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Tholin

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Le tholin (du grec ancien θολός / tholós, « encre de seiche », en référence à l'aspect et à la couleur), ou parfois la tholine, est une substance organique plus ou moins azotée de masse moléculaire élevée (environ 8 kDa), de couleur rouge brun parfois violacée (sépia) et de structure mal connue, produite en laboratoire lors d'expériences de Miller-Urey et qui serait présente à la surface de nombreux objets du Système solaire externe, voire au-delà. Le tholin est composé de molécules diverses,…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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À retenir

Questions essentielles

Que désigne « Tholin » ?

Les mécanismes exacts de la formation des tholins ne sont pas connus, mais il s'en forme sous l'action du rayonnement ultraviolet sur des composés organiques simples, tels que des hydrocarbures légers (méthane CH4, éthane C2H6, éthylène C2H4, etc.), en présence d'azote N2 et/ou d'eau H2O.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Présentation

Le tholin (du grec ancien θολός / tholós, « encre de seiche », en référence à l'aspect et à la couleur), ou parfois la tholine, est une substance organique plus ou moins azotée de masse moléculaire élevée (environ 8 kDa), de couleur rouge brun parfois…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Différents tholins

Généralement de couleur brune ou rougeâtre, les tholins ont une structure moléculaire difficile à caractériser, car les résidus sont essentiellement insolubles.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Occurrence dans l'Univers

Des tholins, qu'ils soient dits de glace, de Triton ou de Titan, semblent exister en abondance sur les objets du Système solaire externe, notamment les satellites glacés des planètes géantes, et selon toute vraisemblance sur des planètes naines et des petits…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Formation

Les tholins sont peut-être un constituant important du milieu interstellaire. Sur Titan, leur formation commence à haute altitude et contribue à la formation de particules organiques solides. Ils sont constitués essentiellement de carbone, d'azote et…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Propriétés

Certains chercheurs ont avancé l'idée que la Terre ait pu être ensemencée très tôt au cours de son histoire par des composés organiques issus des comètes riches en tholins, ce qui aurait fourni la matière première nécessaire à l'apparition de la vie, (voir…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Le texte et ses détails

Présentation

Les tholins seraient responsables de la couleur rougeâtre, orangée voire rosée observée sur certains terrains de satellites de planètes géantes (ici, Triton, satellite de Neptune), de planètes naines et les petits corps du Système solaire.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le tholin (du grec ancien θολός / tholós, « encre de seiche »[3], en référence à l'aspect et à la couleur), ou parfois la tholine, est une substance organique plus ou moins azotée de masse moléculaire élevée (environ 8 kDa), de couleur rouge brun parfois violacée (sépia) et de structure mal connue, produite en laboratoire lors d'expériences de Miller-Urey et qui serait présente à la surface de nombreux objets du Système solaire externe, voire au-delà. Le tholin est composé de molécules diverses, ce qui fait qu'on l'écrit également au pluriel : les tholins, en référence aux composés ou aux molécules qui le constituent.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le terme anglais tholin a été introduit en 1979 par Carl Sagan et Bishun Khare[4] pour décrire les substances qu'ils obtenaient à partir de gaz identifiés dans l'atmosphère de Titan, avec une étymologie différente (ils se référaient au grec θόλος en lui donnant le sens de « boueux ») et la description suivante[5] :Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

« Au cours de la décennie écoulée, nous avons produit dans notre laboratoire une série de solides organiques complexes à partir de mélanges des gaz abondants dans l'espace : CH4, C2H6, NH3, H2O, HCHO et H2S. Le produit, synthétisé par lumière ultraviolette (UV) ou par décharges électriques, est un résidu brun, parfois collant, que l'on a appelé, en raison de sa résistance à la chimie analytique conventionnelle, « polymère récalcitrant »[1]. Cependant, nous avons récemment réussi, par pyrolyse séquentielle et non séquentielle suivie de chromatographie en phase gazeuse-spectrométrie de masse (GC-MS), à déterminer en partie la composition de ce matériau. Ce n'est clairement pas un polymère — répétition de la même unité monomère — et un autre terme est nécessaire. (...) Nous proposons, comme terme descriptif sans précédent, « tholins » (du grec ancien ϴoλòς, boueux ; mais aussi ϴὸλος, voûte ou dôme), bien que nous ayons été tentés par l’expression « goudron stellaire »[2]. Les propriétés des tholins dépendent de la source d'énergie utilisée et de l'abondance initiale des précurseurs, mais une similitude physique et chimique générale entre les divers tholins est évidente. »Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

— Carl Sagan et Bishun Khare, Nature, 1979[4].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Cependant, certains chercheurs préfèrent réserver cette appellation aux composés produits en laboratoire, notamment parce qu'on ignore si ces substances sont bien celles qui sont présentes à la surface des astres[5],[6]. Les tholins ne sont pas des composés chimiques définis mais sont un terme générique désignant une série de molécules, parmi lesquelles des hétéropolymères[7], dont on pense qu'elles enduisent d'un revêtement organique rougeâtre la surface de certaines planètes. Il s'agit de macromolécules complexes formées par la répétition de résidus liés entre eux en combinant divers groupes fonctionnels[8].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Les mécanismes exacts de la formation des tholins ne sont pas connus, mais il s'en forme sous l'action du rayonnement ultraviolet sur des composés organiques simples, tels que des hydrocarbures légers (méthane CH4, éthane C2H6, éthylène C2H4, etc.), en présence d'azote N2 et/ou d'eau H2O[9]. Les tholins ne se formant qu'en milieu réducteur, on n'en trouve plus à la surface de la Terre mais il s'en trouverait au contraire en abondance sur les satellites des planètes géantes, ainsi que, sans doute, sur les planètes naines et les petits corps du Système solaire. On a également détecté des substances apparentées dans le système stellaire de l'étoile binaire HR 4796 à l'aide de l'instrument NICMOS du télescope spatial Hubble.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Simulation de l'atmosphère de Titan. La coloration orangée est liée à la présence de dicyanoacétylène[10] N≡C−C≡C−C≡N.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Différents tholins

