La Servante écarlate
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La Servante écarlate (titre original : The Handmaid's Tale) est un roman dystopique de la romancière, poète, critique littéraire et inventrice canadienne Margaret Atwood, publié en 1985 et traduit en français en 1987. L’histoire se déroule en… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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À retenir
Questions essentielles
Que désigne « La Servante écarlate » ?
La Servante écarlate (titre original : The Handmaid's Tale) est un roman dystopique de la romancière, poète, critique littéraire et inventrice canadienne Margaret Atwood, publié en 1985 et traduit en français en 1987. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le récit est mené essentiellement par la voix de Defred (Offred en version originale), qui découvre progressivement au lectorat son univers personnel, ses réflexions et le régime dans lequel elle vit, nommé « république de Gilead », qui a remplacé celui des… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Margaret Atwood relate qu'elle a commencé ce roman tandis qu'elle habitait Berlin-Ouest en 1984, avant qu'elle ne déménage au Canada puis en Alabama, où elle en a terminé l'écriture. Dans une interview au New York Times en mars 2017, l'écrivaine explique… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le régime de Gilead comporte différents statuts, pour les hommes ou pour les femmes. En ce qui concerne les femmes, il y a notamment les Épouses, femmes des Commandants ; les Marthas, à la fois cuisinières et gouvernantes des maisons ; les Servantes,… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
| auteur | Margaret Atwood Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
|---|---|
| genre | Roman Science-fiction (dystopie) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| titre orig | The Handmaid's Tale Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| lieuparution orig | Toronto Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| langue | Anglais canadien Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| éditeur orig | McClelland & Stewart Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| dateparution orig | 1 août 1985 en littérature Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| pages orig | 324 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| isbn orig | 0-7710-0813-9 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| traducteur | Sylviane Rué Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| titre | La Servante écarlate Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| lieuparution | Paris Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| éditeur | Robert Laffont Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| collection | Pavillons Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| dateparution | 29 septembre 1987 en littérature Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| série | La Servante écarlate Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| type média | Livre papier Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| pages | 362 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| isbn | 2-221-05238-2 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| suivant | Les Testaments Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
La Servante écarlate (titre original : The Handmaid's Tale) est un roman dystopique de la romancière, poète, critique littéraire et inventrice canadienne Margaret Atwood[1], publié en 1985 et traduit en français en 1987. L’histoire se déroule en Nouvelle-Angleterre (États-Unis) et dépeint dans un futur proche, un état théonomique patriarcal et totalitaire nommé Gilead, qui a renversé le gouvernement américain. Hommes et femmes sont classés par statut social défini et l'héroïne, une femme nommée Defred (Offred dans la version originale) occupe la fonction de Servante : des femmes encore fertiles forcées à être mères porteuses pour les couples de la classe dirigeante (les Commandants et leurs épouses). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le roman explore les thèmes de l’impuissance des femmes dans une société patriarcale, de la perte de leur autonomie et de leur individualité, de la suppression de leurs droits reproductifs, ainsi que des moyens par lesquels elles résistent et tentent d’acquérir individualité et indépendance. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ce roman d'anticipation est la première[2] dystopie de Margaret Atwood. Adapté au cinéma sous le même titre par Volker Schlöndorff en 1990, en opéra par Poul Ruders[3], en ballet par le Royal Winnipeg Ballet en 2013[4] ainsi que sous d'autres formes artistiques[4] ; il a également fait l'objet d'une série télévisée (The Handmaid's Tale : La Servante écarlate), présente depuis 2017 sur Hulu, dans laquelle la protagoniste est incarnée par l’actrice Elisabeth Moss. Depuis sa parution, l'ouvrage a été vendu à huit millions d'exemplaires dans le monde rien que pour l’édition anglaise[5]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 2019, l'autrice lui donne une suite, Les Testaments qui, en 2026, fait elle aussi l'objet d'une série disponible sur Hulu via Disney+ en France. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Résumé
