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Dégoût

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Le dégoût (ou dégout) est une réaction émotionnelle éprouvée par une personne confrontée à ce dont elle n'a pas le goût et/ou qu'elle rejette instinctivement ou culturellement. Depuis les classifications de Charles Darwin puis Paul Ekman, qui ont caractérisé les émotions à travers les expressions faciales, le dégoût est consensuellement classé parmi les émotions de base avec la joie, la colère, la peur, la surprise et la tristesse.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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À retenir

Questions essentielles

Qu’est-ce que le dégoût ?

Le dégoût (ou dégout) est une réaction émotionnelle éprouvée par une personne confrontée à ce dont elle n'a pas le goût et/ou qu'elle rejette instinctivement ou culturellement.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Étymologie

Le terme « dégoût » est attesté avec le sens d’« aversion pour quelqu’un ou quelque chose » depuis 1636. Il s’agit du déverbal du verbe « dégoûter », lui-même dérivé de « goût » avec le préfixe « dé- » et la désinence verbale « -er ». La forme « dégout »,…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Usages et Typologies

La notion est particulièrement utilisée dans le domaine de l'alimentation pour désigner des nourritures que le mangeur ne saurait ingérer du fait de raisons socioculturelles ou biologiques. Néanmoins elle peut s'appliquer à toute chose, événement ou objet…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Présentation

Mimiques de dégoût. Illustration du livre L'Expression des émotions chez l'homme et les animaux de Charles Darwin (1872).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le dégoût (ou dégout) est une réaction émotionnelle éprouvée par une personne confrontée à ce dont elle n'a pas le goût[1] et/ou qu'elle rejette instinctivement ou culturellement. Depuis les classifications de Charles Darwin[2] puis Paul Ekman[3], qui ont caractérisé les émotions à travers les expressions faciales, le dégoût est consensuellement classé parmi les émotions de base avec la joie, la colère, la peur, la surprise et la tristesse.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le dégoût a des racines à la fois biologiques et culturelles. Le sociologue français Claude Fischler, spécialiste de l'alimentation humaine, considère le dégoût comme « bio-culturel »[4], avec une forte composante émotionnelle[5].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Terminologie

Étymologie

Le terme « dégoût » est attesté avec le sens d’« aversion pour quelqu’un ou quelque chose » depuis 1636[6]. Il s’agit du déverbal du verbe « dégoûter »[6], lui-même dérivé de « goût » avec le préfixe « dé- » et la désinence verbale « -er »[7]. La forme « dégout », sans accent circonflexe, date de la réforme orthographique de 1990[8].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Usages et Typologies

La notion est particulièrement utilisée dans le domaine de l'alimentation pour désigner des nourritures que le mangeur ne saurait ingérer du fait de raisons socioculturelles ou biologiques. Néanmoins elle peut s'appliquer à toute chose, événement ou objet qu'une personne peut ne pas apprécier du tout. Parmi les philosophes en phénoménologie du dégoût, différentes typologies ont vu le jour au cours de l'histoire pour classer tous les différents objets de dégoûts.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Par exemple, Georges Bataille différenciait les objets abjectes (dégoûtants et charnels), nobles (angoissants et immatériels) et spectraux (horrifiques)[9]. Autre exemple, dans l'ouvrage pluridisciplinaire Jusqu'à la nausée publié en 2022[10], les auteurs distinguent le dégoût physiologique, moral, existentiel et esthétique. La typologie souvent admise en neurosciences et sociologie, est celle d'Aurel Kolnai décrivant deux groupes : le dégoût physique et le dégoût moral[9]. La classification détaillée ci-dessous reprend celle d'un des premiers psychologues étudiant le dégoût : Paul Rozin[11].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dégoût fondamental

  • le goût d'un aliment ou autre objet : originellement celui de l'amertume, selon les psychologues évolutionnistes[11].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dégoût physique

Les dégoûts primaires :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • l'odeur (de la sueur aux excrément, purin et bac à graisse par exemple) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • les aliments même simplement à leur vue allant jusqu'à la phobie alimentaire ou autres pathologies[12],[13],[14] ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • les éléments à mi-chemin entre la vie et la mort (les détritus, la pourriture et la décomposition) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • la viscosité (les limaces, escargots et vers ou l'écoulement de la boue ou de la lave[9]) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • les animaux souvent associés aux détritus (cafards, cloportes, rats, mouches, araignées, etc.) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • les animaux parasites (poux, tiques, vers, etc.).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les dégoûts corporels :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • les bruits produits par le corps (le dégoût d'un bruit étant appelé la misophonie[15] : mastications, reniflements, etc.) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • les produits corporels, détachés du corps (ongles, peaux mortes, poils et cheveux) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • les déjections corporelles (les excréments et fluides corporels dont la sueur, l'urine, le sperme, le sang[16], la morve) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • les déformations corporelles (blessures, boursouflures, excroissances, etc.).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dégoût moral

