Guy Georges
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Guy Georges, de son nom de naissance Guy Rampillon, né le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François (Marne), est un tueur en série et un violeur en série français actif pendant les années 1980 et les années 1990 en France. Il est condamné le 5 avril 2001, pour sept… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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À retenir
Questions essentielles
Qui est Guy Georges ?
Guy Georges, de son nom de naissance Guy Rampillon, né le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François (Marne), est un tueur en série et un violeur en série français actif pendant les années 1980 et les années 1990 en France. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Quelle est la date de naissance de Guy Georges ?
15 octobre 1962. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Quel est le lieu de naissance de Guy Georges ?
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Présentation
Guy Georges, de son nom de naissance Guy Rampillon, né le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François (Marne), est un tueur en série et un violeur en série français actif pendant les années 1980 et les années 1990 en France. Il est condamné le 5 avril 2001, pour sept… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Guy Rampillon naît le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François. Son père, George Cartwright, soldat afro-américain, est cuisinier sur la base américaine de l'OTAN de Marly-le-Roi, de passage en France et déjà marié aux États-Unis. Sa mère, Hélène Rampillon,… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le 2 février 1966, la constate « l'état d'abandon » de Guy Rampillon, bientôt pupille de l'État sous le matricule 5086. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Sa scolarité est chaotique : après avoir redoublé le CM1, il entre en sixième de transition en septembre 1974, au collège privé Notre-Dame, à Baugé en Maine-et-Loire,. Solitaire, ses loisirs consistent à se promener dans les bois et à chasser, à l'exemple de… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
| Guy Georges Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||
| Tueur en série, violeur en série Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||
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| Guy Georges dans les années 1980. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||
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| Nom de naissance | Guy Rampillon Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Naissance | 15 octobre 1962 (63 ans) Vitry-le-François (Marne) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Surnom | Le tueur de l'Est parisien Le tueur de la Bastille Joe the Killer G le maudit La bête de la Bastille SK1 (Serial Killer number 1) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Condamnation | 5 avril 2001 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Sentence | Réclusion criminelle à perpétuité Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Actions criminelles | Viols suivis de meurtres Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Victimes | 7 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Période | 24 janvier 1981-16 novembre 1997 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Pays | France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Régions | Île-de-France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Ville | Paris Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Arrestation | 26 mars 1998 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
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Guy Georges, de son nom de naissance Guy Rampillon, né le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François (Marne), est un tueur en série et un violeur en série français actif pendant les années 1980 et les années 1990 en France. Il est condamné le 5 avril 2001, pour sept meurtres, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Biographie
Enfance
Guy Rampillon naît le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François. Son père, George Cartwright, soldat afro-américain, est cuisinier sur la base américaine de l'OTAN de Marly-le-Roi, de passage en France et déjà marié aux États-Unis. Sa mère, Hélène Rampillon, angevine, est montée à Marly-le-Roi travailler « au bouchon » dans les bars américains. En avril 1961, elle a eu un premier fils prénommé Stéphane, né de père inconnu. Ce premier enfant est élevé par les parents d'Hélène. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Guy Rampillon est rapidement renié et abandonné par sa mère, et rejeté par ses grands-parents maternels pour qui cela fait déjà le deuxième produit de relations extraconjugales avec des GIs. De plus, donner naissance à un enfant métis était « intolérablement stigmatisé » à Angers[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Hélène Rampillon part alors vivre en Californie avec Stéphane. Elle refera sa vie loin de son deuxième fils et ne le verra jamais lors de ses brefs retours en France. Guy Rampillon est d'abord placé à Angers chez des nourrices qu'Hélène ne peut pas — ou ne veut pas — payer puis confié le 9 mai 1963 à la DDASS qui le place dès le 4 juin 1963 dans la banlieue d'Angers, chez la famille Morin qui compte cinq enfants. Mme Jeanne Morin avait déjà eu par la DDASS un enfant noir qu'elle avait pleuré quand on le lui avait repris. Guy Georges est accueilli comme un enfant de substitution. Il révèle très tôt un caractère solitaire au sein de cette famille nombreuse constituée de treize enfants adoptés, puis, très vite, un tempérament violent et agressif[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sa mère n'ayant pas signé les papiers officiels d'abandon, il ne peut être adopté. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liquidation d'identité
Le 2 février 1966, la DDASS constate « l'état d'abandon » de Guy Rampillon, bientôt pupille de l'État sous le matricule 5086. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Afin de faciliter son adoption, par décision de justice le 23 février 1968, son nom de naissance (Rampillon), qui est celui de sa mère, est remplacé par un patronyme (Georges) provenant du prénom de son père[3]. Son acte de naissance est remplacé par un faux ; un acte qualifié par les psychiatres comme « mort généalogique », une pratique courante jusqu'à son interdiction en 1996 en tant que violation des droits fondamentaux. Le Dr Henri Grynzspan, un des psychiatres ayant examiné Guy Georges, affirme : « C'est parmi ces sujets de mort généalogique que l'on rencontre le plus souvent des enfants qui transgressent les lois de façon violente et agressive »[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Guy Georges demeurera hanté par la question de ses origines et l'identité de son père. Dans les squats où il vit plus tard, il prétend être le fils d'un héros de guerre, général de l'OTAN. Même au moment de son arrestation, il est décrit par la presse comme « Antillais » ; la vérité sur ses origines ne fut révélée que deux ans après le début des interrogatoires. Ces révélations eurent un effet profond sur la personnalité et la confiance en soi de Guy Georges. En novembre 2000, avant le début de son procès, son premier avocat de la défense, François Honnorat, décrit : « Quand on lui annonça enfin le nom de son père, ce fut comme s'il était né de nouveau. Il bondissait de joie. Il avait retrouvé l’identité qu’il a recherchée toute sa vie. Être américain a accru sa suffisance et confiance en soi. Avant d'apprendre la nouvelle, il était prêt à reconnaître ses crimes aux assises pour épargner aux familles davantage de souffrance. Maintenant, il veut s’attaquer à l’ensemble du système »[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Adolescence