Le récit est mené essentiellement par la voix de Defred (Offred en version originale), qui découvre progressivement au lectorat son univers personnel, ses réflexions et le régime dans lequel elle vit, nommé « république de Gilead[6] », qui a remplacé celui des États-Unis. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le roman décrit un futur dystopique proche où la religion domine la politique dans un régime totalitaire, où les personnes sont catégorisées, ont des rôles très spécifiques et les femmes sont dévalorisées jusqu'à l'asservissement. Ces dernières sont divisées en classes : les Épouses, qui dominent la maison et sont les seules femmes ayant un semblant de pouvoir, les Marthas qui entretiennent la maison et s'occupent aussi de la cuisine, les Éconofemmes, épouses des hommes pauvres (et qui regroupent en une seule entité les fonctions d’Épouse, Martha et Servante), les Tantes, qui endoctrinent les Servantes habillées d'amples robes écarlates dont le rôle est la reproduction humaine, et les Jézabel, des prostituées tolérées mais très sollicitées par les Commandants et leurs hôtes étrangers. Toutes les autres femmes (trop âgées, infertiles) sont déportées dans les Colonies où elles manipulent des déchets toxiques ou, si elles ont plus de chance, sont affectées à des travaux agricoles. Dans ce futur, le taux de natalité est très bas à cause de la pollution et des déchets toxiques de l'atmosphère ; les rares nouveau-nés sont souvent « inaptes », souffrant de malformations. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'héroïne du roman, Defred, est une Servante (celle « de Fred », son nouveau propriétaire). Elle ne peut pas séduire, son rôle est la reproduction. Elle raconte peu à peu son histoire, se remémore sa famille d'avant Gilead : Luke, son mari ; sa fille (non nommée dans le roman) ; Moira, sa meilleure amie ; sa mère… Son unique raison de vivre, ce à quoi elle se raccroche pour ne pas sombrer, ce sont ses souvenirs. Son récit alterne des instants de son quotidien en tant que servante Defred, des remémorations de sa vie passée avant et dans les débuts de l'instauration du régime de Gilead, ainsi que des périodes de sa formation de Servante, qui est aussi un embrigadement[7] ; il est également marqué par le regard qu'elle porte sur ce qu'elle traverse et la société. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La dernière partie du roman, nommée « Notes historiques », fait apparaître une « Transcription partielle des procès-verbaux du Douzième Colloque d’études gileadiennes, tenu dans le cadre du Congrès de l'Association internationale d'histoire, organisé à l'université de Denay, Nunavit, le 25 juin 2195 » : ceci est placé de nombreuses années après le récit fait par Defred et comme partie d'un colloque scientifique ayant trait à la période pendant laquelle la Servante aurait vécu. Le Conte de la Servante écarlate est alors connu et le professeur Piexoto l'analyse en tant que document historique et explique ses recherches quant à ses tentatives d'authentification de celui-ci. Cela fait entrer le récit précédent dans un contexte plus large et ajoute un nouvel éclairage sur celui-ci. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Roman
Margaret Atwood relate qu'elle a commencé ce roman tandis qu'elle habitait Berlin-Ouest en 1984, avant qu'elle ne déménage au Canada puis en Alabama, où elle en a terminé l'écriture[3]. Dans une interview au New York Times en mars 2017, l'écrivaine explique aussi qu'à cette époque : « Durant mes voyages dans différents pays derrière le rideau de fer (en Tchécoslovaquie, en Allemagne de l’Est), j’ai fait l’expérience de la méfiance, des silences, des changements subits de conversation. J’ai senti ce que ça fait que d’avoir l’impression d’être espionnée, j’ai vu les moyens détournés que trouvent les gens pour faire passer des informations, et tout cela a influencé mon écriture. » L'automne 1985 voit la parution du roman au Canada, suivie en février 1986 par les parutions au Royaume-Uni et aux États-Unis[3]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'autrice éclaire rétrospectivement l'écriture de son ouvrage en affirmant « Les histoires à propos du futur partent toujours d'une question du type « Que se passerait-il si… ? », et La Servante écarlate en a plusieurs », notamment relatives aux moyens, y compris idéologiques, pouvant mener à la conquête du pouvoir aux États-Unis en vue d'une dictature[3]. Elle explique qu'elle s'est basée sur l'idée que les formes de gouvernement radicales des nations sont construites sur des fondements prégnants déjà existants et que pour les États-Unis, ce n'est « pas l'ensemble des structures du siècle des Lumières, relativement récentes, avec leur discours sur l'égalité et la séparation de l’Église et de l’État, mais la brutale théocratie de la Nouvelle-Angleterre puritaine du XVIIe, avec ses préjugés à l’encontre des femmes, et à qui une période de chaos social suffirait pour se réaffirmer[3]. » Elle dit avoir imaginé une théocratie qui utiliserait quelques références à la Bible, surtout l'Ancien Testament, en les instrumentalisant[10], avec une société dans laquelle la fertilité est très limitée et menacée, ce qui rend l'enfant et la procréation rares et désirables, et dans laquelle les classes dirigeantes se seraient assurées de posséder ces éléments d'autant plus précieux ; elle met cela en lien avec des désirs plus généraux qu'elle attribue à l'humanité[3]. Ce régime aurait bien sûr une résistance, avec une organisation ; l'auteure analyse cependant qu'avec les évolutions technologiques du XXe, la lutte des résistants ou dissidents aurait été rendue plus difficile qu'imaginé[3]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Margaret Atwood affirme avoir volontairement limité les possibilités imaginées : « Je m'étais fixé une règle : je n'inclurais rien que l'humanité n'ait déjà fait ailleurs ou à une autre époque, ou pour lequel la technologie n'existerait pas déjà[3]. