Jeanne d'Arc
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L’essentiel
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Jeanne d'Arc, dite « la Pucelle », née vers 1412 à Domrémy, village du duché de Bar (actuellement dans le département des Vosges en Lorraine), et morte sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession anglaise, est une… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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À retenir
Questions essentielles
Qui était Jeanne d'Arc ?
Béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920, Jeanne d'Arc devient une des deux saintes patronnes secondaires de la France en 1922 par la lettre apostolique Beata Maria Virgo in cælum Assumpta in gallicæ. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Quelle est la date de naissance de Jeanne d'Arc ?
vers 1412. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Quel est le lieu de naissance de Jeanne d'Arc ?
Domrémy (Bar, France). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Quelle est la date de décès de Jeanne d'Arc ?
30 mai 1431. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Présentation
Jeanne d'Arc, dite « la Pucelle », née vers 1412 à Domrémy, village du duché de Bar (actuellement dans le département des Vosges en Lorraine), et morte sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession anglaise, est une… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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L'intervention de Jeanne d'Arc s'inscrit durant la seconde phase de la guerre de Cent Ans, qui voit le conflit séculaire entre les royaumes anglais et français s'enchevêtrer avec une guerre civile résultant de l'antagonisme des princes du sang de la dynastie… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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La naissance de Jeanne d'Arc se situe vraisemblablement dans la ferme familiale du père de Jeanne attenante à l'église de Domrémy, village situé aux marches de la Champagne, du Barrois et de la Lorraine, pendant la guerre de Cent Ans qui opposait le royaume… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
| Jeanne d'Arc Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||
| Seule effigie contemporaine connue de Jeanne d'Arc, représentée à tort avec une robe féminine et des cheveux longs. Ce dessin d'imagination est esquissé en marge d'un registre par Clément de Fauquembergue, greffier du parlement de Paris, le 10 mai 1429, consécutivement à la levée du siège d'Orléans (Archives nationales). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||
| Surnom | « La Pucelle » (« la Pucelle d'Orléans » est un surnom posthume qui se diffuse tardivement aux XVIe – XVIIe siècles) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
|---|---|---|
| Naissance | vers 1412 Domrémy (Bar, France) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Décès | 30 mai 1431 (à l'âge approximatif de 19 ans) Rouen (Normandie, France) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Origine | Duché de Bar Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Allégeance | Royaume de France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Années de service | 1428 – 1430 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Conflits | Guerre de Cent Ans Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Faits d'armes | Siège d'Orléans Bataille de Jargeau Bataille de Meung-sur-Loire Bataille de Beaugency Bataille de Patay Chevauchée vers Reims Siège de Troyes Bataille de Montépilloy Siège de Paris Siège de Compiègne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Famille | Fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Rommée ; 3 frères et 1 sœur : Jacquemin, Jean, Pierre et Catherine d'Arc Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| modifier Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||
Jeanne d'Arc, dite « la Pucelle », née vers 1412 à Domrémy, village du duché de Bar[1] (actuellement dans le département des Vosges en Lorraine), et morte sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession anglaise, est une héroïne de l'histoire de France, chef de guerre et sainte de l'Église catholique, surnommée posthumément « la Pucelle d’Orléans ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1429, cette jeune fille d'origine paysanne affirme qu'elle a reçu de la part des saints Michel, Marguerite d'Antioche et Catherine d'Alexandrie la mission de délivrer la France de l'occupation anglaise. Elle parvient à rencontrer Charles VII, à conduire victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, à lever le siège d'Orléans et à conduire le roi au sacre, à Reims, contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Capturée par les Bourguignons à Compiègne en 1430, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, comte de Ligny, pour la somme de dix mille livres. Elle sera brûlée vive en 1431 après un procès en hérésie conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et ancien recteur de l'université de Paris. Entaché de nombreuses irrégularités, ce procès voit sa révision ordonnée par le pape Calixte III en 1455. Un second procès est instruit qui conclut, en 1456, à l'innocence de Jeanne et la réhabilite entièrement. Grâce à ces deux procès dont les minutes ont été conservées, elle est l'une des personnalités françaises les mieux connues du Moyen Âge. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920, Jeanne d'Arc devient une des deux saintes patronnes secondaires de la France en 1922 par la lettre apostolique Beata Maria Virgo in cælum Assumpta in gallicæ. Sa fête nationale est instituée par la loi en 1920 et fixée au 2e dimanche de mai[31]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Elle est dans de nombreux pays une personnalité mythique qui a inspiré une multitude d'œuvres littéraires, historiques, musicales, dramatiques et cinématographiques. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Contexte politique du royaume de France (1407–1429)
Enluminure d'inspiration bourguignonne (XVe siècle, Bibliothèque nationale autrichienne, Vienne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
L'intervention de Jeanne d'Arc s'inscrit durant la seconde phase de la guerre de Cent Ans, qui voit le conflit séculaire entre les royaumes anglais et français s'enchevêtrer avec une guerre civile résultant de l'antagonisme des princes du sang de la dynastie royale des Valois[32]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Depuis 1392, le roi de France Charles VI, dit « le Fol », est sujet à des troubles psychiques intermittents qui le contraignent progressivement à délaisser le pouvoir au profit de son Conseil, devenu bientôt le siège de sourdes luttes d'influences entre son frère, le duc Louis d'Orléans, et son cousin, Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Ce dernier finit par faire assassiner le duc d'Orléans en novembre 1407, acte déclencheur d'une guerre civile entre les Bourguignons et la maison d'Orléans, dont les partisans sont ensuite appelés « Armagnacs » compte tenu de l'engagement du comte d'Armagnac aux côtés de son beau-fils, Charles d'Orléans, fils et successeur du duc assassiné[33]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Alitement du roi Charles VI « le Fol ».
Paris, BnF, vers 1470-1475. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× - Louis Ier d'Orléans, frère cadet du roi Charles VI.
Londres, British Library, vers 1410-1414. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× - Jean sans Peur, duc de Bourgogne.
Paris, BnF, vers 1410-1412. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× - Assassinat du duc Louis d'Orléans.
Paris, BnF, vers 1470-1480. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Profitant de ce conflit fratricide, le roi Henri V d'Angleterre, jeune, déterminé et déjà rompu aux armes, relance les hostilités franco-anglaises en réclamant des pans entiers du royaume de France. En 1415, l'armée du monarque Lancastre débarque en Normandie, assiège Harfleur puis taille en pièces la chevalerie française à Azincourt[34]. À compter de 1417, Henri V entame la conquête méthodique de la Normandie et la parachève en s'emparant de la capitale ducale, Rouen, en 1419[34]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Le roi Henri V d'Angleterre,
Londres, National Portrait Gallery, fin XVIe-début XVIIe siècle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× - Bataille d'Azincourt, enluminure de l’Abrégé de la Chronique d'Enguerrand de Monstrelet, Paris, BnF, département des Manuscrits, ms. Français 2680, fo 208, XVe siècle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Siège de Rouen par Henri V, British Library, Cotton MS Julius E IV/3, fo 19 vo, quatrième quart du XVe siècle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Devant le péril Lancastre, Jean sans Peur et le dauphin Charles, héritier du trône, se rencontrent le 10 septembre 1419 sur le pont de Montereau en vue d'une réconciliation mais le duc de Bourgogne est assassiné au cours de l'entrevue, peut-être à l'instigation du dauphin lui-même ou de certains de ses conseillers armagnacs. Fortuit ou prémédité, le meurtre de Montereau entraîne dans l'immédiat « des conséquences calamiteuses » pour le parti delphinal[35] puisqu'il empêche moralement toute entente entre les princes Valois de France et de Bourgogne. Fils et successeur de Jean sans Peur, le duc Philippe le Bon forge conséquemment une alliance « de raison et de circonstance » avec les Anglais. Au demeurant, l'entente anglo-bourguignonne est émaillée de nombreuses dissensions car le nouveau duc de Bourgogne se voit réduit au rôle de vassal et conseiller des Lancastre alors qu'il envisageait de devenir à tout le moins régent ou lieutenant général du royaume. Freiné dans ses ambitions françaises, Philippe le Bon poursuit par ailleurs l'extension septentrionale des « États bourguignons », vaste ensemble territorial composant ses domaines[36]. Le duc de Bourgogne se garde donc d'épuiser toutes ses forces en guerroyant contre son cousin Charles, dauphin et futur roi de France, de telle sorte que ce dernier n'a « pas à lutter contre deux adversaires également déterminés, mais contre un seul adversaire, lui-même à l'occasion secondé par un autre », précise l'historien médiéviste Philippe Contamine[37]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Assassinat de Jean sans Peur à Montereau.
Paris, bibliothèque de l'Arsenal, XVe siècle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× - Charles VI et Isabeau de Bavière durant le traité de Troyes.
Chroniques de Jean Froissart, British Library, Harley 4380, fo 40, vers 1470-1472. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour l'heure, forts de l'appui bourguignon, les Anglais sont en mesure d'imposer le traité de Troyes, signé le 1er décembre 1420 entre le roi Henri V d'Angleterre et Isabeau de Bavière, reine de France et régente. Selon les termes de ce contrat visant une « paix finale », Henri V devient le régent du royaume de France et l'époux de Catherine de Valois, fille du roi Charles VI « le Fol »[38]. À la mort de celui-ci, la couronne et le royaume de France doivent échoir à son gendre Henri V d'Angleterre, puis perpétuellement aux héritiers successifs du roi anglais. Les historiens dénomment « double monarchie » l'entité politique définie par le traité, à savoir l'union des deux royaumes sous la férule d'un souverain unique[39]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Charles VII,
roi de France. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× - Philippe le Bon,
duc de Bourgogne. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× - Jean de Lancastre, duc de Bedford et régent anglais du royaume de France. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Le jeune Henri VI,
« roi de France et d'Angleterre ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Or le traité de Troyes spolie de son droit à la succession le dernier fils survivant du roi fou, le dauphin Charles, stigmatisé en tant qu'assassin du duc Jean de Bourgogne. En 1422, à la suite des décès successifs des souverains Henri V d'Angleterre et de Charles VI de France, la dynastie des Lancastre revendique « l'union des deux couronnes » en la personne d'un enfant âgé de neuf mois : Henri VI, roi de France et d'Angleterre[39]. Dans le cadre de la double monarchie, le duc Jean de Bedford, frère cadet d'Henri V, devient le régent du royaume de France durant la minorité de son neveu Henri VI. Pour sa part, le dauphin Charles se proclame également roi de France sous le nom de Charles VII. Résolu à recouvrer l'ensemble du royaume, il poursuit la guerre contre les Anglais. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cette lutte pour la prépondérance délimite trois grands ensembles territoriaux, « Trois France » respectivement gouvernées par les Lancastre, le duc de Bourgogne et le roi Charles VII[40], que ses ennemis anglais et bourguignons auraient désigné sous le sobriquet dépréciatif de « roi de Bourges »[41], bien que le souverain Valois soit reconnu par la moitié du royaume[42]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La double monarchie franco-anglaise englobe diverses provinces : le sud-ouest du territoire français demeure traditionnellement soumis à la couronne anglaise, détentrice du duché d'Aquitaine depuis trois siècles[43]. Dans le nord, les Anglais contrôlent le duché de Normandie, personnellement réclamé et conquis par Henri V en 1419, puis administré par le duc de Bedford[44]. « Cœur et chef principal du royaume »[45], Paris a subi les massacres successifs de la guerre civile avant de tomber sous la coupe des Bourguignons durant la nuit du 28 au 29 mai 1418 ; « dépeuplée et affaiblie », la capitale passe sous domination anglaise le 8 mai 1420, deux semaines avant que le traité de Troyes ne soit conclu[46]. Par la suite, les Anglais se lancent à l'assaut du comté du Maine en 1424 et en achèvent la conquête l'année suivante[47],[48], ce qui leur permet de menacer les frontières du duché d'Anjou[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Par ailleurs, le duché de Bretagne tente de préserver sa relative indépendance en oscillant entre les couronnes de France et d'Angleterre, suivant « la voie de la neutralité opportuniste » choisie par le duc Jean V de Bretagne, dont la politique demeure « sensible néanmoins aux événements et soumise à des oscillations conjoncturelles »[50]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Biographie
Domrémy (vers 1412 - 1429)
Contexte géopolitique de Domrémy
La naissance de Jeanne d'Arc se situe vraisemblablement dans la ferme familiale du père de Jeanne attenante à l'église de Domrémy, village situé aux marches de la Champagne, du Barrois et de la Lorraine, pendant la guerre de Cent Ans qui opposait le royaume de France au royaume d'Angleterre. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Au début du XVe siècle, Domrémy se trouve imbriqué dans un territoire aux suzerainetés diverses. Sur la rive gauche de la Meuse, il peut relever du Barrois mouvant, pour lequel le duc de Bar, par ailleurs souverain dans ses États, prête hommage au roi de France depuis 1301. Mais il semble être plutôt rattaché à la châtellenie de Vaucouleurs, sous l'autorité directe du roi de France, qui y nomme un capitaine (le sire Robert de Baudricourt, au temps de Jeanne d'Arc). Enfin, l'église de Domrémy dépend de la paroisse de Greux, au diocèse de Toul, dont l'évêque est prince du Saint-Empire germanique. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'historienne médiéviste Colette Beaune précise que Jeanne est née dans la partie sud de Domrémy, côté Barrois mouvant, dans le bailliage de Chaumont-en-Bassigny et la prévôté d'Andelot[51]. Les juges de 1431 corroborent cette origine, de même que les chroniqueurs Jean Chartier et Perceval de Cagny. Seul Perceval de Boulainvilliers considère pour sa part qu'elle est née dans la partie nord, qui relevait de la châtellenie de Vaucouleurs et donc du royaume de France dès 1291. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À la mort d'Édouard III de Bar, de son frère, Jean de Bar, seigneur de Puisaye, et de son petit-fils le comte de Marle, tous les trois tombés à la bataille d'Azincourt, le duché de Bar échoit au frère survivant du duc défunt, Louis, évêque de Verdun, qui voit cette succession un temps contestée par le duc de Berg, gendre du feu duc. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Date de naissance incertaine
Au XVe siècle, aucun registre paroissial n'est tenu à Domrémy[3]. La date exacte de la naissance de Jeanne d'Arc demeure historiquement incertaine, mais l'année 1412, quoique approximative, est retenue[54],[55] par recoupements[56], conformément à la « fourchette chronologique » (entre 1411 et 1413) établie grâce aux estimations fournies par la Pucelle elle-même, son écuyer Jean d'Aulon et les chroniqueurs, en tenant compte du nouvel an alors célébré en avril et non en janvier[57]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Au début de sa vie publique, lorsqu'elle rejoint la cause de Charles VII en 1429, son âge exact ne constitue pas un enjeu aux yeux de ses contemporains. Ceux-ci la situent dans la tranche d'âge des puellae, terme latin désignant à l'époque les « pucelles » ou « jeunes filles », autrement dit les adolescentes pubères âgées de 13 à 18 ans, sorties de l'enfance mais non encore adultes. De là vient notamment son surnom, Jeanne « la Pucelle »[58]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Illustration de Damblans publiée dans le magazine catholique Le Pèlerin en janvier 1921. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Lors d'un interrogatoire mené le 21 février 1431 par les juges de son procès de condamnation à Rouen, Jeanne d'Arc répond être née à Domrémy et avoir « à ce qu'il lui semble, […] environ 19 ans[54],[60] », puis ajoute ne rien savoir de plus à ce sujet. Cependant, elle fournit « un âge précis et non un arrondi », constate Colette Beaune[52],[4]. Une enquête préliminaire conduite dans le cadre du même procès voit quatorze témoins s'accorder dans l'ensemble pour prêter à la Pucelle l'apparence d'une jeune femme d'environ 19 ans en 1431[5]. Par la suite, les déclarations recueillies en 1455-1456 auprès de la majorité des témoins du procès en nullité de la condamnation se recoupent généralement[6] pour lui donner 18, 19 ou 20 ans lors de son procès rouennais en 1431, ce qui la ferait donc naître vers 1412[56], malgré l'à-peu-près caractérisant tous les témoignages relatifs à son âge. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Tardivement, à compter de la seconde moitié du XIXe siècle[72], certains auteurs mentionnent le 6 janvier comme jour de naissance de la Pucelle. Ils citent à l'appui une lettre rédigée par le chambellan Perceval de Boulainvilliers, un conseiller de Charles VII, à l'attention du duc de Milan, allié italien du roi de France. Datée du 21 juin 1429, la missive de Boulainvilliers retrace l'activité et les faits d'armes de Jeanne d'Arc, en sus d'alléguer sa naissance durant la nuit de l'Épiphanie, autrement dit le 6 janvier, sans spécifier l'année[7]. Singulière par sa précision inhabituelle pour l'époque et le milieu social[57], cette date de naissance n'est pas authentifiée avec certitude par les historiens médiévistes, qui tendent plutôt à souligner ici la valeur symbolique de la nuit des Rois[77],[65],[78],[79], analogue à la « naissance d'un sauveur pour le royaume »[80] d'après le langage prophétique du temps. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La lettre de Perceval de Boulainvilliers associe d'autres éléments mythographiques à cette Épiphanie d'exception, comme l'étrange allégresse ressentie par les villageois de Domrémy ou le long chant nocturne d'un coq[8]. Diverses sources médiévales rapportent aussi des rumeurs concernant des signes merveilleux accolés à la naissance et à l'enfance de la Pucelle[9], à l'image de la tradition antique relative aux prodiges annonciateurs de la venue au monde d'un héros[52]. À l'inverse, les dépositions des habitants de Domrémy n'évoquent jamais l'Épiphanie ou un phénomène surnaturel lié à l'enfantement[87],[88]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Anthroponymie
Manuscrit d'Urfé[92], Paris, BnF, département des manuscrits, ms. Latin 8838, fo 1 ro, XVe siècle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Selon la transcription latine de son procès de condamnation, la Pucelle répond à ses juges que son « nom » est Jeanne[10] (Jeannette[94],[95] « dans son pays ») et son « surnom » (son nom de famille, en l'occurrence) « d'Arc[11]. » En latin médiéval, de Arco signifie « de l'arche » ou « du pont ». Il s'agit initialement d'un surnom médiéval qui caractérise une personne résidant près d'un pont, origine des noms courants Dupont ou Dupond. Dans le cas présent, le patronyme d'Arc se rapporte peut-être à un microtoponyme disparu, un lieu-dit, un village ou une ville[103],[104] mais nul document ne mentionne une localité particulière[12]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le patronyme s'orthographie diversement en moyen français dans les documents du XVe siècle, car aucune règle n'est alors fixée à ce sujet. On trouve le plus souvent Darc mais également les variantes Tarc[106], Tart[107], Tard, Dart, Dars, Darx, Dare[108], voire Day ou Daly (d'Ailly au XVIe siècle) d'après la transcription phonétique du patronyme de Jeanne, prononcé avec l'accent lorrain local : « Da-i »[106],[13]. D'autre part, la particule du patronyme « d'Arc » (sous la forme élidée « d’ ») ne se rencontre pas à l'époque, car l'usage typographique de l'apostrophe débute seulement à partir du XVIe siècle[108],[110]. Indépendamment de l'anoblissement des membres de la famille d'Arc en 1429, la particule n'est pas, par elle-même, un signe nobiliaire[14]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Durant un autre interrogatoire[15], la Pucelle mentionne également son matronyme « Rommée »[100],[101],[102], peut-être d'« origine locale[16] ». Elle évoque ensuite l'usage de Domrémy où les femmes portent le nom de leur mère[17]. Dans son terroir communautaire (qui englobe Domrémy jusqu'à Vaucouleurs[120]), Jeanne est vraisemblablement désignée par son surnom enfantin et son matronyme : « la Jeannette de la Rommée »[118]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans le cadre de sa vie publique, ses autres contemporains l'appellent par son seul prénom, « Jeanne »[121], fort courant en son temps[18]. Son nom complet, « Jeanne d'Arc », reste peu usité pour la désigner avant le XVIIIe siècle[19]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Surnoms
Son surnom (« la Pucelle »[20]) est attesté très tôt, dès le 10 mai 1429. Il acquiert une telle popularité à l'époque qu'il suffit en lui-même à désigner Jeanne d'Arc « en langue vulgaire », autrement dit en moyen français et non en latin[125]. Bien qu'il émane de sa classe d'âge[58], ce vocable lui devient « une désignation, unique, personnelle », souligne la médiéviste Françoise Michaud-Fréjaville : Jeanne d'Arc considère avoir reçu de Dieu « pour sa mission un sobriquet qu'ont repris partisans et adversaires. Puella, c'est la fillette, la jeune fille et aussi la vierge consacrée à Dieu », selon le sens revendiqué par l'héroïne[126]. De plus, elle aurait justifié sa volonté de partir rencontrer « le dauphin » en mentionnant une prophétie véhiculée dans sa région d'origine : le royaume de France, perdu par une femme, sera « restauré » par une vierge des marches de Lorraine[127]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En revanche, « Pucelle d'Orléans » est un surnom posthume[128], employé à compter des années 1475-1480[129], avant de se répandre aux XVIe – XVIIe siècles[130]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Enfin, bien que Jeanne d'Arc ne se donne pas elle-même ce surnom, elle est connue comme « fille Dé », c'est-à-dire « fille de Dieu » au sens de « fille venue par Dieu », conformément à la désignation utilisée par ses « voix »[131]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Famille et milieu social
| Jacques d'Arc et Isabelle Rommée, parents de Jeanne (vue d'artiste par l'Union internationale artistique de Vaucouleurs). Statues érigées en 1911 sur le parvis de la basilique du Bois-Chenu à Domrémy-la-Pucelle (Vosges)[136],[137]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||
Fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Rommée, Jeanne appartient à une famille de cinq enfants : Jeanne, Jacquemin, Catherine, Jean et Pierre. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jacques, le père de Jeanne, appartient à la catégorie des laboureurs, des paysans relativement aisés qui possèdent d'ordinaire du bétail et des terres. L'état de ses biens n'est pas connu avec précision, mais il s'agit vraisemblablement d'un notable bénéficiant d'une certaine notoriété à Domrémy, puisqu'il assume à plusieurs reprises une fonction de représentation de la communauté des villageois auprès d'importants personnages locaux, tel le seigneur Robert Ier de Sarrebruck-Commercy[138],[139]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeanne fut décrite par tous les témoins comme très pieuse ; elle aimait notamment se rendre en groupe, chaque dimanche, en pèlerinage à la chapelle de Bermont, tenue par des ermites garde-chapelle, près de Greux, pour y prier. Lors des futurs procès de Jeanne d'Arc, ses voisins rapportent qu'à cette époque elle fait les travaux de la maison (ménage, cuisine), du filage de la laine et du chanvre, aide aux moissons ou garde occasionnellement des animaux, quand c'est le tour de son père. Cette dernière activité est cependant loin du mythe de la bergère, qui utilise le registre poétique de la pastourelle et le registre spirituel du Bon berger de la Bible[140]. Cette légende de la bergère résulte probablement de la volonté des Armagnacs de transmettre cette image (plus symbolique qu'une simple fille de paysan) à des fins de propagande politico-religieuse pour montrer qu'une « simple d'esprit » pouvait aider le chef de la chrétienté du royaume de France et guider son armée, illuminée par la foi[141],[142]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour ce qui est de sa vie quotidienne à Domrémy avant son départ, voici ce que répond Jeanne à ses juges, lors de son procès de condamnation : « Interrogée si, dans sa jeunesse elle avait appris quelque métier, elle dit que oui, à coudre les pièces de lin et à tisser, et elle ne craignait point femme de Rouen pour tisser et coudre » (deuxième séance publique du procès, 22 février 1431). Et le surlendemain, 24 février : « Interrogée si elle conduisait les animaux aux champs, elle dit qu'elle avait répondu à un autre moment à ce sujet, et que, après qu'elle fut devenue plus grande et qu'elle eut l'âge de raison, elle ne gardait pas habituellement les animaux, mais aidait bien à les conduire aux prés, et à un château appelé l'Île, par crainte des gens d'armes ; mais qu'elle ne se souvenait pas si dans son enfance, elle les gardait ou non »[143]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Une demande en mariage lui avait été faite par un garcon en 1428. Celui-ci prétendit que Jeanne lui aurait fait une promesse – ce qu'elle démentit[144]. Une plaque apposée en 1930 sur le parvis de la cathédrale de Toul indique qu'elle comparut ici lors d'un procès matrimonial intenté par ce garçon par vengeance[145]. Ce procès finit en non-lieu. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Voix », visions et révélations
Enluminure ornant Les Très Riches Heures du duc de Berry, Chantilly, musée Condé, fo 195 ro, vers 1411-1416. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
« Le mysticisme, revu par le XIXe siècle est forcément douloureux », note la médiéviste Claude Gauvard[148]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Parmi les sources évoquant « la voix » (initialement au singulier) entendue par Jeanne d'Arc, on compte d'abord la lettre du conseiller royal Perceval de Boulainvilliers, datée du 21 juin 1429, ainsi qu'une lettre d'Alain Chartier en août de la même année[149]. Par la suite, l’instrumentum du procès de condamnation fournit davantage de précisions ; ainsi, le 22 février 1431, Jeanne d'Arc soutient devant ses juges qu'à treize ans, alors qu'elle se trouvait dans le jardin de son père, elle reçut pour la première fois une « révélation de Notre Seigneur par une voix qui l'enseigna à soi gouverner. » La jeune fille commence par s'en effrayer[150]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ultérieurement, Jeanne identifie les voix célestes des saintes Catherine et Marguerite et de l'archange saint Michel lui demandant d'être pieuse, de libérer le royaume de France de l'envahisseur et de conduire le dauphin sur le trône. Dès lors, elle s'isole et s'éloigne des jeunes du village qui n'hésitent pas à se moquer de sa trop grande ferveur religieuse, allant jusqu'à rompre ses fiançailles (probablement devant l'official de l'évêché de Toul)[151]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Depuis l'époque contemporaine, les tentatives visant à élucider la nature et l'origine des voix, visions et révélations de Jeanne d'Arc relèvent généralement de trois catégories[152]. En premier lieu, l'explication divine, en faveur chez les catholiques[21]. Ensuite, les interprétations spirites avancées notamment au début du XXe siècle[152],[154],[155]. Pour finir, l'approche rationaliste[152] inspire de nombreux traités médicaux qui proposent successivement, depuis le milieu du XIXe siècle, diverses hypothèses psychopathologiques ou de troubles de la personnalité[22]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Or le médiéviste Olivier Bouzy observe que « les différentes analyses pseudo-psychologiques sur Jeanne nous en apprennent en définitive davantage sur leurs auteurs » et les conceptions de leur époque que sur la Pucelle. À l'encontre de telles approches médicales, qu'ils jugent hasardeuses, discordantes et ignorantes des mentalités du XVe siècle, les historiens tentent d'expliquer Jeanne d'Arc « par des raisons essentiellement culturelles »[156],[162]. Olivier Bouzy précise de la sorte : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Jeanne vit quelque chose, et elle l'interpréta comme une expérience mystique. Ce n'était ni une simulatrice — elle n'aurait certainement pas réussi à convaincre ses contemporains si elle n'avait pas été elle-même convaincue — ni une folle. Elle crut, profondément, qu'il s'agissait là de quelque chose de divin, et comme la société du temps admettait parfaitement la possibilité de ces voix, on ne lui demanda jamais si elle les avait véritablement entendues, mais si elles étaient d'origine divine ou diabolique[163]. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
De Domrémy à Chinon (1428 – février 1429)
Départ de Domrémy
Lettrine historiée, Paris, BnF, département des manuscrits, ms. Latin 14665, fo 349 ro, fin du XVe siècle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Par suite de l'incendie de Domrémy commis par des bandes armées en 1428, Jeanne se réfugie avec ses proches et tous les habitants de son village durant quelques jours à Neufchâteau. À l'occasion de ce séjour forcé, elle prête main-forte à l'hôtesse de sa famille, une femme nommée La Rousse[23]. La jeune fille et ses parents regagnent ensuite Domrémy, une fois la soldatesque partie[169],[170],[171],[172]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lorsque les nouvelles du siège d'Orléans parviennent à Jeanne d'Arc en décembre 1428 ou en janvier 1429, ses « voix » se montrent vraisemblablement plus insistantes. Elle demande alors à son père l'autorisation d'aller à Burey, village sis près de Domrémy, sous prétexte d'aider aux relevailles d'une cousine germaine également prénommée Jeanne. Jeanne d'Arc parvient à convaincre Durand Laxart, l'époux de sa cousine, de l'emmener — sans permission parentale — rencontrer Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, forteresse voisine de Domrémy. Demandant à s'enrôler dans les troupes du Dauphin pour se conformer à une prophétie locale qui évoquait une pucelle des marches de Lorraine salvatrice de la France, elle demande audience à Robert de Baudricourt en vue d'obtenir de lui la lettre de crédit qui lui ouvrirait les portes de la Cour. Le seigneur local la prend pour une affabulatrice ou une illuminée et conseille à Laxart de ramener sa cousine chez ses parents après lui avoir administré une bonne gifle[173],[174]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeanne revient s'installer à Vaucouleurs en 1429 pendant trois semaines. Elle loge chez Henri et Catherine Le Royer, à qui elle est peut-être apparentée. La population lui apporte instinctivement son soutien, exprimant ainsi une forme de résistance populaire aux Anglais et partisans bourguignons[175]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dotée d'un grand charisme, la jeune paysanne illettrée acquiert une certaine notoriété de guérisseuse lorsque le duc malade Charles II de Lorraine lui donne un sauf-conduit pour lui rendre visite à Nancy : elle ose promettre au souverain de prier pour sa guérison en échange de l'abandon par le duc de sa maîtresse, la belle Alison Du May, et d'une escorte menée par René d'Anjou, gendre du duc et beau-frère du Dauphin Charles, pour libérer la France[176]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Elle finit par être prise au sérieux par Baudricourt, après qu'elle lui a annoncé par avance la journée des Harengs et l'arrivée concomitante de Bertrand de Poulengy, jeune seigneur proche de la maison d'Anjou, et de Jean de Novellompont, dit de Metz. Il lui donne une escorte composée de six hommes : deux écuyers, de Poulengy et de Novellompont (qui resteront fidèles à Jeanne tout au long de son parcours), le messager royal Colet de Vienne, chacun accompagné de son serviteur : Richard l'Archer, les frères Jean et Julien de Honnecourt. Ce sont les premiers compagnons d'armes de Jeanne d'Arc. Avant son départ pour le royaume de France, Jeanne se recueille dans l'ancienne église de Saint-Nicolas-de-Port, dédiée au saint patron du duché de Lorraine[151]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Chinon
Cette enluminure appartient à une série peinte à la fin du XVe siècle afin d'orner Les Vigiles de Charles VII, manuscrit de Martial d'Auvergne. Conformément à « une convention [médiévale] qu'aucun artiste ne pense à transgresser », la Pucelle y figure en vêtement féminin[177], « robe rouge sous surcot blanc »[178], et avec une longue chevelure, sans volonté de représenter de manière réaliste les coiffure et tenue masculines arborées à compter de son départ de Vaucouleurs[24],[180],[181]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Aquarelle de la collection Roger de Gaignières, Paris, BnF, fin du XVIIe siècle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Avant de partir pour Chinon, Jeanne d'Arc revêt des habits masculins, vraisemblablement une robe mi-courte de couleur noire procurée par l'un des serviteurs de Jean de Metz[183]. La jeune femme se fait couper les cheveux par Catherine Le Royer[184] et arbore dès lors la coupe « en écuelle » ou en « sébile » à la mode masculine de l'époque, autrement dit la chevelure taillée en rond au-dessus des oreilles, avec la nuque et les tempes rasées[25],[187]. Elle conservera ce genre vestimentaire et cette coiffure jusqu'à sa mort, excepté pour sa dernière fête de Pâques. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le petit groupe de voyageurs traverse sans encombre les terres bourguignonnes et arrive à Chinon, où Jeanne d'Arc est finalement autorisée à voir Charles VII, après réception d'une lettre de Baudricourt. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les textes armagnacs cherchent à conforter son statut de prophétesse en soulignant qu'elle s'avère capable de reconnaître le roi Charles au milieu de ses courtisans[188]. En réalité, arrivée à Chinon le mercredi 23 février 1429[189], elle n'est reçue par Charles VII que deux jours plus tard, non dans la grande salle de la forteresse, mais dans ses appartements privés, lors d'une entrevue au cours de laquelle elle lui parle de sa mission. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Selon Jean Pasquerel, confesseur de Jeanne, c'est le comte de Vendôme, Louis de Bourbon, qui aurait conduit la Pucelle dans la salle où se trouvait le roi pour leur première rencontre à Chinon[190]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Considérant que seul le sacre à Reims confère la dignité royale, la Pucelle s'adresse à Charles VII en usant du titre de « dauphin[191] ». La grande réception devant la Cour à l'origine de la légende n'aura lieu qu'un mois plus tard[192]. Jeanne est logée dans la tour du Coudray[193]. Jeanne annonce clairement quatre événements : la libération d'Orléans, le sacre du roi à Reims, la libération de Paris et la libération du duc d'Orléans. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À Chinon, les épouses de Raoul de Gaucourt (Jeanne de Preuilly) et de Robert Le Maçon (Jeanne de Mortemer), supervisées par Yolande d'Aragon, belle-mère du roi, certifient la féminité et la virginité de Jeanne d'Arc[194]. Celle-ci est ensuite interrogée, à Poitiers, par des clercs et docteurs en théologie, qui attestent ses qualités : « humilité, virginité, dévotion, honnêteté, simplicité. » Les théologiens conseillent, « attendu la nécessité du royaume », de lui demander un signe démontrant qu'elle parle effectivement au nom de Dieu. La Pucelle rétorque en assimilant ce signe à une action restant à accomplir : la levée du siège d'Orléans[195]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour ne pas donner prise à ses ennemis, qui la qualifient de « putain des Armagnac »[196],[26],[198], et après avoir fait une enquête à Domrémy, Charles donne son accord pour envoyer Jeanne à Orléans assiégée par les Anglais[199]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Campagnes militaires (avril - décembre 1429)
Levée du siège d'Orléans
Enluminure du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, Paris, BnF, vers 1484. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
En avril 1429, Jeanne d'Arc est envoyée par le roi Charles VII à Orléans, non pas à la tête d'une armée, mais avec un convoi de ravitaillement qui longe la Loire sur la rive gauche[201]. Près de 500 hommes ainsi que ses frères la rejoignent au château de Blois où elle séjourne quelques jours[27] avec le soutien du comte de Blois par intérim, Jean de Dunois. On l'équipe d'une armure et d'une bannière blanche frappée de la fleur de lys, elle y inscrit Jesus Maria, qui est aussi la devise des ordres mendiants (les dominicains et les franciscains). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En partance de Blois le 27 avril pour Orléans, Jeanne expulse ou marie les prostituées de l'armée de secours et fait précéder ses troupes d'ecclésiastiques. Jeanne veille à ce que ses hommes aient accès à la messe et au sacrement de confession avant les combats[202]. Sa présence et son influence participent à une « purification spirituelle » de l'armée, en cohérence avec son statut d'envoyée de Dieu. Le capitaine La Hire, pour lui complaire, renonce à jurer et à renier Dieu[203]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Arrivée à Orléans le 29 avril, elle apporte le ravitaillement et y rencontre Jean d'Orléans, dit « le Bâtard d'Orléans », futur comte de Dunois. Elle est accueillie avec enthousiasme par la population, mais les capitaines de guerre sont réservés. Avec sa foi, sa confiance et son enthousiasme, elle parvient à insuffler aux soldats français désespérés une énergie nouvelle et à contraindre les Anglais à lever le siège de la ville dans la nuit du 7 au 8 mai 1429. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Elle se rend ensuite au château de Loches où séjourne le futur Charles VII, pour lui annoncer la délivrance d’Orléans et le presser de poursuivre ses succès pour se faire couronner à Reims. La rencontre a lieu entre le 10 et le 22 mai selon les auteurs[28],[204],[205],[206],[207],[208],[209]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En raison de cette victoire (encore célébrée à Orléans au cours des « Fêtes johanniques », chaque année du 29 avril au 8 mai), on la surnomme la « Pucelle d'Orléans », expression apparaissant pour la première fois en 1555 dans l'ouvrage Le Fort inexpugnable de l'honneur du sexe féminin de François de Billon[210]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Vallée de la Loire et chevauchée vers Reims
Miniature du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, Paris, BnF, département des manuscrits, Ms. Français 5054, fo 62 ro, vers 1484. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Après la sécurisation de la vallée de la Loire grâce à la victoire de Patay (où Jeanne d'Arc ne prit pas part aux combats), le 18 juin 1429, remportée face aux Anglais, Jeanne se rend à Loches et persuade le Dauphin d'aller à Reims se faire sacrer roi de France. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour arriver à Reims, l'équipée doit traverser des villes sous domination bourguignonne, qui n'ont pas de raison d'ouvrir leurs portes, et que personne n'a les moyens de contraindre militairement. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Selon Dunois, le coup de bluff[Lequel ?] aux portes de Troyes entraîne la soumission de la ville mais aussi de Châlons-en-Champagne et de Reims. Dès lors, la traversée est possible. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Reims
Le 17 juillet 1429, dans la cathédrale de Reims, en présence de Jeanne d'Arc, Charles VII est sacré par l'archevêque Regnault de Chartres. Le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, en tant que pair du Royaume, est absent ; Jeanne lui envoie une lettre le jour même du sacre, pour lui demander la paix. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'effet politique et psychologique de ce sacre est majeur. Reims étant au cœur du territoire contrôlé par les Bourguignons et hautement symbolique, il est interprété par beaucoup à l'époque comme le résultat d'une volonté divine. Il légitime Charles VII, qui était déshérité par le traité de Troyes. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cette partie de la vie de Jeanne d'Arc constitue communément son "épopée" : ces événements qui fourmillent d'anecdotes où les contemporains voient régulièrement des petits miracles, prouvés par leurs références explicites dans les procès, ont grandement contribué à forger la légende et l'histoire officielle de Jeanne d'Arc. La découverte de l'épée dite de « Charles Martel » sous l'autel de l'église de Sainte-Catherine-de-Fierbois en mars 1429, en est un exemple. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le mythe de la chef de guerre commandant les armées de Charles VII est un autre exemple de légende. C'est le duc de Bedford, régent du royaume de France pour les Anglais, qui lui attribue le rôle de chef de guerre de l'ost du roi envoyé par le diable, pour minimiser la portée de la délivrance d'Orléans et des défaites ultérieures. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les conseillers du roi se méfiant de son inexpérience et de son prestige, la font tenir à l'écart des décisions militaires essentielles, tandis que le commandement est successivement confié à Dunois, au duc d'Alençon, à Charles d'Albret ou au maréchal de Boussac[215]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les historiens contemporains la considèrent soit comme un porte-étendard qui redonne du cœur aux combattants et aux populations, soit comme un chef de guerre démontrant de réelles compétences tactiques[216],[217],[218]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Paris
Dans la foulée du sacre, Jeanne d'Arc tente de convaincre le roi Charles VII de reprendre Paris aux Bourguignons et aux Anglais, mais il hésite. Après s'être arrêtée au château de Monceau, Jeanne mène une attaque sur Paris le 8 septembre 1429, mais elle est blessée par un carreau d'arbalète lors de l'attaque de la porte Saint-Honoré. L'attaque est rapidement abandonnée et Jeanne est ramenée au village de la Chapelle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Panneau Histoire de Paris - Château de Monceau (Paris) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jeanne d'Arc à la porte Saint-Honoré lors du siège de Paris de 1429, miniature extraite des Vigiles de Charles VII de Martial d'Auvergne, Paris, BnF, département des Manuscrits, ms. Français 5054, fo 66vo , fin du XVe siècle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- La rue Saint-Honoré au niveau des no 161-163. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Plaque commémorative rappelant que Jeanne d'Arc fut blessée près de la porte Saint-Honoré lors du siège de Paris. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Enluminure du manuscrit d'Antoine Dufour, Les vies des femmes célèbres, Nantes, musée Dobrée, 1504. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Le roi finit par interdire tout nouvel assaut : l'argent et les vivres manquent, et la discorde règne au sein de son conseil. C'est une retraite forcée vers la Loire, l'armée est dissoute. Jeanne repart néanmoins en campagne : désormais elle conduit sa propre troupe et se considère comme une chef de guerre indépendante, elle ne représente plus le roi. Entraîneuse d'hommes, qu'elle sait galvaniser, elle dispose d'une maison militaire avec une écurie de coursiers, un écuyer et un héraut[217]. Ses troupes luttent contre des capitaines locaux, mais sans beaucoup de succès. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Saint-Pierre-le-Moûtier et La Charité-sur-Loire
En octobre, Jeanne participe au siège de Saint-Pierre-le-Moûtier avec l'armée royale, dont elle s’empare le 4 novembre 1429 avec Charles d'Albret. Le 23 novembre, ils mettent le siège devant La Charité-sur-Loire pour en chasser Perrinet Gressart. Après un mois, le siège est abandonné. Pour Noël, Jeanne regagne Jargeau, ville fortifiée en bord de Loire, à la suite de l'échec du siège[219]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Capture par les Bourguignons et vente aux Anglais (1430)
Début 1430, Jeanne est conviée à rester dans le château de La Trémoille à Sully-sur-Loire. Elle quitte le roi début mai, sans prendre congé, à la tête d'une compagnie de volontaires, et se rend à Compiègne, assiégée par les Bourguignons. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 23 mai 1430, vers 20 heures, Jeanne d'Arc sort de Compiègne à la tête d'un groupe d'hommes et attaque le camp bourguignon. Les Anglais ayant réussi à esquiver l'attaque, les Français voient le danger et se replient dans Compiègne. Auprès de Jeanne d'Arc, il ne reste plus que quelques hommes dont son frère Pierre d'Arc. La Pucelle tombée de cheval est capturée par des capitaines bourguignons, le bâtard de Wandonne et probablement Antoine de Bournonville[220]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Prisonnière du seigneur de ces capitaines bourguignons, Jean II de Luxembourg-Ligny, elle est conduite à Margny-lès-Compiègne où le duc de Bourgogne vint la voir, en personne puis à Clairoix, Élincourt-Sainte-Marguerite et Beaulieu-les-Fontaines d'où elle tente de s'échapper, sans succès. Elle est ensuite conduite au château de Beaurevoir, dans le Vermandois où elle fit une seconde tentative d'évasion. Malgré la hauteur de la muraille, elle sauta et tomba dans les fossés se blessant sérieusement, on la retrouva inanimée. Elle se rétablit. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Conduite à Arras, elle est vendue aux Anglais le 21 novembre 1430, pour dix mille livres tournois, payées par les Rouennais[221]. Détenue au château du Crotoy du 21 novembre au 20 décembre 1430, elle fut remise aux Anglais qui lui firent traverser la baie de Somme et par Saint-Valery-sur-Somme, elle gagna Rouen, quartier-général des Anglais. Elle est alors mise entre les mains de Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et allié des Anglais qui allait présider son procès. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Procès et condamnation (1431)
Procès
Lors de son procès dans le château de Rouen (dans la chapelle royale, la salle dite de parement qui faisait partie des appartements royaux et dans la tour-prison lors de séances en comité restreint)[222] qui dure du 21 février au 23 mai 1431[223], Jeanne d'Arc est accusée d'hérésie. Elle est emprisonnée dans une tour du château de Philippe Auguste à Rouen, dite plus tard « tour de la Pucelle » ; seul le donjon de la construction est parvenu jusqu'à nous. Il est appelé à tort « tour Jeanne-d'Arc », cependant les soubassements de la tour de la Pucelle ont été dégagés au début du XXe siècle et sont visibles dans la cour d'une maison sise rue Jeanne-d'Arc. Jugée par l'Église, Jeanne d'Arc reste néanmoins emprisonnée dans cette prison civile, au mépris du droit canonique. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lettrine U ornée, Paris, BnF, département des manuscrits, ms. Latin 8838, fo 1, XVe siècle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
