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Physalia physalis

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La Galère portugaise, Physalie ou Vessie de mer (Physalia physalis) est une espèce de siphonophores marins, c'est-à-dire une colonie comportant quatre types de polypes soutenue en surface par un flotteur de 10 centimètres. Malgré les apparences, ce n'est pas…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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À retenir

Questions essentielles

Que désigne « Physalia physalis » ?

La Galère portugaise, Physalie ou Vessie de mer (Physalia physalis) est une espèce de siphonophores marins, c'est-à-dire une colonie comportant quatre types de polypes soutenue en surface par un flotteur de 10 centimètres.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Présentation

La Galère portugaise, Physalie ou Vessie de mer (Physalia physalis) est une espèce de siphonophores marins, c'est-à-dire une colonie comportant quatre types de polypes soutenue en surface par un flotteur de 10 centimètres. Malgré les apparences, ce n'est pas…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Généralités

Le développement, la morphologie et l'organisation de la Physalie sont très différents de ceux des autres siphonophores.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Flotteur ou pneumatophore

Il assure la flottabilité. Composée d'eau à hauteur de 90 %, la Physalie possède le flotteur caractéristique des siphonophores, mais pas les cloches natatoires.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Tentacules ou dactylozoïdes

Sous le flotteur de la Physalie partent de multiples filaments de plusieurs mètres de long (10 mètres en moyenne, mais pouvant atteindre 50 mètres), lui permettant de chasser et de se défendre, ce qui équivaut à une pêche à la traîne.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Le texte et ses détails

Présentation

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PhysalieNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Classification
Règne AnimaliaNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Embranchement CnidariaNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Classe HydrozoaNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ordre SiphonophoraNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Sous-ordre CystonectaeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Famille PhysaliidaeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Genre PhysaliaNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

EspèceNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Physalia physalis
(Linnaeus, 1758)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La Galère portugaise, Physalie ou Vessie de mer (Physalia physalis) est une espèce de siphonophores marins, c'est-à-dire une colonie comportant quatre types de polypes[1] soutenue en surface par un flotteur de 10 à 30 centimètres. Malgré les apparences, ce n'est pas une méduse.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La Physalie fait partie du neuston, une catégorie d'organismes aquatiques liés à la surface, et plus précisément de « The Blue Fleet » (la Flottille bleue) décrite par le biologiste marin Alister Hardy[2], aux côtés de deux autres cnidaires : la Porpite (Porpita porpita) et la Vélelle (Velella velella). Ainsi, bien qu'elles vivent habituellement dans les mers tropicales et subtropicales, les vents dominants peuvent les déporter sur de grandes distances, notamment vers les côtes européennes, où l'on assiste certaines années à des échouages massifs.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Description

Physalia physalisNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Généralités

Le développement, la morphologie et l'organisation de la Physalie sont très différents de ceux des autres siphonophores[3].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Comme tous les Siphonophorae, la Physalie est une colonie composée de milliers d'individus fonctionnellement spécialisés, appelés zoïdes, qui sont homologues aux polypes ou aux méduses vivant librement. Chacun de ces individus est morphologiquement et fonctionnellement spécialisé (pneumatophore, dactylozoïde, gastrozoïde ou gonozoïde)[4]. Les scientifiques considèrent donc la Physalie comme un superorganisme unique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les zoïdes se répartissent en quatre types de polypes incapables de vivre indépendamment les uns des autres[5] :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Flotteur ou pneumatophore

Il assure la flottabilité. Composée d'eau à hauteur de 90 %, la Physalie possède le flotteur caractéristique des siphonophores, mais pas les cloches natatoires.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le flotteur est une sorte de ballon ovale translucide et presque symétrique avec une ligne de crête aux couleurs de l'arc-en-ciel tirant sur le pourpre, le vert, le bleu et le violet. Il correspond à un pneumatophore ellipsoïde comprimé dorsalement de façon à former une crête membraneuse. Il a pris chez ce siphonophore un développement considérable, atteignant 10 à 30 centimètres[6].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le flotteur est rempli de monoxyde de carbone et d'air. Une extension du flotteur est utilisée comme une voile, pour voyager poussé par le vent.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ce pneumatophore permet à la Physalie de se déplacer grâce aux courants marins et au vent. Il contient en moyenne 1/2 litre d'air[7] mais peut contenir aussi une teneur certaine en monoxyde de carbone (jusqu'à 13 %), produit in vivo[7]. Pour échapper à une attaque venue de la surface, le pneumatophore peut être dégonflé en laissant échapper l'air par un pore antérieur, ce qui permet à la Physalie de plonger brièvement[7].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le flotteur est asymétrique et présente des tentacules bourgeonnants décentrés sur environ la moitié de sa longueur. Par ailleurs, le flotteur peut se situer à droite ou à gauche de la crête. La population se répartit entre Physalies qui ont leurs tentacules à droite de la voile et naviguent sur tribord et Physalies qui ont leurs tentacules à gauche et naviguent sur babord. Les tentacules jouant le rôle d'une ancre flottante[8], cette double dissymétrie permet à la Physalie de dériver à 45° de la direction du vent, ce qui assure une meilleure dispersion des populations dans les océans[9].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Tentacules ou dactylozoïdes

