Plagiat
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Le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionnée au pénal. Elle consiste à copier un auteur, ou accaparer l'œuvre d'un créateur dans le domaine des arts, sans le citer ou le dire, ainsi qu'à fortement s'inspirer d'un modèle que l'on omet, délibérément ou par négligence, de désigner. Il est souvent assimilé à un vol immatériel. Certains opèrent une distinction entre le plagiat, emprunt grossier, et le « démarquage », où le texte subit des modifications… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Questions essentielles
Qu’est-ce que le plagiat ?
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Quelle est l’origine du plagiat ?
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Attesté en français en 1697, le mot « plagiat » désigne l'œuvre d'un tricheur, d'un voleur ou pilleur. Il commence à s'appliquer au monde des Belles-lettres, même si le verbe « plagier » n'apparaît qu'en 1801. Le mot « plagiaire » est plus ancien, attesté… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le texte et ses détails
Présentation
Le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionnée au pénal. Elle consiste à copier un auteur, ou accaparer l'œuvre d'un créateur dans le domaine des arts, sans le citer ou le dire, ainsi qu'à fortement s'inspirer d'un modèle que l'on omet, délibérément ou par négligence, de désigner. Il est souvent assimilé à un vol immatériel. Certains[1] opèrent une distinction entre le plagiat, emprunt grossier, et le « démarquage », où le texte subit des modifications variées pour brouiller les pistes. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le « plagiaire » est celui qui s'approprie indûment ou frauduleusement tout ou partie d'une œuvre littéraire, technique ou artistique (et certains étendent ceci — par extension — à un style, des idées, ou des faits). Le plagiat diffère de l'art du pastiche, qui consiste à imiter ou à calquer les codes ou les figures d'expression d'un auteur, dans un but d'ironie, d'humour ou de dérision. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Origine du mot et histoire du plagiat dans les arts

Attesté en français en 1697, le mot « plagiat » désigne l'œuvre d'un tricheur, d'un voleur ou pilleur. Il commence à s'appliquer au monde des Belles-lettres, même si le verbe « plagier » n'apparaît qu'en 1801. Le mot « plagiaire » est plus ancien, attesté vers 1484 selon le dictionnaire étymologique de Dubois et Dauzat : « le plagiaire n'est qu'un faussaire qui se contente de recopier les autres artistes, hommes de l'art ou de science, de voler les bons auteurs, contributeurs ou hommes de spécialités, tant leurs livres, leurs manuscrits, leurs études, rapports, bref d'accaparer sans vergogne le fruit de leurs recherches et de leurs longues applications à fabriquer et étudier. Il s'agit de quelqu'un qui s'approprie le labeur d'autrui tout en cherchant à se faire passer pour le créateur ou l'auteur véritable et à essayer d'en capter honneurs et succès ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le mot latin masculin « plǎgǐārĭus, ĭi » désigne un débaucheur d'esclave d'autrui, un receleur d'esclaves, c'est-à-dire de biens meubles dérobés illégalement ainsi qu'un marchand qui vend ou achète comme esclave une personne libre ou un enfant ravi à sa famille libre. Le mot latin provient du verbe plăgiāre, qui signifie simplement à l'époque de Cicéron « voler un homme », selon le Gaffiot. Le plǎgĭum est alors une activité criminelle, car l'autorité régule et contrôle le commerce des esclaves. Nous pouvons supposer que le dernier verbe gréco-romain, issu du mot grec plagios, signifiant « oblique, en pente », également à l'origine du terme italien plaggia soit la plage en un sens topographique, possède à l'origine le sens de « obliquer, détourner ». Le plagiaire, s'il est un auteur d'un forfait, s'affirme dès l'Antiquité en auteur crapuleux d'un détournement vers ses propres intérêts à valoriser, quitte à réduire en esclavage d'autres hommes ou leurs enfants. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les premières attentions portées au plagiat, perçu comme un phénomène préjudiciable à la création, sont issues du monde littéraire. En matière intellectuelle les idées sont de libre parcours : tout le monde peut les reprendre. Mais le plagiat va au-delà : le plagiaire tente d'usurper une gloire indue en s'appuyant sur l'œuvre d'un autre auteur. Il emprunte sans le dire la forme de l'expression. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le terme « plagiaire » semble apparaître pour la première fois dans les épigrammes du poète satirique Martial, lequel se plaint à un ami que ses œuvres ont été appropriées par un autre et sont en servitude pénible, en rappelant quel est le véritable auteur : « tu ramèneras le plagiaire à la pudeur » (impones plagiario pudorem)[2]. Pourtant à cette époque, le plagiat est un jeu d'école qui légitime ce type d'emprunt souvent avoué ou connu[3]. Ainsi Sénèque engage les auteurs à « digérer » leurs prédécesseurs[4]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au Moyen Âge, trouvères et troubadours ne cessent de se copier. La tradition orale est alors encore plus importante que la tradition écrite avec des œuvres qui ne sont pas signées. Avant la découverte de l'imprimerie, les copistes n'hésitent pas à faire commerce des écrits qu'ils ont copiés pour leur compte. À la Renaissance, la réapparition des manuscrits grecs et romains favorise le plagiat alors que se développe progressivement la conception patrimoniale de l'œuvre littéraire et la diffusion du livre par la librairie. En France, l'ordonnance du 17 mars 1539 défend d'imprimer des livres nouveaux sans la permission du Parlement ou du roi. L'ordonnance de Moulins de février 1566 donne alors au libraire un droit d'exploitation, souvent sur 10 ans, l'auteur lui vendant son œuvre sans considération du nombre d'exemplaires vendus[5]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au XVIIe siècle, le plagiat est au centre de nombreuses controverses, notamment chez les grands auteurs qui commencent à pouvoir vivre de leur plume sans avoir besoin de mécène. À cette époque, un prétendu professeur enseigne à ses disciples « l'art de voler et de pallier finement leur larcin ». Antoine Gachet d'Artigny relate dans ses Nouveaux mémoires d'histoire, de critique et de littérature comment un certain Richesource crée une école de plagianisme[6]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le droit d'auteur se forme dans sa conception moderne, et que le plagiat devient juridiquement distinct de la contrefaçon. Le 26 Juillet 1775, le naturaliste Charles Bonnet écrivit Dans une lettre: « Le plagiat est incontestablement un des délits les plus graves qui puissent se commettre dans la République des Lettres, »[7]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le terme prend son sens au XIXe siècle, et désigne alors les œuvres dont le caractère original n’est pas jugé suffisant pour les faire entrer dans la littérature.[réf. nécessaire] Avec le temps et le développement de l’impression à grande échelle, le plagiat n’empiète plus seulement sur les terrains de l’originalité ou de la moralité, mais également sur celui de la propriété[5]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La copie à titre humoristique, par exemple le pastiche, est en France exclue de l'application de la loi sur la propriété intellectuelle[8]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La notion de plagiat