L'enquête préliminaire commence en janvier 1431 et Jeanne d'Arc est interrogée sans ménagement à Rouen. Si ses conditions d'emprisonnement sont particulièrement difficiles, Jeanne n'a néanmoins pas été soumise à la torture, bien qu'elle en ait été menacée. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le procès débute le 21 février 1431. Environ cent vingt personnes y participent, dont vingt-deux chanoines, soixante docteurs, dix abbés normands, dix délégués de l'université de Paris. Leurs membres sont sélectionnés avec soin. Lors du procès de réhabilitation, plusieurs témoignèrent de leur peur. Ainsi, Richard de Grouchet déclare que « c'est sous la menace et en pleine terreur que nous dûmes prendre part au procès ; nous avions l'intention de déguerpir. » Pour Jean Massieu, « il n'y avait personne au tribunal qui ne tremblât de peur. » Jean Lemaître déclare : « Je vois que si l'on n'agit pas selon la volonté des Anglais, c'est la mort qui menace. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Une dizaine de personnes sont actives lors du procès, tels Jean d'Estivet, Nicolas Midy et Nicolas Loyseleur. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le tribunal lui reproche par défaut de porter lors du procès des habits et une coiffure d'homme et d'avoir quitté ses parents sans qu'ils lui aient donné congé, et surtout de s'en remettre systématiquement au jugement de Dieu plutôt qu'à celui de « l'Église militante », c'est-à-dire l'autorité ecclésiastique terrestre. Les juges estiment également que ses « voix », auxquelles elle se réfère constamment, sont en fait inspirées par le démon. Soixante-dix chefs d'accusation sont finalement trouvés, le principal étant revelationum et apparitionum divinarum mendosa confictrix (imaginant mensongèrement des révélations et apparitions divines)[224]. L’université de Paris (Sorbonne) rend son avis : Jeanne est coupable d'être schismatique, apostate, menteuse, devineresse, suspecte d'hérésie, errante en la foi, blasphématrice de Dieu et des saints. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeanne en appelle au Pape, ce qui sera ignoré par les juges. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Sur l'amour ou la haine que Dieu porte aux Anglais, je n'en sais rien, mais je suis convaincue qu'ils seront boutés hors de France, excepté ceux qui mourront sur cette terre. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
— Jeanne d'Arc à son procès (le 15 mars 1431) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Condamnation et exécution
Le tribunal déclare Jeanne d'Arc « relapse » (retombée dans ses erreurs passées), la condamne au bûcher et la livre au « bras séculier ». Le 30 mai 1431, après s'être confessée et avoir communié, Jeanne en tunique de toile soufrée est conduite vers neuf heures, sous escorte anglaise, dans la charrette du bourreau Geoffroy Thérage, place du Vieux-Marché à Rouen où l'on a dressé trois estrades : la première, pour le cardinal de Winchester et ses invités, la seconde pour les membres du tribunal civil représenté par le bailli de Rouen Raoul le Bouteiller ; la troisième, pour Jeanne et le prédicateur Nicolas Midi, docteur en théologie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Enluminure du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, BnF, département des manuscrits, ms. Français 5054, fo 71 ro, vers 1484. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Après le prêche et la lecture de sa sentence, les soldats conduisent Jeanne d'Arc au bûcher dressé en hauteur[225] sur une estrade maçonnée[226] pour qu'elle soit bien vue[227]. Le supplice de Jeanne suscite de nombreux témoignages de mythographes qui prétendent que sur le bûcher, un écriteau décrivant ses péchés masquait Jeanne, ou que Jeanne était coiffée de la mitre d'infamie qui dissimulait son visage. Ces témoignages donnent naissance quelques années plus tard[228] à la légende survivantiste selon laquelle Jeanne aurait survécu au bûcher grâce à la substitution d'une autre condamnée[229]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le cardinal de Winchester a insisté pour qu'il ne restât rien de son corps. Il désire éviter tout culte posthume de la « pucelle ». Il a donc ordonné trois crémations successives. La première voit mourir Jeanne d'Arc d'intoxication par les gaz issus de la combustion, dont notamment le monoxyde de carbone. Le bourreau écarte les fagots, à la demande des Anglais qui craignent qu’on ne dise qu’elle s’est évadée, pour que le public puisse voir que le cadavre déshabillé par les flammes est bien celui de Jeanne. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La seconde crémation dure plusieurs heures et fait exploser la boîte crânienne et la cavité abdominale dont des morceaux sont projetés sur le public en contrebas[230], laissant au centre du bûcher les organes calcinés à l'exception des entrailles et du cœur (organes plus humides brûlant moins vite) restés intacts. Pour la troisième, le bourreau ajoute de l'huile et de la poix et il ne reste que des cendres et des débris osseux qui sont dispersés, à quinze heures, par Geoffroy Thérage[231] dans la Seine[232] (non pas à l'emplacement de l'actuel pont Jeanne-d'Arc, mais du pont Mathilde, jadis situé près de l'emplacement de l'actuel pont Boieldieu) afin qu'on ne puisse pas en faire des reliques ou des actes de sorcellerie[233]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Procès en nullité de la condamnation
Inspiré par la Trinité (représentée dans le coin supérieur droit), le pape Calixte III (assis sur le trône pontifical) autorise le procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, Manuscrit de Diane de Poitiers, XVIe siècle, coll. privée[234]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Peu après avoir repris Rouen, Charles VII publie, le 15 février 1450, une ordonnance disant que « les ennemis de Jeanne l'ayant fait mourir contre raison et très cruellement », il veut savoir la vérité sur cette affaire[235]. Mais il faut attendre que Calixte III succède à Nicolas V pour qu'un rescrit papal ordonne enfin, en 1455 et sur la demande de la mère de Jeanne, la révision du procès. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le pape a ordonné à Thomas Basin, évêque de Lisieux et conseiller de Charles VII, d'étudier en profondeur les actes du procès de Jeanne d'Arc. Son mémoire est la condition juridique du procès en réhabilitation. Celui-ci aboutit à casser le premier jugement pour « corruption, dol, calomnie, fraude et malice » grâce au travail de Jean Bréhal, qui enregistre les dépositions de nombreux contemporains de Jeanne, dont les notaires du premier procès et certains juges. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le jugement, prononcé le 7 juillet 1456, déclare le premier procès et ses conclusions « nuls, non avenus, sans valeur ni effet » et réhabilite entièrement Jeanne et sa famille[236]. Il ordonne également l'« apposition [d'une] croix honnête pour la perpétuelle mémoire de la défunte » au lieu même où Jeanne est morte[236]. La plupart des juges du premier procès, dont l'évêque Cauchon, sont morts entre-temps. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Aubert d'Ourches, ancien compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, comparaît à Toul[237] comme vingt-huitième témoin, voici sa déposition du 14 février 1456 lors de la neuvième séance : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« La Pucelle me parut être imbue des meilleures mœurs. Je voudrais bien avoir une fille aussi bonne… Elle parlait moult bien[237]. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeanne d'Arc et son époque : enjeux et problèmes
Problèmes des sources historiques
Martin Le Franc, Le Champion des dames, Paris, BnF, département des Manuscrits, ms. Français 12476, fo 101vo , 1440. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Les deux sources principales sur l'histoire de Jeanne d'Arc sont le procès de la condamnation de 1431, et le procès en nullité de la condamnation de 1455-1456. Le procès-verbal, l’instrumentum publicum[238], est rédigé quelques années plus tard sous le contrôle du principal greffier Guillaume Manchon par Thomas de Courcelles[239]. Étant des actes juridiques, elles ont l'immense avantage d'être les retranscriptions les plus fidèles des dépositions. Mais elles ne sont pas les seules : des notices, des chroniques ont également été rédigées de son vivant, telle que la Geste des nobles François, la Chronique de la Pucelle, la Chronique de Perceval de Cagny, la Chronique de Monstrelet ou encore le Journal du siège d'Orléans et du voyage de Reims, le Ditié de Jeanne d'Arc de Christine de Pizan, le traité de Jean de Gerson. Il faut ajouter également les rapports des diplomates et autres informateurs (écrits de Jacques Gélu à Charles VII, registres du greffier du Parlement de Paris Clément de Fauquembergue). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
C'est Jules Quicherat qui rassemblera de manière quasi exhaustive, en cinq volumes, l'historiographie johannique entre 1841 et 1849. Entre le XVe siècle et le XIXe siècle, une foule d'écrivains, de politiciens, de religieux se sont approprié Jeanne d'Arc, et leurs écrits sont nombreux. Il faut donc être prudent dans la lecture des sources : peu lui sont contemporaines et elles réinterprètent souvent les sources originelles dans le contexte de leur interprète. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les procès sont des actes juridiques. Les deux procès ont la particularité d'avoir subi une influence politique évidente, et la méthode inquisitoire suppose bien souvent que l'accusée et les témoins ne répondent qu'aux questions posées. De plus le procès de 1431 fut retranscrit en latin (vraisemblablement à l'insu de Jeanne), alors que les interrogatoires étaient en français. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Philippe Contamine, au cours de ses recherches, a constaté une abondance d'écrits dès 1429, et le « formidable retentissement au niveau international » dont cette abondance témoigne. Il remarque également que Jeanne d'Arc fut d'emblée mise en controverse et suscita le débat parmi ses contemporains. Enfin, dès le début « des légendes coururent à son sujet, concernant son enfance, ses prophéties, sa mission, les miracles ou les prodiges dont elle était l'auteur. Au commencement était le mythe. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il apparaît donc qu'aucun document contemporain de l'époque — hormis les minutes des procès — n'est à l'abri de déformations issues de l'imaginaire collectif. Au cours du procès de réhabilitation, les témoins racontent d'après des souvenirs vieux de 26 ans. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Aucune source ne permet de déterminer exactement les origines de Jeanne d'Arc, ni ses dates et lieu de naissance : les témoignages d'époque sont imprécis, Domrémy ne possédait pas[240] de registre paroissial, et les discussions restent nombreuses sur ces points, néanmoins sa biographie peut s'établir à partir des réponses de Jeanne d'Arc aux questions des juges à son premier procès de condamnation sur son éducation religieuse et ses occupations ainsi que les souvenirs des habitants de Domrémy qui veulent convaincre les juges du procès en réhabilitation de sa piété et sa bonne renommée[151]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'anoblissement accordé à Jeanne d'Arc par le roi Charles VII[241],[242] pose un autre problème. Il ne reste en effet aucune charte originale pour l'attester, mais uniquement des documents attestant de cet anoblissement rédigés postérieurement. Ces documents dont nous ne savons s'ils sont faux ou déforment une partie de la vérité historique font apparaître que Jeanne d'Arc avait été anoblie par Charles VII et avec elle ses parents, comme il était d'usage pour asseoir la filiation nobiliaire sans contestation, et par conséquent la filiation présente et à venir de ses frères et sœur. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1614, sous Louis XIII, la descendance fort nombreuse de la famille d'Arc montra qu'elle s'établissait uniquement vers la roture, et le roi leur retira leur titre de noblesse.[réf. nécessaire] Par ailleurs, le trésor y gagna de nombreuses pensions, car chaque membre de la lignée pouvait prétendre à indemnisation de la part du trésor pour le sacrifice de Jeanne d'Arc. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Une des copies de la charte d'anoblissement qui nous est parvenue dit que le roi Charles VII la fit 'Jeanne, dame du Lys', sans lui concéder un pouce de terre, ni à elle ni à ses frères et sœur, ce qui était contraire à l'usage de l'anoblissement, car le titre visait à asseoir la propriété de façon héréditaire. En d'autres termes, la faisant dame du Lys, le roi Charles VII la liait au royaume et à la nation, mais puisqu'elle s'était vouée à la chasteté et à la pauvreté, il ne lui allouait aucun bénéfice terrestre, injustice qui privait du même coup sa parentèle de la possibilité d'user convenablement de cet anoblissement, puisqu'elle demeurait sans possibilité de s'élever dans la société nobiliaire. Les d'Arc restèrent des roturiers par la force des choses. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Lettres d'anoblissement accordées à Jehanne la Pucelle et à sa famille (sur Wikisource) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Iconographie
Aucun portrait d'après nature de Jeanne d'Arc n'est parvenu jusqu'à nous[243]. Cela inspira une formule marquante à André Malraux, ministre d'État chargé des Affaires culturelles, lors d'un discours tenu à Orléans le 8 mai 1961, puis repris à Rouen le 31 mai 1964 : « Ô Jeanne, sans sépulcre et sans portrait, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants. » Depuis, cette citation figure gravée sur un « mur du souvenir » inauguré à Rouen le 27 mai 1979 à l'occasion de la rénovation de la place du Vieux-Marché où Jeanne fut brûlée[244],[245]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La seule représentation contemporaine connue de Jeanne d'Arc est esquissée à la plume en marge d'un registre par Clément de Fauquembergue, le 10 mai 1429[246]. Chanoine du chapitre cathédral de Paris, il exerce également les fonctions de greffier au parlement de Paris, cour souveraine rendant alors la justice au nom de la double monarchie franco-anglaise. Chargé notamment de la tenue des registres dits du conseil[29], Fauquembergue y consigne en latin les arrêts du parlement ainsi que des détails de procédure et divers événements publics, des naissances princières aux nouvelles militaires, dont la levée du siège d'Orléans qu'il relate de manière édulcorée, en esquissant également un croquis de Jeanne d'Arc telle qu'il se l'imagine[247]. N'ayant jamais vu la Pucelle, le greffier la dessine par ouï-dire[248], sans prétendre au portrait physique réaliste. Il s'agit d'un croquis allégorique d'une femme en armes qui évoque probablement des figures disparates comme Judith, Débora, les sibylles et les amazones[249],[243]. Mais l'image peut également renvoyer à l'injure « la putain des Armagnacs »[30] en représentant une indécente[248] « fille à soldats » accoutrée d'une robe féminine décolletée et dotée d'une poitrine généreuse, à l'image des rumeurs anglo-bourguignonnes relatives à une orgueilleuse ribaude usurpant le rôle d'un chevalier. Nu-tête et « décoiffée » sans chaperon protecteur[251], ses cheveux longs dénoués caractérisent la prostituée ou la prophétesse, femmes hors de l'ordre social médiéval. À ces attributs féminins symboliques[249], pourtant délaissés par la Pucelle qui portait l'habit masculin et la coupe en sébile[252], Fauquembergue ajoute une épée et un étendard à deux queues arborant les initiales « JHS » (« Jhesu »)[253], détails puisés dans les échos de la levée du siège d'Orléans[254] parvenus jusqu'à Paris[247],[255]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.La seule représentation contemporaine connue de Jeanne d'Arc est esquissée à la plume en marge d'un registre par Clément de Fauquembergue, le 10 mai 1429. Chanoine du chapitre cathédral de Paris, il exerce également les fonctions de greffier au parlement de Paris, cour souveraine rendant alors la justice au nom de la double monarchie franco-anglaise. Chargé notamment de la tenue des registres dits du conseil, Fauquembergue y consigne en latin les arrêts du parlement ainsi que des détails de procédure et divers événements publics, des naissances princières aux nouvelles militaires, dont la levée du siège d'Orléans qu'il relate de manière édulcorée, en esquissant également un croquis de Jeanne d'Arc telle qu'il se l'imagine. N'ayant jamais vu la Pucelle, le greffier la dessine par ouï-dire, sans prétendre au portrait physique réaliste. Il s'agit d'un croquis allégorique d'une femme en armes qui évoque probablement des figures disparates comme Judith, Débora, les sibylles et les amazones,. Mais l'image peut également renvoyer à l'injure « la putain des Armagnacs » en représentant une indécente « fille à soldats » accoutrée d'une robe féminine décolletée et dotée d'une poitrine généreuse, à l'image des rumeurs anglo-bourguignonnes relatives à une orgueilleuse ribaude usurpant le rôle d'un chevalier. Nu-tête et « décoiffée » sans chaperon protecteur, ses cheveux longs dénoués caractérisent la prostituée ou la prophétesse, femmes hors de l'ordre social médiéval.
Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.À ces attributs féminins symboliques, pourtant délaissés par la Pucelle qui portait l'habit masculin et la coupe en sébile, Fauquembergue ajoute une épée et un étendard à deux queues arborant les initiales « JHS » (« Jhesu »), détails puisés dans les échos de la levée du siège d'Orléans parvenus jusqu'à Paris,.
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Durant l'Ancien Régime, Jeanne d'Arc est fréquemment figurée à l'imitation du portrait dit des échevins (1581), conservé au musée historique et archéologique de l'Orléanais. L'héroïne y arbore une longue chevelure, un large béret à cinq plumes ainsi qu'une robe décolletée avec des manches à crevés correspondant à la mode du règne de François Ier. Cette curieuse représentation anachronique d'une « guerrière en costume de cour » définit un type abondamment reproduit depuis le XVIe siècle jusqu'au premier tiers du XIXe siècle[256],[257]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Un basculement survient en 1837, sous la monarchie de Juillet, lorsque la princesse Marie d'Orléans sculpte une Pucelle en armure, la chevelure mi-longue, dans une attitude de prière intériorisée. Cette statue opère une révolution iconographique dont la modernité tranche avec une « tradition vieille de deux siècles et demi » perpétuée par toutes les images dérivées du « portrait des échevins »[258]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Par ailleurs, une lettrine historiée, dite de Jeanne d'Arc à l'étendard, est régulièrement reproduite sur les couvertures d'ouvrages consacrés à la Pucelle. Prétendument peinte au XVe siècle, l'image constitue un faux[259],[260],[261] commis vraisemblablement au tournant des XIXe et XXe siècles par un anonyme, peut-être le peintre et collectionneur Georges Spetz[262] ou le « faussaire espagnol[263] ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portrait dit des échevins, 1581, musée historique et archéologique de l'Orléanais. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jeanne d'Arc en prière, sculpture de la princesse Marie d'Orléans, 1837, château de Versailles. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Le roi Louis-Philippe et la famille d'Orléans visitent la statue de Jeanne d'Arc dans les galeries de Versailles, toile d'Auguste Vinchon, 1848. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Lettrine historiée dite de Jeanne d'Arc à l'étendard, faux commis au tournant des XIXe et XXe siècles, Paris, Archives nationales. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Statue de marie d'Orléans présente a Provins Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeanne d'Arc et ses contemporains
Jeanne d'Arc est très populaire de son vivant, la chevauchée vers Reims la fait connaître également à l'étranger. Son parcours nourrit d'innombrables rumeurs en France, et même au-delà[264]. Elle commence à recevoir des courriers sur des questionnements théologiques venant de nombreuses contrées. On lui demandera son avis sur lequel des papes, alors en concurrence, est le vrai. Jeanne se rapproche des ordres mendiants. En tant que prédicatrice elle se disait envoyée de Dieu, comme de nombreux autres à l'époque. Même si l'objet principal de la mission qu'elle disait se donner est la restauration du trône de France, Jeanne d'Arc prend parti de fait sur le plan théologique et est sujette à débat. Les conflits d'intérêts autour d'elle dépassent la rivalité politique entre les Anglais et les partisans du dauphin. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ainsi l'université de Paris, « remplie des créatures du roi d'Angleterre »[réf. nécessaire], ne la voit pas d'un bon œil, à l'opposé des théologiens de Poitiers, composée d'universitaires parisiens exilés par les Anglais, et également à l'inverse de l'archevêque d'Embrun, des évêques de Poitiers et de Maguelonne, Jean de Gerson (auparavant chancelier de l'université de Paris), l'Inquisiteur général de Toulouse, ou encore l'Inquisiteur Jean Dupuy qui ne voyait que comme enjeux « à savoir la restitution du roi à son royaume et l'expulsion ou l'écrasement très juste d'ennemis très obstinés ». Ces gens d'Église, et autres, soutiennent la Pucelle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour l'éminente autorité religieuse qu'est alors la Sorbonne, le comportement religieux de Jeanne dépasse l'enjeu de reconquête du Royaume, et les docteurs en théologie de cette institution la considèrent comme une menace contre leur autorité, notamment à cause du soutien des rivaux de l'université à Jeanne, et pour ce qu'elle représente dans les luttes d'influence à l'intérieur de l'Église. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeanne n'a pas eu non plus que des amis à la Cour du Dauphin. Au Conseil du Dauphin, le parti du favori La Trémoille, dont Gilles de Rais faisait partie, s'oppose régulièrement à ses initiatives. Cependant, de nombreux clercs du roi, notamment son confesseur Jean Girard, soutiennent la jeune fille, notamment après la prise d'Orléans, jusqu'à commander à l'archevêque d'Embrun, Jacques Gélu, une défense argumentée de Jeanne d'Arc[265]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À la suite de la venue à Périgueux du Frère dominicain Hélie Bodant venu prêcher à tout le peuple les grands miracles accomplis par Jeanne d'Arc, les consuls de la ville ont fait célébrer une messe chantée le 13 décembre 1429 pour remercier Dieu et attirer Ses grâces sur elle[266]. Hélie de Bourdeilles, évêque de Périgueux, a écrit un long mémoire, Considération sur la Pucelle de France, pour obtenir la réhabilitation de Jeanne d'Arc, en 1453/1454. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Son rôle dans la guerre de Cent Ans
(collection Roger de Gaignières, Paris, BnF, XVIe siècle). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Jules Lenepveu, vers 1886-1890. Panthéon de Paris. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Jeanne d'Arc, à elle seule, n'a pas influencé la phase finale de la guerre, qui s'est achevée en 1453. Elle n'a pas été non plus inexistante dans le rôle tactique et stratégique de sa campagne : Dunois parle d'une personne douée d'un bon sens indéniable et tout à fait capable de placer aux points clés les pièces d'artillerie de l'époque. Les faits d'armes sont donc à porter à son crédit. Elle fut en outre un chef indéniablement charismatique. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sur le plan géopolitique, le royaume de France, privé de tout ce qui était situé au nord de la Loire et à l'ouest de l'Anjou-Auvergne, bénéficiait de ressources humaines et matérielles à peu près identiques à celles de l'Angleterre, proprement dite, qui était moins peuplée. Mais l'Angleterre tirait de ses possessions (selon les Anglais) / conquêtes (selon les Français), du Nord et de l'Ouest du royaume de France, des ressources (en hommes et en impôts) largement supérieures à celle du roi de Bourges, Charles VII. De plus, l'Angleterre était à l'aise pour mobiliser ses ressources continentales, car les Anglais connaissaient parfaitement tout le Grand Ouest de la France, qui avait été leur domaine avant sa confiscation par Philippe Auguste, un siècle plus tôt. Les Anglais n'ont jamais eu de difficulté pour lever des troupes et des fonds. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Faute de moyens, Charles VII avec l'appui de Jeanne, puis, après, celui des frères Gaspard et Jean Bureau, adopte alors la stratégie utilisée à l'époque par Charles V et Du Guesclin : miser sur le temps, éviter les combats frontaux et assiéger une par une toutes les places fortes. Cette stratégie qui avait parfaitement montré son efficacité lors de l'invasion anglaise sous Charles V, a confirmé son efficacité. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cependant, avant l'intervention de Jeanne d'Arc, les Anglais bénéficiaient d'un avantage psychologique extrêmement important pour plusieurs raisons : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- la réputation d'invincibilité de leurs troupes ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- le traité de Troyes qui déshéritait le dauphin Charles et mettait en doute sa filiation à l'égard du roi Charles VI ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- un état d'abattement et de résignation de la population ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- l'alliance avec la Bourgogne. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'avantage numérique du royaume de France pesait peu. Cette situation faisait qu'en 1429 la dynamique était anglaise. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeanne a eu indéniablement le mérite d'inverser l'ascendant psychologique en faveur de la France, en remontant le moral des armées et des populations, en légitimant et sacrant le roi, et en montrant que la réputation d'invincibilité des Anglais était fausse. Charles VII a eu, lui, l'initiative de se raccommoder avec les Bourguignons, étape indispensable pour la reconquête de Paris. Jeanne d'Arc visiblement ne portait pas les Bourguignons dans son cœur à cause de leur proximité avec son village de Domrémy et des heurts qu'il avait pu y avoir. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le pape Pie II évoqua Jeanne d'Arc en ces termes : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« … Ainsi mourut Jeanne, l'admirable, la stupéfiante Vierge. C'est elle qui releva le royaume des Français abattu et presque désespéré, elle qui infligea aux Anglais tant et de si grandes défaites. À la tête des guerriers, elle garda au milieu des armées une pureté sans tache, sans que le moindre soupçon ait jamais effleuré sa vertu. Était-ce œuvre divine ? était-ce stratagème humain ? Il me serait difficile de l'affirmer. Quelques-uns pensent, que durant les prospérités des Anglais, les grands de France étant divisés entre eux, sans vouloir accepter la conduite de l'un des leurs, l'un d'eux mieux avisé aura imaginé cet artifice, de produire une Vierge divinement envoyée, et à ce titre réclamant la conduite des affaires ; il n'est pas un homme qui n'accepte d'avoir Dieu pour chef ; c'est ainsi que la direction de la guerre et le commandement militaire ont été remis à la Pucelle. Ce qui est de toute notoriété, c'est que, sous le commandement de la Pucelle, le siège d'Orléans a été levé ; c'est que par ses armes a été soumis tout le pays entre Bourges et Paris ; c'est que, par son conseil, les habitants de Reims sont revenus à l'obéissance et le couronnement s'est effectué parmi eux ; c'est que, par l'impétuosité de son attaque, Talbot a été mis en fuite et son armée taillée en pièces ; par son audace le feu a été mis à une porte de Paris ; par sa pénétration et son habileté les affaires des Français ont été solidement reconstituées. Événements dignes de mémoire, encore que, dans la postérité, ils doivent exciter plus d'admiration qu'ils ne trouveront de créance. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