Sous le flotteur de la Physalie partent de multiples filaments de plusieurs mètres de long (10 mètres en moyenne, mais pouvant atteindre 50 mètres[10]), lui permettant de chasser et de se défendre, ce qui équivaut à une pêche à la traîne.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les tentacules ont un aspect perlé. Chaque « perle » contient des cellules urticantes spécialisées (nématocystes), qui provoquent une brûlure plus intense que celle de l'ortie et peuvent entraîner un état de choc chez les personnes piquées dans l'eau. Le poison est produit par les nématocystes des tentacules. Un seul tentacule peut tuer un banc de petits poissons, proies qui seront attirées vers les gastrozoïdes[11] qui les digéreront.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les filaments microscopiques, appelés les nématocystes, peuvent conserver leur pouvoir urticant et venimeux jusqu'à deux mois après la mort de l'animal[12].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Polypes nourriciers ou gastrozoïdes

La Physalie possède de nombreux polypes digestifs (gastrozoïdes), qui pendent et sécrètent des sucs digestifs sur la proie qui a été capturée et immobilisée par la piqûre des longs tentacules contractiles (les dactylozoïdes). Les gastrozoïdes (polypes nourriciers) se présentent sous forme de bourgeons à l'avant de la colonie et sont transportés vers l'arrière par une tige allongée[3]. Ils sont les seuls zoïdes de la Physalie à assurer la digestion des proies, par voie interne ou externe[3].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Polypes reproducteurs ou gonozoïdes

Les gonozoïdes sont des organes émetteurs de gamètes, assurant la reproduction. Comme dans tous les cystonectae, les gonodendres (organes sexuels) sont des structures composées, contenant des gonophores (méduses réduites, portant une gonade), des palpons (forme dérivées de gastrozooides dépourvues de tentacules et présentes dans les cystonects) et des nectophores, polype spécialisé dans la mobilité, et dont la fonction est peut-être ici de propulser les gonodendres se détachant. Les gonodendres de Physalie contiennent de plus des « polypes gélatineux », des nectophores réduits. Tous les gonodendres d'une colonie portent des gonophores d'un seul sexe[3].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Habitat et répartition

Cet animal vit principalement dans les mers tropicales et subtropicales des océans Atlantique et Indien (même si certains spécialistes constituent cette population en une espèce distincte, Physalia utriculus). Des individus isolés peuvent cependant être transportés par les vents et les courants jusqu'aux plages européennes, généralement en fin de vie[5] ; certains individus ont pu être retrouvés au large de la Bretagne sur les plages de Belle-Île-en-Mer[13]. Il a également été observé sur la côte belge à Raversyde[14]. En 2024, l'apparition de plusieurs individus sur les plages de Catalogne a provoqué leur fermeture temporaire pour la sécurité des baigneurs. D'autres apparitions ont été signalées en mer Méditerranée en Tunisie et en Sardaigne[15].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Avec le Gulf Stream qui se réchauffe[16], des observations sont devenues plus courantes le long des plages de la Nouvelle-Écosse, au Canada. À mesure que l’influence du Gulf Stream se renforce, les créatures tropicales et subtropicales sont désormais transportées plus loin, jusqu’aux côtes de la Nouvelle-Écosse.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La physalie évolue en masse, généralement en pleine mer (les échouages sur les côtes sont généralement accidentels). Sous les tropiques, on peut rencontrer des bancs formés de plusieurs millions d'individus.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Écologie et comportement

Reproduction

La reproduction est assurée par les gonozoïdes, un des quatre types de polypes de la colonie. Les nouvelles colonies sont formées par bourgeonnement où des polypes se séparent de la colonie principale, donc de manière asexuée[17]. La reproduction a lieu principalement entre le printemps et l'été, et les larves sont planctoniques[5].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Alimentation