Les dégoûts interpersonnels :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • le contact physique avec les autres personnes ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • l'hygiène[17], l'odeur et l'haleine des autres personnes ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • la chaleur dégagée par les autres personnes ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • et autres pathologies liées au dégoût de l'autre (psychoses[18]) voire la haine de l'autre (xénophobie).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les dégoûts socio-moraux se résumant globalement à ce qui est en dehors des normes sociales, morales ou culturelles dont :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • une attitude ou un comportement (vol, inceste[19], mensonge, triche, la contrainte contre son gré[20], etc.) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • une idéologie, une croyance ou une manière de vivre (dogmatisme, nazisme, survivalisme, véganisme, etc.) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • ou simplement le fait d'être et d'exister (genre (transphobie, sexisme), couleur de peau (racisme), handicap (validisme), âge (agisme)[17], etc.) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • et enfin toute autre image apparente, objet socio-culturel ou œuvre artistique pour des raisons esthétiques[21],[22] (roman, peinture, film, etc.).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects physiologiques

Système nerveux autonome

Lors du dégoût, la gorge se resserre et le rythme cardiaque diminue, provoqués par le système nerveux parasympathique. Physiologiquement, le dégoût semble donc opposé à la peur ou la colère où le rythme cardiaque s'accélère : un système nerveux sympathique activé. En fonction de l'intensité émotionnelle de dégoût ressenti, une protrusion de la langue avec un réflexe de renvoi peut être présents[11],[23].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Fonction première et évolutionnisme

Les études récentes sur le dégoût se rejoignent pour affirmer que sa fonction première est celle d’un mécanisme d’évitement des maladies[24]. Selon Paul Rozin[11], le dégoût serait à la base un réflexe physiologique sans phase d’évaluation ou d’élaboration cognitive entre le stimulus et l’expression de l’émotion, ayant pour objectif d'automatiquement rejeter l'objet dégoûté pour ne pas menacer sa propre intégrité, sa santé, sa survie[25]. Un réflexe que les psychologues appellent dégoût fondamental (en anglais : distate ou core disgust) pour le distinguer des autres dégoûts que sont les dégoûts physiques et les dégoût moraux. Toutes ces autres variantes du dégoût auraient évolué à partir de ce même socle commun[26].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De ce même point de vue évolutionniste, le dégoût serait à l'origine lié au sens du goût. Et plus particulièrement au goût amer. Ce dégoût de l’amertume qu’on observe dès la naissance serait, selon cette interprétation, l’origine évolutive de l’émotion. L’amertume et la toxicité sont souvent en lien dans le règne animal. La fonction première du dégoût semble donc être d'éviter d’ingérer une quelconque substance toxique[26],[27].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects comportementaux

Jeune enfant éprouvant un fort dégout.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Expression faciale et innéisme

Décrite par Charles Darwin[2] puis Paul Ekman[3], l'expression faciale du dégoût se résume principalement à un froncement du nez en relevant la lèvre supérieur. L'expression faciale est exprimée dès la naissance. Elle semble donc innée. Cette connaissance, souvent citée, repose toutefois sur une seule étude de 1979 de Jacob Steiner (en)[28]. De manière plus générale, des phénomènes de « néophobie alimentaire » sont observés chez les animaux et chez l'enfant[14].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Comportement d'évitement

Les comportements d’évitement liés au dégoût sont plus ou moins subtils du simple détournement de regard à faire un pas en arrière en bouchant son nez. En bref, « une mise à distance sensorielle »[25],[29]. Plus intensément, cet évitement est expérimenté par les nausées, vomissements et autres renvois. Mais ces derniers sont davantage associés à l'aspect physiologique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un comportement d'évitement, souvent d'un objet physique (dégoût physique), peut aller jusqu'à éviter une personne ou tout un groupe de personnes (dégoût moral), quitte à nier leur présence même si ces personnes sont des collègues sur un même lieu de travail. L'étude ethnographique d'Agnès Jeanjean[30] le montre à travers des corps de métiers entier. Les personnes travaillant à la morgue ou dans les égouts sont exclues et évitées à la fois physiquement et socialement. Elle parle d’une « institution du dégoût » où les « activités sont repoussées à la marge des établissements de soin ou des espaces urbains ». En terme sociologique, cette exclusion sociale est appelée ostracisme[9],[11],[23].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects neuroscientifiques

La première zone cérébrale historiquement corrélée au dégoût, est celle associée au sens du goût au sein du cortex insulaire. Le cortex insulaire étant aussi associée de manière générale aux émotions, l'intéroception et la conscience de soi[26]. Le réseau cérébral corrélé à l'expression et au ressenti émotionnel du dégoût associe le cortex insulaire avec les ganglions de la base, l'amygdale et des aires frontales[27],[31]. L'implication des aires frontales dans ce réseau est davantage corrélée au dégoût plus symbolique et de l'ordre du « dégoût moral »[23],[15],[32].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects psychologiques