Généralement de couleur brune ou rougeâtre, les tholins ont une structure moléculaire difficile à caractériser, car les résidus sont essentiellement insolubles.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Les tholins de Titan et de Triton, satellites respectivement de Saturne et de Neptune, sont des substances organiques riches en azote, du fait de l'action des ultraviolets sur des mélanges d'azote N2 et de méthane CH4 : l'atmosphère de Titan est en effet composée d'azote, avec 1,4 % de méthane dans la stratosphère, taux qui augmente en se rapprochant du sol pour atteindre 4,9 % en dessous de 8 km d'altitude, où on trouve également des traces d'autres hydrocarbures légers tels que l'éthane C2H6, le diacétylène C4H2, le méthylacétylène C3H4, l'acétylène C2H2 et le propane C3H8, ainsi que du cyanoacétylène HC3N, du cyanure d'hydrogène HCN et divers autres gaz ; l'atmosphère de Triton, quant à elle, est un peu moins bien connue, et semble composée essentiellement d'azote N2 avec des traces de méthane CH4.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

A contrario, les tholins de glace résultent de l'irradiation de clathrates de méthane CH4 et d'éthane C2H6 dans de la glace d'eau et sont donc dépourvus d'azote ; le plutino Ixion serait particulièrement riche en ce genre de composés.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Occurrence dans l'Univers

Des tholins, qu'ils soient dits de glace, de Triton ou de Titan, semblent exister en abondance sur les objets du Système solaire externe, notamment les satellites glacés des planètes géantes, et selon toute vraisemblance sur des planètes naines et des petits corps du Système solaire tels que les centaures, ceux de la ceinture de Kuiper, et des comètes[11]. On a par ailleurs pu montrer que les doses de rayonnement cosmique reçues par les grains de poussière interstellaire, même lorsqu'ils sont éloignés du rayonnement ultraviolet des étoiles, sont suffisantes pour convertir la glace d'eau chargée de carbone en composés organiques complexes pendant la durée de vie moyenne d'un nuage interstellaire typique[9].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Exemples de corps du Système solaire présentant des substances apparentées aux tholinsNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Cérès.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
67P/Tchourioumov-Guérassimenko.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Europe.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Rhéa.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Titan.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Triton.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Pluton.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Charon.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
(486958) Arrokoth.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
  • Cérès — Des substances évoquant des tholins ont été détectées par la mission Dawn sur cet astéroïde de la ceinture principale[12]. La plus grande partie de la surface de cette planète naine est particulièrement riche en carbone, avec une teneur massique d'environ 20 % dans les couches superficielles[13]. La teneur en carbone de la surface de Cérès est plus de cinq fois plus élevée que celle des chondrites carbonées analysées sur Terre.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Comètes et astéroïdes — Des substances évoquant des tholins ont été détectées in situ par la sonde Rosetta sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko[14],[15]. On n'en trouve généralement pas sur les astéroïdes de la ceinture principale, mais on en a détecté par exemple sur Thémis[16],[17].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Europe — On pense que les couleurs de certaines régions de ce satellite de Jupiter sont dues à des tholins[18]. La morphologie des cratères d'impact et de leur rebords suggère la présence de matériaux fluidifiés provenant de l'intérieur de l'astre à travers des fractures où se déroulent des réactions de pyrolyse et de radiolyse. Ces réactions requièrent la présence de matière première (carbone, azote N2 et eau H2O) et d'une source d'énergie. On pense que les impuretés de la croûte de glace d'eau d'Europe proviennent à la fois de l'intérieur du satellite à travers son cryovolcanisme et des poussières cosmiques se déposant à sa surface[18].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Rhéa — La couleur sombre de vastes régions de l'hémisphère arrière de ce satellite de Saturne proviendrait de tholins[19].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Titan — Ce satellite de Saturne présente des dépôts de composés organiques riches en azote[20],[21]. L'atmosphère de Titan est composée d'environ 97 % d'azote N2, 2,7 ± 0,1 % de méthane CH4 et des traces d'autres gaz[22]. On pense que ce sont des tholins qui confèrent sa couleur orangée à la brume d'aérosols de cette atmosphère[23].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Triton — Ce satellite de Neptune présente une couleur brune et rosée caractéristique de certains tholins[20]. L'atmosphère de Triton est constituée essentiellement d'azote N2, avec des traces de méthane CH4 et de monoxyde de carbone CO.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Pluton — On pense que des tholins sont présents à la surface de cet objet transneptunien[24] et lui donnent des teintes rougeâtres ainsi que la couleur bleue de son atmosphère[25].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Charon — La couleur brun-rouge de la calotte polaire boréale de ce satellite de Pluton pourrait être due à des substances apparentées à des tholins produites à partir du méthane CH4, de l'azote N2 et d'autres gaz provenant de l'atmosphère de Pluton[26],[27], qui ne se trouve qu'à 19 000 km.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Makémaké — On a détecté sur cet objet de la ceinture de Kuiper du méthane CH4, de grandes quantités d'éthane C2H6 et de substances évoquant des tholins, ainsi peut-être que des quantités moindres d'éthylène C2H4, d'acétylène C2H2 et d'alcanes de masse moléculaire élevée, produits vraisemblablement par photolyse du méthane sous l'effet du rayonnement solaire[28],[29].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Centaures et autres corps de la ceinture de Kuiper — La couleur rouge des tholins se retrouve sur de nombreux objets transneptuniens, comme des plutinos tels qu'Ixion[30] et Sedna. La réflectance spectrale des centaures suggère également la présence de tholins à leur surface[31],[32],[33]. L'exploration par la sonde New Horizons de (486958) Arrokoth (surnommé « Ultima Thulé »), un objet classique de la ceinture de Kuiper, a révélé une teinte rougeâtre à sa surface, suggérant la présence de tholins[8].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Hors du Système solaire — Des substances semblables à des tholins ont peut-être été détectées en 2008 dans le disque de débris de l'étoile A de l'étoile binaire HR 4796, située à environ 237 années-lumière (73 parsecs) dans la constellation du Centaure, à l'aide de l'instrument NICMOS du télescope spatial Hubble[34].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Disque de débris de l'étoile HR 4796A vu en infrarouge par l'instrument SPHERE du VLT à l'ESO[35].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Formation

