Conscience morale
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La conscience morale (Gewissen en allemand, conscience en anglais) est la capacité d'évaluer ses actions et celles des autres en fonction des principes de bien et de mal. Elle implique un jugement intérieur qui guide les individus dans leurs choix et comportements, selon des critères éthiques et moraux souvent influencés par la culture, l'éducation et l'expérience personnelle. Cette conscience peut se manifester sous forme de sentiments de culpabilité ou de fierté selon que les actions sont… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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À retenir
Questions essentielles
Qu’est-ce que la conscience morale ?
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Quelle est l’origine de la conscience morale ?
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Présentation
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Lire « Présentation » dans le texte →Histoire
Dans la Grèce antique, Minos qui juge Socrate symbolise en partie la conscience. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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L'apôtre Paul de Tarse, dans l'Épître aux Romains au Ier siècle, soutient que les païens ne sont pas ignorants de la Loi puisqu'ils ont une conscience qui les pousse à la chercher (Rm 2, 14-16). De même, Calvin, au XVIe siècle, déclare qu'il existe une loi… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lire « Christianisme » dans le texte →Rousseau
Cette « voix » de la conscience, qui se fait entendre dans l’individu est pourtant, selon Rousseau, la même en tout homme. Malgré la diversité et la variabilité des mœurs et des connaissances, elle est « universelle » : elle est en chacun des individus la «… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Selon Alain, la conscience est « le savoir revenant sur lui-même et prenant pour centre la personne humaine elle-même, qui se met en demeure de décider et de se juger. Ce mouvement intérieur est dans toute pensée ; car celui qui ne se dit pas finalement : «… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le texte et ses détails
Présentation
La conscience morale (Gewissen en allemand, conscience en anglais) est la capacité d'évaluer ses actions et celles des autres en fonction des principes de bien et de mal. Elle implique un jugement intérieur qui guide les individus dans leurs choix et comportements, selon des critères éthiques et moraux souvent influencés par la culture, l'éducation et l'expérience personnelle. Cette conscience peut se manifester sous forme de sentiments de culpabilité ou de fierté selon que les actions sont perçues comme mauvaises ou bonnes. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La conscience morale est essentielle à la coexistence sociale, car elle aide les individus à agir de manière responsable et à respecter les normes et valeurs partagées par leur communauté. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Histoire
Dans la Grèce antique, Minos qui juge Socrate symbolise en partie la conscience[1]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
C’est le sens premier du mot conscience, trouvé chez Cicéron et Quintilien, et qui, dans la langue française, reste sans concurrence jusqu’au XVIIe siècle (voir section histoire). La conscience psychologique est souvent évoquée comme une « lumière », la conscience morale comme une « voix » : si la première « éclaire », la seconde « parle ». La conscience morale désigne en effet le sentiment intérieur d’une norme du bien et du mal qui « dit » comment apprécier la valeur des conduites humaines, qu’il s’agisse des nôtres ou de celles d’autrui. C’est aussi le démon que Socrate suivait et qui l'amena à accepter sa condamnation par la cité plutôt que de se rebeller. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Christianisme
L'apôtre Paul de Tarse, dans l'Épître aux Romains au Ier siècle, soutient que les païens ne sont pas ignorants de la Loi puisqu'ils ont une conscience qui les pousse à la chercher (Rm 2, 14-16). De même, Calvin, au XVIe siècle, déclare qu'il existe une loi naturelle sans laquelle la vie en société ne serait pas possible[2]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Si l’Évangile n’était point prêché entre nous, que nous n’eussions même ni Loi, ni rien que ce soit, qu’il n’y eût que notre conscience, ainsi qu’ont les païens et les Turcs, si est-ce que déjà nous serions assez avertis de la volonté de Dieu et nous aurions assez de connaissance, sinon que nous la vinssions étouffer par notre malice[3] » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans Gaudium et Spes, le pape Jean XXIII et les évêques rassemblés lors du concile Vatican II (1962-1965) précisent que la « conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre ». Elle est « cette voix, qui ne cesse de presser » chaque personne « d’aimer, d’accomplir le bien et d’éviter le mal »[4],[5]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Rousseau
