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Spécisme

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Le spécisme (par haplologie, du mot latin species, « espèce », et le suffixe -isme) est la considération que l'espèce à laquelle un animal appartient, par exemple l'espèce humaine, est un critère pertinent pour établir les droits qu'on doit lui accorder ou l’égard porté à ses intérêts. Ce concept éthique est surtout utilisé par les tenants de l'antispécisme, dans un contexte lié aux droits des animaux.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Spécisme
Richard D. Ryder invente le terme « spécisme » en 1970.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Owner of The Superior Human? (2012); the owners have released this screenshot into the public domain · CC0Crédits et droits dans les sources ↓

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Questions essentielles

Qu’est-ce que le spécisme ?

Le spécisme (par haplologie, du mot latin species, « espèce », et le suffixe -isme) est la considération que l'espèce à laquelle un animal appartient, par exemple l'espèce humaine, est un critère pertinent pour établir les droits qu'on doit lui accorder ou l’égard porté à ses intérêts.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Quelle est l’origine du spécisme ?

Pour Paul Waldau, le spécisme serait un phénomène ancien. Il écrit qu'il est usuellement justifié soit de ne pas prendre en compte, soit de prendre secondairement en compte, les intérêts des autres animaux par le postulat qu'ils existeraient pour notre usage.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Origine du terme

Pour Paul Waldau, le spécisme serait un phénomène ancien. Il écrit qu'il est usuellement justifié soit de ne pas prendre en compte, soit de prendre secondairement en compte, les intérêts des autres animaux par le postulat qu'ils existeraient pour notre usage.…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Diffusion de l'idée

L'idée fut popularisée par le philosophe utilitariste australien Peter Singer (qui a connu Ryder à Oxford) dans La Libération animale (1975). Singer explique que le spécisme viole le principe d'égale considération des intérêts, qui découle du principe énoncé…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Interprétations du terme

Plusieurs interprétations concurrentes ou complémentaires du spécisme coexistent. Le terme fait son entrée dans le Petit Robert 2017 sous la définition de l’« idéologie qui postule une hiérarchie entre les espèces ». Cette définition se retrouve (parfois…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Arguments en faveur du spécisme

Les arguments en faveur du spécisme se fondent principalement sur des croyances religieuses, des conceptions philosophiques anthropocentriques et le concept de préférence pour son espèce.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Présentation

Le spécisme (par haplologie, du mot latin species, « espèce », et le suffixe -isme) est la considération que l'espèce à laquelle un animal appartient, par exemple l'espèce humaine, est un critère pertinent pour établir les droits qu'on doit lui accorder ou l’égard porté à ses intérêts. Ce concept éthique est surtout utilisé par les tenants de l'antispécisme, dans un contexte lié aux droits des animaux.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Par extension, le spécisme renvoie aussi à l'idée que les humains accorderaient une considération morale plus ou moins importante aux individus des autres espèces animales en fonction de celle-ci : les animaux de compagnie verraient par exemple leurs intérêts davantage pris en compte que les animaux d'élevage, ceux destinés à l'expérimentation ou considérés comme nuisibles.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le concept de spécisme est élaboré au début des années 1970 par analogie avec les notions de racisme et de sexisme, dans le but de dénoncer une idéologie dominante. De la même manière, la notion de patriarcat a été reprise par le féminisme pour définir ce qui était jugé comme une idéologie omniprésente, invisible et à l'origine d'injustices. Le concept de spécisme est fondamentalement lié à celui d'antispécisme[1].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Origine du terme

Pour Paul Waldau, le spécisme serait un phénomène ancien. Il écrit qu'il est usuellement justifié soit de ne pas prendre en compte, soit de prendre secondairement en compte, les intérêts des autres animaux par le postulat qu'ils existeraient pour notre usage[2]. Aristote affirma notamment la prééminence de l'espèce humaine au IVe siècle av. J.-C. dans son ouvrage Histoire des animaux, dans lequel il établit également une hiérarchie entre les espèces animales. Pour Isocrate, d'après Thierry Gontier, l'animal représente alors le pôle négatif de la dualité humaine, la bestialité étant opposée au logos[3],[4]. De même, toujours selon Gontier, l'orateur romain Cicéron au Ier siècle av. J.-C. utilise, dans ses discours, l'animal comme un outil lui permettant de développer une rhétorique qui l'aide à mettre l'homme en valeur[5]. La religion juive puis la religion chrétienne posent aussi la prééminence de l'espèce humaine sur les animaux, créés pour les humains.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

C'est récemment que cette hiérarchie est questionnée par certains philosophes.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Richard D. Ryder invente le terme « spécisme » en 1970.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le terme « spécisme », avec l'idée corrélative qu'il s’agirait d'un préjugé, est apparu en 1970 dans un pamphlet du psychologue Richard D. Ryder intitulé Speciesism. Ryder avait écrit au Daily Telegraph en avril et mai 1969 trois lettres critiquant l'expérimentation animale, fondées sur des incidents qu'il avait observés dans des laboratoires. Il rejoint un groupe d'intellectuels et d'écrivains d'Oxford connu aujourd'hui sous le nom de « groupe d'Oxford », qui mettait en cause le statut et le traitement des animaux. L'une des activités de ce groupe était d'écrire et de distribuer des pamphlets, tel que « Speciesism », dénonçant l'expérimentation animale.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ryder explique dans son article que : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Depuis Darwin, les scientifiques admettent qu'il n'y a aucune différence essentielle « magique » entre les humains et les autres animaux, biologiquement parlant. Pourquoi, dès lors, faisons-nous moralement une distinction radicale ? Si tous les organismes sont sur un seul continuum biologique, nous devrions aussi être sur ce même continuum. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Il écrit qu'au Royaume-Uni, cinq millions d’animaux sont utilisés chaque année pour l'expérimentation. Pour lui, cette façon de tirer bénéfice, pour notre propre espèce, de mauvais traitements infligés aux animaux relève du spécisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ryder réemploie le terme dans « Expérimentations sur les animaux » dans Animals, Men and Morals (1971), un recueil d’essais sur les droits des animaux édité par trois autres membres du groupe d'Oxford, Stanley, Roslind Godlovitch et John Harris. Il établit alors un parallèle entre spécisme et racisme :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Les mots « race » et « espèce » sont des termes aussi vagues l'un que l'autre que l'on utilise pour classifier les êtres vivants principalement sur la base de leur apparence. On peut faire une analogie entre les deux. La discrimination sur la base de la race, bien que tolérée presque universellement il y a deux siècles, est maintenant largement condamnée. De la même façon, il se pourrait qu'un jour les esprits éclairés abhorreront le spécisme comme ils détestent aujourd’hui le racisme. L'illogisme dans ces deux formes de préjugés est du même type. Si nous acceptons comme moralement inacceptable de faire souffrir délibérément des êtres humains innocents, alors il est logique de trouver inacceptable de faire souffrir délibérément des êtres innocents d'autres espèces. Le temps est venu d'agir selon cette logique. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En français, le terme « espécisme » est parfois employé (par l'anthropologue Pascal Picq dans Il était une fois la paléoanthropologie, ou encore, par le philosophe Jean-Yves Goffi dans Le Philosophe et ses animaux[6]).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Diffusion de l'idée