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'écrivaine précise que, bien que souvent vu comme une « dystopie féministe », La Servante écarlate n'est pas exactement cela : elle précise que dans une « dystopie féministe pure et simple, tous les hommes auraient des droits bien plus importants que ceux des femmes » ; or, elle définit la société du récit comme « une dictature classique : construite sur le modèle d'une pyramide, avec les plus puissants des deux sexes au sommet à niveau égal les hommes ayant généralement l'ascendant sur les femmes, puis des strates de pouvoir et de prestige décroissants, mêlant toujours hommes et femmes, jusqu'au bas de l'échelle où les hommes célibataires doivent servir dans les rangs de l'armée avant de se voir attribuer une Éconofemme » ; elle place les Servantes en une « caste de parias »[3]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Atwood indique que son roman mêle trois grands points qui lui sont importants : la « littérature dystopienne », qui l'a intéressée dès son adolescence avec notamment 1984, Le Meilleur des mondes et Fahrenheit 451, ses études sur les XVIIe–XVIIIe américains, et les dictatures et leur mode de fonctionnement[3]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Par ailleurs, plusieurs événements de différentes périodes de l'Histoire ont été des sources d'inspiration : l'auteure indique que certaines sont indiquées dans la dernière partie du roman, qui fait un retour sur le régime de Gilead ; d'autres sont le Code de Hammurabi pour les règles du port des vêtements ; l'enlèvement de femmes pour les réduire en esclavage est ancien et encore d'actualité dans plusieurs régions du monde ; l'interdiction de la lecture et l'écriture a existé dans le sud des États-Unis pour les esclaves, et le vol d'enfants a eu lieu sous différents régimes autoritaires[10]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Des décennies après sa parution, le roman est encore décrit comme « une puissante critique sociale reflétant les dangers des groupes fondamentalistes américains et du fanatisme religieux » sur France Culture[11]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Personnages et organisation sociale dans le roman
Les castes dans le régime de Gilead
Le régime de Gilead[12] comporte différents statuts, pour les hommes ou pour les femmes. En ce qui concerne les femmes, il y a notamment les Épouses, femmes des Commandants ; les Marthas, à la fois cuisinières et gouvernantes des maisons ; les Servantes, rattachées à un Commandant dont elles prennent le nom précédé du possessif « de » dans la version française, « of » dans la version anglaise et formant une caste séparée des autres dont les membres ont uniquement la fonction de se reproduire avec le Commandant auquel elles sont attribuées ; les Éconofemmes, qui regroupent les trois fonctions précédentes pour des hommes de catégories sociales inférieures aux Commandants ; les Tantes, qui forment notamment les esprits des futures Servantes puis les punissent si elles désobéissent une fois en fonction ; les Jézabel, qui sont des femmes prostituées mais qui semblent former aussi une caste un peu plus libre que d'autres quant à leur pensée. D'autres fonctions existent, telles que celle de Rédemptrice (lors de la cérémonie de « Particicution »). En ce qui concerne les hommes, il y a notamment les Commandants et les Gardiens, époux des Éconofemmes. Les gens peuvent parfois être des Yeux (un Œil, au singulier), sortes d'espions du quotidien. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les Servantes, intégralement vêtues de rouge ainsi que portant une coiffe blanche qui limite leur champ de vision pour certaines, pour d'autres la vision de leur visage, sont des femmes fertiles dédiées à la reproduction ; leur costume semble inspiré de celui de certaines nonnes. Attribuées pour des périodes données à des hommes puissants, elles sont forcées d'avoir des relations sexuelles avec le Commandant auprès duquel elles ont été envoyées afin de procréer, au cours de rituels précis reliés à des passages de la Bible ayant lieu au moment de leur période d'ovulation. Si elles enfantent un bébé viable selon les critères du régime, l'enfant est donné au couple Commandant-Épouse et considéré comme le leur, non pas comme celui de la Servante. Si elles n'enfantent pas, elles peuvent être attribuées à un autre Commandant, ou bien si elles sont vues comme étant devenues infertiles, perdent leur statut et courent le risque d'être envoyées dans les Colonies. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Personnages du roman
- Defred Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Defred se nomme Offred dans la version originale du texte en anglais. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Defred est la protagoniste et la narratrice du roman. Elle fait partie de la première génération de femmes de Gilead, de celles qui ont connu la vie avant la mise en place du régime. Sa fertilité étant prouvée puisqu'elle a déjà eu un enfant viable dans le passé, elle est assujettie au rôle de « Servante », dont l'unique fonction est d'avoir des rapport sexuels avec les « Commandants » dans le but de tomber enceintes et de leur fournir leurs enfants, leurs femmes étant supposées stériles. Elle est affectée au service du Commandant « Fred » et de sa femme Serena Joy. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Defred, Offred dans la version originale anglaise, est son nom d'esclave. Comme toutes les Servantes, elle est nommée, définie, par son statut d'esclave et par le nom du Commandant à qui elle appartient : « de Fred ». Defred ne se définit pas comme une concubine, mais davantage comme un outil, un « utérus sur pattes ». Dans sa version originale, le nom Offred est un double jeu de mots : phonétiquement il s'entend comme offered (offerte) et comme of red en référence à la couleur du vêtement réglementaire des Servantes. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- À la création de Gilead, Defred fut qualifiée de « femme dévergondée », puisqu'elle a épousé un homme divorcé. Le régime de Gilead ayant annulé tous les divorces, son mari fut donc considéré comme toujours marié, faisant de lui un homme adultère. En cherchant à s'échapper de Gilead, Defred a été séparée de son mari et de sa fille. Les lectrices et lecteurs perçoivent son opposition au régime à travers ses pensées. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Dans le roman de Margaret Atwood, le vrai prénom de Defred n'est jamais revelé. Il a été supposé par certains que son nom pourrait être June. En effet, dans le prologue, les apprenties Servantes se murmurent leurs prénoms la nuit lorsqu'elles sont seules dans le dortoir : « Alma, Janine, Dolorès, Moira, June », et toutes apparaissent plus tard dans le roman comme des personnages nommés, à l'exception de June. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Il arrive que Defred ait des pensées que la plupart des lecteurs désapprouveraient, comme le fait que la Cérémonie ne soit pas un viol, puisqu'elle a accepté de devenir une Servante. Son raisonnement occulte, consciemment ou non, que ce « choix » n'est pas le fruit d'un consentement, mais d'un arbitrage d'une alternative peu réjouissante : une exécution immédiate ou les travaux forcés qui par la dangerosité de leur nature conduisent inévitablement à la mort. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Deglen Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Servante elle aussi, Deglen (Ofglen en anglais) est une voisine de Defred et son binôme pour effectuer les courses quotidiennes. Les Servantes ne sont jamais seules, et censées se surveiller les unes les autres. Deglen est membre de la Résistance et, contrairement à Defred, est audacieuse. Elle a d'ailleurs assommé un espion de la Résistance qui devait être torturé et tué afin de lui épargner une mort violente et douloureuse. Peu après sa disparition, Defred apprend que Deglen s'est suicidée avant que le gouvernement ne l'arrête en raison de son appartenance à la Résistance, sûrement pour éviter de divulguer des informations. Une nouvelle Servante, également appelée Deglen, prend sa place et est assignée comme binôme à Defred pour effectuer les courses. Elle menace à demi-mot Defred de la dénoncer si cette dernière venait à évoquer toute idée de résistance. Néanmoins, elle enfreint le protocole en lui racontant ce qui est arrivé à la première Deglen. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Moira Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Moira est une amie proche de Defred, elles se sont rencontrées à l'université. Dans le roman, leur relation représente l'amitié féminine que la République de Gilead tente de faire disparaitre. Étant lesbienne, elle se bat contre l'homophobie qui anime la société Gileadienne. Moira est contrainte de devenir une Servante peu après Defred. Elle trouve cette nouvelle vie insupportablement oppressive et prend le risque d'interagir avec les gardes uniquement dans le but de défier le système. Elle s'échappera par la suite en volant des vêtements et un passe-partout à une Tante, mais Defred la retrouvera plus tard dans un bordel au sein duquel elle travaille en tant que Jézabel. Elle a été capturée après sa fugue et a préféré rejoindre le bordel comme Jézabel plutôt que d'être envoyée dans les Colonies. Moira est un exemple de rébellion contre Gilead, rejetant toutes les valeurs auxquelles les citoyens sont forcés d'adhérer. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Le Commandant Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Le Commandant, marié a Serena Joy, dit avoir été un scientifique et avoir travaillé dans ce qui se rapproche de l'étude du marché avant Gilead. Il est plus tard suggéré, mais non certifié, qu'il aurait été un des fondateurs de la République de Gilead et de ses lois. Il est possible que son prénom soit "Fred", mais ce dernier pourrait aussi bien être qu'un pseudonyme. Il permet à Defred d'accéder à des activités intellectuelles interdites, tels que le Scrabble, et l'introduit au club secret qui sert de bordel aux officiers haut-gradés. Le Commandant laisse voir sa sensibilité à Defred lors de leurs rencontres secrètes et lui avoue notamment se sentir incompris par sa femme. Il lui confie notamment qu'il a entretenu une liaison similaire avec la Servante précédente, celle qui s'est suicidé. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Serena Joy Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Serena Joy est l'épouse de Fred et manifeste du ressentiment et de la jalousie à l'égard de Defred. Ancienne télévangéliste, elle défendait le retour de la femme au foyer et passe son temps à faire du jardinage et à faire du tricot. D'après la narratrice, Serena Joy est un pseudonyme et elle s'appelait Pam. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Nick Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Nick est le chauffeur du Commandant et vit au-dessus du garage. Dès le début, il apparaît comme étant un personnage audacieux : il fume et tente d'interagir avec Defred, deux choses interdites par le gouvernement. Grâce à l'arrangement passé avec Serena Joy, lui et Defred entament une relation pour augmenter ses chances de tomber enceinte. Si elle est incapable de porter un enfant du Commandant, elle sera déclarée stérile et déportée dans les Colonies où elle devra manipuler des déchets toxiques. Au fil du temps, Defred commence à développer des sentiments pour Nick. Sa personnalité ambiguë la poussera à se demander s'il prend parti pour le régime ou s'il est membre de la Résistance, bien qu'il s'identifie à la deuxième option. L'épilogue suggère qu'il en faisait effectivement partie et qu'il a aidé Defred à s'échapper de la maison du Commandant. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Luke Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Luke était le mari de Defred avant la formation de Gilead. Il était déjà marié quand ils ont commencé à se fréquenter mais a divorcé afin de l'épouser, elle. Seulement, sous le régime de Gilead, tous les divorces ont été rétroactivement invalidés, faisant de Defred sa maîtresse, et de leur fille une enfant illégitime. Defred a par la suite été contrainte de devenir une Servante et leur fille a été confiée à une famille de fidèles au parti. Depuis leur tentative de fuite vers le Canada, Defred n'a plus entendu parler de lui. Elle oscille entre le croire mort ou emprisonné. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Tante Lydia Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Tante Lydia n’apparaît que dans des flashbacks au cours desquels ses instructions tourmentent fréquemment Defred. Elle travaille au « centre de formation » où les femmes reçoivent une éducation qui leur servira tout au long de leur vie de Servantes. Au fil de l'histoire, ses déclarations concises à propos du code de conduite des Servantes mettent en lumière la philosophie d'assujettissement des femmes pratiquée à Gilead. Tante Lydia est une fervente croyante en la philosophie religieuse de Gilead, et semble voir en son travail une réelle consécration. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Cora Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- C'est une Martha (les domestiques sont appelées les Marthas), puisqu'elle est stérile. Elle travaille chez le Commandant. Elle espère secrètement que Defred tombera enceinte, désirant aider à élever un enfant. Elle se montre amicale envers elle et la couvre même lorsqu'elle la trouve étendue sur le sol un matin, un évènement assez suspect pour être signalé selon les normes de Gilead. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Rita Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Rita est une Martha du Commandant Fred. Son travail se résume à cuisiner et tenir la maison, tout comme les autres gouvernantes des lieux. Au début du roman, Rita éprouve du mépris à l'égard de Defred, et bien qu'elle soit tenue de faire en sorte que Defred soit en permanence bien nourrie, elle estime qu'une Servante devrait préférer aller aux Colonies plutôt que de travailler comme esclave sexuelle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Professeur Pieixoto Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pieixoto a découvert avec le professeur Knotly Wade les bandes magnétiques de Defred. Il raconte à nouveau l'histoire de Defred, ce qui rend la narration encore moins fiable qu'elle ne l'était déjà à l'origine. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Réception
Réception critique
La Servante écarlate a été acclamé par la critique. L'œuvre de Margaret Atwood a, en effet, permis d'affirmer son statut d'écrivaine. Non seulement le livre a été jugé bien écrit et convaincant, mais le travail d’Atwood a suscité des débats intenses sur des sujets tels que le féminisme. L'auteure précise également que la République de Gilead n’est qu’une extrapolation des tendances déjà observées aux États-Unis au moment de la rédaction de cet article, un point de vue soutenu par de nombreux journaux[13],[14]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
De nos jours, de nombreux critiques affirment que le roman reste une des dystopies les plus inquiétantes et puissantes appartenant à la littérature anglophone, en grande partie à cause de son fondement historique[15]. La Servante écarlate est en effet un roman dystopique féministe, combinant les caractéristiques de la fiction dystopique : « un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu'il soit impossible de lui échapper et dont les dirigeants peuvent exercer une autorité totale et sans contraintes de séparation des pouvoirs, sur des citoyens qui ne peuvent plus exercer leur libre arbitre ». Le roman interroge également la question des droits des femmes, et notamment la façon dont les sociétés peuvent exercer un contrôle sur leur sexualité et leur « fonction reproductive » [16]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Néanmoins à sa sortie, le roman est loin de convaincre ses lecteurs, à tel point que la critique de Mary McCarthy dans le New York Times de 1986 a fait valoir que La Servante écarlate n’avait pas la « reconnaissance surprise » nécessaire pour que les lecteurs voient « notre moi présent dans un miroir déformant, de ce que nous pourrions devenir si les tendances actuelles se poursuivent ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Culture populaire et inspirations historiques
La phrase en latin potache Nolite te bastardes carborundorum, qu'à la demande de Defred M. Waterford traduit par [17] transformée dans la traduction française en Nolite te salopardes exterminorum[18], ce qui signifie approximativement : « ne laisse pas les salauds te retrancher de la communauté humaine »[19] est devenue chez les anglophones un slogan féministe dans le cadre de manifestations[20]. Cette phrase, découverte dans le recoin d'une armoire par Defred, qui l'attribue à la Servante précédente ayant vécu dans sa chambre, lui sert de maxime pour se donner du courage et tenter de résister intellectuellement. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Margaret Atwood s'est inspirée de plusieurs faits historiques pour créer son univers. L'identification des classes de la société par des couleurs et les « camps », rappellent le système de marquage nazi des prisonniers qui identifiait différemment Juifs et autres déportés dans les camps de concentration de la Seconde Guerre mondiale : elle a dit s'être également inspiré du roman de Nathaniel Hawthorne La Lettre écarlate[21]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le costume rouge à coiffe blanche des Servantes a été ultérieurement utilisé par des militantes en tant que symbole, au cours de manifestations pour le droit des femmes ou celui à l'avortement, aux États-Unis[22],[15] et dans d'autres pays du monde tels que l'Argentine, l'Irlande, la Belgique ou la Pologne[22],[23]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