Cette « voix » de la conscience, qui se fait entendre dans l’individu est pourtant, selon Rousseau, la même en tout homme. Malgré la diversité et la variabilité des mœurs et des connaissances, elle est « universelle » : elle est en chacun des individus la « voix de la nature », car selon Émile : « quoique toutes nos idées nous viennent du dehors, les sentiments qui les apprécient sont au-dedans de nous, et c’est par eux seuls que nous connaissons la convenance ou disconvenance qui existe entre nous et les choses que nous devons respecter ou fuir » (Émile, Livre IV). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Tel un instinct, mais pourtant signe de notre liberté, elle ne trompe jamais, pour peu qu’elle soit réellement écoutée : « Conscience ! Conscience ! Instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l’homme semblable à Dieu, c’est toi qui fais l’excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m’élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m’égarer d’erreurs en erreurs à l’aide d’un entendement sans règle et d’une raison sans principe » (Émile, Livre IV). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Alain
Selon Alain, la conscience est « le savoir revenant sur lui-même et prenant pour centre la personne humaine elle-même, qui se met en demeure de décider et de se juger. Ce mouvement intérieur est dans toute pensée ; car celui qui ne se dit pas finalement : « que dois-je penser ? » ne peut pas être dit penseur. La conscience est toujours implicitement morale ; et l’immoralité consiste toujours à ne point vouloir penser qu’on pense, et à ajourner le jugement intérieur. On nomme bien inconscients ceux qui ne se posent aucune question d’eux-mêmes à eux-mêmes » (Définitions, dans Les Arts et les Dieux). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pour Alain, il n’existe donc pas de morale sans délibération, ni de délibération sans conscience. Souvent la morale condamne, mais lorsqu’elle approuve, c’est encore au terme d’un examen de conscience, d’un retour sur soi de la conscience, de sorte que « toute la morale consiste à se savoir esprit », c’est-à-dire « obligé absolument » : c’est la conscience et elle seule qui nous dit notre devoir. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Origine de la conscience morale
La question demeure cependant de savoir quelle origine attribuer à la conscience morale. Car si pour Rousseau « les actes de la conscience ne sont pas des jugements, mais des sentiments » (ibid.), il n’en sera plus ainsi pour Kant, qui considérera au contraire la conscience morale comme l’expression de la raison pratique − et encore moins pour Bergson, qui verra en elle le produit d’un conditionnement social, ou pour Freud, qui, dans Malaise dans la civilisation, fait remonter l'« ontogenèse de la conscience morale et du Surmoi » à l'angoisse sociale première de l'enfant, celle de la perte d'amour des parents[6], le surmoi étant classiquement défini en psychanalyse comme l'héritier du complexe d'Œdipe[7]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Autres interprétations
Pour Gabriel Madinier, la conscience est une voix intérieure qui nous dit ce qu'il faut vouloir. Elle est spontanée en ce sens que nous ne décidons pas consciemment de ses prescriptions qui sont un « impératif catégorique » au sens de Kant et en même temps, son accomplissement nous procure une joie profonde[8]. Comme Rousseau, Madinier part de l'idée que « le sentiment du bien est inné chez l'enfant, comme celui du vrai ». L'éducation de l'enfant par la famille et le milieu social doit orienter son esprit inexpérimenté de manière à développer son jugement moral pour qu'il soit capable de décider lui-même et, selon les conseils de Piaget, on y arrivera mieux par l'exemple d'une éducation ouverte et souriante que par des commandements de police[9]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Paul Valadier, moins optimiste, parle d'une « conscience incertaine » car « la conscience ne voit pas toujours le mal où il est » et le mal peut se présenter sous l'apparence du bien comme « un loup déguisé en agneau » (Matthieu, 7.15)[10]. Il cite, d'après Hannah Arendt, l'exemple du criminel nazi Adolf Eichmann, homme d'apparence banale qui a dirigé un camp d'extermination sans éprouver apparemment de trouble de conscience[11]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pour Vladimir Jankélévitch, la mauvaise conscience, le sentiment aigu de sa propre culpabilité, est un sentiment rare : hormis des personnages d'exception comme Boris Godounov ou Macbeth, l'homme ordinaire se sent bonne conscience et rejette volontiers toute la faute sur les autres. La mauvaise conscience passe par un processus complexe de prise de conscience de soi[12]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans la fiction