(Mémoires du pape Pie II, citées en latin par Quicherat en 1847, traduites en français par le père Ayroles en 1898). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'enjeu de sa virginité
Jeanne mettait aussi en avant sa virginité pour prouver, selon les mœurs de son temps, qu'elle était envoyée de Dieu et non une sorcière et affirmer clairement sa pureté, aussi bien physiquement que dans ses intentions religieuses et politiques. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'opinion de cette époque était en effet formée à ces miracles où la Vierge et les saints venaient délivrer les prisonniers ou sauver des royaumes, comme le prophétisaient Merlin[268],[269], Brigitte de Suède ou la recluse d'Avignon[270]. Dès lors vérifier sa virginité devient un enjeu important, étant donné l'importance politique des projets de Jeanne : restaurer la légitimité du roi Charles VII et l'amener au sacre. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Par deux fois, la virginité de Jeanne fut constatée par des matrones, à Chinon en mars 1429[194], mais aussi à Rouen, le 13 janvier 1431. Pierre Cauchon (celui-là même qui la fit brûler) avait ordonné ce deuxième examen pour trouver un chef d'accusation contre elle, en vain.[réf. souhaitée] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il est en revanche difficile de savoir ce qui s'est passé entre le jugement et le constat de « relapse », période où Jeanne a été durement maltraitée par ses geôliers. Selon Martin Ladvenu, un lord anglais aurait essayé de la forcer dans sa prison, en vain. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les autres pucelles
Fausses Jeanne d'Arc
Plusieurs femmes se présentèrent comme étant Jeanne d'Arc affirmant avoir échappé aux flammes. Pour la plupart, leur imposture fut rapidement décelée, mais plusieurs d'entre elles parvinrent à convaincre leurs contemporains qu'elles étaient réellement Jeanne d'Arc, dont Jeanne des Armoises et de Jeanne de Sermaises. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
D'après une source tardive (trouvée en 1645 à Metz par un prêtre de l'oratoire, le père Jérôme Viguier, et publiée en 1683 par son frère Benjamin Viguier), La Chronique du doyen de Saint-Thiébaud, Claude, dite Jeanne des Armoises, apparut pour la première fois le 20 mai 1436 à Metz où elle rencontra les deux frères de Jeanne d'Arc, qui la reconnurent pour leur sœur. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il semble impossible d'affirmer s'ils crurent vraiment qu'elle fut leur sœur ou non. La belle-sœur de son mari Alarde de Chamblay devenue veuve, s'était remariée en 1425 avec Robert de Baudricourt, le capitaine de Vaucouleurs. Claude-Jeanne guerroya avec les frères d'Arc et Dunois dans le Sud-Ouest de la France et en Espagne. En juillet 1439, elle passa par Orléans, les comptes de la ville mentionnent pour le 1er août : « À Jehanne d'Armoise pour don à elle fait, par délibération faite avec le conseil de ville et pour le bien qu'elle a fait à ladite ville pendant le siège IICX lp », soit 210 livres parisis. Elle mourut vers 1446 sans descendance. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1456, après la réhabilitation de la Pucelle, Jeanne de Sermaises apparut en Anjou. Elle fut accusée de s'être fait appeler la Pucelle d'Orléans, d'avoir porté des vêtements d'homme. Elle fut emprisonnée jusqu'en février 1458, et libérée à la condition qu'elle s'habillerait « honnêtement ». Elle disparaît des sources après cette date. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1459-1461, Jeanne-Marie la Féronne, également appelée la Pucelle du Mans, soutenue par l'évêque du Mans Martin Berruyer, apparaît comme une autre fausse Jeanne d'Arc, condamnée pour fausses visions, prophéties mensongères et abus des sacrements[273]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les « consœurs »
Jeanne d'Arc n'est pas un cas unique, bien qu'on fasse à l'époque plus confiance à des enfants ayant des visions qu'à des hommes ou à des femmes prophètes (les prophétesses sont des mulierculae, « petites bonnes femmes », dans le traité De probatione spirituum de 1415 de Jean de Gerson, théologien qui déconsidère notamment Brigitte de Suède et Catherine de Sienne et qui met au point des procédures d'authentification des vraies prophétesses, car désormais seule l'Église a le jugement d'autorité en matière de visions, d'apparitions et de prophéties)[274]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1391, le collège de Sorbonne et en 1413 l'université de Paris publient une affiche appelant tous ceux qui ont des visions et se croyant appelés à sauver la France à leur communiquer leurs prophéties, les vrais prophètes selon les critères de l'époque devant être humbles, discrets, patients, charitables et avoir l'amour de Dieu[275]. Le Journal d'un bourgeois de Paris rapporte un sermon entendu le 4 juillet 1431 faisant référence à trois autres femmes : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Encore dist il en son sermon qu'ilz estoient IIII, dont les III avoit esté prinses, c'est assavoir ceste Pucelle, et Perronne et sa compaigne, et une qui est avec les Arminalx (Armagnacs), nommée Katherine de La Rochelle ; … et disoit que toutes ces quatre pouvres femme frère Richart le cordelier […] les avoit toute ainsi gouvernées ; […] et que le jour de Noel, en la ville de Jarguiau (Jargeau), il bailla à ceste dame Jehanne la Pucelle trois foys le corps de Nostre Seigneur […] ; et l'avoit baillé à Peronne, celui jour, deux fois […] » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
De ces trois autres femmes, le même Bourgeois de Paris relate l'exécution de Piéronne, qui « estoit de Bretaigne bretonnant » et fut brûlée sur le parvis de Notre-Dame le 3 septembre 1430. Et s'il ne la nomme pas, le Formicarius du frère Johannes Nider semble décrire la même exécution. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Interrogée au sujet de Katherine de La Rochelle lors de son procès, Jeanne d'Arc déclara l'avoir rencontrée et lui avoir répondu « qu'elle retournât à son mari, faire son ménage et nourrir ses enfants ». Elle ajouta : « Et pour en savoir la certitude, j'en parlai à sainte Marguerite ou sainte Catherine, qui me dirent que du fait de cette Catherine n'était que folie, et que c'était tout néant. J'écrivis à mon Roi que je lui dirais ce qu'il en devait faire ; et quand je vins à lui, je lui dis que c'était folie et tout néant du fait de Catherine. Toutefois frère Richard voulait qu'on la mît en œuvre. Et ont été très mal contents de moi frère Richard et ladite Catherine. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Avec l'essor de l'astronomie et de la futurologie à la fin du Moyen Âge, les cours de cette époque aimaient s'entourer de ces prophètes, parfois pour les instrumentaliser à des fins politiques. Ainsi, une bataille autour des prophètes eut lieu notamment entre les Anglais et les Français, chaque camp fabriquant de fausses prophéties[274]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sa reconnaissance
Reconnaissance littéraire et politique
Dès le XVe siècle, les historiens tendent à occulter Jeanne et il n'est pas question de « miracles ». Ils sont au service du roi et le triomphe de celui-ci ne saurait s’accompagner de l'aide d'une sorcière ou d'une sainte[277]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le culte de son vivant ayant rapidement décliné, les siècles suivants ne lui portent qu'un intérêt inconstant. C'est principalement à partir du XIXe siècle que la figure historique de Jeanne d'Arc a été reprise par de nombreux auteurs pour illustrer ou cristalliser des messages religieux, philosophiques ou politiques. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Christine de Pizan est un des rares auteurs contemporains à avoir fait l'éloge de Jeanne d'Arc, la nouvelle Judith. Villon mentionne en deux vers, parmi les Dames du temps jadis, « Jeanne la bonne Lorraine / Qu'Anglois brûlèrent à Rouen ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Avant le XIXe siècle, l'image de Jeanne d'Arc est défigurée par la littérature. Seule la notice d'Edmond Richer, surtout prolifique sur le plan théologique, apporte un volet historique cependant entaché d'inexactitudes. Chapelain, poète officiel de Louis XIV, lui consacre une épopée, très médiocre sur le plan littéraire. Voltaire ne consacre qu'un vers et demi à la gloire de Jeanne d'Arc dans son Henriade, chant VII «… Et vous, brave amazone, La honte des Anglais, et le soutien du trône », et en consacra plus de vingt mille à la déshonorer[278]. La figure de Jeanne d'Arc connaît son âge d'or sous la restauration des Bourbon[279]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Depuis le XIXe siècle, les exploits de Jeanne d'Arc sont usurpés pour servir certains desseins politiques au mépris de l'histoire. Les arcanes de cette exploitation d'une héroïne qui symbolise la France de façon mythique, voire mystique, sont innombrables. On retint surtout les thèses évoquées lors de son procès[280] : la mandragore[281] suggérée par Cauchon, l’instrument politique destiné à jeter la terreur dans les troupes anglaises, et la si romanesque main de Dieu (qu’on y voit de l’hérésie ou des desseins monarchiques). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeanne d'Arc a été réhabilitée en 1817, dans le livre de Philippe-Alexandre Le Brun de Charmettes : Histoire de Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans, tirée de ses propres déclarations, de cent quarante-quatre dépositions de témoins oculaires, et des manuscrits de la bibliothèque du roi de la tour de Londres[282]. Le travail scrupuleux de cet historien, fondé sur des enquêtes rigoureuses, et l'étude de documents originaux, a souvent été réutilisé comme base de travail par des écrivains français et étrangers, tels Jules Quicherat ou Joseph Fabre, qui ont contribué à redonner ses titres de noblesse à la Pucelle d'Orléans[280]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les enjeux politiques et religieux du XIXe siècle expliquent l'émergence de thèses révisionnistes : la théorie « surviviste » ou « survivaliste » se développe avec l'ouvrage en 1889 La Fin d'une légende, vie de Jeanne d'Arc (de 1409 à 1440) d'Ernest Lesigne alléguant que Jeanne fut sauvée du bûcher (par substitution avec une autre femme) et devenue Jeanne des Armoises. Cette théorie est reprise par des auteurs laïcs comme Gaston Save qui cherchent à minimiser le rôle de Jeanne d'Arc et enrayer son processus de canonisation. La théorie « bâtardisante », qui apparaît sur le plan littéraire pour la première fois en 1805, naît avec Pierre Caze qui écrit la pièce de théâtre La Mort de Jeanne d'Arc : la Pucelle y serait une bâtarde royale mise en scène à dessein, et dont la mère aurait été Isabeau de Bavière et le père Louis d'Orléans. Dans son livre La vérité sur Jeanne d'Arc en 1819, Caze développe cette théorie, qui est généralement relayée par des monarchistes comme Jean Jacoby (Le secret de Jeanne, pucelle d'Orléans en 1932) pour qui le peuple ne serait pas en mesure de donner naissance à des héros. La théorie « survivo-bâtardisante » fusionne les deux précédentes en faisant de Jeanne une princesse royale qui a échappé au bûcher et survécu sous le nom de Jeanne des Armoises. Lancée par Jean Grimod (Jeanne d'Arc a-t-elle été brûlée ?, 1952), elle est reprise par des auteurs comme Maurice David-Darnac, Étienne Weill-Raynal, Robert Ambelain, André Cherpillod (Les deux mystères de Jeanne "d'Arc": sa naissance, sa mort, 1992) ou Marcel Gay et Roger Senzig (L'affaire Jeanne d'Arc, 2007)[283],[284]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Les enjeux politiques et religieux du XIXe siècle expliquent l'émergence de thèses révisionnistes : la théorie « surviviste » ou « survivaliste » se développe avec l'ouvrage en 1889 La Fin d'une légende, vie de Jeanne d'Arc (de 1409 à 1440) d'Ernest Lesigne alléguant que Jeanne fut sauvée du bûcher (par substitution avec une autre femme) et devenue Jeanne des Armoises. Cette théorie est reprise par des auteurs laïcs comme Gaston Save qui cherchent à minimiser le rôle de Jeanne d'Arc et enrayer son processus de canonisation. La théorie « bâtardisante », qui apparaît sur le plan littéraire pour la première fois en 1805, naît avec Pierre Caze qui écrit la pièce de théâtre La Mort de Jeanne d'Arc : la Pucelle y serait une bâtarde royale mise en scène à dessein, et dont la mère aurait été Isabeau de Bavière et le père Louis d'Orléans. Dans son livre La vérité sur Jeanne d'Arc en 1819, Caze développe cette théorie, qui est généralement relayée par des monarchistes comme Jean Jacoby (Le secret de Jeanne, pucelle d'Orléans en 1932) pour qui le peuple ne serait pas en mesure de donner naissance à des héros. La théorie « survivo-bâtardisante » fusionne les deux précédentes en faisant de Jeanne une princesse royale qui a échappé au bûcher et survécu sous le nom de Jeanne des Armoises.
Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Lancée par Jean Grimod (Jeanne d'Arc a-t-elle été brûlée ?, 1952), elle est reprise par des auteurs comme Maurice David-Darnac, Étienne Weill-Raynal, Robert Ambelain, André Cherpillod (Les deux mystères de Jeanne "d'Arc": sa naissance, sa mort, 1992) ou Marcel Gay et Roger Senzig (L'affaire Jeanne d'Arc, 2007),.
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Parallèlement à ces thèses, se développe la figure symbolique d'une Jeanne d'Arc incarnation de la résistance à l'étranger, faisait l'unanimité au sein des différents partis politiques français. Symbole républicain et figure unificatrice utile dans le cadre de la construction de la nation après la guerre franco-allemande de 1870, elle fait l'objet depuis la fin du XIXe siècle de récupération par différents partis politiques tant de la gauche (voyant en elle une fille du peuple brûlée par l'Église et abandonnée par le roi) que de la droite (voyant en elle une héroïne nationale, sainte), avant d'être accaparée par la droite nationaliste et catholique. Les partis opèrent ainsi depuis le XIXe siècle une captation d'héritage illégitime plus basée sur son mythe composé d'images déformées par son histoire façonnée par les calculs politiques et les jeux de propagande. Ce qui explique que cette figure fortement politisée a longtemps suscité la méfiance des universitaires contemporains, la première biographie johannique rédigée par une historienne universitaire étant celle de Colette Beaune en 2004[285]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Selon l'historien Yann Rigolet, la « savante confiscation » à la fin du XXe siècle de sa figure par les mythologues du Front national, ne rencontrant visiblement que peu d’oppositions, a engendré une certaine déréliction du mythe Jeanne d’Arc. Si elle connaît une « certaine désaffection du public », elle reste cependant une figure de proue de la mémoire collective, pouvant être « perpétuellement revisitée et réinvestie » grâce à son « formidable pouvoir de régénération »[286]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les églises et festivités
Sainte Jeanne d’Arc est honorée dans de nombreuses églises importantes, notamment en France, son pays d’origine et de martyre. Parmi les plus grandes et célèbres églises qui lui sont dédiées, on trouve : La principale est la basilique Sainte-Jeanne-d’Arc, située à Domrémy-la-Pucelle, en France, ville natale de la sainte, qui attire des pèlerins intéressés par sa vie et son héritage[287]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen est située sur la Place du Vieux-Marché, au centre de la ville de Rouen, en France, où Jeanne d’Arc fut brûlée vive en 1431. C’est l’une des constructions les plus emblématiques dédiées à la sainte. Inaugurée en 1979 et conçue par l’architecte Louis Arretche, cette église moderne possède un design audacieux qui évoque les flammes ayant consumé Jeanne d’Arc et la forme d’un bateau renversé, symbole chrétien ancien. L’église intègre également des vitraux historiques provenant de l’église Saint-Vincent, détruite pendant la Seconde Guerre mondiale. Le site marque l’endroit exact où Jeanne fut brûlée vive en 1431, en faisant un lieu important de pèlerinage et de mémoire historique[288],[289] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Au Brésil, la dévotion à Sainte Jeanne d’Arc s’exprime à travers la Paroisse de sainte-Jeanne-d'Arc (pt), située dans le quartier du Jardin de France (pt), zone nord de São Paulo. Fondée en 1958 avec le soutien de l’entrepreneur français Jacques Funke, la paroisse est un important centre communautaire et religieux. Elle se distingue par l’organisation du traditionnel « Arraiá da Joana », semblable à la en France. Ces deux célébrations, qui se déroulent en juin, mettent en avant le feu de joie comme élément central, accompagnées de danses, de plats traditionnels et d'une ambiance de convivialité populaire. La fête française, célébrée le 24 juin, est marquée par des danses autour du feu et honore la tradition de Saint Jean-Baptiste, influençant même certains aspects des fêtes brésiliennes, comme la quadrille, qui trouve ses origines en France[290] La paroisse gère également la Chapelle du Christ Roi et propose des messes régulières, favorisant la participation active des fidèles[291]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En plus des fêtes de la Saint-Jean, le 30 mai est célébré comme la fête liturgique de Sainte Jeanne d'Arc, avec des messes solennelles et des processions dans plusieurs régions du monde, notamment en France, où son histoire est rappelée par des défilés et des représentations théâtrales mettant en lumière son rôle en tant que symbole de résistance et d’unité nationale[292],[293]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Reconnaissance institutionnelle
Jeanne d'Arc est le septième personnage le plus célébré au fronton des 67 000 établissements scolaires français (recensement en 2015) : pas moins de 423 écoles, collèges et lycées (dont 397 dans le secteur privé) lui ont donné son nom, derrière saint Joseph (880), Jules Ferry (642), Jacques Prévert (472), Jean Moulin (434), Jean Jaurès (429), mais devant Antoine de Saint-Exupéry (418), Victor Hugo (365), Louis Pasteur (361), Marie Curie (360), Pierre Curie (357), Jean de la Fontaine (335)[294]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Une loi française du 10 juillet 1920 institue « la Fête Jeanne d’Arc, fête du patriotisme », le deuxième dimanche de mai, « jour anniversaire de la délivrance d’Orléans »[295]. La célébration est toujours en vigueur et fait partie des douze journées nationales organisées chaque année par la République française. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Reconnaissance par l'Église catholique
| Jeanne d'Arc Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Détail d'une statue polychrome de Jeanne d'Arc sculptée par Prosper d'Épinay en 1901 et installée dans le chœur de la cathédrale de Reims en 1909, année de béatification de la Pucelle[296]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Sainte Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
|---|---|
| Béatification | 18 avril 1909[297] Saint-Pierre de Rome par le pape Pie X Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Canonisation | 16 mai 1920[298] par le pape Benoît XV Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Vénérée par | l'Église catholique Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Fête | 30 mai Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Attributs | l'Agneau, l'armure, l'épée, l'étendard, les flammes, l'oriflamme[299] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Sainte patronne | France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| modifier Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
Au XIXe siècle, quand ressurgit la vision chrétienne de l'histoire, les catholiques sont embarrassés par l'action que les évêques jouèrent au procès. L'historien Christian Amalvi note que dans les illustrations, on escamote l’évêque Cauchon. On réduit le rôle de l’Église et attribue l’exécution de Jeanne à la seule Angleterre[300]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Canonisation
Jeanne d'Arc est béatifiée par un bref daté du 11 avril 1909 puis une cérémonie tenue le 18 avril 1909[297]. Elle est ensuite canonisée le 16 mai 1920[298]. Sa fête religieuse est fixée au 30 mai, jour anniversaire de sa mort. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Renonçant aux imprécations de Pie X, pape qui appelait en 1911 à la conversion de la France « persécutrice de l'Église », le Saint-Siège souhaite se réconcilier avec la République française après la Première Guerre mondiale. Benoît XV qualifie ainsi le pays de « Mère des saints » consécutivement aux procès de canonisation de plusieurs religieux français, et notamment celui de Bernadette Soubirous. Cette conjecture politique se maintient sous Pie XI : dans sa lettre apostolique Galliam, Ecclesiæ filiam primogenitam datée du 2 mars 1922, le nouveau pape proclame Jeanne d'Arc sainte patronne secondaire de la France tout en réaffirmant la Vierge comme patronne principale. L'incipit du document pontifical désigne d'ailleurs la France par le titre traditionnel de « fille aînée de l'Église »[301]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Œuvres inspirées par Jeanne d'Arc
Les œuvres inspirées par la Pucelle sont innombrables dans tous les domaines des arts et de la culture[302] : architecture, bande dessinée, chansons, cinéma[303], radio et télévision, jeux vidéo, littérature (poésie, roman, théâtre[304]), musique[305] (notamment opéras et oratorios), peinture, sculpture, tapisserie, vitrail, etc. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Voir aussi
Sources primaires
