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Révolution culturelle

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Pendant la révolution culturelle, les slogans de propagande politique des gardes rouges sur le mur du campus de l'université Fudan de Shanghai : « Défendez le Comité central du Parti avec du sang et de la vie ! Défendez le président Mao avec du sang et de la vie ! ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Présentation
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  • Grand Bond en avant (1958-1960)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À retenir

Questions essentielles

Que désigne « Révolution culturelle » ?

Pendant la révolution culturelle, les slogans de propagande politique des gardes rouges sur le mur du campus de l'université Fudan de Shanghai : « Défendez le Comité central du Parti avec du sang et de la vie !Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Grand Bond en avant (1958-1960)

Articles détaillés : Grand Bond en avant et Grande famine chinoise.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Mouvement d'éducation socialiste (1962-1965)

Au début de 1962, la « Conférence des 7 000 cadres » s'est tenue à Pékin, au cours de laquelle la politique de Mao a été critiquée. Après la conférence, Mao a pris une semi-retraite et a laissé de nombreuses responsabilités à Liu Shaoqi et Deng Xiaoping.…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Conflit entre Mao Zedong et Liu Shaoqi

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Pendant la révolution culturelle, les slogans de propagande politique des gardes rouges sur le mur du campus de l'université Fudan de Shanghai : « Défendez le Comité central du Parti avec du sang et de la vie ! Défendez le président Mao avec du sang et de la vie ! ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Données clés
Date 16 mai 1966 - 6 octobre 1976Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lieu ChineNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cause Préservation du communisme en purgeant les éléments capitalistes et traditionnels, et lutte de pouvoir entre maoïstes et pragmatiques.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Résultat Boluan Fanzheng : Début de la période de transition
Réforme économique chinoise à partir de 1978.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Chronologie
16 mai 1966 Mao Zedong lance la révolution culturelle afin de consolider son pouvoir.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Août - septembre 1966 Août rouge : Début des massacres en Chine.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
9 septembre 1976 Mort de Mao Zedong.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
6 octobre 1976 Arrestation de la bande des Quatre : Fin de la révolution culturelle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La révolution culturelle (en chinois : 文革, pinyin : wéngé), ou grande révolution culturelle prolétarienne (无产阶级文化大革命, wúchǎn jiējí wénhuà dàgémìng), plus couramment la grande révolution culturelle (文化大革命 wénhuà dàgémìng), (1966-1976), représente l'un des événements marquants de l'histoire de la république populaire de Chine, dont le retentissement international est considérable.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1966, Mao Zedong décide de lancer la révolution culturelle afin de consolider son pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse et les étudiants du pays. La révolution est lancée avec l'aide du groupe de la révolution culturelle. Le dirigeant souhaite purger le Parti communiste chinois (PCC) de ses éléments « révisionnistes » et limiter les pouvoirs de la bureaucratie. Les « gardes rouges », groupes de jeunes Chinois inspirés par les principes du Petit Livre rouge, deviennent le bras actif de cette révolution culturelle. Ils remettent en cause toute hiérarchie, notamment la hiérarchie du PCC alors en poste. L'expression politique se libère par le canal des « dazibao », affiches placardées par lesquelles s'expriment les jeunes révoltés. Des modérés comme Liu Shaoqi, Zhou Enlai et Deng Xiaoping sont publiquement pris à partie. La période de chaos qui s'ensuit mène la Chine au bord de la guerre civile, avant que la situation ne soit peu à peu reprise en main par l'Armée populaire de libération qui mène une féroce répression contre le mouvement des gardes rouges. Des membres des « cinq catégories noires » sont largement persécutés et même tués. Cette agitation permet à Mao de reprendre le contrôle de l'État et du parti communiste. Très peu de temps après sa mort en septembre 1976, les principaux responsables de ce retentissant chaos, la célèbre bande des Quatre, dont l'épouse de Mao, Jiang Qing, sont arrêtés, jugés et lourdement condamnés.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pendant la révolution culturelle, des dizaines de millions de personnes sont persécutées, avec un nombre estimé de morts allant de centaines de milliers à 20 millions[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11]. Certains auteurs, comme le sinologue Jean-Luc Domenach, ou l'historien Stéphane Courtois dans l'ouvrage collectif Le Livre noir du communisme, estiment le nombre de morts à plusieurs millions. À partir de l'Août rouge de Pékin, des massacres ont lieu à plusieurs endroits, notamment le massacre de Guangxi (un cannibalisme massif s'est produit), de Mongolie-Intérieure, de Guangdong, de cas d'espionnage de Zhao Jianmin, de Daoxian et de Shadian[12]. L'effondrement du barrage de Banqiao, l'une des plus grandes catastrophes technologiques du monde, a également eu lieu pendant la révolution culturelle[13],[14],[15]. Les intellectuels, de même que les cadres du parti, sont publiquement humiliés, les mandarins et les élites bafoués, les valeurs culturelles chinoises traditionnelles et certaines valeurs occidentales sont dénoncées au nom de la lutte contre les « Quatre Vieilleries ». Le volet « culturel » de cette révolution tient en particulier à éradiquer les valeurs traditionnelles. C'est ainsi que des milliers de sculptures et de temples (bouddhistes pour la plupart) sont détruits.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1978, Deng Xiaoping est devenu le nouveau chef suprême de la Chine et démantèle progressivement les politiques maoïstes associées à la révolution culturelle en lançant le programme « Boluan Fanzheng ». Deng commence une nouvelle phase de la Chine en lançant le programme historique de réformes et d'ouverture. En 1981, le Parti communiste chinois déclare que la révolution culturelle était « responsable du revers le plus grave et des pertes les plus lourdes subies par le Parti, le pays et le peuple depuis la fondation de la république populaire de Chine. »[16].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Contexte culturel et politique

Grand Bond en avant (1958-1960)

Articles détaillés : Grand Bond en avant et Grande famine chinoise.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À la suite des conséquences de la politique économique décidée par Mao lors du Grand Bond en avant de 1958, provoquant entre 15 et 55 millions de morts dans la « Grande famine chinoise »[1], celui-ci quitte son poste de président de la république populaire de Chine. Le Congrès national populaire élit alors Liu Shaoqi comme successeur de Mao Zedong. Même s'il reste officiellement à la tête du Parti communiste chinois (PCC), Mao est peu à peu éloigné de la gestion des affaires économiques du pays, gestion confiée à une élite plus modérée, essentiellement dirigée par Liu Shaoqi, Deng Xiaoping et quelques autres.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Mouvement d'éducation socialiste (1962-1965)

Au début de 1962, la « Conférence des 7 000 cadres » s'est tenue à Pékin, au cours de laquelle la politique de Mao a été critiquée[17]. Après la conférence, Mao a pris une semi-retraite et a laissé de nombreuses responsabilités à Liu Shaoqi et Deng Xiaoping[18]. Cependant, le désaccord entre Mao et Liu (et Deng) devenait plus aigu, en particulier sur l'appel de Mao à la poursuite de la lutte des classes[18],[19].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À partir de l'automne 1962, plusieurs « mouvements répressifs » sont engagés, ils sont connus sous la désignation du Mouvement d'éducation socialiste. Selon le sinologue Jean-Luc Domenach, il s'agit essentiellement de l'épuration de « l'appareil rural ». Cette campagne vise tous les cadres qui, lors de la relative libéralisation des années 1960-1962, se seraient rendus coupables de malversation ou auraient adopté un positionnement jugé trop moderniste. Jean-Luc Domenach indique qu'un million de cadres auraient été épurés[20].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Conflit entre Mao Zedong et Liu Shaoqi

Conflit entre Mao et LiuNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le chef du parti Mao Zedong (à gauche) et le président chinois Liu Shaoqi (à droite)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Après « l'échec du Grand Bond », Liu Shaoqi décide, en 1960, d'adopter un programme plus modéré et réaliste avec lequel il conduit le redressement économique du pays. Le journaliste chinois Yang Jisheng précise que Liu Shaoqi, prenant conscience des conséquences de la Grande famine, dit à Mao : « Avec autant de morts de faim, l'Histoire retiendra nos deux noms et le cannibalisme sera aussi dans les livres »[21]. Liu Shaoqi et la majorité des cadres du parti refusent de soutenir Mao Zedong dans sa tentative de relancer le processus révolutionnaire avec le Mouvement d'éducation socialiste entre 1962 et 1965[22]. Ces oppositions au sein du parti communiste décident Mao Zedong à enclencher la révolution culturelle[23].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les deux hommes s'affrontent, d'abord dans un conflit masqué puis ouvertement lors de la révolution culturelle. Liu Shaoqi est accusé de « suivre la voie capitaliste », il est rétrogradé dans la hiérarchie du parti en août 1966. En octobre de la même année il doit faire son autocritique. En 1967, il est expulsé du parti. Enfin il est chassé de la présidence de la République en octobre 1968. Liu Shaoqi meurt en prison en 1969[22].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Historique

Selon l'historiographie chinoise, la révolution culturelle commence en 1966 et s'achève à la mort de Mao Zedong en 1976.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour Marie-Claire Bergère, cette présentation « n'est pas dépourvue d'arrière-pensée politique ». La juxtaposition entre la mort de Mao Zedong et la fin de la révolution culturelle met en avant la responsabilité personnelle de l'ancien président dans cette période ou, pour citer l'expression officielle, durant ces « dix années de calamités »[24]. Michel Bonnin indique que cette question n'est pas sans rapport avec la lutte pour le pouvoir qui n'est pas résolue avant 1976 alors que les « contradictions sociales » sont moins tranchées à partir de 1969 après que les gardes rouges eurent été neutralisés et que le parti communiste eut été reconstitué lors du 9e Congrès national du parti[25]. Dès 1967, le sinologue René Viénet indique : « Quand la tendance de Mao a commencé son offensive publique contre les positions solides de ses adversaires, en faisant marcher les étudiants et les enfants des écoles embrigadés, elle ne visait dans l’immédiat aucune sorte de refonte « culturelle » ou « civilisatrice » des masses de travailleurs, déjà serrées au plus fort degré dans le carcan idéologique dans la rue, au service de cette tendance, l’idéologie du régime, qui est, par définition, maoïste »[26]. Pour Alain Peyrefitte, le régime politique chinois se caractérise par « la permanence des conflits entre les dirigeants et le mystère dans lequel ces conflits se déroulent et se résolvent »[27].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Une pièce de théâtre : La Destitution de Hai Rui

Le prétexte au déclenchement de la révolution culturelle a été une pièce de théâtre parue en 1961, La Destitution de Hai Rui, de Wu Han, historien et vice-maire de Pékin. À l'instigation de Jiang Qing, une critique écrite par Yao Wenyuan en paraît en novembre 1965 dans un journal de Shanghai, le Wen Hui Bao, reprochant à la pièce de se livrer à une attaque déguisée contre Mao. Au début de l'année 1966, les critiques visent d'autres intellectuels connus[28].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En mai 1966 se constitue un « groupe de la révolution culturelle du Comité central » qui critique le groupe de Peng Zhen. La circulaire du 16 mai 1966 dénonce tous les « révisionnistes » présents dans la culture, la politique et l'armée du pays[29]. Le 29 mai 1966, la première organisation de gardes rouges vit le jour au sein de l’université Tsinghua. Les gardes rouges étaient des jeunes, pour la plupart des collégiens[30] et étudiants organisés en factions et dont le but était d'appliquer la révolution culturelle, si besoin par la contrainte. Celle-ci avait pour objectif l’élimination des intellectuels et des ennemis politiques de Mao. Cependant, les gardes rouges se divisèrent rapidement selon leur degré de radicalité et s'opposèrent même de façon violente[31]. Les gardes rouges furent rejoints par les exclus du parti, les ouvriers précaires et quelques cadres opportunistes[32].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

1966 : « La voie de la démocratie »