Sa scolarité est chaotique : après avoir redoublé le CM1, il entre en sixième de transition en septembre 1974, au collège privé Notre-Dame, à Baugé en Maine-et-Loire[4],[3]. Solitaire, ses loisirs consistent à se promener dans les bois et à chasser, à l'exemple de Joe l'Indien, personnage des Aventures de Tom Sawyer, avec deux de ses frères adoptifs ; il traque, capture et vide lui-même le gibier qu'il trouve[4]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En novembre 1976, à 14 ans, il tente d'étrangler de ses mains une de ses sœurs adoptives, Roselyne Derouineau, handicapée mentale, qu'il apprécie pourtant. Cet incident est passé sous silence par les Morin, sur les conseils du Dr Longereau, qui soigna Roselyne, soucieux de laisser une chance à Guy[5],[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 31 mars 1978, à 15 ans, il récidive en agressant Christiane, sœur de Roselyne, en tentant de l'étrangler avec un pied de tabouret fait de fer. Dans les deux cas, il semble avoir agi par pulsion sauf pour Christiane qui le « balançait », d’après ses mots, dès qu’il commettait un méfait, ce qui l’a énervé au fil du temps. Inquiète pour ses autres filles, Mme Morin obtient le renvoi de Guy Georges dans le foyer de La Marmitière, spécialisé pour les jeunes en difficulté[6],[7],[8]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Malgré un meilleur encadrement, le cas du jeune homme ne s'améliore pas. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 6 février 1979, il agresse la jeune Pascale C. à sa descente de bus. Après une tentative de racket, il tente de l'étrangler mais la jeune fille parvient à s'échapper. Arrêté par la police, il est placé en détention provisoire, mais est relâché une semaine plus tard. Totalement seul à sa sortie de prison, rejeté par sa famille d'accueil, Georges déprime et se met à boire. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En mai 1980, il rechute dans ses crises de folie et agresse successivement Jocelyne S. puis Roselyne C. Pour cette dernière, l'agression est très violente puisque Georges poignarde sa victime à la joue. Arrêté de nouveau, il est placé en détention provisoire à la prison d'Angers pour ces faits d'agression avec violence. Georges est condamné à un an de prison ferme. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il sort de prison le 10 février 1981, après neuf mois de détention. Georges ne fait l'objet d'aucun suivi spécialisé et décide de s’installer à Paris, avec un de ses frères adoptifs, après une expérience dans un foyer de jeunes majeurs à Angers ; il finance ce voyage en s'emparant de 20 000 F dans la caisse de ce foyer[9],[10]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Militant politique et voyou indic
Des témoignages de personnes ayant vécu avec lui font état de ses liens avec les Renseignements généraux (RG) depuis 1994, quand il habitait au squat « Saint-Sauveur », et auparavant au squat de la rue Didot. Paul Webster du Guardian écrit que « après avoir affirmé avoir été récemment libéré pour vol à main armée, il s'est vaguement intéressé aux manifestations de gauche d'un collectif vaguement affilié à des groupes contestataires en se joignant à des raves nocturnes dans les vastes caves de la rue Didot, où boisson, drogue et sexe étaient facilement accessibles »[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Deux écrivains ayant habité avec lui à ce moment en ont témoigné — Lola Lafon, au cours d'une émission de télévision, et Philippe Tersand, dans son livre Guy Georges. Un ami insoupçonnable ? —, ainsi qu’un ancien photographe du journal Paris Match, Yan Morvan, ayant fréquenté Guy Georges lorsqu'il se faisait appeler Jo et qu'il infiltrait le milieu des squats politiques. Guy Georges et un acolyte non nommé par Morvan (qui était le dealer de la rédaction de Paris Match et plus tard s'avèrera être un tueur lui-même) auraient ainsi reçu une « protection relative » de la part des RG en échange de leurs informations sur les activités de l'association Droit au logement[11]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Au squat, Guy Georges était connu sous le nom de Joe, d'après l'Indien des Aventures de Tom Sawyer, et prétendait être récemment libéré après 13 ans de réclusion pour un braquage de banque. Il passa deux ans au squat, fréquenté par des « militants agités, des drogués et des marginaux », « portant ses baguettes dans une poche arrière, se vantant d'exploits criminels inventés et exprimant sa haine des homosexuels et des skinheads », écrit Paul Webster du Guardian[2]. Philippe Dusanter, un psychiatre et militant CNT l'ayant connu à cette époque, dit avoir été trompé par son « attitude à la Belmondo — le petit escroc vraiment cool qui a déclaré qu'il venait d'être libéré après 13 ans de détention pour braquage de banque. Il était serviable, cohérent, poli et décontracté, prêt à arbitrer les différends, notamment lorsque notre activité politique était transférée dans un immeuble de la rue Saint-Sauveur, un squat crasseux près des Halles ». Il ajoute : « Il ne s'identifiait pas aux squatteurs moyens : il les considérait comme des épaves humaines. Personne ne le soupçonnait de crimes sexuels. Mais, en regardant en arrière, on se souvient qu'il avait pleuré à trois reprises qui coïncidaient avec des meurtres. Il a dit à un ami que des proches étaient décédés ». Guy Georges déclarera lors de son interrogatoire : « Si un homme a tué une femme, il la pleurerait sûrement »[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Claire, la fille du journaliste Paul Webster cité précédemment, a également connue « Joe », le décrivant comme « charmant et protecteur envers les femmes, surtout si elles souffraient de détresse mentale ». Elle décrit qu'il avait de nombreuses petites amies ; l'une d'entre elles, Sandrine, dira qu'il lui faisait l'amour huit fois par jour et parlait constamment de fonder une famille[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Parcours criminel
Années d'errance et premiers crimes