- Jules Quicherat ( éd.), Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, dite la Pucelle : publiés pour la première fois d'après les manuscrits de la Bibliothèque royale, suivis de tous les documents historiques qu'on a pu réunir et accompagnés de notes et d'éclaircissements, t. 1 : Procès de condamnation, Paris, Jules Renouard et Cie, 1841, 506 p., in-8o (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jules Quicherat ( éd.), Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, dite la Pucelle : publiés pour la première fois d'après les manuscrits de la Bibliothèque royale, suivis de tous les documents historiques qu'on a pu réunir et accompagnés de notes et d'éclaircissements, t. 2 : Procès de réhabilitation. Préliminaires de la réhabilitation non insérés au procès, Paris, Jules Renouard et Cie, 1844, 472 p., in-8o (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jules Quicherat ( éd.), Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, dite la Pucelle : publiés pour la première fois d'après les manuscrits de la Bibliothèque royale, suivis de tous les documents historiques qu'on a pu réunir et accompagnés de notes et d'éclaircissements, t. 3 : Procès de réhabilitation. Rédaction primitive du procès de réhabilitation d'après le manuscrit de d'Urfé. Opinions et mémoires extrajudiciaires publiés du vivant de Jeanne d'Arc, Paris, Jules Renouard et Cie, 1845, 473 p., in-8o (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jules Quicherat ( éd.), Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, dite la Pucelle : publiés pour la première fois d'après les manuscrits de la Bibliothèque royale, suivis de tous les documents historiques qu'on a pu réunir et accompagnés de notes et d'éclaircissements, t. 4 : Témoignages des chroniqueurs et historiens du XVe siècle, Paris, Jules Renouard et Cie, 1847, 540 p., in-8o (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jules Quicherat ( éd.), Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc, dite la Pucelle : publiés pour la première fois d'après les manuscrits de la Bibliothèque royale, suivis de tous les documents historiques qu'on a pu réunir et accompagnés de notes et d'éclaircissements, t. 5 : Témoignages des poètes du XVe siècle. Lettres, actes et autres pièces détachées. Témoignages extraits des livres de comptes. Documents relatifs à l'Institution et aux premières célébrations de la fête du 8 mai, jour anniversaire de la délivrance d'Orléans. Documents sur la fausse Jeanne d'Arc qui parut de 1436 à 1440. Supplément aux pièces et extraits concernant la Pucelle. Itinéraire de la Pucelle. Notice littéraire du procès du condamnation. Notice des pièces de la réhabilitation. Table analytique, Paris, Jules Renouard et Cie, 1849, 575 p., in-8o (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Georges Duby et Andrée Duby, Les Procès de Jeanne d'Arc, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Archives » (no 50), 1974, 250 p. (ISBN 2-07-028894-3, présentation en ligne) Réédition : Georges Duby et Andrée Duby, Les Procès de Jeanne d'Arc, Paris, Folio, coll. « Folio. Histoire », 1995, 313 p. (ISBN 2-07-032894-5). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Tisset ( éd.) et Yvonne Lanhers ( éd.), Procès de condamnation de Jeanne d'Arc, t. I : Texte, Paris, C. Klincksieck (Société de l'histoire de France), 1960, XXXII-446 p. (présentation en ligne), [présentation en ligne], [présentation en ligne]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Tisset ( éd.) et Yvonne Lanhers ( éd.), Procès de condamnation de Jeanne d'Arc, t. II : Traduction et notes, Paris, C. Klincksieck (Société de l'histoire de France), 1970, XXIV-435 p. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Tisset ( éd.) et Yvonne Lanhers ( éd.), Procès de condamnation de Jeanne d'Arc, t. III : Introduction. Index des matières, des noms de personne et de lieu, Paris, C. Klincksieck (Société de l'histoire de France), 1971, IV-349 p. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Duparc ( éd.), Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, t. I : Texte, Paris, C. Klincksieck (Société de l'histoire de France), 1977, XXIII-525 p. (ISBN 2-252-02014-8). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- (la) Pierre Duparc ( éd.) (trad. du latin), Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, t. II : Texte, Paris, C. Klincksieck (Société de l'histoire de France), 1979, 612 p. (ISBN 2-252-02152-7). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Duparc ( éd.) (trad. du latin), Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, t. III : Traduction, Paris, C. Klincksieck (Société de l'histoire de France), 1983, X-302 p. (ISBN 2-252-02418-6). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Duparc ( éd.), Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, t. IV : Traduction, Paris, C. Klincksieck (Société de l'histoire de France), 1986, 238 p. (ISBN 2-252-02508-5). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Duparc ( éd.), Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, t. V : Étude juridique des procès, contribution à la biographie de Jeanne d'Arc, Paris, C. Klincksieck (Société de l'histoire de France), 1988, XX-310 p. (ISBN 2-252-02508-5). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Bibliographie
Bibliographie partielle des articles, biographies, études et essais. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Monographies du XIXe siècle
- Siméon Luce, Jeanne d'Arc à Domremy : recherches critiques sur les origines de la mission de la Pucelle, accompagnées de pièces justificatives, Paris, Éditions Honoré Champion, 1886, CCCXIX-416 p., in-8o (présentation en ligne, lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jules Quicherat, Aperçus nouveaux sur l'histoire de Jeanne d'Arc, Paris, Jules Renouard, 1850, II-168 p. (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Synthèses et réflexions
- Colette Beaune, Jeanne d'Arc, Paris, Éditions Perrin, 2004, 475 p. (ISBN 2-262-01705-0, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Colette Beaune, Jeanne d'Arc. Vérités et légendes, Paris, Éditions Perrin, 2008, 234 p. (ISBN 978-2-262-02951-7 et 2-262-02951-2, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Olivier Bouzy, Jeanne d'Arc : mythes et réalités, La Ferté-Saint-Aubin, l'Atelier de l'Archer, 1999, 191 p. (ISBN 2-84548-021-0). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Olivier Bouzy, Jeanne d'Arc, l'histoire à l'endroit !, Tours, CLD éditions, 2008, 284 p. (ISBN 978-2-85443-531-3, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Olivier Bouzy, Jeanne d'Arc en son siècle, Paris, Fayard, 2013, 317 p. (ISBN 978-2-213-67205-2, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Bernard Briais, Sur les pas de Jeanne d'Arc en Touraine, Tours, PBCO, collection « Atout Touraine », 2011, 96 p. (EAN 9782350420196) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Contamine, Olivier Bouzy et Xavier Hélary, Jeanne d'Arc. Histoire et dictionnaire, Paris, Éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2012, 1214 p. (ISBN 978-2-221-10929-8, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- (en) Kelly DeVries, Joan of Arc : A Military Leader, Stroud, Sutton Publishing, 1999, XIV-242 p. (ISBN 0-7509-1805-5, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- (en) Deborah A. Fraioli, Joan of Arc : The Early Debate, Woodbridge, The Boydell Press, 2000, X-235 p. (ISBN 0-85115-572-3, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Claude Gauvard, Jeanne d'Arc : héroïne diffamée et martyre, Paris, Éditions Gallimard, coll. « L'esprit de la cité / Des femmes qui ont fait la France », 2022, 192 p. (ISBN 978-2-0701-7855-1). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Gerd Krumeich (trad. de l'allemand par Josie Mély, Marie-Hélène Pateau et Lisette Rosenfeld, préf. Régine Pernoud), Jeanne d'Arc à travers l'histoire [« Jeanne d'Arc in der Geschichte : Historiographie, Politik, Kultur »], Paris, Éditions Albin Michel, coll. « Bibliothèque Albin Michel. Histoire », 1993, 348 p. (ISBN 2-226-06651-9). Réédition : Gerd Krumeich (trad. de l'allemand par Josie Mély, Marie-Hélène Pateau et Lisette Rosenfeld, préf. Pierre Nora), Jeanne d'Arc à travers l'histoire [« Jeanne d'Arc in der Geschichte : Historiographie, Politik, Kultur »], Paris, Belin, 2017, 416 p. (ISBN 978-2-410-00096-2). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Régine Pernoud, La libération d'Orléans : 8 mai 1429, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Trente journées qui ont fait la France » (no 9), 1969, 345 p. (présentation en ligne). Réédition : Régine Pernoud (postface Jacques Le Goff), La libération d'Orléans : 8 mai 1429, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Les journées qui ont fait la France », 2006, 304 p. (ISBN 2-07-078184-4, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Régine Pernoud et Marie-Véronique Clin, Jeanne d'Arc, Paris, Fayard, 1986, 447 p. (ISBN 2-213-01768-9, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Valérie Toureille, Jeanne d'Arc, Paris, Perrin, 2020, 432 p. (ISBN 978-2-26206-394-8, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- (en) Marina Warner, Joan of Arc : The Image of Female Heroism, Londres, Weidenfeld & Nicolson, 1981, XXVI-349 p. (ISBN 0-297-77638-X, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Réflexions relatives aux biographies de Jeanne d'Arc
- Philippe Contamine, « Une biographie de Jeanne d'Arc est-elle encore possible ? », dans Jean Maurice et Daniel Couty (dir.), Images de Jeanne d'Arc : actes du colloque de Rouen, 25-26-27 mai 1999, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Études médiévales » (no 1), 2000, VIII-281 p. (ISBN 2-13-049952-X), p. 1-15. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Duparc, « Jeanne d'Arc controversée », Bulletin de la société historique de Compiègne, Compiègne, Société historique de Compiègne, t. 28 « Actes du colloque Jeanne d'Arc et le cinq cent cinquantième anniversaire du siège de Compiègne, 20 mai - 25 octobre 1430 », 1982, p. 217-229 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Gerd Krumeich, « Problèmes d'une biographie de Jeanne d'Arc », Francia, Sigmaringen, Jan Thorbecke, nos 34/1, 2007, p. 215-222 (ISBN 978-3-7995-8123-3, lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Régine Pernoud, Jean Tulard et Jérôme Pernoud, Jeanne d'Arc, Napoléon : le paradoxe du biographe, Monaco, Éditions du Rocher, 1997, 217 p. (ISBN 2-268-02476-8). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- (de) Heinz Thomas, « Jeanne d'Arc. Grundzüge einer Biographie », Francia, Sigmaringen, Jan Thorbecke, nos 34/1, 2007, p. 163-173 (ISBN 978-3-7995-8123-3, lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Colloques et recueils d'articles
- Christophe Balagna (dir.), Jeanne d'Arc, une figure du divin et du sacré ? Images et représentations (XVe – XXIe siècle), Toulouse, Presses universitaires de l'ICT, coll. « Humanités », 2024, 547 p. (ISBN 979-10-94360-37-8). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Colette Beaune (dir.), Jeanne d’Arc à Blois : histoire et mémoire, Blois, Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher (SSLLC), 2013, 265 p. (ISSN 1157-0849). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-Patrice Boudet (dir.) et Xavier Hélary (dir.), Jeanne d'Arc : histoire et mythes, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2014, 292 p. (ISBN 978-2-7535-3389-9, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Mémorial du Ve centenaire de la réhabilitation de Jeanne d'Arc, 1456-1956, Paris, J. Foret, 1952, XXII-317 p. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Collectif, Jeanne d'Arc. Une époque, un rayonnement : colloque d'histoire médiévale, Orléans, octobre 1979, Paris, Éditions du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), 1982, 301-[4] (ISBN 2-222-03048-X, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Collectif, « Actes du colloque Jeanne d'Arc et le cinq cent cinquantième anniversaire du siège de Compiègne, 20 mai - 25 octobre 1430 », Bulletin de la société historique de Compiègne, t. 28, 1982, [lire en ligne]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Contamine, De Jeanne d'Arc aux guerres d'Italie : figures, images et problèmes du XVe siècle, Orléans, Paradigme, coll. « Varia » (no 16), 1994, 288 p. (ISBN 2-86878-109-8, présentation en ligne). Réédition augmentée : Philippe Contamine, Jeanne d'Arc et son époque : essais sur le XVe siècle français, Paris, Éditions du Cerf, 2020, 380 p. (ISBN 978-2-20413-754-6). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Dominique Goy-Blanquet (dir.), Jeanne d'Arc en garde à vue : essais rassemblés et présentés par Dominique Goy-Blanquet, Bruxelles, Le Cri, 1999, 177 p. (ISBN 2-87106-240-4). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Catherine Guyon (dir.) et Magali Delavenne (dir.), De Domrémy… à Tokyo : Jeanne d'Arc et la Lorraine : actes du colloque universitaire international, Domrémy et Vaucouleurs, 24-26 mai 2012, Nancy, Presses universitaires de Nancy, coll. « Archéologie, espaces, patrimoines », 2013, 408 p. (ISBN 978-2-8143-0154-2, lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean Maurice (dir.) et Daniel Couty (dir.), Images de Jeanne d'Arc : actes du colloque de Rouen, 25-26-27 mai 1999, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Études médiévales » (no 1), 2000, VIII-281 p. (ISBN 2-13-049952-X). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Françoise Michaud-Fréjaville, Cahiers de recherches médiévales, vol. 12 : Une ville, une destinée : Orléans et Jeanne d'Arc. En hommage à Françoise Michaud-Fréjaville, Orléans / Paris, CEMO / Honoré Champion, 2005, 299 p. (ISBN 978-2-7453-5475-4, lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- François Neveux (dir.), De l'hérétique à la sainte. Les procès de Jeanne d'Arc revisités : actes du colloque international de Cerisy, 1er-4 octobre 2009, Caen, Presses universitaires de Caen, coll. « Symposia », 2012, 343 p. (ISBN 978-2-84133-421-6, présentation en ligne, lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- (en) Bonnie Wheeler (dir.) et Charles T. Wood (dir.), Fresh Verdicts on Joan of Arc, New York, Garland, coll. « The New Middle Ages / Garland Reference Library of the Humanities » (no 2 / 1976), 1996, XVI-317 p. (ISBN 0-8153-2337-9, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Articles, contributions, communications
- Olivier Bouzy, « Jeanne d'Arc, les signes au roi et les entrevues de Chinon », dans Jacques Paviot et Jacques Verger (dir.), Guerre, pouvoir et noblesse au Moyen Âge : mélanges en l'honneur de Philippe Contamine, Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, coll. « Cultures et civilisations médiévales » (no XII), 2000, 691 p. (ISBN 2-84050-179-1), p. 131-138. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Olivier Bouzy, « Le siège d'Orléans a bien eu lieu ou le Dasein de Jeanne d'Arc dans la guerre de Cent Ans », Connaissance de Jeanne d'Arc, Chinon, no 31, janvier 2002, p. 49-62 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Olivier Bouzy, « La famille de Jeanne d'Arc, ascension sociale d'un lignage roturier du XIVe au XVIe siècle », dans Catherine Guyon et Magali Delavenne (dir.), De Domrémy… à Tokyo. Jeanne d'Arc et la Lorraine : actes du colloque universitaire international, Domrémy et Vaucouleurs, 24-26 mai 2012, Nancy, Presses Universitaires de Nancy - Éditions universitaires de Lorraine, coll. « Archéologie, espaces, patrimoines », 2013, 408 p. (ISBN 978-2-8143-0154-2, présentation en ligne), p. 33-44. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Contamine, « Observations sur le siège d'Orléans (1428-1429) », dans Gilles Blieck, Philippe Contamine, Nicolas Faucherre et Jean Mesqui (dir.), Les enceintes urbaines (XIIIe-XVIe siècle), Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), 1999 (lire en ligne), p. 331-343. Article repris dans : Philippe Contamine, Pages d'histoire militaire médiévale (XIVe-XVe siècle), Paris, Institut de France, « Mémoires de l'Académie des inscriptions et belles-lettres », no 32, 2005, p. 197-212. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Contamine, « Yolande d'Aragon et Jeanne d'Arc : l'improbable rencontre de deux parcours politiques », dans Éric Bousmar, Jonathan Dumont, Alain Marchandisse et Bertrand Schnerb (dir.), Femmes de pouvoir, femmes politiques durant les derniers siècles du Moyen Âge et au cours de la première Renaissance, Bruxelles, De Boeck, coll. « Bibliothèque du Moyen Âge », 2012, 656 p. (ISBN 978-2-8041-6553-6, lire en ligne), p. 11-30. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Contamine, « Jeanne d'Arc à cheval : légendes, faits, images », dans Le cheval dans la culture médiévale : textes réunis par Bernard Andenmatten, Agostino Paravicini Bagliani et Eva Pibiri, Florence, SISMEL - Edizioni del Galluzzo, coll. « Micrologus' Library » (no 69), 2015, XII-386 p. (ISBN 978-88-8450-655-9, présentation en ligne), p. 221-242. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Claude Desama, « Jeanne d'Arc et Charles VII », Revue de l'histoire des religions, Paris, Presses universitaires de France, t. 170, no 1, juillet-septembre 1966, p. 29-46 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Claude Desama, « La première entrevue de Jeanne d'Arc et de Charles VII à Chinon (mars 1429) », Analecta Bollandiana, t. 84, 1966, p. 113-127. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Claude Desama, « Jeanne d'Arc et la diplomatie de Charles VII : l'ambassade française auprès de Philippe le Bon en 1429 », Annales de Bourgogne, Dijon, Centre d'études bourguignonnes, t. XL, fascicule 4, no 160, octobre-décembre 1968, p. 290-299 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Catherine Guyon, « La spiritualité de Jeanne d'Arc », dans Arnaud Baudin, Valérie Toureille et Jean-Marie Yante (dir.), Guerre et paix en Champagne à la fin du Moyen Âge. Autour du traité de Troyes : actes des journées d'étude de Dijon, Chaumont, Épinal et Troyes (2020-2021), Gand, Snoeck, 2024, 484 p. (ISBN 978-9-46161-868-9), p. 306-319. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Xavier Hélary, « Avant le procès de Jeanne d'Arc (1431) : le « dossier de l'instruction » », dans Patrick Gilli et Jacques Paviot (dir.), Hommes, cultures et sociétés à la fin du Moyen Âge : Liber discipulorum en l'honneur de Philippe Contamine, Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, coll. « Cultures et civilisations médiévales » (no 57), 2012, 413 p. (ISBN 978-2-84050-845-8, présentation en ligne), p. 123-142. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Sainte Catherine, Jeanne d'Arc et le « saut de Beaurevoir » », Cahiers de recherches médiévales et humanistes, no 8 « La protection spirituelle au Moyen Âge », 2001, p. 73-86 (ISSN 2115-6360, DOI 10.4000/crm.386, lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Le royaume de Bourges et l'épopée de Jeanne d'Arc », dans Pierre Allorant, Walter Badier, Alexandre Borrell et Jean Garrigues (dir.), Lieux de mémoire en Centre-Val de Loire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2021, 323 p. (ISBN 978-2-7535-8169-2), p. 203-216. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- François Neveux, « Les voix de Jeanne d'Arc, de l'histoire à la légende », Annales de Normandie, no 2 (62e année) « Mélanges offerts à Catherine Bougy », juillet-décembre 2012, p. 253-276 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Georges Peyronnet, « L'équipée de Jeanne d'Arc de Sully-sur-Loire à Lagny-sur-Marne, mars-avril 1430 : secrets et surprises », Connaissance de Jeanne d'Arc, Chinon, no 35, 2006, p. 31-68 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Vladimir Raytes, « La première entrevue de Jeanne d'Arc et de Charles VII à Chinon : essai de reconstitution d'un fait historique », Bulletin de l'association des amis du Centre Jeanne d'Arc, no 13, 1989, p. 7-18. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Articles connexes
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Notes et références
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Références 1 à 25
- Une partie du duché de Bar, le Barrois mouvant, relevait du royaume de France pour le temporel et de l'évêché de Toul pour le spirituel. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Le duc de Bedford se fait donner le duché d'Anjou et le comté du Maine par un acte daté du 21 juin 1424 et confirmé à Rouen par le jeune Henri VI le 8 septembre 1430[49]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Comme l'atteste la diversité des témoignages du procès en nullité de la condamnation[52]. L'enregistrement des baptêmes et sépultures ne sera prescrit officiellement aux curés de paroisses qu'à compter de 1539, bien que la pratique préexiste à l'ordonnance de Villers-Cotterêts dans diverses localités[53]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Exprimée par la formule consacrée (tel âge « ou environ »), cette connaissance approximative reflète l'indifférence de la culture chrétienne médiévale vis-à-vis de l'anniversaire de la date de naissance. Cette indifférence se constate alors dans tous les groupes sociaux[61], y compris au sein de la noblesse où seule la venue au monde des rois et princes illustres est correctement répertoriée grâce à l'établissement d'horoscopes[57]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Selon le droit romain qui fixe la majorité juridique à 25 ans pour les procès civils et criminels, l'âge de Jeanne d'Arc la rend juridiquement incapable de répondre à moins d'être assistée d'un défenseur. Cet argument n'est finalement pas retenu par ses juges rouennais. Par la suite, la question de son âge acquiert progressivement de l'importance jusqu'à la révision du procès en 1455-1456, au moment où Pierre Mauger, avocat de la famille d'Arc, invoque la minorité de la Pucelle pour invalider le jugement de condamnation, entre autres vices de forme[62]. L'argument de la minorité brandi par Mauger s'avère pourtant insuffisant pour entacher de nullité le procès de condamnation[63], voire contre-productif puisque l'objectif avoué du procès en nullité consiste à affirmer haut et fort l'orthodoxie des réponses de la Pucelle aux juges de Rouen, abstraction faite de son jeune âge[58]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- À quelques exceptions près. En janvier 1456, une nommée Hauviette déclare être « âgée de quarante-cinq ans environ » avant d'ajouter que son amie d'enfance Jeanne d'Arc « était, à ce qu'elle disait, plus âgée qu'elle de trois ou quatre ans »[64]. Ces propos isolés contredisent les autres témoignages[65],[66],[67]. D'autre part, une certaine Mengette, âgée d'environ quarante-six ans[68] et peut-être sœur aînée d'Hauviette, est en mesure d'apporter davantage de précisions sur la Pucelle. En conséquence, Colette Beaune et Olivier Bouzy estiment que Mengette devait vraisemblablement être une amie d'enfance plus proche de Jeanne d'Arc, et sensiblement du même âge[67],[69].
Par contre, Jean d'Aulon, témoin important en tant qu'ancien écuyer de la Pucelle, rajeunit celle-ci en la décrivant âgée « de seize ans, ou environ » lors de son arrivée à Chinon en 1429[70],[65],[71]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩ - « In nocte Epiphaniarum Domini […] » (« Dans la nuit de l'Épiphanie du Seigneur »), selon la lettre de Perceval de Boulainvilliers, datée du 21 juin 1429. Le chambellan adresse ce message à Philippe Marie Visconti, duc de Milan et allié du roi de France depuis le traité d'Abbiategrasso (1424)[73],[74],[75].
Dès l'époque de son expédition, la missive est diffusée au-delà du cercle étroit de son destinataire milanais, citée « comme source de première main » sur Jeanne d'Arc, corroborée sur plusieurs points par d'autres sources contemporaines et même versifiée par le poète Antoine Astezan en 1430. Toutefois, en raison du caractère « strictement et ouvertement hagiographique » de la première partie de la lettre, « aucun des contemporains, ni aucun des historiens de Jeanne n'[a] repris à son compte l'affirmation de Perceval de Boulainvilliers sur la venue miraculeuse de la Pucelle à l'Épiphanie avant la seconde moitié du XIXe siècle », remarque l'historien Gerd Krumeich[72].
Par le biais de la naissance merveilleuse de Jeanne d'Arc, Perceval de Boulainvilliers exprime son espérance messianique en une renovatio mundi, un « renouvellement du monde », autrement dit un âge d'or précédé par la libération du royaume de France[52]. Destinés à expliquer la Pucelle au duc de Milan, ces éléments mythiques permettent au conseiller royal de s'en remettre à des « références culturelles communes[76] ». Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩ - Cet oiseau, progressivement assimilé au peuple français dans certains textes d'époque[81], représente aussi l'animal emblématique de « la vigilance chrétienne qui fait reculer péchés et ténèbres et annonce la lumière », précise Colette Beaune[82]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Chargés d'examiner Jeanne d'Arc à Poitiers en mars-avril 1429, des docteurs en théologie concluent que « de sa naissance et de sa vie, plusieurs choses merveilleuses sont dittes comme vrayes. » Gerd Krumeich observe que cette formule « est reprise, quasiment verbatim », dans la chronique d'Eberhard Windecke, la chronique de Tournai et le Registre delphinal de Mathieu Thomassin.
Par ailleurs, le Journal d'un bourgeois de Paris — tenu en réalité par un clerc anonyme de sensibilité bourguignonne — rapporte que les partisans de Charles VII propagent de fausses rumeurs sur l'enfance de Jeanne d'Arc, décrite comme une petite paysanne capable de charmer « les oiseaux des bois et des champs [qui] venaient manger son pain en son giron »[83].
Composé vraisemblablement après le siège d'Orléans, un poème latin énumère d'autre part de nombreux signes extraordinaires liés à la venue au monde de la Pucelle : tonnerre, tremblement de terre, mer frémissante, air qui s'enflamme[84],[85],[86]… Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩ - Seules trois lettres signées de la main de la Pucelle ont été conservées, toutes portant l'orthographe ancienne « Jehanne »[93]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Le mercredi 21 février 1431 lors du procès tenu à Rouen, les juges procèdent au premier interrogatoire de Jeanne d'Arc après sa prestation de « serment de dire la vérité sur les points qui toucheraient à sa foi. » Ils lui demandent « ses nom et surnom[96],[97]. »
Or, au XVe siècle, le terme « surnom » (cognomen) peut désigner de manière ambiguë le surnom ou le nom de famille. Le terme « nom » lui-même signifie alternativement « nom de baptême » (autrement dit le prénom) ou nom de famille[98].