Le 8 août 1966, le comité central du Parti communiste chinois émit un projet de loi (sans doute rédigé par Mao) concernant les « décisions sur la grande révolution culturelle prolétarienne ». Ce texte constitue une forme de charte de la révolution culturelle. Dans cette « Décision en seize points » le gouvernement chinois se déclarait en faveur d’une purge au sein du parti communiste et parmi les intellectuels. La révolution culturelle visait les « Quatre Vieilleries », c'est-à-dire les traditions et le passé chinois.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« La grande révolution culturelle prolétarienne vise à liquider l’idéologie bourgeoise, à implanter l’idéologie prolétarienne, à transformer l’homme dans ce qu’il a de plus profond, à réaliser sa révolution idéologique, à extirper les racines du révisionnisme, à consolider et à développer le système socialiste. Nous devons abattre les responsables du parti engagés dans la voie capitaliste. Nous devons abattre les sommités académiques réactionnaires de la bourgeoisie et tous les “monarchistes” bourgeois. Nous devons nous opposer à tous les actes de répression contre la révolution. Nous devons liquider tous les génies malfaisants. Nous devons extirper énergiquement la pensée, la culture, les mœurs et coutumes anciennes de toutes les classes exploiteuses. Nous devons réformer toutes les parties de la superstructure qui ne correspondent pas à la base économique du socialisme. Nous devons purger la terre de toute la vermine et balayer tous les obstacles ! »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le texte prévoit que l'on ne devra pas prendre de mesure contre les étudiants et élèves des universités et des écoles (article 7), ce qui assure à la jeunesse une forme d'impunité. Les groupes ne sont pas soumis à l'autorité du parti communiste, mais obéissent à une forme de démocratie de masse avec un système d'élection qui doit être semblable à celui de la Commune de Paris. En revanche, les forces armées continuent d'être soumises au comité central (article 15). Le texte exprime ainsi la « contradiction fondamentale » de la révolution culturelle prise entre la spontanéité des masses et l'autorité de l'État[33].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Gardes rouges

Articles détaillés : Garde rouge (Chine) et Août rouge.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La plupart des gardes rouges sont des étudiants et des collégiens. Les critères de recrutement sont multiples. Il peut être tenu compte de la seule bonne conduite politique ou bien de l'origine sociale avec les enfants issus des « cinq Espèces rouges » : fils de paysans pauvres, d'ouvriers, de martyrs, de soldats et de cadres révolutionnaires[30].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Des millions de gardes rouges venant des quatre coins du pays se rassemblèrent à Pékin. Le 18 août 1966, du haut de Tian'anmen, Mao et Lin Biao firent de fréquentes apparitions pour se faire acclamer par environ un million de gardes rouges[34]. Mao accepta et porta le brassard qui servait d'insigne à l'une des factions de l'école moyenne dépendant de l'université de Qinghua. Le brassard était rouge avec l'inscription Hong Weibing (« gardes rouges ») en lettres dorées. Ce brassard lui fut remis par Song Binbin[2], la fille d'un des huit immortels du Parti communiste chinois, Song Renqiong[35]. Mao attise la rébellion par ses discours : « on a toujours raison de se révolter » et « nous ne voulons pas la gentillesse, nous voulons la guerre[36] ». Un autre grand rassemblement eut lieu sur la place Tian'anmen le 25 novembre 1966. Le mouvement s'étend à tout le pays à travers les organisations révolutionnaires. Pendant trois ans, jusqu’en 1969, les gardes rouges étendirent leur influence et accélérèrent leurs efforts en vue de « la reconstruction socialiste ». Ils commencèrent en distribuant des prospectus qui expliquaient leur objectif de développement et de renforcement du socialisme et en affichant publiquement des noms de prétendus contre-révolutionnaires. Les gardes rouges instaurèrent progressivement un climat de terreur, perquisitionnant au hasard les maisons pour trouver des preuves compromettantes de « déviance ». Les foyers étaient alors vandalisés ; 150 000 logements furent confisqués rien qu'à Shanghai[37]. Ils organisaient des grandes réunions et écrivaient des pièces de théâtre destinées à édifier le peuple. Ils s'en prenaient aux monuments et aux lieux de culte : plusieurs temples bouddhistes furent détruits ou endommagés ; plusieurs briques de la Grande Muraille furent enlevées pour construire des porcheries[38]. Dans les régions musulmanes de l'ouest, des Corans furent détruits dans de grands autodafés[38]. Déchirer une affiche de Mao Zedong était considéré comme un outrage sacrilège[37].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les gardes rouges faisaient faire leur auto-critique en public aux personnes soupçonnées d’idées contre-révolutionnaires, auto-critique qui serait ensuite retenue comme élément à charge lors de leur procès. La plupart de ceux considérés comme contre-révolutionnaires furent exécutés en public à titre d’exemple ou exilés dans des camps de travail, où les morts à la suite de mauvais traitements étaient légion. Plusieurs intellectuels se suicident (Lao She, Fu Lei, Deng Tuo), d'autres sont assassinés. Au total, la « Terreur rouge » fit 1 700 morts à Pékin[37]. Dans son ouvrage Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera, Alain Peyrefitte précise que pratiquement personne n'était certain d'être épargné, membres dirigeants du Parti communiste chinois, hauts fonctionnaires, professeurs. La majorité de ses interlocuteurs, lors de son voyage de 1971, « ont gardé le souvenir d'un cauchemar dont l'angoisse se reflète encore dans le regard »[27].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En parallèle, les professeurs et les intellectuels sont envoyés dans les campagnes pour être « rééduqués » par le travail manuel. Puis, une fois les gardes rouges neutralisés par l'armée, une fraction très importante de la jeunesse urbaine subira le même sort durant les dix années suivantes (les zhiqings).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

1967 : Les combats du pouvoir politique

La révolution fait peu à peu glisser le pays dans le chaos et la guerre civile, dont l'apogée est atteinte durant l'été 1967[39]. Les exactions des gardes rouges, leurs divisions idéologiques, les rapports de classe expliquent le tournant de la révolution culturelle qui devient confuse. Elle s'étend géographiquement et socialement, surtout lorsque, le 9 décembre 1966, Mao Zedong appelle les ouvriers à prendre une part active aux événements[40]. Le 15 décembre 1966, il incite les villages à faire de même. Le 28 janvier 1967, le dirigeant donne à l'armée un rôle important dans la révolution culturelle et la charge de protéger les usines et de secourir les « vrais révolutionnaires ». Elle doit également établir des comités révolutionnaires.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Comité révolutionnaire de Shanghai

Article détaillé : Commune populaire de Shanghai.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pendant l'hiver 1966-1967, Shanghai connaît des troubles politiques et sociaux. Les ouvriers des usines s'engagent dans le mouvement révolutionnaire. Les jeunes révolutionnaires sont d'abord minoritaires, mais ils reçoivent l'appui d'une partie des cadres et de l'armée et prennent le pouvoir. En décembre 1966, la municipalité est renversée. Les rebelles (ouvriers et étudiants) désirent mettre en place un système semblable à la Commune de Paris. Cette « prise de pouvoir » s'étend au reste du pays. Les plus importantes grèves de l'histoire de la ville[41] paralysent la vie économique. Dans les premiers mois de l'année 1967, les gardes rouges et les rebelles se procurent des armes à feu, la production industrielle baisse et l'administration est désorganisée[42]. En février 1967, Chen Yi[43] et le maréchal Ye Jianying critiquent ouvertement la révolution culturelle[44]. Chen Yi est alors violemment pris à partie par les gardes rouges et écarté du pouvoir, malgré la protection de Zhou Enlai. Il gardera néanmoins ses titres mais n'en assurera plus les responsabilités[45]. Zhou Enlai demeure cependant le garant de l'État.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Appel à l'armée

En janvier 1967, les importantes divisions idéologiques des gardes rouges et leurs terribles exactions contre la population et les infrastructures du pays provoquèrent de très graves divisions dans la population et au sein de l'État, accentuant le risque d'une guerre civile. Cette situation amène Mao Zedoung à prendre la décision le 28 janvier de faire entrer l'Armée Populaire de Libération, seule institution de l'État restée stable et unie, dans la révolution culturelle afin de ramener l'ordre.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Sa mission est double : d'une part, l'armée doit protéger les services vitaux du pays en prenant le contrôle des équipements publics, des moyens de transport, de communication et des unités de protection ; d'autre part, elle doit aider, parmi les différentes factions des gardes rouges, les « vrais révolutionnaires » et leur permettre de prendre le pouvoir[46]. Le sinologue Jacques Guillermaz indique qu'en janvier 1967, une partie de l’armée régulière intervient dans certaines villes (Shanghai, Qingdao, Jinan, Taiyuan, etc.) pour soutenir des « éléments de gauche » et les installer au pouvoir[47].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Son premier objectif de protection des intérêts vitaux du pays est une réussite. Selon Lin Biao, 400 000 militaires sont affectés à ces tâches. Par contre, l'armée n'apporte pas son « soutien à la gauche maoïste », jugée sectaire et trop radicale, et préfère protéger les « groupes rebelles conservateurs » proche du pouvoir. Les radicaux maoïstes, en perte de vitesse, dénoncent la dictature militaire[48].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Incident de Wuhan (juillet 1967)

Article détaillé : Incident de Wuhan.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les violents combats de juillet 1967 dans la ville industrielle de Wuhan sont emblématiques de cet affrontement idéologique entre la gauche maoïste révolutionnaire et les conservateurs soutenus par l'APL. Ainsi, des groupes d'ouvriers, soutenus par l'armée et les autorités locales, s'opposent à des groupes maoïstes. Les affrontements provoquent des centaines de morts et de blessés. Envoyés par le comité central, Xie Fuzhi et Wang Li sont arrêtés par les autorités et montrés à la population et les membres du comité révolutionnaire mis en état d'arrestation. Les troubles s'étendent à la ville de Canton, engendrant une situation de guerre civile[49],[50],[51].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le 22 juillet 1967, Jiang Qing, soutenue par Mao, demande aux gardes rouges de prendre la place de l’Armée populaire de libération quand cela devient nécessaire pour protéger la révolution culturelle. À la suite de cette décision, les gardes rouges commencent à voler et à piller les casernes et autres bâtiments de l'armée sans que la hiérarchie militaire ne puisse y mettre un terme avant l’automne 1968. Des affiches apparaissent contre Zhou Enlai. En août 1967, le ministère des affaires étrangères à Pékin est occupé par les gardes rouges et l'ambassade du Royaume-Uni située aussi à Pékin est incendiée[39]. Les intérêts occidentaux sont visés.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Débuts de la remise en ordre (septembre 1967)

Mao indique en septembre que « rien d'essentiel ne divise la classe ouvrière ». Pourtant, devant l'aggravation de la situation sécuritaire dans le pays, l’armée est à nouveau sollicitée pour museler des groupes d’étudiants d’extrême-gauche. L'armée intervient massivement contre les rebelles maoïstes et les étudiants retournent en cours à la fin de 1967. Le groupe d'extrême-gauche de Wang Li est éliminé. Cependant, les affrontements se poursuivent dans le sud du pays. Wei Guoqing utilise l'artillerie lourde et des bombes au napalm pour réduire les rebelles à Wuzhou, les victimes se comptent par milliers[52],[53]. À Pékin, les purges sont modérées, les victimes étant souvent liées à Jiang Qing, la femme de Mao. Mais en province plus la rébellion a été importante plus la répression est massive[54].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ouvriers dans les universités

Après le « contre-courant de février », Mao donne à nouveau son soutien au début de 1968 aux groupes révolutionnaires. Afin d'éviter l'écrasement des gardes rouges, des milliers d'ouvriers sont envoyés à l'université de Pékin pour désarmer les factions et rétablir l'autorité. On dit alors que « la classe ouvrière doit diriger en tout » et que « les ouvriers resteront longtemps et même toujours dans l'université ». Mao convoque Kuai Dafu, le chef des gardes rouges de l'université de Pékin. Ce débat clôt le mouvement des « gardes rouges ». Mao entame la reconstruction du parti[55],[56].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Déportation des gardes rouges (à partir de 1968)

En 1968, Liu Shaoqi et Deng Xiaoping sont éliminés du pouvoir, Zhou Enlai est toujours présent mais il s'est aligné sur Mao Zedong qui a retrouvé toute sa plénitude de dirigeant. De plus, l'armée lui apporte son soutien inconditionnel avec Lin Biao à sa tête. Mao peut gouverner comme bon lui semble.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Entre 1968 et 1980, près de 17 millions de jeunes urbains sont envoyés autoritairement à la campagne dont le noyau essentiel comprend 4 670 000 anciens gardes rouges déportés entre 1967 et 1969 [57]. Ainsi, les gardes rouges disparaissent du paysage politique chinois. Entre 1968 et 1976, un million de Shanghaïens sont ruralisés de force[53]. Les meneurs radicaux sont exécutés publiquement en avril 1968[58]. Le 9e congrès du PCC, réuni le 24 avril 1969, entérine la purge et la réorganisation du parti.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Neuvième congrès du parti (avril 1969)

