Catherine de Médicis
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Catherine de Médicis (en italien: Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici), née le 13 avril 1519 à Florence (République florentine) et morte le 5 janvier 1589 à Blois (France), est reine de France de 1547 à 1559. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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À retenir
Questions essentielles
Qui était Catherine de Médicis ?
Catherine de Médicis (en italien : Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici), née le 13 avril 1519 à Florence (République florentine) et morte le 5 janvier 1589 à Blois (France), est reine de France de 1547 à 1559. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Quelle est la date de naissance de Catherine de Médicis ?
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Quel est le lieu de naissance de Catherine de Médicis ?
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Présentation
Catherine de Médicis (en italien : Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici), née le 13 avril 1519 à Florence (République florentine) et morte le 5 janvier 1589 à Blois (France), est reine de France de 1547 à 1559. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Née à Florence, le 13 avril 1519, Catherine de Médicis se retrouve très rapidement orpheline : sa mère meurt quelques jours après l'avoir mise au monde, son père trois semaines plus tard, de la syphilis. Elle est alors prise en charge par sa grand-mère… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Héritière des Médicis » dans le texte →Duchesse d'Orléans
Catherine quitte Florence le 1 septembre 1533 et rejoint la France à bord de la galère du pape. Elle apporte avec elle une dot de 100 000 écus d'argent et 28 000 écus de bijoux, ce qui lui vaut de la part de courtisans persifleurs les surnoms de « la… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
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| Portrait de Catherine de Médicis en tenue de deuil, vers 1560, atelier de François Clouet, Paris, musée Carnavalet. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Fonctions Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
|---|---|
| Régente du royaume de France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| 31 mars 1552 – 1er juillet 1552 (3 mois) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Monarque | Henri II Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Prédécesseur | Louise de Savoie (indirectement) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Successeur | elle-même Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 5 décembre 1560 – 17 août 1563 (2 ans, 8 mois et 12 jours) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Monarque | Charles IX Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Prédécesseur | elle-même Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Successeur | elle-même Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| 30 mai 1574 – 6 septembre 1574 (3 mois et 7 jours) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Monarque | Henri III Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Prédécesseur | elle-même Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Successeur | Marie de Médicis (indirectement) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Reine de France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| 31 mars 1547 – 10 juillet 1559 (12 ans, 3 mois et 9 jours) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Prédécesseur | Éléonore d'Autriche Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Successeur | Marie Stuart Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Dauphine de Viennois Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| 10 août 1536 – 31 mars 1547 (10 ans, 7 mois et 21 jours) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Prédécesseur | Charlotte de Savoie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Successeur | Marie Stuart Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Duchesse de Bretagne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| 10 août 1536 – 31 mars 1547 (10 ans, 7 mois et 21 jours) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Prédécesseur | Marguerite de Foix Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Successeur | Retour à la couronne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Duchesse d'Orléans Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| 28 octobre 1533 – 10 août 1536 (2 ans, 9 mois et 13 jours) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Prédécesseur | Jeanne de France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Successeur | Marie de Bourbon-Montpensier Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Biographie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Dynastie | Maison de Médicis Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Nom de naissance | Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Date de naissance | 13 avril 1519 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Lieu de naissance | Florence (Florence) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Date de décès | 5 janvier 1589 (à 69 ans) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Lieu de décès | Château de Blois (France) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Sépulture | Nécropole royale de la basilique de Saint-Denis Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Père | Laurent II de Médicis Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Mère | Madeleine de La Tour d'Auvergne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Conjoint | Henri II Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Enfants | François II Élisabeth de France Claude de France Louis de France Charles IX Henri III Marguerite de France François de France Victoire de France Jeanne de France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Religion | Catholicisme Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Résidence | Château de Chenonceau, château de Montceaux, château de Saint-Maur, hôtel de la Reine et palais des Tuileries Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Reines de France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
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Catherine de Médicis (en italien : Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici), née le 13 avril 1519 à Florence (République florentine) et morte le 5 janvier 1589 à Blois (France), est reine de France de 1547 à 1559. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Fille de Laurent II de Médicis (1492-1519), duc d'Urbino, et de Madeleine de la Tour d'Auvergne (1498-1519), elle grandit en Italie d'où elle est originaire par son père. À la mort de ses parents, elle hérite du titre de duchesse d'Urbino et de comtesse de Lauragais, puis de celui de comtesse d'Auvergne à la mort de sa tante Anne d'Auvergne en 1524[1]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Par son mariage avec le futur Henri II, elle devient dauphine et porte le titre honorifique de duchesse de Bretagne de 1536 à 1547, puis reine de France. Mère des rois François II, Charles IX, Henri III, des reines Élisabeth (reine d'Espagne) et Marguerite (dite « la reine Margot », épouse du futur Henri IV) et de Claude, duchesse de Lorraine et de Bar, elle gouverne la France en tant que reine mère et régente de 1560 à 1563. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine de Médicis est une grande figure du XVIe siècle et du royaume de France. Son nom est irrémédiablement attaché aux guerres de Religion opposant catholiques et protestants. Qui plus est, une légende noire persistante la dépeint comme une personne acariâtre, jalouse du pouvoir, ne reculant devant aucun crime pour conserver son influence. Aujourd'hui, la tendance historiographique tend à réhabiliter le rôle de cette reine et régente qui usa de son influence lors d'une période historique complexe et très troublée. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Partisane d'une politique de conciliation, elle est l'instauratrice en France de la liberté de conscience pour les protestants, et a de nombreuses fois tenté de faire accepter le concept de tolérance civile. Avec l'édit de janvier 1562, elle tente d'instaurer la liberté de culte, mais ne parvient pas à empêcher le déclenchement des hostilités. Après la surprise de Meaux en 1567, sa fermeté et sa méfiance envers les protestants se renforcent. Son rôle supposé dans le massacre de la Saint-Barthélemy en 1572 contribue à en faire une figure controversée de l'histoire de France. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Biographie
Jeunesse
Héritière des Médicis
Née à Florence, le 13 avril 1519, Catherine de Médicis se retrouve très rapidement orpheline : sa mère meurt quelques jours après l'avoir mise au monde, son père trois semaines plus tard, de la syphilis. Elle est alors prise en charge par sa grand-mère paternelle, Alfonsina Orsini, puis placée sous la tutelle de sa tante paternelle, Clarice de Médicis et de la cousine germaine de son père, ou sa grande-cousine, Maria Salviati, mère de son cousin au second degré, le futur grand-duc Côme. Elle devient l'unique héritière de la fortune des Médicis et prend le titre de duchesse d'Urbino, ce qui lui vaut le surnom de duchessina (la petite duchesse) de la part des Florentins. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les Médicis ont joué un rôle important durant l'enfance de Catherine : elle bénéficie de la protection de son grand-oncle le pape Léon X, puis surtout de celle de Clément VII, un de ses cousins[2], élu pape en 1523 et qui la loge dans son palais Medici-Riccardi[3]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'enfance de Catherine dans la ville de Florence est perturbée par la guerre que se livrent Clément VII et l'empereur Charles Quint. Les républicains florentins profitent de la défaite du pape et du désordre qui règne à Rome pour se révolter contre les Médicis et prendre le contrôle de la ville. En 1529, Catherine est prise en otage par les républicains, qui menacent de la violer[4] et de la tuer quand les troupes de l'empereur du Saint-Empire romain germanique mettent en place le siège de la ville. Catherine n'a alors que dix ans et restera toute sa vie marquée par la cruauté politique de ce conflit. Pour la protéger, on la place dans différents couvents (couvent de Sainte-Lucie al Prato puis couvent de Sainte-Marie des Emmurées (it)), où, par souci de sécurité, on lui fait prendre l'habit de nonne[5]. Une fois la ville de Florence soumise au pouvoir du pape et de l'empereur, Catherine est emmenée à Rome au Vatican où, désormais, elle va grandir auprès de Clément VII[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Placée sous la protection directe du pape, elle y reçoit une éducation très soignée. Elle bénéficie ainsi d'une culture raffinée, imprégnée d'humanisme et de néoplatonisme. Elle quitte l'Italie en 1533, lorsque le pape fait alliance avec le roi de France, François Ier, qui prévoit de la marier à l'un de ses fils cadets, Henri, alors duc d'Orléans, afin de contrecarrer l'influence à Rome de Charles Quint[6]. En tant qu'unique héritière de la branche aînée des Médicis (famille dominant alors Florence) et avec un oncle pape (à la tête des États pontificaux), Catherine représente, en effet, un parti utile pour François Ier dans le contexte des Guerres d'Italie. Néanmoins, seules les filles d'empereurs ou de rois étant considérées comme dignes de devenir reine de France, on préfère attendre un meilleur parti pour le dauphin François III de Bretagne et plutôt marier Catherine au jeune frère du dauphin, Henri, non destiné à régner. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Duchesse d'Orléans
Catherine quitte Florence le 1er septembre 1533 et rejoint la France à bord de la galère du pape. Elle apporte avec elle une dot de 100 000 écus d'argent et 28 000 écus de bijoux, ce qui lui vaut de la part de courtisans persifleurs les surnoms de « la Banquière » ou « la fille des Marchands »[6]. Il avait été convenu dans le contrat que le pape procurerait une dot assez importante pour combler le trou des finances royales. Le mariage a lieu à Marseille, le 28 octobre 1533, en présence du pape, venu s'entretenir avec le roi et lui remettre personnellement la main de Catherine, le contrat de mariage étant signé après le traité d'alliance, qui prévoit que le pape aide le roi François Ier à reconquérir le duché de Milan et de Gênes en échange du mariage. Après le bal de mariage, le couple se rend dans la chambre nuptiale remplir ses devoirs conjugaux, suivi par le roi qui reste présent jusqu'à la consommation du mariage. Le pape s'y rend dès le lendemain pour trouver les deux jeunes mariés « contents l'un de l'autre » et est rassuré. S'ensuivent des festivités somptueuses, qui durent plusieurs semaines. Une tradition populaire plus ou moins légendaire veut qu'elle soit venue d'Italie accompagnée d'une quarantaine de cuisiniers et qu'elle aurait introduit lors du banquet de mariage le sabayon, ainsi que les sorbets « tutti frutti »[7]. Selon une autre légende[8], ce serait Jean Pastilla, l'un de ses trois pâtissiers confiseurs, qui répand en France la mode de la pastille à base de gomme arabique et de sirop de sucre[9]. Vraisemblablement, ces légendes sont fausses puisqu'aucun cuisinier italien n'a été recensé à la cour de France durant le règne de Médicis (voir le mythe italien dans la cuisine française). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Catherine quitte Florence le 1er septembre 1533 et rejoint la France à bord de la galère du pape. Elle apporte avec elle une dot de 100 000 écus d'argent et 28 000 écus de bijoux, ce qui lui vaut de la part de courtisans persifleurs les surnoms de « la Banquière » ou « la fille des Marchands ». Il avait été convenu dans le contrat que le pape procurerait une dot assez importante pour combler le trou des finances royales. Le mariage a lieu à Marseille, le 28 octobre 1533, en présence du pape, venu s'entretenir avec le roi et lui remettre personnellement la main de Catherine, le contrat de mariage étant signé après le traité d'alliance, qui prévoit que le pape aide le roi François Ier à reconquérir le duché de Milan et de Gênes en échange du mariage. Après le bal de mariage, le couple se rend dans la chambre nuptiale remplir ses devoirs conjugaux, suivi par le roi qui reste présent jusqu'à la consommation du mariage. Le pape s'y rend dès le lendemain pour trouver les deux jeunes mariés « contents l'un de l'autre » et est rassuré. S'ensuivent des festivités somptueuses, qui durent plusieurs semaines. Une tradition populaire plus ou moins légendaire veut qu'elle soit venue d'Italie accompagnée d'une quarantaine de cuisiniers et qu'elle aurait introduit lors du banquet de mariage le sabayon, ainsi que les sorbets « tutti frutti ». Selon une autre légende, ce serait Jean Pastilla, l'un de ses trois pâtissiers confiseurs, qui répand en France la mode de la pastille à base de gomme arabique et de sirop de sucre.
Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Vraisemblablement, ces légendes sont fausses puisqu'aucun cuisinier italien n'a été recensé à la cour de France durant le règne de Médicis (voir le mythe italien dans la cuisine française).
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L'alliance avec la papauté ne procure finalement pas à la France les effets escomptés du fait de la mort de Clément VII, survenue l'année suivante. Le pape Paul III rompt le traité d'alliance et refuse de payer la dot à François Ier, qui se lamente en ces termes : « J'ai eu la fille toute nue ». Au début de son mariage, Catherine n'occupe que peu de place à la Cour, bien qu'elle y soit appréciée pour sa gentillesse et son intelligence. Elle n'a pas 15 ans, et son jeune mari est plus intéressé par Diane de Poitiers[10], qui fut sa gouvernante pendant son enfance, que par elle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dauphine de France
Le 10 août 1536, le destin de Catherine bascule. Le fils aîné de François Ier, le dauphin François, meurt soudainement, faisant de l'époux de Catherine l'héritier du trône. Catherine devient dauphine de Viennois et ne porte que le titre honorifique de duchesse de Bretagne (1536-1547) car son époux Henri II ne fut pas couronné en la cathédrale de Rennes et ne portait lui aussi qu'un titre honorifique. Elle prend progressivement sa place à la Cour. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portrait présumé d'Henri d'Orléans par Corneille de Lyon (vers 1536). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portrait de Catherine de Médicis par Corneille de Lyon (vers 1536). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Mais Catherine et Henri n'ont toujours pas d'héritier (ils mettront dix ans à en avoir un). Pour Catherine, la menace de répudiation plane dès 1536, année durant laquelle on estime qu'Henri et Diane sont, à respectivement 17 et 36 ans, devenus amants, mais elle reçoit l'inattendu appui de sa rivale, qui est aussi et à la fois sa cousine et celle de son mari. Elle laisse Henri arborer partout les couleurs de Diane, dont il est profondément amoureux malgré l'écart d'âge de 19 ans. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Remarquée pour son intelligence, Catherine est appréciée par le roi, son beau-père. Partageant avec sa belle-sœur Marguerite de France un goût pour les arts et lettres, Catherine devient son amie. Avec la reine de Navarre, Marguerite d'Angoulême, elle participe à l'élévation culturelle de la cour, notamment par des compositions littéraires. C'est à cette époque que Catherine choisit son propre emblème : l'écharpe d'Iris (l'arc-en-ciel). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Alors qu'elle craint de plus en plus d'être répudiée, elle accouche finalement en janvier 1544 d'un héritier : François, futur François II de France. Sa naissance, suivie l'année suivante par celle d'une fille, baptisée Élisabeth, conforte la position de Catherine à la cour. À la mort de François Ier, le 31 mars 1547, Henri d'Orléans monte sur le trône sous le nom d'Henri II et Catherine devient reine de France. En novembre, Catherine met au monde son troisième enfant, une fille, prénommée Claude en hommage à la mère du roi. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Reine de France
Le 10 juin 1549, Catherine est officiellement sacrée reine de France à la basilique de Saint-Denis. Le rôle qui lui est conféré à la cour consiste à procréer. En l'espace d'une quinzaine d'années, Catherine met au monde dix enfants, dont sept survivent. Les difficultés de l'accouchement de jumelles en 1557 achèvent ces maternités successives. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans sa maison, Catherine réunit autour d'elle une cour, où elle place de nombreux compatriotes italiens. Elle reste très attentive à la politique italienne de la France et protège les opposants au grand-duc de Toscane, qui se sont exilés dans le royaume. Elle incite Henri II à confier des responsabilités militaires ou administratives à ces Italiens, qui préfèrent servir la France plutôt que l'empereur. Parmi ces hommes, se trouvent Simeoni, le jeune Gondi (qui devient l'un des conseillers les plus influents de la reine dans les années 1570) et les cousins de Catherine, les frères Pierre et Léon Strozzi, qui s'illustrent au service du roi durant les guerres d'Italie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À l'avènement d'Henri II, Catherine doit souffrir la présence de la favorite royale Diane de Poitiers. Bien que par respect pour elle, le roi lui cache ses infidélités, elle doit accepter que sa rivale prenne une place importante à la cour. Diane de Poitiers exerce une influence importante sur le roi et reçoit en contrepartie de nombreuses responsabilités. Elle obtient ainsi la charge de l'éducation des enfants royaux et le titre de duchesse de Valentinois. Catherine souffre de cette situation en silence. Dans le fameux duel (le coup de Jarnac) qui oppose La Châtaigneraie et Jarnac, Catherine prend le parti du second, celui de la duchesse d'Étampes, l'ennemie jurée de Diane. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine obtient des responsabilités quand le roi reprend la guerre, en 1552, contre Charles Quint et s'absente pour mener les opérations dans l'est du royaume. Catherine est nommée régente et avec l'aide du connétable Anne de Montmorency, elle assure l'approvisionnement et le renforcement des armées. Elle intervient également en 1557, après le désastre de Saint-Quentin. Elle est envoyée par le roi demander à la ville de Paris l'argent nécessaire pour poursuivre la campagne. Enfin, Catherine ne manque pas de désapprouver ouvertement la paix signée les 2 et 3 avril 1559 au Cateau-Cambrésis qui fait perdre l'essentiel des possessions italiennes à la France et met un terme à sa politique d'ingérence en Italie. Elle marque par là son opposition au connétable et son rapprochement avec le clan des Guise. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le traité est suivi par des festivités au cours desquelles des mariages princiers doivent venir renforcer les alliances politiques tout juste conclues. Alors que sa seconde fille, Claude, avait épousé en février le duc Charles III de Lorraine, sa fille aînée Élisabeth épouse le roi Philippe II d'Espagne et sa belle-sœur Marguerite épouse le duc Emmanuel-Philibert de Savoie : le premier mariage est célébré par procuration à Notre-Dame de Paris le 22 juin, et le second a lieu le 10 juillet alors que le roi est sur son lit de mort. Celui-ci a, en effet, été blessé à la tête le 30 juin par le capitaine de sa garde écossaise, Gabriel de Montgommery, lors d'un tournoi donné à l'occasion des noces, et meurt après plusieurs jours d'agonie ce même 10 juillet. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Enfants
Son mariage avec Henri II à l'âge de quatorze ans demeure longtemps stérile, des malformations génitales de l'un et l'autre (maladie de Lapeyronie, rétroversion utérine[11]) en étant à priori la cause[12]. Catherine finit par mettre au monde son premier enfant à l'âge de vingt-quatre ans et demi. Elle accouche de dix enfants en vingt-cinq ans et demi de mariage : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- François II (19 janvier 1544 - 5 décembre 1560). Dauphin de France dès 1547, à la mort de son grand-père François Ier, il devient roi de France en 1559 à la mort de son père. Il épouse la reine d’Écosse Marie Stuart en 1558. Il n'a aucune descendance ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Élisabeth de France (2 avril 1545 - 3 octobre 1568). Elle devient reine d'Espagne en épousant Philippe II en 1559. Elle lui donne deux enfants ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Claude de France (12 novembre 1547 - 21 février 1575). Elle devient duchesse de Lorraine en épousant Charles III de Lorraine en 1559 dont elle a neuf enfants ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Louis de France (3 février 1549 - 24 octobre 1550). Duc d'Orléans sous le nom Louis III, il meurt âgé d'un an et huit mois ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Charles IX (27 juin 1550 - 30 mai 1574). Duc d'Orléans à la suite du décès de son frère Louis, il devient roi de France en 1560 à la mort de son frère ainé François II. Il épouse Élisabeth d'Autriche en 1570 dont il n'a qu'une fille ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Henri III (19 septembre 1551 - 2 août 1589). Il est titré successivement duc d'Angoulême à sa naissance, duc d'Orléans en 1560, duc d'Anjou en 1566 pour devenir roi de Pologne en 1573. Roi de France en 1574 à la mort de son frère Charles, il épouse Louise de Lorraine-Vaudémont en 1575. Il n'a pas de descendance ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Marguerite de France (14 mai 1553 - 27 mars 1615). Elle devient reine de Navarre en 1572, puis reine de France en 1589 en épousant Henri IV mais ne lui donne pas d'enfants ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- François de France (18 mars 1555 - 10 juin 1584). Duc d'Alençon, il devient duc d'Anjou en 1576. Il est comte de Touraine, duc de Brabant et duc de Château-Thierry ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Victoire de France (24 juin - 17 août 1556). Au contraire de sa jumelle Jeanne, elle meurt à Saint-Germain-en-Laye à deux mois ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jeanne de France (24 juin 1556). Elle vient au monde mort-née. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Règne de François II
Le deuil de la reine
Lorsque son fils François monte sur le trône, Catherine de Médicis lui recommande de confier les rênes du gouvernement à la famille de son épouse : les Guise[13]. Issus de la maison de Lorraine[14] et apparentés à la famille royale[15], les Guise sont riches et puissants. Ils ont su se faire une place de première importance à la cour et leur sœur Marie de Guise, la mère de la nouvelle reine, est régente d'Écosse pour sa fille. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine les soutient et approuve la mise à l'écart opérée par eux du connétable et de Diane de Poitiers. Elle-même intervient dans la redistribution des faveurs royales en échangeant avec l'ancienne favorite le château de Chenonceau contre celui de Chaumont[16]. Par l'ascendant qu'elle exerce sur le jeune roi, Catherine joue un rôle central au sein du conseil royal, mais profondément atteinte par la mort de son époux, elle reste en retrait par rapport aux Guise, qui détiennent la réalité du pouvoir. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les contemporains ont souligné la douleur extrême manifestée par la reine à la mort du roi. Pour marquer son chagrin, Catherine choisit de ne plus s'habiller qu'en noir (alors que le deuil se marquait traditionnellement en blanc) et arbore désormais un voile qu'elle ne quitte plus. La souffrance qu'entraîne chez elle le souvenir de son défunt époux la pousse même à ne pas assister au sacre de son fils le 18 septembre 1559[17]. Catherine change son emblème : la lance brisée, avec la devise : « De là viennent mes larmes et ma douleur » (Lacrymae hinc, hinc dolor)[18]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- François, duc de Guise, Paris, BnF, département des estampes, XVIe siècle.. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Charles, cardinal de Lorraine, école de François Clouet, Chantilly, musée Condé. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le problème protestant