À Paris en 1981, Guy Georges vole et se prostitue auprès d'une clientèle masculine. C'est à cette période qu'il sévit pour la première fois dans la capitale. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 16 novembre 1981, Nathalie L.[12], 18 ans, est agressée dans son immeuble alors qu'elle rentrait chez elle. Après avoir été violée, elle est poignardée et laissée pour morte par son agresseur. Blessée très gravement, la jeune femme survit pourtant à l'agression. Guy Georges, qui est âgé de 19 ans, n'est pas inquiété par la justice, qui conclut à un non-lieu. Il s'agit de son premier crime connu qui précède une longue série avant une réponse pénale. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En février 1982, Georges se fait arrêter dans le cadre d'une affaire de vol. Il est placé en détention provisoire pour ce délit. Condamné à cinq mois de prison, il est expédié à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Il est libéré le 30 mai 1982[13]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Huit jours plus tard, le 7 juin 1982, Georges agresse Violette K. dans un parking souterrain du 16e arrondissement : il tente de la violer, la poignarde et tente de l'étrangler. La jeune femme parvient à s'enfuir. Guy Georges est repris par la police quelques jours plus tard puis placé en détention provisoire pour ces faits d'agression sexuelle et attentat à la pudeur. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Guy Georges comparaît le 10 février 1983, devant le Tribunal judiciaire de Paris pour agression sexuelle et attentat à la pudeur. Il est condamné à 30 mois de prison ferme, qu'il purge partiellement à la prison d'Écrouves en Lorraine[14]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 27 février 1984, après un an et demi de prison, Guy Georges obtient une permission de sortie pour bonne conduite. Il a alors 21 ans. Le soir même, il viole, à l'aide d'une arme, Pascale Nix dans sa voiture : celle-ci est poignardée mais parvient à s'échapper. La police arrête Georges au cours de la soirée. Guy Georges est placé en détention provisoire, inculpé de viol sous la menace d'une arme. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 5 juillet 1985, Guy Georges comparaît devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle à Nancy. Durant le procès, Georges est défendu par Jean-Pierre Morin. L'avocat général requiert quinze ans de prison mais, grâce à la plaidoirie de Me Morin, Guy Georges sera condamné à une peine de dix ans de réclusion criminelle[15]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le « tueur de l'Est parisien »
Le 18 janvier 1991, bénéficiant d'un régime de semi-liberté, Guy Georges en profite un soir pour ne pas se présenter à la prison de Caen dont il dépend. Il s'enfuit alors à Paris et vit dans différents squats de l'est de la capitale. Guy Georges tue pour la première fois, assouvissant une pulsion latente et trouvant ainsi le moyen de ne plus avoir de plaignante capable de le dénoncer. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans la nuit du 24 au 25 janvier 1991, il aperçoit Pascale Escarfail, dix-neuf ans, alors qu'il est à la terrasse d'un café. Il la suit jusqu'à la rue Delambre, pénètre dans l'immeuble avec facilité (car la porte en fer forgé se referme lentement), la double dans la cage d'escalier, entre de force dans le petit appartement de la jeune femme et la viole[16]. Pascale se débat. Il la frappe de trois coups de couteau à la gorge[17]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Guy Georges se constitue prisonnier, le 17 février 1991, dans un commissariat parisien. Il est incarcéré à la prison de Caen puis condamné à une peine de huit mois pour cette évasion, qui vient s'ajouter aux dix ans de prison qu'il purge encore en fin de peine. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il est libéré le 4 avril 1992 et sévit de nouveau à Paris quelques jours plus tard. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 22 avril 1992, Guy Georges agresse Éléonore D. dans un hall d'immeuble. Sa victime parvient à s'échapper et prévient les forces de l'ordre qui arrêtent Guy Georges. Il est placé en détention provisoire et condamné à cinq ans de prison dont trois avec sursis : ce qui le condamne à 2 ans de prison ferme. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il est libéré le 5 novembre 1993, après un an et demi de détention. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Deux mois plus tard, le 7 janvier 1994, Guy Georges assassine Catherine « Cathy » Rocher (vingt-sept ans), dans un parking souterrain, après l'avoir violée. Il n'est pas inquiété pour ce meurtre. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Six jours après ce crime, le 13 janvier 1994, Guy Georges agresse, avec l'aide d'un couteau, une animatrice radio travaillant pour Radio Nostalgie, Annie Le Fléouter, sous le porche du logement où elle réside, rue du Père-Corentin. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Le tueur de l'Est parisien » (comme la presse le surnommera plus tard) récidive le 8 novembre 1994 en assassinant Elsa Benady (vingt-deux ans) dans le parking souterrain de sa résidence, dans le 13e arrondissement[18]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans la nuit du 9 au 10 décembre 1994, Guy Georges assassine l'architecte néerlandaise Agnès Nijkamp, âgée de trente-trois ans. Elle est retrouvée par son compagnon, égorgée à son domicile dans le 11e arrondissement[18]. Elle a été violée. C'est le quatrième meurtre de Guy Georges qui vit alors comme un marginal, errant de squat en squat, passant ses journées à boire et à voler dans les commerces. Les enquêtes pour les meurtres de Benady et Nijkamp sont séparées, aucun lien n'étant tiré entre les deux affaires à ce stade de l'enquête ; des échantillons biologiques du coupable ont en effet été extraits des scènes de crime mais leur altération partielle ne permet initialement pas de recoupement[18]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Six mois plus tard, le 16 juin 1995, Élisabeth Ortega échappe de peu à une tentative de meurtre du tueur de l'Est parisien. Malheureusement pour l'avancement de l'enquête, elle décrit dans un portrait-robot son agresseur comme ressemblant à un Maghrébin et non au métis qu'est Guy Georges. Du fait de cette erreur, l'enquête piétine. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 8 juillet 1995, Guy Georges s'en prend à Hélène Frinking, une femme de vingt-sept ans, qui est violée et tuée dans son appartement en rentrant d'une soirée. Cette année-là, l'affaire du « tueur de l'Est parisien » commence à faire la une des médias, les enquêteurs parvenant à faire le lien entre différents crimes. Mais ils ont alors peu d'éléments : une trace de pied grec (improprement appelé « pied égyptien » par les enquêteurs) relevée lors de l'homicide d'Hélène Frinking, un portrait-robot peu ressemblant, et trois traces ADN du même auteur. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 25 août 1995, Guy Georges, déjà indicateur des renseignements généraux concernant les squats politiques[19], est à deux doigts d'être démasqué après une agression manquée chez Mélanie Bacou, dans le quartier du Marais. Reconnu et dénoncé à la police, Georges est placé en détention provisoire pour agression sexuelle. Très rapidement, l'enquête sur l'affaire du « tueur de l'Est parisien » se tourne vers la personnalité de Guy Georges, dont les antécédents paraissent concordants avec les cinq meurtres et la tentative de meurtre du « tueur de l'Est parisien ». Il donne volontairement un échantillon de son ADN. Quand on lui demande lors de son procès pourquoi il a accepté, il répond : « Je voulais qu'ils m'arrêtent[20] ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En septembre 1995, Guy Georges est extrait de sa prison et est placé en garde à vue pour les crimes du « tueur de l'Est parisien ». Il échappe de nouveau, inexplicablement, à une qualification sexuelle des faits qui lui sont reprochés et n'est donc pas confondu. Il a encore plus de chance lorsque sa photo est présentée à l'une de ses anciennes victimes, Élisabeth Ortega, qui ne le reconnaît pas. La comparaison avec l'ADN suspect n'est pas faite. Il est ainsi mis hors de cause, ce qui a pour effet de renforcer son sentiment d'invincibilité face aux autorités. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En détention provisoire, Guy Georges est seulement poursuivi pour l'agression sexuelle commise à l'encontre de Mélanie Bacou. Il est condamné à 30 mois de prison ferme pour ces faits. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Guy Georges est libéré le 5 juin 1997, après vingt et un mois de détention[21]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 2 juillet 1997, moins d'un mois après sa libération, Guy Georges s'introduit chez Estelle Fouque. Il tente de la violer, mais la victime crie et le fait fuir. Après cette tentative de viol manquée, Georges récidive quelques semaines plus tard. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 23 septembre 1997, Guy Georges s'en prend à Magali Sirotti, étudiante de dix-neuf ans, qui est violée puis poignardée dans son appartement. Il s'agit de son sixième meurtre. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 28 octobre 1997, Guy Georges agresse Valérie Lauzanne dans son escalier avant de prendre la fuite, laissant sa victime en vie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans la nuit du 15 au 16 novembre 1997, Guy Georges s'attaque à Estelle Magd (vingt-cinq ans) qu'il viole et poignarde à mort. La jeune femme est retrouvée à son domicile, violée et égorgée dans son lit. Ce sera la dernière victime du tueur que la presse surnomme désormais « la bête de la Bastille »[22]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après le meurtre d'Estelle Magd, à la fin 1997, les enquêteurs, appartenant jusque-là à quatre groupes différents de la Brigade criminelle (d'où une guerre des polices), sont définitivement parvenus à faire le lien entre les différents crimes, et l'existence d'un tueur en série dans la capitale est donc avérée. Conscient de l'enquête sans précédent qui est en train d'être menée (notamment une enquête scientifique inédite, elle contourne en effet la loi qui n'encadre pas encore les comparaisons à grande échelle, de comparaison d'ADN[18] menée à l'échelle nationale par le juge d'instruction Gilbert Thiel), Guy Georges quitte temporairement Paris. Il y revient cependant quelques mois plus tard. C'est à ce moment que l'enquête scientifique porte enfin ses fruits et que le laboratoire de génétique moléculaire du CHU de Nantes, dirigé par Olivier Pascal, parvient à identifier et à recouper les traces d'ADN laissées sur les lieux des crimes comme étant celles de Guy Georges. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liste des victimes connues
| Date | Identité[1] | Âge | Profession / Activité / Statut | Lieu Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
|---|---|---|---|---|
| novembre 1976 | Roselyne Derouineau | ? | Sa sœur adoptive | Noyant Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 31 mars 1978 | Christiane Derouineau | ? | Sa sœur adoptive | Noyant Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 6 février 1979 | Pascale C. | 20 | Étudiante en journalisme | Maine-et-Loire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 5 mai 1980 | Jocelyne S. | 24 | ? | Angers Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 16 mai 1980 | Roselyne C. | 33 | ? | Angers Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 16 novembre 1981 | Nathalie David | 18 | ? | Paris (14e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 7 juin 1982 | Violette K. | ? | ? | Avenue Foch, Paris (16e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 27 février 1984 | Pascale Nix | 22 | Étudiante | Nancy Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 24 janvier 1991 | Pascale Escarfail | 19 | Étudiante en lettres à la Sorbonne | 41 rue Delambre, Paris (14e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 22 avril 1992 | Éléonore P. | 22 | Étudiante | Boulevard Malesherbes, Paris (17e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 7 janvier 1994 | Catherine « Cathy » Rocher | 27 | Assistante de marketing | 70 boulevard de Reuilly, Paris (12e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 13 janvier 1994 | Annie Le Fléouter | 28 | Animatrice radio | 11 rue du Père-Corentin, Paris (14e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 8 novembre 1994 | Elsa Benady | 22 | Attachée de presse | 110 boulevard Auguste-Blanqui, Paris (13e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 9 décembre 1994 | Agnès Nijkamp | 33 | Architecte d'intérieur | 75 rue du Faubourg-Saint-Antoine, Paris (11e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 16 juin 1995 | Élisabeth Ortega | 23 | Psychomotricienne | 40 rue des Tournelles, Paris (4e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 8 juillet 1995 | Hélène Frinking | 27 | Étudiante en psychologie | 213 rue du Faubourg-Saint-Martin, Paris (10e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 25 août 1995 | Mélanie Bacou | 20 | ? | Rue au Maire[23], Paris (3e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 2 juillet 1997 | Estelle Fouque | 24 | Monteuse pour le cinéma | Rue Jean-Pierre-Timbaud, Paris (11e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 23 septembre 1997 | Magali Sirotti | 19 | Étudiante | 71 rue d'Hautpoul, Paris (19e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 28 octobre 1997 | Valérie Lauzanne | 25 | Responsable commerciale | Rue Saint-Sulpice, Paris (6e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 15 novembre 1997 | Estelle Magd | 25 | Secrétaire chez MK2 | 12 rue de la Forge-Royale, Paris (11e) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
Interpellation
De nombreuses équipes de policiers sont alors mobilisées pour arrêter le tueur, avec à leur tête Martine Monteil, nouvelle cheffe de la Brigade criminelle. C'est après une surveillance de tous les lieux que Guy Georges a l'habitude de fréquenter, et malgré une ultime et retentissante nouvelle bavure (la presse annonce son identité sur les ondes le matin même du jour qui va être celui de son arrestation, alors qu'il est recherché par toutes les polices et ne sait pas qu'il a été identifié), qu'il est repéré le 26 mars 1998 vers 12 h 30 par deux policiers en patrouille à la sortie du métro Blanche. Guy Georges se rend au supermarché Monoprix, juste en face, où il est interpellé à 12 h 45 au rayon parapharmacie[24]. Il est immédiatement incarcéré à la prison de la Santé[25]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 26 décembre 2000, quelques semaines avant son procès, Guy Georges tente de s'évader en compagnie de deux autres détenus en sciant les barreaux de sa cellule[26],[27]. Cette tentative d'évasion est classée sans suite, par le parquet de Paris, le 11 septembre 2001 ; le magistrat qui a rédigé l'ordonnance précisant que « le transport et la comparution devant le tribunal correctionnel de Paris de trois détenus dangereux qui n'ont rien à perdre posent de sérieux problèmes de sécurité »[28]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Analysant les nombreuses lettres envoyées à une amie suivant son arrestation, les psychiatres notent que « la chasse en pleine nature, et les questions de comportement animal étaient constamment présentes dans sa conversation et montraient une identification atavique avec la domination et la prédation »[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Critique sur la vitesse de l'investigation
Anne Gautier, la mère de l'étudiante néerlandaise en psychologie Hélène Frinking, assassinée par Guy Georges en 1995, est la principale voix critique face à l'investigation de la police française : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Ce n'est que lorsque j'ai alerté la presse sur des coïncidences entre les meurtres qu'il y a eu un tollé.