Certains des polypes qui ont une forme de tentacule sont constitués de cellules urticantes capables de paralyser des poissons. Ensuite, d'autres polypes également à forme de tentacules transportent le poisson paralysé jusqu'à d'autres polypes spécialisés afin que celui-ci soit digéré[17]. Elles consomment aussi des crevettes, des copépodes et d'autres petits crustacés[5].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Caractéristique hydrodynamique

Les physalies sont soit droitières, soit gauchères. Quand le vent se lève, leur crête tournée leur permet d'être dirigée à 45° à droite ou à gauche par rapport à la direction de ce vent. Les scientifiques pensent que cette caractéristique hydrodynamique correspond à une stratégie de vie : quel que soit le vent, seule une partie de la population subit une dérive vers les plages, y échoue et meurt[18],[11].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Prédateurs et vie associée

La tortue caouanne compte les Physalies parmi ses proies habituelles.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les mollusques nudibranches du genre Glaucus (notamment Glaucus atlanticus et Glaucilla marginata), de petites espèces de limaces nageuses, tirent leur pouvoir urticant des Physalies dont ils se nourrissent et parmi lesquelles ils vivent[19]. Immunisés vis-à-vis des toxines, ils stockent préférentiellement la catégorie de nématocystes les plus urticants dans des sacs spécialisés : les cnidosacs[20].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La janthine (Janthina janthina), un autre gastéropode qui assure sa flottabilité avec des bulles de mucus, chasse les hydrozoaires flottant sur l'eau[19].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les pieuvres voilées du genre Tremoctopus sont aussi immunisées contre le venin de la Physalie et la femelle est connue pour arracher les filaments du siphonophore et s'en servir comme moyen de défense[21],[22].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le poisson Nomeus gronovii vit lui aussi en association avec les physalies, et se nourrit de leurs tentacules et de leurs gonades.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Tous ces animaux, partageant mode de vie et coloration et qui forment souvent des bancs mélangés, forment ce que le biologiste marin Alister Hardy avait décrit sous le nom de « The Blue Fleet » (La Flottille bleue).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Glaucus atlanticus, un prédateur très spécialisé des physalies.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Glaucilla marginata est une espèce proche, elle aussi mimétique de ses proies.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
La janthine se maintient parmi les physalies grâce à ses bulles-flotteurs.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Le petit Nomeus gronovii est immunisé contre le venin des physalies, et peut les attaquer.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

La physalie et l'être humain

Envenimation

Attention !!! Les piqûres sont douloureuses. Restez en dehors de l'eau.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le venin de la physalie (physalitoxine) est dangereux pour l'être humain. L’envenimation se traduit par une douleur intense, accompagnée de multiples symptômes : douleurs musculaires locales ou généralisées, gêne respiratoire, crise hémolytique aiguë et défaillance rénale[23] ; les spécimens de grande taille peuvent dans certains cas (personnes fragiles ou allergiques, adulte en bonne santé mais emmêlé dans ses filaments)[11] être responsables d'envenimement mortel[5] : la dose létale de physalitoxine chez la souris est de 0,2 mg/kg, ce qui correspondrait à une dose létale totale d’environ 12 mg pour un être humain[23]. Enfin, même mortes, échouées et à moitié sèches, les physalies sont dangereuses plusieurs jours ou semaines après leur échouage[24],[25]. Environ 10 %[26] des piqûres ont présenté des signes de gravité : perte de connaissance, gêne respiratoire, douleurs abdominales ou thoraciques, vomissements, tachycardie, hypertension artérielle ou crampes musculaires.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En cas de piqûre, vu la dangerosité du venin et la douleur extrême générée, il faut appeler immédiatement une aide médicale puis appliquer les premiers soins, les mêmes que ceux donnés en cas de piqûres de méduses : rincer la zone piquée avec de l'eau de mer (mais ne jamais rincer à l'eau douce, ni frotter, ni mettre du vinaigre car cela fait éclater les cnidocystes) puis retirer les tentacules à l'aide d'une pince et enfin appliquer une vessie de glace ; de plus, le bouche-à-bouche en cas de difficultés respiratoires ou le massage cardiaque peuvent parfois être indispensables à la survie de la victime en attendant les secours[27].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Échouages massifs