Le règne de François II est marqué par la montée des violences religieuses. Auparavant, Henri II a réprimé très sévèrement le protestantisme. La mort de ce dernier encourage les protestants à réclamer la liberté de conscience et celle du culte. Bien que leur chef Calvin condamne la violence, une minorité de réformés veulent en découdre par la force. Devant la menace grandissante, les Guise sont favorables à une politique de répression. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À la mort de son époux, Catherine de Médicis est considérée par certaines autorités protestantes comme une personne ouverte d'esprit et sensible à l'injustice[19]. Sous l'influence de ses amies les plus proches, attirées par la réforme protestante (la princesse Marguerite, la duchesse de Montpensier et la vicomtesse d'Uzès), et prenant conscience elle-même de l'inutilité de la répression, elle entame dès la mort du roi un dialogue avec les protestants. Elle se dit prête à accepter leur présence à la condition qu'ils restent discrets et qu'ils ne s'assemblent pas (et ainsi éviter l'agitation dans la population)[20]. Progressivement, elle devient face aux Guise le plus ferme soutien des partisans de la tolérance civile (appelés aussi moyenneurs). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine demeure toutefois étrangère à la religion nouvelle. Heurtée par l'injonction des prédicateurs, elle approuve pleinement la sanction des fauteurs de trouble. Touchée personnellement par des pamphlets injurieux déposés chez elle lors de la conjuration d'Amboise, elle appuie la répression par les Guise des rebelles huguenots qui avaient attaqué la résidence royale[21]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Entrée en scène de Catherine de Médicis
L'ampleur du mécontentement provoqué par les Guise au printemps 1560 oblige ces derniers à céder davantage de pouvoir à Catherine de Médicis. Jusqu'alors réservée et marquée par la douleur du deuil, la reine mère prend davantage part aux affaires[22]. La montée du parti modérateur accroît son influence politique et le parti de la répression est contraint de l'écouter davantage. Elle s'entoure de conseillers modérés favorables à la Réforme et favorise leurs idées au sein du conseil royal. Parmi eux se trouvent des hommes d'Église comme Jean de Morvillier, Jean de Monluc (suspecté par Rome de protestantisme) ainsi que Paul de Foix (arrêté par le roi l'année précédente avec Anne de Bourg). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En juin, elle permet au juriste Michel de L'Hospital, opposant à la répression, d'être nommé chancelier de France. En août, elle parvient à réunir à Fontainebleau une assemblée de notables pour discuter des problèmes du royaume et appuie, malgré l'hostilité du pape, la tenue d'un concile national pour réformer l'Église de France. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La mort de son fils François II, le 5 décembre 1560, la meurtrit profondément mais lui permet de prendre en main les rênes du pouvoir. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Règne de Charles IX
Le frère cadet du roi monte sur le trône sous le nom de Charles IX. Comme il n'a que dix ans et est donc encore mineur, Catherine de Médicis est déclarée gouvernante de France. Face aux troubles religieux, elle met en place avec le soutien de conseillers modérés une politique de conciliation[23]. L'échec de sa politique la conduit toutefois à durcir à plusieurs reprises sa position à l'égard des protestants. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Une politique de conciliation
Catherine de Médicis est inspirée par deux courants : l'érasmisme, orienté vers une politique de paix, et le néoplatonisme, qui prône la mission divine du souverain pour faire régner l'harmonie dans son royaume. L'émergence de Catherine de Médicis et de Michel de L'Hospital sur la scène politique induit un relâchement de la pression sur les réformés. Ceux-ci dévoilent au grand jour leur foi et la cour installée au château de Saint-Germain voit l'arrivée en grand nombre de « schismatiques ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour améliorer le sort de ses sujets prêts à s'entredéchirer, Catherine de Médicis multiplie les tractations et les assemblées de décision. Dès décembre 1560, des États généraux regroupant les trois ordres de la société sont tenus à Orléans. Ils siègent de nouveau durant l'été 1561. Enfin au mois de septembre de cette même année a lieu le Colloque de Poissy destiné à réconcilier la religion catholique et la religion protestante. En agissant ainsi, Catherine de Médicis se met à dos le pape Pie IV et les catholiques intransigeants, mais elle demeure très optimiste quant à l'évolution de la situation. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour finir, le 17 janvier 1562, Catherine de Médicis promulgue l'Édit de janvier, qui constitue une véritable révolution, puisqu'il remet en cause le lien sacré entre unité religieuse et pérennité de l'organisation politique[24]. L'Édit de janvier autorise en effet la liberté de conscience et la liberté de culte pour les protestants, à condition que ceux-ci restituent tous les lieux de culte dont ils se sont emparés. Cet édit fait partie de la politique de concorde voulue par Catherine de Médicis et Michel de L'Hospital. Pour eux, les réformés ne sont pas la cause du mal qui s'est abattu sur la terre, mais un agent de conversion que Dieu a envoyé pour éveiller l'humanité à la conscience de son péché. Pour elle, la mission des dirigeants politiques consiste avant tout à briser le cycle des violences qui ravagent le royaume. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Mais l'Édit de janvier échoue à cause des antagonismes trop forts qui opposent protestants et catholiques. Un triumvirat composé des trois anciens favoris d'Henri II s'oppose à la politique de tolérance de la reine-mère. Antoine de Bourbon, roi de Navarre choisit le camp des catholiques. La position de la régente est difficile. Elle espère un soutien de la part du prince de Condé, le chef des protestants. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Entre guerres et paix
Copie [réf. nécessaire] d'un tableau détruit par un incendie en 1940[réf. nécessaire]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
La reine mère refuse dans un premier temps la marche à la guerre que provoque en mars 1562 le massacre de Wassy. Elle se tient à l'écart des deux partis, jusqu'à ce que par un coup de force, François de Guise l'oblige à se placer sous sa protection. Le 31 mars, il débarque à Fontainebleau où se trouve la famille royale et la contraint à le suivre à Paris. Durant les mois de mai et de juin, Catherine tente encore de provoquer des rencontres entre les belligérants, mais finit par se résigner à la guerre devant la résolution des chefs militaires à en découdre. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pendant plusieurs mois, elle intervient activement dans l'organisation logistique pour défaire les protestants. Elle se déplace également en personne au siège de Rouen. La mort et l'emprisonnement des principaux chefs de guerre lui permet finalement de ramener la paix. Tout en prenant ses distances avec les Guise, elle accorde aux huguenots la paix d'Amboise en mars 1563. L'édit prévoit déjà une certaine liberté de culte dans les maisons seigneuriales et dans les villes. En août 1563, Charles IX devient majeur. Catherine abandonne la régence, mais Charles IX la confirme immédiatement dans ses pouvoirs. Pour Catherine, l'heure est à la reconstruction, car la guerre civile a entraîné de très profondes destructions. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les grandes fêtes de Fontainebleau marquent le départ du « grand tour de France » qu'entreprend la famille royale à partir de 1564. Pendant 28 mois, la reine mère parcourt la France pour montrer le roi à son peuple, faire oublier les dissensions religieuses et imposer ses édits de paix. Son but est également de provoquer la rencontre des chefs d'État européens et de relancer un nouveau concile. La reine mère n'avait pas accepté que lors du concile de Trente, les protestants n'aient pas été invités. Le voyage est une succession d'entrées royales. Il se termine le 1er mai 1566 à Moulins. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après quatre années de paix, le conflit religieux reprend. En 1567, le prince de Condé tente de s'emparer du roi par surprise. C'est la « surprise de Meaux » : Charles IX et Catherine se réfugient à Paris, stupéfaits de la trahison du chef des protestants. Catherine impute au chancelier L'Hospital l'échec de la politique de tolérance civile et le renvoie en mai 1568. Le pouvoir royal décide d'en finir avec les rebelles et de terribles guerres s'ensuivent, ruinant le pays. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les deux armées arrivent à bout de forces en 1570. Catherine pousse les protestants à accepter la paix de Saint-Germain-en-Laye, qui leur accorde une liberté de culte très limitée. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Massacre de la Saint-Barthélemy
Pour concrétiser une paix durable entre les deux partis religieux, Catherine tente d'organiser le mariage de sa fille, Marguerite avec le prince protestant Bourbon Henri de Navarre. Après la victoire espagnole à Lépante, Catherine se rapproche des puissances protestantes en établissant une alliance avec Élisabeth d'Angleterre avec qui elle aimerait marier l'un de ses fils, et en promettant à Louis de Nassau le soutien de la France aux révoltés des Pays-Bas. La mort, en juin 1572, de la reine de Navarre Jeanne d'Albret, une importante rivale politique du côté protestant, l'arrange. Elle doit encore contrer l'influence, auprès de Charles IX, de l'amiral de Coligny : ce chef militaire des protestants veut que la France intervienne directement contre l'Espagne dans la guerre aux Pays-Bas, ce que Catherine veut éviter à tout prix. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À la suite de l'attentat manqué contre Coligny le 22 août 1572, Catherine semble avoir choisi, sur le conseil de certains membres de son entourage, de convaincre le roi de faire tuer les principaux chefs huguenots présents à Paris pour les noces. L’amiral Gaspard de Coligny II, ainsi que La Rouchefoucald, Téligny, Nompar de Caumont et Soubise sont abattus. Le massacre de la Saint-Barthélemy commence dans la nuit du 23 au 24 août 1572[25]. En dépit des velléités du roi pour l'arrêter, il s'étend les jours suivants, organisé par les milices bourgeoises, à tous les protestants parisiens, puis les mois suivants en province. Il fait plusieurs milliers de victimes. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le massacre de la Saint-Barthélemy a suscité un important débat historiographique. Des thèses historiques contradictoires se sont longtemps affrontées sur la responsabilité de la reine dans ce massacre. Aujourd'hui, les historiens n'estiment plus que le massacre ait été prémédité. Il résulterait de la panique d'une reine et d'un roi après l'attentat manqué contre Coligny. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Selon l'historien Jérémie Foa, les tueurs de la Saint-Barthélemy « ont bénéficié leur vie entière du soutien de la Couronne, de Catherine de Médicis, d'Henri III » ; et ils sont « morts dans leurs lits, âgés et choyés par la vie – ce qui, vaille que vaille, écorne l'image d'une Catherine de Médicis irénique, intimement opposée aux tueries parisiennes »[26]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Action artistique
