ils se comportent de façon arbitraire quand ils essaient de faire reconnaître les convictions de nature religieuse dont ils ont besoin pour la pratique de la science comme étant les seules qui soient légitimes : « la nécessité de la foi comme ingrédient dans notre attitude mentale est une chose sur laquelle insistent fortement les philosophes scientifiques de l'époque présente ; mais par un caprice singulièrement arbitraire ils disent qu'elle n'est légitime que quand elle est utilisée dans l'intérêt d'une proposition particulière — à savoir la proposition selon laquelle le cours de la nature est uniforme. Que la nature suivra demain les mêmes lois qu'elle suit aujourd'hui, est, admettent-ils tous, une vérité qu'aucun homme ne peut connaître ; mais dans l'intérêt de la connaissance aussi bien que de l'action nous devons la postuler ou l'assumer. » »Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

— Jacques Bouveresse[réf. incomplète]Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Ainsi, on constate, qu'au niveau des individus et de la société, théories scientifiques et croyances se chevauchent parfois et que la science elle-même est objet de croyance. Par exemple, la spiritualité New Age, quand elle interprète les principes de la physique quantique, est qualifiée de mysticisme quantique.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au niveau d'un « simple quidam » ne maîtrisant pas le paradigme des sciences, les données scientifiques sont difficilement vérifiables (le rayonnement cosmique, les éruptions solaires, la mécanique quantique, les atomes…). Elles doivent donc être d'emblée considérées comme vraies car validées par la communauté scientifique si cependant elles entrent dans — ou n'entrent pas en conflit avec — le système de croyances individuel ou collectif.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au niveau d'une société, la validation des savoirs et donc l'autorisation d'adhérer à un concept (y accorder foi) est institutionnellement assurée par la science et par les groupes d'influence. Il existe cependant de nombreux dérapages dans la foi accordée aux avancées scientifiques. Les groupes d'influence peuvent détourner (de bonne foi ou à mauvais escient) des données pour créer des croyances afin de légitimer certaines pratiques.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

(Voir aussi le statut particulier des axiomes, postulats ou principe physique).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Évolution des croyances

Dans la lignée de sa formulation du darwinisme, basée sur le fonctionnement autonome de réplicateurs (les gènes en biologie), le biologiste Richard Dawkins a émis l'hypothèse, en 1976, que des idées ou des comportements pouvaient suivre les lois de l'évolution darwinienne. Dans cette conception, les réplicateurs, appelés mèmes, sont des unités d'information qui passent d'un individu à l'autre par la discussion et l'imitation[23]. Les croyances seraient ainsi soumises aux principes de la sélection naturelle et évolueraient d'une façon plus ou moins autonome. La mémétique est l'étude de ces phénomènes.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Croyances et dissonance cognitive

Les croyances ont tenu une grande importance dans la psychologie expérimentale et notamment dans les travaux se situant dans la lignée de ceux du psychologue Festinger sur la dissonance cognitive. Dans cette conception, toute information faisant partie d'un ensemble de croyances reliées entre elles et partagées par une communauté, comme le sont par exemple les divers éléments de croyance d'une religion, est soumise aux principes de la dissonance cognitive, ainsi que tout élément cognitif nouveau soumis à un individu possédant ces croyances. Cela entraîne diverses conséquences[24] :Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