Les populations de physalies sont très fluctuantes, et peuvent connaître des efflorescences spectaculaires, parfois suivies par des échouages massifs (appelés flottes ou armadas en référence à leur nom vernaculaire)[28] sur les plages en fonction des courants et de la météo, phénomènes très problématiques en été. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Galères portugaises échouées sur des plagesNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Sur l'île de Sao Miguel, Açores, Portugal.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Sur l'île de Tenerife, Îles Canaries, Espagne.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
En Andalousie au sud de Cadix (Cádiz), Espagne.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Plage de Maroubra à 10 km au sud-est de Sydney, Australie.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Plage de Port Guen Belle-Île-en-Mer, FranceNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

En 2017, après l’ouragan Ophelia, des physalies ont été retrouvées par milliers dans la Manche, sur des plages du Devon, du Hampshire, du Dorset et à l'ouest jusqu'en Irlande, phénomène inconnu de mémoire humaine[29].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Anaphylaxie

Cette physalie est célèbre pour être à l'origine d'une découverte en médecine, l'anaphylaxie, faite par Charles Richet et Paul Portier grâce à leur expérimentation à partir de 1901 sur leurs toxines[30].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Noms et appellations

Cet animal connu et redouté depuis longtemps possède de nombreux noms vernaculaires : vessie de mer, galiote portugaise, galère portugaise, casque portugais, méduse cerf-volant... Le nom le plus courant, traduit tel quel dans les autres langues (anglais, espagnol, allemand, néerlandais) est « galère portugaise », du fait de la vague ressemblance avec les « galiotes » portugaises, petites galères à voile ronde[5].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour son nom scientifique, Physalis signifie « vessie » en grec[5].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans la culture

Cet animal est célèbre pour la puissance de son venin et sa capacité à s'échouer massivement à certaines périodes, et fait donc partie du bestiaire littéraire marin.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'écrivain Jules Michelet écrit ainsi à son propos : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« [la méduse] est faite à l’opposé de la physalie, sa parente. Celle-ci n’a au-dessus de l’eau qu’un petit ballon, une vessie insubmersible, et laisse traîner au fond ses longs tentacules, infiniment longs, de vingt pieds ou davantage, qui l’assurent, balayent la mer, frappent le poisson de torpeur, le lui livrent. Légère et insouciante, gonflant son ballon nacré, teinté de bleu ou de pourpre, elle lance, par ses grands cheveux de sinistre azur, un subtil venin dont la décharge foudroie. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

— Jules Michelet, « Fille des mers », La Mer (1861).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Voir aussi

Bibliographie

  • Stéphane Deligeorges, « Charade entre deux eaux », La Recherche, vol. 27, no 286,‎ juin 1996, p. 44-45 (ISSN 0029-5671).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • R. Bagnis, P. Mazellier, J. Bennett, E. Christian, Poissons de Polynésie, 4e édition. Singapour. Times éditions. Les éditions du Pacifique, 1996.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Abbott R.T., Dance S.P. Compendium of seashells. Published by Odyssey Publishing, 1998.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • S. Weinberg, Découvrir l’océan Pacifique tropical. Éditions Nathan, Paris, 2005.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • S. Weinberg, Découvrir la mer Rouge et l'océan Indien. Éditions Nathan, Paris, 2005.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • S. Weinberg, Découvrir la Méditerranée. Éditions Nathan, Paris, 2005.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • S. Weinberg, Découvrir l’Atlantique, la Manche et la mer du Nord. Éditions Nathan, Paris, 2005.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • C. Maillaud, Y. Lefèvre, Guide de la faune marine dangereuse d’Océanie. Éditions Au vent des îles, 2007Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Denis Allemand, « Et vogue la galère… », Espèces, no 57,‎ 2025, p. 78-83 (lire en ligne)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Physalia physalis, sur Wikimedia CommonsNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Physalia physalis, sur WikispeciesNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Notes et références

  • Portail de la biologie marine Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Portail des cnidaires Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Notes et références

Retrouvez les documents cités dans le texte, puis revenez au passage concerné.