J'ai constaté que la police judiciaire n'a même interrogé les voisins d'Hélène que 23 mois après son assassinat […] Le portrait d'identité d'Élisabeth Ortega a été dressé 28 mois après son agression, mais les descriptions précises des autres survivants et témoins [dans au moins quatre autres cas] ont été ignorés. J'ai été traitée avec condescendance, comme une « pauvre petite femme », et on m'a dit que les liens dans l'affaire Guy Georges avaient été manqués parce que la police était surchargée de travail. Ils ont été distraits par les attentats terroristes de 1995 et ont accordé bien plus d'importance à l'enquête de 1997 sur la mort de la princesse Diana, lorsque toute la force a été mobilisée pour satisfaire l'opinion publique. […] Si vous défiez la police française, elle est arrogante et prétend être la meilleure du monde, mais elle a arrêté Guy Georges au moins trois fois pour des délits connexes sans le lier aux meurtres, même s'il a laissé bon nombre d'indices[2]. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Anne Gautier tentera de créer un lobby pour dénoncer les échecs policiers et administratifs, qui incluaient au moins 70 meurtres non résolus de jeunes femmes les années précédentes. Toutefois, d'autres parents de victimes l'accuseront de vouloir attirer l'attention médiatique[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Procès et condamnation
Lors de son procès qui débute le 19 mars 2001, Guy Georges commence par nier tous les meurtres, puis sa défense se fissure sous la pression des avocats. Solange Doumic, avocate de la famille Escarfail, obtient de lui un demi-aveu le 24 mars[29] ; et le 27 mars, il finit par avouer lorsqu'il se trouve confronté à sa victime rescapée, Élisabeth Ortega. En pleurant, il reconnaît sept meurtres et une agression[30]. Les deux avocats de Guy Georges, Alex Ursulet et Frédérique Pons (l'ex-épouse de celui-ci et qui a bien voulu l'assister), ne peuvent désormais plus poursuivre leur stratégie de tout nier en bloc et adoptent celle de la rédemption[31]. Le Telegraph commente : « Le soulagement que son règne de terreur soit terminé fut assombri par la réalisation que seule une incompétence policière extraordinaire lui a permis de rester libre, de tuer aussi longtemps »[20]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 5 avril 2001, Guy Georges est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Son premier avocat, François Honnorat, disait se sentir partagé dans son propre jugement sur « la punition appropriée pour le voyage criminel d'un enfant perdu que la société avait traité comme un déchet », ainsi écrit par The Guardian. « J'ai demandé aux psychiatres s'ils pouvaient trouver une solution pour lui éviter un confinement perpétuel », disait-il. « Leur réponse était claire : Georges n'était pas fou et était pleinement responsable de ses actes. Ils disaient qu'il y avait deux chemins pour un homme de son type. Il était prédestiné à devenir un meurtrier ou un héros de guerre »[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Vie en prison
Depuis son incarcération à la maison centrale d'Ensisheim, Guy Georges fait l'objet d'une fascination macabre de la part de jeunes femmes avec qui il échange de nombreux courriers. En 2004, une étudiante en droit va le voir régulièrement au parloir et tombe sous son charme[32]. En 2019, il fréquenterait une jeune étudiante en cinéma qu'il recevrait une fois par mois au parloir[33]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Anne Gautier, la mère d'Hélène Frinking, qui avait mené une « co-enquête », parallèlement à l'enquête policière, et s'était isolée dans un couvent pendant le procès pour apprendre le pardon, a longuement correspondu avec lui[34]. En 2001, elle n'était pas présente au procès car « ce n'était pas son truc », mais lorsqu'elle apprend qu'il demande pardon, elle lui écrit une lettre et il répond. Elle écrit qu'elle n'est pas en mesure de lui pardonner car ce n'était pas elle qu'il a attaquée. Il répond que lui non plus n'a pas pu dormir la nuit du 7 au 8 juillet 1995 (date à laquelle il assassine l'étudiante néerlandaise), et que « je vous dois tellement car je vous ai pris tellement ». Au fil du temps, Anne Gautier et Guy Georges correspondent « presque comme des confidents », et elle commence à penser qu'il « n'est pas un monstre, mais un homme que les circonstances ont conduit à être qui il est ». Elle espère que les psychologues français étudient leurs interactions, afin de mieux comprendre l'esprit d'un tueur en série, ce qui pourrait inciter les gens à plutôt aider ce genre d'individus[34]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après cette affaire, Élisabeth Guigou, ministre de la Justice, obtient la mise en place d'un fichier regroupant les empreintes génétiques recueillies lors d'enquêtes de police : le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG). Le juge d'instruction Gilbert Thiel, alors chargé de l'affaire, avait regretté l'absence d'un tel moyen de recoupement qui aurait pu permettre de confondre Guy Georges après le cinquième meurtre[18],[35]. Les recoupements effectués ayant nécessité une comparaison manuelle de 3 500 échantillons[18]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Guy Georges est admissible à la libération conditionnelle depuis mars 2020, fin de sa période de sûreté. Il n'en a pas fait la demande conformément à ce qu'il avait déclaré à la fin de son procès : « Je vais m’infliger une peine. Je ne sortirai jamais de prison, vous serez tranquilles. », « Quoi qu’il arrive maintenant, je recommencerai jamais et même si vous l’acceptez pas, je demande encore pardon »[36],[37]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Voir aussi
Bibliographie
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Ouvrages
- Patrice Bertin, Serial douleur : sept familles face à Guy Georges, Paris, Le Cherche midi, septembre 2004, 207 p. (ISBN 978-2-7491-0275-7) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Tatiana de Rosnay, La Mémoire des murs : roman, Paris, Plon, 2003, 138 p. (ISBN 978-2-259-19739-7) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Michel Dubec et Chantal de Rudder, Le Plaisir de tuer, Paris, Le Seuil, 8 février 2007, 223 p. (ISBN 978-2-02-055273-8) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Christian English et Frédéric Thibaud, Affaires non classées, t. 2, Paris, First, 15 juin 2004, 294 p. (ISBN 978-2-87691-909-9), « Le Tueur en série Guy Georges » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Omar Guendouz et Frank Spengler, Guy Georges : contre-enquête sur le « tueur de l'Est parisien », Paris, Mango Document, février 2001, 217 p. (ISBN 978-2-914353-00-7). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Olivier Maurel, le Taulier : Confessions d'un directeur de prison, Paris, Fayard, 2010, 244 p. (ISBN 978-2-213-65502-4) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pascal Michel, 40 ans d'affaires criminelles : 1969-2009, Lulu.com, 17 avril 2009, 208 p. (ISBN 978-1-4092-7263-2, lire en ligne), « L'affaire Guy Georges », p. 84-91 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Dr Philippe Tersand, Guy Georges, un ami insoupçonnable ?, Paris, Stock, 2000, 214 p. (ISBN 978-2-234-05285-7) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Patricia Tourancheau, Guy Georges : la traque, Paris, Fayard, septembre 2010, 350 p. (ISBN 978-2-213-64401-1). . Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans la nouvelle La Vengeance du pardon d’Eric-Emmanuel Schmitt, le personnage de Sam Louis est très largement inspiré de Guy Georges. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Filmographie
Cinéma