  • une situation d'inconfort de tout individu percevant la désapprobation des autres membres de sa communauté sur ses opinions ;Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • de grandes possibilités de perception erronée ou de mauvaise interprétation des informations, lorsqu'elles entraînent une dissonance avec les croyances d'un individu et que celles-ci ne sont pas modifiées par ces informations ;Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • une grande dépendance aux règles de la dissonance cognitive de tous les éléments cognitifs détachés de la réalité et non vérifiables, comme l'existence de l'âme ou d'esprits.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Festinger défend la thèse soutenant le rôle du support social dans le maintien des croyances à partir d’un fait divers dans lequel les membres d’une secte, basée sur la croyance en un « contact avec des êtres supérieurs », font une prévision relative à la survenue d'un « cataclysme » à une date précise, et à la « venue d’une soucoupe volante », évènements qui n’ont pas eu lieu à cette date. L'adhésion au « contact avec les êtres supérieurs » s'est maintenue dans un petit groupe de membres de la secte, dans lesquels les liens se sont renforcés, alors que les membres isolés ont abandonné leur croyance. Par la suite, le petit groupe s'est mis à faire du prosélytisme, afin de trouver dans son environnement social un support nécessaire pour éviter une forte dissonance cognitive avec l'échec avéré des prévisions[25].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Ces éléments ont été développés par le sociologue français Bourdieu sous le terme habitus, comme règle implicite d'un groupe.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon le sociologue Gérald Bronner, la diffusion des croyances est d’abord la conséquence de l’histoire de la structuration du marché cognitif : libéralisation de l’offre et progrès vertigineux de la demande ont entraîné une nombreuse série d’effets (concurrence accrue des médias, diminution du temps d’incubation des produits cognitifs[2], effet Olson, effet Fort, avarice cognitive). Il résulte ensuite des revendications du triumvirat démocratique[3] qui s’adosse techniquement à cette révolution du marché cognitif (transparence, mutualisation des savoirs). Enfin, ces deux processus aboutissent de façon émergente à ce qu'il nomme « la démocratie des crédules »[26]…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Voir aussi

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Articles connexes

  • Attitude propositionnelleNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Culte du cargoNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Évidentialité (linguistique)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Pensée magiqueNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Syndrome du vrai croyantNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • RéalitéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • ReligionNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Idée reçueNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Croyance ostentatoireNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Bibliographie

  • Pierre Pellegrin (dir.) (trad. du grec ancien), Aristote : Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, 2014, 2923 p. (ISBN 978-2-08-127316-0). Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Luc Brisson (dir.) (trad. du grec ancien), Platon : Œuvres complètes, Paris, Éditions Flammarion, 2008 (1re éd. 2006), 2204 p. (ISBN 978-2-08-121810-9). Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Victor Brochard, De la croyanceNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Gérald Bronner, L'empire des croyances, PUF, 2003 (BNF 39087300).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • David Papineau , The roots of reason, Clarendon Press, Oxford, 2003Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Frank Ramsey, Vérité et probabilité, 1926, in Logique, philosophie et probabilités, Vrin, 2003Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Jérome Dokic, Pascal Engel, Ramsey: Vérité et Succès, PUF, 2001Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Richard Dawkins, Le Gène égoïste, 1976.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Paul Diel, La Divinité, étude psychanalytique, PUF, 1949Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • William James, La Volonté de croire (The Will to Believe, and Other Essays in Popular Philosophy), 1897.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Emmanuel Anati, La Religion des Origines, Bayard Éditions, 1999 (Édition originale: La Religione delle Origini, 1995)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Leon Festinger, A Theory of Cognitive Dissonance, Stanford University Press, 1957Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Liens externes

