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Klaus Barbie

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Nikolaus Barbie dit Klaus Barbie, né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg en Allemagne et mort le 25 septembre 1991 à Pierre-Bénite en France, est un criminel de guerre allemand, officier de police SS sous le régime nazi.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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À retenir

Questions essentielles

Qui était Klaus Barbie ?

Nikolaus Barbie dit Klaus Barbie, né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg en Allemagne et mort le 25 septembre 1991 à Pierre-Bénite, en France, est un criminel de guerre allemand, officier de police SS sous le régime nazi.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Présentation

Nikolaus Barbie dit Klaus Barbie, né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg en Allemagne et mort le 25 septembre 1991 à Pierre-Bénite, en France, est un criminel de guerre allemand, officier de police SS sous le régime nazi.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Origines et débuts SS en Allemagne

Nikolaus « Klaus » Barbie naît le 25 octobre 1913 à Godesberg (actuelle Bad Godesberg, en Allemagne), une petite ville proche du Rhin, au sud de Bonn.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Pays-Bas (1940-1941)

En 1940, après l'invasion des Pays-Bas, Klaus Barbie y est envoyé au sein d'un détachement de la Sipo-SD (Sicherheitspolizei und Sicherheitsdienst, police de sécurité État et service de sécurité — parti nazi) à la section VI (Amt VI, Ausland-SD,…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Front russe (1941-1942)

Bien que cela ne soit pas mentionné sur ses états de service, Klaus Barbie aurait été envoyé en URSS, de l'été 1941 au printemps 1942, dans un commando spécial de la Sipo-SD, chargé de la lutte contre les partisans sur les arrières de l'armée allemande («…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Le texte et ses détails

Présentation

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Klaus Barbie.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Surnom « Le boucher de Lyon » « Klaus Altmann » (faux nom) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Nom de naissance Nikolaus Barbie Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Naissance 25 octobre 1913
Bad Godesberg (Royaume de Prusse, Empire allemand) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Décès 25 septembre 1991 (à 77 ans)
Pierre-Bénite (Rhône, France) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Origine Allemand Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Allégeance Reich allemand Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Arme Schutzstaffel (SS, Sipo-SD) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Grade avril 1940 : SS-Untersturmführer
(sous-lieutenant SS)
octobre 1940 : SS-Obersturmführer
(lieutenant SS)
novembre 1944 : SS-Hauptsturmführer
(capitaine SS) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Années de service 1935 – 1945 Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Commandement Chef de la section IV (Gestapo) du KDS de Lyon Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Conflits Seconde Guerre mondiale Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Distinctions Croix de fer de seconde classe (1941) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Famille Épouse Regine Willms († 1982) en avril 1940, deux enfants Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Nikolaus Barbie dit Klaus Barbie, né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg en Allemagne et mort le 25 septembre 1991 à Pierre-Bénite[3],[4] en France, est un criminel de guerre allemand, officier de police SS sous le régime nazi.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Il est chef de la section IV (Sipo-SD) dans les services de la police de sûreté allemande basée à Lyon, durant l'occupation de la France par l'Allemagne nazie. Sous l'uniforme nazi, il est responsable d'exécutions, de tortures, et de la déportation vers les camps de la mort d’environ 14 000 personnes dont des résistants et des juifs.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Surnommé « le Boucher de Lyon », en fuite durant près de quarante ans, il parvient à échapper aux poursuites judiciaires en travaillant pour les services de renseignement américains pendant la guerre froide, puis s'exile en Bolivie sous le nom de Klaus Altmann et obtient la nationalité bolivienne en 1957. Il y vit pendant plus de 30 ans et y conseille les multiples régimes militaires boliviens successifs.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En 1983, il est finalement arrêté en Bolivie et expulsé vers la France, où il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour crime contre l’humanité lors de son procès à Lyon en 1987, première condamnation de ce type en France. Il meurt en prison en 1991.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Biographie