- Jiminy Cricket, un criquet, est choisi par la Fée bleue pour être la conscience de Pinocchio dans le dessin animé de Walt Disney (1940), adapté du conte pour enfants de l´écrivain italien Carlo Collodi[13]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Dans William Wilson, nouvelle de l'écrivain américain Edgar Allan Poe parue en 1839, le personnage éponyme, jeune homme riche et dévoyé, est confronté à son double qui n'est autre que « cette conscience affreuse, ce spectre qui marche dans mon chemin[14] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Dans Crime et Châtiment, roman russe de Dostoïevski, publié en 1867, l'étudiant Raskolnikov, ayant commis un meurtre, est tourmenté par sa conscience qui lui paraît pire que le bagne sibérien. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le poète et romancier français Victor Hugo aborde plusieurs fois le thème de la lutte avec sa conscience : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Dans Les Misérables, le chapitre « Tempête sous un crâne » (1re partie, VII.3), paru en 1862, montre le monologue intérieur de Jean Valjean tourmenté par l'idée qu'il ne pourra échapper au bagne qu'en laissant condamner un vagabond victime d'une erreur judiciaire[15]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Dans « La Conscience », poème publié dans le recueil La légende des siècles, c'est la figure biblique de Caïn qui représente le meurtrier poursuivi par le regard de l'œil de sa victime[16]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Dans les Aventures de Tintin par Hergé, le chien Milou est parfois tiraillé entre un double angélique qui personnifie sa conscience et un double diabolique qui le tire vers la gourmandise ou l'alcoolisme[17]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Notes et références
Bibliographie
- Vladimir Jankélévitch, La mauvaise conscience, Flammarion, 1933 (ISBN 9782081473911) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gabriel Madinier, La Conscience morale, Presses universitaires de France, coll. « Que Sais-je ? », 1972 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Paul Valadier, Éloge de la conscience, Seuil, coll. « Esprit », 1993, 266 p. (ISBN 2-02-019262-4) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Textes classiques
- Jean-Jacques Rousseau, Émile ou De l'éducation Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Baruch Spinoza, Éthique Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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- Quelle est l’origine de la conscience morale ? — Non vérifié
La question demeure cependant de savoir quelle origine attribuer à la conscience morale.
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Histoire
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La conscience morale (Gewissen en allemand, conscience en anglais) est la capacité d'évaluer ses actions et celles des autres en fonction des principes de bien et de mal. Elle implique un jugement intérieur qui guide les individus dans leurs choix et comportements, selon des critères éthiques et moraux souvent influencés par la culture, l'éducation et l'expérience personnelle. Cette conscience peut se manifester sous…
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La conscience morale est essentielle à la coexistence sociale, car elle aide les individus à agir de manière responsable et à respecter les normes et valeurs partagées par leur communauté.
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Dans la Grèce antique, Minos qui juge Socrate symbolise en partie la conscience.
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C’est le sens premier du mot conscience, trouvé chez Cicéron et Quintilien, et qui, dans la langue française, reste sans concurrence jusqu’au XVIIe siècle (voir section histoire). La conscience psychologique est souvent évoquée comme une « lumière », la conscience morale comme une « voix » : si la première « éclaire », la seconde « parle ». La conscience morale désigne en effet le sentiment intérieur d’une norme du b…
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L'apôtre Paul de Tarse, dans l'Épître aux Romains au Ier siècle, soutient que les païens ne sont pas ignorants de la Loi puisqu'ils ont une conscience qui les pousse à la chercher (Rm 2, 14-16). De même, Calvin, au XVIe siècle, déclare qu'il existe une loi naturelle sans laquelle la vie en société ne serait pas possible.
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« Si l’Évangile n’était point prêché entre nous, que nous n’eussions même ni Loi, ni rien que ce soit, qu’il n’y eût que notre conscience, ainsi qu’ont les païens et les Turcs, si est-ce que déjà nous serions assez avertis de la volonté de Dieu et nous aurions assez de connaissance, sinon que nous la vinssions étouffer par notre malice »
Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.
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Dans Gaudium et Spes, le pape Jean XXIII et les évêques rassemblés lors du concile Vatican II (1962-1965) précisent que la « conscience est le centre le plus secret de l’homme, le sanctuaire où il est seul avec Dieu et où sa voix se fait entendre ». Elle est « cette voix, qui ne cesse de presser » chaque personne « d’aimer, d’accomplir le bien et d’éviter le mal »,.
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Jean-Jacques Rousseau : « (Conscience) sans toi je ne sens rien en moi qui m’élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m’égarer d’erreurs en erreurs à l’aide d’un entendement sans règle et d’une raison sans principe ».