Une émotion complexe

Dégoût et colère

Le dégoût se rapproche davantage de la colère pour les objets de dégoût moral[23],[27] : pour sanctionner, agir et faire bouger les choses.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La misophonie (le dégoût de certains bruits) provoque souvent de la colère. Cette colère est ressentie à la fois subjectivement et physiologiquement (cœur qui s'accélère, suées voire des tremblements). La colère et le dégoût se différencient sur l'aspect physiologique par un système nerveux sympathique activé pour la colère et plus un système nerveux parasympathique pour le dégoût. Les deux émotions se différencient aussi sur l'aspect comportemental. La colère est plus coûteuse en énergie ; elle provoque une action pour faire changer choses, tandis que la situation de dégoût est plus passive par un simple comportement d'évitement[9],[26].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dégoût et peur

Le dégoût se rapproche davantage de la peur pour les objets de dégoût physique[23],[27] : pour fuir, s'écarter et éviter.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les réseaux neuronaux du dégoût et de la peur partagent certains centres neuronaux en commun dont : l'amygdale historiquement plus spécifique à la peur et le cortex insulaire historiquement plus spécifique au dégoût[11],[23],[33]. Peur et dégoût se différencient toutefois sur l'aspect physiologique par un système nerveux sympathique activé pour la peur et plus un système nerveux parasympathique pour le dégoût[11].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le dégoût peut devenir une peur irrationnelle, en croyant que ce qui nous dégoûte vienne nous parasiter ; que l'objet dégoûté rentre en nous et fasse partie de nous, voire que ça devienne ce qui nous définisse[11]. Une peur que l'objet de dégoût vienne corrompre le corps et la personnalité. La philosophe Claire Margat écrit, lors d'une Phénoménologie du Dégoût, que « le dégoût réagit à une effraction de l’intimité corporelle, celle qui définit le corps propre aux deux sens du terme (propreté et propriété) »[9].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Cette peur irrationnelle peut s'effectuer sur n'importe quel objet de dégoût, qu'il soit socio-moral comme une idéologie ou une religion (par exemple l'islamophobie) ou qu'il soit physique comme un élément pourri ou un animal (par exemple l'arachnophobie). Dans l'arachnophobie, il y a en effet une peur que l'animal rentre en nous pour faire sa petite vie en nous (parasitisme). Selon plusieurs psychologues dont Paul Rozin, la peur des animaux comme les araignées, rats, cafards ou souris, sont davantage de l'ordre du dégoût que de la peur[11].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dégoût et mépris

Les deux émotions, que sont le mépris et le dégoût, sont assez similaires ayant en commun un rejet moral, mais les sensations internes et les comportements en résultant sont différents. Alors que lors du dégoût il y a une recherche d'évitement, lors du mépris ce comportement d'évitement n'est pas présent. Dit autrement, devant un objet suscitant du rejet moral, le dégoût suscite de l'éviter alors que le mépris suscite de s'en moquer ou de le dominer[25].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dégoût et joie

Au niveau des corrélats de neuronaux, le pattern général des activations cérébrales du dégoût semble être similaire à celui de la joie, contrairement à d'autres émotions. Cette similarité est interprétée comme une même « conscience intéroceptive »[31]. Et de même que dans le cas de faciès exprimant le plaisir, l'angoisse ou le rire, la vision d'une expression de dégoût sur un visage active facilement chez celui qui la voit une empathie via l'activation des systèmes de neurones miroirs[34].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dégoût et tristesse

Si une injustice provoquant normalement du dégoût est trop intense, l'émotion pourrait s'associée à la tristesse[31].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Différences intraindividuelles et interindividuelles

La sensibilité au dégoût peut varier chez une même personne. Par exemple, l'amertume provoque du dégoût chez le nouveau-né mais devient accepté voire recherché une fois adulte. Pour évaluer sa sensibilité au dégoût, différentes échelles existent dont :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • The Disgust Propensity and Sensitivity Scale (van Overveld et al., 2010)[35] ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • The Disgust Emotion Scale (Olatujni et al., 2007)[36] ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • 32-item Disgut Scale (Hartmann et al., 2017)[37].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ce genre d'échelle permettent de faire des comparaisons entre les individus. Les premières études tendent à montrer, par exemple, que les femmes ont des scores bien plus élevés que les hommes sur l'échelle de sensibilité au dégoût[38]. Cette sensibilité au dégoût peut devenir trop intense au point d'en être pathologique (certains troubles obsessionnels compulsifs) et handicapante (par exemple la misophonie qui est le dégoût de certains bruits du quotidien)[15].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Biais cognitif