Distinctions
- 1985 : prix du Gouverneur général : romans et nouvelles de langue anglaise Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1986 : finaliste du prix Booker Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1986 : finaliste du prix Nebula Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1986 : Los Angeles Times Book Prize Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1987 : prix Arthur-C.-Clarke Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1987 : finaliste du prix Prometheus Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1987 : prix des écrivains du Commonwealth (vainqueur au Canada et dans les Caraïbes) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Éditions
- Margaret Atwood. The Handmaid's Tale. éd. McClelland & Stewart. 1985. ISBN : 0-7710-0813-9 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Margaret Atwood. La Servante écarlate. éd. Robert Laffont. 1987. ISBN : 2-221-05238-2 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Margaret Atwood. La Servante écarlate. éd. Robert Laffont. 1987. ISBN : 0-224-02348-9, ajout d'une postface de Margaret Atwood à partir des rééditions de 2012. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Margaret Atwood. La Servante écarlate. éd. Robert Laffont. 2021. ISBN : 2-221-24994-1, nouvelle traduction corrigée (dont "Galaad" au lieu de "Gilead"). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Adaptations
Filmographie
Cinéma
- 1990 : La Servante écarlate réalisé par Volker Schlöndorff, scénarisé par Harold Pinter. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Télévision
Série
- 2017 : The Handmaid's Tale : La Servante écarlate de Margaret Atwood[4]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Littérature
Bande dessinée
- 2019 : La Servante écarlate - Le Roman graphique (The Handmaid's Tale - The Graphic Novel), roman graphique de Margaret Atwood et Renee Nault, publié chez McClelland and Stewart puis traduit en français et publié par les Éditions Robert Laffont en 2021. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Musique
Opéra
- 1998 : Tjenerindens fortælling / The Handmaid's Tale du compositeur danois Poul Ruders sur un livret de Paul Bentley, pour l'Opéra Royal du Danemark[4] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ballet
- 2013 : The Handmaid's Tale, chorégraphié par Lila York, créé par le Ballet royal de Winnipeg[4]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Spectacle
- 2015 : One-Woman show crée par Joseph Stollenwerk. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Notes et références
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- Margaret Atwood. 'Aliens have taken the place of angels'. The Guardian. 17 juin 2005. Consulter ↗↩
- Elle publiera par la suite d'autres dystopies, comme Le Dernier Homme (2003) ou C'est le cœur qui lâche en dernier (2015).↩
- Margaret Atwood. La Servante écarlate. Robert Laffont. 2017. ISBN : 978-2-221-20333-0.↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9 ↩10
- Le Ballet royal de Winnipeg propose sa version de La servante écarlate. Radio-Canada. 2018-10-13 Consulter ↗↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
- Margaret Atwood révèle la suite de «La Servante écarlate» par Olivier Perrin dans le journal Le Temps du 10 septembre 2019.↩
- Dans la traduction la plus récente en français, la dénomination est « république de Galaad ». Dans la série télévisée, le nom de Gilead a été conservé. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- The Handmaid's Tale (La Servante écarlate) | l'Encyclopédie Canadienne. thecanadianencyclopedia.ca. Consulter ↗↩
- "La Servante écarlate", la série qui dérange l'Amérique de Donald Trump. TV5 Monde. 2017-09-18. Consulter ↗
- Margaret Atwood. Margaret Atwood on What ‘The Handmaid’s Tale’ Means in the Age of Trump (Published 2017). The New York Times. 2017-03-10. Consulter ↗
- Margaret Atwood : "Il y a trente ans, certains ne considéraient pas qu’un tel futur puisse être possible". Madame Figaro. 2017-09-11. Consulter ↗↩1 ↩2
- Margaret Atwood : des forêts canadiennes à la renommée internationale. France Culture. 2019-06-06. Consulter ↗↩
- Renommée Galaad dans la dernière traduction française. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Comment la série "The Handmaid's Tale" est devenue un symbole des luttes féministes. Europe 1. Consulter ↗↩
- Shan Denicourt. 8 réflexions féministes sur La Servante écarlate. Le Journal de Montréal. Consulter ↗↩
- « La Servante écarlate » brandit l’étendard féministe. Le Monde. 2017-07-26. Consulter ↗↩1 ↩2
- United Nations. Santé et droits en matière de sexualité et de procréation: La pierre angulaire du développement durable | Nations Unies. United Nations. Consulter ↗↩
- Vintage, London 1985, ISBN 978-0-099-74091-9, , p. 191-193.↩
- Trad. de Sylviane Rué, rééd. poche ISBN 978-2-221-24602-3, , p. 330.↩
- Félix Gaffiot. Dictionnaire Latin-Français. Gérard Gréco. 2016. Consulter ↗↩
- Nolite Te Bastardes Carborundorum, Megan Bowler, Academus Education, 15.3.2021.↩
- L’écriture et la réécriture des failles de l’utopie religieuse : analyse comparative de The Scarlet Letter de Nathaniel Hawthorne et The Handmaid’s Tale de Margaret Atwood. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Bientôt une suite pour le roman « La Servante écarlate ». Le Monde.fr. 2019-06-20. Consulter ↗↩1 ↩2
- Comment la série La Servante écarlate a fait de Margaret Atwood une icône militante. LEFIGARO. Consulter ↗↩
Points à vérifier (101)
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La Servante écarlate (titre original : The Handmaid's Tale) est un roman dystopique de la romancière, poète, critique littéraire et inventrice canadienne Margaret Atwood, publié en 1985 et traduit en français en 1987.