Peter Singer popularisa le concept de spécisme dans Animal Liberation.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Joel Travis Sage · CC BY 3.0Crédits et droits dans les sources ↓

L'idée fut popularisée par le philosophe utilitariste australien Peter Singer (qui a connu Ryder à Oxford) dans La Libération animale (1975). Singer explique que le spécisme viole le principe d'égale considération des intérêts, qui découle du principe énoncé par Jeremy Bentham : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Chacun compte pour un, et personne pour plus d'un. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bien qu'il puisse y avoir de nombreuses différences entre les humains et les autres animaux, nous partageons avec eux la capacité de souffrir. Aussi, dans la délibération morale, nous devrions selon Peter Singer accorder le même poids à deux souffrances similaires, quel que soit l'individu qui souffre. Une théorie morale qui conduirait à traiter de façon dissemblable deux cas semblables ne serait à ses yeux pas une théorie morale valable. Singer écrit dans le premier chapitre de La Libération animale :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Les racistes violent le principe d'égalité en donnant un plus grand poids aux intérêts des membres de leur propre race quand un conflit existe entre ces intérêts et ceux de membres d'une autre race. Les sexistes violent le principe d'égalité en privilégiant les intérêts des membres de leur propre sexe. De façon similaire, les spécistes permettent aux intérêts des membres de leur propre espèce de prévaloir sur les intérêts supérieurs des membres d'autres espèces. Le schéma est le même dans chaque cas[7]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le terme fit son entrée dans l'Oxford English Dictionary en 1985. En 1994, l'Oxford Dictionary of Philosophy le définit ainsi :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Par analogie avec le racisme et le sexisme, l'attitude consistant à refuser indûment le respect envers la vie, la dignité, ou les besoins d'animaux appartenant à d'autres espèces que l'espèce humaine[8]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Interprétations du terme

Plusieurs interprétations concurrentes ou complémentaires du spécisme coexistent. Le terme fait son entrée dans le Petit Robert 2017 sous la définition de l’« idéologie qui postule une hiérarchie entre les espèces »[9]. Cette définition se retrouve (parfois comme la réciproque de ce que serait l’antispécisme) dans plusieurs sources, comme les magazines Slate[10] ou Marianne[11]. Pour le philosophe Martin Steffens, le corollaire du spécisme serait « la croyance qu'il existe, à l'intérieur du genre « êtres vivants », des espèces distinctes, voire hiérarchisables »[12]. La philosophe Chantal Delsol définit enfin l’antispécisme comme « l'idée selon laquelle la distinction entre les animaux et les hommes équivaudrait à une forme de racisme »[13].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour certains auteurs, le spécisme concernerait plutôt l'inégalité de prise en compte d'intérêts équivalents des individus (notamment celui de ne pas souffrir), en fonction de l'espèce de ces individus[14],[15]. Prendre en compte l'espèce d'un individu pour savoir comment le traiter ne serait toutefois pas forcément spéciste, si ce traitement résulte des caractéristiques pertinentes de l'espèce pour la détermination des intérêts. C'est pourquoi il est moins grave, écrit Peter Singer, de donner une claque (de même intensité) à un cheval qu'à un bébé humain ; car la peau du cheval est plus épaisse que celle du bébé et sa souffrance effective sera donc moindre.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Plus spécifiquement, alors qu'Oscar Horta[16] définit le spécisme en tant que discrimination « injustifiée » des intérêts sur la base seule de l’espèce, certains auteurs tels que Cohen, Tom Regan[17] et François Jaquet[15] considèrent que le terme de spécisme peut recouvrir la discrimination des individus suivant le critère d'espèce, que cette discrimination soit juste ou injuste.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Alors que la plupart des auteurs précités définissent le spécisme comme une discrimination, certains le définissent aussi comme l'idéologie justifiant cette discrimination[18], le rapprochant de la sorte du racisme, du sexisme et de la notion de carnisme, développée par Melanie Joy[19]. Le spécisme peut également être compris comme un phénomène systémique à la manière de Sarah Zanaz[20] ; le spécisme transcenderait ainsi l'individu pour trouver sa pérennité dans nos systèmes politiques, économiques, culturels, médiatiques, etc.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour sa part, dans son ouvrage Ce ne sont que des animaux. Le spécisme en question[21], tout en reconnaissant que la notion de spécisme se prête à une définition unitaire (toute forme de discrimination fondée sur le critère de l’espèce), Catherine Kerbrat-Orecchioni constate que le terme « spécisme » désigne à la fois une idéologie (qui postule une hiérarchie entre les espèces, et spécialement la supériorité de l’être humain sur les animaux), et un ensemble de comportements (mauvais traitement, exploitation des animaux), et elle affine son approche en proposant quatre axes, complétant chacun à sa manière la formule « Ce ne sont que des animaux, donc »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • ils sont par essence radicalement différents de nous, et inférieurs à nous : spécisme ontologique ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • nous n’avons aucune considération morale à avoir envers eux : spécisme éthique ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • nous n’avons aucune commisération à éprouver envers eux : spécisme affectif ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • nous pouvons en user à notre guise, selon notre bon vouloir et bon plaisir : spécisme pratique, ou en action[22].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Arguments en faveur du spécisme