Un premier bilan de la révolution culturelle est tiré lors du neuvième congrès du Parti communiste chinois, réuni à Pékin du 1 au 24 avril 1969.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Parmi les 1 512 délégués, les trois quarts appartiennent à l'Armée populaire de libération, la « gauche maoïste y joue un rôle prédominant ». Le parti est confirmé dans son rôle dominant et la pensée de Mao Zedong est réintroduite comme le « fondement théorique du parti ». Au sein du 9e Politburo du PCC, le successeur de Mao est désigné avec Lin Biao. Ce dernier lors de son intervention reprend les critiques contre les anciens dirigeants déchus et « célèbre la victoire de la révolution culturelle »[59]. Ye Qun, épouse de Lin Biao, accède aussi au bureau politique. Le sinologue Simon Leys considère que son accession avec comme seule raison d'être mariée à Lin Biao est la preuve de la « décadence du régime »[60].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le nouveau bureau politique est bien loin d'être uni. Trois factions s'y opposent, recevant chacune à son tour le soutien de Mao Zedong. Lin Biao avec Chen Boda, Zhou Enlai avec le soutien des pragmatiques civils et militaires et enfin Jiang Qing soutenue par le « groupe de Shanghaï » qui deviendra ultérieurement la bande des Quatre. Ces tendances prennent tour à tour la direction du régime communiste jusqu'à la mort du Grand Timonier en 1976[61].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Retour à l'ordre (1969-1976)

Élimination de Lin Biao (1970-1971)

Le maréchal Lin Biao, désigné comme successeur officiel de Mao en 1969.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Après avoir été confirmé comme successeur de Mao, lors du 9e Congrès du parti[62], Lin Biao se mobilise pour la restauration de la position de président de la République, abolie par Mao en 1968 à la suite du retrait de Liu Shaoqi. Le but de Lin Biao était de devenir vice-président tandis que Mao aurait été président.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Cependant, il devient de plus en plus impopulaire dans l'armée et se heurte à l'hostilité de Zhou Enlai. Chen Boda (allié de Lin Biao) propose en août 1970, lors du plénum de Lushan, le rétablissement du poste de la présidence de la République. Mao, qui n'en veut pas, élimine Chen Boda et se met à soupçonner Lin Biao de vouloir hâter la prise de succession. Lin Biao est mis en minorité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L’histoire officielle dit que Lin Biao tenta un coup d’État et qu'à la suite de son échec il s’enfuit avec sa famille vers l’Union soviétique, le 13 septembre 1971. En route, l’avion se serait écrasé en Mongolie, tuant tous ses occupants. Sa mort et les circonstances qui l'entourent ne furent cependant dévoilées par la presse chinoise qu’en 1972.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Une fois Lin Biao et ses partisans éliminés, la lutte s'intensifie entre les « idéologues » de la bande des Quatre emmenés par Jiang Qing et les « pragmatiques » rassemblés autour de Zhou Enlai.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les pragmatiques agissent

Zhou Enlai est atteint d'un cancer et doit être hospitalisé à de nombreuses reprises. Il passe peu à peu la main à Deng Xiaoping. En avril 1973, ce dernier réapparaît en public. Puis il est élu au bureau politique en août 1973.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Mao soutient la bande des Quatre

Mao divise pour régner et soutient les idéologues de la bande des Quatre. Contre toute attente, Lin Biao est alors qualifié de « droitier », et non pas de gauchiste. Une campagne se prépare contre lui, accusé de s'être servi des idéaux réactionnaires de Confucius. Hu Shi, Schubert ou Beethoven sont intégrés aux critiques.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Lors du 10e Politburo du Parti communiste chinois en 1973, les membres de la bande des Quatre (Zhang Chunqiao, Jiang Qing, Yao Wenyuan, et Wang Hongwen) sont promus à des postes importants. Ils interviendront « contre le rétablissement du capitalisme sous toutes ses formes ». Pour critiquer l'action de Zhou Enlai et Deng Xiaoping, la bande des Quatre utilise même le roman du XVIe siècle Au bord de l'eau, qui met en scène les aventures de bandits d'honneur aux prises avec les mandarins locaux[63].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Campagne contre Confucius (1973 - 1974)

Tombe de Confucius à Qufu, qui souffrit des attaques des gardes rouges en 1966 au début de la révolution culturelle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le mouvement se présente dans un premier temps comme une nouvelle attaque contre les valeurs traditionnelles et en particulier contre l'idéalisme et l'humanisme confucéens accusés de fonder l'élitisme au détriment des valeurs du travail manuel. Mais dès la publication de l'article de Yang Rongguo, il apparaît que cette campagne est inspirée par les idéologues radicaux avec pour cible Zhou Enlai et la politique de remise en marche de l'économie, de l'éducation et de l'administration engagée à partir de 1970. À l'automne 1973, les radicaux perdent le contrôle des campagnes et Zhou Enlaï peut alors « critiquer et rejeter l'héritage de la révolution culturelle » et met à son tour en accusation les radicaux[64]. Mao et la bande des Quatre perdent du pouvoir au sein du parti. C'est pourquoi ils décident d'engager une « Campagne pour l’étude de la dictature du prolétariat » pour essayer de relancer la révolution culturelle (« nivellement des salaires, interdiction de l’agriculture privée, élimination des éléments bourgeois »)[65]. En 1973, Zhang Tiesheng rend une copie blanche à un examen universitaire, indiquant n'avoir « aucun respect pour les rats de bibliothèque qui ont eu la vie facile »[66]. Cette posture sera appréciée des autorités maoïstes qui utiliseront son cas dans leur propagande. Il sera élu député à l'Assemblée nationale populaire en 1975[67].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dernier acte (1976)

Article détaillé : Mouvement du 5 avril.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Zhou Enlai décède le 8 janvier 1976. Dès le 3 février, à la faveur des affrontements entre les partisans de Deng Xiaoping et de Jiang Qing, le ministre de l'intérieur Hua Guofeng prend le pouvoir et devient premier ministre. Irrités par une campagne qui débute contre Zhou Enlai, des milliers de manifestants se rassemblent sur la place Tian'anmen le 4 avril, pour déposer des fleurs et lire des poèmes en mémoire du défunt. Des textes s'attaquent à l'« impératrice rouge »[3] Jiang Qing et à ses proches. Des scènes similaires se produisent dans d'autres villes du pays dont Nankin. La police et la milice de Jiang Qing chargent les manifestants qui doivent se replier de la place. Deng Xiaoping est de nouveau purgé, il est démissionné du bureau politique le 7 avril. Il quitte alors Pékin et se réfugie dans le sud du pays sous la protection d'un chef militaire qui lui est favorable[68].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À partir du 15 juin 1976, Mao, atteint par la maladie de Charcot, cesse de parler et agonise. Quand il disparaît le 9 septembre, Hua Guofeng préparait un coup d'État contre Jiang Qing, et Jiang Qing contre Hua Guofeng. Ce dernier reçoit le soutien de l'armée alors que Jiang Qing s'appuie sur les médias et la milice. Cette dernière perd la partie. Les membres de la bande des Quatre sont arrêtés le 7 octobre 1976 par Wang Dongxing rallié à Hua Guofeng et commandant du Régiment spécial 8341 assurant la garde rapprochée de Mao. La milice se rend pratiquement sans combattre, la population soutenant l'arrestation de l'« impératrice rouge ». On assiste à l'alliance des « cadres purgés » par la révolution culturelle, dont les huit immortels du Parti communiste chinois, avec les cadres toujours en place qui ont choisi une « issue modérée » et avec les élites urbaines[69].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Deng Xiaoping revient ; il sera officiellement réhabilité en juillet 1977.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Conséquences et influence

Pour l'historien chinois Tu Wei-ming l'absence de recherches en Chine sur les grands événements du XXe siècle, comme la révolution culturelle ou la répression du 4 juin 1989, et la transformation du « passé en récit hagiographique » permet de masquer la « vacuité idéologique du parti et la fragilité du système politique ». L'historien britannique Rana Mitter (en) indique que la nécessaire mémoire s'est développée lors de la démocratisation des gouvernances en « Allemagne de l’Est, à Taïwan ou dans l’Afrique du Sud postapartheid »[70]. Pourtant, il existe quelques travaux de recherche et des témoignages rédigés par des Chinois hors du contrôle du régime communiste, à Hong Kong et à Taiwan, mais aussi sur le continent[25].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Crise humanitaire

Pertes humaines

Une séance de lutte de Xi Zhongxun, le père de Xi Jinping (septembre 1967). Xi Zhongxun a été qualifié d'« élément anti-Parti ». Cependant, depuis la fin de 2012, Xi Jinping et ses alliés ont tenté de minimiser le désastre de la Révolution culturelle et ont inversé de nombreuses réformes depuis la période Boluan Fanzheng, suscitant l'inquiétude d'une nouvelle révolution culturelle[71],[72],[73].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Les estimations du nombre de morts dans la révolution culturelle varient considérablement, allant de centaines de milliers à 20 millions[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11]. En outre, en août 1975, l'effondrement du barrage de Banqiao et de 61 autres barrages, parfois considérée comme la plus grande catastrophe technologique du monde, a entraîné la mort de 85 600 à 240 000 personnes[13],[14],[15].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Selon un livre (交锋 - 当代中国三次思想解放实录) publié par la presse du Quotidien du Peuple en 2011 ainsi que d'autres documentations[74], Ye Jianying, l'un des dix généraux supérieurs (Yuan shuai (en)), premier vice-président du Parti communiste chinois puis chef d'État de 1978 à 1983, affirmait que « 20 millions de personnes sont mortes, 100 millions de personnes ont été persécutées et 80 milliards de yuans ont été gaspillés pendant la révolution culturelle » ; il l'a déclaré lors d'une conférence de travail du Comité central du Parti communiste chinois le 13 décembre 1978[6],[7],[75],[76],[77].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Selon Rudolph J. Rummel de l'université d'Hawaï, 7 731 000 personnes sont mortes lors de la Révolution culturelle, soit 96 personnes pour 10 000 habitants[78].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Pour l'historien chinois Song Yongyi, l'opinion selon laquelle les massacres et la violence de la révolution culturelle se produisirent essentiellement en 1966 et 1967 est couramment admise ; or c'est en 1968 que les massacres et les violences furent perpétrés après la mise en place des comités révolutionnaires. Les assassins étaient pour la majorité des « militaires, des miliciens armés et des apparatchiks du parti »[79]. Song Yongyi avance le nombre de 3 millions de morts[80].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Luc Domenach retient un bilan minimal d'un million de morts, mais relève qu'il n'est « guère significatif, certes, car une grande partie ont été victimes de batailles de factions » et souligne plutôt que « la révolution culturelle, aussi violente qu'elle ait été, a été moins tachée de sang que de larmes. Elle a désespéré plus qu'elle n'a tué ou enfermé. Dans l'histoire de la répression en Chine, elle n'est pas l'épisode le plus terrible. Les premières campagnes de répression des années 1949-1952 ont été bien plus meurtrières, mais c'est la révolution culturelle qui fait scandale » : le nombre symbolique de cent millions de personnes victimes d'enquêtes, de perquisitions, interrogatoires et autres formes de « luttes » affirmé par le groupe contestataire Li Yizhe en 1974 est invérifiable mais désigne un ordre d'idée[81].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Le cimetière de la révolution culturelle à Chongqing, en Chine. Au moins 1 700 personnes ont été tuées dans cette ville lors d'affrontements entre factions (Wudou (en)), dont 400 à 500 ont été enterrées dans ce cimetière[82].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
    L'écrivain chinois Wang Youqin (王友琴) indique que la majorité des victimes trouvèrent la mort sur leurs lieux de vie et non dans des camps. Il s'agissait des sessions de lutte et ces assassinats permettaient d'« obtenir la soumission de la population par la terreur ». À partir de 1978, le régime chinois réhabilite les victimes mais sans donner le nom de celles-ci à l'exception des hauts cadres communistes. De plus les archives ne furent pas ouvertes aux historiens et universitaires. Wang a constaté des victimes sur l'ensemble des lieux de travail qu'il a étudiés. Ainsi, il estime le nombre de victimes en millions en extrapolant le % de celles qu'il a découvert sur les sites de travail étudiés, à l'ensemble de la population chinoise active[83].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Dans le même ordre d'idées, Jean-Louis Margolin insiste également d'une autre manière sur l'impact symbolique de la révolution culturelle en soulignant dans le Livre noir du communisme qu'au-delà du nombre de victimes, qu'il affirme de l'ordre de 400 000 à un million de morts, la révolution culturelle a frappé le monde et reste dans les mémoires avant tout « par le radicalisme extrême de son discours et de quelques-uns de ses actes, mais aussi parce qu'elle se concentrait sur les milieux politiques et intellectuels, et ceci à l'ère de la télévision à qui elle sut offrir de superbes images de cérémonies publiques bien huilées et pleines d'une touchante ferveur[84] »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Massacres et cannibalisme

