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Fernand Bonnier de La Chapelle

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Fernand Bonnier de La Chapelle, né le 4 novembre 1922 à Alger (département d'Alger, Algérie française) et mort fusillé le 26 décembre 1942 dans la même ville, est un résistant français antivichyste.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Que désigne « Fernand Bonnier de La Chapelle » ?

Fernand Bonnier de La Chapelle, né le 4 novembre 1922 à Alger (département d'Alger, Algérie française) et mort fusillé le 26 décembre 1942 dans la même ville, est un résistant français antivichyste.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Présentation

Fernand Bonnier de La Chapelle, né le 4 novembre 1922 à Alger (département d'Alger, Algérie française) et mort fusillé le 26 décembre 1942 dans la même ville, est un résistant français antivichyste.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Biographie

Fernand Bonnier de La Chapelle est le fils d'Eugène Bonnier de La Chapelle, officier de réserve, chevalier de la Légion d'honneur, interprète assermenté, publiciste et journaliste pour La Dépêche algérienne, et de son épouse, Gianna (dite Jeanne) Scorcia, qui…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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L'engagement au Corps franc d'Afrique

À la suite de la réussite de l'opération Torch, Fernand Bonnier de La Chapelle est l’un des premiers à s’engager dans le Corps franc d’Afrique en formation, armé et équipé par les Britanniques sous la direction initiale d'Henri d'Astier de La Vigerie, l'un…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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L'impopularité de Darlan

À cette époque, des membres du Corps franc viennent presque toutes les nuits à Alger, où ils couvrent les murs de slogans peu amènes pour Darlan, tels que « L’amiral à la flotte ! ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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La conspiration

Dans sa biographie de référence, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon met en doute l'idée d'une conspiration tant les acteurs que l'on suspecte d'avoir manipulé Bonnier sont nombreux.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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légende Fernand Bonnier de La Chapelle vers 1941. Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Fernand Bonnier de La Chapelle, né le 4 novembre 1922 à Alger (département d'Alger, Algérie française) et mort fusillé le 26 décembre 1942 dans la même ville, est un résistant français antivichyste.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Il est connu pour avoir exécuté le 24 décembre 1942 l'amiral François Darlan, ancien chef du gouvernement de Vichy, au pouvoir de fait en Afrique française du Nord. Darlan, qui, depuis début novembre, a fait entrer l'Afrique française du Nord dans le camp des Alliés notamment aux côtés des Américains contre l'Axe, reste, pour l'opinion publique, un personnage du régime de Vichy.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Son geste meurtrier, pour lequel il est condamné à mort, change considérablement la donne politique en Afrique du Nord, aboutissant à l'accession du général Giraud aux fonctions de commandant en chef français civil et militaire suivie, à terme, de l'unification des organes décisionnels dans le Comité français de la Libération nationale sous l'autorité du général de Gaulle.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Biographie

Fernand Bonnier de La Chapelle est le fils d'Eugène Bonnier de La Chapelle, officier de réserve, chevalier de la Légion d'honneur, interprète assermenté, publiciste et journaliste pour La Dépêche algérienne[1], et de son épouse, Gianna (dite Jeanne) Scorcia, qui est italienne[2]. Eugène est militant de l'Action française à Alger[3],[4]. Il travaille au moins entre 1922 et 1930 comme professeur d'italien pour la Società Dante Alighieri[5],[6] et se voit même confier la gérance du journal italophone et fascisant Il Messagero di Algeri[3]. Eugène Bonnier de La Chapelle se marie, en secondes noces, avec Adrienne Atlani le 22 décembre 1930, cheffe d'escompte à la banque populaire d'Alger[7].À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Fernand aurait été lecteur de L'Action française[8]. Un ancien camarade de classe, Joseph Flitz, le décrit plutôt comme républicain[1]. Son père confirme cette opinion : « Dans ses veines, [...] ne coulait que le sang rouge des vrais républicains »[9].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Il commence ses études au collège des Dominicains de Bellevue à Meudon, puis il entre en terminale au lycée Stanislas, à Paris.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Rejetant l'armistice, il participe le 11 novembre 1940 à la manifestation anti-allemande des étudiants devant l'Arc de Triomphe. Il rejoint ensuite la zone libre en passant clandestinement la ligne de démarcation et séjourne aux chantiers de Jeunesse d'Alger. Après avoir passé son baccalauréat en 1942, il y est surpris par le débarquement allié du 8 novembre 1942, lors de l'opération Torch. Il regrette que ses camarades qui ont participé au putsch du 8 novembre et permis ainsi le succès du débarquement, ne l'aient pas associé à leur entreprise.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'engagement au Corps franc d'Afrique