(en) Formation des tholins dans la haute atmosphère de Titan.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Les tholins sont peut-être un constituant important du milieu interstellaire[4]. Sur Titan, leur formation commence à haute altitude et contribue à la formation de particules organiques solides[6]. Ils sont constitués essentiellement de carbone, d'azote et d'hydrogène. La spectroscopie infrarouge de tholins produits en laboratoire a confirmé l'identification plus ancienne de groupes fonctionnels tels que les groupes amine primaire –NH2 et nitrile –C≡N avec des unités alkyle –CH2– et –CH3 formant des macromolécules désordonnées. Des expériences dérivées de celles de Miller-Urey ont permis d'obtenir des solides complexes à partir d'un plasma froid d'azote N2 et de méthane CH4 exposé à des décharges électriques[36].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Comme illustré par le schéma de droite, les tholins se formeraient naturellement à travers des chaînes de réactions impliquant des pyrolyses et des radiolyses. Cela commence avec la dissociation et l'ionisation de l'azote N2 et du méthane CH4 par les particules énergétiques du rayonnement cosmique et le rayonnement solaire. Cela conduit à la formation d'éthane C2H6, d'éthylène C2H4, d'acétylène C2H2, de cyanure d'hydrogène HCN et d'autres petites molécules simples et ions chargés positivement. Puis on obtient du benzène C6H6 et d'autres molécules organiques dont la polymérisation conduit à la formation d'aérosols de molécules plus grosses qui se condensent et précipitent vers la surface de la planète[23]. La surprise est venue de la découverte de grands cations et anions à basse altitude, dans les aérosols, ions dont on pense qu'ils jouent un rôle important dans la formation des tholins. Ces derniers, chargés négativement, ont un poids moléculaire d'environ 8 kDa et se formeraient à partir de composés intermédiaires chargés dont la masse est comprise entre 80 et 350 Da. Les tholins produits à basse pression tendent à incorporer l'azote au centre de leurs molécules tandis que ceux produits à pression élevée tendent à l'incorporer aux extrémités de leurs molécules[37],[38].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Ces composés d'origine atmosphérique sont distincts de ceux, appelés tholins de glace II, qui se forment par irradiation (radiolyse) de clathrates d'eau et de composés organiques tels que le méthane CH4 et l'éthane C2H6[9],[19].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Propriétés

Certains chercheurs ont avancé l'idée que la Terre ait pu être ensemencée très tôt au cours de son histoire par des composés organiques issus des comètes riches en tholins, ce qui aurait fourni la matière première nécessaire à l'apparition de la vie[4],[9] (voir l'expérience de Miller-Urey, dont les hypothèses de départ se sont néanmoins révélées ne plus être en accord avec les modèles les plus récents d'atmosphère primitive de la Terre). Les tholins n'existent plus à la surface de la Terre en raison de son atmosphère oxydante depuis la Grande Oxydation, il y a 2,4 milliards d'années[39].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Les études en laboratoire suggèrent que les tholins à proximité de grandes étendues d'eau liquide qui auraient peut-être subsisté pendant des milliers d'années auraient pu faciliter la mise en place de la chimie prébiotique[5],[18] et pourraient être impliqués dans l'apparition de la vie sur Terre et, peut-être, sur d'autres planètes[39]. Par ailleurs, en formant des particules dans l'atmosphère, les tholins affectent la diffusion de la lumière et agissent comme des écrans limitant l'exposition de la surface des planètes aux rayons ultraviolets, ce qui agit sur l'habitabilité de ces planètes[40]. Les simulations en laboratoire ont permis d'observer des dérivés d'acides aminés et d'urée, ce qui a des implications importantes en exobiologie[39],[41].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Sur Terre, une grande variété de bactéries du sol sont capables de métaboliser les tholins produits en laboratoire par décharges électriques dans un mélange de méthane CH4, d'ammoniac NH3 et de vapeur d'eau H2O[42]. Les tholins pourraient ainsi avoir été la « nourriture » des premiers organismes hétérotrophes apparus sur notre planète.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Annexes