Références 1 à 25
  1. (en) Bernhard Grzimek, Grzimek's Animal Life Encyclopedia, 2003.↩
  2. (en) Simon James Grove, « Blow-ins from the Blue Fleet », The Tasmanian Naturalist 132,‎ 2010, pp 25 à 34 (lire en ligne [PDF])↩
  3. (en) Catriona Munro, Zer Vue, Richard R. Behringer et Casey W. Dunn, « Morphology and development of the Portuguese man of war, Physalia physalis » [« Morphologie et développement de la galère portugaise, Physalia physalis »], Scientific Reports, Londres, Nature Publishing Group, vol. 9, no 1,‎ 29 octobre 2019 (ISSN 2045-2322, OCLC 732869387, LCCN 2011250880, DOI 10.1038/s41598-019-51842-1, lire en ligne [PDF], consulté le 23 mai 2020).↩1 ↩2 ↩3 ↩4
  4. (en) « Siphonophores », sur siphonophores.org (consulté le 23 mai 2020).↩
  5. DORIS, consulté le 21 octobre 2013.↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7
  6. Pierre-Paul Grassé et Andrée Tétry, Zoologie : publié sous la direction de Pierre-Paul Grassé et d'Andrée Tétry, Gallimard, 1963, p. 484.↩
  7. (en) Jonathan B. Wittenberg, « The source of carbon monoxide in the float of the Portuguese man-of-war, Physalia physalis », Journal of Experimental Biology, The Company of Biologists Ltd, vol. 37, no 4,‎ 1er décembre 1960, p. 698-705 (ISSN 0022-0949, e-ISSN 1477-9145, lire en ligne [PDF], consulté le 23 mai 2020).↩1 ↩2 ↩3
  8. (en) G. Iosilevskii et D. Weihs, « Hydrodynamics of sailing of the Portugueseman-of-war Physalia physalis », Journal of the Royal Society Interface, vol. 6,‎ 2009, p. 613-626 (ISSN 1742-5689, e-ISSN 1742-5662, DOI 10.1098/rsif.2008.0457, lire en ligne [PDF], consulté le 23 mai 2020).↩
  9. (en) Alfred H. Woodcock, « Why Sailing Sea Animals Have Mirror Images », Pacific Science, University of Hawai'i Press, vol. 51, no 1,‎ 1997, p. 12-17 (ISSN 0030-8870, e-ISSN 1534-6188, lire en ligne [PDF], consulté le 23 mai 2020).↩
  10. (en) Portuguese Man-of-War. National Geographic↩
  11. Lisa-Ann Gershwin, Méduses & autres organismes gélatineux, Ulmer, 2017, p. 34.↩1 ↩2 ↩3
  12. « Alerte aux physalies dans le Morbihan », Ouest-France, no 22295,‎ 26 octobre 2017, p. 5.↩
  13. « Les physalies et les vélelles pullulent sur les plages de l'ouest de la France : pourquoi il ne faut surtout pas les confondre », sur TF1 INFO, 9 décembre 2025 (consulté le 22 décembre 2025)↩
  14. « Nathalie a fait une découverte très rare sur une plage de la Côte belge: c’est la première fois depuis 1912 qu’un tel «animal» est observé chez nous », 5 mars 2020 (consulté le 5 mars 2020).↩
  15. Lemaitre Caroline, « Des tentacules de 20 mètres de long, un venin pouvant provoquer l’arrêt cardiaque : des plages fermées à cause de la galère portugaise, une "fausse" méduse repérée en Catalogne », sur lindependant.fr, L'Indépendant, 30 juillet 2024 (consulté le 16 août 2024)↩
  16. La Presse canadienne, « Une espèce marine urticante plus courante en N.-É. », sur Radio-Canada, 9 juillet 2024 (consulté le 29 novembre 2025)↩
  17. L'univers fascinant des animaux, La physalie, (ISBN 2-908306-07-7)↩1 ↩2
  18. (en) G. Iosilevskii & D. Weihs, « Hydrodynamics of sailing of the Portuguese man-of-war Physalia physalis », Journal of The Royal Society Interface, vol. 6, no 36,‎ 2009, p. 613-626 (DOI 10.1098/rsif.2008.0457).↩
  19. Philibert Bidgrain, « Arrivée importante de Glaucus atlanticus à L'ermitage », sur seaslugs.free.fr.↩1 ↩2
  20. (en) Thompson, T.E. & Bennett, I., 1969. Physalia nematocysts : Utilised by mollusks for defense. Science, 166: 1532-1533 Article↩
  21. (en) Mangold (1922-2003), K.M., Vecchione, M. & Young, R.E., 2008. Tremoctopodidae Tryon, 1879. Tremoctopus Chiaie 1830. Blanket octopus. Version 16 October 2008. http://tolweb.org/Tremoctopus/20202/2008.10.16 in The Tree of Life Web Project↩
  22. (en) Everet C. Jones, « Tremoctopus violaceus Uses Physalia Tentacles as Weapons », Science, vol. 139, no 3556,‎ 1963, p. 764-766 (DOI 10.1126/science.139.3556.764, lire en ligne)↩
  23. D’après (en) John Timbrell, The Poison Paradox : Chemicals as Friends and Foes, Oxford University Press, 2005, 368 p. (ISBN 978-0-19-280495-2, lire en ligne), « Natural born killers », p. 162.↩1 ↩2
  24. (en) Patricia Cunningham et Paul E. Goetz, Venomous & Toxic Marine Life of the World, Houston, Pisces Books, 1996, VII-152 p., 23 cm (ISBN 978-1-55992-088-9, OCLC 32856487, LCCN 95-34470), p. 41.↩
  25. « PHUKET – TOURISME : Alerte aux physalies sur plusieurs plages de l’île », sur gavroche-thailande.com, Gavroche Thaïlande, 29 mai 2026↩
Références 26 à 30
  1. Jean-Emmanuel Rattinacannou, « Les physalies : fausses méduses mais vrai danger », sur futura-sciences.com, 10 août 2011 (consulté le 19 janvier 2020).↩
  2. Karim Amri, Animaux mystérieux : Ils peuvent tuer mais aussi sauver des vies, Éditions Favre SA, 2017, 286 p. (ISBN 978-2-8289-1636-7), Physilia sp (Galère portugaise) pages 40 et 41↩
  3. (en) Peter J. Fenner, Joseph W. Burnett et Jacqueline F. Rifkin, Venomous and Poisonous Marine Animals : A Medical and Biological Handbook, University of New South Wales Press, 1996, p. 137.↩
  4. (en) « Portuguese man-of-war spread along English Channel coast » [« Des galères portugaises se répandent le long de la côte de La Manche »], sur bbc.com, British Broadcasting Corporation, 2 octobre 2017 (consulté le 23 mai 2020).↩
  5. Jacqueline Goy et Anne Toulemont, Méduses, Musée océanographique, 1997, 159 p., p. 112.↩
Points à vérifier (95)