Les arguments en faveur du spécisme se fondent principalement sur des croyances religieuses, des conceptions philosophiques anthropocentriques et le concept de préférence pour son espèce.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Arguments religieux

Certaines traditions religieuses affirment que les animaux ont été créés à l’usage de l’Homme, et qu’à l’inverse les humains sont des créatures spéciales. Par exemple, les religions abrahamiques enseignent que l’Homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, contrairement aux animaux qui ont été créés pour servir l’Homme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

— Genèse 1:26, traduction Louis Segond, 1910[23]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bien que le bouddhisme reconnaisse aux animaux un statut moral d’êtres sensibles et bien que Bouddha ait prôné le végétarisme[24], le bouddhisme procède à une hiérarchie des êtres, certains étant plus avancés que d’autres dans le cycle des réincarnations[25]. Les animaux peuvent se réincarner en êtres humains, les humains peuvent être rétrogradés en animaux dans leur prochaine vie s’ils se sont mal comportés, et seuls les humains peuvent atteindre directement l’illumination (les animaux devant d’abord se réincarner en humains).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

On retrouve cette conception de progression dans les réincarnations dans l'hindouisme. Certains hindous sont végétariens, avec un profond respect pour les vaches en particulier (représentant la terre/mère, la figure centrale)[26].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Anthropocentrisme

Une des défenses philosophiques du spécisme est l’anthropocentrisme. Elle se fonde sur l’idée que seuls les humains possèdent certaines capacités mentales considérées comme supérieures telles la raison, le langage, l’autonomie, l’intelligence, etc. Traditionnellement, depuis Aristote, il s’agit de la raison, de la conscience de soi et de la capacité à agir moralement qui sont considérées comme exclusives à l'espèce humaine.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le philosophe Carl Cohen (en) a écrit que le racisme et le sexisme sont injustes car il n'y a pas de différence pertinente entre les sexes ou entre les races, tandis qu'il existe des différences significatives entre les espèces. Les animaux ne seraient pas des personnes selon la définition que Kant en donne[27], par conséquent ils n'ont pas de droits[28]. Il estime d'ailleurs que le spécisme est nécessaire pour agir moralement :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Le spécisme n'est pas simplement plausible, il est essentiel à une conduite juste, parce que ceux qui ne verraient pas de différences moralement pertinentes entre les espèces sont presque sûrs, en conséquence, de mal comprendre leurs vraies obligations[29]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Peter Staudenmaier, professeur associé d'histoire à l'université Marquette[30], a écrit, relevant notamment qu'il n'y avait pas d'animaux capables de revendiquer leurs droits :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« L'analogie avec le mouvement des droits civiques et le mouvement féministe est trivialisant et anhistorique. Ces deux mouvements sociaux furent initiés et conduits par les membres des groupes discriminés eux-mêmes, non par des hommes et des blancs bienveillants agissant au nom des discriminés. Ces deux mouvements se sont construits sur l'idée de réclamer et réaffirmer une commune humanité face à une société qui la leur avait retirée et déniée. Aucun militant pour les droits civiques ou pour les droits des femmes n'ont argué que « nous sommes aussi des êtres sentients ! ». Ils ont argué « nous sommes pleinement humains aussi ! ». Or, le mouvement de libération animale ne reprend pas cet argument humaniste, il le critique directement[31]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Préférence pour le groupe

Plusieurs auteurs[32][source insuffisante] ont affirmé que les humains ont un devoir de préférence envers leur espèce et que ce devoir fondait le spécisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un fondement théorique de la préférence pour le groupe a été proposé par Jean-Pierre Dupuy, qui la fait découler d'une logique de solidarité permettant à chaque humain d'augmenter la probabilité de sa propre survie[33]. Historiquement, cette solidarité s'est établie d'abord au niveau de groupes humains restreints, et pouvait exclure d'autres groupes dont les droits étaient ignorés ; puis la sphère de solidarité s'est progressivement étendue à l'espèce humaine tout entière. Les humains ont majoritairement intérêt à défendre un système moral aux termes duquel la vie et certains droits humains sont sacrés et doivent être préservés absolument. Jean-Pierre Dupuy qualifie ce système d'« auto-transcendant » car ce serait une construction humaine désormais perçue comme absolue et au-dessus des humains.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Arguments contre le spécisme