Le dégoût peut être interprété comme une preuve que l'objet dégouté est intrinsèquement nuisible ou mauvais, pour soi, pour son groupe ou pour la société. Ce biais de raisonnement basé sur une simple intuition, une simple émotion, est parfois appelée la sagesse du dégoût[23].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects sociologiques

Un marqueur social

Les goûts et dégoûts ont été des grands objets d'étude de Pierre Bourdieu en sociologie. « Le goût est le dégoût du goût des autres », est une de ses citations célèbre sur le sujet[39]. Cela veut dire que nos goûts et dégoûts se définissent en fonction de ceux des autres. Goûts et dégoûts servent à exprimer l’appartenance (voire l’aspiration) à une classe sociale[40]. Ils jouent « un rôle déterminant dans la manière dont des normes sociales sont intériorisées »[9]. Goûts et dégoûts structurent et ordonnent une société[25].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon cette vision Bourdieusienne, cela veut dire qu'être dégoûté de l'objet culturel des autres permet de se démarquer, de créer une délimitation sociale entre notre groupe à qui on appartient et les autres extérieurs à ce groupe. Telle une quête d’identité, la personne déteste ce dont elle ne veut pas se construire avec (objet, valeur, idéologie et même des personnes). Enfin, il existe une peur irrationnelle que l'objet culturel dégoûté, du groupe externe, vienne contaminer ou se mélanger aux objets culturels, au groupe interne, jugés de bons goûts. Cette peur allant jusqu'à, par extrapolation, ce que la personne devienne (ou se mette à aimer) elle-même ce dont elle se dégoûte[11],[25].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects culturels

Comme les goûts et les dégoûts varient énormément d'une culture à l'autre et même d'un sous-groupe à un autre, il est difficile de tous les citer. La pilosité n'est qu'un exemple. Chez les chrétiens, européens et aïnous être poilu est historiquement bien vu, puisque la pilosité cache les parties impures ou alors signe de virilité. À l’inverse, chez les musulmans, amérindiens et japonais, être poilu ou garder ses poils est historiquement synonyme de dégoût : s’épiler ou se raser permet d'éviter de garder sur soi les fluides corporels et se distinguer de l’animal en étant plus civilisé[41].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'ethnologue Christiane Vollaire montre, dans un ouvrage de 2011, que dans certains métiers (médecine notamment) et dans certaines situations (face à la maladie par exemple), il existe un véritable « tabou du dégoût » en France[42]. À l'inverse, l'ethnologue Clémence Juillet montre, dans on étude de 2017, qu'en Inde les soignants et soignantes expriment délibérément le dégoût, lorsqu'il y a soucis d'hygiène ou des actes médicaux spécifiques (comme l'accouchement) mais aussi pour signifier aux patients qu'ils ne sont pas coopératifs et de mauvais citoyens (mépris)[43].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects socio-économiques

Un autre thème d'étude est l'impact de l'image d'une entreprise sur son succès commercial ou les réactions de certains consommateurs. « La colère, le dégoût et le mépris conduisent-ils à des formes similaires de résistance du consommateur par rapport à la marque ? », s'interrogent par exemple Perrin-Martinenq S et R Hussant-Zébian[44].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects philosophiques

Positionnement politique

Un simple amorçage artificiel en diffusant des images dégoûtantes à une personne lui induit de ressentir davantage de dégoût à la nouveauté, c'est-à-dire d'être davantage sensible au dégoût. Ce même genre d'études (à la fois en sociologie, psychologie et neurosciences) montrent un lien entre le dégoût et le positionnement politique. Il semble avoir une corrélation entre la sensibilité au dégoût et l'idéologie conservatrice. Autrement dit, quelqu'un qui est très sensible au dégoût a d'une part un réseau neuronal du dégoût qui est sur-représenté et d'autre part une probabilité plus grande de tenir des opinions conservatrices[45],[46],[47].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Jugement moral

De nombreux philosophes et écrivains se sont intéressés et s'intéressent toujours au jugement de goût, qui a des relations avec les notions de bien, de bon et de mal : de l'éthique au jugement moral[48],[49],[10].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le dégoût dans les arts

Dans la peinture

Tableau du peintre flamand Adriaen Brouwer Gorgée amèreNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le tableau Gorgée amère du peintre flamand Adriaen Brouwer qui représente un homme écœuré par le breuvage qu'il vient de goûter est une représentation assez fidèle du dégoût tel qu'il est connu.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans la littérature

  • Le Dragon dégoûtant est un conte de littérature d'enfance et de jeunesse écrit par Henriette Bichonnier, illustré par Pef, publié en 1986 aux éditions Messidor-La FarandoleNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Dégoût est un roman de Laëtitia Chazel publié par les éditions Alma (ISBN 236-279026-6)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Contre les dégoûts de la vie publié chez Flammarion en 1986 est un essai de l'écrivain Jean Dutourt.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Au cinéma

2015 : Vice-versa est le 133e long métrage d'animation des studios Disney. Disgust (Dégoût) est un des personnages du film.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans la bande dessinée