Une politique culturelle au service de la monarchie
Catherine de Médicis poursuit la politique culturelle que son beau-père François Ier avait inaugurée. La cour de Catherine de Médicis est une succession de fêtes, de bals et de jeux. En février-mars 1564, la reine mère organise dans le parc du château de Fontainebleau les plus somptueuses fêtes que le royaume ait jamais connues. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Tout comme l'avait fait François Ier au camp du Drap d'Or, Catherine veut éblouir ses sujets. Des ballets et des spectacles mythologiques mettent en scène la politique de tolérance de la reine ainsi que la gloire de la France et de la maison royale. Les enfants de Catherine participent aux danses et se travestissent dans des spectacles qui soulignent l'unité de la famille royale. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine de Médicis s'entoure de femmes ravissantes (son « escadron volant ») qui attirent à la cour les hommes et les amènent à abandonner le parti de la guerre pour celui de la paix. Si elle encourage les festivités et laisse la mode suivre son cours, la reine mère se montre toujours rigoureuse sur la moralité de sa cour et surveille la vertu de ses filles d'honneur. Lorsque l'une d'entre elles, Isabelle de Limeuil, devient enceinte du prince de Condé (1564), le scandale provoqué lui attire les foudres de la reine mère qui la chasse improprement[27]. Elle rédige en 1564 une lettre pour son fils « pour la police de Cour et pour le gouvernement », série de conseils qui établit l'emploi du temps d'un roi et la manière de s'occuper de sa cour. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Excellente cavalière, on lui attribue parfois l'importation en France de la manière de monter en amazone. Elle a imposé le corset et le caleçon lors des promenades à cheval aux dames de sa cour. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Venue d'Italie accompagnée de cuisiniers, confiseurs et pâtissiers florentins, on raconte qu'elle introduit à la cour de France des légumes inconnus jusqu'alors, les haricots[28], les artichauts, les brocolis ou les petits pois et selon des traditions populaires, elle serait aussi à l'origine de la diffusion des asperges, des tomates, de l'épinard, de la fourchette[29], des macarons, du sorbet ou de la ganache, donnant naissance à la « révolution gastronomique française »[30]. Toutefois, selon l'historien de l'alimentation Pierre Leclercq, l'influence prêtée à Catherine de Médicis relèverait de la légende[31]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Mécénat
Galerie des Offices, Florence. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Héritière des goûts des Médicis pour les arts, Catherine de Médicis est considérée comme l'une des plus grands mécènes du XVIe siècle français[32]. Elle tient à s'entourer d'artistes, de poètes, d'hommes de lettres et de musiciens qu'elle fait venir à la cour et pensionne à son propre service, ce qu'aucune reine de France n'a fait jusqu'alors[33]. Sa politique de mise en scène de la monarchie se double d'une véritable passion pour les arts. Elle s'intéresse aussi bien à l'orfèvrerie et à la musique qu'à la peinture et l'architecture. Catherine de Médicis porte également un intérêt particulier pour le portrait français et multiplie le nombre de portraitistes à son service, parmi lesquels figurent François Clouet et les frères Dumonstier[34]. À sa mort, sa collection de portraits comprend entre 600 et 700 dessins, aujourd'hui éparpillés dans le monde. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine protège également les hommes de lettres comme Montaigne ou Ronsard[35]. Elle porte un soin particulier à privilégier les artistes français, au lieu de faire appel à des artistes italiens comme il était d'usage chez les rois de France depuis le début de la Renaissance. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Aujourd'hui, il ne reste plus grand-chose de ses collections. De son vivant, les visiteurs de marque ont pu venir les admirer dans son grand palais parisien, mais accaparées en partie par la Ligue à sa mort, elles sont aujourd'hui ou disparues ou dispersées. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine a également mis en place une politique de construction et des transformations architecturales : elle fait édifier non loin du Louvre le palais des Tuileries par Philibert Delorme et fait agrandir le château de Chenonceau. Son plus grand chantier est celui du somptueux mausolée des Valois à Saint-Denis, construit à l'antique sous forme d'une rotonde qui tranche radicalement avec le style médiéval de la basilique. Aujourd'hui disparu, ce monument élevé à la gloire des derniers Valois devait contenir tous les gisants de ses enfants disposés autour du monument dédié à elle et à son époux. On y trouvait les trois gisants du couple royal dont ceux réalisés par le Primatice et Germain Pilon. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Excepté le château de Chenonceau, il ne reste rien de ses nombreux chantiers de construction. Le palais des Tuileries, le luxueux hôtel de la Reine, la chapelle des Valois à Saint-Denis et les châteaux de Montceaux et de Saint-Maur qu'elle appréciait beaucoup, ont tous disparu. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Règne d'Henri III
À l'âge de vingt-trois ans, le duc d'Anjou, quatrième fils de Catherine, succède à son frère sous le nom de Henri III. Connu pour être le fils préféré, et sans doute le plus intelligent, le nouveau roi entend gouverner par lui-même. Catherine continue d'exercer le pouvoir, mais elle ne peut plus agir sans le consentement du roi. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La redistribution des pouvoirs
Comme le roi se trouve en Pologne quand meurt Charles IX, Catherine est déclarée régente par le parlement. Elle assure l'intérim du pouvoir et jusqu'au retour du roi en septembre 1574, elle tente de combattre les troubles qui paralysent le royaume. Elle se réjouit de la capture de Montgommery, l'homme qui avait accidentellement tué son mari et qui depuis combattait dans le camp réformé. Elle encourage la justice à procéder à son exécution, qui a lieu le 26 juin 1574. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pendant son retour, le roi a commencé à répartir les postes publics aux membres de son entourage. Inquiète de voir lui échapper le contrôle du pouvoir, Catherine se déplace à sa rencontre et descend avec la cour jusqu'à Lyon. Elle entre en opposition avec son fils sur la distribution des dignités de la cour[36]. Si elle parvient à maintenir auprès du roi certains de ses fidèles comme le comte de Retz, elle laisse le roi réorganiser l'étiquette à sa guise. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
C'est une période tendue pour Catherine qui se remet mal de la mort de sa fille Claude, et qui entretient pendant quelques mois des rapports difficiles avec la nouvelle reine Louise de Lorraine que son fils épouse en février 1575. Catherine doit également accepter que son fils la décharge du pouvoir puisque contrairement à son prédécesseur, le roi entend régner par lui-même. Catherine de Médicis s'attriste quelque temps de se voir privée du pouvoir par son fils préféré. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine éprouve, également, un sentiment d'hostilité envers les favoris du roi qui restreignent l'accès au souverain et prônent parfois une politique contraire à la sienne. Elle contribue notamment à la chute de Bellegarde (fin 1574). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À la même époque, elle fait construire par Jean Bullant, non loin de l'église Saint-Eustache, un hôtel particulier dans lequel elle s'installe en 1584. De ce palais, lieu de la cour très prisé pendant les années 1580, il ne reste aujourd'hui que la grande colonne astrologique, près de l'actuelle Bourse de commerce. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'inlassable négociatrice
Sous le règne d'Henri III, Catherine demeure plus active que jamais au sein du gouvernement. Sa présence à la cour s'avère particulièrement utile pour raccommoder le roi avec François d'Alençon, son fils cadet, victime des calomnies répandues par les mignons de la cour. Elle n'hésite pas à poursuivre son jeune fils et à le ramener à la raison quand il s'enfuit et prend les armes en 1576. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Diplomate hors norme, elle intervient surtout pour accommoder ou modérer les partis ennemis. C'est elle qui mène les négociations et parcourt le royaume pour faire respecter les édits de paix et l'autorité du roi. En 1578, elle entame un nouveau tour de France au cours duquel elle rencontre son gendre Henri de Navarre devenu l'un des chefs protestants et le réconcilie avec sa fille Marguerite avec qui il s'était brouillé. En dépit de ses rhumatismes, Catherine continue son voyage en litière et à dos de mule. Se privant la plupart du temps de confort, elle traverse des régions aux mains des rebelles. Elle se rend en Languedoc où elle séjourne, en mai 1579, au château de Lavérune pour éviter la peste qui sévit sur la ville de Montpellier[37] et en Dauphiné, où elle rencontre les chefs protestants. Toujours portée par son optimisme, elle espère même rejoindre son fils François en Angleterre pour arranger son mariage avec la reine Élisabeth Ire[38]. À la fin de sa tournée, en 1579, Catherine se félicite d'avoir rétabli l'entente dans sa famille. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans les années 1580, elle intervient personnellement dans la succession au trône du Portugal et envoie une expédition navale pour aider les Portugais à reconquérir leur pays envahi par le roi d'Espagne. En dépit de ses réticences, elle finit par soutenir les projets de son fils François pour devenir le souverain des Pays-Bas. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À l'approche de ses soixante-dix ans, elle n'hésite pas à payer de sa personne. En 1585, elle part dans l'Est rappeler les Guise à l'ordre. En 1586, elle entame dans le sud-ouest des négociations avec son gendre Henri, roi de Navarre. Enfin, lors de la journée des Barricades, en 1588, elle n'a pas peur d'affronter la rébellion parisienne, en parcourant les rues de Paris à pied et en se frayant un chemin parmi les barricades. Par son combat, envers et contre tous, pour la concorde, Catherine de Médicis est devenue aux yeux de ses contemporains une personne hors du commun qui impose le respect. Cependant, son entêtement à se battre inutilement pour une cause qui semble perdue la discrédite aux yeux de ceux de ses sujets qui veulent en découdre avec leurs adversaires. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Échec et fin de vie