Antispécisme

Article détaillé : Antispécisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour les tenants de l'antispécisme (mouvement philosophique et politique opposé au spécisme), le spécisme est une idéologie condamnable, et un « mouvement de libération animale » est nécessaire pour mettre un terme à l'exploitation des animaux[34].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour les antispécistes, « le spécisme peut être défini comme l’idée selon laquelle l’espèce à laquelle appartient un être vivant constitue en soi un critère de considération morale »[35], c'est-à-dire « la croyance en une supériorité ontologique de l’homme sur l’animal »[36]. Le raisonnement antispéciste procède ainsi soit par extension de la morale existante en fondant les droits des animaux sur ceux que les humains se reconnaissent mutuellement (approche par les droits), soit par construction utilitariste en étendant le respect des intérêts des individus à tout individu pouvant avoir des intérêts. D'après Jeremy Bentham « La question n'est pas « peuvent-ils raisonner ? », ni « peuvent-ils parler ? », mais « peuvent-ils souffrir ? » »[37]. Certains antispécistes estiment ainsi que les intérêts des animaux doivent être respectés comme le sont ceux des humains[38].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour les tenants de l'antispécisme, les arguments soutenant le spécisme, tels que le capacitisme ou la préférence pour le groupe, n'ont pas de lien logique avec le critère d'espèce[15].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Argument capacitisteNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un argument fréquemment utilisé pour justifier le spécisme est que la discrimination envers les animaux ne découle pas directement de leur appartenance à une autre espèce, mais plutôt de leur niveau inférieur de rationalité ou de conscience par rapport aux êtres humains. Cependant, cette objection soulève une difficulté conceptuelle : certains êtres humains, tels que les bébés, les personnes atteintes de handicaps mentaux profonds ou encore les personnes âgées en état de sénilité avancée, ne remplissent pas pleinement ces critères. Comme le souligne le philosophe François Jaquet[15], ces individus, désignés dans la littérature philosophique sous le terme de « cas marginaux », possèdent un niveau de rationalité et de conscience potentiellement inférieur à celui de certains animaux. Ils ne sont pas non plus capables de revendiquer leurs droits.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Or, malgré leur moindre capacité cognitive, ces individus sont protégés contre des pratiques que l'on inflige aux animaux non humains, telles que l'expérimentation invasive ou l'élevage en vue de la consommation. Ainsi, cette distinction ne repose pas sur le degré de rationalité ou de conscience, mais bien sur l'appartenance à une espèce. C'est un raisonnement circulaire.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Préférence pour le groupeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les tenants de l'argument de la préférence pour le groupe concèdent que les êtres humains ne jouissent pas d’un statut moral particulier, mais avancent que certaines relations justifient certains privilèges. Par exemple, il est généralement admis qu'il n'est pas problématique de favoriser sa famille par rapport à de simples inconnus. En étendant ce raisonnement, on pourrait soutenir que l'appartenance à l'espèce humaine—vu comme un cercle plus étendu que celui de la famille — justifie, dans une certaine mesure, des privilèges analogues (Gray 1990).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon François Jacquet, même en admettant que cette justification fonctionne, sa portée est extrêmement limitée[15] :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Vous devriez peut-être sauver votre sœur d’un incendie plutôt qu’un parfait inconnu dans l’impossibilité de les secourir tous les deux. Mais quelles que soient les préférences gastronomiques de votre sœur, vous ne pouvez pas tuer un inconnu pour lui préparer un pot-au-feu. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Certains partisans du spécisme soutiennent par ailleurs que, contrairement au favoritisme racial mais à l'instar du favoritisme familial, le favoritisme d’espèce constituerait un trait inhérent à la nature humaine (Midgley 1984 ; Posner 2004 ; Post 1993). Cet argument, fondé sur le sophisme l'appel à la nature, est toutefois critiqué comme étant un sophisme : le fait qu'une pratique soit naturelle n'implique pas son caractère moral.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Biologie et théorie de l'évolution

Article détaillé : Évolution (biologie).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La théorie de l'évolution infirme l'idée selon laquelle les humains auraient une essence ou une nature spéciale et différente des autres animaux. Plus généralement, certains antispécistes réfutent la pertinence de la notion d'espèces animales[39].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, Darwin affirme qu'il n'y a qu'une différence de degré, et non de nature, entre les humains et les autres mammifères, tant au plan physique que mental.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Néanmoins la différence entre l'esprit de l'Homme et celui des animaux supérieurs, aussi grande soit-elle, est certainement une différence de degré et non de nature. Nous avons vu que les sentiments et les intuitions, les diverses émotions et facultés, tels que l'amour, la mémoire, l'attention, la curiosité, l'imitation, la raison etc., dont l'Homme se fait gloire, peuvent se trouver à l'état naissant, ou même parfois bien développé, chez les animaux inférieurs[40]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le biologiste de l'évolution Richard Dawkins critique le spécisme dans L'Horloger aveugle (1986) et Pour en finir avec Dieu sur la base de la théorie de l'évolution. Il compare les attitudes racistes du passé avec les attitudes spécistes actuelles. Dans un chapitre de L'Horloger aveugle, intitulé « Le seul vrai arbre de la vie », il explique que la distinction que nous opérons entre les espèces n'est due qu'au fait que les formes intermédiaires sont mortes. Les êtres intermédiaires entre les humains et les chimpanzés, par exemple, sont tout simplement nos ancêtres et les leurs jusqu'à l'ancêtre commun entre nos deux espèces. C'est parce que nous n'avons pas sous les yeux ces êtres intermédiaires que nous pouvons raisonner selon un « esprit discontinuiste » (discontinuous mind) et pratiquer un « double standard » moral : par exemple condamner, au nom de la morale chrétienne, l'avortement d'une seule cellule œuf humaine tout en acceptant la vivisection d'un grand nombre de chimpanzés adultes intelligents.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Au cours d'une discussion avec Peter Singer en 2007, Dawkins avoue qu'il continue de manger de la viande et dit : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« C'est un peu la position qu'avaient beaucoup de gens il y a 200 ans à propos de l'esclavage. Beaucoup se sentaient mal à l'aise mais continuaient de le pratiquer[41]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le philosophe James Rachels estime que la théorie de l'évolution a pour implication éthique d'abandonner la morale traditionnelle, fondée sur la religion et l'essentialisme, et d'adopter une éthique fondée sur l'individualisme moral :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Selon cette approche, la façon dont un individu doit être traité est déterminée, non pas en considérant son appartenance de groupe, mais en considérant ses propres caractères particuliers. Si A doit être traité différemment de B, la justification doit reposer sur les caractéristiques individuelles de A et sur les caractéristiques individuelles de B. On ne peut justifier de les traiter différemment en faisant valoir que l'un ou l'autre est membre d'un groupe privilégié[42]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans la culture

Films abordant le sujet

  • La Planète des singes (série de films)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • The Animals Film (en) (1981)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • A Cow at My Table (en) (1998)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Meet Your Meat (en) (2002)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Behind the Mask (en) (2006)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Peaceable Kingdom: The Journey Home (en) (2009)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Speciesism: The Movie (en) (2013)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Earthlings (2005)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Dominion (2018)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Gunda (2020)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Œuvres littéraires

  • Les Animaux dénaturés de Vercors (1952)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • La Planète des singes de Pierre Boulle (1963)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Défaite des maîtres et possesseurs de Vincent Message (2016)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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  1. Qu’est-ce que le spécisme ? — Non vérifiéLe spécisme (par haplologie, du mot latin species, « espèce », et le suffixe -isme) est la considération que l'espèce à laquelle un animal appartient, par exemple l'espèce humaine, est un critère pertinent pour établir les droits qu'on doit lui accorder ou l’égard porté à ses intérêts.