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Cette « voix » de la conscience, qui se fait entendre dans l’individu est pourtant, selon Rousseau, la même en tout homme. Malgré la diversité et la variabilité des mœurs et des connaissances, elle est « universelle » : elle est en chacun des individus la « voix de la nature », car selon Émile : « quoique toutes nos idées nous viennent du dehors, les sentiments qui les apprécient sont au-dedans de nous, et c’est par …
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Tel un instinct, mais pourtant signe de notre liberté, elle ne trompe jamais, pour peu qu’elle soit réellement écoutée : « Conscience ! Conscience ! Instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l’homme semblable à Dieu, c’est toi qui fais l’excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans to…
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Selon Alain, la conscience est « le savoir revenant sur lui-même et prenant pour centre la personne humaine elle-même, qui se met en demeure de décider et de se juger. Ce mouvement intérieur est dans toute pensée ; car celui qui ne se dit pas finalement : « que dois-je penser ? » ne peut pas être dit penseur. La conscience est toujours implicitement morale ; et l’immoralité consiste toujours à ne point vouloir penser…
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Pour Alain, il n’existe donc pas de morale sans délibération, ni de délibération sans conscience. Souvent la morale condamne, mais lorsqu’elle approuve, c’est encore au terme d’un examen de conscience, d’un retour sur soi de la conscience, de sorte que « toute la morale consiste à se savoir esprit », c’est-à-dire « obligé absolument » : c’est la conscience et elle seule qui nous dit notre devoir.
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La question demeure cependant de savoir quelle origine attribuer à la conscience morale. Car si pour Rousseau « les actes de la conscience ne sont pas des jugements, mais des sentiments » (ibid.), il n’en sera plus ainsi pour Kant, qui considérera au contraire la conscience morale comme l’expression de la raison pratique − et encore moins pour Bergson, qui verra en elle le produit d’un conditionnement social, ou pour…
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Pour Gabriel Madinier, la conscience est une voix intérieure qui nous dit ce qu'il faut vouloir. Elle est spontanée en ce sens que nous ne décidons pas consciemment de ses prescriptions qui sont un « impératif catégorique » au sens de Kant et en même temps, son accomplissement nous procure une joie profonde. Comme Rousseau, Madinier part de l'idée que « le sentiment du bien est inné chez l'enfant, comme celui du vrai…
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Paul Valadier, moins optimiste, parle d'une « conscience incertaine » car « la conscience ne voit pas toujours le mal où il est » et le mal peut se présenter sous l'apparence du bien comme « un loup déguisé en agneau » (Matthieu, 7.15). Il cite, d'après Hannah Arendt, l'exemple du criminel nazi Adolf Eichmann, homme d'apparence banale qui a dirigé un camp d'extermination sans éprouver apparemment de trouble de consci…
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Pour Vladimir Jankélévitch, la mauvaise conscience, le sentiment aigu de sa propre culpabilité, est un sentiment rare : hormis des personnages d'exception comme Boris Godounov ou Macbeth, l'homme ordinaire se sent bonne conscience et rejette volontiers toute la faute sur les autres. La mauvaise conscience passe par un processus complexe de prise de conscience de soi.
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Jiminy Cricket, un criquet, est choisi par la Fée bleue pour être la conscience de Pinocchio dans le dessin animé de Walt Disney (1940), adapté du conte pour enfants de l´écrivain italien Carlo Collodi.
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Dans William Wilson, nouvelle de l'écrivain américain Edgar Allan Poe parue en 1839, le personnage éponyme, jeune homme riche et dévoyé, est confronté à son double qui n'est autre que « cette conscience affreuse, ce spectre qui marche dans mon chemin ».
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Dans Crime et Châtiment, roman russe de Dostoïevski, publié en 1867, l'étudiant Raskolnikov, ayant commis un meurtre, est tourmenté par sa conscience qui lui paraît pire que le bagne sibérien.
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Dans Les Misérables, le chapitre « Tempête sous un crâne » (1re partie, VII.3), paru en 1862, montre le monologue intérieur de Jean Valjean tourmenté par l'idée qu'il ne pourra échapper au bagne qu'en laissant condamner un vagabond victime d'une erreur judiciaire.
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Dans « La Conscience », poème publié dans le recueil La légende des siècles, c'est la figure biblique de Caïn qui représente le meurtrier poursuivi par le regard de l'œil de sa victime.
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Le poète et romancier français Victor Hugo aborde plusieurs fois le thème de la lutte avec sa conscience :
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Dans les Aventures de Tintin par Hergé, le chien Milou est parfois tiraillé entre un double angélique qui personnifie sa conscience et un double diabolique qui le tire vers la gourmandise ou l'alcoolisme.