En droit
Le juriste américain Richard Posner propose comme définition du plagiat une « fraude intellectuelle » qui consiste « à se faire passer pour l’auteur aux yeux du public ». Cette acception ne considère pas seulement la reprise du travail d’autrui en tant qu'élément matériel, mais prend également en compte l’intention frauduleuse du plagiaire qui cherche à associer son nom au travail d’un autre et tromper le public en se faisant passer pour l’auteur. Avant d'être un fait juridique, le plagiat est d’abord une pratique intellectuelle déloyale, constitué en fait social[9]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En droit français, le mot « plagiat » n'existe pas en tant que tel[10]. Il serait vain de le chercher dans les textes[11]. Le terme légal exact est la contrefaçon, définie par l'article L. 335-3 du Code de la propriété intellectuelle comme « toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d’une œuvre de l’esprit en violation des droits de l’auteur, tels qu’ils sont définis et réglementés par la loi »[12]. En clair, toute utilisation d'une œuvre sans autorisation de l'auteur ou ses ayants droit constitue une contrefaçon et peut être punie. Sachant que, juridiquement, la notion d’œuvre est très large — toute création originale constitue une œuvre —, il ne s'agit pas seulement des « œuvres d'art ». La beauté n'est d'ailleurs pas un critère de la protection de l’œuvre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La limite entre la contrefaçon et la simple inspiration ou l'hommage est parfois difficile à déterminer. Il existe des limites au délit de contrefaçon, notamment le droit de citation, qui permet de reproduire un court extrait d'une œuvre sans autorisation de l'auteur, à condition que celui-ci soit crédité. Cependant, cette exception n'est pas généralisable : il ne suffit pas pour le plagiaire de citer l'auteur original pour échapper à l'accusation de contrefaçon. De fait, si tel était le cas, les droits de propriété intellectuelle seraient impossibles à faire respecter en pratique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Aux limites du champ du plagiat
De nombreux cas particuliers existent, parfois aux limites du plagiat : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- formes assumées et plus ou moins admises de contrefaçons comiques ou de plagiats à vocation caricaturale, de jeux ou exercices littéraires (comme ceux de l’Oulipo[13]), artistiques ou humoristiques[14] ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- cas des personnalités qui prononcent des discours entièrement écrits par un tiers (très rarement cité), ou de certains auteurs éditant des travaux d'étudiants, d'un nègre littéraire ou autre « prête-plume[15] » en les présentant (mensonge par omission) comme leurs ; pratiques considérées comme admises à certaines époques ou tolérées dans certains contextes ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- cas plausibles de plagiats involontaires ou inconscients[16]. Ils peuvent être difficilement différentiables de vrais plagiats. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- cas particuliers parfois complexes de plagiats en cascade (plagiat d'un plagiaire[17]) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- cas de reprise de travaux personnels antérieurement édités sous un pseudonyme[18] ou anonymement ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- cas de reprise d'éléments d'un travail collaboratif à plusieurs auteurs dont certains anonymes (une source anonyme peut cependant être citée en tant que telle, mais peut dans certains contextes être jugée sans valeur, dans le cas d'une « communication personnelle » sans tiers témoins par exemple) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- et éventuellement, cas du brevetage du vivant à visées commerciales, qui pourrait être considéré comme une forme de plagiat, dans la mesure où il y aurait appropriation indue par exemple de caractères de variétés végétales sélectionnées par des générations de paysans, puis brevetées et privatisées.[réf. nécessaire] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Plagiat par anticipation »
La notion de « plagiat par anticipation » est humoristique. Elle consiste à rejeter l'accusation de plagiat sur un auteur antérieur. Elle a été proposée par François Le Lionnais, membre de l'Ouvroir de littérature potentielle et fondateur de l'Institut de Prothèse Littéraire, qui la justifie ainsi : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Il nous arrive parfois de découvrir qu'une structure que nous avions crue parfaitement inédite, avait déjà été découverte ou inventée dans un passé lointain. Nous nous faisons un devoir de reconnaître cet état de choses en qualifiant les textes en cause de plagiats par anticipation[13]. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il ne s'agit pas ici de copier, mais de faire un usage créatif du plagiat[19], en identifiant dans des textes du passé des possibilités que leurs auteurs n'avaient pas soupçonnées. Une telle pratique avait été explicitement revendiquée par Lautréamont[20]. Marcel Bénabou rattache l'origine de la notion à un vers d'Alexis Piron dans La Métromanie : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Leurs écrits sont des vols qu'ils nous ont faits d'avance. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
— Acte III, scène 7[21] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La notion de plagiat par anticipation sera ensuite actualisée et développée par Pierre Bayard dans son ouvrage de 2009[22]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Domaines du plagiat

Dans les sciences