Le dégoût est une bande dessinée de Dante Ginevra (dessinateur) et Diego Agrimbau (scénariste) publié par les éditions INSULA[50].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans la chanson

  • Le dégoût est une chanson du chanteur français Alain Souchon publié dans l'album Toto 30 ans, rien que du malheur... et distribué en 1978. Le refrain reflète bien l'état d'une personne qui ressent cette émotion :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

C'était l'dégoût,
L'dégoût d'quoi ? J'sais pas, mais l'dégoût.
Tout petit déjà, c'est fou
Comme tout me foutait l'dégoût !Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • C’t’écœurant (le prix de l’argent) est une chanson du chanteur canadien Marc Drouin, distribué en 1984[51].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Autres évocations

Bloody Disgusting (jeu de mots sur les termes dégoutant et sanglant mais aussi un dégout poussé à une limite supérieure) est un site web consacré à l'horreur au cinéma, à la télévision et dans les jeux vidéo.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

État de vérification des informations

Vérification détaillée en attente. Les repères signalent aussi tout contenu affiché sans contrôle correspondant et expliquent ce qui manque.

Liste des points à vérifier
Points à vérifier (101)

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  1. Qu’est-ce que le dégoût ? — Non vérifiéLe dégoût (ou dégout) est une réaction émotionnelle éprouvée par une personne confrontée à ce dont elle n'a pas le goût et/ou qu'elle rejette instinctivement ou culturellement.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéTerminologie

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéMimiques de dégoût. Illustration du livre L'Expression des émotions chez l'homme et les animaux de Charles Darwin (1872).

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéLe dégoût (ou dégout) est une réaction émotionnelle éprouvée par une personne confrontée à ce dont elle n'a pas le goût et/ou qu'elle rejette instinctivement ou culturellement. Depuis les classifications de Charles Darwin puis Paul Ekman, qui ont caractérisé les émotions à travers les expressions faciales, le dégoût est consensuellement classé parmi les émotions de base avec la joie, la colère, la peur, la surprise e…

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéLe dégoût a des racines à la fois biologiques et culturelles. Le sociologue français Claude Fischler, spécialiste de l'alimentation humaine, considère le dégoût comme « bio-culturel », avec une forte composante émotionnelle.

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéLe terme « dégoût » est attesté avec le sens d’« aversion pour quelqu’un ou quelque chose » depuis 1636. Il s’agit du déverbal du verbe « dégoûter », lui-même dérivé de « goût » avec le préfixe « dé- » et la désinence verbale « -er ». La forme « dégout », sans accent circonflexe, date de la réforme orthographique de 1990.

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéLa notion est particulièrement utilisée dans le domaine de l'alimentation pour désigner des nourritures que le mangeur ne saurait ingérer du fait de raisons socioculturelles ou biologiques. Néanmoins elle peut s'appliquer à toute chose, événement ou objet qu'une personne peut ne pas apprécier du tout. Parmi les philosophes en phénoménologie du dégoût, différentes typologies ont vu le jour au cours de l'histoire pour …

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  8. Passage de cet article — Non vérifiéPar exemple, Georges Bataille différenciait les objets abjectes (dégoûtants et charnels), nobles (angoissants et immatériels) et spectraux (horrifiques). Autre exemple, dans l'ouvrage pluridisciplinaire Jusqu'à la nausée publié en 2022, les auteurs distinguent le dégoût physiologique, moral, existentiel et esthétique. La typologie souvent admise en neurosciences et sociologie, est celle d'Aurel Kolnai décrivant deux …

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  9. Passage de cet article — Non vérifiéle goût d'un aliment ou autre objet : originellement celui de l'amertume, selon les psychologues évolutionnistes.

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  10. Passage de cet article — Non vérifiéLes dégoûts primaires :

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  11. Passage de cet article — Non vérifiél'odeur (de la sueur aux excrément, purin et bac à graisse par exemple) ;

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  12. Passage de cet article — Non vérifiéles aliments même simplement à leur vue allant jusqu'à la phobie alimentaire ou autres pathologies,, ;

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  13. Passage de cet article — Non vérifiéles éléments à mi-chemin entre la vie et la mort (les détritus, la pourriture et la décomposition) ;

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéla viscosité (les limaces, escargots et vers ou l'écoulement de la boue ou de la lave) ;

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  15. Passage de cet article — Non vérifiéles animaux souvent associés aux détritus (cafards, cloportes, rats, mouches, araignées, etc.) ;

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéles animaux parasites (poux, tiques, vers, etc.).

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéLes dégoûts corporels :

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  18. Passage de cet article — Non vérifiéles bruits produits par le corps (le dégoût d'un bruit étant appelé la misophonie : mastications, reniflements, etc.) ;

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  19. Passage de cet article — Non vérifiéles produits corporels, détachés du corps (ongles, peaux mortes, poils et cheveux) ;

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéles déjections corporelles (les excréments et fluides corporels dont la sueur, l'urine, le sperme, le sang, la morve) ;

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéles déformations corporelles (blessures, boursouflures, excroissances, etc.).