Origines et débuts SS en Allemagne

Vue aérienne de Merzig et alentour, terre d'origine de la famille Barbie.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Nikolaus « Klaus » Barbie naît le 25 octobre 1913 à Godesberg (actuelle Bad Godesberg, en Allemagne), une petite ville proche du Rhin, au sud de Bonn[5].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La famille Barbie est originaire de Merzig, dans la Sarre près de la frontière française, où elle réside depuis la Révolution française[5]. Selon Klaus Barbie lui-même, ses ancêtres patrilinéaires sont des Français, probablement du nom de « Barbier », qui ont quitté la France en tant que réfugiés pendant le règne de Louis XVI[5].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Son père, également nommé Nikolaus, était employé de bureau puis a enseigné dans l'école primaire où Klaus Barbie était scolarisé jusqu'à l'âge de onze ans[6]. Par la suite, il a fréquenté un pensionnat à Trèves. En 1925, toute la famille Barbie s'installe à Trèves.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En 1914, son père s'engage comme volontaire pour combattre durant la Première Guerre mondiale[7]. D'après Klaus Barbie, son père est blessé par balle au cou à Verdun[6].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Klaus Barbie obtient son Abitur (équivalent du baccalauréat en France, du diplôme d'études secondaires au Canada ou de la maturité gymnasiale en Suisse) en 1933 et adhère aux Jeunesses hitlériennes (Hitlerjugend). En 1933, son père décède à l'âge de 45 ans[6].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En 1935, il entre dans la SS. La même année, il commence à travailler à Berlin, au service central du Sicherheitsdienst (SD), le service de sécurité du parti nazi, déclaré service de renseignements du Reich par un décret du 11 novembre 1938. Il reçoit ensuite une formation d’enquêteur au quartier général de la police de l’Alexanderplatz. Après quelques semaines à la brigade criminelle, il est affecté à la brigade des mœurs. En 1936, il est muté à Düsseldorf. L’année suivante, il passe par l'école du SD à Bernau bei Berlin avant d’être envoyé suivre un cours d’officier à Berlin-Charlottenburg. Les listes du NSDAP ayant été fermées en avril 1933, ce n’est qu’à leur réouverture en 1937 que Barbie devient membre du parti. Il est alors âgé de 23 ans.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Fin 1938, durant trois mois, il effectue son service militaire au 39e régiment d’infanterie, puis poursuit sa formation d’officier. Le 20 avril 1940, il est nommé SS-Untersturmführer (sous-lieutenant SS). Quelques jours plus tard, il épouse Regine Willms qui a adhéré au parti nazi en 1937 et travaille dans une crèche de l’association des femmes nazies[8].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Pays-Bas (1940-1941)

Klaus Barbie en uniforme de SS-Obersturmführer.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

En 1940, après l'invasion des Pays-Bas, Klaus Barbie y est envoyé au sein d'un détachement de la Sipo-SD (Sicherheitspolizei und Sicherheitsdienst, police de sécurité — État — et service de sécurité — parti nazi) à la section VI (Amt VI, Ausland-SD, renseignements à l'étranger) chargée de la préparation du débarquement en Grande-Bretagne. Avant même que celui-ci ne soit annulé, Klaus Barbie est muté à la section IV (Amt IV, improprement appelée Gestapo, en fait formée des sections [Abteilungen] II et III de la Gestapo et de la section centrale [Zentralabteilung] III2 du SD Hauptamt). Dans ce cadre, d'abord à La Haye, puis à Amsterdam, il participe activement à la poursuite et à la rafle des Juifs, des francs-maçons et des émigrés allemands. Il travaille avec tant de zèle qu'en octobre 1940, il est promu SS-Obersturmführer (lieutenant SS). Pour avoir été l'un des officiers les plus énergiques dans l'assaut du ghetto juif d'Amsterdam et pour avoir commandé des pelotons d'exécution, il est décoré de la croix de fer de seconde classe (Eisernes Kreuz II.Klasse) le 20 avril 1941[8].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Front russe (1941-1942)