- Guy Georges, enquête sur un tueur en série, d'Alain Hamon, 2000 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- L'Affaire SK1, de Frédéric Tellier, 2014 : rôle interprété par Adama Niane Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Les femmes et l'assassin, documentaire de Mona Achache et Patricia Tourancheau, Netflix, 9 septembre 2021, 92 min (fiche Netflix en anglais) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Télévision
- « Les empreintes du crime » (début du reportage) le 6 juin 2000 dans Faites entrer l'accusé présenté par Christophe Hondelatte sur France 2. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- « Guy Georges, le tueur de l'Est parisien » le 12 août 2004 dans Faites entrer l'accusé présenté par Christophe Hondelatte sur France 2. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- « Guy Georges » le 31 janvier, le 10 juillet 2010 dans Affaires criminelles sur NT1. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- « L'affaire Guy Georges, le tueur de l'est parisien » (premier reportage) le 3 janvier 2015 dans Chroniques criminelles sur NT1. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- « Guy Georges : une traque interminable » premier reportage du « Spécial : ils ont fait trembler la France » le 27 avril 2015 dans Crimes sur NRJ 12. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- « À la poursuite de SK1 » le 3 janvier 2019 dans Indices sur Numéro 23. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Flic tout simplement, téléfilm d'Yves Rénier, diffusé le 20 janvier 2016 sur France 2. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- « L'affaire Guy Georges : le tueur de l'est parisien », le 28 septembre 2024 dans Au bout de l'enquête, la fin du crime parfait ? sur France 2. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- (en) The Beast of the Bastille : Guy Georges, sur Crime & Investigation 44 minutes (ISBN 1-4229-1594-8) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Radio
- « Guy Georges », les 8, 9 et 10 novembre 2021 dans Hondelatte raconte sur Europe 1 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- « INEDIT - Guy Georges, épisode 1 : de la Ddass aux 1ers crimes - L'intégrale », sur Europe 1 (consulté le 9 novembre 2021) Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- « INEDIT - Guy Georges, épisode 2 : la traque - Le récit », sur Europe 1 (consulté le 9 novembre 2021) Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- « INEDIT - Guy Georges, épisode 3 : ses aveux, son procès - L'intégrale », sur Europe 1 (consulté le 9 novembre 2021) Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
Articles connexes
- Liste d'affaires criminelles françaises depuis 1900 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Liste de tueurs en série Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Affaire du « Mur des cons » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liens externes
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- Portail du droit français Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail de la criminologie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail de la prison Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail de Paris Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Notes et références
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Références 1 à 25
- En saumon, les victimes décédées à la suite de l'agression. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- (en-GB) Paul Webster, « The making of a serial killer » [« La fabrication d'un tueur en série »], The Guardian, 25 novembre 2000 (consulté le 28 décembre 2024).↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9 ↩10 ↩11 ↩12
- Patricia Tourancheau, « Un «petit Noir» en Anjou », sur Libération, 16 février 2001 (consulté le 7 décembre 2020).↩1 ↩2
- Guendouz et Spengler 2001, p. 29.↩1 ↩2
- Guendouz et Spengler 2001, p. 35.↩
- Nelly Terrier, « Guy Georges, tueur souriant et tranquille », Le Parisien, 20 mars 2001 (lire en ligne, consulté le 10 août 2015).↩1 ↩2
- Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, 2007, p. 141.↩
- Guendouz et Spengler 2001, p. 36-38.↩
- Alain Bauer, Dictionnaire amoureux du Crime, Plon, 2013, p. 124.↩
- Guendouz et Spengler 2001, p. 49.↩
- Yan Morvan, « La Bête et moi », sur vice.com, 1er novembre 2014 (consulté le 25 janvier 2022)↩
- Entre 1981 et 2001 (date du procès), Nathalie s'est mariée, David est son nom d'épouse.↩
- Tourancheau 2010, p. 57. ↩
- « En 1985, une expertise psychiatrique décrivait Guy Georges comme « dangereux » », Le Monde.fr, 29 mars 1998 (lire en ligne, consulté le 17 août 2022)↩
- « Guy Georges, quand le serial killer rôdait dans Paris », sur parismatch.com (consulté le 17 août 2022)↩
- E. D., « Comme d´habitude, je l´ai violée, je l´ai tuée », sur leparisien.fr, 18 juin 1998 (consulté le 2 juin 2020).↩
- Tourancheau 2010, Chap. 1. ↩
- Alice Andreoli (trad. de l'italien par Sophie Lem), L'histoire controversée du test ADN : Entre crimes, mystères et batailles légales [« Identità alla prova. La controversia storia del test del DNA tra crimini, misteri e battaglie legali »], Éditions Belin, coll. « Pour la Science », 2009, 271 p. (ISBN 978-2-7011-5589-0, ISSN 1773-8016), Annexes, chap. 1 (« L'arrivée des empreintes génétiques en France »), p. 244-248.↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6
- Yan Morvan, « La Bête et moi », sur Vice, 1er novembre 2014 (consulté le 2 octobre 2023)↩
- (en) Patrick Bishop, « 'Beast of Bastille' admits to killings », sur The Telegraph, 28 mars 2001 (consulté le 18 avril 2024)↩1 ↩2
- « Comment la police a fini par arrêter Guy Georges, le tueur de l'est parisien », sur Franceinfo, 7 janvier 2015 (consulté le 17 août 2022)↩
- Jean-Pierre Vergès, Les tueurs en série, Hachette Pratique, 2007, p. 148.↩
- Gilbert Thiel, On ne réveille pas un juge qui dort: Entretiens avec Daniel Carton, Fayard, 30 octobre 2002 (ISBN 978-2-213-66021-9, lire en ligne).↩
- « Le dernier secret de l'affaire du tueur en série Guy Georges », sur Le Figaro, 24 novembre 2008 (consulté le 28 septembre 2024)↩
- Tourancheau 2010, p. 127. ↩
Références 26 à 37
- Jacqueline Coignard, « Guy Georges : échappée ratée à la Santé », sur Libération, 27 décembre 2000 (consulté le 22 mars 2020).↩
- Guendouz et Spengler 2001, p. 209-215.↩
- Frédéric Vézard, « Guy Georges ne sera pas jugé pour sa tentative d'évasion », sur Le Parisien, 6 février 2002 (consulté le 22 mars 2020).↩
- Patricia Tourancheau, « Guy Georges sur le point de craquer », sur Libération (consulté le 1er juillet 2021)↩
- Mathieu Delahousse, « J’étais au procès de Guy Georges en 2001. J’ai vu le film de 2015 », sur L'Obs, 3 janvier 2015.↩
- « La stratégie alambiquée de la défense », sur L'Humanité, 31 mars 2001.↩
- « L'étudiante avoue aimer Guy Georges, violeur et meurtrier », La Dépêche du Midi, 20 septembre 2004.↩
- Julien Gris, « L’homme qui dissèque les cerveaux des tueurs en série vous attend au cinéma de Saint-Quentin », sur L'Aisne nouvelle, 9 décembre 2019 (consulté le 5 novembre 2022).↩
- (en) « The Women and the Murderer », sur netflix.com (consulté le 16 septembre 2021).↩1 ↩2
- Valentine Arama, « Aux origines du Fichier d'empreintes génétiques, Guy Georges, «le tueur de l'Est parisien» », sur lefigaro.fr, 17 août 2018 (consulté le 1er mai 2021).↩
- « Quand le tueur en série Guy Georges semait la peur dans Paris », sur actu.fr (consulté le 16 septembre 2021).↩
- « Le tueur en série Guy Georges condamné à la prison à vie », sur La Libre.be, 13 février 2024 (consulté le 13 février 2024).↩
Points à vérifier (154)
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- Qui est Guy Georges ? — Non vérifié
Guy Georges, de son nom de naissance Guy Rampillon, né le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François (Marne), est un tueur en série et un violeur en série français actif pendant les années 1980 et les années 1990 en France.