Le plagiat se retrouve aussi dans le domaine des sciences exactes, où il constitue une partie des fraudes scientifiques[23],[24],[25]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Des plagiats sont relatés dès l’Antiquité. Ainsi Ptolémée s’est attribué des mesures faites prétendumment par lui en Égypte, alors que c'est Hipparque qui les avait effectuées la première fois à Rhodes 300 ans auparavant[26]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au XVIIIe siècle, Robert Hooke accuse Isaac Newton de s’être attribué sa théorie des inverses carrés en mathématiques. L'emprunt de Louis Pasteur à des travaux de nombreux biologistes dans toute la France et son exploitation de résultats collectés qu'il est le seul à exploiter systématiquement et dont il s'est attribué le mérite est documenté, amenant la notion de « plagiat de résultats » à se préciser en Europe au XIXe siècle[27]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au XXIe siècle, avec l'usage d'Internet et la mise à disposition de bases de données en accès libre, l'augmentation du nombre des publications scientifiques et l'apparition de revues peu scrupuleuses sans réel comité de lecture, favorisent la production et la diffusion de plagiats à partir de textes facilement disponibles sur d’autres supports. La prolifération de mauvaise science (junk science) nécessite une protection de l’intégrité en science par des organismes comme l’Office for Research Integrity (ORI) aux États-Unis et ses équivalents dans d'autres pays. Le plagiat, détecté par des outils d'investigation spécifiques, est, parmi les multiples formes de fraude scientifiques, la fraude la plus facile à détecter. Le plagiat ou la fraude scientifique entraînant généralement la rétractation des publications et une perte de crédibilité de l'éditeur, les maisons d'édition on recours à des logiciels de vérification des manuscrits. La constitution de banques de données de manuscrits originaux vérifiés facilite également la détection de plagiats[28]. Créé en 2010, le site internet Retraction Watch, enregistre cependant une progression constante des articles rétractés. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Sont considérés comme des formes de plagiat en sciences, le vol de création intellectuelle ainsi que l’appropriation des résultats d'une recherche. Les idées n'étant pas protégées par le code de la propriété intellectuelle, le recours est souvent difficile. Cependant, le Comité d’éthique du CNRS a estimé dans un rapport de 2017 sur le plagiat, que « l’appropriation d’idées saisies au vol au cours de colloques, de débats, de séminaires, de réunions, de discussions de couloir, ou même d’échanges de courriers numériques » peut constituer un comportement non éthiquement acceptable, même si la volonté de tricher ou tromper fait défaut[29]. Le vol de la création intellectuelle dans le milieu universitaire peut se manifester sous la forme « d’appropriation des résultats d’un autre chercheur dont le plagiaire a eu connaissance avant que son auteur ne les aient publiés, voire, plus en amont, le vol des idées d’un collègue avant que celui-ci ait eu le temps de les exploiter ». Même si le vol de production scientifique ne correspond pas stricto sensu à la définition du plagiat, il s’y apparente[28]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans la fiction
Le plagiat n'est pas seulement une pratique condamnable en littérature, mais aussi un thème régulièrement abordé dans les intrigues romanesques. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le roman Mourir à Francfort de Hubert Monteilhet met en scène un écrivain amer plagiant une partie de l'œuvre immense, et pour la plus grande partie méconnue, de l'abbé Prévost, dans le but de ridiculiser son éditeur. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Tiré à part roman de Jean-Jacques Fiechter, porté au cinéma par Bernard Rapp, décrit une vengeance subtile dont l'arme est un plagiat. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le Détour de S.A Bodeen raconte l'enlèvement, la séquestration et la torture dont est victime une jeune écrivaine de dix-sept ans qui a « plagié » involontairement une autre écrivaine après avoir échangé leurs idées lors d'un atelier d'écriture, laquelle a été sévèrement lynchée par les critiques à la sortie de son livre paru six mois après celui de l'adolescente. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans la musique
La notion de plagiat en musique fait périodiquement l'objet de procès, la définition de l'originalité d'une mélodie ou d'un rythme étant délicate à établir[30]. De nombreux artistes ont été accusés de plagiat, comme George Harrison avec My Sweet Lord par les Chiffons (le plagiat fut reconnu et sanctionné, mais considéré dans les attendus du jugement comme non intentionnel), Pharrell Williams et Robin Thicke pour Blurred Lines en 2013[31], Shakira pour Loca en 2010, Men at Work pour Down Under en 2009, Kurt Cobain de Nirvana pour Come as You Are en 1992 ou Led Zeppelin pour Stairway to Heaven en 1971[32]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Un an après la sortie de The Most Beautiful Girl in the World, en 1995, Prince a été accusé de plagiat par le batteur-compositeur Bruno Bergonzi et par l'éditeur-chanteur Michele Vicino, qui reprochaient à Prince de s’être inspirés de la mélodie de Takin’ Me to Paradise, un morceau sorti en 1983. En mai 2015, la Cour de cassation de Rome a définitivement ordonné le paiement des redevances sur les ventes de The Most Beautiful Girl in the World aux plaignants[33]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans l'éducation
Il est souvent demandé aux étudiants de produire un texte sur un sujet. Pour diverses raisons, certains d'entre eux sont tentés de chercher un document et de le rendre directement à l'enseignant sans citer la source. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'enseignant peut considérer ce comportement comme une faute assimilée à un plagiat. Un travail plagié peut entraîner une note nulle dans le bulletin. Comme un élève ne copie pas nécessairement l'intégralité d'un texte, il reste difficile de le sanctionner proportionnellement. Ce phénomène a d'ailleurs atteint de telles proportions qu'il a entraîné une prise de conscience et une volonté systématique de lutter contre cette pratique[34]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Détection automatique de plagiat
Article détaillé : Détection du plagiat. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2019, il existe sur le marché plusieurs dizaines de logiciels de détection automatique de plagiat et de réutilisation, dont aucun n'est parfait. Le logiciel produit un « score d’originalité », détecte un « contenu non unique » ou propose un indicateur de type « niveau de plagiat », utiles pour l'aide à la détection de plagiat mais ne déterminant généralement pas exactement un plagiat, car il ne peut mettre en évidence que certains cas de correspondance de texte, sans discriminer avec certitude l'originalité et le plagiat. La décision finale d'évaluation doit encore être prise par un humain[35]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon Debora Weber-Wulff, professeur au HTW[pas clair] de l'université de sciences appliquées de Berlin et spécialiste du sujet, il existe encore des faux-positifs et des faux-négatifs, et un même texte peut être jugé plagié par un logiciel et être indemne d'indices de plagiat par un autre[35]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Classiquement le plagiat est détecté en lisant un texte ou en observant une bande son, une image ou un document filmé et en étudiant certains indices et incohérences. Ponctuellement un moteur de recherche permet de rechercher sur l'Internet quelques mots ou une tournure inhabituelle, qui