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéLes dégoûts interpersonnels :

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  23. Passage de cet article — Non vérifiéle contact physique avec les autres personnes ;

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  24. Passage de cet article — Non vérifiél'hygiène, l'odeur et l'haleine des autres personnes ;

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéla chaleur dégagée par les autres personnes ;

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  26. Passage de cet article — Non vérifiéet autres pathologies liées au dégoût de l'autre (psychoses) voire la haine de l'autre (xénophobie).

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéLes dégoûts socio-moraux se résumant globalement à ce qui est en dehors des normes sociales, morales ou culturelles dont :

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  28. Passage de cet article — Non vérifiéune attitude ou un comportement (vol, inceste, mensonge, triche, la contrainte contre son gré, etc.) ;

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéune idéologie, une croyance ou une manière de vivre (dogmatisme, nazisme, survivalisme, véganisme, etc.) ;

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  30. Passage de cet article — Non vérifiéou simplement le fait d'être et d'exister (genre (transphobie, sexisme), couleur de peau (racisme), handicap (validisme), âge (agisme), etc.) ;

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  31. Passage de cet article — Non vérifiéet enfin toute autre image apparente, objet socio-culturel ou œuvre artistique pour des raisons esthétiques, (roman, peinture, film, etc.).

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  32. Passage de cet article — Non vérifiéLors du dégoût, la gorge se resserre et le rythme cardiaque diminue, provoqués par le système nerveux parasympathique. Physiologiquement, le dégoût semble donc opposé à la peur ou la colère où le rythme cardiaque s'accélère : un système nerveux sympathique activé. En fonction de l'intensité émotionnelle de dégoût ressenti, une protrusion de la langue avec un réflexe de renvoi peut être présents,.

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéLes études récentes sur le dégoût se rejoignent pour affirmer que sa fonction première est celle d’un mécanisme d’évitement des maladies. Selon Paul Rozin, le dégoût serait à la base un réflexe physiologique sans phase d’évaluation ou d’élaboration cognitive entre le stimulus et l’expression de l’émotion, ayant pour objectif d'automatiquement rejeter l'objet dégoûté pour ne pas menacer sa propre intégrité, sa santé, …

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéDe ce même point de vue évolutionniste, le dégoût serait à l'origine lié au sens du goût. Et plus particulièrement au goût amer. Ce dégoût de l’amertume qu’on observe dès la naissance serait, selon cette interprétation, l’origine évolutive de l’émotion. L’amertume et la toxicité sont souvent en lien dans le règne animal. La fonction première du dégoût semble donc être d'éviter d’ingérer une quelconque substance toxiq…

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  35. Passage de cet article — Non vérifiéJeune enfant éprouvant un fort dégout.

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  36. Passage de cet article — Non vérifiéDécrite par Charles Darwin puis Paul Ekman, l'expression faciale du dégoût se résume principalement à un froncement du nez en relevant la lèvre supérieur. L'expression faciale est exprimée dès la naissance. Elle semble donc innée. Cette connaissance, souvent citée, repose toutefois sur une seule étude de 1979 de Jacob Steiner (en). De manière plus générale, des phénomènes de « néophobie alimentaire » sont observés ch…

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  37. Passage de cet article — Non vérifiéLes comportements d’évitement liés au dégoût sont plus ou moins subtils du simple détournement de regard à faire un pas en arrière en bouchant son nez. En bref, « une mise à distance sensorielle »,. Plus intensément, cet évitement est expérimenté par les nausées, vomissements et autres renvois. Mais ces derniers sont davantage associés à l'aspect physiologique.

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  38. Passage de cet article — Non vérifiéUn comportement d'évitement, souvent d'un objet physique (dégoût physique), peut aller jusqu'à éviter une personne ou tout un groupe de personnes (dégoût moral), quitte à nier leur présence même si ces personnes sont des collègues sur un même lieu de travail. L'étude ethnographique d'Agnès Jeanjean le montre à travers des corps de métiers entier. Les personnes travaillant à la morgue ou dans les égouts sont exclues e…

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéLa première zone cérébrale historiquement corrélée au dégoût, est celle associée au sens du goût au sein du cortex insulaire. Le cortex insulaire étant aussi associée de manière générale aux émotions, l'intéroception et la conscience de soi. Le réseau cérébral corrélé à l'expression et au ressenti émotionnel du dégoût associe le cortex insulaire avec les ganglions de la base, l'amygdale et des aires frontales,. L'imp…

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéLe dégoût se rapproche davantage de la colère pour les objets de dégoût moral, : pour sanctionner, agir et faire bouger les choses.