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- Quelle est la date de naissance de Guy Georges ? — Non vérifié
15 octobre 1962.
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- Quel est le lieu de naissance de Guy Georges ? — Non vérifié
Vitry-le-François (Marne).
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Présentation
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- Passage de cet article — Non vérifié
Biographie
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- Présentation — Non vérifié
Guy Georges
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- Présentation — Non vérifié
Tueur en série, violeur en série
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- Présentation — Non vérifié
Guy Georges dans les années 1980.
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- Présentation — Non vérifié
Information
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- Présentation — Non vérifié
Nom de naissance | Guy Rampillon
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- Présentation — Non vérifié
Naissance | 15 octobre 1962 (63 ans) Vitry-le-François (Marne)
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- Présentation — Non vérifié
Surnom | Le tueur de l'Est parisien Le tueur de la Bastille Joe the Killer G le maudit La bête de la Bastille SK1 (Serial Killer number 1)
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- Présentation — Non vérifié
Condamnation | 5 avril 2001
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- Présentation — Non vérifié
Sentence | Réclusion criminelle à perpétuité
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- Présentation — Non vérifié
Actions criminelles | Viols suivis de meurtres
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- Présentation — Non vérifié
Victimes | 7
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- Présentation — Non vérifié
Période | 24 janvier 1981-16 novembre 1997
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- Présentation — Non vérifié
Pays | France
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- Présentation — Non vérifié
Régions | Île-de-France
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- Présentation — Non vérifié
Ville | Paris
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- Présentation — Non vérifié
Arrestation | 26 mars 1998
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- Présentation — Non vérifié
modifier
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- Présentation — Non vérifié
Guy Georges, de son nom de naissance Guy Rampillon, né le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François (Marne), est un tueur en série et un violeur en série français actif pendant les années 1980 et les années 1990 en France. Il est condamné le 5 avril 2001, pour sept meurtres, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de vingt-deux ans.
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- Enfance — Non vérifié
Guy Rampillon naît le 15 octobre 1962 à Vitry-le-François. Son père, George Cartwright, soldat afro-américain, est cuisinier sur la base américaine de l'OTAN de Marly-le-Roi, de passage en France et déjà marié aux États-Unis. Sa mère, Hélène Rampillon, angevine, est montée à Marly-le-Roi travailler « au bouchon » dans les bars américains. En avril 1961, elle a eu un premier fils prénommé Stéphane, né de père inconnu.…
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- Enfance — Non vérifié
Guy Rampillon est rapidement renié et abandonné par sa mère, et rejeté par ses grands-parents maternels pour qui cela fait déjà le deuxième produit de relations extraconjugales avec des GIs. De plus, donner naissance à un enfant métis était « intolérablement stigmatisé » à Angers.
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- Enfance — Non vérifié
Hélène Rampillon part alors vivre en Californie avec Stéphane. Elle refera sa vie loin de son deuxième fils et ne le verra jamais lors de ses brefs retours en France. Guy Rampillon est d'abord placé à Angers chez des nourrices qu'Hélène ne peut pas — ou ne veut pas — payer puis confié le 9 mai 1963 à la DDASS qui le place dès le 4 juin 1963 dans la banlieue d'Angers, chez la famille Morin qui compte cinq enfants. Mme…
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- Enfance — Non vérifié
Sa mère n'ayant pas signé les papiers officiels d'abandon, il ne peut être adopté.
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- Liquidation d'identité — Non vérifié
Le 2 février 1966, la DDASS constate « l'état d'abandon » de Guy Rampillon, bientôt pupille de l'État sous le matricule 5086.
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- Liquidation d'identité — Non vérifié
Afin de faciliter son adoption, par décision de justice le 23 février 1968, son nom de naissance (Rampillon), qui est celui de sa mère, est remplacé par un patronyme (Georges) provenant du prénom de son père. Son acte de naissance est remplacé par un faux ; un acte qualifié par les psychiatres comme « mort généalogique », une pratique courante jusqu'à son interdiction en 1996 en tant que violation des droits fondamen…
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- Liquidation d'identité — Non vérifié
Guy Georges demeurera hanté par la question de ses origines et l'identité de son père. Dans les squats où il vit plus tard, il prétend être le fils d'un héros de guerre, général de l'OTAN. Même au moment de son arrestation, il est décrit par la presse comme « Antillais » ; la vérité sur ses origines ne fut révélée que deux ans après le début des interrogatoires. Ces révélations eurent un effet profond sur la personna…
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- Adolescence — Non vérifié
Sa scolarité est chaotique : après avoir redoublé le CM1, il entre en sixième de transition en septembre 1974, au collège privé Notre-Dame, à Baugé en Maine-et-Loire,. Solitaire, ses loisirs consistent à se promener dans les bois et à chasser, à l'exemple de Joe l'Indien, personnage des Aventures de Tom Sawyer, avec deux de ses frères adoptifs ; il traque, capture et vide lui-même le gibier qu'il trouve.
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- Adolescence — Non vérifié
En novembre 1976, à 14 ans, il tente d'étrangler de ses mains une de ses sœurs adoptives, Roselyne Derouineau, handicapée mentale, qu'il apprécie pourtant. Cet incident est passé sous silence par les Morin, sur les conseils du Dr Longereau, qui soigna Roselyne, soucieux de laisser une chance à Guy,.
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- Adolescence — Non vérifié
Le 31 mars 1978, à 15 ans, il récidive en agressant Christiane, sœur de Roselyne, en tentant de l'étrangler avec un pied de tabouret fait de fer. Dans les deux cas, il semble avoir agi par pulsion sauf pour Christiane qui le « balançait », d’après ses mots, dès qu’il commettait un méfait, ce qui l’a énervé au fil du temps. Inquiète pour ses autres filles, Mme Morin obtient le renvoi de Guy Georges dans le foyer de La…
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- Adolescence — Non vérifié
Malgré un meilleur encadrement, le cas du jeune homme ne s'améliore pas.