[section à sourcer] À la suite de la réussite de l'opération Torch, Fernand Bonnier de La Chapelle est l’un des premiers à s’engager dans le Corps franc d’Afrique en formation, armé et équipé par les Britanniques[10] sous la direction initiale d'Henri d'Astier de La Vigerie, l'un des principaux artisans du débarquement en Afrique du Nord avec José Aboulker. À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Ce choix d’engagement implique le désir de reprendre la lutte contre les Allemands, notamment sur le front de Tunisie et signale également ses convictions personnelles hostiles au régime de Vichy. En effet, cette formation paramilitaire fondée par Henri d'Astier qui trouvait insupportable la prise de pouvoir en Afrique du Nord, au lendemain du débarquement, de l’amiral Darlan, ancien chef de gouvernement de Vichy et successeur désigné du maréchal Pétain. Ces jeunes volontaires s'entraînent dans un vaste domaine agricole situé au Cap Matifou, à une dizaine de kilomètres d'Alger.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Lorsque Henri d'Astier est nommé à la tête de la police et du renseignement en Afrique du Nord comme secrétaire adjoint à l'Intérieur, par Darlan qui espérait ainsi (et à tort) se l'attacher, les membres responsables du Corps franc maintiennent des relations étroites avec leur chef. Fernand Bonnier de La Chapelle est désigné pour assurer cette liaison. Ce dernier se rend donc pratiquement tous les jours au domicile d’Henri d’Astier situé rue Lafayette à Alger où il rencontre également le lieutenant abbé Pierre-Marie Cordier, lui aussi résistant du 8 novembre, ami et homme de confiance d'Henri d’Astier.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'impopularité de Darlan

[section à sourcer] À cette époque, des membres du Corps franc viennent presque toutes les nuits à Alger, où ils couvrent les murs de slogans peu amènes pour Darlan, tels que « L’amiral à la flotte ! ». À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Darlan subit des reproches non seulement pour sa politique passée de collaboration avec l'Allemagne, mais aussi pour son comportement présent, puisqu’il maintient dans le camp allié les lois antisémites d’inspiration hitlérienne[11], ainsi que les mesures de répression mises en place par le régime de Vichy et par son délégué en Afrique Weygand, telles que l’internement dans les camps de concentration du Sud[12] de plusieurs milliers de résistants français, de républicains espagnols et de démocrates d’Europe centrale, coupables de s’être engagés en 1940 dans la Légion étrangère afin de combattre pour la France [voir situation politique en Afrique libérée (1942-1943)].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La conspiration

Dans sa biographie de référence, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon met en doute l'idée d'une conspiration tant les acteurs que l'on suspecte d'avoir manipulé Bonnier sont nombreux[13]. Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans les chambrées du camp d'entraînement du Cap Matifou, La Chapelle participe à de longues discussions sur de multiples projets d'attentat contre l'amiral, ainsi qu'à des tirages au sort afin de désigner celui qui aurait le privilège de tuer le « traître » Darlan. C'est ainsi qu'il tire à la courte paille avec trois de ses camarades (Othon Gross, Robert Tournier et Philippe Ragueneau[14]), qui avaient participé au putsch du 8 novembre 1942.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 21 décembre 1942, l'abbé Cordier annonce à La Chapelle qu'il a été choisi pour assassiner Darlan, mission qu'il accepte avec enthousiasme. L'attentat aura lieu au Palais d’Été, siège du gouvernement de Darlan, à la date du 24 décembre 1942-, au moment où ce dernier pénétrera dans son bureau. La Chapelle n'aura rien à craindre car après avoir abattu l'amiral, il pourra s'échapper par la fenêtre qui sera ouverte et, au cas où il serait arrêté, Henri d'Astier le ferait sortir des locaux de la police qui est associée au complot[15].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 23 décembre 1942-, l'abbé Cordier remet à La Chapelle une carte d'identité au nom d'André Morand revêtue du cachet de la Brigade de sécurité du territoire, un passeport délivré par la préfecture de police d'Alger ainsi que 2 000 dollars, de la monnaie espagnole et des francs marocains. Il lui donne rendez-vous le lendemain matin à dix heures près de l'église Saint-Augustin où il a l'habitude de dire la messe.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 24 décembre 1942- à dix heures, La Chapelle retrouve comme prévu l'abbé Cordier qui, après l'avoir confessé, l'entraîne à l'intérieur de l'église où il lui remet les plans du Palais d’Été ainsi qu'un pistolet anglais, un Boltun Patent automatic pistol. La Chapelle se rend ensuite au domicile d'Henri d'Astier, rue Lafayette, où l'attend Jean-Bernard d'Astier, jeune membre du Corps franc, chargé par son père d'accompagner Bonnier de La Chapelle au palais d'Été. Ce dernier se présente au palais gouvernemental peu après onze heures. Après avoir attendu en vain Darlan pendant une bonne heure, Bonnier rejoint ses camarades qui déjeunent au restaurant. Il est convenu qu'il fera une nouvelle tentative après le déjeuner. Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Avant de retourner au palais d'Été, La Chapelle tient à essayer son arme dans un chemin à l'écart des habitations, dans les hauteurs d'Alger. Comme le percuteur montre des signes de dysfonctionnement, Jean-Bernard d'Astier lui remet un pistolet Ruby de calibre 7,65 mm Browning[15].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'attentat