L'étudiante Lin Zhao condamnée après la campagne des Cent Fleurs et exécutée en 1968[85]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Pendant la révolution culturelle, des massacres ont eu lieu à travers la Chine, notamment le massacre de Guangxi (avec cannibalisme massif), la purge de Mongolie-Intérieure, le massacre de Guangdong, le cas d'espionnage de Zhao Jianmin, le massacre de Daoxian, le massacre de Shadian, et le massacre de Pékin (août rouge). Les universitaires chinois ont estimé qu'au moins 300 000 personnes sont mortes dans ces massacres[77],[86],[87].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ces massacres étaient principalement dirigés par les branches locales du Parti communiste, les agences gouvernementales, les milices et même les militaires. La plupart des victimes des massacres étaient des membres des « cinq catégories noires » ainsi que leurs enfants et des membres d'organisations antigouvernementales[88]. Les massacres dans le Guangxi et le Guangdong ont été parmi les plus graves. Dans le Guangxi, les documents officiels d'au moins 43 comtés ont enregistré des massacres locaux, 15 d'entre eux enregistrant un nombre de morts supérieur à 1 000; dans le Guangdong, au moins 28 comtés signalent des massacres locaux, 6 d'entre eux faisant plus de 1 000 morts[89].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Le cannibalisme a été pratiqué dans certains endroits en Chine durant le massacre de Guangxi. C'est notamment le cas au Guangxi, mais aussi dans le Sud du Hunan. Le cas du Guangxi a été documenté par l'écrivain chinois Zheng Yi, lors d'une enquête menée dans cette province en 1986 et 1988 sur des événements survenus en 1968[90]. Le résultat de cette investigation publié sous le titre de Stèles rouges : du totalitarisme au cannibalisme[91] est accablant pour les autorités locales, qui ont laissé faire[92]. Zheng Yi décrit des scènes de cannibalisme et affirme qu'au moins 10 000 personnes sont tuées et mangées durant cette période[93]. Ce nombre est à mettre en relation avec les 100 000 morts estimées au total dans le Guangxi[94],[95].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Dans la région autonome de Mongolie-Intérieure, une campagne massive d'« extirpation » d'un hypothétique « parti mongol » indépendantiste et clandestin, parti qui aurait été dirigé par Ulanhu, a donné lieu à une immense purge entre novembre 1967 et mai 1969. Selon les statistiques officielles ultérieures, 340 000 personnes ont été arrêtées, 16 222 tuées. Les chiffres fournis par les victimes font état de plus de 50 000 morts[96]. Si les autorités ont attribué par la suite, dans un rapport officiel datant de 1980, la responsabilité de ces événements à Lin Biao, Kang Sheng et la bande des Quatre, les véritables responsables, dirigeant le « comité révolutionnaire de Mongolie-intérieure », ont en réalité agi à l'initiative du gouvernement central et ensuite bénéficié de la protection du gouvernement de Deng Xiaoping[97],[98].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Le massacre de Shadian a eu lieu en 1975 dans le village de Shadian, commune de Jijie, district de Mengzi, au Yunnan. L'Armée populaire de libération, chargée de la « pacification » bombarde le village avant d'y pénétrer, en tirant sur les habitants. Il n'existe pas de chiffres certains du nombre de tués, estimés cependant à un millier[99],[100].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Affrontements entre factions et purges politiques

Séance de lutte de Sampho Tsewang Rigzin du Tibet.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Les affrontements entre factions, ou « Wudou (en) », étaient des conflits entre factions (principalement parmi les gardes rouges) qui ont commencé à Shanghai et se sont ensuite étendus à d'autres régions de la Chine. Il a amené le pays à l'état de guerre civile[88],[101]. Les armes utilisées dans les conflits armés comprenaient quelque 18,77 millions (certains disent 1,877 million[102]) d’armes à feu, 2,72 millions de grenades, 14 828 canons, des millions d’autres munitions et même des voitures blindées et des chars[88]. Les chercheurs ont souligné que le nombre de morts dans les « Wudou » variait de 300 000 à 500 000, tandis que certains documents du Parti communiste chinois ont révélé que 237 000 personnes avaient été tuées[77],[88],[103]. En outre, plus de 7 030 000 personnes ont été blessées ou même paralysées à vie[103].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De plus, des millions de personnes en Chine ont été violemment persécutées, en particulier lors des « séances de lutte ». Certaines personnes n'ont pas pu supporter la torture et se sont suicidées par la suite. Les chercheurs ont souligné qu'au moins 100 000 à 200 000 personnes se sont suicidées au début de la révolution culturelle[75],[77].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans le même temps, plusieurs purges politiques massives ont également eu lieu. De 1968 à 1969, le « nettoyage des rangs de classe (en) » a eu lieu, qui a entraîné la mort d'au moins 500 000 personnes[88],[104]. D'autres purges politiques massives se sont poursuivies dans les années 1970.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Lors de ces purges, dans le « cas d'espionnage de Zhao Jianmin » du Yunnan, par exemple, plus de 1,387 million de personnes ont été impliquées et persécutées, ce qui représentait à l'époque 6 % de la population totale du Yunnan; de 1968 à 1969, plus de 17 000 personnes sont mortes dans les massacres tandis que 61 000 personnes sont devenues infirmes à vie[88],[105].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • En novembre 1966, les gardes rouges, principalement tibétains, issus de certaines universités de Pékin, arrivent au Tibet. Combinant souvent leur travail révolutionnaire à des séjours dans leur famille, ils propagèrent la révolution culturelle aux villages et herbages de tout le plateau tibétain[106],[107]. Le journaliste Pierre-Antoine Donnet affirme que dès 1966, les gardes rouges détruisirent de façon systématique, méthodique, calculée, planifiée et totale la civilisation tibétaine[108]. Selon l'écrivain chinois Wang Lixiong, les autorités au Tibet ont souvent essayé de réfréner les actions radicales, ainsi l'armée populaire de libération a systématiquement soutenu les factions les plus conservatrices contre les rebelles. Les temples et les monastères ont survécu le mieux dans les zones et villes non périphériques où les autorités étaient encore en mesure de faire plus ou moins régner l'ordre[109].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Religions

Sculptures du Bouddha mutilées pendant la révolution culturelle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

La révolution culturelle réprime toutes les formes de croyance religieuse[110],[111].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans son ouvrage Mémoire interdite. Témoignages sur la révolution culturelle au Tibet, l'auteure Tsering Woeser veut comprendre pourquoi des temples comme le Jokhang ont été saccagés par les jeunes gardes rouges, comprenant des Han, mais aussi une majorité de Tibétains, venus de Pékin ou des lycées de Lhassa. Woeser explique : « Les plus jeunes, souvent, croyaient vraiment à la propagande de Mao. Elle était efficace et, d'ailleurs, on y a cru dans le monde entier. Mais on s'aperçoit aussi combien de gens n'avaient pas le choix : ils participent parce qu'ils ont peur. Parce que c'est la seule manière de survivre »[112].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À Pékin, les églises chrétiennes sont fermées, les religieux chinois emprisonnés et les religieux étrangers expulsés. Des prêtres catholiques qui refusent d'abjurer leur foi sont emprisonnés, torturés et exécutés[113].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Sexualité

L’asexualité révolutionnaire atteint son paroxysme pendant la révolution culturelle. Ainsi dans les Huit opéras modèles, il n’existe pas de représentation de rapports amoureux ou sexuels. Le sexe est banni. Une part significative des attaques des gardes rouges portent sur l’adultère et des comportements qualifiés d’immoraux. Plus tard, lors du mouvement d'envoi des zhiqing à la campagne, la majorité de ces derniers se voient refuser la possibilité de mariage et de relations amoureuses. Toutefois dans certaines régions des concubinages sont tolérés. Le mariage est encadré politiquement notamment avec une enquête (zuzhi shencha) sur les deux prétendants notamment au regard de leur origine de classe[114].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Culte de la personnalité

Pendant la révolution culturelle, les journées doivent commencer par trois saluts devant un portrait de Mao Zedong. Puis les Chinois chantent l'hymne national et se consacrent à la lecture du Petit Livre rouge. Lors de la pause du midi, le Grand Timonier est remercié pour sa bonté. Le soir, après une autocritique de chacun pour ses activités de la journée, les tâches et les bonnes résolutions du lendemain sont présentées. Dans la journée des fanfares peuvent annoncer les « dernières instructions du Président Mao ». Les activités doivent alors s'arrêter et les travailleurs écoutent les haut-parleurs déversant la bonne parole[115].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Lors de la révolution culturelle, le très officiel portrait de Mao Zedong de la place Tian'anmen est diffusé à travers le pays à deux milliards deux cents millions d'exemplaires[116].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Arts

Tous les anciens spectacles de théâtre, opéras, musique et de cinéma sont interdits, les salles de spectacles sont fermées. Pour remplacer ces « vieilleries », huit opéras et ballets sont institués. Le plus connu est La Légende de la lanterne rouge. La nouvelle vie culturelle du pays est organisée autour de cette production[117].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Des artistes sont assassinés ou mutilés : bras brisés pour les acrobates, doigts écrasés pour des pianistes[118]. Ainsi la photographe Hou Bo est accusée d'être contre-révolutionnaire, Jiang Qing lui reprochant notamment ses photographies du président de la république populaire de Chine, Liu Shaoqi tombé en disgrâce. Elle est alors déportée dans un laogai[119].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À la fin des années 1970, apparaît la littérature des cicatrices.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Repentances individuelles

Quelques témoignages individuels des acteurs de l'époque brisent la chape de plomb plaquée sur cette période de l'histoire chinoise.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1970, le jeune Zhang Hongbing, fanatisé par la révolution culturelle, dénonce sa mère, l'accusant d'avoir critiqué Mao Zedong. Celle-ci est alors arrêtée par des militaires après avoir été brutalisée. Elle est exécutée deux mois plus tard[120],[121].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Huang Nubo publie sous le pseudonyme de Ying Luo : Le gène du garde rouge. Souvenirs de la révolution culturelle. Il s'y présente à la fois victime et coupable. Il décrit son embrigadement progressif, montre le cadavre de son père abandonné sur un tas d'ordures, sa mère mendiante. Il évoque ce « gène du garde rouge » qui le marque à vie[122].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Chen Xiaolu[4], fils du maréchal Chen Yi, l'un des fondateurs de la République populaire, fut le premier prince rouge à regretter son comportement à l'époque. Ancien garde rouge[123], il a exprimé ses regrets pour son implication dans la « tragédie de la révolution culturelle »[124],[125]. Song Binbin, fille de Song Renqiong un des huit immortels du Parti communiste chinois, était une des élèves de l'école de Pékin pour jeunes filles de l'élite communiste. Elle a demandé pardon, en 2014, pour ses actes commis pendant la révolution culturelle. Toutefois elle affirme ne pas avoir participé à l'assassinat de Bian Zhongyun le 5 août 1966 (une des premières victimes de la révolution culturelle) mais concède de ne pas s'y être opposée. C'est Song Binbin qui le 18 août 1966, devant des milliers de jeunes réunis sur la place Tiananmen, remit le brassard de garde rouge au président Mao Zedong[35].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Très peu de gardes rouges ont pris la décision d'expliquer leurs attitudes et d'assumer cette période, préférant se protéger dans le silence[126].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Condamnations

L'ancienne Garde rouge Nie Yuanzi considère que le Parti communiste chinois est responsable de la révolution culturelle. En effet en 1966, aucun membre du comité central ne s'est opposé à celle-ci. Donc la « responsabilité de ce désastre » ne relève pas de la seule bande des Quatre, contrairement aux allégations du parti en 1980[127].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le 16 mai 2016, date du 50e anniversaire du début de la révolution culturelle, les médias officiels chinois passent le sujet sous silence, et les discussions à son propos sur les réseaux sociaux chinois sont censurées[128].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le 17 mai 2016, Le Quotidien du Peuple sort du silence. Dans son éditorial, le journal prend position contre la révolution culturelle : « L’histoire a bien montré que, dans la pratique comme dans la théorie, la révolution culturelle a été une erreur totale, en aucun cas elle n’est et ne peut être vue comme une révolution ou un progrès social »[129],[130].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Luo Diandian, la fille de Luo Ruiqing, ancien responsable de la sécurité publique éliminé au début de la révolution culturelle, réclame des excuses publiques des dirigeants chinois comme ce fut le cas pour les dirigeants allemands au nom des atrocités de l’Allemagne nazie[131].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 2018, des reportages ont prétendu que la pratique du Fengqiao, typique de la révolution culturelle, où un village entier s’acharnait dans la critique d’un « contre-révolutionnaire », aurait recommencé dans quelques endroits en Chine[132].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L’après-révolution (1977-1989)