Articles connexes

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Liens externes

Notes et références

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Références 1 à 25
  1. Texte original : « intractable polymer ».Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  2. Texte original : « star-tar ».Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  3. Anatole Bailly, « Abrégé du dictionnaire grec-français » [PDF] (consulté le 30 avril 2019) : « θολός, οῦ (ὁ) : liqueur trouble que rejettent certains poissons (poulpe, sépia, etc.) », p. 422.↩
  4. (en) Carl Sagan et Bishun N. Khare, « Tholins: organic chemistry of interstellar grains and gas », Nature, vol. 277, no 5692,‎ 11 janvier 1979, p. 102-107 (DOI 10.1038/277102a0, Bibcode 1979Natur.277..102S, lire en ligne)↩1 ↩2 ↩3 ↩4
  5. (en) Sarah Hörst, « What in the world(s) are tholins? », sur planetary.org, The Planetary Society, 22 juillet 2015 (consulté le 30 avril 2019).↩1 ↩2 ↩3
  6. (en) David Dubois, Nathalie Carrasco, Marie Petrucciani, Ludovic Vettier, Sarah Tigrine et Pascal Pernot, « In situ investigation of neutrals involved in the formation of Titan tholins », Icarus, vol. 317,‎ janvier 2019, p. 182-196 (DOI 10.1016/j.icarus.2018.07.006, Bibcode 2019Icar..317..182D, arXiv 1807.04569, lire en ligne)↩1 ↩2
  7. (en) H. James Cleaves, Catherine Neish, Michael P. Callahan, Eric Parker, Facundo M. Fernández et Jason P. Dworkin, « Amino acids generated from hydrated Titan tholins: Comparison with Miller–Urey electric discharge products », Icarus, vol. 237,‎ 15 juillet 2014, p. 182-189 (DOI 10.1016/j.icarus.2014.04.042, Bibcode 2014Icar..237..182C, lire en ligne)↩
  8. (en) D. P. Cruikshank, W. M. Grundy, D. T. Britt, E. Quirico, B. Schmitt, F. Scipioni, C. M. Dalle Ore, J. C. Cook, L. Gabasova, S. Protopapa, S. A. Stern, H. A. Weaver, A. J. Verbiscer, J. R. Spencer, C. J. A. Howett, R. P. Binzel et A. H. Parker, « The Colors of 486958 2014 MU69 ("Ultima Thule"): The Role of Synthetic Organic Solids (Tholins) », 50th Lunar and Planetary Science Conference, du 18 au 22 mars 2019 à The Woodlands, au Texas, no 2132,‎ mars 2019, article no 2051 (Bibcode 2019LPI....50.2051C, lire en ligne)↩1 ↩2
  9. (en) Gene D.McDonald, Linda J.Whited, Cynthia DeRuiter, Bishun N. Khare, Archita Patnaik et Carl Sagan, « Production and Chemical Analysis of Cometary Ice Tholins », Icarus, vol. 122, no 1,‎ juillet 1996, p. 107-117 (DOI 10.1006/icar.1996.0112, Bibcode 1996Icar..122..107M, lire en ligne)↩1 ↩2 ↩3 ↩4
  10. (en) « Simulating Titan-Like Smog »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur nasa.gov, NASA, 4 août 2010 (consulté le 8 mai 2019).↩
  11. (en) Olivier Poch, Antoine Pommerol, Bernhard Jost, Nathalie Carrasco, Cyril Szopa et Nicolas Thomas, « Sublimation of water ice mixed with silicates and tholins: Evolution of surface texture and reflectance spectra, with implications for comets », Icarus, vol. 267,‎ 15 mars 2016, p. 154-173 (DOI 10.1016/j.icarus.2015.12.017, Bibcode 2016Icar..267..154P, lire en ligne)↩
  12. (en) Jean-Philippe Combe, Sandeep Singh, Katherine E. Johnson, Thomas B. McCord, Maria Cristina De Sanctis, Eleonora Ammannito, Filippo Giacomo Carrozzo, Mauro Ciarniello, Alessandro Frigeri, Andrea Raponi, Federico Tosi, Francesca Zambon, Jennifer E. C. Scully, Carol A. Raymond et Christopher T. Russell, « The surface composition of Ceres' Ezinu quadrangle analyzed by the Dawn mission », Icarus, vol. 318,‎ janvier 2019, p. 124-146 (DOI 10.1016/j.icarus.2017.12.039, Bibcode 2019Icar..318..124C, lire en ligne)↩
  13. (en) S. Marchi, A. Raponi, T. H. Prettyman, M. C. De Sanctis, J. Castillo-Rogez, C. A. Raymond, E. Ammannito, T. Bowling, M. Ciarniello, H. Kaplan, E. Palomba, C. T. Russell, V. Vinogradoff et N. Yamashita, « An aqueously altered carbon-rich Ceres », Nature Astronomy, vol. 3,‎ janvier 2019, p. 140-145 (DOI 10.1038/s41550-018-0656-0, Bibcode 2019NatAs...3..140M, lire en ligne)↩