La fin de la vie de Catherine est marquée par les préparatifs de mariage de sa petite-fille Christine de Lorraine, qu'elle élève depuis la mort de la duchesse Claude de Lorraine, sa mère, en 1575. Ses derniers mois s'assombrissent avec la montée en puissance de la Ligue catholique qui, à l'occasion de la journée des Barricades, prend possession de la ville de Paris. Prisonnière dans la ville, Catherine se fait l'intermédiaire du duc de Guise pour le réconcilier avec le roi, ce qu'elle croit avoir réussi, lorsqu'ils se retrouvent à Chartres. Catherine entreprend ensuite son ultime voyage lorsque la cour se rend à Blois pour la réunion des États généraux. À l'arrivée de l'hiver, Catherine prend froid. Sa santé se dégrade rapidement avec l'assassinat du duc de Guise qui l'inquiète, d'autant plus que le roi ne l'avait pas avertie. Le 5 janvier 1589, elle demande un confesseur, reçoit les derniers sacrements et meurt d'une pleurésie, entourée de l'amour des siens mais complètement abattue par la ruine de sa famille et de sa politique, à l'âge de 69 ans. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Comme la basilique de Saint-Denis est aux mains des ligueurs, elle ne peut profiter du somptueux tombeau qu'elle avait fait édifier dans la Rotonde des Valois jouxtant la basilique. Elle est enterrée en l'église Saint-Sauveur de Blois ; sa dépouille n'est transférée à Saint-Denis que vingt-deux ans plus tard. Mais en 1719, la Rotonde des Valois menace de tomber en ruine : le monument est détruit et le tombeau remonté dans le bras nord du transept de la basilique. Le 1er août 1793, les révolutionnaires profanent le tombeau et jettent les dépouilles du roi Henri II et de la reine Catherine de Médicis dans une fosse commune. Le 18 janvier 1817, sous la Restauration, les corps sont retrouvés et déposés dans l'ancien caveau de Turenne, en la basilique Saint-Denis[39]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Selon une anecdote célèbre au sujet de sa mort[40], une quinzaine d'années auparavant, vers 1571, son astrologue Côme Ruggieri lui aurait prédit qu'elle mourrait « près de Saint-Germain ». Catherine de Médicis, très superstitieuse, s'éloigna alors de tous les endroits rappelant de près ou de loin « Saint-Germain », pensant ainsi échapper à la funeste prédiction. Ainsi, par exemple, elle fit interrompre la construction du palais des Tuileries dépendant de la paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois et s'installa précipitamment en 1572 dans ce qui allait devenir l'hôtel de la Reine, dépendant de la paroisse de Saint-Eustache. Elle refusa également de se rendre au château royal de Saint-Germain-en-Laye. Mais le destin la rattrapa et, sur son lit de mort, lorsqu'elle demanda son nom au confesseur appelé auprès d'elle pour lui porter l'extrême-onction, celui-ci répondit : Julien de Saint-Germain[41]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Le tombeau de la reine et de son époux à Saint-Denis Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Gisants de Catherine de Médicis et Henri II par Germain Pilon (1583), basilique Saint-Denis. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Tombe de Henri II et de Catherine de Médicis à la basilique Saint-Denis. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Généalogie
Ascendance
Ascendance de Catherine de Médicis Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
| 32. Cosme de Médicis Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 16. Pierre Ier de Médicis | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 33. Contessina de Bardi Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 8. Laurent de Médicis | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 34. Francesco Tornabuoni Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 17. Lucrezia Tornabuoni | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 35. Selvaggia Alessandri Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 4. Pierre II de Médicis | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 36. Orso Orsini Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 18. Jacopo Orsini | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 37. Lucrezia Conti Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 9. Clarisse Orsini | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 38. Carlo Orsini (38=20) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 19. Maddalena Orsini | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 39. Paola Orsini (39=21) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 2. Laurent II de Médicis | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 40. Giovanni Orsini Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 20. Carlo Orsini | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 41. Bartolomea Spinelli Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 10. Roberto Orsini | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 42. Giacomo Orsini Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 21. Paola Orsini | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 43. Isabella Marzano Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 5. Alfonsina Orsini | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 44. Filippo Sanseverino Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 22. Amerigo Sanseverino | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 45. Elisabetta d'Aquino Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 11. Caterina Sanseverino | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 46. Antonio Sanseverino Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 23. Margherita Sanseverino | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 47. Giovanna Orsini Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 1. Catherine de Médicis | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 48. Bertrand IV de La Tour Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 24. Bertrand V de La Tour d'Auvergne | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 49. Marie Ire d'Auvergne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 12. Bertrand VI de La Tour d'Auvergne | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 50. Louis du Peschin Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 25. Jacquette du Peschin | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 51. Iseult de Sully Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 6. Jean IV d'Auvergne | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 52. Gui VI de La Trémoille Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 26. Georges Ier de La Trémoille | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 53. Marie de Sully Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 13. Louise de La Trémoille | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 54. Jean de L'Isle-Bouchard Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 27. Catherine de L'Isle-Bouchard | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 55. Jeanne de Bueil Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 3. Madeleine de La Tour d'Auvergne | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 56. Jean Ier de Bourbon-La Marche Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 28. Louis Ier de Bourbon-Vendôme | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 57. Catherine de Vendôme Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 14. Jean VIII de Bourbon-Vendôme | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 58. Guy XIII de Laval Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 29. Jeanne de Laval | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 59. Anne de Laval Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 7. Jeanne de Bourbon | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 60. Pierre Ier de Beauvau Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 30. Louis de Beauvau | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 61. Jeanne de Craon Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 15. Isabelle de Beauvau | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 62. Ferry VII de Chambley Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
| 31. Marguerite de Chambley | Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | ||||||||||||||||||
| 63. Jeanne de Lannoy Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |||||||||||||||||||
Descendance
Descendance de Catherine de Médicis Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine de Médicis, (1519 † 1589) X 1533 Henri II (1519 † 1559), roi de France de 1547 à 1559 │ ├─> François II (1544 † 1560), roi de France de 1559 à 1560 │ X 1558 Marie Stuart, reine d'Écosse │ ├─> Élisabeth de France(1545 † 1568), reine d'Espagne │ X 1559 Philippe II d'Espagne │ │ │ ├─> Isabelle-Claire-Eugénie, gouverneur des Pays-Bas espagnols │ └─> Catherine Michelle, duchesse de Savoie │ ├─> Claude de France (1547 † 1575), duchesse de Lorraine et de Bar │ X 1559 Charles III de Lorraine │ │ │ ├─> Henri II (1563 † 1624), duc de Lorraine et de Bar │ ├─> Christine (1565 † 1637), grande-duchesse de Toscane │ ├─> Charles (1567 † 1607), cardinal de Lorraine │ ├─> Antoinette (1568 † 1610), duchesse de Juliers et de Berg │ ├─> Anne (1569 † 1576) │ ├─> François II (1572 † 1632), duc de Lorraine et de Bar │ ├─> Catherine (1573 † 1648), abbesse de Remiremont │ ├─> Élisabeth (1575 † 1636), duchesse puis électrice de Bavière │ └─> Claude (1575 † 1576) │ ├─> Louis (1549 † 1550), duc d'Orléans │ ├─> Charles IX (1550 † 1574), roi de France de 1560 à 1574 │ X Élisabeth d'Autriche │ │ │ └─> Marie-Élisabeth de France (1572 † 1578) │ │ X Marie Touchet │ │ │ └─> illégitime : Charles de Valois (1573 † 1650), duc d'Angoulême │ ├─> Henri III (1551 † 1589), roi de Pologne en 1574, roi de France de 1574 à 1589 │ X 1575 Louise de Lorraine │ ├─> Marguerite (1553 † 1615) Reine de Navarre et de France │ X 1572 Henri III de Navarre, futur Henri IV, roi de France de 1589 à 1610 │ ├─> François (1555 † 1584), duc d'Alençon puis d'Anjou │ ├─> Victoire (1556 † 1556) └─> Jeanne (1556 † 1556), jumelles, l'accouchement fut difficile et faillit coûter la vie à la reine. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Légende noire de Catherine de Médicis
Historiographie