François Darlan Fernand Bonnier de La Chapelle revient au Palais d'été où il est installé dans un couloir pour attendre l'amiral François Darlan. Après avoir patienté quelque temps, il voit enfin l'amiral apparaître et se diriger vers son bureau, accompagné du capitaine de frégate Jean Hourcade. La Chapelle va à sa rencontre et le tue de deux balles. Puis comme Hourcade s'accroche à lui, il le blesse d’une balle pour se dégager puis il est rapidement maîtrisé par les occupants des bureaux voisins[16]. Interrogé le soir même par les commissaires Garidacci (chef des brigades mobiles) et Esquerré, il déclare avoir agi seul et ne paraît pas s'inquiéter de la suite des événements.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'exécution

[section à sourcer] Le lendemain matin, le 25 décembre 1942, un juge d'instruction, le commandant Roger Rondreux, boucle l'instruction en moins d'une heure. À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Bonnier de La Chapelle, affirmant qu'il avait agi seul pour des raisons de propreté morale, ce juge estime en savoir suffisamment pour clore l'enquête et signe une ordonnance de renvoi au tribunal militaire d'Alger.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Ce tribunal siège le soir même et rejette les demandes de supplément d'enquête qui, pourtant, étaient de droit, présentées par Maîtres Viala et Sansonetti, les avocats de l'inculpé. Le reste de la procédure est expédié en moins d'un quart d'heure et le tribunal, ne tenant compte ni des motivations patriotiques de La Chapelle, ni de son âge, le condamne à mort.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Un recours en grâce, dont le pourvoi était suspensif, est alors immédiatement présenté. Il aurait dû légalement être soumis au chef de l'État, le maréchal Pétain, puisque Darlan et les autres membres du Conseil impérial exerçaient leur autorité « au nom du maréchal empêché ». Cette procédure aurait conduit à attendre la fin des hostilités[référence nécessaire] pour permettre à celui-ci de se prononcer.À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Le général Noguès, doyen du Conseil impérial, se proclame haut-commissaire par intérim, en vertu d'une ordonnance prise par Darlan du 2 décembre 1942, non publiée (ce qui la privait de toute valeur légale, même dans l'ordre juridique de Vichy). Usurpant la fonction de chef de l'État du maréchal, dont pourtant il prétendait tenir ses pouvoirs, il rejette immédiatement, en pleine nuit, le recours en grâce. Giraud, commandant en chef français civil et militaire [17], refuse de différer l'exécution, et donne l'ordre de fusiller Bonnier dès le lendemain matin, à 7 30.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au cours de la soirée précédant son exécution, Bonnier se confie aux deux officiers chargés de le surveiller, le capitaine André Gaulard et le lieutenant Schilling. Ces deux officiers établissent un rapport qu'ils transmettent à leurs supérieurs seulement le 31 décembre, à la demande des enquêteurs. Dans ce rapport, les déclarations de Bonnier mettent en évidence ses liens avec Henri d'Astier et le comte de Paris et évoquent également la présence à Alger du frère d'Henri d'Astier, le général François d'Astier de La Vigerie, adjoint du général de Gaulle, au cours des jours précédant l'attentat : « J'ai tué l'amiral Darlan parce que c'est un traître.[...] J'ai appris qu'une personne [François d'Astier de La Vigerie] venant de la part du général de Gaulle, avait demandé à être reçue par l'Amiral. Le général de Gaulle était prêt à faire sa soumission si le comte de Paris prenait le pouvoir à la place de l'amiral Darlan. [...] On m'a dit que, après l'affaire, je serais pris, condamné à mort et gracié. [...] Le comte de Paris, que je connais, est depuis plusieurs jours ici. Je connais bien aussi Henri d'Astier de La Vigerie, ils sont plusieurs frères, l'un est chez de Gaulle, un autre était avec moi aux Chantiers [Jean-Bernard d'Astier]. Enfin, si je ne suis pas gracié et que l'on me fusille demain matin, c'est que mes amis n'auront rien pu faire[18]. » Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans la nuit, Bonnier demande à parler à nouveau à un policier. Le commissaire Garidacci recueille ses aveux et les consigne dans un procès-verbal : « J'affirme avoir tué l'amiral Darlan, haut-commissaire en Afrique française, après en avoir référé à M. l'abbé Cordier, sous forme de confession. C'est M. Cordier qui m'a remis le plan des bureaux du haut-commissariat et du cabinet de l'Amiral et c'est par lui que j'ai pu me procurer le pistolet et les cartouches qui m'ont servi à exécuter la mission qui m'était assignée et qui était de faire disparaître l'Amiral. [...] Je sais que MM. Cordier et d'Astier ont rencontré récemment le comte de Paris au même titre que d'autres personnalités. [...] Lu, persiste et signe : Fernand Bonnier de La Chapelle[19]. » Garidacci conserve cette confession sans en parler à quiconque, au lieu de la communiquer à ses supérieurs. Ce procès-verbal est découvert seulement deux semaines plus tard, au cours d'une fouille de son bureau, trop tard pour sauver Bonnier[20].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Bonnier de La Chapelle est exécuté à Hussein-Dey, au carré dit « des fusillés ». En se dirigeant vers le lieu d'exécution, il retire sa veste, la remet au policier Albert Antoine et lui dit « donnez-la à un pauvre ». Il est inhumé dans le caveau familial du cimetière Saint-Eugène d'Alger[21] jusqu'en juin 1950.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Giraud est élu le jour même par les membres vichystes du Conseil impérial, à la place de Darlan. Lorsque diverses personnes, dont Henri d’Astier, se présentent à Giraud, à peine élu, pour demander la grâce de Bonnier de La Chapelle, celui-ci leur répond qu’il est trop tard.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Réhabilitation et postérité