Bien que cela ne soit pas mentionné sur ses états de service, Klaus Barbie aurait été envoyé en URSS, de l'été 1941 au printemps 1942, dans un commando spécial de la Sipo-SD, chargé de la lutte contre les partisans sur les arrières de l'armée allemande (« J'avais suivi un stage de parachutisme [en Russie en 1941] »[9]).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

France (1942-1944)

Au printemps 1942, comme il est bien noté et parle français, Klaus Barbie est nommé chef de la sécurité à Gex, sous-préfecture de l'Ain en France, à proximité de la frontière suisse. En fait, une mission délicate l'attend : il doit enlever Alexander Foote, un agent secret britannique travaillant pour l'URSS à Genève. Barbie réussit à soudoyer le chef d'un poste de la garde-frontière suisse et s'introduit en Suisse par le poste de Prévessin-Moëns, douane proche de sa résidence privée, avant de constater qu'Alexander Foote avait disparu.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Casino de Charbonnières-les-Bains (1901).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

En juin 1942, Klaus Barbie est affecté au Kommando der Sipo-SD (KDS) de Dijon où il est chargé de la surveillance des douaniers allemands[10]. À partir de juillet 1942, il est au casino de Charbonnières-les-Bains (à l'ouest de Lyon) d'où, avec une partie du commando DONAR, il est chargé de détecter des radios clandestines[11]. Après l'invasion de la zone libre par les Allemands en novembre 1942, il est affecté au KDS de Lyon (commandé par Rolf Mühler de novembre 1942 à janvier 1943[12], par Heinz Hollert et, à partir de l'été 43, par Werner Knab), où il prend le commandement de la section IV (lutte contre les résistants, les communistes, les Juifs…).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Annonce par le Sichersheitspolizei de Lyon de l'arrestation des enfants d'Izieu, 7 avril 1944.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Une des nombreuses plaques à la mémoire des personnes (dont Jean Moulin) torturées par la Gestapo de Lyon, ici au centre Berthelot.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

En février 1943, Klaus Barbie devient le chef de la Gestapo de la région lyonnaise (troisième officier, par ordre d'importance, au sein du KDS de Lyon) et s'installe dans les bâtiments du centre Berthelot. Sous ses ordres, sont torturés et exécutés de nombreux résistants, dont Marc Bloch[13] et Jean Moulin. Il arrête aussi personnellement, à la demande de Joachim von Ribbentrop, en août 1943, Albert Lebrun et André François-Poncet en Isère. Surnommé « le boucher de Lyon », il donne l'ordre d'exécuter de nombreux otages et de déporter des milliers de Juifs à Drancy — étape intermédiaire avant Auschwitz. Parmi ses victimes, se trouvent les 86 personnes raflées le 9 février 1943 au siège de l'UGIF, situé 12 rue Sainte-Catherine à Lyon, mais aussi les 44 enfants d'Izieu raflés le 6 avril 1944. Le 11 août de la même année et dans un contexte d'intensification des bombardements alliés, Barbie fait partir de Lyon le dernier convoi de déportés avec 650 personnes, provenant essentiellement de la prison de Montluc[14], avec comme destination Natzweiler-Struthof pour les hommes, Ravensbrück pour les femmes et Auschwitz pour 308 Juifs. Lors de son procès, il est accusé d'avoir fait fusiller 22 otages, dont des femmes et des enfants, en représailles d'un attentat sur deux policiers allemands en 1943, d'avoir torturé ou fait torturer au moins une vingtaine de personnes en 1943 et d'en avoir fait fusiller au moins une quarantaine la même année, d'avoir fait fusiller 70 Juifs à Bron et beaucoup d'autres parmi les 120 prisonniers de la prison Montluc exécutés à Saint-Genis-Laval durant l'été 1944, où il est vrai que, selon Max Payot (un agent français de la Gestapo), Fritz Hollert, deuxième officier du KDS de Lyon, donc supérieur à Klaus Barbie, est présent[8].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.En février 1943, Klaus Barbie devient le chef de la Gestapo de la région lyonnaise (troisième officier, par ordre d'importance, au sein du KDS de Lyon) et s'installe dans les bâtiments du centre Berthelot. Sous ses ordres, sont torturés et exécutés de nombreux résistants, dont Marc Bloch et Jean Moulin. Il arrête aussi personnellement, à la demande de Joachim von Ribbentrop, en août 1943, Albert Lebrun et André François-Poncet en Isère. Surnommé « le boucher de Lyon », il donne l'ordre d'exécuter de nombreux otages et de déporter des milliers de Juifs à Drancy — étape intermédiaire avant Auschwitz. Parmi ses victimes, se trouvent les 86 personnes raflées le 9 février 1943 au siège de l'UGIF, situé 12 rue Sainte-Catherine à Lyon, mais aussi les 44 enfants d'Izieu raflés le 6 avril 1944. Le 11 août de la même année et dans un contexte d'intensification des bombardements alliés, Barbie fait partir de Lyon le dernier convoi de déportés avec 650 personnes, provenant essentiellement de la prison de Montluc, avec comme destination Natzweiler-Struthof pour les hommes, Ravensbrück pour les femmes et Auschwitz pour 308 Juifs.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Lors de son procès, il est accusé d'avoir fait fusiller 22 otages, dont des femmes et des enfants, en représailles d'un attentat sur deux policiers allemands en 1943, d'avoir torturé ou fait torturer au moins une vingtaine de personnes en 1943 et d'en avoir fait fusiller au moins une quarantaine la même année, d'avoir fait fusiller 70 Juifs à Bron et beaucoup d'autres parmi les 120 prisonniers de la prison Montluc exécutés à Saint-Genis-Laval durant l'été 1944, où il est vrai que, selon Max Payot (un agent français de la Gestapo), Fritz Hollert, deuxième officier du KDS de Lyon, donc supérieur à Klaus Barbie, est présent.×