Ces équivoques suscitent probablement l'incompréhension de Jeanne puisqu'elle affirme initialement ignorer son « surnom ». Le médiéviste Olivier Bouzy interprète sa réponse comme une marque de prudence consistant à éluder les questions relatives au surnom de Pucelle. En raison des « arrière-plans symboliques » éventuellement établis avec la Vierge Marie dans l'esprit des juges, le sobriquet de la prisonnière risquerait d'entraîner des accusations d'orgueil, voire de blasphème[99]. Quoi qu'il en soit, Jeanne d'Arc mentionne comme surnoms ses patronyme (d'Arc) et matronyme (Rommée) lors d'un interrogatoire ultérieur, le samedi 24 mars 1431[100],[101],[102],[98]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩ - L'hypothèse d'une origine patronymique champenoise se rattachant au village d'Arc-en-Barrois n'est pas démontrée, entre autres conjectures sur la question[103]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Ses frères Jean et Pierre d'Arc se font appeler Duly ou du Lys à Orléans. Des fleurs de lys figurent dans les armoiries conférées à leur sœur en mai 1429 après la levée du siège d'Orléans, reflet probable d'un jeu de mots d'ordre héraldique inspiré par la prononciation lorraine du patronyme[109]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Une querelle idéologique est disputée en France au XIXe siècle autour de l'orthographe du patronyme de Jeanne, rappelle Olivier Bouzy : il importait alors de revendiquer à tort la particule d'Arc comme une marque de noblesse[111] ou, inversement, de privilégier arbitrairement la graphie Darc afin de souligner la roture d'une « fille du peuple ». Ainsi, la graphie « Jeanne Darc » est employée par Jules Michelet[112], pour qui la Pucelle est une « transfiguration de l'esprit populaire[113]. » Autre historien dont les ouvrages sont massivement diffusés au XIXe siècle[114],[115], Henri Martin « s'est efforcé en vain d'imposer cette écriture « modernisée » du nom (la « jeune fille du peuple » ne devait pas porter de nom à particule) », relève Gerd Krumeich[116]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Interrogatoire tenu le samedi 24 mars 1431[100],[101]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Née au XIXe siècle, une tradition hagiographique rattache l'origine matronymique à un hypothétique pèlerinage romain accompli par Isabelle Rommée. Cependant, sa sœur Aveline semble se nommer aussi Rommée, matronyme probable de leur mère[117]. En outre, « les pèlerins à Rome s'appellent alors « roumieux » et non « rommés »[118] », précise le médiéviste Olivier Bouzy, qui suggère plutôt une « origine locale » au matronyme en signalant « un étang Romé dans la forêt de la Reine, au nord-ouest de Toul »[118]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Toutefois, la médiéviste Françoise Michaud-Fréjaville relève que cet usage ne se rencontre pas dans la transcription des déclarations de Jeanne d'Arc au procès de Rouen. De même, lors des enquêtes effectuées dans la région d'origine de la Pucelle pour le procès en nullité, un tel « système de désignation » matronymique n'est pas attesté dans les déclarations d'identité des témoins féminins puisque ces femmes sont presque toujours « mises en rapport avec leur mari vivant ou mort » en tant qu'« épouse untel », « femme untel » ou « veuve untel »[119]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- « Jeanne » est un prénom porté par « le tiers[94] » ou « la moitié des petites filles » de la génération de la Pucelle[80]. En fonction des régions, les personnes prénommées « Jean » et « Jeanne » composent même les deux tiers de la population[122]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- En 1431, les juges suscitent « une réflexion sur le surnom paternel » lorsqu'ils tentent de clarifier l'identité de l'accusée de Rouen selon le droit romain[121],[123] mais la forme Johanna Darc n'est jamais transcrite dans le procès-verbal du procès de condamnation[124]. Elle est rarement employée lors du procès en nullité de la condamnation[105]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Le surnom « la Pucelle » prend systématiquement une majuscule et est parfois accolé à son prénom (« Jeanne la Pucelle »). Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Entre autres personnalités, l'évêque Félix Dupanloup, l'historienne Régine Pernoud[152] et Philippe-Hector Dunand (1835-1912), prêtre du diocèse de Toulouse et auteur d'études sur la Pucelle[153]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Entre autres exemples : délire théomaniaque, dépression mythomaniaque, hystérie, « hallucinations physiologiques », névrose œdipienne, pathologie d'origine sexuelle d'origine endocrinienne[156] (d'où les artistes qui ont manipulé dès le début de l'iconographie johannique, l'apparence de cette femme pour suggérer son travestissement[157], et les hypothèses d'hermaphrodisme, de travestisme ou de lesbianisme dans les années 1970[158]), épilepsie temporale (tuberculose bovine — contractée en gardant le troupeau de vaches de son père — disséminée avec atteinte cérébrale secondaire, aura extatique précédant la crise, épilepsie latérale temporale idiopathique partielle d’origine génétique)[159], schizophrénie paranoïde[160], trouble bipolaire de l'adolescence, trouble du comportement alimentaire de type anorexie mentale ; trouble de conversion, crise d'adolescence[161]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Lors du procès de Rouen, le réquisitoire du promoteur Jean d'Estivet dénature l'aide apportée par Jeanne d'Arc à La Rousse afin d'assimiler cette dernière à une mère maquerelle[165] et la Pucelle à une « fille d'auberge » aux mœurs légères[166],[167],[168]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Selon la tradition picturale, les modèles vestimentaires et capillaires anachroniques dépeignent la mode courante à l'époque de la composition des miniatures et ne reflètent aucunement les années 1420-1430[179]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Cette mode s'expliquerait « par la forme des bassinets et la façon d'attacher le camail[185]. »
Selon l'historienne Françoise Michaud-Fréjaville, « le terme utilisé par le Procès de condamnation est étonnant : [Jeanne d'Arc] avait tonsis capellis in rotundum ad modum mangonum, c'est-à-dire rasés en rond comme un coquet, un jeune à la mode. Le mot mangone ne désigne pas un page comme on le traduit d'habitude, mais un personnage qui améliore une apparence pour la présenter à son avantage (« relooker », si j'ose dire)[186]. »
La médiéviste ajoute que les juges ou les greffiers du procès de Rouen emploient à dessein le mot latin mango, usité initialement pour désigner le fardage d'une marchandise, afin d'évoquer l'apparence censément « contre nature » de la Pucelle. Du reste, mango finira par donner le terme péjoratif « muguet » qui qualifie un jeune élégant. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
Références 26 à 50
- Les compagnons d'armes de Jeanne, les capitaines de ses compagnies, Jean Poton de Xaintrailles, La Hire, Thibault d'Armagnac, sont en effet choisis parmi les gascons du parti des Armagnacs parce que, disait-elle, « ils estaient tous soldats fols et adventureux qui ne voulaient pas rester rasibus des murailles pour esviter les traicts, mais allaient jouer de l'espée en pleins champs », ce qui lui valut d'être surnommée « l'Armagnacaise » et affublée d'un qualificatif injurieux par les Anglais lors du siège d'Orléans[197]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Une inscription sur la façade extérieure de la Salle des États du château de Blois mentionne le séjour en son sein de Jeanne d'Arc du 25 au 27 avril 1429. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- La plaque commémorative apposée à l’entrée du Château de Loches ne mentionne pas de date précise, tandis que sur la notice de présentation du château figure la date du 22 mai, lire en ligne : Jeanne d'Arc.. Consulté le 29 mars 2023. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Les registres dits du conseil transcrivent les délibérations des jours de conseil du parlement de Paris, à distinguer des registres dits de plaidoirie, consacrés aux audiences publiques des jours de plaidoiries[247]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Conformément à l'insulte que les soldats anglais adressent à la Pucelle durant le siège d'Orléans[250]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- « Loi instituant une fête nationale de Jeanne d'Arc, fête du patriotisme », Journal officiel de la République française, no 191, 52e année, 14 juillet 1920, p. 10018 (lire en ligne).↩
- Olivier Bouzy, « Le siège d'Orléans a bien eu lieu ou le Dasein de Jeanne d'Arc dans la guerre de Cent Ans », Connaissance de Jeanne d'Arc, Chinon, no 31, janvier 2002, p. 50 (lire en ligne).↩
- Xavier Hélary, « Armagnacs », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 524-525.↩
- Olivier Bouzy, « Entre incertitude et angoisse : le royaume de France à la veille de la venue de Jeanne d'Arc », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 42.↩1 ↩2
- Philippe Contamine, Charles VII : une vie, une politique, Paris, Éditions Perrin, 2017, 560 p. (ISBN 978-2-262-03975-2), p. 52-58.↩
- André Leguai, « La « France bourguignonne » dans le conflit entre la « France française » et la « France anglaise » (1420-1435) », dans La « France anglaise » au Moyen Âge : actes du 111e Congrès national des sociétés savantes, Poitiers, 1986, Section d'histoire médiévale et de philologie, Paris, Éditions du CTHS, 1988, 586 p. (ISBN 2-7355-0136-1), p. 41-52.↩
- Philippe Contamine, Des pouvoirs en France, 1300-1500, Paris, Presses de l'École normale supérieure, 1992, 270 p. (ISBN 2-7288-0174-6, présentation en ligne), « La « France anglaise » au XVe siècle. Mirage ou réalité ? », p. 103.↩
- Philippe Contamine, Charles VII : une vie, une politique, Paris, Éditions Perrin, 2017, 560 p. (ISBN 978-2-262-03975-2, présentation en ligne), p. 68-72.↩
- (en) Anne Curry, « Two Kingdoms, One King : The Treaty of Troyes (1420) and the Creation of a Double Monarchy of England and France », dans Glenn Richardson (dir.), The Contending Kingdoms' : France and England 1420–1700, Aldershot, Ashgate Publishing, 2008, X-191 p. (ISBN 978-0-7546-5789-7, présentation en ligne), p. 23.↩1 ↩2
- Philippe Contamine, « La « France anglaise » au XVe siècle : mythe ou réalité ? », dans La « France anglaise » au Moyen Âge : actes du 111e Congrès national des sociétés savantes, Poitiers, 1986, Section d'histoire médiévale et de philologie, Paris, Éditions du CTHS, 1988, 586 p. (ISBN 2-7355-0136-1), p. 17-29.↩
- Xavier Hélary, « BOURGES (Cher, ch.-l. de dép.) », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 575.↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Le royaume de Bourges et l'épopée de Jeanne d'Arc », dans Pierre Allorant, Walter Badier, Alexandre Borrell et Jean Garrigues (dir.), Lieux de mémoire en Centre-Val de Loire, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2021, 323 p. (ISBN 978-2-7535-8169-2), p. 203-216.↩
- Philippe Contamine, Charles VII : une vie, une politique, Paris, Éditions Perrin, 2017, 560 p. (ISBN 978-2-262-03975-2), p. 302.↩
- Philippe Contamine, « Normandie », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 880-881.↩
- Philippe Contamine, Charles VII : une vie, une politique, Paris, Éditions Perrin, 2017, 560 p. (ISBN 978-2-262-03975-2), p. 195.↩
- Olivier Bouzy, « Paris (Île-de-France) », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 902.↩
- André Joubert, « Documents inédits pour servir à l'histoire de la guerre de Cent-Ans dans le Maine de 1424 à 1444, d'après les Archives du British Museum et du Lambeth Palace de Londres », Revue historique et archéologique du Maine, Mamers / Le Mans, G. Gleury & A. Dangin / Pellechat, t. 26, 1889, p. 244 (lire en ligne).↩
- René Planchenault, « La conquête du Maine par les Anglais. La campagne de 1424-1425 », Revue historique et archéologique du Maine, Le Mans, imprimerie Monnoyer, t. LXXXI, 1925, p. 3-31 (lire en ligne).↩
- Contamine 2012, p. 17-18. ↩
- Jean-Pierre Leguay et Hervé Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale, 1213-1532, Rennes, Éditions Ouest-France, coll. « Université », 1982, 435 p. (ISBN 2-85882-309-X, présentation en ligne), p. 194.↩
Références 51 à 75
- Beaune 2004, p. 33. ↩
- Beaune 2004, p. 27.↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- Paul Delsalle, Histoires de familles : les registres paroissiaux et d'état civil, du Moyen Âge à nos jours : démographie et généalogie, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, coll. « Didactiques. Histoire », 2009, 297 p. (ISBN 978-2-84867-269-4, lire en ligne), p. 12.↩
- Tisset et Lanhers 1960, p. 41.↩1 ↩2
- Bouzy 2013, p. 93. ↩
- Bouzy 2008, p. 60-75. ↩1 ↩2
- Bouzy 2013, p. 91-93.↩1 ↩2 ↩3
- Beaune 2004, p. 30.↩1 ↩2 ↩3
- Colette Beaune, « Conclusion », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 394-395.↩
- Tisset et Lanhers 1970, p. 41. ↩
- Jean-Claude Schmitt, « L'invention de l'anniversaire », Annales. Histoire, Sciences sociales, no 4 (62e) année, octobre-décembre 2007, p. 807-813 (lire en ligne).↩
- Duparc 1988, p. 80-90. ↩
- Duparc 1988, p. 80-81. ↩
- Duparc 1983, p. 262-263. ↩
- Duparc 1988, p. 133.↩1 ↩2 ↩3
- Pernoud et Clin 1986, p. 248. ↩
- Beaune 2008, p. 64. ↩1 ↩2
- Duparc 1983, p. 272-273. ↩
- Bouzy 2008, p. 68-70. ↩
- Quicherat 1845, p. 209. ↩
- Bouzy 2008, p. 72-73. ↩
- Gerd Krumeich, « La date de la naissance de Jeanne d'Arc », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 25.↩1 ↩2
- Quicherat 1849, p. 116, [lire en ligne].↩
- Symphorien Bougenot, « Notices et extraits de manuscrits intéressant l'Histoire de France conservés à la bibliothèque impériale de Vienne (XIIIe – XVIe siècles) », Bulletin du Comité des travaux historiques et scientifiques. Section d'histoire et de philologie, no 1, 1892, p. 58 (lire en ligne)).↩
- Philippe Contamine, Charles VII : une vie, une politique, Paris, Éditions Perrin, 2017, 560 p. (ISBN 978-2-262-03975-2), p. 109.↩
Références 76 à 100
- Olivier Bouzy, « Naissance et tribulations d'un mythe », dans Historial Jeanne d'Arc : de l'histoire au mythe, Issy-les-Moulineaux, Beaux-Arts éditions / TTM éditions, 2015, 145 p. (ISBN 979-10-204-0152-6), p. 90.↩
- Marius Sepet, « Observations critiques sur l'histoire de Jeanne d'Arc. La lettre de Perceval de Boulainvilliers », Bibliothèque de l'École des chartes, Paris, Librairie Alphonse Picard et fils, t. 77, 1916, p. 439-447 (lire en ligne).↩
- Bouzy 2008, p. 82. ↩
- Gerd Krumeich, « La date de la naissance de Jeanne d'Arc », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 21-31.↩
- Beaune 2004, p. 26.↩1 ↩2
- Colette Beaune, « Pour une préhistoire du coq gaulois », Médiévales, no 10 « Moyen Âge et histoire politique », 1986, p. 75-76 (lire en ligne).↩
- Beaune 2004, p. 26-30.↩
- Gerd Krumeich, « La date de la naissance de Jeanne d'Arc », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 25-26.↩
- Quicherat 1849, p. 27. ↩
- Marius Sepet, « Observations critiques sur l'histoire de Jeanne d'Arc. La lettre de Perceval de Boulainvilliers », Bibliothèque de l'École des chartes, Paris, Librairie Alphonse Picard et fils, t. 77, 1916, p. 446 (lire en ligne).↩
- Contamine 1994, p. 67. ↩
- Marius Sepet, « Observations critiques sur l'histoire de Jeanne d'Arc. La lettre de Perceval de Boulainvilliers », Bibliothèque de l'École des chartes, Paris, Librairie Alphonse Picard et fils, t. 77, 1916, p. 443 (lire en ligne).↩
- Gerd Krumeich, « La date de la naissance de Jeanne d'Arc », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 26.↩
- Quicherat 1845, p. 367.↩
- Quicherat 1849, p. 440.↩
- Duparc 1977, p. XVI.↩
- Albert D'Haenens, « Histoire et codicologie : la réhabilitation de Jeanne d'Arc et le manuscrit d'Urfé », Scriptorium, t. XVI, no 2, 1962, p. 355-356 (lire en ligne).↩
- Pernoud et Clin 1986, p. 313. ↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Dans son pays on l'appelait Jeannette… Essai sur le discours et l'usage anthroponymique dans les Procès de Jeanne d'Arc », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 144, [lire en ligne].↩1 ↩2
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 61. ↩
- Tisset et Lanhers 1960, p. 40. ↩
- Tisset et Lanhers 1970, p. 38-39. ↩
- Bouzy 2013, p. 86.↩1 ↩2
- Bouzy 2013, p. 88-89. ↩
- Tisset et Lanhers 1960, p. 181.↩1 ↩2 ↩3
Références 101 à 125
- Tisset et Lanhers 1970, p. 148.↩1 ↩2 ↩3
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 61-62.↩1 ↩2
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 61 ; 517-519.↩1 ↩2
- Bouzy 2008, p. 86. ↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Dans son pays on l'appelait Jeannette… Essai sur le discours et l'usage anthroponymique dans les Procès de Jeanne d'Arc », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 150 ; 152.↩1 ↩2
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 62-63 ; 511 ; 518.↩1 ↩2
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Dans son pays on l'appelait Jeannette… Essai sur le discours et l'usage anthroponymique dans les Procès de Jeanne d'Arc », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 145.↩
- Pernoud et Clin 1986, p. 314.↩1 ↩2
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 511. ↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 63. ↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 62-63. ↩
- Sylvie Aprile, La révolution inachevée : 1815-1870, Paris, Belin, coll. « Histoire de France » (no 10), 2010, 670 p. (ISBN 978-2-7011-3615-8), p. 558.↩
- Krumeich 1993, p. 76. ↩
- Boris Bove, Le temps de la guerre de Cent ans : 1328-1453, Paris, Belin, coll. « Histoire de France », 2009, 669 p. (ISBN 978-2-7011-3361-4), p. 553.↩
- Jean-Charles Geslot, « Un inestimable succès : l’Histoire de France d'Henri Martin et ses publics », Revue d'histoire du XIXe siècle, no 60, 2020, p. 239-255 (lire en ligne).↩
- Krumeich 1993, p. 290, n. 157.↩
- Olivier Bouzy, « La famille de Jeanne d'Arc, ascension sociale d'un lignage roturier du XIVe au XVIe siècle », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 38.↩
- Bouzy 2013, p. 87.↩1 ↩2 ↩3
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Dans son pays on l'appelait Jeannette… Essai sur le discours et l'usage anthroponymique dans les Procès de Jeanne d'Arc », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 146-148.↩
- Léonard Dauphant, « « Fille de la frontière » ou « vierge des marches de Lorraine », espace vécu et identité régionale de Jeanne d'Arc », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 126.↩
- Bouzy 2008, p. 90.↩1 ↩2
- Beaune 2004, p. 46. ↩
- Bouzy 2013, p. 90. ↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Dans son pays on l'appelait Jeannette… Essai sur le discours et l'usage anthroponymique dans les Procès de Jeanne d'Arc », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 146.↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 941-942. ↩
Références 126 à 150
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Dans son pays on l'appelait Jeannette… Essai sur le discours et l'usage anthroponymique dans les Procès de Jeanne d'Arc », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 148-149.↩
- D'après les souvenirs de Catherine Le Royer, recueillis en 1456 lors du procès en nullité de la condamnation. Cf. Olivier Bouzy, « De Vaucouleurs à Blois : l'entrée en scène de Jeanne d'Arc », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 104.↩
- Bouzy 2008, p. 91. ↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 942. ↩
- Édouard Bruley, « Sur l'expression « Pucelle d'Orléans » », Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, Orléans, Société archéologique et historique de l'Orléanais, t. XXIII, no 237, 1937, p. 261-266 (lire en ligne) et tirage à part, Orléans, 1939.↩
- Franck Collard, La passion Jeanne d'Arc : mémoires françaises de la Pucelle, Paris, PUF, 2017, 271 p. (ISBN 978-2-13-063351-8, DOI 10.3917/puf.colla.2017.03), p. 45.↩
- Olivier Bouzy, « La famille de Jeanne d'Arc, ascension sociale d'un lignage roturier du XIVe au XVIe siècle », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 36, fig. 1 ; p. 38, fig. 3.
- Bernard Mugnier, La basilique Sainte-Jeanne-d'Arc de Domrémy-la-Pucelle : monument national de la reconnaissance française à Jeanne d'Arc, Langres, Dominique Guéniot éditeur, 2001, 483 p. (ISBN 2-87825-216-0, présentation en ligne), p. 87.
- Olivier Bouzy, « La famille de Jeanne d'Arc, ascension sociale d'un lignage roturier du XIVe au XVIe siècle », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 36, fig. 1 ; p. 38, fig. 3.
- Bernard Mugnier, La basilique Sainte-Jeanne-d'Arc de Domrémy-la-Pucelle : monument national de la reconnaissance française à Jeanne d'Arc, Langres, Dominique Guéniot éditeur, 2001, 483 p. (ISBN 2-87825-216-0, présentation en ligne), p. 87.