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  2. Quelle est l’origine du spécisme ? — Non vérifiéPour Paul Waldau, le spécisme serait un phénomène ancien. Il écrit qu'il est usuellement justifié soit de ne pas prendre en compte, soit de prendre secondairement en compte, les intérêts des autres animaux par le postulat qu'ils existeraient pour notre usage.

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéOrigine du terme

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéLe spécisme (par haplologie, du mot latin species, « espèce », et le suffixe -isme) est la considération que l'espèce à laquelle un animal appartient, par exemple l'espèce humaine, est un critère pertinent pour établir les droits qu'on doit lui accorder ou l’égard porté à ses intérêts. Ce concept éthique est surtout utilisé par les tenants de l'antispécisme, dans un contexte lié aux droits des animaux.

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéPar extension, le spécisme renvoie aussi à l'idée que les humains accorderaient une considération morale plus ou moins importante aux individus des autres espèces animales en fonction de celle-ci : les animaux de compagnie verraient par exemple leurs intérêts davantage pris en compte que les animaux d'élevage, ceux destinés à l'expérimentation ou considérés comme nuisibles.

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéLe concept de spécisme est élaboré au début des années 1970 par analogie avec les notions de racisme et de sexisme, dans le but de dénoncer une idéologie dominante. De la même manière, la notion de patriarcat a été reprise par le féminisme pour définir ce qui était jugé comme une idéologie omniprésente, invisible et à l'origine d'injustices. Le concept de spécisme est fondamentalement lié à celui d'antispécisme.

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéPour Paul Waldau, le spécisme serait un phénomène ancien. Il écrit qu'il est usuellement justifié soit de ne pas prendre en compte, soit de prendre secondairement en compte, les intérêts des autres animaux par le postulat qu'ils existeraient pour notre usage. Aristote affirma notamment la prééminence de l'espèce humaine au IVe siècle av. J.-C. dans son ouvrage Histoire des animaux, dans lequel il établit également un…

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  8. Passage de cet article — Non vérifiéC'est récemment que cette hiérarchie est questionnée par certains philosophes.

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  9. Passage de cet article — Non vérifiéRichard D. Ryder invente le terme « spécisme » en 1970.

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  10. Passage de cet article — Non vérifiéLe terme « spécisme », avec l'idée corrélative qu'il s’agirait d'un préjugé, est apparu en 1970 dans un pamphlet du psychologue Richard D. Ryder intitulé Speciesism. Ryder avait écrit au Daily Telegraph en avril et mai 1969 trois lettres critiquant l'expérimentation animale, fondées sur des incidents qu'il avait observés dans des laboratoires. Il rejoint un groupe d'intellectuels et d'écrivains d'Oxford connu aujourd…

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  11. Passage de cet article — Non vérifiéRyder explique dans son article que :

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  12. Passage de cet article — Non vérifié« Depuis Darwin, les scientifiques admettent qu'il n'y a aucune différence essentielle « magique » entre les humains et les autres animaux, biologiquement parlant. Pourquoi, dès lors, faisons-nous moralement une distinction radicale ? Si tous les organismes sont sur un seul continuum biologique, nous devrions aussi être sur ce même continuum. »

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  13. Passage de cet article — Non vérifiéIl écrit qu'au Royaume-Uni, cinq millions d’animaux sont utilisés chaque année pour l'expérimentation. Pour lui, cette façon de tirer bénéfice, pour notre propre espèce, de mauvais traitements infligés aux animaux relève du spécisme.

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéRyder réemploie le terme dans « Expérimentations sur les animaux » dans Animals, Men and Morals (1971), un recueil d’essais sur les droits des animaux édité par trois autres membres du groupe d'Oxford, Stanley, Roslind Godlovitch et John Harris. Il établit alors un parallèle entre spécisme et racisme :

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  15. Passage de cet article — Non vérifié« Les mots « race » et « espèce » sont des termes aussi vagues l'un que l'autre que l'on utilise pour classifier les êtres vivants principalement sur la base de leur apparence. On peut faire une analogie entre les deux. La discrimination sur la base de la race, bien que tolérée presque universellement il y a deux siècles, est maintenant largement condamnée. De la même façon, il se pourrait qu'un jour les esprits écla…

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéEn français, le terme « espécisme » est parfois employé (par l'anthropologue Pascal Picq dans Il était une fois la paléoanthropologie, ou encore, par le philosophe Jean-Yves Goffi dans Le Philosophe et ses animaux).

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéPeter Singer popularisa le concept de spécisme dans Animal Liberation.

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  18. Passage de cet article — Non vérifiéL'idée fut popularisée par le philosophe utilitariste australien Peter Singer (qui a connu Ryder à Oxford) dans La Libération animale (1975). Singer explique que le spécisme viole le principe d'égale considération des intérêts, qui découle du principe énoncé par Jeremy Bentham :

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  19. Passage de cet article — Non vérifié« Chacun compte pour un, et personne pour plus d'un. »

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéBien qu'il puisse y avoir de nombreuses différences entre les humains et les autres animaux, nous partageons avec eux la capacité de souffrir. Aussi, dans la délibération morale, nous devrions selon Peter Singer accorder le même poids à deux souffrances similaires, quel que soit l'individu qui souffre. Une théorie morale qui conduirait à traiter de façon dissemblable deux cas semblables ne serait à ses yeux pas une t…

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  21. Passage de cet article — Non vérifié« Les racistes violent le principe d'égalité en donnant un plus grand poids aux intérêts des membres de leur propre race quand un conflit existe entre ces intérêts et ceux de membres d'une autre race. Les sexistes violent le principe d'égalité en privilégiant les intérêts des membres de leur propre sexe. De façon similaire, les spécistes permettent aux intérêts des membres de leur propre espèce de prévaloir sur les i…

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéLe terme fit son entrée dans l'Oxford English Dictionary en 1985. En 1994, l'Oxford Dictionary of Philosophy le définit ainsi :