La personnalité de Catherine de Médicis s'avère difficile à saisir car une légende noire s'est depuis toujours associée à son image. D'un tempérament optimiste et d'une grandeur d'âme particulièrement clairvoyante, Catherine de Médicis figure, dans la mémoire collective, comme l'incarnation de la noirceur, du machiavélisme et du despotisme. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cette désinformation historique s'est longtemps maintenue intacte par la faute des historiens qui ont, eux-mêmes, véhiculé cette image sans souci d'objectivité. Il faut attendre la seconde moitié du XXe siècle pour que l'historiographie traditionnelle de la reine soit alors remise en question, en particulier grâce à des historiens contemporains comme Garisson[42], Bourgeon[43], Jouanna[44], Crouzet[45], Sutherland et Knecht. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'historienne Janine Garrisson a transcrit l'oraison funèbre prononcée le 4 février 1589 par l'archevêque de Bourges, Renaud de Beaune, en l'église Saint-Sauveur de Troyes, lors des obsèques de Catherine de Médicis. Cet éloge funèbre approche certes l'apologie, mais reflète une certaine réalité : « Humiliez vos cœurs devant Dieu, vous qui êtes Français, reconnaissez que vous avez perdu la plus grande reine en vertu, la plus noble en race et génération, la plus excellente en honneur, la plus chaste entre toutes les femmes, la plus prudente en son administration, la plus douce en sa conversation, la plus affable et la plus bénigne à tous ceux qui ont voulu l'aborder, la plus humble et la plus charitable envers ses enfants, la plus obéissante à son mari, mais surtout la plus dévote envers Dieu, la plus affectionnée envers les plus pauvres que reine qui oncques régna en France »[46]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dès l'époque des guerres de Religion, les catholiques et les protestants ont raillé la politique de tolérance de la reine-mère. Un véritable travail de propagande dressé contre les Valois a véhiculé une image profondément erronée de la reine. La mort du dernier des Valois en 1589 n'a pas permis sa réhabilitation. Au XVIIe siècle, on oublie que le travail accompli par Henri IV puis par Richelieu ne constitue que la continuité de la politique de Catherine de Médicis. Au XVIIIe siècle, les philosophes critiquent la monarchie absolue et la sage politique de la reine n'est désormais perçue que comme un despotisme oppressant et arbitraire. Sous la Révolution, l'époque accentue la dénonciation des rois et, les révolutionnaires comme Marat reprennent les légendes parfois sordides qui ont couru à son sujet pour vilipender la monarchie. C'est la Révolution française qui fixe la légende noire de Catherine de Médicis dans son aspect définitif. Au XIXe siècle, l'école républicaine et la tradition populaire pérennisent cette légende désormais rendue populaire par les romans historiques comme La Reine Margot de l'écrivain Dumas. En revanche, Balzac, dans son introduction à Sur Catherine de Médicis, la décrit comme « une femme extraordinaire », qui « a sauvé la couronne de France » en déployant « les plus rares qualités, les plus précieux dons de l'homme d'État »[47]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La légende
La légende noire de Catherine de Médicis, entretenue jusqu'au milieu du XXe siècle, la représente comme une femme dominatrice qui cherche à accaparer le pouvoir, une adepte du machiavélisme n'hésitant pas à utiliser les moyens les plus extrêmes, une Italienne laissant des étrangers (Gondi, Birague...) gouverner la France et enfin une femme acariâtre, dévorée de jalousie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lorsque Catherine devient régente de France, elle gouverne pour ses enfants trop jeunes pour régner par eux-mêmes. Face aux différents partis religieux et politiques qui tentent d'accaparer le pouvoir en faisant pression sur elle, Catherine essaye de rester ferme pour éviter l'effondrement du pouvoir royal. Là, naît la légende d'une reine arriviste et despotique. En tant que reine mère, elle souhaite préserver l'héritage royal de ses enfants. Les catholiques lui reprochent d'accorder trop de liberté aux protestants, les protestants de ne pas leur en accorder assez. Prise entre ces deux partis antagonistes, Catherine de Médicis a tenté tant bien que mal de maintenir sa politique d'union nationale autour du trône. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les allégations selon lesquelles elle aurait fait empoisonner la reine de Navarre Jeanne d'Albret puis, involontairement, son fils Charles IX, résultent de rumeurs existant déjà au XVIIIe siècle pour la première[48], de la plume d'Alexandre Dumas pour la seconde, et ne reposent sur aucun élément tangible. Le cinéma a emboîté le pas des romanciers pour exciter cette légende noire de la reine mère. Dans La Princesse de Clèves, film tourné en 1961, Catherine de Médicis utilise des nains espions et fait chuter ses ennemis dans des trappes ouvertes sur de profondes oubliettes. L'iconographie la représente parfois devant les cadavres des huguenots massacrés dans la cour du Louvre. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les adversaires de Catherine lui ont reproché de louvoyer entre les partis et même de créer la discorde pour mieux régner. En réalité, Catherine de Médicis s'est méfiée de tous les partis, et s'est vouée, sa vie durant, à tous les rabaisser pour n'en mettre en valeur qu'un seul, celui du roi. C'est la décrépitude du pouvoir royal et la faiblesse de ses moyens qui ont réduit Catherine de Médicis à s'appuyer sur tel ou tel parti. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Catherine a été considérée comme une étrangère par beaucoup ; il est vrai qu'elle se distingue par un accent italien assez marqué ; à son arrivée en France pour épouser le duc d'Orléans, elle sait à peine parler le français, mais la reine s'est toujours considérée comme Française. Elle a effectivement introduit à la cour et au pouvoir certains de ses familiers d'origine italienne comme les Gondi et les Birague, mais la plupart ont grandi en France, possédant une culture et une intelligence raffinées qu'ils ont su, le plus souvent, mettre au service de leur pays d'adoption. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
De plus, les écrivains ont souvent tendu à réduire le personnage de Catherine à son sentiment de haine pour Diane de Poitiers, maîtresse âgée de son mari. Il est exact que Catherine n'éprouvait guère de sympathie pour celle qu'elle appelait la putain du roi. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans Recueil des Dames, second discours sur la reyne, mère de nos roys derniers, Catherine de Médicis, Brantôme s’emploie, dans un plaidoyer en forme de panégyrique, à répondre aux détracteurs de Catherine de Médicis : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Quand à moy, je desirerois fort sçavoir bien dire, ou que j’eusse un bon plume, et bien taillée à commandement, pour l’exalter et louer comme elle le mérite […] Or pour fin, qu’on debagoulle contre elle tout ce qu’on voudra, jamais nous n’en aurons une telle en France si bonne pour la paix[49]. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans les arts et la culture
Filmographie
La figure de la Reine mère a inspiré de nombreuses productions filmographiques mêlant des épisodes d'intrigues de cours, des complots contre la couronne, le Massacre de la Saint-Barthélémy où plusieurs actrices ont incarné son rôle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cinéma
- 1913 : Actrice inconnue dans Le Treizième Convive de Georges-André Lacroix ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1914 : Jeanne Grumbach dans La Reine Margot de Henri Desfontaines ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1916 : Josephine Crowell dans Intolérance de David Wark Griffith ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1923 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Josephine Crowell dans Cendres de vengeance de Frank Lloyd ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Irene Rooke dans The Loves of Mary, Queen of Scots de Denison Clift ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- 1924 : Stella St. Audrie dans Henry, King of Navarre de Maurice Elvey ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1928 : Blanche Bernis dans Le Tournoi dans la cité de Jean Renoir ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1937 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Aurora Campuzano dans Nostradamus de Juan Bustillo Oro et Antonio Helù ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Colette Borelli (enfant), Paulette Elambert (adolescente), Marcelle Samson (adulte) et Marguerite Moreno (âgé) dans Les Perles de la couronne de Sacha Guitry et Christian-Jaque ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- 1942 : Maria Palmer dans Nostradamus and the Queen de David Miller et Jerry Thorpe ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1954 : Françoise Rosay dans la Reine Margot de Jean Dréville ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1956 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Germaine Dermoz dans Si Paris nous était conté de Sacha Guitry ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Marisa Pavan dans Diane de David Miller ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- 1959 : Germaine Dermoz dans La Pavane de Blois de René Dupuy et Claude Dagues ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1960 : Maria Meriko dans L’Assassinat du duc de Guise de Guy Lessertisseur, épisode La caméra explore le temps ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1961 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Renée-Marie Potet dans La Dame de Monsoreau d’Alain Boudet ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Lea Padovani dans La Princesse de Clèves de Jean Delannoy ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- 1964 : Isa Miranda dans Hardi ! Pardaillan de Bernard Borderie ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1966 : Joan Young dans The Massacre of St Bartholomew's Eve de Docteur Who ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1968 : Rosy Varte dans Nostradamus ou le prophète en son pays de Pierre Badel ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1971 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Margaretta Scott dans Elizabeth R de Roderick Graham ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Katherine Kath dans Mary Stuart, reine d’Ecosse de Charles Jarrott ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Germaine Ledoyen dans L'Exécution du duc de Guise de Pierre Bureau ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- 1978 : Maria Meriko dans La Guerre des trois Henri de Marcel Cravenne ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1981 : María Teresa Rivas dans Los Pardaillan ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1988 : Dominique Blanchar dans Le Chevalier de Pardaillan de Josée Dayan ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1989 : Alice Sapritch dans Catherine de Médicis de Yves-André Hubert ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1990 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Sara Bertelà dans Cellini, l’or et le sang de Giacomo Battiato ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Laura Betti dans Dames galantes de Jean Charles Tacchella ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- 1994 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Amanda Plummer dans Nostradamus de Roger Christian ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Virna Lisi dans la Reine Margot réalisé par Patrice Chéreau ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- 2001 : Françoise Oriane dans La Reine Margot de Stephen Shank et Vitold Grand-Henry ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2008 : Rosa Novell dans La Dame de Monsoreau de Michel Hassan ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2010 : Evelina Meghnagi dans La Princesse de Montpensier ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Télévision