Invalider la révolution culturelle

Article détaillé : Boluan Fanzheng.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Deng XiaopingNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Après la fin de la révolution culturelle en 1976, Deng Xiaoping a proposé pour la première fois l'idée de « Boluan Fanzheng » en septembre 1977[133],[134]. Le programme Boluan Fanzheng a corrigé les erreurs de la révolution culturelle et démantelé progressivement les politiques maoïstes associées à la révolution[135].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En décembre 1978, Deng Xiaoping est devenu le chef de file suprême de la Chine. En 1981, le Parti communiste chinois a déclaré que la révolution culturelle était « responsable du revers le plus grave et des pertes les plus lourdes subies par le Parti, le pays et le peuple depuis la fondation de la république populaire de Chine »[16].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Réforme et ouverture

Article détaillé : Réforme économique chinoise.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En décembre 1978, Deng Xiaoping est devenu le chef de file suprême de la Chine et a lancé le programme historique « Réforme et ouverture »[136]. Deng réussit à rallier les paysans à cette alliance politique, grâce à la décollectivisation des terres. Celles-ci sont rendues aux paysans même si elles restent propriété théorique de l'État. Dès janvier 1979, dans la province du Sichuan, dirigée par Zhao Ziyang, une réforme des entreprises est engagée, les profits sont réhabilités et les entreprises d'état retrouvent une autonomie. En 1979 des zones économiques spéciales sont ouvertes, des entreprises étrangères peuvent s'y installer. En 1984 les communes populaires et autres structures collectivistes sont supprimées, la création d'entreprises privées est autorisée. Les déplacements de la population sont simplifiés, ce qui va conduire à une urbanisation rapide du territoire chinois[69].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Suites politiques

Le réformiste Hu Yaobang est chargé de la réhabilitation des dirigeants du parti éliminés par Mao au cours de la révolution culturelle. Les intellectuels sont réhabilités par milliers. Les dirigeants du parti éliminés reprennent peu à peu leur place : Peng Zhen, Chen Yun, Bo Yibo… Les victimes décédées sont aussi réhabilitées : Peng Dehuai, Liu Shaoqi… En 1979 c'est au tour des « droitiers ». En 1980 Hu Feng est aussi réhabilité[137].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De novembre 1978 à mars 1979 se développe un mouvement de contestation qui demande davantage de liberté. Mais il est violemment réprimé. En octobre 1979 se tient la procédure du dissident Wei Jingsheng. Dans le parti s'opposent toujours des réformateurs et des conservateurs. En 1986 Hu Yaobang propose de séparer le parti de l'État, il est désavoué par Deng et démis de ses fonctions en 1987. L'alliance de 1976 éclate, les conservateurs écrasent les manifestations de la place Tian'anmen[69]. Les réformateurs sont limogés dont le secrétaire général du Parti communiste chinois ; Zhao Ziyang[138].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Analyses d'universitaires

Sur la nature de la révolution culturelle, plusieurs écoles de pensée ont vu le jour. Ainsi, selon Jin Qiu, Mao joua un rôle moteur au début du mouvement mais ce dernier, au fur et à mesure de son déroulement, s'écarta de façon très marquée de la vision utopique de son chef. La révolution culturelle s'avéra dans les faits un mouvement décentralisé et divers qui perdit peu à peu de sa cohésion, se muant en un grand nombre de « révolutions locales » qui différaient par leur nature et leurs buts[139].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les rapports entre le mouvement et la personnalité de Mao ont également attiré l'attention d'universitaires. S'étant toujours vu comme chef de guérilla de temps de guerre, Mao éprouvait de la méfiance à l'égard des aspects bureaucratiques de la gouvernance en temps de paix. Avec la révolution culturelle, il revint à sa vocation d'origine, assumant à nouveau le rôle de chef de guérilla luttant contre la bureaucratie institutionnalisée du parti. Pour Roderick MacFarquhar et Michael Schoenhals (en), le mouvement n'est ni une guerre faite pour imposer la pureté idéologique ni une simple lutte de pouvoir visant à éliminer les rivaux de Mao. Ils estiment que la révolution culturelle se produisit à la suite d'une série de facteurs complexes : les rapports de la Chine avec le mouvement communiste mondial, des considérations géopolitiques, la brouille avec l'Union soviétique et les échecs du Grand Bond en avant. Le mouvement fut aussi, en partie, une tentative de consolider la place de Mao dans l'histoire, d'accroître le prestige dont il jouissait de son vivant et d'assurer la perdurance de ses idées après sa mort[140].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'hystérie collective entourant la révolution culturelle fut sans précédent. Phillip Short soutient que cette dernière comportait des éléments apparentés à une forme de culte religieux. Mis au rang d'un dieu, Mao devint la référence suprême quant à la définition de la doctrine communiste. Cependant, le caractère abscons de ses écrits entraîna des conflits incessants quant à leur interprétation, les conservateurs comme les rebelles empruntant aux enseignements de Mao pour atteindre des buts divergents. Nombre de luttes de factions n'étaient pas sans ressembler à des guerres de religion, chaque camp se réclamant de la forme la plus authentique du maoïsme[141].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

D'après Barbara Barnouin et Yu Changgen qui résument ainsi la révolution culturelle : « un mouvement politique qui engendra des divisions sociales sans précédent, la mobilisation des foules, l'hystérie, des soulèvements, une cruauté arbitraire, des tortures, des assassinats et même la guerre civile » ; à leurs yeux, Mao est « l'un des despotes les plus tyranniques du XXe siècle »[142].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon le sinologue Simon Leys : « La révolution culturelle, qui n’eut de révolutionnaire que le nom, et de culturelle que le prétexte tactique initial, fut une lutte pour le pouvoir menée au sommet entre une poignée d’individus, derrière le rideau de fumée d’un fictif mouvement de masse »[143].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Quelques années plus tôt, en 1967, dans un livre préfacé par Étienne Fajon, le correspondant de L'Humanité en Chine, Jean-Émile Vidal, formulait une analyse similaire : fanatisation et militarisation de groupes de jeunes, destinées à éliminer des militants du Parti communiste chinois, gênants, pour Mao-Tse Toung et Lin Piao. L'auteur y percevait un substitut au stalinisme plus caractérisé que le précédent, qui s'avéra selon lui préjudiciable pour le mouvement communiste international. Étienne Fajon estimait qu'on ne pouvait pas se taire, malgré le rôle de la Chine dans le combat contre l'« impérialisme américain » au Viet-Nam[144].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour Mobo Gao, professeur d'études chinoises à l'université d'Adélaïde (Australie), la majorité des Chinois considèrent, non sans nostalgie, l'ère de Mao comme le « bon vieux temps » et une période faste pour les travailleurs de l'agriculture et de l'industrie[145]. Cette vision est contraire à celle que le parti communiste chinois et l'intelligentsia chinoise ont de la révolution culturelle, vision qui est reprise par les médias occidentaux et la plupart des chercheurs[146].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Annexes

Une catégorie est consacrée à ce sujet : Révolution culturelle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bibliographie

: Ce logo indique que la source a été utilisée pour l'élaboration de l'article.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ouvrages généraux

  • Marie-Claire Bergère, La République populaire de Chine de 1949 à nos jours, Armand Colin, 1987 Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Luc Domenach, Chine : L'archipel oublié, Fayard, 1992, 692 p. (ISBN 978-2-213-65893-3, lire en ligne) Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Claude Hudelot, Le Mao, Rodez, Le Rouergue, 2009, 476 p. (ISBN 978-2-8126-0042-5) Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jacques Guillermaz, Le Parti communiste chinois au pouvoir, Payot, « Petite Bibliothèque Payot », 1979. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Collectif, Le Livre noir du communisme, Paris, Robert Laffont, 1998 (ISBN 2-221-08882-4) Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Michel Bonnin, Génération perdue. Le mouvement d'envoi des jeunes instruits à la campagne en Chine, 1968-1980, Paris, Éditions de l'EHESS, 2004 (ISBN 2-7132-2016-5)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alain Badiou, L'hypothèse communiste, Nouvelles Éditions Lignes, 2009, « La dernière révolution? », p.85-134.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ouvrages sur la révolution culturelle

  • Simon Leys, Ombres chinoises, essai, Paris, Union Générale d'Édition, coll. «10-18», 1974. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Simon Leys, Les Habits neufs du président Mao, chronique de la révolution culturelle, Champ libre, 1971 ; rééditions 1977, 1987, puis Librairie générale française, 1989 (ISBN 2-253-05161-6) Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Révo. cul. dans la Chine pop., Anthologie de la presse des gardes rouges, Union générale d'éditions, collection 10/18, 1974Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Song Yongyi (dir.), trad. Marc Raimbourg, préf. Marie Holzman, Les Massacres de la Révolution culturelle, 2008, Buchet-Chastel (ISBN 2-283-02201-0) Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Roderick MacFarquhar et Michael Schoenhals, La Dernière révolution de Mao. Histoire de la révolution culturelle 1966-1976, Paris, Gallimard, 2009 (ISBN 2-070-78579-3) Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Le Petit Livre rouge d'un photographe chinois, Li Zhensheng et la révolution culturelle, Paris, Phaidon, 2003, 315 p., ill. (ISBN 0-7148-9354-4)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Mobo Gao, The Battle for China's Past: Mao and the Cultural Revolution, London and Ann Arbor, Pluto Press, 2008, 270 + XI (ISBN 978-0-7453-2780-8, lire en ligne).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Tsering Woeser, Mémoire interdite. Témoignages sur la révolution culturelle au Tibet, éd. Gallimard, traduction Li Zhang & Bernard Bourrit, 2010, (ISBN 2070131157) Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Ken Ling, La vengeance du ciel, Un jeune chinois dans la révolution culturelle. Titre original The revenge of Heaven, Journal of a young Chinese Dr Ivan London & Miriam London, 1972 Putnam's Sons New York (ISBN 0399-10692-8), Traduction française Robert Laffont, Paris 1981 (ISBN 2-221-00624-0)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Yang Jisheng : Renverser ciel et terre. La tragédie de la Révolution culturelle, 1966-1976, Seuil, 920 pages, 2020.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • La Révolution culturelle en Chine et en France, sous la direction de Miao Chi, Olivier Dard, Béatrice Fleury et Jacques Walter, Paris, Riveneuve Éd., 2017, 378 pagesNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Documentaire

  • Chinois, encore un effort pour être révolutionnaires !, un film de René Viénet sorti en 1977.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Articles

  • Jacques Andrieu, « Les gardes rouges : des rebelles sous influence », Cultures et Conflits, no 18, 1995, p. 121-164. [lire en ligne]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Youqin Wang, « Trouver une place pour les victimes. La difficile écriture de l’histoire de la révolution culturelle », Perspectives chinoises, 2007, 4 [lire en ligne].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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  1. Que désigne « Révolution culturelle » ? — Non vérifiéPendant la révolution culturelle, les slogans de propagande politique des gardes rouges sur le mur du campus de l'université Fudan de Shanghai : « Défendez le Comité central du Parti avec du sang et de la vie !

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéContexte culturel et politique

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéGrand Bond en avant (1958-1960)

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéRévolution culturelle

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéPendant la révolution culturelle, les slogans de propagande politique des gardes rouges sur le mur du campus de l'université Fudan de Shanghai : « Défendez le Comité central du Parti avec du sang et de la vie ! Défendez le président Mao avec du sang et de la vie ! ».

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéDate | 16 mai 1966 - 6 octobre 1976

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéLieu | Chine

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  8. Passage de cet article — Non vérifiéCause | Préservation du communisme en purgeant les éléments capitalistes et traditionnels, et lutte de pouvoir entre maoïstes et pragmatiques.

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  9. Passage de cet article — Non vérifiéRésultat | Boluan Fanzheng : Début de la période de transition Réforme économique chinoise à partir de 1978.

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  10. Passage de cet article — Non vérifié16 mai 1966 | Mao Zedong lance la révolution culturelle afin de consolider son pouvoir.

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  11. Passage de cet article — Non vérifiéAoût - septembre 1966 | Août rouge : Début des massacres en Chine.

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  12. Passage de cet article — Non vérifié9 septembre 1976 | Mort de Mao Zedong.

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  13. Passage de cet article — Non vérifié6 octobre 1976 | Arrestation de la bande des Quatre : Fin de la révolution culturelle.