Notes et références

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Références 1 à 25
  1. « Lorsque la garantie objective de l’opinion est très faible, la croyance est un préjugé ou une illusion ; lorsqu’elle est susceptible d’être vérifiée, la croyance est une supposition ou une conjecture ; quand elle repose sur un fort sentiment subjectif, la croyance désigne une conviction et à l’extrême la foi ; quand elle est démontrée et unanimement partagée, elle peut être appelée certitude. »[5]Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  2. La diminution du temps d’incubation nécessaire à l’apparition de récits légendaires, théories conspirationnistes ou thèses saugrenues grâce à la technologie d’Internet exerce une pression concurrentielle à laquelle les médias orthodoxes ne peuvent pas toujours résister.Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  3. Le triumvirat démocratique qui exprime trois idées à portée universelle (J’ai le droit de savoir, j’ai le droit de dire, j’ai le droit de décider) peut aboutir à des erreurs collectives et diffuser de fausses croyances, car ces idées sont soumises à de nombreux biais cognitifs et effets psychologiques.Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  4. Pascal Engel et Yves Michaud, Université de tous les savoirs, vol. VI, Paris, Odile Jacob, 2001 (BNF 38952893), « Sommes-nous responsables de nos croyances », p. 429-439.↩1 ↩2
  5. « Croyance (définition) », sur Philosophie magazine.↩
  6. Informations lexicographiques et étymologiques de « Croyance » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.↩
  7. Livre IV, 126b↩
  8. Brisson 2008, p. 291. ↩
  9. Pellegrin 2014, p. 363. ↩
  10. Frank Ramsey, Vérité et probabilité, 1926, in Logique, philosophie et probabilités, Vrin, 2003.↩
  11. Dokic, Engel, 2001[précision nécessaire].↩
  12. (en) Adam Shehata, « News coverage and the social dimension of belief reinforcement: a longitudinal mixed-methods approach », Human Communication Research,‎ 9 décembre 2024 (ISSN 0360-3989 et 1468-2958, DOI 10.1093/hcr/hqae020, lire en ligne, consulté le 5 février 2025).↩
  13. (en) Pamela Johnston Conover et Donald D Searing, « Studying ‘Everyday Political Talk’ in the Deliberative System », Acta Politica, vol. 40, no 3,‎ septembre 2005, p. 269-283 (ISSN 0001-6810 et 1741-1416, DOI 10.1057/palgrave.ap.5500113, lire en ligne, consulté le 5 février 2025).↩
  14. Bourdieu[réf. incomplète].↩
  15. Jean-Pierre Deconchy, « Analyse du comportement et inférence d'un système de croyances : les travaux de Melvin J. Lerner », Archives de Sciences Sociales des Religions,‎ 1982, p. 145-163 (lire en ligne).↩
  16. lire Winnicott et son concept de mère suffisamment bonne↩
  17. Gérald Bronner 2003. ↩
  18. Paul Diel, La Divinité, étude psychanalytique, PUF, 1949↩
  19. Annette Becker, La Guerre et la foi. De la mort à la mémoire, 1914-années 1930, Armand Colin, 2015 (BNF 44454426), chap. 2 (« « À quel saint se vouer dans cet enfer ? / Foi ou « superstition » ? »), p. 77-134↩1 ↩2
  20. Karl Popper, La connaissance objective.↩
  21. Bertrand Russell, Théorie de la connaissance.↩
  22. Jacques Bouveresse, in Peut-on ne pas croire ? Sur la vérité, la croyance et la foi, 2007, Banc d'essai, Éditions Agone↩
  23. Richard Dawkins, Le Gène égoïste, 1976.↩
  24. Leon Festinger, A Theory of Cognitive Dissonance, Stanford University Press, 1957.↩
  25. Festinger, L., Riecken, H.W., & Schachter, S. (1956). When prophecy fails. Minneapolis: University of Minnesota Press.↩
Références 26 à 26
  1. Gérald Bronner, La Démocratie des Crédules, Presses universitaires de France, 2013 (lire en ligne), p. 175.↩
Points à vérifier (107)

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  1. Qu’est-ce que la croyance ? — Non vérifiéLa croyance est le fait d'attribuer une valeur de vérité à une proposition ou un énoncé, indépendamment des éléments de réalité confirmant ou infirmant cette proposition ou cet énoncé.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéExplorer autrement

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéPrésentation

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéDéfinitions, étymologie

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéLa légende du Phénix renaissant de ses cendres est une croyance en la résurrection si empreinte dans la civilisation occidentale qu'elle est passée sur les plans symbolique et littéraire. Détail du Bestiaire d'Aberdeen, XIIe siècle.

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  6. Présentation — Non vérifiéLa croyance est le fait d'attribuer une valeur de vérité à une proposition ou un énoncé, indépendamment des éléments de réalité confirmant ou infirmant cette proposition ou cet énoncé. Le mot peut désigner tantôt le contenu de ce qui est cru, comme dans l'exemple donné par Pascal Engel « croire que le Père Noël existe », tantôt l'attitude ou l'état psychologique de celui qui croit. Le terme de croyance peut indiquer …

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  7. Présentation — Non vérifiéLe problème de la croyance est étudié tant par les philosophes et les épistémologues, par exemple Platon dans le Théétète, que par les historiens, les anthropologues ou les psychologues. Il s'agit de comprendre et d'évaluer les croyances, de retracer leur genèse et d'établir leur rôle dans le comportement des individus et des sociétés.