  14. (en) A. Pommerol, N. Thomas, M. R. El-Maarry, M. Pajola, O. Groussin, A.-T. Auger, N. Oklay, S. Fornasier, C. Feller, B. Davidsson, A. Gracia-Berná, B. Jost, R. Marschall, O. Poch, M. A. Barucci, J.-L. Bertaux, F. La Forgia, H. U. Keller, E. Kührt, S. C. Lowry, S. Mottola, G. Naletto, H. Sierks, C. Barbieri, P. L. Lamy, R. Rodrigo, D. Koschny, H. Rickman, J. Agarwal, M. F. A’Hearn, I. Bertini, S. Boudreault, G. Cremonese, V. Da Deppo, M. De Cecco, S. Debei, C. Güttler, M. Fulle, P. J. Gutierrez, S. F. Hviid, W.-H. Ip, L. Jorda, J. Knollenberg, G. Kovacs, J.-R. Kramm, E. Küppers, L. Lara, M. Lazzarin, J. L. Lopez Moreno, F. Marzari, H. Michalik, F. Preusker, F. Scholten, C. Tubiana et J.-B. Vincent, « OSIRIS observations of meter-sized exposures of H2O ice at the surface of 67P/Churyumov-Gerasimenko and interpretation using laboratory experiments », Astronomy & Astrophysics, vol. 583,‎ novembre 2015, article no A25 (DOI 10.1051/0004-6361/201525977, Bibcode 2015A&A...583A..25P, lire en ligne)↩
  15. (en) I. P. Wright, S. Sheridan, S. J. Barber, G. H. Morgan, D. J. Andrews et A. D. Morse, « CHO-bearing organic compounds at the surface of 67P/Churyumov-Gerasimenko revealed by Ptolemy », Science, vol. 349, no 6247,‎ 31 juillet 2015, article no aab0673 (PMID 26228155, DOI 10.1126/science.aab0673, Bibcode 2015Sci...349b0673W, lire en ligne)↩
  16. (en) Humberto Campins, Kelsey Hargrove, Noemi Pinilla-Alonso, Ellen S. Howell, Michael S. Kelley, Javier Licandro, T. Mothé-Diniz, Y. Fernández et Julie Ziffer, « Water ice and organics on the surface of the asteroid 24 Themis », Nature, vol. 464, no 7293,‎ avril 2010, p. 1320-1321 (DOI 10.1038/nature09029, Bibcode 2010Natur.464.1320C, lire en ligne)↩
  17. (en) Andrew S. Rivkin et Joshua P. Emery, « Detection of ice and organics on an asteroidal surface », Nature, vol. 464, no 7293,‎ avril 2010, p. 1322-1323 (PMID 20428165, DOI 10.1038/nature09028, Bibcode 2010Natur.464.1322R, lire en ligne)↩
  18. (en) Jerome G. Borucki, Bishun Khare et Dale P. Cruikshank, « A new energy source for organic synthesis in Europa's surface ice », Journal of Geophysical Research (Planets), vol. 107, no E11,‎ novembre 2002, article no 5114 (DOI 10.1029/2002JE001841, Bibcode 2002JGRE..107.5114B, lire en ligne)↩1 ↩2 ↩3
  19. (en) Dale P. Cruikshank, Tobias C. Owen, Cristina Dalle Ore, Thomas R. Geballe, Ted L. Roush, Catherine de Bergh, Scott A. Sandford, Francois Poulet, Gretchen K. Benedix et Joshua P. Emery, « A spectroscopic study of the surfaces of Saturn's large satellites: H2O ice, tholins, and minor constituents », Icarus, vol. 175, no 1,‎ mai 2005, p. 268-283 (DOI 10.1016/j.icarus.2004.09.003, Bibcode 2005Icar..175..268C, lire en ligne)↩1 ↩2
  20. (en) Gene D. McDonald, W. Reid Thompson, Michael Heinrich, Bishun N. Khare et Carl Sagan, « Chemical Investigation of Titan and Triton Tholins », Icarus, vol. 108, no 1,‎ mars 1994, p. 137-145 (PMID 11539478, DOI 10.1006/icar.1994.1046, Bibcode 1994Icar..108..137M, lire en ligne)↩1 ↩2
  21. (en) S. Derenne, C. Coelho, C. Anquetil, C. Szopa, A. S. Rahman, P. F. McMillan, F. Corà, C. J. Pickard, E. Quirico et C. Bonhomme, « New insights into the structure and chemistry of Titan’s tholins via 13C and 15N solid state nuclear magnetic resonance spectroscopy », Icarus, vol. 221, no 2,‎ novembre-décembre 2012, p. 844-853 (DOI 10.1016/j.icarus.2012.03.003, Bibcode 2012Icar..221..844D, lire en ligne)↩
  22. (en) Athena Coustenis et Frederic W. Taylor, Titan: Exploring an Earthlike World, World Scientific, 2008, p. 154–155. (ISBN 978-981-270-501-3)↩
  23. (en) J. H. Waite Jr., D. T. Young, T. E. Cravens, A. J. Coates, F. J. Crary, B. Magee et J. Westlake, « The Process of Tholin Formation in Titan's Upper Atmosphere », Science, vol. 316, no 5826,‎ 11 mai 2007, p. 870-875 (PMID 17495166, DOI 10.1126/science.1139727, JSTOR 20036227, Bibcode 2007Sci...316..870W, lire en ligne)↩1 ↩2