pourrait révéler des éléments copiés. De même pour des éléments étranges, des changements de style, de police, de corps de police, la présence de mots soulignés et de références de bas de page inactives, etc. Pour un document déjà un peu ancien, un risque est que le logiciel ou le correcteur prenne à tort pour une copie un original (qui aurait déjà été copié par l'auteur ou par quelqu'un d'autre, et qui serait déjà présent sur l'Internet)[35]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Certains logiciels sont trompés par la présence de nombreuses expressions longues (noms d'institution, de références de lois, etc.). Il est également fréquent que des auteurs réutilisent les mêmes mots, expressions et tournures de phrases, ou qu'ils réutilisent des textes ou images qu'ils ont eux-mêmes produits auparavant, en oubliant de s'auto-citer ; ces éléments seront référencés comme du plagiat par un logiciel anti-plagiat[35]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le logiciel de détection peut aussi ne pas avoir accès à certains originaux et alors ne pas repérer les plagiats venant de telles sources (ex : de nombreuses thèses de doctorat ne sont pas publiées en ligne, ou sont stockées derrière un paywall ; elles sont non disponibles pour la comparaison logicielle. De même, si la source était riche en fautes d'orthographe ensuite corrigées par le plagiaire, le plagiat ne sera pas détecté. Enfin, des textes reformulés sciemment et intelligemment (voire algorithmiquement) ne seront pas détectés[35] (et finissent par être assez éloignés de la source pour être assimilés à une création originale ?). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Un concours annuel de programmes consacré à la détection de plagiat existe : le concours PAN[36], organisé au sein de la campagne d'évaluation CLEF (en). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
De même, l'action NLP4NLP consiste à appliquer des systèmes de traitement automatique du langage naturel (TAL) aux archives du TAL afin de détecter non seulement les plagiats, mais aussi les sources d'influence entre les conférences d'une année sur l'autre[37]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Affaires de plagiat célèbres et défenses
Avant le XXe siècle
- Le poème de madame Deshoulières Les Moutons fut suspecté d'être un plagiat d'un poète de province peu connu nommé Antoine Coutel très semblable bien que considéré alors comme moins achevé. Une inversion accusatoire accusa Coutel d'avoir plagié madame Deshoulières, mais il semblait étrange que le plagiat eût ajouté des erreurs à l'original. L'affaire ne fut pas tranchée. Il était par ailleurs fréquent à l'époque que des poèmes s'inspirent les uns des autres, à titre soit d'hommage, soit de clin d’œil, soit de pastiche. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Montaigne plagiant Plutarque et Molière plagiant Plaute : Il s'agit d'un « emprunt » assumé, d'une « intertextualité » avec clin d'œil aux lecteurs ayant reconnu la prose de leur auteur. La Fontaine explique dès la préface de ses Fables s'être inspiré pour les tourner à sa façon de celles créées par Ésope. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Antoine Furetière, radié de l'Académie française à cause des accusations portées par celle-ci d'avoir utilisé les travaux de l'Académie pour éditer en 1685 Essai d'un dictionnaire universel[38]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Contemporain
Dans la littérature
- Pierre Benoit, après la publication de son roman L'Atlantide en 1919, fut accusé d'avoir plagié Elle d'Henry Rider Haggard paru en 1887. Pierre Benoit se défendit en expliquant que la première traduction française de ce livre n'était parue en France qu'en 1920 et que, ignorant l'anglais, il n'avait pas pu le lire en langue originale[39]. En 1922, il intente à son tour un procès pour plagiat à Georges Grandjean, qui vient de publier Antinéa ou la Nouvelle Atlantide[40]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Henri Troyat et les éditions Flammarion ont été condamnés en 2003 pour plagiat (« contrefaçon partielle ») concernant sa biographie de Juliette Drouet, la maîtresse de Victor Hugo, publiée en 1997. La cour d'appel de Paris les a condamnés à verser 45 000 euros de dommages et intérêts à Gérard Pouchain et Robert Sabourin, auteurs du livre Juliette Drouet ou la dépaysée (éd. Fayard, 1992). Henri Troyat s'est pourvu en cassation, puis désisté. L'Académie française, contrairement à ses statuts (article 13), n'a pas pris de sanction contre son Immortel, âgé de 85 ans au moment du plagiat. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Calixthe Beyala : En 1995, Le Canard enchaîné relève des emprunts au roman Fantasia chez les ploucs de Charles Williams. Par la suite, Pierre Assouline, de la revue Lire, identifie des emprunts pour une trentaine de passages auprès de quatre auteurs différents[41]. En se fondant sur ce travail de comparaison effectué par Pierre Assouline, le site web du magazine Télérama de juillet 2008 qualifie Calixthe Beyala de « récidiviste de la kleptomanie littéraire »[42]. Selon le Monde, Calixthe Beyala se défend en novembre 1996 des accusations de Pierre Assouline, en se déclarant victime de « persécution[s] » et de la « haine raciale » des « journalistes de gauche »[43]. Elle accuse aussi Ben Okri d'avoir plagié son premier roman, après que le traducteur allemand de celui-ci a signalé des coïncidences troublantes entre les deux romans[41]. En mai 1996, le tribunal de grande instance de Paris juge que son roman Le Petit Prince de Belleville est une « contrefaçon partielle ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Patrick Poivre d'Arvor : Le journaliste Jérôme Dupuis établit des similitudes entre Hemingway, la vie jusqu'à l'excès publié au nom de Patrick Poivre d'Arvor, et une biographie d'Hemingway par Peter Griffin[44]. Quelques jours après cette révélation, une nouvelle édition allégée est publiée. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean-Luc Hennig, qui avait été accusé d'avoir copié de longs passages de L'Horoscope cruel (1996) dans un ouvrage de Jacques-André Bertrand, se défend avec humour[45] dans Apologie du plagiat (1997), en montrant tout ce que la littérature a toujours dû au plagiat, et écrit : « La littérature n'est qu'un travail de couture, de bouturage. Le véritable artiste ne craint pas d'être pillé ! » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Marie Darrieussecq : Camille Laurens (Philippe, P.O.L, 1995) accuse Marie Darrieussecq de « plagiat psychique » (Tom est mort, 2007). Par ce terme, Camille Laurens semble vouloir dénier le droit à Marie Darrieussecq de raconter la mort d’un enfant alors qu’elle ne l’avait pas elle-même vécue[46]. Le sujet du droit d'un auteur de narrer à la première personne une souffrance qu'il n'a pas lui-même traversée sera l'objet de multiples débats dans les médias[47]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Alain Minc : pour son ouvrage intitulé Spinoza, un roman juif, contrefaçon partielle de l’ouvrage Spinoza, le masque de la sagesse de Patrick Rödel[48]. Il récidive dans L'Homme au deux visages en recopiant 47 passages de la biographie de Pascale Froment sur René Bousquet[38]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Joseph Macé-Scaron : Pour son roman Ticket d'entrée (Grasset, 2011) qui reprend mot pour mot des extraits d'un livre de l'Américain Bill Bryson (American rigolos : chroniques d'un grand pays, 2003)[49]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jacques Attali : pour plusieurs de ses ouvrages[49],[50],[51]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Rama Yade : emprunts à une quinzaine d'auteurs relevés dans Plaidoyer pour une instruction publique (Grasset, 2011). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gilles Bernheim, le grand rabbin de France, finit par reconnaître en avril 2013 que son livre Quarante méditations juives (éd. Stock, septembre 2011) contient un plagiat d’un écrit de Jean-François Lyotard[52], mais rejette la faute sur le prête-plume qu'il a employé pour rédiger le livre[53]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans l'université
- Karl-Theodor zu Guttenberg, ministre allemand de la Défense : il est poussé à la démission en mars 2011 et déchu de son titre doctoral pour plagiat dans la rédaction de sa thèse de doctorat. Une analyse a montré que 95 % des pages de sa thèse contiennent des lignes plagiées (attention cependant à la subjectivité de ce chiffre, qui traite imparfaitement les références juridiques)[54]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Esther Silvana Koch-Mehrin, eurodéputée allemande, vice-présidente du Parlement européen : le titre de docteur fut retiré le 15 juin 2011 pour plagiat. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Pál Schmitt, président de la République hongroise : il avait traduit 200 des 215 pages de sa thèse d'histoire des Jeux Olympiques à partir d'un autre ouvrage écrit par un expert français[38],[55]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Annette Schavan, ministre allemande de l'Éducation et de la Recherche : fin 2012, Der Spiegel révèle des soupçons de plagiat pour sa thèse de philosophie obtenue en 1980 à l'Université Heinrich-Heine de Düsseldorf, ce qui a enclenché une enquête de l'établissement, qui a conclu en février 2013 à une triche systématique et délibérée triché, et retiré le diplôme de docteur d'Annette Schavan. Elle a ensuite démissionné du gouvernement fédéral[56]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Franziska Giffey, ministre allemande de la Famille : elle démissionne le 19 mai 2021 en raison d'accusation de plagiat concernant sa thèse de doctorat en sciences politiques, passée en 2010[57]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Xavier Bettel, Premier ministre du Luxembourg : en octobre 2021, le média Reporter.lu révèle que Xavier Bettel aurait plagié une large majorité de son mémoire de DEA en 1999 à l'université de Nancy[58]. Il reconnaît les faits, affirme qu'il n'avait pas l'intention de plagier et qu'il a toujours considéré son travail comme « mauvais », et demandé à l'établissement de lui retirer son diplôme[59]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Étienne Klein, ingénieur français, vulgarisateur scientifique, essayiste, s'est vu retirer en 2026 son doctorat en philosophie de 1999 suite à des accusations de plagiat à partir de 2017 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Arash Derambarsh, militant politique français, s'est vu retirer son doctorat de droit en 2020 et du coup son statut d'avocat; il a toutefois pu soutenir une autre thèse en droit en 2025 en Arménie. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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- Qu’est-ce que le plagiat ? — Non vérifié
Le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionnée au pénal.
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- Quelle est l’origine du plagiat ? — Non vérifié
Attesté en français en 1697, le mot « plagiat » désigne l'œuvre d'un tricheur, d'un voleur ou pilleur.
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- Passage de cet article — Non vérifié
Origine du mot et histoire du plagiat dans les arts
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- Passage de cet article — Non vérifié
Le critique littéraire et philologue vivant à Bagdad, al-Hatimi († 988), accuse le poète al-Mutanabbi de plagier dans sa poésie (en noir) Aristote (en rouge).
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- Passage de cet article — Non vérifié
Le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionnée au pénal. Elle consiste à copier un auteur, ou accaparer l'œuvre d'un créateur dans le domaine des arts, sans le citer ou le dire, ainsi qu'à fortement s'inspirer d'un modèle que l'on omet, délibérément ou par négligence, de désigner. Il est souvent assimilé à un vol immatériel. Certains opèrent une distinction entre le plagiat, em…
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- Passage de cet article — Non vérifié
Le « plagiaire » est celui qui s'approprie indûment ou frauduleusement tout ou partie d'une œuvre littéraire, technique ou artistique (et certains étendent ceci — par extension — à un style, des idées, ou des faits). Le plagiat diffère de l'art du pastiche, qui consiste à imiter ou à calquer les codes ou les figures d'expression d'un auteur, dans un but d'ironie, d'humour ou de dérision.
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C'était un grand maître, Grandville.
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Attesté en français en 1697, le mot « plagiat » désigne l'œuvre d'un tricheur, d'un voleur ou pilleur. Il commence à s'appliquer au monde des Belles-lettres, même si le verbe « plagier » n'apparaît qu'en 1801. Le mot « plagiaire » est plus ancien, attesté vers 1484 selon le dictionnaire étymologique de Dubois et Dauzat : « le plagiaire n'est qu'un faussaire qui se contente de recopier les autres artistes, hommes de l…
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Le mot latin masculin « plǎgǐārĭus, ĭi » désigne un débaucheur d'esclave d'autrui, un receleur d'esclaves, c'est-à-dire de biens meubles dérobés illégalement ainsi qu'un marchand qui vend ou achète comme esclave une personne libre ou un enfant ravi à sa famille libre. Le mot latin provient du verbe plăgiāre, qui signifie simplement à l'époque de Cicéron « voler un homme », selon le Gaffiot. Le plǎgĭum est alors une a…
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Les premières attentions portées au plagiat, perçu comme un phénomène préjudiciable à la création, sont issues du monde littéraire. En matière intellectuelle les idées sont de libre parcours : tout le monde peut les reprendre. Mais le plagiat va au-delà : le plagiaire tente d'usurper une gloire indue en s'appuyant sur l'œuvre d'un autre auteur. Il emprunte sans le dire la forme de l'expression.