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  23. Passage de cet article — Non vérifié« Par analogie avec le racisme et le sexisme, l'attitude consistant à refuser indûment le respect envers la vie, la dignité, ou les besoins d'animaux appartenant à d'autres espèces que l'espèce humaine. »

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  24. Passage de cet article — Non vérifiéPlusieurs interprétations concurrentes ou complémentaires du spécisme coexistent. Le terme fait son entrée dans le Petit Robert 2017 sous la définition de l’« idéologie qui postule une hiérarchie entre les espèces ». Cette définition se retrouve (parfois comme la réciproque de ce que serait l’antispécisme) dans plusieurs sources, comme les magazines Slate ou Marianne. Pour le philosophe Martin Steffens, le corollaire…

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéPour certains auteurs, le spécisme concernerait plutôt l'inégalité de prise en compte d'intérêts équivalents des individus (notamment celui de ne pas souffrir), en fonction de l'espèce de ces individus,. Prendre en compte l'espèce d'un individu pour savoir comment le traiter ne serait toutefois pas forcément spéciste, si ce traitement résulte des caractéristiques pertinentes de l'espèce pour la détermination des inté…

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  26. Passage de cet article — Non vérifiéPlus spécifiquement, alors qu'Oscar Horta définit le spécisme en tant que discrimination « injustifiée » des intérêts sur la base seule de l’espèce, certains auteurs tels que Cohen, Tom Regan et François Jaquet considèrent que le terme de spécisme peut recouvrir la discrimination des individus suivant le critère d'espèce, que cette discrimination soit juste ou injuste.

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéAlors que la plupart des auteurs précités définissent le spécisme comme une discrimination, certains le définissent aussi comme l'idéologie justifiant cette discrimination, le rapprochant de la sorte du racisme, du sexisme et de la notion de carnisme, développée par Melanie Joy. Le spécisme peut également être compris comme un phénomène systémique à la manière de Sarah Zanaz ; le spécisme transcenderait ainsi l'indiv…

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  28. Passage de cet article — Non vérifiéPour sa part, dans son ouvrage Ce ne sont que des animaux. Le spécisme en question, tout en reconnaissant que la notion de spécisme se prête à une définition unitaire (toute forme de discrimination fondée sur le critère de l’espèce), Catherine Kerbrat-Orecchioni constate que le terme « spécisme » désigne à la fois une idéologie (qui postule une hiérarchie entre les espèces, et spécialement la supériorité de l’être hu…

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéils sont par essence radicalement différents de nous, et inférieurs à nous : spécisme ontologique ;

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  30. Passage de cet article — Non vérifiénous n’avons aucune considération morale à avoir envers eux : spécisme éthique ;

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  31. Passage de cet article — Non vérifiénous n’avons aucune commisération à éprouver envers eux : spécisme affectif ;

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  32. Passage de cet article — Non vérifiénous pouvons en user à notre guise, selon notre bon vouloir et bon plaisir : spécisme pratique, ou en action.

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéLes arguments en faveur du spécisme se fondent principalement sur des croyances religieuses, des conceptions philosophiques anthropocentriques et le concept de préférence pour son espèce.

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéCertaines traditions religieuses affirment que les animaux ont été créés à l’usage de l’Homme, et qu’à l’inverse les humains sont des créatures spéciales. Par exemple, les religions abrahamiques enseignent que l’Homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, contrairement aux animaux qui ont été créés pour servir l’Homme.

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  35. Passage de cet article — Non vérifié« Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. »

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  36. Passage de cet article — Non vérifié— Genèse 1:26, traduction Louis Segond, 1910

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  37. Passage de cet article — Non vérifiéBien que le bouddhisme reconnaisse aux animaux un statut moral d’êtres sensibles et bien que Bouddha ait prôné le végétarisme, le bouddhisme procède à une hiérarchie des êtres, certains étant plus avancés que d’autres dans le cycle des réincarnations. Les animaux peuvent se réincarner en êtres humains, les humains peuvent être rétrogradés en animaux dans leur prochaine vie s’ils se sont mal comportés, et seuls les hu…

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  38. Passage de cet article — Non vérifiéOn retrouve cette conception de progression dans les réincarnations dans l'hindouisme. Certains hindous sont végétariens, avec un profond respect pour les vaches en particulier (représentant la terre/mère, la figure centrale).

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéUne des défenses philosophiques du spécisme est l’anthropocentrisme. Elle se fonde sur l’idée que seuls les humains possèdent certaines capacités mentales considérées comme supérieures telles la raison, le langage, l’autonomie, l’intelligence, etc. Traditionnellement, depuis Aristote, il s’agit de la raison, de la conscience de soi et de la capacité à agir moralement qui sont considérées comme exclusives à l'espèce h…

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéLe philosophe Carl Cohen (en) a écrit que le racisme et le sexisme sont injustes car il n'y a pas de différence pertinente entre les sexes ou entre les races, tandis qu'il existe des différences significatives entre les espèces. Les animaux ne seraient pas des personnes selon la définition que Kant en donne, par conséquent ils n'ont pas de droits. Il estime d'ailleurs que le spécisme est nécessaire pour agir moraleme…

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  41. Passage de cet article — Non vérifié« Le spécisme n'est pas simplement plausible, il est essentiel à une conduite juste, parce que ceux qui ne verraient pas de différences moralement pertinentes entre les espèces sont presque sûrs, en conséquence, de mal comprendre leurs vraies obligations. »

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  42. Passage de cet article — Non vérifiéPeter Staudenmaier, professeur associé d'histoire à l'université Marquette, a écrit, relevant notamment qu'il n'y avait pas d'animaux capables de revendiquer leurs droits :

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  43. Passage de cet article — Non vérifié« L'analogie avec le mouvement des droits civiques et le mouvement féministe est trivialisant et anhistorique. Ces deux mouvements sociaux furent initiés et conduits par les membres des groupes discriminés eux-mêmes, non par des hommes et des blancs bienveillants agissant au nom des discriminés. Ces deux mouvements se sont construits sur l'idée de réclamer et réaffirmer une commune humanité face à une société qui la …

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéPlusieurs auteurs[source insuffisante] ont affirmé que les humains ont un devoir de préférence envers leur espèce et que ce devoir fondait le spécisme.