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéLa révolution culturelle (en chinois : 文革, pinyin : wéngé), ou grande révolution culturelle prolétarienne (无产阶级文化大革命, wúchǎn jiējí wénhuà dàgémìng), plus couramment la grande révolution culturelle (文化大革命 wénhuà dàgémìng), (1966-1976), représente l'un des événements marquants de l'histoire de la république populaire de Chine, dont le retentissement international est considérable.

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  15. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1966, Mao Zedong décide de lancer la révolution culturelle afin de consolider son pouvoir en s'appuyant sur la jeunesse et les étudiants du pays. La révolution est lancée avec l'aide du groupe de la révolution culturelle. Le dirigeant souhaite purger le Parti communiste chinois (PCC) de ses éléments « révisionnistes » et limiter les pouvoirs de la bureaucratie. Les « gardes rouges », groupes de jeunes Chinois insp…

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéPendant la révolution culturelle, des dizaines de millions de personnes sont persécutées, avec un nombre estimé de morts allant de centaines de milliers à 20 millions,,,,,,. Certains auteurs, comme le sinologue Jean-Luc Domenach, ou l'historien Stéphane Courtois dans l'ouvrage collectif Le Livre noir du communisme, estiment le nombre de morts à plusieurs millions. À partir de l'Août rouge de Pékin, des massacres ont …

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1978, Deng Xiaoping est devenu le nouveau chef suprême de la Chine et démantèle progressivement les politiques maoïstes associées à la révolution culturelle en lançant le programme « Boluan Fanzheng ». Deng commence une nouvelle phase de la Chine en lançant le programme historique de réformes et d'ouverture. En 1981, le Parti communiste chinois déclare que la révolution culturelle était « responsable du revers le …

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  18. Passage de cet article — Non vérifiéArticles détaillés : Grand Bond en avant et Grande famine chinoise.

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  19. Passage de cet article — Non vérifiéÀ la suite des conséquences de la politique économique décidée par Mao lors du Grand Bond en avant de 1958, provoquant entre 15 et 55 millions de morts dans la « Grande famine chinoise », celui-ci quitte son poste de président de la république populaire de Chine. Le Congrès national populaire élit alors Liu Shaoqi comme successeur de Mao Zedong. Même s'il reste officiellement à la tête du Parti communiste chinois (PC…

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéAu début de 1962, la « Conférence des 7 000 cadres » s'est tenue à Pékin, au cours de laquelle la politique de Mao a été critiquée. Après la conférence, Mao a pris une semi-retraite et a laissé de nombreuses responsabilités à Liu Shaoqi et Deng Xiaoping. Cependant, le désaccord entre Mao et Liu (et Deng) devenait plus aigu, en particulier sur l'appel de Mao à la poursuite de la lutte des classes,.

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéÀ partir de l'automne 1962, plusieurs « mouvements répressifs » sont engagés, ils sont connus sous la désignation du Mouvement d'éducation socialiste. Selon le sinologue Jean-Luc Domenach, il s'agit essentiellement de l'épuration de « l'appareil rural ». Cette campagne vise tous les cadres qui, lors de la relative libéralisation des années 1960-1962, se seraient rendus coupables de malversation ou auraient adopté un …

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéConflit entre Mao et Liu

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  23. Passage de cet article — Non vérifiéLe chef du parti Mao Zedong (à gauche) et le président chinois Liu Shaoqi (à droite)

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  24. Passage de cet article — Non vérifiéAprès « l'échec du Grand Bond », Liu Shaoqi décide, en 1960, d'adopter un programme plus modéré et réaliste avec lequel il conduit le redressement économique du pays. Le journaliste chinois Yang Jisheng précise que Liu Shaoqi, prenant conscience des conséquences de la Grande famine, dit à Mao : « Avec autant de morts de faim, l'Histoire retiendra nos deux noms et le cannibalisme sera aussi dans les livres ». Liu Shao…

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéLes deux hommes s'affrontent, d'abord dans un conflit masqué puis ouvertement lors de la révolution culturelle. Liu Shaoqi est accusé de « suivre la voie capitaliste », il est rétrogradé dans la hiérarchie du parti en août 1966. En octobre de la même année il doit faire son autocritique. En 1967, il est expulsé du parti. Enfin il est chassé de la présidence de la République en octobre 1968. Liu Shaoqi meurt en prison…

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  26. Passage de cet article — Non vérifiéSelon l'historiographie chinoise, la révolution culturelle commence en 1966 et s'achève à la mort de Mao Zedong en 1976.

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéPour Marie-Claire Bergère, cette présentation « n'est pas dépourvue d'arrière-pensée politique ». La juxtaposition entre la mort de Mao Zedong et la fin de la révolution culturelle met en avant la responsabilité personnelle de l'ancien président dans cette période ou, pour citer l'expression officielle, durant ces « dix années de calamités ». Michel Bonnin indique que cette question n'est pas sans rapport avec la lut…

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  28. Passage de cet article — Non vérifiéLe prétexte au déclenchement de la révolution culturelle a été une pièce de théâtre parue en 1961, La Destitution de Hai Rui, de Wu Han, historien et vice-maire de Pékin. À l'instigation de Jiang Qing, une critique écrite par Yao Wenyuan en paraît en novembre 1965 dans un journal de Shanghai, le Wen Hui Bao, reprochant à la pièce de se livrer à une attaque déguisée contre Mao. Au début de l'année 1966, les critiques …

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéEn mai 1966 se constitue un « groupe de la révolution culturelle du Comité central » qui critique le groupe de Peng Zhen. La circulaire du 16 mai 1966 dénonce tous les « révisionnistes » présents dans la culture, la politique et l'armée du pays. Le 29 mai 1966, la première organisation de gardes rouges vit le jour au sein de l’université Tsinghua. Les gardes rouges étaient des jeunes, pour la plupart des collégiens e…

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  30. Passage de cet article — Non vérifiéLe 8 août 1966, le comité central du Parti communiste chinois émit un projet de loi (sans doute rédigé par Mao) concernant les « décisions sur la grande révolution culturelle prolétarienne ». Ce texte constitue une forme de charte de la révolution culturelle. Dans cette « Décision en seize points » le gouvernement chinois se déclarait en faveur d’une purge au sein du parti communiste et parmi les intellectuels. La ré…

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  31. Passage de cet article — Non vérifié« La grande révolution culturelle prolétarienne vise à liquider l’idéologie bourgeoise, à implanter l’idéologie prolétarienne, à transformer l’homme dans ce qu’il a de plus profond, à réaliser sa révolution idéologique, à extirper les racines du révisionnisme, à consolider et à développer le système socialiste. Nous devons abattre les responsables du parti engagés dans la voie capitaliste. Nous devons abattre les som…

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  32. Passage de cet article — Non vérifiéLe texte prévoit que l'on ne devra pas prendre de mesure contre les étudiants et élèves des universités et des écoles (article 7), ce qui assure à la jeunesse une forme d'impunité. Les groupes ne sont pas soumis à l'autorité du parti communiste, mais obéissent à une forme de démocratie de masse avec un système d'élection qui doit être semblable à celui de la Commune de Paris. En revanche, les forces armées continuent…

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéArticles détaillés : Garde rouge (Chine) et Août rouge.

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéLa plupart des gardes rouges sont des étudiants et des collégiens. Les critères de recrutement sont multiples. Il peut être tenu compte de la seule bonne conduite politique ou bien de l'origine sociale avec les enfants issus des « cinq Espèces rouges » : fils de paysans pauvres, d'ouvriers, de martyrs, de soldats et de cadres révolutionnaires.

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  35. Passage de cet article — Non vérifiéDes millions de gardes rouges venant des quatre coins du pays se rassemblèrent à Pékin. Le 18 août 1966, du haut de Tian'anmen, Mao et Lin Biao firent de fréquentes apparitions pour se faire acclamer par environ un million de gardes rouges. Mao accepta et porta le brassard qui servait d'insigne à l'une des factions de l'école moyenne dépendant de l'université de Qinghua. Le brassard était rouge avec l'inscription Hon…

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  36. Passage de cet article — Non vérifiéLes gardes rouges faisaient faire leur auto-critique en public aux personnes soupçonnées d’idées contre-révolutionnaires, auto-critique qui serait ensuite retenue comme élément à charge lors de leur procès. La plupart de ceux considérés comme contre-révolutionnaires furent exécutés en public à titre d’exemple ou exilés dans des camps de travail, où les morts à la suite de mauvais traitements étaient légion. Plusieurs…

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  37. Passage de cet article — Non vérifiéEn parallèle, les professeurs et les intellectuels sont envoyés dans les campagnes pour être « rééduqués » par le travail manuel. Puis, une fois les gardes rouges neutralisés par l'armée, une fraction très importante de la jeunesse urbaine subira le même sort durant les dix années suivantes (les zhiqings).

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  38. Passage de cet article — Non vérifiéLa révolution fait peu à peu glisser le pays dans le chaos et la guerre civile, dont l'apogée est atteinte durant l'été 1967. Les exactions des gardes rouges, leurs divisions idéologiques, les rapports de classe expliquent le tournant de la révolution culturelle qui devient confuse. Elle s'étend géographiquement et socialement, surtout lorsque, le 9 décembre 1966, Mao Zedong appelle les ouvriers à prendre une part ac…

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéArticle détaillé : Commune populaire de Shanghai.

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéPendant l'hiver 1966-1967, Shanghai connaît des troubles politiques et sociaux. Les ouvriers des usines s'engagent dans le mouvement révolutionnaire. Les jeunes révolutionnaires sont d'abord minoritaires, mais ils reçoivent l'appui d'une partie des cadres et de l'armée et prennent le pouvoir. En décembre 1966, la municipalité est renversée. Les rebelles (ouvriers et étudiants) désirent mettre en place un système semb…

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  41. Passage de cet article — Non vérifiéEn janvier 1967, les importantes divisions idéologiques des gardes rouges et leurs terribles exactions contre la population et les infrastructures du pays provoquèrent de très graves divisions dans la population et au sein de l'État, accentuant le risque d'une guerre civile. Cette situation amène Mao Zedoung à prendre la décision le 28 janvier de faire entrer l'Armée Populaire de Libération, seule institution de l'Ét…

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  42. Passage de cet article — Non vérifiéSa mission est double : d'une part, l'armée doit protéger les services vitaux du pays en prenant le contrôle des équipements publics, des moyens de transport, de communication et des unités de protection ; d'autre part, elle doit aider, parmi les différentes factions des gardes rouges, les « vrais révolutionnaires » et leur permettre de prendre le pouvoir. Le sinologue Jacques Guillermaz indique qu'en janvier 1967, u…

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  43. Passage de cet article — Non vérifiéSon premier objectif de protection des intérêts vitaux du pays est une réussite. Selon Lin Biao, 400 000 militaires sont affectés à ces tâches. Par contre, l'armée n'apporte pas son « soutien à la gauche maoïste », jugée sectaire et trop radicale, et préfère protéger les « groupes rebelles conservateurs » proche du pouvoir. Les radicaux maoïstes, en perte de vitesse, dénoncent la dictature militaire.

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéArticle détaillé : Incident de Wuhan.

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  45. Passage de cet article — Non vérifiéLes violents combats de juillet 1967 dans la ville industrielle de Wuhan sont emblématiques de cet affrontement idéologique entre la gauche maoïste révolutionnaire et les conservateurs soutenus par l'APL. Ainsi, des groupes d'ouvriers, soutenus par l'armée et les autorités locales, s'opposent à des groupes maoïstes. Les affrontements provoquent des centaines de morts et de blessés. Envoyés par le comité central, Xie …

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  46. Passage de cet article — Non vérifiéLe 22 juillet 1967, Jiang Qing, soutenue par Mao, demande aux gardes rouges de prendre la place de l’Armée populaire de libération quand cela devient nécessaire pour protéger la révolution culturelle. À la suite de cette décision, les gardes rouges commencent à voler et à piller les casernes et autres bâtiments de l'armée sans que la hiérarchie militaire ne puisse y mettre un terme avant l’automne 1968. Des affiches …

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  47. Passage de cet article — Non vérifiéMao indique en septembre que « rien d'essentiel ne divise la classe ouvrière ». Pourtant, devant l'aggravation de la situation sécuritaire dans le pays, l’armée est à nouveau sollicitée pour museler des groupes d’étudiants d’extrême-gauche. L'armée intervient massivement contre les rebelles maoïstes et les étudiants retournent en cours à la fin de 1967. Le groupe d'extrême-gauche de Wang Li est éliminé. Cependant, le…

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  48. Passage de cet article — Non vérifiéAprès le « contre-courant de février », Mao donne à nouveau son soutien au début de 1968 aux groupes révolutionnaires. Afin d'éviter l'écrasement des gardes rouges, des milliers d'ouvriers sont envoyés à l'université de Pékin pour désarmer les factions et rétablir l'autorité. On dit alors que « la classe ouvrière doit diriger en tout » et que « les ouvriers resteront longtemps et même toujours dans l'université ». Ma…

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1968, Liu Shaoqi et Deng Xiaoping sont éliminés du pouvoir, Zhou Enlai est toujours présent mais il s'est aligné sur Mao Zedong qui a retrouvé toute sa plénitude de dirigeant. De plus, l'armée lui apporte son soutien inconditionnel avec Lin Biao à sa tête. Mao peut gouverner comme bon lui semble.