- Olivier Bouzy, « La famille de Jeanne d'Arc, ascension sociale d'un lignage roturier du XIVe au XVIe siècle », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 36, fig. 1 ; p. 38, fig. 3.↩
- Bernard Mugnier, La basilique Sainte-Jeanne-d'Arc de Domrémy-la-Pucelle : monument national de la reconnaissance française à Jeanne d'Arc, Langres, Dominique Guéniot éditeur, 2001, 483 p. (ISBN 2-87825-216-0, présentation en ligne), p. 87.↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 517-519. ↩
- Gauvard 2022, p. 57. ↩
- Marie-Véronique Clin, Jeanne d'Arc, Éditions du Cavalier bleu, 2003 (lire en ligne), p. 22.↩
- Bouzy 1999, p. 48. ↩
- Colette Beaune, « Dans la lignée capétienne : un exemple de prophétie du XVe siècle : le O insigne lilium et Jeanne d'Arc », Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, Orléans, Société archéologique et historique de l'Orléanais, t. X, no 80 « Célébration du millénaire capétien à Orléans », avril 1988, p. 62-63 (ISSN 0337-579X, e-ISSN 2540-3478, lire en ligne).↩
- Quicherat 1841, p. 51 ; 66.↩
- Régine Pernoud, Jeanne D'Arc, Paris, Presses Universitaires de France, 1981, 127 p. (ISBN 2-13-037266-X), p. 19↩
- « En l’an de grâce 1428 Jeanne d'Arc, diocésaine de Toul, comparut ici devant l'officialité de l'évêque Henri de Ville présidée par Frédéric de Maldemaire doyen de Saint Genoult dans un procès matrimonial que lui fit un jeune homme de Domremy. Ses juges l'ayant déclarée libre de tout lien, Jeanne d'Arc put entreprendre sa merveilleuse chevauchée et sauver la France ».↩
- Colette Beaune, « Saint Michel ne se rend jamais ! », L'Histoire, no 210 « Jeanne d'Arc une passion française », mai 1997, p. 32-33.↩
- Marie-Claude Coudert, « Fin de siècle », dans Jeanne d'Arc : les tableaux de l'histoire, 1820-1920, Paris, Réunion des musées nationaux, 2003, 190 p. (ISBN 2-7118-4682-2), p. 129-132.↩
- Claude Gauvard, « Itinéraire d'une rebelle », L'Histoire, no 210 « Jeanne d'Arc une passion française », mai 1997, p. 27.↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 72. ↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 73. ↩
Références 151 à 175
- « De Jeannette de Domrémy à Jeanne d’Arc », documentaire de Perrine Kervran et Veronique Samouiloff avec Olivier Bouzy, Magali Delavenne, Jean Luc Demandre, Catherine Guyon, La Fabrique de l'histoire, 31 janvier 2012.↩1 ↩2 ↩3
- (en) Karen Sullivan, « "I Do Not Name to You the Voice of St. Michael" : The Identification of Joan of Arc's Voices », dans Wheeler et Wood 1996, p. 106-107, n. 8.↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- Philippe-Hector Dunand, Étude historique sur les voix et visions de Jeanne d'Arc, avec appendices, notes et pièces justificatives, Paris, C. Poussielgue, 1903.↩
- (en) Andrew Lang, The Maid of France, being the story of the life and death of the Jeanne d'Arc, Londres, Longmans, Green and Co., 1908, XVI-379 p.↩
- Léon Denis, Jeanne d'Arc médium : ses voix, ses visions, ses prémonitions, ses vues actuelles exprimées en ses propres messages, Paris, Librairie des sciences psychiques, 1910, 450 p. (lire en ligne).↩
- Olivier Bouzy, « Le dossier médical de Jeanne d'Arc », L'Histoire, no 210 « Jeanne d'Arc une passion française », mai 1997, p. 58-59.↩1 ↩2
- Françoise Dunand, Jean-Michel Spieser et Jean Wirth, L'image et la production du sacré : actes du colloque de Strasbourg, 20-21 janvier 1988, Méridiens Klincksieck, 1991, p. 200.↩
- Beaune 2008, p. 87. ↩
- (en) G. d'Orsi, P. Tinuper, « "I heard voices…": from semiology, a historical review, and a new hypothesis on the presumed epilepsy of Joan of Arc », Epilepsy Behav., vol. 9, no 1, août 2006, p. 152-157.↩
- (en) Clifford Allen, « The schizophrenia of Joan of Arc », Hist Med, vol. 6, 1975, p. 4-9.↩
- Baratta Alexandre, Halleguen Olivier, Weiner Luisa, « Jeanne d'Arc et ses voix : pathologie psychiatrique ou phénomène contextuel ? », L'information psychiatrique, vol. 85, no 10, 2009, p. 907-916 (ISSN 0020-0204, DOI 10.3917/inpsy.8510.0907).↩
- Olivier Bouzy, « Psychiatrie », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 938-939.↩
- Bouzy 1999, p. 51.↩
- Beaune 2004, p. 115-116. ↩
- Xavier Hélary, « Les enquêtes au « lieu de naissance » de Jeanne », dans Guyon et Delavenne 2013, p. 275.↩
- Pierre Duparc, « Deuxième partie. Une Jeanne historique », dans Duparc 1988, p. 176.↩
- Xavier Hélary, « Prostituées », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 938.↩
- Philippe Contamine, « Le destin croisé de deux légendes, du XVe au XVIIIe siècle : Jeanne fille d'auberge, Jeanne une fourberie des capitaines et des politiques », dans Boudet et Hélary 2014, p. 155-169.↩
- Témoignage au procès en nullité (tenu en 1456) de Jean Morel, parrain de Jeanne d'Arc et laboureur à Greux, village sis près de Domrémy, dans Duparc 1983, p. 241.↩
- Témoignage au procès en nullité (tenu en 1456) de Béatrice, veuve d'Estelin et marraine de Jeanne d'Arc, dans Duparc 1983, p. 246-247.↩
- Témoignage au procès en nullité (tenu en 1456) de Gérard Guillemette, laboureur à Greux, dans Duparc 1983, p. 262.↩
- Olivier Bouzy, « De Jeannette à Jeanne la Pucelle : la vie cachée et les voix », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 60.↩
- Pernoud et Clin 1986, p. 30-31. ↩
- Olivier Bouzy, « De Vaucouleurs à Blois : l'entrée en scène de Jeanne d'Arc », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 103-104.↩
- Toureille 2020.↩
Références 176 à 200
- Duparc 1988, p. 177. ↩
- Toureille 2020, p. 221-222.↩1 ↩2
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Étude en rouge : la robe de Jeanne d'Arc », dans Beaune 2013, p. 116-117.↩
- Bernard Bousmanne, « Item a Guillaume Wyelant aussi enlumineur » : Willem Vrelant, un aspect de l'enluminure dans les Pays-Bas méridionaux sous le mécénat des ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire, Bruxelles / Turnhout, Bibliothèque royale de Belgique / Brepols, 1997, 390 p. (ISBN 2-503-50686-0 et 2-503-50685-2, présentation en ligne), p. 89.↩
- Adrien Harmand, Jeanne d'Arc : ses costumes, son armure : essai de reconstitution, Paris, imprimerie Aulard, librairie Ernest Leroux, 1929, 403 p., p. 22-23.↩
- Régine Pernoud, Jeanne d'Arc, Paris, Seuil, 1981, 126 p. (ISBN 2-02-005975-4), p. 24.↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 628-629.↩
- Bouzy 2013, p. 125-126 ; 129. ↩
- Bouzy 2013, p. 125. ↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Cinéma, histoire : autour du thème « johannique » », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 287, n. 10, [lire en ligne].↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Un habit « déshonnête » : réflexions sur Jeanne d'Arc et l'habit d'homme à la lumière de l'histoire du genre », Francia, Ostfildern, Jan Thorbecke Verlag, vol. 34/1, 2007, p. 179 (ISBN 978-3-7995-8123-3, lire en ligne).↩
- Adrien Harmand, Jeanne d'Arc. Ses costumes. Son armure. Essai de reconstitution, Paris, imprimerie Aulard, librairie Ernest Leroux, 1929, 403 p. (présentation en ligne), p. 35.↩
- Colette Beaune, « L'entrevue de Chinon », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. LVI, 2010, p. 60-61 (ISSN 1153-2521, e-ISSN 2540-430X, lire en ligne).↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 106. ↩
- Philippe Contamine, Jeanne d'Arc : Histoire et dictionnaire, Villeneuve-d'Ascq, coll. « Robert Laffont », 2011, 1214 p., p. 1030.↩
- Bouzy 2013, p. 170. ↩
- Marie Ève Scheffer, Jeanne D'Arc, femme providentielle, dans « L'ombre d'un doute », 4 décembre 2011.↩
- Véronique Clin, op. cit., p. 73.↩
- Gabriel Hanotaux, « Jeanne d'Arc », Revue des Deux Mondes, Paris, t. LVII, 1er mai 1910, p. 748 (lire en ligne, consulté le 10 janvier 2024).↩1 ↩2
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 111-112.↩
- Alain Bournazel, Jeanne d’Arc (1412-1431), une passion française, PUF, 2009, p. 52.↩
- Jules de Carsalade du Pont, « Gesta Johannæ per Vascones », Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, Montauban, Société archéologique et historique de Tarn-et-Garonne, 1892, p. 127-133 (BNF 34430001, lire en ligne) lire en ligne sur Gallica.↩
- Colette Beaune, Jeanne d'Arc : Vérités et légendes, Paris, Perrin, 2008, 234 p. (ISBN 978-2-262-02951-7 et 2-262-02951-2, BNF 41345061, lire en ligne).↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 120. ↩
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 88.↩
Références 201 à 225
- Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 122-123.↩
- « Sainte Jeanne d’Arc, vie et rôle d'une héroïne française », sur Aleteia, 28 mai 2026 (consulté le 1er juin 2026).↩
- Valérie Toureille, « La Hire, l'aventurier gascon », dans Les Compagnons de Jeanne d'Arc, Paris, Tallandier, 2026, 315 p., p. 107.↩
- Toureille 2020, p. 184-220. ↩
- Briais 2011. ↩
- Pierre Calmeilles, « Vous êtes plutôt Jeanne d’Arc ou Agnès Sorel ? », La Nouvelle République, 26 mai 2012 (lire en ligne, consulté le 29 mars 2023)↩
- « Chronologie: Jeanne d’Arc Biographie », sur Kronobase.org (consulté le 29 mars 2023).↩
- Edmond Gautier (greffier à Loches): Histoire du donjon de Loches, Châteauroux, 1881, p.221, lire en ligne sur Gallica « Histoire du donjon de Loches, chapitre VI, p.76 », sur gallica.bnf (consulté le 29 mars 2023).↩
- Lire sur Wikisource: Edmond Gautier, « Histoire du donjon de Loches », sur wikisource.org (consulté le 29 mars 2023).↩
- Marie-Véronique Clin, op. cit., p. 5.↩
- Christiane Raynaud, Images et pouvoirs au Moyen Âge, Paris, Le Léopard d'or, 1993, 278 p. (ISBN 2-86377-117-5, présentation en ligne), « La représentation du pouvoir dans le langage iconographique de l'enluminure française au début du XVe siècle », p. 216-218.↩
- Emmanuelle Santinelli-Foltz et Christian-Georges Schwentzel, « Introduction. Images et pouvoir monarchique : représentation de la puissance royale de l'Antiquité au Moyen Âge », dans Emmanuelle Santinelli-Foltz et Christian-Georges Schwentzel (dir.), La puissance royale : image et pouvoir de l'Antiquité au Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2012, 258 p. (ISBN 978-2-7535-1774-5, lire en ligne), p. 16-17.↩
- Franck Collard, « Des idées politiques aux images du pouvoir : l'iconographie de la royauté dans le manuscrit des Vigiles de la mort de Charles VII de Martial d’Auvergne offert à Charles VIII », dans Franck Collard, Frédérique Lachaud et Lydwine Scordia (dir.), Images, pouvoirs et normes : exégèse visuelle de la fin du Moyen Âge (XIIIe-XVe siècle), Paris, Classiques Garnier, coll. « POLEN – Pouvoirs, lettres, normes » (no 8), 2018, 417 p. (ISBN 978-2-406-06735-1), p. 97-114.↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Étude en rouge : la robe de Jeanne d'Arc », dans Beaune 2013, p. 251, n. 59.↩
- Philippe Contamine, Jeanne D’Arc, femme providentielle, dans « L'ombre d'un doute », 4 décembre 2011.↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Jeanne d’Arc, dux, chef de guerre. Les points de vue des traités en faveur de la Pucelle », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 189-197, [lire en ligne].↩
- Philippe Contamine, « Jeanne d’Arc, femme d’armes », La Fabrique de l'histoire, 1er février 2012.↩1 ↩2
- (en) Kelly DeVries, « A Woman as Leader of Men: Joan of Arc's Military Career », dans Wheeler et Wood 1996, p. 3-18.↩
- Perrinet Gressart, Jacques Faugeras, p. 158.↩
- Bertrand Schnerb, Enguerrand de Bournonville et les siens. Un lignage noble du Boulonnais aux XIVe et XVe siècles, Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, coll. « Cultures et civilisations médiévales » (no 14), 1997, 384 p. (ISBN 2-84050-074-4, lire en ligne), p. 211-212.↩
- Lucien-René Delsalle, Rouen et les Rouennais au temps de Jeanne d'Arc, Éditions des Falaises, 1982.↩
- Le procès en condamnation, traduction du R.P. Dom H. Leclercq, 1906.↩
- Page 176 dans Histoire de Normandie (1911) d'Armand Albert-Petit.↩
- Philippe Contamine, « Le procès de Jeanne d’Arc », émission La Marche de l'histoire sur France Inter, février 2012.↩
- Le bourreau Thérage invoquera plus tard le prétexte de cette hauteur pour expliquer qu'il ne l'avait pas étranglée, pratique fréquente sur les femmes condamnées consistant pour le bourreau, masqué par la fumée, à asphyxier la victime avec une discrète cordelette nouée préalablement autour de son cou, ce qui abrégeait ses souffrances.↩
Références 226 à 250
- Henri Wallon, « Jeanne d'Arc », sur stejeannedarc.net (consulté le 25 juillet 2020).↩
- Bouzy 2008, p. 146. ↩
- Le Journal d'un bourgeois de Paris relaye cette rumeur en 1440, époque où se manifeste l'imposteur Jeanne des Armoises.↩
- Beaune 2008, p. 121. ↩
- Bouzy 2013, p. 275. ↩
- Il aurait déclaré à Isambard de la Pierre et Martin Ladvenu qu'il craignait pour son âme car il avait brûlé une sainte (Régine Pernoud, Vie et mort de Jeanne d'Arc - Les témoignages du procès de réhabilitation 1450-1456, Hachette, 1953).↩
- « Le service de Médecine légale de l'UVSQ enquête sur l'authenticité des reliques attribuées à Jeanne d'Arc »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), UVSQ Mag, Le Journal de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, no 12, avril 2006.↩
- Philippe Charlier, Médecin des morts : récits de paléopathologie, Paris, Fayard, 2006, 389 p. (ISBN 2-213-62722-3), p. 307.↩
- Régine Pernoud, Jeanne d'Arc, Paris, Seuil, 1981, 126 p. (ISBN 2-02-005975-4), p. 86-87.↩
- Jeanne d'Arc devant ses juges, Place des éditeurs, 2013, 162 p. (lire en ligne).↩
- Voir sur Wikisource la Sentence de réhabilitation de Jehanne la Pucelle (7 juillet 1456).↩1 ↩2
- Déposition d'Aubert d'Ourches.↩1 ↩2
- Copié en six exemplaires, deux existent encore à la Bibliothèque nationale de France et un à l'Assemblée Nationale.↩
- Pierre Marot, « La minute française du procès de Jeanne d'Arc », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 39, no 133, 1953, p. 225-237 (lire en ligne).↩
- Comme nous l'apprend le procès en nullité, cf. Colette Beaune, op. cit., p. 27.↩
- Olivier Bouzy, « À propos de la date de l'anoblissement de Jeanne d'Arc », Connaissance de Jeanne d'Arc, Chinon, no 27, janvier 1998, p. 36-41 (lire en ligne).↩
- Voir sur Wikisource les Lettres d'anoblissement accordées à Jehanne la Pucelle et à sa famille.↩
- Olivier Bouzy, « Iconographie contemporaine de Jeanne d'Arc », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 767.↩1 ↩2
- Marie Geffray, « « Commémoration de la mort de Jeanne d'Arc » (discours du 31 mai 1964) », dans Charles-Louis Foulon, Janine Mossuz-Lavau et Michaël de Saint-Cheron (dir.), Dictionnaire André Malraux, Paris, CNRS Éditions, 2011, XII-888 p. (ISBN 978-2-271-06902-3).↩
- Jean-Pierre Chaline, Rouen et Jeanne d'Arc : un siècle d'hommages, Rouen, Société de l'histoire de Normandie, 2012, 120 p. (ISBN 2-85351-017-4, présentation en ligne), p. 93-94 ; 100.↩
- Journal de Clément de Fauquembergue, greffier du parlement de Paris, 1417-1435 : texte complet, publié pour la Société de l'histoire de France par Alexandre Tuetey avec la collaboration de Henri Lacaille, t. II : 1421-1430, Paris, Librairie Renouard, 1909, 372 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 306-308.↩
- Xavier Hélary, « La levée du siège d'Orléans (8 mai 1429) », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 136-137.↩1 ↩2 ↩3
- Toureille 2020, p. 221.↩1 ↩2
- Olivier Bouzy, « Introduction », dans Olivier Bouzy et Laurent Mazuy (dir.), Jeanne d'Arc : une image à l'épreuve du temps, Orléans, Musée des beaux-arts d'Orléans, 2012, 112 p. (ISBN 978-2-910173-40-1), p. 7.↩1 ↩2
- Claude Gauvard, « Jeanne : le portrait griffonné du greffier », L'Histoire, no 492, février 2022 (lire en ligne).↩
Références 251 à 275
- Gauvard 2022, p. 139-141.↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Un habit « déshonnête » : réflexions sur Jeanne d'Arc et l'habit d'homme à la lumière de l'histoire du genre », Francia, Ostfildern, Jan Thorbecke Verlag, vol. 34/1, 2007, p. 177 ; 179 (ISBN 978-3-7995-8123-3, lire en ligne).↩
- Olivier Bouzy, « Étendard », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 694.↩
- Philippe Contamine, « Signe, miracle, merveille. Réactions contemporaines au phénomène Jeanne d'Arc », dans Miracles, prodiges et merveilles au Moyen Âge : XXVe Congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, Orléans, 1994, Paris, Publications de la Sorbonne, coll. « Série Histoire ancienne et médiévale » (no 34), 1995, 330 p. (ISBN 2-85944-270-7, lire en ligne), p. 235.↩
- Olivier Bouzy, « Observations sur les sources de l'histoire de Jeanne d'Arc écrites jusqu'à sa capture (23 mai 1430) », dans Contamine, Bouzy et Hélary 2012, p. 1063.↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Jeanne aux panaches romantiques », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 259-272, [lire en ligne].↩
- François Pupil, « Une image envahissante », dans Philippe Martin (dir.), Jeanne d'Arc : les métamorphoses d'une héroïne, Nancy, Éditions Place Stanislas, 2009, 177 p. (ISBN 978-2-35578-035-6), p. 46-59.↩
- Françoise Michaud-Fréjaville, « Jeanne aux panaches romantiques », dans Michaud-Fréjaville 2005, p. 271-272, [lire en ligne].↩
- 1429 – Jeanne d'Arc, le premier portrait, Paris, Archives nationales de France, 2025, 18 p. (lire en ligne), p. 17.↩
- Huguette Meunier, « La vraie Jeanne ! », L'Histoire, no 530, avril 2025, p. 92 (lire en ligne).↩
- Philippe Contamine, « Remarques critiques sur les étendards de Jeanne d'Arc », Francia, Ostfildern, Jan Thorbecke Verlag, nos 34/1, 2007, p. 199-200 (ISSN 0937-7735, DOI 10.11588/fr.2007.1.45032, lire en ligne).↩
- Olivier Bouzy, « Remarques sur la tapisserie d'Azeglio », Centre Jeanne d'Arc, 10 avril 2019.↩
- Pierre-Gilles Girault, « Faux et faussaires : autour du prétendu « Spanish Forger » », Histoire et civilisation du livre, Genève, Droz, no 17 « Le XIXe siècle en lumière : redécouverte et revalorisation de l'enluminure médiévale en France au temps du livre industriel », 2021, p. 289-302 (ISSN 1661-4577, e-ISSN 2673-3692, lire en ligne).↩
- Olivier Hanne, « Légende et rumeur publique du vivant de Jeanne d'Arc », Jeanne d'Arc et la guerre de Cent Ans, vol. 3, 2013, p. 68-75 [lire en ligne].↩
- Olivier Hanne, « De la venue de Jeanne, de Jacques Gélu », Jeanne d'Arc et la guerre de Cent Ans, vol. 1, 2012, p. 2-5 [lire en ligne].↩
- Michel Hardy, La mission de Jeanne d'Arc prêchée à Périgueux en 1429, dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1887, tome 14, p. 50-55 (lire en ligne)↩
- Daniel Couty et Jean Maurice, Images de Jeanne d'Arc, Presses universitaires de France, 2000, p. 229.↩
- Bibliothèque d'agglomération de Saint-Omer, Jeanne d’Arc et les Prophéties de Merlin.↩
- Catherine Daniel, « L'audience des prophéties de Merlin : entre rumeurs populaires et textes savants », Médiévales, no 57 « Langages politiques, XIIe – XVe siècle », automne 2009, p. 42-46 (lire en ligne).↩
- Bouzy 1999, p. 62-64. ↩
- Michel Ragon, L'Espace de la mort, Albin Michel, 1981, p. 157.↩
- Beaune 2008, p. 86. ↩
- Beaune 2004, p. 449-450. ↩
- André Vauchez, Prophètes et prophétisme, Paris, Éditions du Seuil, 2012, 496 p. (ISBN 978-2-02-102820-1).↩1 ↩2
- Gerd Krumeich, Histoire de Jeanne d'Arc, La Fabrique de l'histoire, 30 janvier 2012.↩
Références 276 à 300
- Danièle Bohler, Écritures de l'Histoire : XIVe siècle-XVIe siècle, Librairie Droz, 2005, p. 403-404.↩
- Marc Ferro, « Tentation et peur de l’histoire », Le Monde diplomatique, 1981 (lire en ligne)↩
- La Pucelle d'Orléans de Voltaire (1762).↩
- Pierre Marot, « De la réhabilitation à la glorification de Jeanne d’Arc. Essai sur l'historiographie et le culte de l'héroïne en France pendant cinq siècles », dans Mémorial du Ve centenaire de Jeanne d’Arc, 1436-1956, Paris, 1958.↩
- On trouve sur le site de la Bibliothèque nationale de France en ligne les critiques littéraires de 1818 sur la sortie de cet ouvrage charnière : Journal général de la littérature de France ou Répertoire méthodique 1818, pages 13, 49 et 79.↩1 ↩2
- « Histoire de Jeanne d'Arc », tome 3, p. 357.↩
- Histoire de Jeanne d'Arc, surnommée la Pucelle d'Orléans, tirée de ses propres déclarations, de cent quarante-quatre dépositions de témoins oculaires, et des manuscrits de la bibliothèque du roi de la tour de Londres, en quatre volumes, édition Arthus Bertrand, Paris (en ligne, Tome1, « Tome2 »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Tome3, Tome4).↩
- Beaune 2004, p. 4-5. ↩
- Bouzy 2008, p. 19. ↩
- Bouzy 2008, p. 219. ↩
- Yann Rigolet, « Entre procès d’intention et générations successives : historiographie du mythe Jeanne d’Arc de la Libération à nos jours », dans François Neveux (dir.), De l'hérétique à la sainte. Les procès de Jeanne d'Arc revisités : actes du colloque international de Cerisy, 1er-4 octobre 2009, Caen, Presses universitaires de Caen, coll. « Symposia », 2012, 343 p. (ISBN 978-2-84133-421-6, présentation en ligne, lire en ligne), p. 249-272.↩
- « Église Sainte Jeanne d'Arc (Église Saint-Jeanne d'Arc) », 14 avril 2026 (consulté le 1er juin 2026).↩
- « Sainte Jeanne d'Arc », sur Communauté Catholique Shalom (consulté le 1er juin 2026).↩
- (pt) « De Napoléon à la béatification de Jeanne d’Arc : 10 moments marquants de l’histoire de la Cathédrale Notre-Dame », 2026 (consulté le 1er juin 2026).↩
- « Fête de la Saint-Jean à la Paroisse Sainte Jeanne d'Arc », sur Paroisse Sainte Jeanne d'Arc (consulté le 1er juin 2026).↩
- Jornal SP Norte, « La Paroisse Sainte Jeanne d'Arc commence les préparatifs de la fête de la Saint-Jean qui aura lieu en juin », Jornal SP Norte, 10 mai 2026 (consulté le 1er juin 2026).↩
- « Paroisse Sainte Jeanne d'Arc », sur Paroisse Sainte Jeanne d'Arc (consulté le 1er juin 2026)↩
- « Paroisse Sainte Jeanne d’Arc », sur Archidiocèse de São Paulo (consulté le 1er juin 2026)↩
- « De Jules Ferry à Pierre Perret, l'étonnant palmarès des noms d'écoles, de collèges et de lycées en France », sur lemonde.fr, 18 mai 2015 (consulté en octobre 2017).↩
- « JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE. Loi instituant une fête nationale de Jeanne d’Arc, fête du patriotisme », sur calvados.gouv.fr.↩
- Christine Abelé, « Jehanne au sacre : histoire de la statue déposée en la cathédrale de Reims », Travaux de l'Académie nationale de Reims, Reims, Académie nationale de Reims, vol. 177 « Art et histoire en pays rémois », 2006, p. 15-32 (ISSN 0290-3083).↩
- Brigitte Waché, Monseigneur Louis Duchesne (1843-1922) : historien de l'Église, directeur de l'École française de Rome, Rome, École française de Rome, coll. « Collection de l'École française de Rome » (no 167), 1992, XII-757 p. (ISBN 2-7283-0259-6, lire en ligne), p. 669, n. 226.↩1 ↩2
- Pierre Duparc, « Le troisième procès de Jeanne d'Arc », Comptes rendus de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, no 1 (122e année), 1978, p. 41 (lire en ligne).↩1 ↩2
- France Poulain, Les Saints et leurs attributs, 8 septembre 2014 (lire en ligne), p. 3↩
- Christian Amalvi, Le goût du Moyen Âge, Paris, Plon, coll. « Civilisations et mentalités », 1996, 315 p. (ISBN 2-259-18049-3).↩
Références 301 à 305
- Claude Langlois (préf. Guillaume Cuchet et Denis Pelletier), Le continent théologique : explorations historiques, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2016, 358 p. (ISBN 978-2-7535-4913-5), p. 248, n. 21.↩
- Albert-Léon-Marie Le Nordez, Jeanne d'Arc racontée par l'image, d'après les sculpteurs, les graveurs et les peintres, Paris, Hachette, 1898, 395 p. (lire en ligne).↩
- Hervé Dumont, Jeanne d'Arc, de l'histoire à l'écran : cinéma & télévision, Paris / Lausanne, Favre / Cinémathèque suisse, 2012, 173 p. (ISBN 978-2-8289-1270-3, présentation en ligne).↩
- Venita Datta, « Sur les Boulevards : les représentations de Jeanne d'Arc dans le théâtre populaire », Clio. Histoire‚ femmes et sociétés, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, no 24 « Variations », 2006, p. 125-147 (ISBN 2-85816-867-9, lire en ligne).↩
- Julie Deramond, « Jeanne d’Arc en procès, au théâtre et en musiques », dans François Neveux (dir.), De l'hérétique à la sainte. Les procès de Jeanne d'Arc revisités : actes du colloque international de Cerisy, 1er-4 octobre 2009, Caen, Presses universitaires de Caen, coll. « Symposia », 2012, 343 p. (ISBN 978-2-84133-421-6, présentation en ligne, lire en ligne), p. 285-296.↩
Points à vérifier (486)
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- Qui était Jeanne d'Arc ? — Non vérifié
Béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920, Jeanne d'Arc devient une des deux saintes patronnes secondaires de la France en 1922 par la lettre apostolique Beata Maria Virgo in cælum Assumpta in gallicæ.