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Références 26 à 42
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  4. (en) M. E. Brown, E. L. Schaller et G. A. Blake, « Irradiation Products On Dwarf Planet Makemake », The Astronomical Journal, vol. 149, no 3,‎ mars 2015, article no 105 (DOI 10.1088/0004-6256/149/3/105, Bibcode 2015AJ....149..105B, lire en ligne)↩
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  6. (en) K. M. Barkume, M. E. Brown et E. L. Schaller, « Near-Infrared Spectra of Centaurs and Kuiper Belt Objects », The Astronomical Journal, vol. 135, no 1,‎ janvier 2008, p. 55-67 (DOI 10.1088/0004-6256/135/1/55, Bibcode 2008AJ....135...55B, lire en ligne)↩
  7. (en) Gy. M. Szabó, Cs. Kiss, N. Pinilla-Alonso, E. Y. Hsiao, G. H. Marion, J. Györgyey Ries, R. Duffard, A. Alvarez-Candal, K. Sárneczky et J. Vinkó, « Surface Ice and Tholins on the Extreme Centaur 2012 DR30 », The Astronomical Journal, vol. 155, no 4,‎ avril 2018, article no 170 (DOI 10.3847/1538-3881/aab14e, Bibcode 2018AJ....155..170S, lire en ligne)↩
  8. (en) Dale P. Cruikshank et Cristina M. Dalle Ore, « Spectral Models of Kuiper Belt Objects and Centaurs », Earth, Moon, and Planets, vol. 92, no 1,‎ juin 2003, p. 315-330 (DOI 10.1023/B:MOON.0000031948.39136.7d, Bibcode 2003EM&P...92..315C, lire en ligne)↩
  9. (en) M. Köhler, I. Mann et Aigen Li, « Complex Organic Materials in the HR 4796A Disk? », The Astrophysical Journal Letters, vol. 686, no 2,‎ octobre 2008, p. L95 (DOI 10.1086/592961, Bibcode 2008ApJ...686L..95K, arXiv 0808.4113, lire en ligne)↩
  10. (en) « SPHERE images the dust ring around the star HR 4796A », sur eso.org, ESO, 4 juin 2014 (consulté le 8 mai 2019).↩
  11. (en) Eric Quirico, Gilles Montagna, Victoria Lees, Paul F. McMillan, Cyril Szopa, Guy Cernogora, Jean-Noël Rouzaud, Patrick Simon, Jean-Michel Bernard, Patrice Coll, Nicolas Fray, Robert D. Minard, François Raulin, Bruno Reynard et Bernard Schmitt, « New experimental constraints on the composition and structure of tholins », Icarus, vol. 198,‎ novembre 2008, p. 218-231 (DOI 10.1016/j.icarus.2008.07.012, Bibcode 2008Icar..198..218Q, lire en ligne)↩
  12. (en) Megan McGuigan et Richard D. Sacks, « Comprehensive Two Dimensional Gas Chromatography Study of Tholin Samples Using Pyrolysis Inlet and TOF-MS Detection », sur ca.pittcon.org, 3 septembre 2004 (consulté le 1er mai 2019).↩
  13. (en) Megan McGuigan, J. Hunter Waite, Hiroshi Imanaka et Richard D. Sacks, « Analysis of Titan tholin pyrolysis products by comprehensive two-dimensional gas chromatography–time-of-flight mass spectrometry », Journal of Chromatography A, vol. 1132, nos 1-2,‎ 3 novembre 2006, p. 280-288 (PMID 16934276, DOI 10.1016/j.chroma.2006.07.069, lire en ligne)↩
  14. (en) Melissa G. Trainer, « Atmospheric Prebiotic Chemistry and Organic Hazes », Current Organic Chemistry, vol. 17, no 16,‎ août 2013, p. 1710-1723 (PMID 24143126, PMCID 3796891, DOI 10.2174/13852728113179990078, lire en ligne)↩1 ↩2 ↩3
  15. (en) « Mooning over Titan's atmosphere », 15 octobre 2006 (consulté le 2 mai 2019).↩
  16. (en) Marta Ruiz-Bermejo, Luis A. Rivas, Arantxa Palacín, César Menor-Salván et Susana Osuna-Esteban, « Prebiotic Synthesis of Protobiopolymers Under Alkaline Ocean Conditions », Origins of Life and Evolution of Biospheres, vol. 41, no 4,‎ août 2011, p. 331-345 (PMID 21161385, DOI 10.1007/s11084-010-9232-z, Bibcode 2011OLEB...41..331R, lire en ligne)↩
  17. (en) C. R. Stoker, P. J. Boston, R. L. Mancinelli, W. Segal, B. N. Khare et C. Sagan, « Microbial metabolism of tholin », Icarus, vol. 85, no 1,‎ mai 1990, p. 241-256 (PMID 11538367, DOI 10.1016/0019-1035(90)90114-O, Bibcode 1990Icar...85..241S, lire en ligne)↩
Points à vérifier (60)