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéEntre 1968 et 1980, près de 17 millions de jeunes urbains sont envoyés autoritairement à la campagne dont le noyau essentiel comprend 4 670 000 anciens gardes rouges déportés entre 1967 et 1969 . Ainsi, les gardes rouges disparaissent du paysage politique chinois. Entre 1968 et 1976, un million de Shanghaïens sont ruralisés de force. Les meneurs radicaux sont exécutés publiquement en avril 1968. Le 9e congrès du PCC,…

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  • Documents (traduits) d'époque sur la révolution culturelleNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Picturing Power: Posters of the Cultural Revolution, exposition en ligne sur le site de l'Ohio State University.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Conférence enregistrée d’Alain Badiou, « La révolution culturelle » (musée du Quai Branly, mars 2014).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Notes et références

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Références 1 à 25
  1. Pour le Grand Bond en avant, les estimations des victimes varient entre 30 et 55 millions de Chinois morts. Le Parti communiste chinois occulte toujours cette période de son histoire afin de protéger l'image de Mao Zedong et du parti.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
  2. Song Binbin, cette « princesse rouge », était élève à l'époque d'une école d'élite à Pékin pour jeunes filles, où Bian Zhongyun, la directrice adjointe de l'école avait été battue à mort par ses élèves en août 1966. Song Binbin a demandé pardon, en 2014, pour ses actes commis pendant la révolution culturelle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
  3. Jian Qing est notamment comparée à Wu Zetian, une ambitieuse concubine qui entre 690 et 704 profita de la mort de l'empereur Tang Gaozong pour se faire proclamer impératrice et instaurer sa propre dynastie les Zhou.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
  4. Chen Xiaolu, fils du maréchal Chen Yi, est marié avec Su Huining, fille de Su Yu, un autre dirigeant de l'APL.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
  5. « Il y a 50 ans, la Chine faisait sa meurtrière Révolution culturelle », sur Franceinfo, 18 août 2016 (consulté le 7 décembre 2019)↩1 ↩2
  6. Lucian W. Pye, « Reassessing the Cultural Revolution », The China Quarterly, no 108,‎ 1986, p. 597–612 (ISSN 0305-7410, lire en ligne)↩1 ↩2 ↩3
  7. (en) « Remembering the dark days of China's Cultural Revolution » [archive du 9 juin 2018], sur South China Morning Post, 18 août 2012 (consulté le 29 novembre 2019)↩1 ↩2 ↩3
  8. (en-US) Valerie Strauss et Daniel Southerl, « How many died? New evidence suggests far higher numbers for the victims of Mao Zedong's era », Washington Post,‎ 17 juillet 1994 (ISSN 0190-8286, lire en ligne [archive du 28 novembre 2019], consulté le 29 novembre 2019)↩1 ↩2
  9. (en-US) World Peace Foundation, « China: the Cultural Revolution | Mass Atrocity Endings » [archive du 28 novembre 2019] (consulté le 29 novembre 2019)↩1 ↩2
  10. « A Brief Overview of China's Cultural Revolution », dans Encyclopedia Britannica (lire en ligne [archive du 6 juillet 2019]) (archive du July 6, 2019) (consulté le 12 juin 2019)↩1 ↩2
  11. « Source List and Detailed Death Tolls for the Primary Megadeaths of the Twentieth Century » [archive du 4 août 2012], sur Necrometrics (consulté le 9 novembre 2014)↩1 ↩2
  12. (en) Yongyi Song, « Chronology of Mass Killings during the Chinese Cultural Revolution (1966–1976) » [archive du 14 janvier 2024], sur Institut d'études politiques, 25 août 2011↩
  13. « 230,000 Died in a Dam Collapse That China Kept Secret for Years », sur OZY, 17 février 2019 (consulté le 25 mars 2020)↩1 ↩2
  14. « CATASTROPHE. Un barrage s'effondre au Laos : plusieurs morts et des centaines de disparus », sur www.ledauphine.com (consulté le 28 mars 2020)↩1 ↩2
  15. (zh) « 1975年那个黑色八月(上)(史海钩沉) », sur Renmin Wang (consulté le 25 mars 2020)↩1 ↩2
  16. « 新中国档案:《关于建国以来党的若干历史问题的决议》 », sur www.gov.cn (consulté le 26 mars 2020).↩1 ↩2
  17. « Chinese Foreign Policy Database - Timeline », sur digitalarchive.wilsoncenter.org (consulté le 21 juin 2020)↩
  18. « Three Chinese Leaders: Mao Zedong, Zhou Enlai, and Deng Xiaoping | Asia for Educators | Columbia University », sur afe.easia.columbia.edu (consulté le 28 juin 2020)↩1 ↩2
  19. (zh) « 毛泽东与刘少奇政见分歧的由来-山东大学政党研究所 », sur www.zdyjs.sdu.edu.cn,‎ 8 janvier 2011 (consulté le 2 juillet 2020)↩
  20. Domenach 1992, p. 254.↩
  21. Yang Jisheng, Stèles. La Grande Famine en Chine, 1958-1961, p. 26. Source : Wang Guangmei et Liu Yuan (femme et fils de Liu Shaoqi), Le Liu Shaoqi que vous ne connaissez pas, Édition du Peuple du Henan, 2000, p. 90.↩
  22. Bergère 1987, p. 234.↩1 ↩2
  23. Jean-Luc Domenach Revue L'Histoire : La Chine, 1912-2012, Numéro 57, octobre-décembre 2012.↩
  24. Bergère 1987, p. 119.↩
  25. Michel Bonnin, « L’histoire de la révolution culturelle et la mémoire de la « génération perdue » sont-elles condamnées à l’oubli ? », Perspectives chinoises [En ligne], 2007/4 | 2007, mis en ligne le 30 décembre 2010, consulté le 7 septembre 2012. URL : http://perspectiveschinoises.revues.org/2493.↩1 ↩2
Références 26 à 50
  1. Claude Hudelot Simon Leys, pourfendeur clairvoyant de Mao et du maoïsme « Les plus stupides (des débris gauchistes des pays occidentaux, toujours volontaires pour être dupes de toutes les propagandes à relents sous-léninistes) ont cru qu’il y aurait quelque chose de « culturel » où la presse maoïste leur a joué le mauvais tour d’avouer que c’était « depuis le début une lutte pour le pouvoir ». (…) Il est sûr que l’effondrement des politiques successives de la bureaucratie est la cause de l’acuité extrême du conflit. L’échec de la politique dite du Grand Bond en avant – principalement du fait de la résistance de la paysannerie – non seulement a fermé la perspective d’un décollage ultravolontariste de la production industrielle, mais encore a forcément entraîné une désorganisation désastreuse, sensibles plusieurs années (…). Quand la tendance de Mao a commencé son offensive publique contre les positions solides de ses adversaires, en faisant marcher les étudiants et les enfants des écoles embrigadés, elle ne visait dans l’immédiat aucune sorte de refonte « culturelle » ou « civilisatrice » des masses de travailleurs, déjà serrées au plus fort degré dans le carcan idéologique dans la rue, au service de cette tendance, l’idéologie du régime, qui est, par définition, maoïste ».↩
  2. Alain Peyrefitte Quand la Chine s'éveillera… le monde tremblera janvier 1974.↩1 ↩2
  3. Jacques Guillermaz, Le Parti communiste chinois au pouvoir, Payot, « Petite Bibliothèque Payot », 1979, p. 441-448.↩
  4. Bergère 1987, p. 122.↩
  5. Bergère 1987, p. 124.↩1 ↩2
  6. Bergère 1987, p. 125.↩
  7. Collectif, Le Livre noir du communisme, 1998, p. 608.↩
  8. Badiou 2009, p. 99, 103 et 105. ↩
  9. Voir pages 97-98 in Awaken: Memoirs of a Chinese Historian, Gu Chang-Sheng, AuthorHouse, 2009.↩
  10. Révolution culturelle en Chine : les remords d'une garde rouge Le Figaro, 14 janvier 2014.↩1 ↩2
  11. Collectif, Le Livre noir du communisme, 1998, p. 612.↩
  12. Collectif, Le Livre noir du communisme, 1998, p. 615.↩1 ↩2 ↩3
  13. Collectif, Le Livre noir du communisme, 1998, p. 614.↩1 ↩2
  14. Bergère 1987, p. 133.↩1 ↩2
  15. Bergère 1987, p. 126.↩
  16. Bergère 1987, p. 127.↩
  17. Collectif, Le Livre noir du communisme, 1998, p. 624.↩
  18. Note : Le maréchal Chen Yi a été le premier maire communiste de la ville de Shanghai de 1949 à 1958.↩
  19. Le Courrier International Liu Guokai, 2006.↩
  20. Bergère 1987, p. 228.↩
  21. Bergère 1987, p. 130.↩
  22. Jacques Guillermaz, Par rapport à ses objectifs initiaux : Le bilan de la « révolution culturelle » apparaît en Chine largement négatif Le Monde Diplomatique, juillet 1967.↩
  23. Bergère 1987, p. 131.↩
  24. Jacques Guillermaz, Le Parti communiste chinois au pouvoir, p. 527-534.↩
  25. Simon Leys, Essais sur la Chine, p. 71-75.↩
Références 51 à 75
  1. Badiou 2009, p. 113-119. ↩
  2. Bergère 1987, p. 135.↩
  3. Collectif, Le Livre noir du communisme, 1998, p. 628.↩1 ↩2
  4. Jean-Luc Domenach (1992).↩
  5. Badiou 2009, p. 120. ↩
  6. Sandro Russo, The conclusion scene. Mao and The Red Guards in July 1968, Positions, 13:3, 2005.↩
  7. Michel Bonnin Génération perdue. Le mouvement d'envoi des jeunes instruits à la campagne en Chine, 1968-1980. Le mouvement d’envoi des jeunes instruits à la campagne en Chine, 1968- 1980, 2004.↩
  8. Collectif, Le Livre noir du communisme, 1998, p. 630.↩
  9. Bergère 1987, p. 136.↩
  10. Simon Leys, Essais sur la Chine, pages 224.↩
  11. Alain Roux, La Chine au XXe siècle. 4e éd., pages 116 et suivantes.↩
  12. Statuts du Parti communiste chinois en 1969 « Le camarade Lin Piao a toujours porté haut levé le drapeau de la pensée-maotsétoung. Il applique et défend avec la plus grande loyauté et la plus grande fermeté la ligne révolutionnaire prolétarienne du camarade Mao Tsétoung. Le camarade Lin Piao est le proche compagnon d'armes et le successeur du camarade Mao Tsétoung. ».↩
  13. Jean-Pierre Duteil, « La République populaire de Chine, de 1949 à nos jours »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), Le monde de Clio, mai 2004.↩
  14. Bergère 1987, p. 145.↩
  15. Nathanel Amar, Violences de masse en République Populaire de Chine depuis 1949 Encyclopédie en ligne des violences de masse, 3 janvier 2013.↩
  16. Du maoïsme à la bourse, en passant par les geôles chinoises Libération, 31 juillet 2014.↩
  17. Jacques Andrieu Psychologie de Mao Zedong.↩
  18. Nathanel Amar Violences de masse en République Populaire de Chine depuis 1949.↩
  19. François Godement Revue L'Histoire : La Chine, 1912-2012, Numéro 57, octobre - décembre 2012.↩1 ↩2 ↩3
  20. History and memory present reflections on the past to build our future CEFC, Institut Ricci, 2005.↩
  21. (en) « Beijing Revises 'Correct' Version of Party History Ahead of Centenary », sur Radio Free Asia (consulté le 20 mai 2021)↩
  22. (en-US) J. Michael Cole, « The Chinese Communist Party is playing dangerous games with history », sur iPolitics, 22 avril 2021 (consulté le 20 mai 2021)↩
  23. Alex Payette, «Xi Jinping: la deuxième vague de la Révolution culturelle», sur L'Opinion, 4 août 2020 (consulté le 20 mai 2021)↩
  24. Brice Pedroletti, « Renverser ciel et terre », de Yang Jisheng : cataclysmique Révolution culturelle, journal Le Monde, 23 décembre 2020 (lire en ligne).↩