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  45. Passage de cet article — Non vérifiéUn fondement théorique de la préférence pour le groupe a été proposé par Jean-Pierre Dupuy, qui la fait découler d'une logique de solidarité permettant à chaque humain d'augmenter la probabilité de sa propre survie. Historiquement, cette solidarité s'est établie d'abord au niveau de groupes humains restreints, et pouvait exclure d'autres groupes dont les droits étaient ignorés ; puis la sphère de solidarité s'est pro…

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  46. Passage de cet article — Non vérifiéArticle détaillé : Antispécisme.

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  47. Passage de cet article — Non vérifiéPour les tenants de l'antispécisme (mouvement philosophique et politique opposé au spécisme), le spécisme est une idéologie condamnable, et un « mouvement de libération animale » est nécessaire pour mettre un terme à l'exploitation des animaux.

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  48. Passage de cet article — Non vérifiéPour les antispécistes, « le spécisme peut être défini comme l’idée selon laquelle l’espèce à laquelle appartient un être vivant constitue en soi un critère de considération morale », c'est-à-dire « la croyance en une supériorité ontologique de l’homme sur l’animal ». Le raisonnement antispéciste procède ainsi soit par extension de la morale existante en fondant les droits des animaux sur ceux que les humains se reco…

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéPour les tenants de l'antispécisme, les arguments soutenant le spécisme, tels que le capacitisme ou la préférence pour le groupe, n'ont pas de lien logique avec le critère d'espèce.

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéArgument capacitiste

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Voir aussi

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  • spécisme, sur le WiktionnaireNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bibliographie

En français

  • Astrid Guillaume, « Les débats sur le spécisme », in Le Cercle Psy, hors-Série no 7, novembre-décembre 2018, pp. 110-113.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Tom Regan, Les Droits des animaux, 2013Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • James Rachels, « Darwin, espèce et éthique », Cahiers antispécistes no 15-16, 1998Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Peter Singer, Comment vivre avec les animaux ?, Empêcheurs de penser en rond, 2004Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Peter Singer, L'Égalité animale expliquée aux humain-es, Tahin Party, 2000 Disponible en téléchargement sur le site de l'éditeur.
    Il s'agit d'un résumé des thèses de La Libération animale.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • J-B. Jangène-Vilmer, L'Éthique animale, PUF, coll. « Que sais-je ? », 2011Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • J-B. Jangène-Vilmer, Éthique animale, PUF, 2008Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Valéry Giroux, L'antispécisme, coll. « Que sais-je ? », 2020.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Catherine Kerbrat-Orecchioni, Nous et les autres animaux, Lambert-Lucas, 2021.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Catherine Kerbrat-Orecchioni, « Ce ne sont que des animaux ». Le spécisme en questions, Le Pommier, 2023.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En anglais

  • Marc Bekoff (en) (2 avril 2012), « The Superior Human? Who Do We Think We Are? », Psychology TodayNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Simon Blackburn (1994), « Speciesism », Oxford Dictionary of Philosophy. Oxford University PressNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Carl Cohen (en) (1986). « The case for the use of animals in biomedical research », The New England Journal of Medicine, Vol. 315, no 14Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Carl Cohen and Tom Regan (2001). The Animal Rights Debate. Rowman & Littlefield PublishersNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Diamond, Cora (2004), « Eating Meat and Eating People », in Cass Sunstein and Martha Nussbaum. Animal Rights: Current Debates and New Directions. Oxford University PressNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Daniel Dombrowski, Babies and Bears : the argument from marginal cases, University of Illinois Press, 1997Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • R. G. Frey (1983), Rights, Killing and Suffering, BlackwellNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • D. Graft (1997), « Against strong speciesism », Journal of Applied Philosophy, Vol. 14, no 2Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • J. A. Gray (1990), « In defense of speciesism », Behavioral and Brain Sciences, Vol. 13, no 1Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Karin Karcher (2009) [1998], « Great Ape Project », in Marc Bekoff. Encyclopedia of Animal Rights and Animal Welfare. GreenwoodNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Hugh Lafollette et Niall Shanks (en), « The Origin of Speciesism », Philosophy, Vol. 71, no 275, janvier 1996, p. 41-61 ; Article.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Lee, Richard B. and Daly, Richard Heywood. The Cambridge Encyclopedia of Hunters and GatherersNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Nel Noddings (Hiver 1991). « Comment on Donovan's 'Animal Rights and Feminist Theory' », Signs, Vol. 16, no 2, p. 418-422Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Robert Nozick « About Mammals and People », The New York Times Book Review, 27 novembre 1983, p. 29Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Constance K. Perry (juin 2001). « A Compassionate Autonomy Alternative to Speciesism », Theoretical Medicine and Bioethics, Volume 22, no 3Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Norm Phelps (en) (2004). The Great Compassion: Buddhism and Animal Rights. Lantern Books (en)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Richard D. Ryder (1971), « Experiments on Animals », in Stanley and Roslind Godlovitch and John Harris. Animals, Men and Morals. Victor Gollanz, p. 41–82Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • James Rachels, Created from animals, 1990Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Richard D. Ryder (2000) [1989], Animal Revolution. BergNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Richard D. Ryder (2009) [1998], « Speciesism », in Marc Bekoff, Encyclopedia of Animal Rights and Animal Welfare, GreenwoodNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Richard D. Ryder, « Speciesism Again: The Original Leaflet », Critical Society, no 2, printemps 2010 (version du 14 novembre 2012 sur archive.org)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Scully, Matthew (en) (2003). Dominion: The Power of Man, the Suffering of Animals, and the Call to Mercy, St. Martin's GriffinNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Steve Sapontzis, Morals, Reason, and Animals. Temple University Press, 1987Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Cass Sunstein et Martha Nussbaum, Animal Rights : current debate and new directions, 2004Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Paul Waldau (2001). The Specter of Speciesism: Buddhist and Christian Views of Animals, Oxford University PressNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Paul Waldau (2009) [1998]. « Speciesism: Historical Views », in Marc Bekoff, Encyclopedia of Animal Rights and Animal Welfare, GreenwoodNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Steven M. Wise (2004), « Animal Rights, One Step at a Time », in Cass Sunstein and Martha Nussbaum, Animal Rights: Current Debates and New Directions, Oxford University PressNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Articles connexes

  • AntispécismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Argument des cas marginauxNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Bien-être animalNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Cécité botaniqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Égale considération des intérêtsNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Journée mondiale pour la fin du spécismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • MentaphobieNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • SentientismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Insectes en éthiqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Liens externes

  • Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • BritannicaNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • NationalencyklopedinNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Notes et références

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Références 1 à 25
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  2. Waldau, Paul, and Kimberley C. Patton, eds., A Communion of Subjects: Animals in Religion, Science, and Ethics., New York, Columbia University Press, 2006.↩
  3. Thierry Gontier, L’homme et l’animal : la philosophie antique, Paris, Presses universitaires de France, 1999.↩
  4. Cité dans Marie-Agnès Ruggiu, « Humanité et animalité dans la pensée cicéronienne », Camenae, no 1,‎ janvier 2007 (lire en ligne [PDF])↩
  5. Marie-Agnès Ruggiu, « Humanité et animalité dans la pensée cicéronienne », Camenae, no 1,‎ janvier 2007 (lire en ligne [PDF])↩
  6. Voir sur cahiers-antispecistes.org.↩
  7. Peter Singer, La Libération animale, Payot, 2012, p. 76-77.↩
  8. Blackburn (1994), p. 358.↩
  9. « Le Robert dévoile les mots nouveaux de l’année 2017 », sur Le Petit Robert.↩
  10. « Comment l’idée d’égalité hommes/animaux fait son chemin dans le débat public », Slate, 1er janvier 2017.↩
  11. Astrid Guillaume, « « Sentience » : reconnaissons la conscience et la sensibilité des animaux », Marianne, 18 octobre 2018.↩
  12. « Martin Steffens : « On a un rapport délirant à l'animal » », Le Figaro, 28 août 2018.↩
  13. Chantal Delsol, « L'antispécisme ou le début d'une barbarie nouvelle » , Le Figaro, 12 avril 2016.↩
  14. (en) Richard Ryder, « All beings that feel pain deserve human rights », The Guardian, 6 août 2005.↩
  15. François Jaquet, « Spécisme », sur Encyclo-philo.fr, janvier 2018.↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
  16. Oscar Horta, « What is Speciesism? », Journal of Agricultural and Environmental Ethics,‎ 29 juillet 2009 (lire en ligne).↩
  17. Cohen, C., & Regan, T., The animal rights debate. Lanham: Rowman & Littlefield, 2001.↩
  18. D. A. Nibert, Critical Animal and Media Studies: Communication for Nonhuman Animal Advocacy, 2015.↩
  19. C. A. Monteiro et al., « The Carnism Inventory: Measuring the ideology of eating animals », 2017.↩
  20. Sarah Zanaz, « Spécisme systémique. Plus qu’une position éthique individuelle, le spécisme est un système. », L'Amorce,‎ 17 juin 2020 (lire en ligne)↩
  21. Catherine Kerbrat-Orecchioni, Ce ne sont que des animaux. Le spécisme en question, Paris, Le Pommier, 2023, 468 p. (ISBN 978-2-746-52704-1)↩
  22. « Ce ne sont que des animaux. Le spécisme en question. », sur les-philosophes.fr (consulté le 11 février 2025)↩
  23. « La Bible - Genèse » (consulté le 23 septembre 2018).↩
  24. Dans le Mahâyâna Mahaparinirvana, le Bouddha déclare que : « La consommation de viande éteint le germe de la suprême compassion. » Voir Norm Phelps, 2004.↩
  25. Waldau, Paul (2001). The Specter of Speciesism: Buddhist and Christian Views of Animals. Oxford University Press, p. 5, 23–29.↩
Références 26 à 42
  1. Waldau, 2001.↩
  2. Emmanuel Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique I,1 : « Posséder le Je dans sa représentation : ce pouvoir élève l’homme infiniment au-dessus de tous les autres êtres vivants sur la terre. Par là, il est une personne […]. »↩
  3. Cohen (2001).↩
  4. Cohen (1986).↩
  5. « Dr Peter Staudenmaier » (consulté le 23 septembre 2018).↩
  6. Staudenmaier (2003).↩
  7. Comme Nozick (1983) ou R. Posner dans Sunstein et Naussbaum (2004).↩
  8. Jean-Pierre Dupuy, Introduction aux sciences sociales. Logique des phénomènes collectifs, 1992.↩
  9. Valéry Giroux, L'Antispécisme, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2020.↩
  10. Yves Bonnardel, Thomas Lepeltier et Pierre Sigler, La Révolution antispéciste, PUF, 14 février 2018, cité dans Marie Ingouf, « Qu'est-ce que l'antispécisme ? », Les Inrockuptibles,‎ 22 février 2018 (lire en ligne).↩
  11. Marie Ingouf, « Qu'est-ce que l'antispécisme ? », Les Inrockuptibles,‎ 22 février 2018 (lire en ligne).↩
  12. J. Bentham, An Introduction to Principles of Morals and Legislation, 1970 (lire en ligne), p. 282-283.↩
  13. « Aymeric Caron et sa «  République du vivant  » au secours des animaux », Le Monde, 7 avril 2016.↩
  14. David Olivier, « Les espèces non plus n’existent pas », Cahiers antispécistes, no 11,‎ décembre 1994 (lire en ligne).↩
  15. Charles Darwin, La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe, 1871, « chapitre 4 ».↩
  16. (en) [vidéo] Fondation Richard Dawkins pour la raison et la science, « Peter Singer - The Genius of Darwin: The Uncut Interviews - Richard Dawkins », sur YouTube, 15 juin 2009.↩
  17. James Rachels, « Darwin, espèce et éthique », Cahiers antispécistes, nos 15-16,‎ avril 1998 (lire en ligne).↩

La connaissance se vérifie

Sources et méthode

Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗

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