- 1961 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Alice Sapritch dans La Reine Margot de René Lucot ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Pamela Brown dans Sir Francis Drake de David Greene ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- 1971 : Maria Meriko dans La Dame de Monsoreau de Yannick Andréi ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1978 : Alida Valli dans Le Tumulte d'Amboise de Serge Friedman, épisode de Les grandes conjurations ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1996 : Ekaterina Vassilieva dans La Reine Margot de Alexandre Mouratov ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2003 : Marie-Christine Barrault, dans Saint-Germain ou la Négociation de Gérard Corbiau ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2008 :Eva Quinto dans Catherine de Médicis et les intrigues des châteaux de la Loire, lui est consacré dans le cadre de l'émission Secrets d'Histoire[50]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2013 : Megan Follows dans Reign de Holly Dale, Matthew Hastings et Brad Silberling ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2017 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Elsa de Belilovsky dans La Légende noire de la Reine Margot de Philippe Vergeot, épisode de Secrets d'Histoire ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Alexandra Kazan (âgée) et Marie Bouve (jeune) dans La Guerre des trônes, La véritable histoire de l'Europe ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Megan Follows dans Reign : Le Destin d'une reine de Laurie McCarthy ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- 2018 : Julia Mugnier dans Marie-Stuart, reine de France et d’Écosse, épisode de Secrets d’histoire ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2022 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Samantha Morton (adulte) et Liv Hill (jeune) dans The Serpent Queen, mini-série américaine créée par Justin Haythe ; Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Gaia Girace dans la mini-série Diane de Poitiers. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
Voir aussi
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Sources primaires
- Lettres de Catherine de Médicis, 11 volumes, s.d. comte Hector de La Ferrière et comte Gustave Baguenault de Puchesse, Paris, Imprimerie nationale, « Collection de documents inédits sur l’histoire de France », 1880-1943. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Tome premier : 1533-1563, 1880. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome deuxième : 1563-1566, 1895. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome troisième : 1567-1570, 1895. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome quatrième : 1570-1574, 1895. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome cinquième : 1574-1577, 1895. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome sixième : 1578-1579, 1897. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome septième : 1579-1581, 1899. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome huitième : 1582-1585, 1905. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome neuvième : 1586-1588, 1905. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome dixième : Supplément 1537-1587, 1909. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Tome onzième : Index général, s.d. Gustave Baguenault de Puchesse, Eugène Lelong et Lucien Auvray, 1943. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
Bibliographie
Ouvrages
- Céline Borello, Catherine de Médicis, PUF, 2021, 224 p. (ISBN 978-2-13-081889-2). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Luisa Capodieci (préf. Philippe Morel), Medicaea medaea : art, astres et pouvoir à la cour de Catherine de Médicis, Genève, Droz, coll. « Travaux d'Humanisme et Renaissance » (no 484), 2011, 727 p. (ISBN 978-2-600-01404-5, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Ivan Cloulas, Catherine de Médicis, Paris, Fayard, 1992 (1re éd. 1979), 728 p. (ISBN 2-213-00738-1, présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Ivan Cloulas, Catherine de Médicis : Le destin d'une reine, Paris, Tallandier, 2007 (ISBN 2847344187). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Articles, contributions, communications
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- (en) Susan Broomhall, « Counsel as Performative Practice of Power in Catherine de’ Medici’s Early Regencies », dans Helen Matheson-Pollock, Joanne Paul et Catherine Fletcher, Queenship and Counsel in Early Modern Europe, Palgrave Macmillan, 2018 (ISBN 978-3-319-76973-8, DOI https://doi-org/10.1007/978-3-319-76974-5_7), p. 135-159. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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- Jérémie Foa, « On y sentait la mort : les morts de Catherine de Médicis », dans Jérémie Foa, Élisabeth Malamut et Charles Zaremba (dir.), La mort du prince : de l'Antiquité à nos jours, Aix-en-Provence, Presses universitaires de Provence, coll. « Le temps de l'histoire », 2016, 358 p. (ISBN 979-10-320-0043-4), p. 129-150. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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- Mario Turchetti, « Catherine de Médicis, de la légende à l’histoire. Une question historique mal posée ? », Histoire, économie et société, Paris, Armand Colin, no 3, 2022, p. 24-39 (ISSN 0752-5702, e-ISSN 1777-5906, DOI 10.3917/hes.223.0024). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Articles connexes
- Régents et régentes de France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Femmes de la noblesse Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liens externes
- Choix de lettres de Catherine de Médicis Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Collection de portraits de Catherine de Médicis - s.d. Alexandra Zvereva, historienne d'art Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Iconographie de Catherine de Médicis Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Bases de données et dictionnaires
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Notes et références
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Références 1 à 25
- Docher, Catherine de Médicis, bienfaitrice de la ville de Clermont-Ferrand, Le Gonfanon n°73, Argha↩
- Leur différence d'âge fait qu'elle est souvent considérée comme sa nièce.↩
- (en) Leonie Frieda, Catherine de Medici : Renaissance Queen of France, Phoenix, 2005, 440 p. (ISBN 978-0-06-074492-2), p. 23-24↩
- (en) Mark Strage, Women of power : the life and times of Catherine dé Medici, Harcourt, Brace Jovanovich, 1976, 368 p. (ISBN 0-15-198370-4), p. 15↩
- Jean-Pierre Poirier, Catherine de Médicis. Épouse d'Henri II, Éditions Flammarion, 2009, p. 17↩
- Franck Ferrand, La Cour des Dames, Tome 3 : Madame Catherine, Flammarion, 2009, 323 p. (ISBN 2081221403)↩1 ↩2 ↩3
- Janine Garrisson, Catherine de Médicis : l'impossible harmonie, Payot, 2002, p. 132↩
- « Pastille » vient en réalité comme pastel du latin populaire pastella (« pâte »), via l'espagnol pastilla (cf. TiLF).↩
- (en) Glenn Rinsky et Laura Halpin Rinsky, The Pastry Chef's Companion, John Wiley & Sons, 2014, p. 206↩
- Frieda, op. cité, p. 54↩
- « Utérus rétroversé : définition, schéma, douleurs et rapports », sur sante.journaldesfemmes.fr, 6 juillet 2022 (consulté le 11 avril 2024)↩
- « Levrette VS Infertilité : la Monotonie Sexuelle Forcée d'Henri II et Catherine de Médicis — parciparla.fr », sur parciparla.fr (consulté le 11 avril 2024)↩
- Lucien Romier, La Conjuration d'Amboise. L'aurore sanglante de la liberté de conscience, le règne et la mort de François II, Paris, Librairie académique Perrin et Cie, 1923.↩
- Ils sont cousins germains du jeune duc de Lorraine, Charles III↩
- François de Guise est marié à Anne d'Este, cousine du roi, et est le fils d'Antoinette de Bourbon.↩
- Elle ne manifeste contre son ancienne rivale aucun ressentiment public. Ivan Cloulas, Diane de Poitiers, Fayard, 1985, p. 307.↩
- Alphonse de Ruble, Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret, suite de Le mariage de Jeanne d'Albret, Tome second, Paris, Adolphe Labitte, 1881-1886, p. 58.↩
- André Larané, « Catherine de Médicis (1519 - 1589) - La régente noire - Herodote.net », sur www.herodote.net, 2022-04-10 10:09:42 (consulté le 21 novembre 2025)↩
- Il est possible qu'elle ait permis de sauver certaines dames compromises dans les émeutes de la rue Saint-Jacques. Jean-Hippolyte Mariejol, Catherine de Médicis, Tallandier, 2005 (réédition), p. 106.↩
- Jean-Hippolyte Mariejol, Catherine de Médicis, Tallandier, 2005 (réédition), p. 108.↩
- Lucien Romier, op. cit.↩
- Lucien Romier, op. cit, p. 139-144.↩
- Arlette Jouanna (dir.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559–1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998, p. 84-85.↩
- « Catherine de Médicis - LAROUSSE » , sur www.larousse.fr (consulté le 21 novembre 2025)↩
- Janine Garrisson, 1572 la Saint-Barthélemy, Bruxelles, éditions Complexe, 2000. Le « miracle » de l'aubépine fait redoubler le massacre le 25 août à Paris.↩
Références 26 à 50
- Jérémie Foa, Tous ceux qui tombent, Paris, La Découverte, 2021 (ISBN 978-2-348-05788-5), p. 264 et 266.↩
- Enfermée au couvent des cordelières d'Auxonne, Isabelle de Limeuil fut ensuite mariée au financier Scipion Sardini.↩
- Doré, C. (Claire), Varoquaux, F. et Institut national de la recherche agronomique (France), Histoire et amélioration de cinquante plantes cultivées, Paris, Institut national de la recherche agronomique, 1er janvier 2006, 812 p. (ISBN 2-7380-1215-9, OCLC 165078520)↩
- Élisabeth Latrémolière, exposition « Festins de la Renaissance », du 7 juillet au 21 octobre 2012, château royal de Blois.↩
- Janine Garrisson, Catherine de Médicis. L'impossible harmonie, Payot, 2002, p. 132↩
- « L'étonnante histoire de la fourchette », sur news.uliege.be, 18 novembre 2018 (consulté le 18 décembre 2020)↩
- Chantal Turbide, Catherine de Médicis, mécène d'art contemporain : l'hôtel de la reine et se collections, dans Patronnes et mécènes en France à la Renaissance, études réunies par Kathleen Wilson-Chevalier, Publications de l'université de Saint-Étienne, 2007, p. 511.↩
- Alexandra Zvereva, "Catherine de Médicis, et les portraitistes français", dans Patronnes et mécènes en France à la Renaissance, études réunies par Kathleen Wilson-Chevalier, Publications de l'université de Saint-Étienne, 2007, p. 542-543.↩
- Ibid, p. 542-539.↩
- « Catherine de Médicis (1519-1589) - Musée protestant » [archive du 9 septembre 2025] , sur museeprotestant.org (consulté le 21 novembre 2025)↩
- Nicolas Le Roux, La faveur du roi, Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547-vers 1589), Seysse, Champ Vallon, 2001, p. 170.↩
- Albert Leenhardt (1864-1941), Quelques belles résidences des environs de Montpellier, Montpellier, Causse, Graille et Castelnau, 1931, 32 héliogravures et carte, 182, 23 cm (ISBN 2-85203-140-X, OCLC 799132118, BNF 32501648, SUDOC 011741074, présentation en ligne, lire en ligne [PDF]), p. 82 (consulté le 8 février 2019)↩
- Robert Jean Knecht, Catherine de Médicis, p. 196↩
- Jean-François Solnon, Catherine de Médicis, Perrin, 2003, p.391↩
- anecdote relatée par le chroniqueur Étienne Pasquier↩
- Auroux (Abbé), Histoire ecclésiastique de la cour de France, vol. 2, imprimerie Royale, 1777 (lire en ligne), p. 205.↩
- Janine Garrisson, Catherine de Médicis : l'impossible harmonie. Payot, Paris, 2002, p. 141-144. Historienne protestante, Janine Garrisson pointe du doigt les historiens contemporains comme Orieux, Cloulas ou encore Bertière qui n'osent pas s'affranchir de la légende↩
- Jean-Louis Bourgeon, L'assassinat de Coligny, Genève, Droz, 1992. Jean-Louis Bourgeon réfute catégoriquement la légende qui fait de Catherine de Médicis la responsable du massacre de la Saint-Barthélemy↩