  25. (zh) Yongyi Song, « 文革中"非正常死亡"了多少人? », sur China in Perspective (consulté le 16 février 2020).↩1 ↩2
Références 76 à 100
  1. (zh) « "四人帮"被粉碎后的怪事:"文革"之风仍在继续吹 », 人民网 (consulté le 29 novembre 2019)↩
  2. (zh) Shu Ding, « 文革死亡人数统计为两百万人 », sur Independent Chinese PEN Center (consulté le 16 février 2020)↩1 ↩2 ↩3 ↩4
  3. (en) R. J. Rummel, China's Bloody Century : Genocide and Mass Murder Since 1900, Transaction Publishers, 31 décembre 2011, 348 p. (ISBN 978-1-4128-1400-3, lire en ligne)↩
  4. Les Massacres de la révolution culturelle, p. 31 - 32.↩
  5. Une période sombre de la Chine Le Monde, 3 avril 2008.↩
  6. Domenach 1992, p. 273.↩
  7. (en-US) Chris Buckley, « Chaos of Cultural Revolution Echoes at a Lonely Cemetery, 50 Years Later », The New York Times,‎ 4 avril 2016 (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 16 février 2020)↩
  8. Youqin Wang (écrivain chinois), Trouver une place pour les victimes. La difficile écriture de l’histoire de la révolution culturelle Perspectives chinoises, 2007.↩
  9. Jean-Louis Margolin, « Chine, une longue marche dans la nuit », dans Stéphane Courtois (dir.), Le Livre noir du communisme : Crimes, terreur, répression, Robert Laffont, 1997, 846 p. (ISBN 978-2221082041) p. 561.↩
  10. Pierre Haski, « Chine:La vidéo et internet contre l'histoire officielle », Rue89, nouvelobs.com, 14 octobre 2008.↩
  11. 杨继绳, 《天地翻覆-中国文革大革命史》, 天地图书有限公司↩
  12. (zh) 宋永毅, 《文革大屠杀》, Xiang gang/香港, 开放杂志出版社,‎ 2002, 272 p. (ISBN 978-962-7934-09-7)↩
  13. (en) Yongyi Song, « Chronology of Mass Killings during the Chinese Cultural Revolution (1966-1976) | Sciences Po Mass Violence and Resistance - Research Network », sur chronology-mass-killings-during-chinese-cultural-revolution-1966-1976.html (consulté le 2 juin 2020)↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6
  14. (zh) Su Yang, « "文革"中的集体屠杀:三省研究 », Modern China Studies, vol. 3,‎ 2006 (lire en ligne)↩
  15. Michel Bonnin, « Zheng Yi : un écrivain chez les cannibales », Perspectives chinoises, vol. 11, no 11-12, 1993, p. 68-71. [lire en ligne].↩
  16. Le cannibalisme au Guangxi (extrait de Stèles rouges de Zheng Yi) Persee.↩
  17. Max Lagarrigue, Stèles rouges, Arkheia.↩
  18. The cannibal within, par Lewis F. Petrinovich.↩
  19. (en) Steven Bela Vardy, Agnes Huszar Vardy, « Cannibalism in Stalin's Russia and Mao's China », East European Quarterly, XLI, no 2, University of Colorado, 2007, p. 234.↩
  20. Les Massacres de la révolution culturelle, p. 40.↩
  21. Wu Di, « Un drame sans précédent dans l'histoire du peuple mongol », dans Les Massacres de la révolution culturelle, p. 131-132 et 138.↩
  22. Wu Di, « Un drame sans précédent dans l'histoire du peuple mongol », dans Les Massacres de la révolution culturelle, p. 205-209.↩
  23. Roderick MacFarquhar and Schoenhals, Michael. Mao's Last Revolution, Harvard University Press, 2006, p. 258.↩
  24. Ma Ping, « Le génocide de musulmans dans le village de Shadian au Yunnan », dans Les Massacres de la révolution culturelle (collectif), trad. Marc Raimbourg, Buchet-Chastel, 2008, rééd. Gallimard, coll. « Folio ».↩
  25. Dru C. Gladney, Muslim Chinese: ethnic nationalism in the People's Republic Harvard, 1991.↩
Références 101 à 125
  1. (en-GB) Tom Phillips, « The Cultural Revolution: all you need to know about China's political convulsion », The Guardian,‎ 11 mai 2016 (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 16 février 2020).↩
  2. (zh) 杨继绳 著, 天地翻覆 : 中国文化大革命历史, 天地图书,‎ 4 juillet 2017 (lire en ligne).↩
  3. (zh) « 文革五十周年:必须再来一次反文革-胡耀邦史料信息网 », sur www.hybsl.cn (consulté le 3 juin 2020).↩1 ↩2
  4. (zh) Shu Ding, « 文革中的"清理阶级队伍"运动——三千万人被斗,五十万人死亡 » [archive du 16 août 2017], 华夏文摘 (consulté le 13 janvier 2020).↩
  5. (zh) « 一个人的冤案和一个时代的冤案-胡耀邦史料信息网 », sur www.hybsl.cn (consulté le 3 juin 2020).↩
  6. (en) Wang Lixiong, Reflections on Tibet, in New Left Review (des extraits ont été traduits dans le Courrier International du 21 au 27 novembre 2002) : « most of the Red Guards who did reach the TAR were Tibetan students, returning from universities elsewhere ».↩
  7. (en) Dorothy Stein, People who count: population and politics, women and children, Earthscan Publications, London, 1995, XI + 239 p., p. 186 : « Although there is evidence that much of the destruction of religious institutions during the Cultural Revolution was in fact actually carried out by Red Guards of Tibetan ethnicity, it has since been laid entirely at the Chinese door ».↩
  8. Pierre-Antoine Donnet, Tibet mort ou vif, Gallimard, 1990, (ISBN 978-2-07-071918-1), p. 133 : « Les sbires du dictateur entreprirent à partir de 1966 la destruction systématique, méthodique, calculée, planifiée et totale de la civilisation tibétaine ».↩
  9. (en) Wang Lixiong, Reflections on Tibet, in New Left Review (des extraits ont été traduits dans le Courrier International du 21 au 27 novembre 2002).↩
  10. Astrid Fossier, Le dialogue inter-religieux en Chine Irénées.net, janvier 2004« Mais c’est pendant la révolution culturelle, période la plus destructrice de la Chine contemporaine, que le summum des persécutions contre toute forme de croyance et de pratiques religieuses fut atteint. ».↩
  11. Pierre Jova à propos de l'ouvrage Dieu est rouge de l'écrivain chinois Liao Yiwu, La Chine rouge du sang des chrétiens Le Figaro, 14 mars 2015 « La persécution monte d'un cran lors de la révolution culturelle, de 1966 à 1976. Il s'agit non plus de contrôler, mais d'éradiquer le christianisme et toute autre religion. Les chrétiens arrêtés doivent prêter le serment des «trois fidélités» : au président Mao, à la pensée du président Mao, et à la ligne révolutionnaire du président Mao. S'ils refusent, ils sont exécutés, emprisonnés, ou déportés pour le Laogai, «la rééducation par le travail», les goulags chinois. ».↩
  12. Brice Pedroletti, "Mémoire interdite" : nuit de dix ans au Tibet, Le Monde, 25 décembre 2010.↩
  13. Les catholiques sous la révolution culturelle, une histoire qui reste à écrire Église d'Asie, mai 2016.↩
  14. Jean-Baptiste Pettier Politiques de l’amour et du sexe dans la Chine de la « révolution sexuelle » sexualité & société, printemps 2010↩
  15. Hudelot 2009, p. 24.↩
  16. Hudelot 2009, p. 48.↩
  17. La Rivière et son secret La Rivière et son secret, des camps de Mao à Jean-Sébastien Bach de Zhu Xiao-Mei, 2007.↩
  18. Thierry Wolton Histoire mondiale du communisme, tome 2 : Les victimes.↩
  19. Clifford Coonan Snapshots from Mao's comrade in revolution The Independent, 1er octobre 2009.↩
  20. Résurgence de témoignages sur la révolution culturelle La Croix, 12 août 2013.↩
  21. Philippe Grangereau Révolution culturelle Une mère sur la conscience Libération, 26 avril 2013.↩
  22. Luo Ying pour Le gène du Garde rouge France culture, 25 janvier 2015.↩
  23. Cary Huang, Chen Xiaolu apologises for torture of teachers at Beijing alma mater South China Morning Poste, 16 octobre 2013.↩
  24. Jane Perlez A Leader in Mao’s Cultural Revolution Faces His Past The New York Times, 6 décembre 2013.↩
  25. La « Révolution culturelle » : un repentir personnel ou national ? La voix de la Russie, 18 octobre 2013.↩
Références 126 à 146
  1. Hudelot 2009, p. 120.↩
  2. Frédéric Koller Le fantôme des gardes rouges L'Express, 1er juin 2006.↩
  3. « La Chine «oublie» le 50e anniversaire de la révolution culturelle », sur leparisien.fr (consulté le 17 mai 2016).↩
  4. « 人民日报谈“文革”:以史为鉴是为了更好前进 », sur news.sina.com.cn (consulté le 19 mai 2016).↩
  5. Des leçons doivent être tirées de la révolution culturelle (Quotidien du Peuple) Xinhua, 17 mai 2016 : « Le Quotidien du Peuple, journal phare du Parti communiste chinois (PCC), a condamné la révolution culturelle, cinquante ans après le début de celle-ci, la qualifiant de "faute [...] que l'on ne peut ni ne doit laisser se répéter". ».↩
  6. En Chine, l’anniversaire de la révolution culturelle fâche les princes rouges Le Monde, 14 mai 2016.↩
  7. Jiang Tao, Fengqiao – Un réveil maoïste pour attaquer la religion, Bitter Winter, 27 décembre 2018.↩
  8. (zh) Baoxiang Shen, « 《亲历拨乱反正》:拨乱反正的日日夜夜 », sur www.hybsl.cn (consulté le 29 avril 2020)↩
  9. (zh) « 邓小平是真理标准问题大讨论的发动者与领导者 », sur cpc.people.com.cn (consulté le 29 avril 2020)↩
  10. Mathieu Duchâtel et Joris Zylberman, Les nouveaux communistes chinois, Armand Colin, 24 octobre 2012, 256 p. (ISBN 978-2-200-28438-1, lire en ligne)↩
  11. Cyrille Pluyette, « Chine: 40 ans de changements économiques en 5 dates clés », sur Le Figaro.fr, 18 décembre 2018 (consulté le 7 juin 2020)↩
  12. Jean-Philippe Béja. Un modernisateur pragmatique et cassant. In : Perspectives chinoises. No 39, 1997. p. 10-16.doi : 10.3406/perch.1997.2085 url : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/perch_1021-9013_1997_num_39_1_2085 Consulté le 21 juillet 2011.↩
  13. Arnaud de La Grange Tiananmen : les émouvants Mémoires de Zhao Ziyang Le Figaro, 16 mai 2009.↩
  14. (en) Jin Qiu, The Culture of Power: the Lin Biao Accident in the Cultural revolution, Standard University Press, Palo Alto, California, 1999, p. 2-3.↩
  15. (en) Mao's Last Revolution, Cambridge, Press of Harvard University Press, Belknap, Massachusetts, 2006.↩
  16. Short, Phillip Short, Mao's Bloody Revolution: Revealed.↩
  17. (en) Barbara Barnouin et Yu Changgen, Zhou Enlai: A Political Life, Chinese University of Hong Kong, Hong Kong, 2006, p. 217 : « a political movement that produced unprecedented social divisions, mass mobilization, hysteria, upheavals, arbitrary cruelty, torture, killings, and even civil war » - « one of the most tyrannical despots of the twentieth century. ».↩
  18. Simon Leys, Les Habits neufs du président Mao, Champ Libre, 1971.↩
  19. Jean-Émile Vidal, Où va la Chine ?, préface d'Étienne Fajon, Paris, Éditions Sociales, 1967.↩
  20. Gao 2008, p. 3: « there is a vast majority of people in China who not only remember the era of Mao as 'the good old days', but who also like and admire the man. [...] On the other hand, people such as rural farmers and urban workers might not have a reason to dislike Mao. For many of them there may be reasons to think positively of him. »↩
  21. Gao 2008, p. 5 : « The Chinese Communist Party's (CCP) official view of he Cultural Revolution, corresponding to the mainstream Chinese intelligentsia understanding and appreciation, is well received and supported by the Western media and most of the scholarly community. »↩

La connaissance se vérifie

Sources et méthode

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