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  8. Définitions, étymologie — Non vérifiéLe philosophe Pascal Engel souligne la redoutable ambiguïté de la notion ordinaire de croyance. La croyance peut selon lui désigner le contenu de ce qui est cru, ou l'attitude ou l'état psychologique de celui qui croit. La croyance est tantôt incertaine, tantôt exprime une certitude ou conviction. En tout cas, la croyance est l'attribution d'une valeur de vérité à un énoncé, une proposition ou un fait, qui s'exprime …

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  9. Définitions, étymologie — Non vérifiéSelon les Topiques d'Aristote, l’opinion est la « fermeté de caractère »,,.

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  10. Définitions, étymologie — Non vérifiéLe terme vient de l'ancien français crient, venant du latin creens (« croyant »), du verbe credere (« croire »).

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  11. Croyance et réalité — Non vérifiéDans son acception minimale la croyance est un phénomène universel qui concerne certains individus, et d'une certaine manière tous les êtres vivants : pour entreprendre une action, il faut « croire » à la possibilité de sa réalisation. Cette forme basique de croyance est l'objet d'étude de la stochastique et de la cybernétique. Le principe général mis en évidence par ces deux domaines est qu'un individu (ou aussi, po…

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  12. Croyance et réalité — Non vérifiéCette forme ordinaire et immédiate de croyance induit bien sûr une interrogation sur ce qu'est vraiment le libre-arbitre, et pose la question de l'écart entre notre appréciation de ce qu'est une décision consciente ou inconsciente et la réalité du niveau d'action inconsciente dans nos activités habituelles.

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  13. Croyance et réalité — Non vérifiéSi le plus souvent la croyance est associée au mysticisme et à la religion, elle fait constamment partie de la réalité quotidienne, dans chaque acte et geste de la vie, dans ce qui semble le plus banal ou anodin. Le doute est le mécanisme qui, en chaque individu, remet en cause l'image qu'il se fait de la réalité. Mais comme il est impossible de remettre perpétuellement toutes ses connaissances en cause pour agir, no…

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  14. Croyance et réalité — Non vérifiéPar exemple, croire que le relief d'une région est immuable est suffisant et nécessaire dans les contextes de la vie quotidienne, alors qu'un géologue considérera le relief sous un angle dynamique et à longue échéance.

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  15. Croyance et réalité — Non vérifiéPour le mathématicien et logicien Frank Ramsey, nos actions sont décidées selon une estimation de leur probabilités de réussite, elles-mêmes estimées selon un degré de croyance envers les informations qui conduisent à cette action. Ainsi, toute information est susceptible d'une confiance graduelle, plutôt que d'une adhésion ou d'un rejet catégorique par un individu donné. Ramsey caractérise ainsi cette notion : « le …

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  16. Croyance et réalité — Non vérifiéAu-delà de la décision d'action, basée sur un ensemble de croyances aux degrés plus ou moins élevés, Ramsey pose un principe de vérité de chacune de ces croyances, dépendant du succès de ces actions. Le principe de Ramsey peut être énoncé ainsi : Les croyances vraies sont celles qui conduisent au succès de nos actions quel que soit le désir en jeu. Dans cette formulation, la notion de variation des possibilités d'app…

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  17. Sociologie — Non vérifiéPour le sociologue, la croyance est un ensemble de convictions ou d'idées que les individus considèrent comme vraies et intègrent dans leur représentation du monde. Ces croyances sont souvent influencées par le contexte socioculturel, les interactions sociales et les mécanismes de validation au sein de la société. La croyance joue un rôle central dans la structuration des schèmes d'action et la manière dont les indiv…

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  18. Sociologie — Non vérifiéL'individu tend à ajuster ses croyances au réel tel qu'il le perçoit, et inversement (il tend à interpréter le réel en fonction de ses croyances) ; quand le cerveau les considère comme vraies, il les intègre dans notre représentation conceptuelle du monde. La croyance est investie d'un dynamisme liés aux schémas perceptifs et d'action (protocoles élaborés en nous pour sentir, penser, agir).