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Le terme « plagiaire » semble apparaître pour la première fois dans les épigrammes du poète satirique Martial, lequel se plaint à un ami que ses œuvres ont été appropriées par un autre et sont en servitude pénible, en rappelant quel est le véritable auteur : « tu ramèneras le plagiaire à la pudeur » (impones plagiario pudorem). Pourtant à cette époque, le plagiat est un jeu d'école qui légitime ce type d'emprunt souv…
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Au Moyen Âge, trouvères et troubadours ne cessent de se copier. La tradition orale est alors encore plus importante que la tradition écrite avec des œuvres qui ne sont pas signées. Avant la découverte de l'imprimerie, les copistes n'hésitent pas à faire commerce des écrits qu'ils ont copiés pour leur compte. À la Renaissance, la réapparition des manuscrits grecs et romains favorise le plagiat alors que se développe p…
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Au XVIIe siècle, le plagiat est au centre de nombreuses controverses, notamment chez les grands auteurs qui commencent à pouvoir vivre de leur plume sans avoir besoin de mécène. À cette époque, un prétendu professeur enseigne à ses disciples « l'art de voler et de pallier finement leur larcin ». Antoine Gachet d'Artigny relate dans ses Nouveaux mémoires d'histoire, de critique et de littérature comment un certain Ric…
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Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que le droit d'auteur se forme dans sa conception moderne, et que le plagiat devient juridiquement distinct de la contrefaçon. Le 26 Juillet 1775, le naturaliste Charles Bonnet écrivit Dans une lettre: « Le plagiat est incontestablement un des délits les plus graves qui puissent se commettre dans la République des Lettres, ».
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Le terme prend son sens au XIXe siècle, et désigne alors les œuvres dont le caractère original n’est pas jugé suffisant pour les faire entrer dans la littérature.[réf. nécessaire] Avec le temps et le développement de l’impression à grande échelle, le plagiat n’empiète plus seulement sur les terrains de l’originalité ou de la moralité, mais également sur celui de la propriété.
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La copie à titre humoristique, par exemple le pastiche, est en France exclue de l'application de la loi sur la propriété intellectuelle.
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Le juriste américain Richard Posner propose comme définition du plagiat une « fraude intellectuelle » qui consiste « à se faire passer pour l’auteur aux yeux du public ». Cette acception ne considère pas seulement la reprise du travail d’autrui en tant qu'élément matériel, mais prend également en compte l’intention frauduleuse du plagiaire qui cherche à associer son nom au travail d’un autre et tromper le public en s…
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En droit français, le mot « plagiat » n'existe pas en tant que tel. Il serait vain de le chercher dans les textes. Le terme légal exact est la contrefaçon, définie par l'article L. 335-3 du Code de la propriété intellectuelle comme « toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d’une œuvre de l’esprit en violation des droits de l’auteur, tels qu’ils sont définis et réglementés par l…
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La limite entre la contrefaçon et la simple inspiration ou l'hommage est parfois difficile à déterminer. Il existe des limites au délit de contrefaçon, notamment le droit de citation, qui permet de reproduire un court extrait d'une œuvre sans autorisation de l'auteur, à condition que celui-ci soit crédité. Cependant, cette exception n'est pas généralisable : il ne suffit pas pour le plagiaire de citer l'auteur origin…
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De nombreux cas particuliers existent, parfois aux limites du plagiat :
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formes assumées et plus ou moins admises de contrefaçons comiques ou de plagiats à vocation caricaturale, de jeux ou exercices littéraires (comme ceux de l’Oulipo), artistiques ou humoristiques ;
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cas des personnalités qui prononcent des discours entièrement écrits par un tiers (très rarement cité), ou de certains auteurs éditant des travaux d'étudiants, d'un nègre littéraire ou autre « prête-plume » en les présentant (mensonge par omission) comme leurs ; pratiques considérées comme admises à certaines époques ou tolérées dans certains contextes ;
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cas plausibles de plagiats involontaires ou inconscients. Ils peuvent être difficilement différentiables de vrais plagiats.
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cas particuliers parfois complexes de plagiats en cascade (plagiat d'un plagiaire) ;
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cas de reprise de travaux personnels antérieurement édités sous un pseudonyme ou anonymement ;
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cas de reprise d'éléments d'un travail collaboratif à plusieurs auteurs dont certains anonymes (une source anonyme peut cependant être citée en tant que telle, mais peut dans certains contextes être jugée sans valeur, dans le cas d'une « communication personnelle » sans tiers témoins par exemple) ;
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et éventuellement, cas du brevetage du vivant à visées commerciales, qui pourrait être considéré comme une forme de plagiat, dans la mesure où il y aurait appropriation indue par exemple de caractères de variétés végétales sélectionnées par des générations de paysans, puis brevetées et privatisées.[réf. nécessaire]
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La notion de « plagiat par anticipation » est humoristique. Elle consiste à rejeter l'accusation de plagiat sur un auteur antérieur. Elle a été proposée par François Le Lionnais, membre de l'Ouvroir de littérature potentielle et fondateur de l'Institut de Prothèse Littéraire, qui la justifie ainsi :
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« Il nous arrive parfois de découvrir qu'une structure que nous avions crue parfaitement inédite, avait déjà été découverte ou inventée dans un passé lointain. Nous nous faisons un devoir de reconnaître cet état de choses en qualifiant les textes en cause de plagiats par anticipation. »
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Il ne s'agit pas ici de copier, mais de faire un usage créatif du plagiat, en identifiant dans des textes du passé des possibilités que leurs auteurs n'avaient pas soupçonnées. Une telle pratique avait été explicitement revendiquée par Lautréamont. Marcel Bénabou rattache l'origine de la notion à un vers d'Alexis Piron dans La Métromanie :
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« Leurs écrits sont des vols qu'ils nous ont faits d'avance. »
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— Acte III, scène 7
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La notion de plagiat par anticipation sera ensuite actualisée et développée par Pierre Bayard dans son ouvrage de 2009.
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Illustration d'un plagiaire anglophone revendiquant une œuvre comme étant la sienne.
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Le plagiat se retrouve aussi dans le domaine des sciences exactes, où il constitue une partie des fraudes scientifiques,,.