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- Quelle est la date de naissance de Jeanne d'Arc ? — Non vérifié
vers 1412.
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- Quel est le lieu de naissance de Jeanne d'Arc ? — Non vérifié
Domrémy (Bar, France).
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- Quelle est la date de décès de Jeanne d'Arc ? — Non vérifié
30 mai 1431.
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Présentation
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Contexte politique du royaume de France (1407–1429)
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- Présentation — Non vérifié
Jeanne d'Arc
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- Présentation — Non vérifié
Seule effigie contemporaine connue de Jeanne d'Arc, représentée à tort avec une robe féminine et des cheveux longs. Ce dessin d'imagination est esquissé en marge d'un registre par Clément de Fauquembergue, greffier du parlement de Paris, le 10 mai 1429, consécutivement à la levée du siège d'Orléans (Archives nationales).
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- Présentation — Non vérifié
Surnom | « La Pucelle » (« la Pucelle d'Orléans » est un surnom posthume qui se diffuse tardivement aux XVIe – XVIIe siècles)
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- Présentation — Non vérifié
Naissance | vers 1412 Domrémy (Bar, France)
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- Présentation — Non vérifié
Décès | 30 mai 1431 (à l'âge approximatif de 19 ans) Rouen (Normandie, France)
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- Présentation — Non vérifié
Origine | Duché de Bar
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Allégeance | Royaume de France
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Années de service | 1428 – 1430
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- Présentation — Non vérifié
Conflits | Guerre de Cent Ans
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Faits d'armes | Siège d'Orléans Bataille de Jargeau Bataille de Meung-sur-Loire Bataille de Beaugency Bataille de Patay Chevauchée vers Reims Siège de Troyes Bataille de Montépilloy Siège de Paris Siège de Compiègne
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- Présentation — Non vérifié
Famille | Fille de Jacques d'Arc et d'Isabelle Rommée ; 3 frères et 1 sœur : Jacquemin, Jean, Pierre et Catherine d'Arc
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- Présentation — Non vérifié
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Jeanne d'Arc, dite « la Pucelle », née vers 1412 à Domrémy, village du duché de Bar (actuellement dans le département des Vosges en Lorraine), et morte sur le bûcher le 30 mai 1431 à Rouen, capitale du duché de Normandie alors possession anglaise, est une héroïne de l'histoire de France, chef de guerre et sainte de l'Église catholique, surnommée posthumément « la Pucelle d’Orléans ».
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- Présentation — Non vérifié
En 1429, cette jeune fille d'origine paysanne affirme qu'elle a reçu de la part des saints Michel, Marguerite d'Antioche et Catherine d'Alexandrie la mission de délivrer la France de l'occupation anglaise. Elle parvient à rencontrer Charles VII, à conduire victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, à lever le siège d'Orléans et à conduire le roi au sacre, à Reims, contribuant ainsi à inverser…
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- Présentation — Non vérifié
Capturée par les Bourguignons à Compiègne en 1430, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg, comte de Ligny, pour la somme de dix mille livres. Elle sera brûlée vive en 1431 après un procès en hérésie conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais et ancien recteur de l'université de Paris. Entaché de nombreuses irrégularités, ce procès voit sa révision ordonnée par le pape Calixte III en 1455. Un second pr…
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- Présentation — Non vérifié
Béatifiée en 1909 puis canonisée en 1920, Jeanne d'Arc devient une des deux saintes patronnes secondaires de la France en 1922 par la lettre apostolique Beata Maria Virgo in cælum Assumpta in gallicæ. Sa fête nationale est instituée par la loi en 1920 et fixée au 2e dimanche de mai.
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- Présentation — Non vérifié
Elle est dans de nombreux pays une personnalité mythique qui a inspiré une multitude d'œuvres littéraires, historiques, musicales, dramatiques et cinématographiques.
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Sur fond de tente fleurdelisée (le royaume de France), un lion (emblème du comté de Flandre relevant du duc de Bourgogne) porte un puissant coup de patte à un loup (le duc Louis d'Orléans) qui se hasardait à happer une couronne vacillante. Enluminure d'inspiration bourguignonne (XVe siècle, Bibliothèque nationale autrichienne, Vienne).
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
L'intervention de Jeanne d'Arc s'inscrit durant la seconde phase de la guerre de Cent Ans, qui voit le conflit séculaire entre les royaumes anglais et français s'enchevêtrer avec une guerre civile résultant de l'antagonisme des princes du sang de la dynastie royale des Valois.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Depuis 1392, le roi de France Charles VI, dit « le Fol », est sujet à des troubles psychiques intermittents qui le contraignent progressivement à délaisser le pouvoir au profit de son Conseil, devenu bientôt le siège de sourdes luttes d'influences entre son frère, le duc Louis d'Orléans, et son cousin, Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Ce dernier finit par faire assassiner le duc d'Orléans en novembre 1407, acte décl…
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Alitement du roi Charles VI « le Fol ». Paris, BnF, vers 1470-1475.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Louis Ier d'Orléans, frère cadet du roi Charles VI. Londres, British Library, vers 1410-1414.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Paris, BnF, vers 1410-1412.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Assassinat du duc Louis d'Orléans. Paris, BnF, vers 1470-1480.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Profitant de ce conflit fratricide, le roi Henri V d'Angleterre, jeune, déterminé et déjà rompu aux armes, relance les hostilités franco-anglaises en réclamant des pans entiers du royaume de France. En 1415, l'armée du monarque Lancastre débarque en Normandie, assiège Harfleur puis taille en pièces la chevalerie française à Azincourt. À compter de 1417, Henri V entame la conquête méthodique de la Normandie et la para…
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Le roi Henri V d'Angleterre, Londres, National Portrait Gallery, fin XVIe-début XVIIe siècle.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Bataille d'Azincourt, enluminure de l’Abrégé de la Chronique d'Enguerrand de Monstrelet, Paris, BnF, département des Manuscrits, ms. Français 2680, fo 208, XVe siècle.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Siège de Rouen par Henri V, British Library, Cotton MS Julius E IV/3, fo 19 vo, quatrième quart du XVe siècle.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Devant le péril Lancastre, Jean sans Peur et le dauphin Charles, héritier du trône, se rencontrent le 10 septembre 1419 sur le pont de Montereau en vue d'une réconciliation mais le duc de Bourgogne est assassiné au cours de l'entrevue, peut-être à l'instigation du dauphin lui-même ou de certains de ses conseillers armagnacs. Fortuit ou prémédité, le meurtre de Montereau entraîne dans l'immédiat « des conséquences cal…
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Assassinat de Jean sans Peur à Montereau. Paris, bibliothèque de l'Arsenal, XVe siècle.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Charles VI et Isabeau de Bavière durant le traité de Troyes. Chroniques de Jean Froissart, British Library, Harley 4380, fo 40, vers 1470-1472.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Pour l'heure, forts de l'appui bourguignon, les Anglais sont en mesure d'imposer le traité de Troyes, signé le 1er décembre 1420 entre le roi Henri V d'Angleterre et Isabeau de Bavière, reine de France et régente. Selon les termes de ce contrat visant une « paix finale », Henri V devient le régent du royaume de France et l'époux de Catherine de Valois, fille du roi Charles VI « le Fol ». À la mort de celui-ci, la cou…
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Charles VII, roi de France.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Philippe le Bon, duc de Bourgogne.
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Jean de Lancastre, duc de Bedford et régent anglais du royaume de France.
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Le jeune Henri VI, « roi de France et d'Angleterre ».
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Les « Trois France » en 1429.
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Carte du royaume de France en 1429–1430, par Auguste Longnon, Paris, BnF, 1875.
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Or le traité de Troyes spolie de son droit à la succession le dernier fils survivant du roi fou, le dauphin Charles, stigmatisé en tant qu'assassin du duc Jean de Bourgogne. En 1422, à la suite des décès successifs des souverains Henri V d'Angleterre et de Charles VI de France, la dynastie des Lancastre revendique « l'union des deux couronnes » en la personne d'un enfant âgé de neuf mois : Henri VI, roi de France et …
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Cette lutte pour la prépondérance délimite trois grands ensembles territoriaux, « Trois France » respectivement gouvernées par les Lancastre, le duc de Bourgogne et le roi Charles VII, que ses ennemis anglais et bourguignons auraient désigné sous le sobriquet dépréciatif de « roi de Bourges », bien que le souverain Valois soit reconnu par la moitié du royaume.
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
La double monarchie franco-anglaise englobe diverses provinces : le sud-ouest du territoire français demeure traditionnellement soumis à la couronne anglaise, détentrice du duché d'Aquitaine depuis trois siècles. Dans le nord, les Anglais contrôlent le duché de Normandie, personnellement réclamé et conquis par Henri V en 1419, puis administré par le duc de Bedford. « Cœur et chef principal du royaume », Paris a subi …
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- Contexte politique du royaume de France (1407–1429) — Non vérifié
Par ailleurs, le duché de Bretagne tente de préserver sa relative indépendance en oscillant entre les couronnes de France et d'Angleterre, suivant « la voie de la neutralité opportuniste » choisie par le duc Jean V de Bretagne, dont la politique demeure « sensible néanmoins aux événements et soumise à des oscillations conjoncturelles ».
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Maison natale de Jeanne d'Arc à Domrémy (Vosges).
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Sources et méthode
- Wikipédia · Jeanne d'Arc ↗CC-BY-SA-4.0
- Jeanne d'Arc ↗CC-BY-SA-4.0
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- Sur fond de tente fleurdelisée (le royaume de France), un lion (emblème du comté de Flandre relevant du duc de Bourgogne) porte un puissant coup de patte à un loup (le duc Louis d'Orléans) qui se hasardait à happer une couronne vacillante. Enluminure d'inspiration bourguignonne (XVe siècle, Bibliothèque nationale autrichienne, Vienne). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
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- Les « Trois France » en 1429. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Carte du royaume de France en 1429–1430, par Auguste Longnon, Paris, BnF, 1875. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Maison natale de Jeanne d'Arc à Domrémy (Vosges). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Un nourrisson dans son berceau, enluminure du XVe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- La naissance merveilleuse de Jeanne d'Arc d'après le récit de Perceval de Boulainvilliers. Lors de la procédure de canonisation en 1920, l'Église catholique s'appuie sur ce texte hagiographique pour consacrer le 6 janvier comme date de naissance de la sainte. Illustration de Damblans publiée dans le magazine catholique Le Pèlerin en janvier 1921. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- L'appellation Johanna darc dicta puella (« Jeanne d'Arc, dite la Pucelle ») dans l'intitulé de la rédaction dite « épiscopale » du procès en nullité de la condamnation, compilation de pièces du procès et de « parties rédigées par les notaires ». Manuscrit d'Urfé, Paris, BnF, département des manuscrits, ms. Latin 8838, fo 1 ro, XVe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Lorsque la proche parentèle de Jeanne intente officiellement le procès en nullité afin de laver l'honneur familial de la condamnation infamante, les actes de la procédure réinsèrent la Pucelle dans sa famille en employant quelquefois le nom Johanna Darc, tout en désignant à l'avenant sa mère Isabelle et ses frères Jean et Pierre par le surnom patronymique encore inusuel. Détail du manuscrit d'Urfé, Paris, BnF, département des manuscrits, ms. Latin 8838, fo 1 ro, XVe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jeanne d'Arc file sa quenouille auprès de son père Jacques menant la charrue. Gravure sur bois illustrant une édition imprimée du poème de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, début du XVIe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
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- L'archange saint Michel veillant sur le mont Saint-Michel, bastion jamais conquis par l'ennemi anglais. Enluminure ornant Les Très Riches Heures du duc de Berry, Chantilly, musée Condé, fo 195 ro, vers 1411-1416. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Les voix de Jeanne d'Arc, figurées comme des visions angéliques par Bastien-Lepage dans une toile peinte en 1879. Pour représenter la Pucelle, « son attitude d'expectative, la fixité de son regard, la rigidité du corps immobile, bras tendu, le geste suspendu par l'étonnement », le peintre s'inspire de l'iconographie photographique des recherches médicales de Charcot, et notamment du lien proposé par le neurologue entre l'hystérie et l'extase religieuse. « Le mysticisme, revu par le XIXe siècle est forcément douloureux », note la médiéviste Claude Gauvard. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Sous un ciel diurne étoilé, vêtue en paysanne, Jeanne d'Arc se mue en guerrière armée d'une hallebarde et d'une épée. Elle désigne un château représentant le royaume de France. À droite de l'enluminure, le bois symbolise « les limites du royaume » d'où provient la Pucelle. Lettrine historiée, Paris, BnF, département des manuscrits, ms. Latin 14665, fo 349 ro, fin du XVe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- La « porte de France », vestige du château de Vaucouleurs. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jeanne d'Arc conduite devant le roi Charles VII à Chinon (BnF, département des manuscrits, ms. Français 5054, fo 55 vo, vers 1484). Cette enluminure appartient à une série peinte à la fin du XVe siècle afin d'orner Les Vigiles de Charles VII, manuscrit de Martial d'Auvergne. Conformément à « une convention [médiévale] qu'aucun artiste ne pense à transgresser », la Pucelle y figure en vêtement féminin, « robe rouge sous surcot blanc », et avec une longue chevelure, sans volonté de représenter de manière réaliste les coiffure et tenue masculines arborées à compter de son départ de Vaucouleurs,,. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Vue de la « chambre du roi Charles VII » au château de Chinon, pièce où le souverain aurait reçu Jeanne d'Arc en 1429, selon une tradition déjà établie au Grand Siècle. Aquarelle de la collection Roger de Gaignières, Paris, BnF, fin du XVIIe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Le siège d'Orléans. Dans cette miniature datant de la fin du XVe siècle, l'enlumineur peint une serpentine anachronique ainsi qu'une invraisemblable bastille stylisée « sous la forme d'une palissade à angles droits. » Au premier plan, un artilleur anglais tire sur la ville au moyen d'une grosse bombarde. Enluminure du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, Paris, BnF, vers 1484. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jean, le bâtard d'Orléans, Heures de Dunois (détail), Londres, British Library, vers 1436. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Plaque apposée à l’entrée de la porte royale du château de Loches, pour commémorer la rencontre entre Jeanne d’Arc et le futur Charles VII en mai 1429, au cours de laquelle elle l'encourage de se rendre à Reims pour y être sacré roi. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jeanne d'Arc convainc Charles VII et son Conseil de poursuivre le siège de Troyes. Par convention picturale, la composition recourt aux attributs de la fonction royale plutôt qu'au portrait physique réaliste pour individualiser le souverain. L'enlumineur pare symboliquement celui-ci des regalia, insignes du pouvoir monarchique rituellement arborés lors du sacre (couronne, sceptre, manteau fleurdelisé bordé d'hermine), en sus du dais royal,,. Enluminure du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, BnF, département des manuscrits, ms. Français 5054, fo 61 vo, vers 1484. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Les notables de Troyes remettent les clefs de la ville au roi Charles VII en présence de Jeanne d'Arc, représentée ici en armure fantaisiste appareillée d'une robe longue féminine, sorte de jupe rouge couvrant ses jambes. Miniature du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, Paris, BnF, département des manuscrits, Ms. Français 5054, fo 62 ro, vers 1484. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Lettre de Jeanne d'Arc aux habitants de Reims, non autographe, non signée, 5 août 1429, Archives nationales. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Sacre de Charles VII à Reims. Dans la partie droite de l'enluminure, revêtus de leur armure, des hommes d'armes et Jeanne d'Arc tenant une bannière aux armes de France. Chronique abrégée des rois de France, BnF, département des manuscrits, Nouvelles acquisitions françaises (NAF) 4811, fo 55 vo, XVe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
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- Jeanne d'Arc à cheval. Enluminure du manuscrit d'Antoine Dufour, Les vies des femmes célèbres, Nantes, musée Dobrée, 1504. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Les Bourguignons capturent Jeanne d'Arc lors du siège de Compiègne. Miniature extraite des Vigiles de Charles VII de Martial d'Auvergne, Paris, BnF, département des manuscrits, Ms. Français 5054, fo 70 ro, fin du XVe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Tour Jeanne-d'Arc, donjon du château de Philippe Auguste à Rouen. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jeanne d'Arc présentée à son juge rouennais, l'évêque Pierre Cauchon, entouré de ses assesseurs. Lettrine U ornée, Paris, BnF, département des manuscrits, ms. Latin 8838, fo 1, XVe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jeanne d'Arc au bûcher. Enluminure du manuscrit de Martial d'Auvergne, Les Vigiles de Charles VII, BnF, département des manuscrits, ms. Français 5054, fo 71 ro, vers 1484. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Isabelle Rommée (agenouillée et vêtue de noir) et ses deux fils devant le grand inquisiteur de France, Jean Bréhal (de dos, au premier plan). Inspiré par la Trinité (représentée dans le coin supérieur droit), le pape Calixte III (assis sur le trône pontifical) autorise le procès en nullité de la condamnation de Jeanne d'Arc, Manuscrit de Diane de Poitiers, XVIe siècle, coll. privée. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Enluminure représentant Jeanne d'Arc aux côtés de l'héroïne biblique Judith. Martin Le Franc, Le Champion des dames, Paris, BnF, département des Manuscrits, ms. Français 12476, fo 101vo , 1440. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Croquis imaginaire de Jeanne d'Arc par Clément de Fauquembergue, 1429. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
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- Jeanne d'Arc portant son armure, essai de reconstitution d'Adrien Harmand, 1929. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Portrait de Charles VII en prière, d'après une peinture de Jean Fouquet (collection Roger de Gaignières, Paris, BnF, XVIe siècle). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jeanne au siège d'Orléans Jules Lenepveu, vers 1886-1890. Panthéon de Paris. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Batailles et opérations majeures en France entre 1415 et 1453. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Représentation de Jeanne d'Arc portant armure et coupe en sébile (1937), cathédrale Notre-Dame de Strasbourg. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jeanne au bûcher de Hermann Anton Stilke. Représentation erronée : elle était enfermée à l'intérieur du bûcher (seuls son buste et sa tête émergeant), sur un échafaud de plâtre surélevé. D'après les rares renseignements parvenus dans la capitale, le greffier du parlement de Paris Clément de Fauquembergue « pense que la Pucelle avait sur la tête une mitre où était écrit : « hérétique, relapse, apostate, idolâtre », parce que c'était l'usage. Aucun des témoins de l'exécution à Rouen ne l'a vue, ni n'en parle ». ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Statue de Jeanne d'Arc à Paris. Le modèle de la « femme guerrière » s'inspire du De mulieribus claris de Boccace. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- La Basilique Sainte-Jeanne-d'Arc (Bois Chênu), située à Domrémy-la-Pucelle, en France, est le principal sanctuaire dédié à l'héroïne française. Construite près de sa maison natale et au bord de la Meuse, elle accueille chaque année des milliers de pèlerins et visiteurs. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Fête annuelle de Sainte Jeanne d'Arc, célébrée le 30 mai, à la Paroisse Sainte Jeanne d'Arc, située dans le quartier du Jardin de France (pt), Zone Nord de São Paulo, Brésil. La sainte française est la patronne de ce quartier. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
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- La délégation française au Vatican pour la canonisation de Jeanne d'Arc. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Le Départ de Vaucouleurs, toile de Jean-Jacques Scherrer, hôtel de Ville de Vaucouleurs, 1886-1887. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Entrée de Jeanne d'Arc à Orléans, toile de Jean-Jacques Scherrer, musée des Beaux-Arts d'Orléans, 1887. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jeanne d'Arc portant son étendard, essai de reconstitution d'Adrien Harmand, 1929. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
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