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  19. Sociologie — Non vérifiéAu delà de l'individu, existent divers mécanismes sociaux de validation des croyances, que l'on retrouve, parfois amplifiés ou manipulés dans les réseaux sociaux, notamment par les algorithmes et la fabrique du doute. Les individus s’influencent mutuellement, et sont influencés par le contexte socioculturel et médiatique (Conover et al., 2005, p. 273).

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  20. Sociologie — Non vérifiéSi l'expérience (mise en œuvre de ces protocoles et constatation de leur opérabilité et efficacité pour résoudre une situation problématique) permet à chacun de théoriquement valider ou d'invalider les croyances, celles qui s'avèrent erronées ne sont généralement pas éliminées mais « ajustées ». De nouveaux liens entre les concepts seront testés. On pense que cela nécessite une répétition d'expériences aux résultats …

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  21. Sociologie — Non vérifiéLa croyance répond à un besoin profond de l'individu, et ne peut être gérée aussi librement que la notion de libre arbitre le laisserait imaginer. La croyance étant consécutive au fonctionnement d'un ensemble de schèmes qui se sont ancrés à un niveau de fonctionnement automatisé dans l'esprit, la difficulté de les faire évoluer s'explique. La croyance peut donc être considérée comme un des constituants de l'habitus.

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  22. Sociologie — Non vérifiéTendre vers l'objectivation du réel, dans le respect de la validité épistémologique, induit la prise en compte de la subjectivité. Cette prise en compte permet une mise en perspective (Max Weber), une relativisation des concepts obtenus et, justement, une prise de conscience de l'ensemble des croyances qui filtrent toute réalité.

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  23. Sociologie — Non vérifiéLa foi est liée à un besoin et à la nécessité de le combler et va donc permettre l'activation des mécanismes — accrédités par cette foi — schèmes d'action, non seulement pour construire ces schèmes d'action mais aussi à leur mise en œuvre, au constat de leur validité ou non.

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  24. Sociologie — Non vérifiéLa didactique est basée sur la foi dans le contrat didactique qui autorise la construction des savoirs par l'apprenti.

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  25. Psychanalyse — Non vérifiéSelon Donald Winnicott, psychanalyste, le rapport de l'individu à ses croyances est primitivement déterminé par sa relation à sa mère.

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  26. Psychanalyse — Non vérifiéC'est elle qui donnera le ton, c'est-à-dire que la qualité de la relation de l'enfant avec sa mère déterminera un ensemble de croyances profondément ancrées en lui qui sera la base de la construction des croyances suivantes et donc de la qualité de la relation du futur adulte à son univers. Or, tout étant reconstitué dans notre esprit sous forme de concepts grâce aux informations livrées par nos sens, c'est là que pr…

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  27. Croyances autoréalisatrices — Non vérifiéLorsque les comportements des personnes sont modifiés par une croyance, il peut parfois s'ensuivre l'accomplissement de ce que prédisait la croyance : on parle alors de prophétie autoréalisatrice. Cela peut s'observer par exemple en période de tensions internationales, lorsque des informations concernant la pénurie à venir de tel ou tel bien de consommation circulent. Même s'il n'y a pas de réel risque de pénurie, pa…

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  28. Croyance et la philosophie arabe médiévale — Non vérifiéOn trouve chez des penseurs arabes des interprétations très proches des interprétations actuelles. Selon Al-Ghazali, la croyance désigne ce que le cœur accepte et dont il est satisfait. Ainsi la croyance pourra être relative à ce qui est connu, par l'expérience (comme le goût d'un fruit ou la couleur du ciel qui sont connus par l'observation), par le raisonnement (comme le fait que la moitié d'une chose est plus peti…