Fernand Bonnier de La Chapelle est réhabilité par un arrêt de la chambre des révisions de la cour d'appel d'Alger, du 21 décembre 1945, qui juge que l’exécution de l'amiral Darlan avait été accomplie « dans l'intérêt de la libération de la France ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 19 août 1953, un décret signé du président Vincent Auriol concède à Fernand Bonnier de La Chapelle la médaille militaire à titre posthume accompagnée de la croix de guerre avec palme et de la médaille de la Résistance.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Sur sa tombe est portée la mention « Mort pour la France », de Gaulle déclarant qu'il avait agi au nom des intérêts de la France[22].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La précipitation à faire disparaître Bonnier de La Chapelle a donné lieu à de nombreuses théories[23], certaines postulant que l'ordre d'abattre l'amiral était venu du général de Gaulle, thèse diffusée par les partisans de l'Algérie française, très hostiles au général de Gaulle[20] .Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans un de ses ouvrages, l'historien britannique Antony Beevor avance l'hypothèse, sans en apporter la preuve[référence nécessaire], que Bonnier de La Chapelle aurait été recruté par le SOE : le service secret du Royaume-Uni, désireux de se débarrasser de Darlan, aurait organisé l'attentat et prévu initialement d'évacuer Bonnier d'Algérie une fois l'opération accomplie[24].À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

En réalité, la redécouverte en 2016 du dossier d'instruction du commandant Voituriez[25], juge chargé par le général Giraud de faire toute la lumière sur l'assassinat de Darlan, a permis de montrer que les instigateurs et les organisateurs du geste du jeune Bonnier de la Chapelle étaient Henri d'Astier et l'abbé Cordier, fervents royalistes, qui projetaient de remplacer Darlan par le comte de Paris[26],[20],[27], dans le but de rétablir la monarchie en France. De fait, le 10 janvier 1943, Henri d'Astier et l'abbé Cordier sont arrêtés sur l'ordre du juge Voituriez. Reconnus coupables d'avoir organisé un complot « dans le but de changer de gouvernement, complot qui a été suivi d'un acte destiné à en préparer l'exécution, à savoir : l'assassinat de l'amiral Darlan, chef du gouvernement légalement établi[28] », Henri d'Astier et l'abbé Cordier passent neuf mois en prison dont une grande partie au secret absolu[15].À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Toutefois, dans un entretien paru sur le site de la revue Le Grand Continent, le réalisateur du film La Bataille de Gaulle, Antonin Baudry explique qu'à la suite de la sortie en salle du film,«le neveu [de Fernand de La Chapelle] nous fait parvenir deux documents incroyables, deux écrits du père de Fernand. Fernand, écrit-il, «n’a jamais été ni royaliste, ni cagoulard, et dans ses veines ne coulait que le sang rouge des vrais républicains»[29].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Tous les ans, une délégation de la Nouvelle Action royaliste fleurit sa tombe au cimetière de Sèvres, où il est inhumé[30] depuis juin 1950[31].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Décorations

Il est récipiendaire, à titre posthume, des décorations suivantes :Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

  • (décret du 19 août 1953)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans la fiction au cinéma

  • 2026 : La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer, film d'Antonin Baudry : Florian Lesieur. Le film prend le parti de suivre l'unique biographie existante sur Fernand Bonnier de la Chapelle, celle de l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon plutôt que les différentes théories alternatives.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Voir aussi

Bibliographie

  • Xavier Walter, Un roi pour la France : Henri comte de Paris 1908-1999, éditions François-Xavier de Guibert, 2002. Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Bénédicte Vergez-Chaignon. Une juvénile fureur. Perrin. 2019. ISBN : 978-2-26207-690-0.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Geoffroy d'Astier de La Vigerie, L'exécution de Darlan : la fin d'une énigme, Librinova, 2022, 361 p.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Notes et références

Retrouvez les documents cités dans le texte, puis revenez au passage concerné.