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Vladimir Jankélévitch, La mauvaise conscience, Flammarion, 1933 (ISBN 9782081473911)
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Gabriel Madinier, La Conscience morale, Presses universitaires de France, coll. « Que Sais-je ? », 1972
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Paul Valadier, Éloge de la conscience, Seuil, coll. « Esprit », 1993, 266 p. (ISBN 2-02-019262-4)
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Jean-Jacques Rousseau, Émile ou De l'éducation
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Baruch Spinoza, Éthique
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Conscience
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Morale
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Philosophie morale
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Objection de conscience
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« CONSCIENCE MORALE - Sciences humaines et sociales », sur universalis.fr (consulté le 7 septembre 2026)
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Portail de la philosophie
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L'apôtre Paul de Tarse, dans l'Épître aux Romains au Ier siècle, soutient que les païens ne sont pas ignorants de la Loi puisqu'ils ont une conscience qui les pousse à la chercher (Rm 2, 14-16). De même, Calvin, au XVIe siècle, déclare qu'il existe une loi…
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Cette « voix » de la conscience, qui se fait entendre dans l’individu est pourtant, selon Rousseau, la même en tout homme. Malgré la diversité et la variabilité des mœurs et des connaissances, elle est « universelle » : elle est en chacun des individus la «…
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La conscience morale (Gewissen en allemand, conscience en anglais) est la capacité d'évaluer ses actions et celles des autres en fonction des principes de bien et de mal. Elle implique un jugement intérieur qui guide les individus dans leurs choix et comportements, selon des critères éthiques et moraux souvent influencés par la culture, l'éducation et l'expérience personnelle. Cette conscience peut se manifester sous…
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Voir aussi
Articles connexes
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- Morale Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Philosophie morale Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Objection de conscience Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Liens externes
- « CONSCIENCE MORALE - Sciences humaines et sociales », sur universalis.fr (consulté le 7 septembre 2026) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail de la philosophie Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail de la psychologie Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Notes et références
Retrouvez les documents cités dans le texte, puis revenez au passage concerné.
- Voir le document Socrate devant Minos, dans Rêveries d’un païen mystiqueLouis Ménard, « Rêveries d'un païen mystique », disponible sur Wikisource.↩
- François Dermange, « Calvin et la loi naturelle », Revue d'éthique et de théologie morale, janvier 2017 (DOI 10.3917/retm.293.0103, lire en ligne)↩
- Calvin, Sermons sur le livre de Job, ; Calvini Opera quae supersunt Omnia (CO), éd. G. Baum, E. Cunitz et E. Reuss, Braunschweig et Berlin, Schwetschke & Filium, 1863-1900, t. 35, col. 74.↩
- « Gaudium et spes », sur vatican.va (consulté le 7 septembre 2026).↩
- Geneviève Médevielle, « Le rôle de la conscience morale », La Croix - L'Hebdo, 26 août 2009 (lire en ligne)↩
- Michèle Porte, « Malaise dans la culture (Le-) », dans Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse, Paris, Hachette Littératures, 2005 (ISBN 9782012791459), p. 1007-1009.↩
- Jean Laplanche et Jean-Bertrand Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse, Paris, PUF, coll. « Bibliothèque de la psychanalyse », 1984 (1re éd. 1967), 523 p. (ISBN 2-13-038621-0), p. 471-474 (Surmoi (ou Sur-Moi).↩
- Madinier 1954, p. 5-6. ↩
- Madinier 1954, p. 8-9. ↩
- Valadier 1993, p. 182. ↩
- Valadier 1993, p. 184-185. ↩
- Jankélévitch 1933. ↩
- « L'espoir du Général de Gaulle à Jiminy Cricket », RTBF, 18 juin 2019 (lire en ligne)↩
- Maryse Ducreu-Petit, E.A. Poe, le livre des bords, Presses universitaires du Septentrion, 1995 (DOI 10.4000/books.septentrion.84311, lire en ligne), « 5. La Perversité », p. 149-184↩
- Jean-Louis Chrétien, Conscience et roman : I. La Conscience au grand jour, Éditions de Minuit, 2009, 288 p. (ISBN 9782707320735)↩
- La Conscience (Victor Hugo)↩
- « « A l’instar de Nietzsche, Milou déconstruit la métaphysique, il est… nietzchien » », L'Obs, 6 mai 2022 (lire en ligne)↩
La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Conscience morale ↗CC-BY-SA-4.0
- Conscience morale ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (1)
Liens externes cités dans le document (1)
- CONSCIENCE MORALE - Sciences humaines et sociales ↗Dans « Liens externes » du document source
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