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  29. Croyance et la philosophie arabe médiévale — Non vérifiéPar ailleurs, la croyance pourra être relative à ce qui n'est pas réellement connu : il distingue alors l'ignorance, le doute et l'estimation personnelle ou la conviction personnelle. Ainsi Al-Ghazali préconise de ne croire que ce qui est su, même si l'on agit parfois selon ses propres estimations, sans pour autant avoir de preuve. Ainsi selon lui, la croyance musulmane est fondée sur ce qui est su à l'exclusion de t…

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  30. Croyances, religions et philosophies — Non vérifiéLes religions et philosophies sont bâties sur un ensemble de croyances, et fonctionnent grâce à des dogmes, ou à des doctrines auxquels le croyant adhère. Le croyant est alors celui qui a la foi, c’est-à-dire qu'il se situe dans un état d'adhésion réfléchie et active aux éléments fondamentaux de sa religion. Les croyances fondamentales varient selon les religions. Selon Tylor, la croyance en une âme immatérielle et s…

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  31. Croyances, religions et philosophies — Non vérifiéLa paléoanthropologie situe l'apparition des rites funéraires dans les sociétés préhistoriques dès -300 000 ans par des marques de rituels autour des morts, puis avec plus de détails avec des sépultures dès -100 000 ans. Les concepts d’âme et d’au-delà seraient donc nés dans cet intervalle.

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  32. Croyances, religions et philosophies — Non vérifiéLes croyances relatives aux mythes, légendes et divinités sont alors des croyances secondaires sur lesquelles sont bâties les doctrines spécifiques de chaque religion, dont l'observation par les individus conditionne leur sort dans l'au-delà. Selon D'Holbach, seule la peur suscitée par les puissances imaginaires est responsable de l'attitude religieuse.

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  33. Croyances, religions et philosophies — Non vérifiéLa part de chacune de ces croyances, âme, mythes, êtres divins, varie selon les religions. Par exemple, le taoïsme et le bouddhisme ne nécessitent pas une croyance en un ou plusieurs dieux, alors que dans les religions monothéistes, la croyance en Dieu est l'élément primordial. Dans tous les cas, cependant, la croyance que la conformation de l'individu à l'ordre des choses révélées par les mythes, ou aux révélations …

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  34. Croyances, religions et philosophies — Non vérifiéDe même, les philosophies sont bâties sur des croyances relatives à la nature de l'univers et au sens de l'existence. Ainsi, l'hédonisme postule que les plaisirs sont le sens de la vie. Pour le stoïcisme comme pour le bouddhisme, c'est au contraire la capacité à s'en détacher. Un postulat fréquent est que l'univers a un ordre préétabli, appelé logos, et que le but de la vie est de s'y conformer au mieux. Pour le pyth…

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  35. Croyances, religions et philosophies — Non vérifiéPlus généralement, tout sens de l'existence ou de l'histoire est une croyance. Les idéologies comme le libéralisme et le socialisme sont ainsi des croyances.

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  36. Croyances, religions et philosophies — Non vérifiéL'athéisme est l'absence de croyance ou le refus de croire en un dieu ou une divinité.

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  37. Croyances, religions et philosophies — Non vérifiéL'agnosticisme affirme que ce qui dépasse l'expérience humaine (ce qui est métaphysique) est inconnaissable et ne se prononce pas sur l'existence d'un dieu ou une divinité.

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  38. Croyances et superstitions — Non vérifiéLa superstition est une attitude faisant intervenir la croyance. Cependant, la superstition se distingue de la croyance car il s'agit d'un attachement à certaines pratiques ou faits observés, sans qu'aucune explication de cause à effet ne soit donnée, et qui peuvent donc être fausses.