Références 1 à 25
  1. Alain Decaux. Morts pour Vichy. Place des éditeurs. 2013-09-19. ISBN : 978-2-262-04362-9 Consulter ↗↩1 ↩2
  2. Bénédicte Vergez-Chaignon. Une juvénile fureur - Bonnier de la Chapelle, l'assassin de l'amiral Darlan. 26 septembre 2019. ISBN : 9782262081645 Consulter ↗↩
  3. Hugo Vermeren. Les Italiens à Bône (1865-1940): Migrations méditerranéennes et colonisations de peuplement en Algérie. Publications de l’École française de Rome. 2022-05-24. ISBN : 978-2-7283-1275-7 Consulter ↗↩1 ↩2
  4. « Dans tous les divers mouvements de la Résistance, l'Action française s'est trouvée représentée, tant en France qu'au-delà des mers [...] Fernand Bonnier de la Chapelle, dont le père était un militant à Constantine et qui, lui, réussit son attentat contre Darlan. » dans Eugen Weber, L’Action française, Paris, 1985, p. 497-498↩
  5. L’Écho d’Alger. 1922-10-22 Consulter ↗↩
  6. L’Écho d’Alger. 1930-09-23 Consulter ↗↩
  7. L’Écho d’Alger. 1930-12-23 Consulter ↗↩
  8. Simon Epstein. Un paradoxe français: Antiraciste dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance. ALBIN MICHEL. 2015-08-01. ISBN : 978-2-226-33429-9 Consulter ↗↩
  9. Bénédicte Vergez-Chaignon. Une juvénile fureur : Bonnier de La Chapelle, l'assassin de l'amiral Darlan. 2019. ISBN : 978-2-262-07690-0 Consulter ↗↩
  10. Bénédicte Vergez-Chaignon. Les secrets de Vichy. PERRIN. 2019. p. 241. ISBN : 9782262083151 Consulter ↗↩
  11. michael. Morial - Les Juifs d'Algérie sous Vichy (1940 -1943). Morial. Consulter ↗↩
  12. Jacob Oliel. Les camps de Vichy en Afrique du Nord (1940-1944). Revue d’Histoire de la Shoah. 2013. p. 227–244. DOI : 10.3917/rhsho.198.0227. Consulter ↗↩
  13. Bénédicte Vergez-Chaignon, Une juvénile fureur, p. 232.↩
  14. Mario Faivre, Nous avons tué Darlan : Alger 1942, La Table ronde, 1975.↩
  15. Geoffroy d'Astier de La Vigerie. L'exécution de l'amiral Darlan, La fin d'une énigme. Librinova. septembre 2022. ISBN : 979-10-405-1294-3↩1 ↩2 ↩3
  16. Bénédicte Vergez-Chaignon, Les Secrets de Vichy, Perrin, 2015, p. 254.↩
  17. 1942-12-24 : Assassinat de l'amiral Darlan par un jeune monarchiste, Bonnier de La Chapelle. Giraud dev... | Chemins de mémoire. www.cheminsdememoire.gouv.fr Consulter ↗↩
  18. Déclarations de Fernand Bonnier de La Chapelle, Rapport du capitaine Gaulard, 31 décembre 1942, Dossier d'Astier de La Vigerie et consorts, Dépôt central d'archives de la justice militaire, Le Blanc.↩
  19. Procès-verbal du 24 décembre 1942, Dossier d'Astier de La Vigerie et consorts, Dépôt central d'archives de la justice militaire, Le Blanc.↩
  20. Amiral Darlan : la vérité sur son exécution - 4. L'exécution de Darlan. geoffroy.dastier.free.fr Consulter ↗↩1 ↩2 ↩3
  21. François-Marin Fleutot. Voter Pétain. Pygmalion. 2015. Consulter ↗↩
  22. Michèle Cointet, « La mort de l'Amiral Darlan », émission Au cœur de l'histoire sur Europe 1, 14 janvier 2013.↩
  23. Notes de lecture de la revue Le Mouvement social. Bénédicte Vergez-Chaignon, Une juvénile fureur. Bonnier de la Chapelle, l’assassin de l’amiral Darlan.. Le carnet du Mouvement social. 2024-11-23 Consulter ↗↩
  24. Antony Beevor, La Seconde Guerre mondiale, Calmann-Lévy, 2012, page 476.↩
  25. Dossier d'Astier de La Vigerie et consorts, Dépôt central d'archives de la justice militaire, Le Blanc.↩
Références 26 à 31
  1. Bénédicte Vergez-Chaignon. Qui ne voulait pas la mort de l’amiral Darlan ?. Les secrets de Vichy. 2019 Consulter ↗↩
  2. Bénédicte Vergez-Chaignon, Une juvénile fureur. Bonnier de la Chapelle, l’assassin de l’amiral Darlan, Perrin, 2019↩
  3. Extrait de l'ordonnance de référé établie le 26 janvier 1943 par le juge Voituriez, Dossier d'Astier de La Vigerie et consorts, Dépôt central d'archives de la justice militaire, Le Blanc.↩
  4. Aux origines de la Bataille De Gaulle, entretien exclusif entre Antonin Baudry et Julian Jackson. Le Grand Continent. 2026-07-04 Consulter ↗↩
  5. http://www.archivesroyalistes.org/IMG/pdf/Royaliste_numero_1112.pdf Hommage paru dans Royaliste n° 1112, page 11, 20 décembre 2016. ↩
  6. Lieu d'inhumation depuis juin 1950 Site officiel de la ville de Sèvres. (consulté le 20 avril 2023)↩
Points à vérifier (55)

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  1. Que désigne « Fernand Bonnier de La Chapelle » ? — Non vérifiéFernand Bonnier de La Chapelle, né le 4 novembre 1922 à Alger (département d'Alger, Algérie française) et mort fusillé le 26 décembre 1942 dans la même ville, est un résistant français antivichyste.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéExplorer autrement

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéBiographie

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  5. Présentation — Non vérifiélégende | Fernand Bonnier de La Chapelle vers 1941.