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  1. Que désigne « Physalia physalis » ? — Non vérifiéLa Galère portugaise, Physalie ou Vessie de mer (Physalia physalis) est une espèce de siphonophores marins, c'est-à-dire une colonie comportant quatre types de polypes soutenue en surface par un flotteur de 10 centimètres.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéExplorer autrement

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéPrésentation

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéDescription

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéPhysalia physalis

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéPhysalie

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéRègne | Animalia

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  8. Passage de cet article — Non vérifiéEmbranchement | Cnidaria

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  9. Passage de cet article — Non vérifiéClasse | Hydrozoa

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  10. Passage de cet article — Non vérifiéOrdre | Siphonophora

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  11. Passage de cet article — Non vérifiéSous-ordre | Cystonectae

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  12. Passage de cet article — Non vérifiéFamille | Physaliidae

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  13. Passage de cet article — Non vérifiéGenre | Physalia

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéEspèce

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  15. Passage de cet article — Non vérifiéPhysalia physalis (Linnaeus, 1758)

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéLa Galère portugaise, Physalie ou Vessie de mer (Physalia physalis) est une espèce de siphonophores marins, c'est-à-dire une colonie comportant quatre types de polypes soutenue en surface par un flotteur de 10 à 30 centimètres. Malgré les apparences, ce n'est pas une méduse.

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéLa Physalie fait partie du neuston, une catégorie d'organismes aquatiques liés à la surface, et plus précisément de « The Blue Fleet » (la Flottille bleue) décrite par le biologiste marin Alister Hardy, aux côtés de deux autres cnidaires : la Porpite (Porpita porpita) et la Vélelle (Velella velella). Ainsi, bien qu'elles vivent habituellement dans les mers tropicales et subtropicales, les vents dominants peuvent les …

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  18. Passage de cet article — Non vérifiéPhysalia physalis

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  19. Passage de cet article — Non vérifiéLe développement, la morphologie et l'organisation de la Physalie sont très différents de ceux des autres siphonophores.

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéComme tous les Siphonophorae, la Physalie est une colonie composée de milliers d'individus fonctionnellement spécialisés, appelés zoïdes, qui sont homologues aux polypes ou aux méduses vivant librement. Chacun de ces individus est morphologiquement et fonctionnellement spécialisé (pneumatophore, dactylozoïde, gastrozoïde ou gonozoïde). Les scientifiques considèrent donc la Physalie comme un superorganisme unique.