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Résumé
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auteur | Margaret Atwood
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genre | Roman Science-fiction (dystopie)
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titre orig | The Handmaid's Tale
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lieuparution orig | Toronto
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langue | Anglais canadien
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éditeur orig | McClelland & Stewart
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dateparution orig | 1 août 1985 en littérature
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pages orig | 324
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isbn orig | 0-7710-0813-9
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traducteur | Sylviane Rué
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titre | La Servante écarlate
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lieuparution | Paris
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éditeur | Robert Laffont
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collection | Pavillons
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dateparution | 29 septembre 1987 en littérature
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série | La Servante écarlate
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type média | Livre papier
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pages | 362
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isbn | 2-221-05238-2
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suivant | Les Testaments
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La Servante écarlate (titre original : The Handmaid's Tale) est un roman dystopique de la romancière, poète, critique littéraire et inventrice canadienne Margaret Atwood, publié en 1985 et traduit en français en 1987. L’histoire se déroule en Nouvelle-Angleterre (États-Unis) et dépeint dans un futur proche, un état théonomique patriarcal et totalitaire nommé Gilead, qui a renversé le gouvernement américain. Hommes et…
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Le roman explore les thèmes de l’impuissance des femmes dans une société patriarcale, de la perte de leur autonomie et de leur individualité, de la suppression de leurs droits reproductifs, ainsi que des moyens par lesquels elles résistent et tentent d’acquérir individualité et indépendance.
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Ce roman d'anticipation est la première dystopie de Margaret Atwood. Adapté au cinéma sous le même titre par Volker Schlöndorff en 1990, en opéra par Poul Ruders, en ballet par le Royal Winnipeg Ballet en 2013 ainsi que sous d'autres formes artistiques ; il a également fait l'objet d'une série télévisée (The Handmaid's Tale : La Servante écarlate), présente depuis 2017 sur Hulu, dans laquelle la protagoniste est inca…
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- Présentation — Non vérifié
En 2019, l'autrice lui donne une suite, Les Testaments qui, en 2026, fait elle aussi l'objet d'une série disponible sur Hulu via Disney+ en France.
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- Résumé — Non vérifié
Le récit est mené essentiellement par la voix de Defred (Offred en version originale), qui découvre progressivement au lectorat son univers personnel, ses réflexions et le régime dans lequel elle vit, nommé « république de Gilead », qui a remplacé celui des États-Unis.
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- Résumé — Non vérifié
Le roman décrit un futur dystopique proche où la religion domine la politique dans un régime totalitaire, où les personnes sont catégorisées, ont des rôles très spécifiques et les femmes sont dévalorisées jusqu'à l'asservissement. Ces dernières sont divisées en classes : les Épouses, qui dominent la maison et sont les seules femmes ayant un semblant de pouvoir, les Marthas qui entretiennent la maison et s'occupent au…
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- Résumé — Non vérifié
L'héroïne du roman, Defred, est une Servante (celle « de Fred », son nouveau propriétaire). Elle ne peut pas séduire, son rôle est la reproduction. Elle raconte peu à peu son histoire, se remémore sa famille d'avant Gilead : Luke, son mari ; sa fille (non nommée dans le roman) ; Moira, sa meilleure amie ; sa mère… Son unique raison de vivre, ce à quoi elle se raccroche pour ne pas sombrer, ce sont ses souvenirs. Son …
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- Résumé — Non vérifié
La dernière partie du roman, nommée « Notes historiques », fait apparaître une « Transcription partielle des procès-verbaux du Douzième Colloque d’études gileadiennes, tenu dans le cadre du Congrès de l'Association internationale d'histoire, organisé à l'université de Denay, Nunavit, le 25 juin 2195 » : ceci est placé de nombreuses années après le récit fait par Defred et comme partie d'un colloque scientifique ayant…
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- Roman — Non vérifié
Margaret Atwood relate qu'elle a commencé ce roman tandis qu'elle habitait Berlin-Ouest en 1984, avant qu'elle ne déménage au Canada puis en Alabama, où elle en a terminé l'écriture. Dans une interview au New York Times en mars 2017, l'écrivaine explique aussi qu'à cette époque : « Durant mes voyages dans différents pays derrière le rideau de fer (en Tchécoslovaquie, en Allemagne de l’Est), j’ai fait l’expérience de …
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- Roman — Non vérifié
L'autrice éclaire rétrospectivement l'écriture de son ouvrage en affirmant « Les histoires à propos du futur partent toujours d'une question du type « Que se passerait-il si… ? », et La Servante écarlate en a plusieurs », notamment relatives aux moyens, y compris idéologiques, pouvant mener à la conquête du pouvoir aux États-Unis en vue d'une dictature. Elle explique qu'elle s'est basée sur l'idée que les formes de g…
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- Roman — Non vérifié
Margaret Atwood affirme avoir volontairement limité les possibilités imaginées : « Je m'étais fixé une règle : je n'inclurais rien que l'humanité n'ait déjà fait ailleurs ou à une autre époque, ou pour lequel la technologie n'existerait pas déjà. »
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- Roman — Non vérifié
L'écrivaine précise que, bien que souvent vu comme une « dystopie féministe », La Servante écarlate n'est pas exactement cela : elle précise que dans une « dystopie féministe pure et simple, tous les hommes auraient des droits bien plus importants que ceux des femmes » ; or, elle définit la société du récit comme « une dictature classique : construite sur le modèle d'une pyramide, avec les plus puissants des deux sex…
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- Roman — Non vérifié
Atwood indique que son roman mêle trois grands points qui lui sont importants : la « littérature dystopienne », qui l'a intéressée dès son adolescence avec notamment 1984, Le Meilleur des mondes et Fahrenheit 451, ses études sur les XVIIe–XVIIIe américains, et les dictatures et leur mode de fonctionnement.