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  6. Présentation — Non vérifiéFernand Bonnier de La Chapelle, né le 4 novembre 1922 à Alger (département d'Alger, Algérie française) et mort fusillé le 26 décembre 1942 dans la même ville, est un résistant français antivichyste.

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  7. Présentation — Non vérifiéIl est connu pour avoir exécuté le 24 décembre 1942 l'amiral François Darlan, ancien chef du gouvernement de Vichy, au pouvoir de fait en Afrique française du Nord. Darlan, qui, depuis début novembre, a fait entrer l'Afrique française du Nord dans le camp des Alliés notamment aux côtés des Américains contre l'Axe, reste, pour l'opinion publique, un personnage du régime de Vichy.

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  8. Présentation — Non vérifiéSon geste meurtrier, pour lequel il est condamné à mort, change considérablement la donne politique en Afrique du Nord, aboutissant à l'accession du général Giraud aux fonctions de commandant en chef français civil et militaire suivie, à terme, de l'unification des organes décisionnels dans le Comité français de la Libération nationale sous l'autorité du général de Gaulle.

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  9. Passage de cet article — À revérifierFernand Bonnier de La Chapelle est le fils d'Eugène Bonnier de La Chapelle, officier de réserve, chevalier de la Légion d'honneur, interprète assermenté, publiciste et journaliste pour La Dépêche algérienne, et de son épouse, Gianna (dite Jeanne) Scorcia, qui est italienne. Eugène est militant de l'Action française à Alger,. Il travaille au moins entre 1922 et 1930 comme professeur d'italien pour la Società Dante Ali…

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  10. Biographie — Non vérifiéFernand aurait été lecteur de L'Action française. Un ancien camarade de classe, Joseph Flitz, le décrit plutôt comme républicain. Son père confirme cette opinion : « Dans ses veines, [...] ne coulait que le sang rouge des vrais républicains ».

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  11. Biographie — Non vérifiéIl commence ses études au collège des Dominicains de Bellevue à Meudon, puis il entre en terminale au lycée Stanislas, à Paris.

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  12. Biographie — Non vérifiéRejetant l'armistice, il participe le 11 novembre 1940 à la manifestation anti-allemande des étudiants devant l'Arc de Triomphe. Il rejoint ensuite la zone libre en passant clandestinement la ligne de démarcation et séjourne aux chantiers de Jeunesse d'Alger. Après avoir passé son baccalauréat en 1942, il y est surpris par le débarquement allié du 8 novembre 1942, lors de l'opération Torch. Il regrette que ses camara…

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  13. Passage de cet article — À revérifier[section à sourcer] À la suite de la réussite de l'opération Torch, Fernand Bonnier de La Chapelle est l’un des premiers à s’engager dans le Corps franc d’Afrique en formation, armé et équipé par les Britanniques sous la direction initiale d'Henri d'Astier de La Vigerie, l'un des principaux artisans du débarquement en Afrique du Nord avec José Aboulker.

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  14. L'engagement au Corps franc d'Afrique — Non vérifiéCe choix d’engagement implique le désir de reprendre la lutte contre les Allemands, notamment sur le front de Tunisie et signale également ses convictions personnelles hostiles au régime de Vichy. En effet, cette formation paramilitaire fondée par Henri d'Astier qui trouvait insupportable la prise de pouvoir en Afrique du Nord, au lendemain du débarquement, de l’amiral Darlan, ancien chef de gouvernement de Vichy et …

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  15. L'engagement au Corps franc d'Afrique — Non vérifiéLorsque Henri d'Astier est nommé à la tête de la police et du renseignement en Afrique du Nord comme secrétaire adjoint à l'Intérieur, par Darlan qui espérait ainsi (et à tort) se l'attacher, les membres responsables du Corps franc maintiennent des relations étroites avec leur chef. Fernand Bonnier de La Chapelle est désigné pour assurer cette liaison. Ce dernier se rend donc pratiquement tous les jours au domicile d…

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  16. Passage de cet article — À revérifier[section à sourcer] À cette époque, des membres du Corps franc viennent presque toutes les nuits à Alger, où ils couvrent les murs de slogans peu amènes pour Darlan, tels que « L’amiral à la flotte ! ».

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  17. L'impopularité de Darlan — Non vérifiéDarlan subit des reproches non seulement pour sa politique passée de collaboration avec l'Allemagne, mais aussi pour son comportement présent, puisqu’il maintient dans le camp allié les lois antisémites d’inspiration hitlérienne, ainsi que les mesures de répression mises en place par le régime de Vichy et par son délégué en Afrique Weygand, telles que l’internement dans les camps de concentration du Sud de plusieurs …

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  18. La conspiration — Non vérifiéDans sa biographie de référence, l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon met en doute l'idée d'une conspiration tant les acteurs que l'on suspecte d'avoir manipulé Bonnier sont nombreux.