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéLes zoïdes se répartissent en quatre types de polypes incapables de vivre indépendamment les uns des autres :

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéIl assure la flottabilité. Composée d'eau à hauteur de 90 %, la Physalie possède le flotteur caractéristique des siphonophores, mais pas les cloches natatoires.

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  23. Passage de cet article — Non vérifiéLe flotteur est une sorte de ballon ovale translucide et presque symétrique avec une ligne de crête aux couleurs de l'arc-en-ciel tirant sur le pourpre, le vert, le bleu et le violet. Il correspond à un pneumatophore ellipsoïde comprimé dorsalement de façon à former une crête membraneuse. Il a pris chez ce siphonophore un développement considérable, atteignant 10 à 30 centimètres.

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  24. Passage de cet article — Non vérifiéLe flotteur est rempli de monoxyde de carbone et d'air. Une extension du flotteur est utilisée comme une voile, pour voyager poussé par le vent.

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéCe pneumatophore permet à la Physalie de se déplacer grâce aux courants marins et au vent. Il contient en moyenne 1/2 litre d'air mais peut contenir aussi une teneur certaine en monoxyde de carbone (jusqu'à 13 %), produit in vivo. Pour échapper à une attaque venue de la surface, le pneumatophore peut être dégonflé en laissant échapper l'air par un pore antérieur, ce qui permet à la Physalie de plonger brièvement.

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  26. Passage de cet article — Non vérifiéLe flotteur est asymétrique et présente des tentacules bourgeonnants décentrés sur environ la moitié de sa longueur. Par ailleurs, le flotteur peut se situer à droite ou à gauche de la crête. La population se répartit entre Physalies qui ont leurs tentacules à droite de la voile et naviguent sur tribord et Physalies qui ont leurs tentacules à gauche et naviguent sur babord. Les tentacules jouant le rôle d'une ancre f…

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéSous le flotteur de la Physalie partent de multiples filaments de plusieurs mètres de long (10 mètres en moyenne, mais pouvant atteindre 50 mètres), lui permettant de chasser et de se défendre, ce qui équivaut à une pêche à la traîne.

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  28. Passage de cet article — Non vérifiéLes tentacules ont un aspect perlé. Chaque « perle » contient des cellules urticantes spécialisées (nématocystes), qui provoquent une brûlure plus intense que celle de l'ortie et peuvent entraîner un état de choc chez les personnes piquées dans l'eau. Le poison est produit par les nématocystes des tentacules. Un seul tentacule peut tuer un banc de petits poissons, proies qui seront attirées vers les gastrozoïdes qui …

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéLes filaments microscopiques, appelés les nématocystes, peuvent conserver leur pouvoir urticant et venimeux jusqu'à deux mois après la mort de l'animal.

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  30. Passage de cet article — Non vérifiéLa Physalie possède de nombreux polypes digestifs (gastrozoïdes), qui pendent et sécrètent des sucs digestifs sur la proie qui a été capturée et immobilisée par la piqûre des longs tentacules contractiles (les dactylozoïdes). Les gastrozoïdes (polypes nourriciers) se présentent sous forme de bourgeons à l'avant de la colonie et sont transportés vers l'arrière par une tige allongée. Ils sont les seuls zoïdes de la Phy…

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  31. Passage de cet article — Non vérifiéLes gonozoïdes sont des organes émetteurs de gamètes, assurant la reproduction. Comme dans tous les cystonectae, les gonodendres (organes sexuels) sont des structures composées, contenant des gonophores (méduses réduites, portant une gonade), des palpons (forme dérivées de gastrozooides dépourvues de tentacules et présentes dans les cystonects) et des nectophores, polype spécialisé dans la mobilité, et dont la foncti…

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  32. Passage de cet article — Non vérifiéCet animal vit principalement dans les mers tropicales et subtropicales des océans Atlantique et Indien (même si certains spécialistes constituent cette population en une espèce distincte, Physalia utriculus). Des individus isolés peuvent cependant être transportés par les vents et les courants jusqu'aux plages européennes, généralement en fin de vie ; certains individus ont pu être retrouvés au large de la Bretagne …

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéAvec le Gulf Stream qui se réchauffe, des observations sont devenues plus courantes le long des plages de la Nouvelle-Écosse, au Canada. À mesure que l’influence du Gulf Stream se renforce, les créatures tropicales et subtropicales sont désormais transportées plus loin, jusqu’aux côtes de la Nouvelle-Écosse.