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- Roman — Non vérifié
Par ailleurs, plusieurs événements de différentes périodes de l'Histoire ont été des sources d'inspiration : l'auteure indique que certaines sont indiquées dans la dernière partie du roman, qui fait un retour sur le régime de Gilead ; d'autres sont le Code de Hammurabi pour les règles du port des vêtements ; l'enlèvement de femmes pour les réduire en esclavage est ancien et encore d'actualité dans plusieurs régions d…
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- Roman — Non vérifié
Des décennies après sa parution, le roman est encore décrit comme « une puissante critique sociale reflétant les dangers des groupes fondamentalistes américains et du fanatisme religieux » sur France Culture.
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- Les castes dans le régime de Gilead — Non vérifié
Le régime de Gilead comporte différents statuts, pour les hommes ou pour les femmes. En ce qui concerne les femmes, il y a notamment les Épouses, femmes des Commandants ; les Marthas, à la fois cuisinières et gouvernantes des maisons ; les Servantes, rattachées à un Commandant dont elles prennent le nom précédé du possessif « de » dans la version française, « of » dans la version anglaise et formant une caste séparée…
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- Les castes dans le régime de Gilead — Non vérifié
Les Servantes, intégralement vêtues de rouge ainsi que portant une coiffe blanche qui limite leur champ de vision pour certaines, pour d'autres la vision de leur visage, sont des femmes fertiles dédiées à la reproduction ; leur costume semble inspiré de celui de certaines nonnes. Attribuées pour des périodes données à des hommes puissants, elles sont forcées d'avoir des relations sexuelles avec le Commandant auprès d…
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- Personnages du roman — Non vérifié
Defred
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Defred se nomme Offred dans la version originale du texte en anglais.
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Defred est la protagoniste et la narratrice du roman. Elle fait partie de la première génération de femmes de Gilead, de celles qui ont connu la vie avant la mise en place du régime. Sa fertilité étant prouvée puisqu'elle a déjà eu un enfant viable dans le passé, elle est assujettie au rôle de « Servante », dont l'unique fonction est d'avoir des rapport sexuels avec les « Commandants » dans le but de tomber enceintes…
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- Personnages du roman — Non vérifié
Defred, Offred dans la version originale anglaise, est son nom d'esclave. Comme toutes les Servantes, elle est nommée, définie, par son statut d'esclave et par le nom du Commandant à qui elle appartient : « de Fred ». Defred ne se définit pas comme une concubine, mais davantage comme un outil, un « utérus sur pattes ». Dans sa version originale, le nom Offred est un double jeu de mots : phonétiquement il s'entend com…
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À la création de Gilead, Defred fut qualifiée de « femme dévergondée », puisqu'elle a épousé un homme divorcé. Le régime de Gilead ayant annulé tous les divorces, son mari fut donc considéré comme toujours marié, faisant de lui un homme adultère. En cherchant à s'échapper de Gilead, Defred a été séparée de son mari et de sa fille. Les lectrices et lecteurs perçoivent son opposition au régime à travers ses pensées.
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- Personnages du roman — Non vérifié
Dans le roman de Margaret Atwood, le vrai prénom de Defred n'est jamais revelé. Il a été supposé par certains que son nom pourrait être June. En effet, dans le prologue, les apprenties Servantes se murmurent leurs prénoms la nuit lorsqu'elles sont seules dans le dortoir : « Alma, Janine, Dolorès, Moira, June », et toutes apparaissent plus tard dans le roman comme des personnages nommés, à l'exception de June.
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Il arrive que Defred ait des pensées que la plupart des lecteurs désapprouveraient, comme le fait que la Cérémonie ne soit pas un viol, puisqu'elle a accepté de devenir une Servante. Son raisonnement occulte, consciemment ou non, que ce « choix » n'est pas le fruit d'un consentement, mais d'un arbitrage d'une alternative peu réjouissante : une exécution immédiate ou les travaux forcés qui par la dangerosité de leur n…
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Deglen
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- Personnages du roman — Non vérifié
Servante elle aussi, Deglen (Ofglen en anglais) est une voisine de Defred et son binôme pour effectuer les courses quotidiennes. Les Servantes ne sont jamais seules, et censées se surveiller les unes les autres. Deglen est membre de la Résistance et, contrairement à Defred, est audacieuse. Elle a d'ailleurs assommé un espion de la Résistance qui devait être torturé et tué afin de lui épargner une mort violente et dou…
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Sources et méthode
- Wikipédia · La Servante écarlate ↗CC-BY-SA-4.0
- La Servante écarlate ↗CC-BY-SA-4.0
Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