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  41. Passage de cet article — Non vérifiéLa misophonie (le dégoût de certains bruits) provoque souvent de la colère. Cette colère est ressentie à la fois subjectivement et physiologiquement (cœur qui s'accélère, suées voire des tremblements). La colère et le dégoût se différencient sur l'aspect physiologique par un système nerveux sympathique activé pour la colère et plus un système nerveux parasympathique pour le dégoût. Les deux émotions se différencient …

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  42. Passage de cet article — Non vérifiéLe dégoût se rapproche davantage de la peur pour les objets de dégoût physique, : pour fuir, s'écarter et éviter.

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  43. Passage de cet article — Non vérifiéLes réseaux neuronaux du dégoût et de la peur partagent certains centres neuronaux en commun dont : l'amygdale historiquement plus spécifique à la peur et le cortex insulaire historiquement plus spécifique au dégoût,,. Peur et dégoût se différencient toutefois sur l'aspect physiologique par un système nerveux sympathique activé pour la peur et plus un système nerveux parasympathique pour le dégoût.

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéLe dégoût peut devenir une peur irrationnelle, en croyant que ce qui nous dégoûte vienne nous parasiter ; que l'objet dégoûté rentre en nous et fasse partie de nous, voire que ça devienne ce qui nous définisse. Une peur que l'objet de dégoût vienne corrompre le corps et la personnalité. La philosophe Claire Margat écrit, lors d'une Phénoménologie du Dégoût, que « le dégoût réagit à une effraction de l’intimité corpor…

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  45. Passage de cet article — Non vérifiéCette peur irrationnelle peut s'effectuer sur n'importe quel objet de dégoût, qu'il soit socio-moral comme une idéologie ou une religion (par exemple l'islamophobie) ou qu'il soit physique comme un élément pourri ou un animal (par exemple l'arachnophobie). Dans l'arachnophobie, il y a en effet une peur que l'animal rentre en nous pour faire sa petite vie en nous (parasitisme). Selon plusieurs psychologues dont Paul R…

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  46. Passage de cet article — Non vérifiéLes deux émotions, que sont le mépris et le dégoût, sont assez similaires ayant en commun un rejet moral, mais les sensations internes et les comportements en résultant sont différents. Alors que lors du dégoût il y a une recherche d'évitement, lors du mépris ce comportement d'évitement n'est pas présent. Dit autrement, devant un objet suscitant du rejet moral, le dégoût suscite de l'éviter alors que le mépris suscit…

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  47. Passage de cet article — Non vérifiéAu niveau des corrélats de neuronaux, le pattern général des activations cérébrales du dégoût semble être similaire à celui de la joie, contrairement à d'autres émotions. Cette similarité est interprétée comme une même « conscience intéroceptive ». Et de même que dans le cas de faciès exprimant le plaisir, l'angoisse ou le rire, la vision d'une expression de dégoût sur un visage active facilement chez celui qui la vo…

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  48. Passage de cet article — Non vérifiéSi une injustice provoquant normalement du dégoût est trop intense, l'émotion pourrait s'associée à la tristesse.

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéLa sensibilité au dégoût peut varier chez une même personne. Par exemple, l'amertume provoque du dégoût chez le nouveau-né mais devient accepté voire recherché une fois adulte. Pour évaluer sa sensibilité au dégoût, différentes échelles existent dont :

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéThe Disgust Propensity and Sensitivity Scale (van Overveld et al., 2010) ;

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Voir aussi

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  • dégoût, sur le WiktionnaireNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Dégoût, sur WikiquoteNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Articles connexes

  • Dépression (psychiatrie)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • GoûtNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • ÉmotionNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • NauséeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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  • NicolinaNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bibliographie