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  1. Que désigne « Tholin » ? — Non vérifiéLes mécanismes exacts de la formation des tholins ne sont pas connus, mais il s'en forme sous l'action du rayonnement ultraviolet sur des composés organiques simples, tels que des hydrocarbures légers (méthane CH4, éthane C2H6, éthylène C2H4, etc.), en présence d'azote N2 et/ou d'eau H2O.

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  2. Que sait-on de la formation de Tholin ? — Non vérifiéLes tholins sont peut-être un constituant important du milieu interstellaire.

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéExplorer autrement

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéPrésentation

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéDifférents tholins

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéLes tholins seraient responsables de la couleur rougeâtre, orangée voire rosée observée sur certains terrains de satellites de planètes géantes (ici, Triton, satellite de Neptune), de planètes naines et les petits corps du Système solaire.

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  7. Présentation — Non vérifiéLe tholin (du grec ancien θολός / tholós, « encre de seiche », en référence à l'aspect et à la couleur), ou parfois la tholine, est une substance organique plus ou moins azotée de masse moléculaire élevée (environ 8 kDa), de couleur rouge brun parfois violacée (sépia) et de structure mal connue, produite en laboratoire lors d'expériences de Miller-Urey et qui serait présente à la surface de nombreux objets du Système…

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  8. Présentation — Non vérifiéLe terme anglais tholin a été introduit en 1979 par Carl Sagan et Bishun Khare pour décrire les substances qu'ils obtenaient à partir de gaz identifiés dans l'atmosphère de Titan, avec une étymologie différente (ils se référaient au grec θόλος en lui donnant le sens de « boueux ») et la description suivante :

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  9. Présentation — Non vérifié« Au cours de la décennie écoulée, nous avons produit dans notre laboratoire une série de solides organiques complexes à partir de mélanges des gaz abondants dans l'espace : CH4, C2H6, NH3, H2O, HCHO et H2S. Le produit, synthétisé par lumière ultraviolette (UV) ou par décharges électriques, est un résidu brun, parfois collant, que l'on a appelé, en raison de sa résistance à la chimie analytique conventionnelle, « pol…

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  10. Présentation — Non vérifié— Carl Sagan et Bishun Khare, Nature, 1979.

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  11. Présentation — Non vérifiéCependant, certains chercheurs préfèrent réserver cette appellation aux composés produits en laboratoire, notamment parce qu'on ignore si ces substances sont bien celles qui sont présentes à la surface des astres,. Les tholins ne sont pas des composés chimiques définis mais sont un terme générique désignant une série de molécules, parmi lesquelles des hétéropolymères, dont on pense qu'elles enduisent d'un revêtement …

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  12. Présentation — Non vérifiéLes mécanismes exacts de la formation des tholins ne sont pas connus, mais il s'en forme sous l'action du rayonnement ultraviolet sur des composés organiques simples, tels que des hydrocarbures légers (méthane CH4, éthane C2H6, éthylène C2H4, etc.), en présence d'azote N2 et/ou d'eau H2O. Les tholins ne se formant qu'en milieu réducteur, on n'en trouve plus à la surface de la Terre mais il s'en trouverait au contrair…

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  13. Passage de cet article — Non vérifiéSimulation de l'atmosphère de Titan. La coloration orangée est liée à la présence de dicyanoacétylène N≡C−C≡C−C≡N.

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  14. Différents tholins — Non vérifiéGénéralement de couleur brune ou rougeâtre, les tholins ont une structure moléculaire difficile à caractériser, car les résidus sont essentiellement insolubles.

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  15. Différents tholins — Non vérifiéLes tholins de Titan et de Triton, satellites respectivement de Saturne et de Neptune, sont des substances organiques riches en azote, du fait de l'action des ultraviolets sur des mélanges d'azote N2 et de méthane CH4 : l'atmosphère de Titan est en effet composée d'azote, avec 1,4 % de méthane dans la stratosphère, taux qui augmente en se rapprochant du sol pour atteindre 4,9 % en dessous de 8 km d'altitude, où on tr…

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  16. Différents tholins — Non vérifiéA contrario, les tholins de glace résultent de l'irradiation de clathrates de méthane CH4 et d'éthane C2H6 dans de la glace d'eau et sont donc dépourvus d'azote ; le plutino Ixion serait particulièrement riche en ce genre de composés.

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  17. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéDes tholins, qu'ils soient dits de glace, de Triton ou de Titan, semblent exister en abondance sur les objets du Système solaire externe, notamment les satellites glacés des planètes géantes, et selon toute vraisemblance sur des planètes naines et des petits corps du Système solaire tels que les centaures, ceux de la ceinture de Kuiper, et des comètes. On a par ailleurs pu montrer que les doses de rayonnement cosmiqu…

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  18. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéExemples de corps du Système solaire présentant des substances apparentées aux tholins

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  19. Passage de cet article — Non vérifiéCérès.

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  20. Passage de cet article — Non vérifié67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéEurope.

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéRhéa.

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  23. Passage de cet article — Non vérifiéTitan.

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  24. Passage de cet article — Non vérifiéTriton.

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéPluton.

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  26. Passage de cet article — Non vérifiéCharon.

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  27. Passage de cet article — Non vérifié(486958) Arrokoth.

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  28. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéCérès — Des substances évoquant des tholins ont été détectées par la mission Dawn sur cet astéroïde de la ceinture principale. La plus grande partie de la surface de cette planète naine est particulièrement riche en carbone, avec une teneur massique d'environ 20 % dans les couches superficielles. La teneur en carbone de la surface de Cérès est plus de cinq fois plus élevée que celle des chondrites carbonées analysées…

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  29. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéComètes et astéroïdes — Des substances évoquant des tholins ont été détectées in situ par la sonde Rosetta sur la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko,. On n'en trouve généralement pas sur les astéroïdes de la ceinture principale, mais on en a détecté par exemple sur Thémis,.

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  30. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéEurope — On pense que les couleurs de certaines régions de ce satellite de Jupiter sont dues à des tholins. La morphologie des cratères d'impact et de leur rebords suggère la présence de matériaux fluidifiés provenant de l'intérieur de l'astre à travers des fractures où se déroulent des réactions de pyrolyse et de radiolyse. Ces réactions requièrent la présence de matière première (carbone, azote N2 et eau H2O) et d'…

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  31. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéRhéa — La couleur sombre de vastes régions de l'hémisphère arrière de ce satellite de Saturne proviendrait de tholins.