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Des plagiats sont relatés dès l’Antiquité. Ainsi Ptolémée s’est attribué des mesures faites prétendumment par lui en Égypte, alors que c'est Hipparque qui les avait effectuées la première fois à Rhodes 300 ans auparavant.
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Au XVIIIe siècle, Robert Hooke accuse Isaac Newton de s’être attribué sa théorie des inverses carrés en mathématiques. L'emprunt de Louis Pasteur à des travaux de nombreux biologistes dans toute la France et son exploitation de résultats collectés qu'il est le seul à exploiter systématiquement et dont il s'est attribué le mérite est documenté, amenant la notion de « plagiat de résultats » à se préciser en Europe au X…
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Au XXIe siècle, avec l'usage d'Internet et la mise à disposition de bases de données en accès libre, l'augmentation du nombre des publications scientifiques et l'apparition de revues peu scrupuleuses sans réel comité de lecture, favorisent la production et la diffusion de plagiats à partir de textes facilement disponibles sur d’autres supports. La prolifération de mauvaise science (junk science) nécessite une protect…
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Sont considérés comme des formes de plagiat en sciences, le vol de création intellectuelle ainsi que l’appropriation des résultats d'une recherche. Les idées n'étant pas protégées par le code de la propriété intellectuelle, le recours est souvent difficile. Cependant, le Comité d’éthique du CNRS a estimé dans un rapport de 2017 sur le plagiat, que « l’appropriation d’idées saisies au vol au cours de colloques, de déb…
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Le plagiat n'est pas seulement une pratique condamnable en littérature, mais aussi un thème régulièrement abordé dans les intrigues romanesques.
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Le roman Mourir à Francfort de Hubert Monteilhet met en scène un écrivain amer plagiant une partie de l'œuvre immense, et pour la plus grande partie méconnue, de l'abbé Prévost, dans le but de ridiculiser son éditeur.
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Tiré à part roman de Jean-Jacques Fiechter, porté au cinéma par Bernard Rapp, décrit une vengeance subtile dont l'arme est un plagiat.
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Le Détour de S.A Bodeen raconte l'enlèvement, la séquestration et la torture dont est victime une jeune écrivaine de dix-sept ans qui a « plagié » involontairement une autre écrivaine après avoir échangé leurs idées lors d'un atelier d'écriture, laquelle a été sévèrement lynchée par les critiques à la sortie de son livre paru six mois après celui de l'adolescente.
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La notion de plagiat en musique fait périodiquement l'objet de procès, la définition de l'originalité d'une mélodie ou d'un rythme étant délicate à établir. De nombreux artistes ont été accusés de plagiat, comme George Harrison avec My Sweet Lord par les Chiffons (le plagiat fut reconnu et sanctionné, mais considéré dans les attendus du jugement comme non intentionnel), Pharrell Williams et Robin Thicke pour Blurred …
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Un an après la sortie de The Most Beautiful Girl in the World, en 1995, Prince a été accusé de plagiat par le batteur-compositeur Bruno Bergonzi et par l'éditeur-chanteur Michele Vicino, qui reprochaient à Prince de s’être inspirés de la mélodie de Takin’ Me to Paradise, un morceau sorti en 1983. En mai 2015, la Cour de cassation de Rome a définitivement ordonné le paiement des redevances sur les ventes de The Most B…
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Il est souvent demandé aux étudiants de produire un texte sur un sujet. Pour diverses raisons, certains d'entre eux sont tentés de chercher un document et de le rendre directement à l'enseignant sans citer la source.
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L'enseignant peut considérer ce comportement comme une faute assimilée à un plagiat. Un travail plagié peut entraîner une note nulle dans le bulletin. Comme un élève ne copie pas nécessairement l'intégralité d'un texte, il reste difficile de le sanctionner proportionnellement. Ce phénomène a d'ailleurs atteint de telles proportions qu'il a entraîné une prise de conscience et une volonté systématique de lutter contre …
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Article détaillé : Détection du plagiat.
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En 2019, il existe sur le marché plusieurs dizaines de logiciels de détection automatique de plagiat et de réutilisation, dont aucun n'est parfait. Le logiciel produit un « score d’originalité », détecte un « contenu non unique » ou propose un indicateur de type « niveau de plagiat », utiles pour l'aide à la détection de plagiat mais ne déterminant généralement pas exactement un plagiat, car il ne peut mettre en évid…
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Selon Debora Weber-Wulff, professeur au HTW[pas clair] de l'université de sciences appliquées de Berlin et spécialiste du sujet, il existe encore des faux-positifs et des faux-négatifs, et un même texte peut être jugé plagié par un logiciel et être indemne d'indices de plagiat par un autre.