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  39. Croyances et superstitions — Non vérifiéLes superstitions étaient très nombreuses durant les guerres, adossées à des pratiques religieuses (prières pour éviter la mort, signes annonciateurs de la fin de la guerre etc.). Il s'agissait alors d'aider spirituellement les soldats qui étaient au front. À la fin de la guerre, l'ampleur du phénomène a alerté le clergé qui distingue foi et superstition. Ces pratiques de dévotion n'étant pas maitrisées par la hiérar…

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  40. Croyances et superstitions — Non vérifiéCependant, certaines superstitions peuvent découler de réels dangers, et contribuer à les éviter. Ainsi, un aspect maléfique et mystérieux peut être attribué à des montagnes inhospitalières, ou à des rivières dangereuses, car des individus n'en sont pas revenus sans que l'on connaisse les circonstances exactes de leur disparition. Ce type de superstition tend à disparaître avec la diminution des espaces inexplorés, m…

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  41. Croyances et science — Non vérifiéLa science est une production collective bâtie sur l'expérimentation, l'épistémologie et constitue une unité grâce à une liaison et à une confrontation permanentes avec la « réalité » empirique. La science se doit de remettre régulièrement en doute son contenu et entretient un réseau cohérent de connaissances, par la publication des travaux de recherche. L'adhésion aux théories scientifiques, par les scientifiques co…

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  42. Croyances et science — Non vérifiéOn constate un paradoxe entre « la règle nécessaire d'objectivation » du réel (nécessité épistémologique, méthodologie scientifique), c'est-à-dire de production des savoirs empiriquement vérifiables et la nécessité d'une foi pour y arriver. « De nombreux scientifiques ont effectivement admis que des principes comme celui de l'uniformité du cours de la nature et même déjà simplement celui de la connaissabilité et de l…

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  43. Croyances et science — Non vérifié« James peut sembler évidemment marquer un point important lorsqu'il souligne que les scientifiques ont aussi leurs articles de foi et qu'ils se comportent de façon arbitraire quand ils essaient de faire reconnaître les convictions de nature religieuse dont ils ont besoin pour la pratique de la science comme étant les seules qui soient légitimes : « la nécessité de la foi comme ingrédient dans notre attitude mentale …

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  44. Croyances et science — Non vérifié— Jacques Bouveresse[réf. incomplète]

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  45. Croyances et science — Non vérifiéAinsi, on constate, qu'au niveau des individus et de la société, théories scientifiques et croyances se chevauchent parfois et que la science elle-même est objet de croyance. Par exemple, la spiritualité New Age, quand elle interprète les principes de la physique quantique, est qualifiée de mysticisme quantique.

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  46. Croyances et science — Non vérifiéAu niveau d'un « simple quidam » ne maîtrisant pas le paradigme des sciences, les données scientifiques sont difficilement vérifiables (le rayonnement cosmique, les éruptions solaires, la mécanique quantique, les atomes…). Elles doivent donc être d'emblée considérées comme vraies car validées par la communauté scientifique si cependant elles entrent dans — ou n'entrent pas en conflit avec — le système de croyances in…

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  47. Croyances et science — Non vérifiéAu niveau d'une société, la validation des savoirs et donc l'autorisation d'adhérer à un concept (y accorder foi) est institutionnellement assurée par la science et par les groupes d'influence. Il existe cependant de nombreux dérapages dans la foi accordée aux avancées scientifiques. Les groupes d'influence peuvent détourner (de bonne foi ou à mauvais escient) des données pour créer des croyances afin de légitimer ce…

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  48. Croyances et science — Non vérifié(Voir aussi le statut particulier des axiomes, postulats ou principe physique).

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  49. Évolution des croyances — Non vérifiéDans la lignée de sa formulation du darwinisme, basée sur le fonctionnement autonome de réplicateurs (les gènes en biologie), le biologiste Richard Dawkins a émis l'hypothèse, en 1976, que des idées ou des comportements pouvaient suivre les lois de l'évolution darwinienne. Dans cette conception, les réplicateurs, appelés mèmes, sont des unités d'information qui passent d'un individu à l'autre par la discussion et l'i…

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  50. Croyances et dissonance cognitive — Non vérifiéLes croyances ont tenu une grande importance dans la psychologie expérimentale et notamment dans les travaux se situant dans la lignée de ceux du psychologue Festinger sur la dissonance cognitive. Dans cette conception, toute information faisant partie d'un ensemble de croyances reliées entre elles et partagées par une communauté, comme le sont par exemple les divers éléments de croyance d'une religion, est soumise a…

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La connaissance se vérifie

Sources et méthode

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