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  32. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéTitan — Ce satellite de Saturne présente des dépôts de composés organiques riches en azote,. L'atmosphère de Titan est composée d'environ 97 % d'azote N2, 2,7 ± 0,1 % de méthane CH4 et des traces d'autres gaz. On pense que ce sont des tholins qui confèrent sa couleur orangée à la brume d'aérosols de cette atmosphère.

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  33. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéTriton — Ce satellite de Neptune présente une couleur brune et rosée caractéristique de certains tholins. L'atmosphère de Triton est constituée essentiellement d'azote N2, avec des traces de méthane CH4 et de monoxyde de carbone CO.

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  34. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéPluton — On pense que des tholins sont présents à la surface de cet objet transneptunien et lui donnent des teintes rougeâtres ainsi que la couleur bleue de son atmosphère.

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  35. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéCharon — La couleur brun-rouge de la calotte polaire boréale de ce satellite de Pluton pourrait être due à des substances apparentées à des tholins produites à partir du méthane CH4, de l'azote N2 et d'autres gaz provenant de l'atmosphère de Pluton,, qui ne se trouve qu'à 19 000 km.

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  36. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéMakémaké — On a détecté sur cet objet de la ceinture de Kuiper du méthane CH4, de grandes quantités d'éthane C2H6 et de substances évoquant des tholins, ainsi peut-être que des quantités moindres d'éthylène C2H4, d'acétylène C2H2 et d'alcanes de masse moléculaire élevée, produits vraisemblablement par photolyse du méthane sous l'effet du rayonnement solaire,.

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  37. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéCentaures et autres corps de la ceinture de Kuiper — La couleur rouge des tholins se retrouve sur de nombreux objets transneptuniens, comme des plutinos tels qu'Ixion et Sedna. La réflectance spectrale des centaures suggère également la présence de tholins à leur surface,,. L'exploration par la sonde New Horizons de (486958) Arrokoth (surnommé « Ultima Thulé »), un objet classique de la ceinture de Kuiper, a révélé u…

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  38. Occurrence dans l'Univers — Non vérifiéHors du Système solaire — Des substances semblables à des tholins ont peut-être été détectées en 2008 dans le disque de débris de l'étoile A de l'étoile binaire HR 4796, située à environ 237 années-lumière (73 parsecs) dans la constellation du Centaure, à l'aide de l'instrument NICMOS du télescope spatial Hubble.

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéDisque de débris de l'étoile HR 4796A vu en infrarouge par l'instrument SPHERE du VLT à l'ESO.

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  40. Passage de cet article — Non vérifié(en) Formation des tholins dans la haute atmosphère de Titan.

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  41. Formation — Non vérifiéLes tholins sont peut-être un constituant important du milieu interstellaire. Sur Titan, leur formation commence à haute altitude et contribue à la formation de particules organiques solides. Ils sont constitués essentiellement de carbone, d'azote et d'hydrogène. La spectroscopie infrarouge de tholins produits en laboratoire a confirmé l'identification plus ancienne de groupes fonctionnels tels que les groupes amine …

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  42. Formation — Non vérifiéComme illustré par le schéma de droite, les tholins se formeraient naturellement à travers des chaînes de réactions impliquant des pyrolyses et des radiolyses. Cela commence avec la dissociation et l'ionisation de l'azote N2 et du méthane CH4 par les particules énergétiques du rayonnement cosmique et le rayonnement solaire. Cela conduit à la formation d'éthane C2H6, d'éthylène C2H4, d'acétylène C2H2, de cyanure d'hyd…

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  43. Formation — Non vérifiéCes composés d'origine atmosphérique sont distincts de ceux, appelés tholins de glace II, qui se forment par irradiation (radiolyse) de clathrates d'eau et de composés organiques tels que le méthane CH4 et l'éthane C2H6,.

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  44. Propriétés — Non vérifiéCertains chercheurs ont avancé l'idée que la Terre ait pu être ensemencée très tôt au cours de son histoire par des composés organiques issus des comètes riches en tholins, ce qui aurait fourni la matière première nécessaire à l'apparition de la vie, (voir l'expérience de Miller-Urey, dont les hypothèses de départ se sont néanmoins révélées ne plus être en accord avec les modèles les plus récents d'atmosphère primiti…

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  45. Propriétés — Non vérifiéLes études en laboratoire suggèrent que les tholins à proximité de grandes étendues d'eau liquide qui auraient peut-être subsisté pendant des milliers d'années auraient pu faciliter la mise en place de la chimie prébiotique, et pourraient être impliqués dans l'apparition de la vie sur Terre et, peut-être, sur d'autres planètes. Par ailleurs, en formant des particules dans l'atmosphère, les tholins affectent la diffus…

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  46. Propriétés — Non vérifiéSur Terre, une grande variété de bactéries du sol sont capables de métaboliser les tholins produits en laboratoire par décharges électriques dans un mélange de méthane CH4, d'ammoniac NH3 et de vapeur d'eau H2O. Les tholins pourraient ainsi avoir été la « nourriture » des premiers organismes hétérotrophes apparus sur notre planète.

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  47. Articles connexes — Non vérifiéKérogène

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  48. Liens externes — Non vérifiéLaboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques – UMR CNRS 7583, unité mixte de l'Université Paris-Est Créteil, l'Université Paris VII - Diderot et du CNRS.

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  49. Liens externes — Non vérifiéPortail de la chimie

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  50. Liens externes — Non vérifiéPortail de l’astronomie

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Sources et méthode

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