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Voir aussi
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- plagiat, sur le Wiktionnaire Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Plagiat, sur Wikiquote Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Bibliographie
- Michelle Bergadaà, Le Plagiat académique. Comprendre pour agir, Paris, L'Harmattan, coll. « Questions contemporaines », 2015 (ISBN 978-2-343-07531-0) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Roland de Chaudenay, Les Plagiaires : Le Nouveau Dictionnaire, Éditions Perrin, 2001, 358 p. (ISBN 978-2-262-01749-1) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Philippe Di Folco, Plagiats et impostures littéraires d'hier et d'aujourd'hui, Éditions Écriture / L'Archipel, 2022, (ISBN 9782359053593). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gilles J. Guglielmi (dir.) et Geneviève Koubi (dir.), Le Plagiat de la recherche scientifique, Paris, Lextenso éditions, 2012, 228 p. (ISBN 978-2-275-03850-6) [aperçu en ligne] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Lallemand, M.-G., & Speyer, M. (Eds). (2021). Usages du copier-coller aux XVIe et XVIIe siècles : extraire, réemployer, recomposer : actes du colloque tenu à l’Université de Caen Normandie (14-15 mars 2019). Presses universitaires de Caen. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Hélène Maurel-Indart, Plagiats : Les Coulisses de l'écriture, Paris, Éditions de la Différence, coll. « Les essais », 2007, 282 p. (ISBN 978-2-7291-1696-5) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Hélène Maurel-Indart, Du plagiat, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 2011, 498 p. (ISBN 978-2-07-044136-5) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Hélène Maurel-Indart, Petite Enquête sur le plagiaire sans scrupule, Paris, Éditions Léo Scheer, coll. « Documents », 2013, 129 p. (ISBN 978-2-7561-0415-7) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles connexes
- Atteinte au droit d'auteur Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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- Propriété intellectuelle Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Site dédié
- Rémi Bachelet, « Qu'est-ce que le plagiat ? », sur École centrale de Lille (consulté le 12 mars 2013) « Site […] destiné à expliquer ce qu’est le plagiat et comment l’éviter », comportant notamment cinq vidéos intitulées : Voler des idées : Le plagiat - Comprendre le plagiat - Les bonnes pratiques - Wikipédia et les licences libres - Conclusion. Oublie de dire que la littérature est batie sur la copie et l'adaptation. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Liens externes
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- Tchéquie Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail didactique sur le Plagiat Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Internet Fraude et déontologie Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Archéologie du « copier-coller », blog sur le plagiat à l'université tenu par Jean-Noël Darde Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Abdelkader Benarab, « Plagier c'est apprendre à écrire », Le Monde, 11 février 2011 (lire en ligne) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Interview de Jean-Pierre Hennig sur la question du plagiat Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail du droit Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Notes et références
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Références 1 à 25
- Par exemple R. de Chaudenay.↩
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- « Littérature : ne dites plus "nègre" mais "prête-plume" », sur rtl.fr, 17 novembre 2017 (consulté le 17 octobre 2018).↩
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- « pseudonyme », sur larousse.fr (consulté le 17 octobre 2018).↩
- Karol Beffa, Parler, composer, jouer. Sept leçons sur la musique, Paris, Éditions du Seuil, 2017, 240 p. (ISBN 978-2021352344), "Musique et imposture".↩
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Références 26 à 50
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- Héhène Maurel, Honneurs aux plagiaires, Le Monde, 16 juillet 2021 p. 24↩1 ↩2 ↩3
- Voir la compilation des romans de Pierre Benoit aux éditions Robert Laffont, parue en 1994.↩
- Chantal Foucrier, Le mythe littéraire de l'Atlantide, 1800-1939 : l'origine et la fin, ELLUG, 2004, 378 p. (lire en ligne), p. 133↩
- « En 1996 le scandale du plagiat », France-Soir, 10 décembre 1998, p. 5.↩1 ↩2
- Christine Ferniot écrit ainsi : « En devenant une récidiviste de la kleptomanie littéraire, Calixthe Beyala se ridiculisait aux yeux des lecteurs avant même d’être condamnée pour “contrefaçon partielle” » (« Vols de plumes dans l'édition », Télérama, no 305425, juillet 2008.↩
- Jean-Luc Douin, « L'écrivain Calixthe Beyala est de nouveau soupçonnée de plagiat », Le Monde, 26 novembre 1996.↩
- L'Express, no 3105, semaine du 5 au 11 janvier 2011, p. 78-80.↩
- Olivier Le Naire, « Au plaisir du plagiaire », L'Express, 20 novembre 1997, p. 118.↩
- Anne Strasser, « Camille Laurens, Marie Darrieussecq : du « plagiat psychique » à la mise en questions de la démarche autobiographique », COnTEXTES. Revue de sociologie de la littérature, no 10, 7 avril 2012 (ISSN 1783-094X, DOI 10.4000/contextes.5016, lire en ligne, consulté le 4 janvier 2022)↩
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- Emmanuel Lemieux, « Dévastatrices, les rumeurs de plagiat », sur L'Express.fr, 11 novembre 2002.↩
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Références 51 à 59
- « Sous les pavés, les plagiaires », sur Bibliobs, 14 octobre 2007 (consulté le 4 janvier 2022)↩
- Plagiat : Gilles Bernheim reconnaît « une terrible erreur », Rue89, nouvelobs.com, 3 avril 2013.↩
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- (de) Analyse de la thèse de Karl-Theodor zu Guttenberg.↩
- Stéphane Kovacs, « Accusé de plagiat, le président hongrois démissionne », Le Figaro, 2 avril 2012.↩
- « Accusée de plagiat pour sa thèse, la ministre allemande de l'éducation démissionne », sur lemonde.fr↩
- « Allemagne: la ministre de la Famille démissionne sur des soupçons de plagiat », Le Figaro, 19 mai 2021 (lire en ligne, consulté le 19 septembre 2021)↩
- « Luxembourg : accusé de plagiat, le Premier ministre reconnaît qu’il aurait dû « faire autrement » », sur leparisien.fr↩
- « Mon travail était mauvais, je ne l'ai pas caché », sur wort.lu↩
La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Plagiat ↗CC-BY-SA-4.0
- Plagiat ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (4)
- Le critique littéraire et philologue vivant à Bagdad, al-Hatimi († 988), accuse le poète al-Mutanabbi de plagier dans sa poésie (en noir) Aristote (en rouge). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- C'était un grand maître, Grandville. ↗Jean Ignace Isidore Gérard Grandville · Public domain · Détails de la licence ↗
- Illustration d'un plagiaire anglophone revendiquant une œuvre comme étant la sienne. ↗RyanMinkoff · CC0 · Détails de la licence ↗
- Le critique littéraire et philologue vivant à Bagdad , al-Hatimi († 988), accuse le poète al-Mutanabbi de plagier dans sa poésie (en noir) Aristote (en rouge). ↗Deniev Dagun · CC BY 4.0 · Détails de la licence ↗
Liens externes cités dans le document (28)
- plagianisme ↗Dans « Origine du mot et histoire du plagiat dans les arts » du document source
- (en) ↗Dans « Détection automatique de plagiat » du document source
- plagiat ↗Dans « Voir aussi » du document source
- Plagiat ↗Dans « Voir aussi » du document source
- aperçu en ligne ↗Dans « Bibliographie » du document source
- (en) ↗Dans « Articles connexes » du document source
- Qu'est-ce que le plagiat ? ↗Dans « Site dédié » du document source
- www.wikidata.org ↗Dans « Liens externes » du document source
- Medical Subject Headings ↗Dans « Liens externes » du document source
- Britannica ↗Dans « Liens externes » du document source
- Brockhaus ↗Dans « Liens externes » du document source
- Den Store Danske Encyklopædi ↗Dans « Liens externes » du document source
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