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéLa physalie évolue en masse, généralement en pleine mer (les échouages sur les côtes sont généralement accidentels). Sous les tropiques, on peut rencontrer des bancs formés de plusieurs millions d'individus.

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  35. Passage de cet article — Non vérifiéLa reproduction est assurée par les gonozoïdes, un des quatre types de polypes de la colonie. Les nouvelles colonies sont formées par bourgeonnement où des polypes se séparent de la colonie principale, donc de manière asexuée. La reproduction a lieu principalement entre le printemps et l'été, et les larves sont planctoniques.

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  36. Passage de cet article — Non vérifiéCertains des polypes qui ont une forme de tentacule sont constitués de cellules urticantes capables de paralyser des poissons. Ensuite, d'autres polypes également à forme de tentacules transportent le poisson paralysé jusqu'à d'autres polypes spécialisés afin que celui-ci soit digéré. Elles consomment aussi des crevettes, des copépodes et d'autres petits crustacés.

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  37. Passage de cet article — Non vérifiéLes physalies sont soit droitières, soit gauchères. Quand le vent se lève, leur crête tournée leur permet d'être dirigée à 45° à droite ou à gauche par rapport à la direction de ce vent. Les scientifiques pensent que cette caractéristique hydrodynamique correspond à une stratégie de vie : quel que soit le vent, seule une partie de la population subit une dérive vers les plages, y échoue et meurt,.

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  38. Passage de cet article — Non vérifiéLa tortue caouanne compte les Physalies parmi ses proies habituelles.

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéLes mollusques nudibranches du genre Glaucus (notamment Glaucus atlanticus et Glaucilla marginata), de petites espèces de limaces nageuses, tirent leur pouvoir urticant des Physalies dont ils se nourrissent et parmi lesquelles ils vivent. Immunisés vis-à-vis des toxines, ils stockent préférentiellement la catégorie de nématocystes les plus urticants dans des sacs spécialisés : les cnidosacs.

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéLa janthine (Janthina janthina), un autre gastéropode qui assure sa flottabilité avec des bulles de mucus, chasse les hydrozoaires flottant sur l'eau.

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  41. Passage de cet article — Non vérifiéLes pieuvres voilées du genre Tremoctopus sont aussi immunisées contre le venin de la Physalie et la femelle est connue pour arracher les filaments du siphonophore et s'en servir comme moyen de défense,.

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  42. Passage de cet article — Non vérifiéLe poisson Nomeus gronovii vit lui aussi en association avec les physalies, et se nourrit de leurs tentacules et de leurs gonades.

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  43. Passage de cet article — Non vérifiéTous ces animaux, partageant mode de vie et coloration et qui forment souvent des bancs mélangés, forment ce que le biologiste marin Alister Hardy avait décrit sous le nom de « The Blue Fleet » (La Flottille bleue).

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéGlaucus atlanticus, un prédateur très spécialisé des physalies.

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  45. Passage de cet article — Non vérifiéGlaucilla marginata est une espèce proche, elle aussi mimétique de ses proies.

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  46. Passage de cet article — Non vérifiéLa janthine se maintient parmi les physalies grâce à ses bulles-flotteurs.

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  47. Passage de cet article — Non vérifiéLe petit Nomeus gronovii est immunisé contre le venin des physalies, et peut les attaquer.

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  48. Passage de cet article — Non vérifiéAttention !!! Les piqûres sont douloureuses. Restez en dehors de l'eau.

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéLe venin de la physalie (physalitoxine) est dangereux pour l'être humain. L’envenimation se traduit par une douleur intense, accompagnée de multiples symptômes : douleurs musculaires locales ou généralisées, gêne respiratoire, crise hémolytique aiguë et défaillance rénale ; les spécimens de grande taille peuvent dans certains cas (personnes fragiles ou allergiques, adulte en bonne santé mais emmêlé dans ses filaments…

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéEn cas de piqûre, vu la dangerosité du venin et la douleur extrême générée, il faut appeler immédiatement une aide médicale puis appliquer les premiers soins, les mêmes que ceux donnés en cas de piqûres de méduses : rincer la zone piquée avec de l'eau de mer (mais ne jamais rincer à l'eau douce, ni frotter, ni mettre du vinaigre car cela fait éclater les cnidocystes) puis retirer les tentacules à l'aide d'une pince e…

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Sources et méthode

Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗

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