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Liens externes

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Notes et références

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  5. Agnès Jeanjean, « Travailler à la morgue ou dans les égouts », Ethnologie française, vol. 41, no 1,‎ 2011, p. 59-66 (ISSN 0046-2616, DOI 10.3917/ethn.111.0059, lire en ligne, consulté le 19 juin 2024)↩
  6. (en) Tor D. Wager, Jian Kang, Timothy D. Johnson et Thomas E. Nichols, « A Bayesian Model of Category-Specific Emotional Brain Responses », PLOS Computational Biology, vol. 11, no 4,‎ 8 avril 2015, e1004066 (ISSN 1553-7358, PMID 25853490, PMCID PMC4390279, DOI 10.1371/journal.pcbi.1004066, lire en ligne, consulté le 30 juin 2024)↩1 ↩2 ↩3
  7. Paolo Fusar-Poli, Anna Placentino, Francesco Carletti et Paola Landi, « Functional atlas of emotional faces processing: a voxel-based meta-analysis of 105 functional magnetic resonance imaging studies », Journal of Psychiatry & Neuroscience : JPN, vol. 34, no 6,‎ novembre 2009, p. 418-432 (ISSN 1180-4882, PMID 19949718, PMCID 2783433, lire en ligne, consulté le 30 juin 2024)↩
  8. (en) Johnny R.J. Fontaine, Klaus R. Scherer, Etienne B. Roesch et Phoebe C. Ellsworth, « The World of Emotions is not Two-Dimensional », Psychological Science, vol. 18, no 12,‎ décembre 2007, p. 1050-1057 (ISSN 0956-7976 et 1467-9280, DOI 10.1111/j.1467-9280.2007.02024.x, lire en ligne, consulté le 19 juin 2024)↩
  9. RIZZOLATTI, G. (2006, December). Les systèmes de neurones miroirs. In Conférence à l'Académie des sciences, Paris (Vol. 12)↩
  10. (en) Mark van Overveld, Peter J. de Jong et Madelon L. Peters, « The Disgust Propensity and Sensitivity Scale – Revised: Its predictive value for avoidance behavior », Personality and Individual Differences, vol. 49, no 7,‎ novembre 2010, p. 706-711 (ISSN 0191-8869, DOI 10.1016/j.paid.2010.06.008)↩
  11. (en) « Disgust Emotion Scale (DES) », sur earlatvanderbilt.wordpress.com, 13 janvier 2017 (consulté le 18 juin 2024)↩
  12. (en) Mark van Overveld, Peter J. de Jong, Madelon L. Peters et Erik Schouten, « The Disgust Scale-R: A valid and reliable index to investigate separate disgust domains? », Personality and Individual Differences, vol. 51, no 3,‎ août 2011, p. 325-330 (ISSN 0191-8869, DOI 10.1016/j.paid.2011.03.023)↩
  13. (en) Jonathan Haidt, Clark McCauley, Paul Rozin, « Individual differences in sensitivity to disgust: A scale sampling seven domains of disgust elicitors », Personality and Individual Differences, vol. 16, no 5,‎ mai 1994, p. 701-713 (DOI 10.1016/0191-8869(94)90212-7)↩
  14. Camille Renard, « Pierre Bourdieu : d'où viennent nos jugements de goût ? », sur France Culture, 12 mars 2022 (consulté le 30 juin 2024)↩
  15. Erec R. Koch, « La pratique du goût : de Pierre Bourdieu à Antoine de Courtin », Dix-septième siècle, vol. 258, no 1,‎ 2013, p. 45-54 (ISSN 0012-4273, DOI 10.3917/dss.131.0045, lire en ligne, consulté le 30 juin 2024)↩
  16. Christian Bromberger, « Note sur les dégoûts pileux », Ethnologie française, vol. 41, no 1,‎ 2011, p. 27-31 (ISSN 0046-2616, DOI 10.3917/ethn.111.0027, lire en ligne, consulté le 19 juin 2024)↩
  17. Vollaire, C. (2011). Le tabou du dégoût. Ethnologie française, 41(1), 89-97.↩
  18. (en) Clémence Jullien, « Dealing with impurities of childbirth. Contemporary Reconfigurations of Disgust in india », Skepsi,‎ 2017, p. 39-51 (ISSN 1758-2679, DOI 10.5167/uzh-143434, lire en ligne, consulté le 30 juin 2024)↩
  19. Perrin-Martinenq, D., & Hussant-Zébian, R. (2008, November). La colère, le dégoût et le mépris conduisent-ils à des formes similaires de résistance du consommateur par rapport à la marque ?. In 1er Colloque international Consommation et résistance (s) des consommateurs (Vol. 28).↩
  20. (en) Yoel Inbar, David A. Pizarro, Joshua Knobe et Paul Bloom, « Disgust sensitivity predicts intuitive disapproval of gays. », Emotion, vol. 9, no 3,‎ 2009, p. 435-439 (ISSN 1931-1516 et 1528-3542, DOI 10.1037/a0015960)↩
  21. « Le blog du cerveau à tous les niveaux – Niveau intermédiaire » Le dégoût derrière nos choix, même politiques ? » (consulté le 30 juin 2024)↩
  22. « Le sentiment nationaliste inversement proportionnel à la flexibilité cognitive ? », sur blog-lecerveau.org (consulté le 30 juin 2024)↩
  23. Louis Guillermit, & Kant, I. (1986), L'élucidation critique du jugement de goût selon Kant: suivie d'une traduction nouvelle de la première partie de la Critique du jugement (Critique de la faculté de juger esthétique). CNRS.↩
  24. Barrère J.B (1972) L'Idée de gout de Pascal a Valéry ; Paris: Klincksieck 1972. 308 S. 8° (Vol. 1). Klincksieck.↩
  25. Site canal BD, page sur "Le dégoüt", consulté le 22 décembre 2018↩
Références 51 à 51
  1. site la boîte aux paroles, paroles de la chanson C’t’écœurant (le prix de l’argent), consulté le 16 décembre 2018↩

La connaissance se vérifie

Sources et méthode

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