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  19. La conspiration — Non vérifiéDans les chambrées du camp d'entraînement du Cap Matifou, La Chapelle participe à de longues discussions sur de multiples projets d'attentat contre l'amiral, ainsi qu'à des tirages au sort afin de désigner celui qui aurait le privilège de tuer le « traître » Darlan. C'est ainsi qu'il tire à la courte paille avec trois de ses camarades (Othon Gross, Robert Tournier et Philippe Ragueneau), qui avaient participé au puts…

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  20. La conspiration — Non vérifiéLe 21 décembre 1942, l'abbé Cordier annonce à La Chapelle qu'il a été choisi pour assassiner Darlan, mission qu'il accepte avec enthousiasme. L'attentat aura lieu au Palais d’Été, siège du gouvernement de Darlan, à la date du 24 décembre 1942-, au moment où ce dernier pénétrera dans son bureau. La Chapelle n'aura rien à craindre car après avoir abattu l'amiral, il pourra s'échapper par la fenêtre qui sera ouverte et,…

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  21. La conspiration — Non vérifiéLe 23 décembre 1942-, l'abbé Cordier remet à La Chapelle une carte d'identité au nom d'André Morand revêtue du cachet de la Brigade de sécurité du territoire, un passeport délivré par la préfecture de police d'Alger ainsi que 2 000 dollars, de la monnaie espagnole et des francs marocains. Il lui donne rendez-vous le lendemain matin à dix heures près de l'église Saint-Augustin où il a l'habitude de dire la messe.

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  22. La conspiration — Non vérifiéLe 24 décembre 1942- à dix heures, La Chapelle retrouve comme prévu l'abbé Cordier qui, après l'avoir confessé, l'entraîne à l'intérieur de l'église où il lui remet les plans du Palais d’Été ainsi qu'un pistolet anglais, un Boltun Patent automatic pistol. La Chapelle se rend ensuite au domicile d'Henri d'Astier, rue Lafayette, où l'attend Jean-Bernard d'Astier, jeune membre du Corps franc, chargé par son père d'accom…

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  23. La conspiration — Non vérifiéAvant de retourner au palais d'Été, La Chapelle tient à essayer son arme dans un chemin à l'écart des habitations, dans les hauteurs d'Alger. Comme le percuteur montre des signes de dysfonctionnement, Jean-Bernard d'Astier lui remet un pistolet Ruby de calibre 7,65 mm Browning.

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  24. L'attentat — Non vérifiéFrançois Darlan Fernand Bonnier de La Chapelle revient au Palais d'été où il est installé dans un couloir pour attendre l'amiral François Darlan. Après avoir patienté quelque temps, il voit enfin l'amiral apparaître et se diriger vers son bureau, accompagné du capitaine de frégate Jean Hourcade. La Chapelle va à sa rencontre et le tue de deux balles. Puis comme Hourcade s'accroche à lui, il le blesse d’une balle pour…

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  25. Passage de cet article — À revérifier[section à sourcer] Le lendemain matin, le 25 décembre 1942, un juge d'instruction, le commandant Roger Rondreux, boucle l'instruction en moins d'une heure.

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  26. L'exécution — Non vérifiéBonnier de La Chapelle, affirmant qu'il avait agi seul pour des raisons de propreté morale, ce juge estime en savoir suffisamment pour clore l'enquête et signe une ordonnance de renvoi au tribunal militaire d'Alger.

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  27. L'exécution — Non vérifiéCe tribunal siège le soir même et rejette les demandes de supplément d'enquête qui, pourtant, étaient de droit, présentées par Maîtres Viala et Sansonetti, les avocats de l'inculpé. Le reste de la procédure est expédié en moins d'un quart d'heure et le tribunal, ne tenant compte ni des motivations patriotiques de La Chapelle, ni de son âge, le condamne à mort.

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  28. Passage de cet article — À revérifierUn recours en grâce, dont le pourvoi était suspensif, est alors immédiatement présenté. Il aurait dû légalement être soumis au chef de l'État, le maréchal Pétain, puisque Darlan et les autres membres du Conseil impérial exerçaient leur autorité « au nom du maréchal empêché ». Cette procédure aurait conduit à attendre la fin des hostilités[référence nécessaire] pour permettre à celui-ci de se prononcer.

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  29. L'exécution — Non vérifiéLe général Noguès, doyen du Conseil impérial, se proclame haut-commissaire par intérim, en vertu d'une ordonnance prise par Darlan du 2 décembre 1942, non publiée (ce qui la privait de toute valeur légale, même dans l'ordre juridique de Vichy). Usurpant la fonction de chef de l'État du maréchal, dont pourtant il prétendait tenir ses pouvoirs, il rejette immédiatement, en pleine nuit, le recours en grâce. Giraud, comm…

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  30. L'exécution — Non vérifiéAu cours de la soirée précédant son exécution, Bonnier se confie aux deux officiers chargés de le surveiller, le capitaine André Gaulard et le lieutenant Schilling. Ces deux officiers établissent un rapport qu'ils transmettent à leurs supérieurs seulement le 31 décembre, à la demande des enquêteurs. Dans ce rapport, les déclarations de Bonnier mettent en évidence ses liens avec Henri d'Astier et le comte de Paris et …

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  31. L'exécution — Non vérifiéDans la nuit, Bonnier demande à parler à nouveau à un policier. Le commissaire Garidacci recueille ses aveux et les consigne dans un procès-verbal : « J'affirme avoir tué l'amiral Darlan, haut-commissaire en Afrique française, après en avoir référé à M. l'abbé Cordier, sous forme de confession. C'est M. Cordier qui m'a remis le plan des bureaux du haut-commissariat et du cabinet de l'Amiral et c'est par lui que j'ai …

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  32. L'exécution — Non vérifiéBonnier de La Chapelle est exécuté à Hussein-Dey, au carré dit « des fusillés ». En se dirigeant vers le lieu d'exécution, il retire sa veste, la remet au policier Albert Antoine et lui dit « donnez-la à un pauvre ». Il est inhumé dans le caveau familial du cimetière Saint-Eugène d'Alger jusqu'en juin 1950.