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- Adolescence — Non vérifié
Le 6 février 1979, il agresse la jeune Pascale C. à sa descente de bus. Après une tentative de racket, il tente de l'étrangler mais la jeune fille parvient à s'échapper. Arrêté par la police, il est placé en détention provisoire, mais est relâché une semaine plus tard. Totalement seul à sa sortie de prison, rejeté par sa famille d'accueil, Georges déprime et se met à boire.
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- Adolescence — Non vérifié
En mai 1980, il rechute dans ses crises de folie et agresse successivement Jocelyne S. puis Roselyne C. Pour cette dernière, l'agression est très violente puisque Georges poignarde sa victime à la joue. Arrêté de nouveau, il est placé en détention provisoire à la prison d'Angers pour ces faits d'agression avec violence. Georges est condamné à un an de prison ferme.
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- Adolescence — Non vérifié
Il sort de prison le 10 février 1981, après neuf mois de détention. Georges ne fait l'objet d'aucun suivi spécialisé et décide de s’installer à Paris, avec un de ses frères adoptifs, après une expérience dans un foyer de jeunes majeurs à Angers ; il finance ce voyage en s'emparant de 20 000 F dans la caisse de ce foyer,.
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- Militant politique et voyou indic — Non vérifié
Des témoignages de personnes ayant vécu avec lui font état de ses liens avec les Renseignements généraux (RG) depuis 1994, quand il habitait au squat « Saint-Sauveur », et auparavant au squat de la rue Didot. Paul Webster du Guardian écrit que « après avoir affirmé avoir été récemment libéré pour vol à main armée, il s'est vaguement intéressé aux manifestations de gauche d'un collectif vaguement affilié à des groupes…
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- Passage de cet article — Non vérifié
La rue Didot, dans le 14e arrondissement.
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- Militant politique et voyou indic — Non vérifié
Deux écrivains ayant habité avec lui à ce moment en ont témoigné — Lola Lafon, au cours d'une émission de télévision, et Philippe Tersand, dans son livre Guy Georges. Un ami insoupçonnable ? —, ainsi qu’un ancien photographe du journal Paris Match, Yan Morvan, ayant fréquenté Guy Georges lorsqu'il se faisait appeler Jo et qu'il infiltrait le milieu des squats politiques. Guy Georges et un acolyte non nommé par Morvan…
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- Militant politique et voyou indic — Non vérifié
Au squat, Guy Georges était connu sous le nom de Joe, d'après l'Indien des Aventures de Tom Sawyer, et prétendait être récemment libéré après 13 ans de réclusion pour un braquage de banque. Il passa deux ans au squat, fréquenté par des « militants agités, des drogués et des marginaux », « portant ses baguettes dans une poche arrière, se vantant d'exploits criminels inventés et exprimant sa haine des homosexuels et de…
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- Militant politique et voyou indic — Non vérifié
Claire, la fille du journaliste Paul Webster cité précédemment, a également connue « Joe », le décrivant comme « charmant et protecteur envers les femmes, surtout si elles souffraient de détresse mentale ». Elle décrit qu'il avait de nombreuses petites amies ; l'une d'entre elles, Sandrine, dira qu'il lui faisait l'amour huit fois par jour et parlait constamment de fonder une famille.
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- Années d'errance et premiers crimes — Non vérifié
À Paris en 1981, Guy Georges vole et se prostitue auprès d'une clientèle masculine. C'est à cette période qu'il sévit pour la première fois dans la capitale.
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- Années d'errance et premiers crimes — Non vérifié
Le 16 novembre 1981, Nathalie L., 18 ans, est agressée dans son immeuble alors qu'elle rentrait chez elle. Après avoir été violée, elle est poignardée et laissée pour morte par son agresseur. Blessée très gravement, la jeune femme survit pourtant à l'agression. Guy Georges, qui est âgé de 19 ans, n'est pas inquiété par la justice, qui conclut à un non-lieu. Il s'agit de son premier crime connu qui précède une longue …
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- Années d'errance et premiers crimes — Non vérifié
En février 1982, Georges se fait arrêter dans le cadre d'une affaire de vol. Il est placé en détention provisoire pour ce délit. Condamné à cinq mois de prison, il est expédié à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Il est libéré le 30 mai 1982.
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- Années d'errance et premiers crimes — Non vérifié
Huit jours plus tard, le 7 juin 1982, Georges agresse Violette K. dans un parking souterrain du 16e arrondissement : il tente de la violer, la poignarde et tente de l'étrangler. La jeune femme parvient à s'enfuir. Guy Georges est repris par la police quelques jours plus tard puis placé en détention provisoire pour ces faits d'agression sexuelle et attentat à la pudeur.
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- Années d'errance et premiers crimes — Non vérifié
Guy Georges comparaît le 10 février 1983, devant le Tribunal judiciaire de Paris pour agression sexuelle et attentat à la pudeur. Il est condamné à 30 mois de prison ferme, qu'il purge partiellement à la prison d'Écrouves en Lorraine.
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- Années d'errance et premiers crimes — Non vérifié
Le 27 février 1984, après un an et demi de prison, Guy Georges obtient une permission de sortie pour bonne conduite. Il a alors 21 ans. Le soir même, il viole, à l'aide d'une arme, Pascale Nix dans sa voiture : celle-ci est poignardée mais parvient à s'échapper. La police arrête Georges au cours de la soirée. Guy Georges est placé en détention provisoire, inculpé de viol sous la menace d'une arme.
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- Années d'errance et premiers crimes — Non vérifié
Le 5 juillet 1985, Guy Georges comparaît devant la cour d'assises de Meurthe-et-Moselle à Nancy. Durant le procès, Georges est défendu par Jean-Pierre Morin. L'avocat général requiert quinze ans de prison mais, grâce à la plaidoirie de Me Morin, Guy Georges sera condamné à une peine de dix ans de réclusion criminelle.
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Sources et méthode
- Wikipédia · Guy Georges ↗CC-BY-SA-4.0
- Guy Georges ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (2)
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- La rue Didot, dans le 14e arrondissement. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
Liens externes cités dans le document (11)
- lire en ligne ↗Dans « Ouvrages » du document source
- INEDIT - Guy Georges, épisode 1 : de la Ddass aux 1ers crimes - L'intégrale ↗Dans « Radio » du document source
- INEDIT - Guy Georges, épisode 2 : la traque - Le récit ↗Dans « Radio » du document source
- INEDIT - Guy Georges, épisode 3 : ses aveux, son procès - L'intégrale ↗Dans « Radio » du document source
- VIAF ↗Dans « Liens externes » du document source
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