- Arlette Jouanna (et al.), Histoire et dictionnaire des guerres de religion, 1559–1598, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1998, p. 771-774↩
- Denis Crouzet, Le haut cœur de Catherine de Médicis. Une raison politique aux temps de la Saint-Barthélemy, Albin Michel, coll. « Histoire », 2005. Denis Crouzet met en valeur les tentatives de la reine pour rechercher la paix quoi qu'il en coûte.↩
- Janine Garrisson, Catherine de Médicis - L'impossible harmonie, Payot, 2002. p.159↩
- Balzac, Sur Catherine de Médicis. Introduction, p. 473. ↩
- Élisabeth-Charlotte de Bavière, Correspondance, 1857, p. 273.↩
- Pierre de Bourdeille seigneur de Brantôme et Étienne Vaucheret, Recueil des Dames, poésies et tombeaux, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1991 (ISBN 978-2-07-011214-2).↩
- « Secrets d'Histoire - S02E15 - Catherine de Médicis et les intrigues des châteaux de la Loire », sur Télérama Vodkaster (consulté le 27 février 2021)↩
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Catherine de Médicis (en italien : Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici), née le 13 avril 1519 à Florence (République florentine) et morte le 5 janvier 1589 à Blois (France), est reine de France de 1547 à 1559.
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13 avril 1519.
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Florence (Florence).
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5 janvier 1589.
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Présentation
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Biographie
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Catherine de Médicis
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Portrait de Catherine de Médicis en tenue de deuil, vers 1560, atelier de François Clouet, Paris, musée Carnavalet.
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Fonctions
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Régente du royaume de France
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31 mars 1552 – 1er juillet 1552 (3 mois)
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Monarque | Henri II
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Prédécesseur | Louise de Savoie (indirectement)
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Successeur | elle-même
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5 décembre 1560 – 17 août 1563 (2 ans, 8 mois et 12 jours)
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Monarque | Charles IX
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Prédécesseur | elle-même
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Successeur | elle-même
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30 mai 1574 – 6 septembre 1574 (3 mois et 7 jours)
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Monarque | Henri III
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Prédécesseur | elle-même
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Successeur | Marie de Médicis (indirectement)
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Reine de France
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31 mars 1547 – 10 juillet 1559 (12 ans, 3 mois et 9 jours)
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Prédécesseur | Éléonore d'Autriche
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Successeur | Marie Stuart
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Dauphine de Viennois
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10 août 1536 – 31 mars 1547 (10 ans, 7 mois et 21 jours)
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Prédécesseur | Charlotte de Savoie
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Successeur | Marie Stuart
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Duchesse de Bretagne
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10 août 1536 – 31 mars 1547 (10 ans, 7 mois et 21 jours)
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Prédécesseur | Marguerite de Foix
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Successeur | Retour à la couronne
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Duchesse d'Orléans
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28 octobre 1533 – 10 août 1536 (2 ans, 9 mois et 13 jours)
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Prédécesseur | Jeanne de France
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Successeur | Marie de Bourbon-Montpensier
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Biographie
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Dynastie | Maison de Médicis
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Nom de naissance | Caterina Maria Romola di Lorenzo de' Medici
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Date de naissance | 13 avril 1519
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Lieu de naissance | Florence (Florence)
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Date de décès | 5 janvier 1589 (à 69 ans)
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Lieu de décès | Château de Blois (France)
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Sépulture | Nécropole royale de la basilique de Saint-Denis
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Père | Laurent II de Médicis
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Mère | Madeleine de La Tour d'Auvergne
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Conjoint | Henri II
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Sources et méthode
- Wikipédia · Catherine de Médicis ↗CC-BY-SA-4.0
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Médias mentionnés dans la source (28)
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
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- Armes de Catherine de Médicis. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Le paysage de Florence où Catherine de Médicis passa sa petite enfance. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
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- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Portrait de Catherine de Médicis (vers 1555). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Monogrammes d'Henri II de France (à gauche) et de Catherine de Médicis sur une cheminée du château de Chenonceau. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jeton en argent sur Catherine de Médicis. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Catherine de Médicis représentée en tenue de deuil, à l'âge de 40 ans environ. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- François II et Marie Stuart dans le livre d'heures de Catherine de Médicis. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- L'enfant-roi Charles IX. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Portrait du chancelier Michel de L'Hospital, musée du Louvre, seconde moitié du XVIe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Catherine de Médicis et ses enfants. Copie [réf. nécessaire] d'un tableau détruit par un incendie en 1940[réf. nécessaire]. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Le Massacre de la Saint-Barthélemy de François Dubois, musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- La tenture des Valois qui devait appartenir à Catherine, met en scène la famille royale et les mémorables festivités organisées par la reine-mère. Galerie des Offices, Florence. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- L'hôtel de la reine. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Catherine de Médicis représentée à la fin de sa vie, à 65 ans passés. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Catherine de Médicis meurt au château de Blois, le 5 janvier 1589. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Catherine de Médicis, Chaumont copie d'un original se trouvant à la Galerie des Offices. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Un matin devant la porte du Louvre, huile sur toile d'Édouard Debat-Ponsan, 1880, Clermont-Ferrand, musée d'art Roger-Quilliot. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Le massacre de la Saint-Barthélemy (détail), François Dubois, après 1576 ?, Musée cantonal des Beaux-Arts, Lausanne. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Au château de Blois, on a longtemps cru que Catherine cachait des poisons derrière des armoires secrètes de son cabinet de travail. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Une scène d’Intolérance (1916) de David Wark Griffith : Catherine de Médicis sort du Louvre pour inspecter les cadavres huguenots étendus dans la cour du Palais. Scène, probablement inspirée par un détail de la célèbre peinture de François Dubois, Le Massacre de la Saint-Barthélemy (apr. 1576). Une composition similaire a également été peinte par Édouard Debat-Ponsan : Un matin devant la porte du Louvre (1880). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
Liens externes cités dans le document (94)
- (it) ↗Dans « Héritière des Médicis » du document source
- Catherine de Médicis ↗Dans « Voir aussi » du document source
- Tome premier : 1533-1563 ↗Dans « Sources primaires » du document source
- Tome deuxième : 1563-1566 ↗Dans « Sources primaires » du document source
- Tome troisième : 1567-1570 ↗Dans « Sources primaires » du document source
- Tome quatrième : 1570-1574 ↗Dans « Sources primaires » du document source
- Tome cinquième : 1574-1577 ↗Dans « Sources primaires » du document source
- Tome sixième : 1578-1579 ↗Dans « Sources primaires » du document source
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- Tome neuvième : 1586-1588 ↗Dans « Sources primaires » du document source
- Tome dixième : Supplément 1537-1587 ↗Dans « Sources primaires » du document source
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- 0269-1213 ↗Dans « Articles, contributions, communications » du document source
- 1477-4658 ↗Dans « Articles, contributions, communications » du document source
- 10.1111/rest.12631 ↗Dans « Articles, contributions, communications » du document source
- https://doi-org/10.1007/978-3-319-57159-1_3 ↗Dans « Articles, contributions, communications » du document source
- 0361-0160 ↗Dans « Articles, contributions, communications » du document source
- 10.2307/2539662 ↗Dans « Articles, contributions, communications » du document source
- 2539662 ↗Dans « Articles, contributions, communications » du document source
- 0752-5702 ↗Dans « Articles, contributions, communications » du document source
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- Biblissima ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
- British Museum ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
- National Portrait Gallery ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
- Royal Academy of Arts ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
- Sandrart.net ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
- Union List of Artist Names ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
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- données ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
- IdRef ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
- LCCN ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
- GND ↗Dans « Bases de données et dictionnaires » du document source
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