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  33. L'exécution — Non vérifiéGiraud est élu le jour même par les membres vichystes du Conseil impérial, à la place de Darlan. Lorsque diverses personnes, dont Henri d’Astier, se présentent à Giraud, à peine élu, pour demander la grâce de Bonnier de La Chapelle, celui-ci leur répond qu’il est trop tard.

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  34. Réhabilitation et postérité — Non vérifiéFernand Bonnier de La Chapelle est réhabilité par un arrêt de la chambre des révisions de la cour d'appel d'Alger, du 21 décembre 1945, qui juge que l’exécution de l'amiral Darlan avait été accomplie « dans l'intérêt de la libération de la France ».

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  35. Réhabilitation et postérité — Non vérifiéLe 19 août 1953, un décret signé du président Vincent Auriol concède à Fernand Bonnier de La Chapelle la médaille militaire à titre posthume accompagnée de la croix de guerre avec palme et de la médaille de la Résistance.

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  36. Réhabilitation et postérité — Non vérifiéSur sa tombe est portée la mention « Mort pour la France », de Gaulle déclarant qu'il avait agi au nom des intérêts de la France.

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  37. Réhabilitation et postérité — Non vérifiéLa précipitation à faire disparaître Bonnier de La Chapelle a donné lieu à de nombreuses théories, certaines postulant que l'ordre d'abattre l'amiral était venu du général de Gaulle, thèse diffusée par les partisans de l'Algérie française, très hostiles au général de Gaulle .

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  38. Passage de cet article — À revérifierDans un de ses ouvrages, l'historien britannique Antony Beevor avance l'hypothèse, sans en apporter la preuve[référence nécessaire], que Bonnier de La Chapelle aurait été recruté par le SOE : le service secret du Royaume-Uni, désireux de se débarrasser de Darlan, aurait organisé l'attentat et prévu initialement d'évacuer Bonnier d'Algérie une fois l'opération accomplie.

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  39. Passage de cet article — À revérifierEn réalité, la redécouverte en 2016 du dossier d'instruction du commandant Voituriez, juge chargé par le général Giraud de faire toute la lumière sur l'assassinat de Darlan, a permis de montrer que les instigateurs et les organisateurs du geste du jeune Bonnier de la Chapelle étaient Henri d'Astier et l'abbé Cordier, fervents royalistes, qui projetaient de remplacer Darlan par le comte de Paris,,, dans le but de réta…

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  40. Réhabilitation et postérité — Non vérifiéToutefois, dans un entretien paru sur le site de la revue Le Grand Continent, le réalisateur du film La Bataille de Gaulle, Antonin Baudry explique qu'à la suite de la sortie en salle du film,«le neveu [de Fernand de La Chapelle] nous fait parvenir deux documents incroyables, deux écrits du père de Fernand. Fernand, écrit-il, «n’a jamais été ni royaliste, ni cagoulard, et dans ses veines ne coulait que le sang rouge …

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  41. Réhabilitation et postérité — Non vérifiéTous les ans, une délégation de la Nouvelle Action royaliste fleurit sa tombe au cimetière de Sèvres, où il est inhumé depuis juin 1950.

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  42. Décorations — Non vérifiéIl est récipiendaire, à titre posthume, des décorations suivantes :

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  43. Décorations — Non vérifié(décret du 19 août 1953)

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  44. Dans la fiction au cinéma — Non vérifié2026 : La Bataille de Gaulle : L'Âge de fer, film d'Antonin Baudry : Florian Lesieur. Le film prend le parti de suivre l'unique biographie existante sur Fernand Bonnier de la Chapelle, celle de l'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon plutôt que les différentes théories alternatives.

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  45. Bibliographie — Non vérifiéXavier Walter, Un roi pour la France : Henri comte de Paris 1908-1999, éditions François-Xavier de Guibert, 2002.

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  46. Bibliographie — Non vérifiéBénédicte Vergez-Chaignon. Une juvénile fureur. Perrin. 2019. ISBN : 978-2-26207-690-0.

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  47. Bibliographie — Non vérifiéGeoffroy d'Astier de La Vigerie, L'exécution de Darlan : la fin d'une énigme, Librinova, 2022, 361 p.

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  48. Informations de cette activité interactive — Non vérifiéUne vue structurée des sections disponibles, reliées à leurs ancres.

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéModules interactifs liés aux sources et accompagnés d’une alternative textuelle.

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéFernand Bonnier de La Chapelle, né le 4 novembre 1922 à Alger (département d'Alger, Algérie française) et mort fusillé le 26 décembre 1942 dans la même ville, est un résistant français antivichyste.

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Sources et méthode

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