Durant le premier semestre de l'année 1944, Barbie dirige également le commando de la Sipo-SD qui accompagne les troupes de répression des maquis, notamment dans l'Ain et le Jura : il torture, tue ou fait tuer de nombreux villageois censés soutenir les maquisards. L’organigramme des services de la Gestapo à Lyon publié par le journal clandestin Spartakus (juin 1944) du groupe des Révolutionnaires communistes allemands et autrichiens (RKD) exilés en France le mentionne sous le nom de Mayer[15].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Il est également très actif du côté savoyard de la frontière franco-suisse, lieu de passage de clandestins vers la Suisse. Accompagné de son interprète Gottlieb Fuchs[1], il conduit des interrogatoires accompagnés d'actes de torture à l'hôtel Pax d'Annemasse en Haute-Savoie[2].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En septembre 1944, Klaus Barbie se trouve dans les Vosges. Le 5 septembre, sa présence est attestée à Bruyères avec de nombreux membres de la Sipo-SD de Lyon : le SS-Obersturmbannführer (lieutenant-colonel SS) Werner Knab, les sous-officiers Harry Stengritt et Krüll, des collaborateurs du PPF avec à leur tête Marcel Bergier et Charles Marandin, ainsi qu'une centaine d'auxiliaires français. Le 8 septembre, Barbie se rend à Rehaupal avec l'objectif de localiser un maquis[16].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 14 septembre 1944, le SS-Sturmbannführer (commandant SS) Wanninger recommande Klaus Barbie — déjà jugé dans un rapport de 1940 comme « discipliné, travailleur, honnête, amical, bon camarade, officier irréprochable » — pour une promotion au grade de SS-Hauptsturmführer (capitaine SS) en ces termes : « Klaus Barbie est connu au Quartier général comme un chef SS enthousiaste, qui sait ce qu’il veut. Il a un talent certain pour le travail de renseignement et pour la recherche des criminels. Sa plus grande réussite réside dans la destruction de nombreuses organisations ennemies. Le Reichsführer-SS Heinrich Himmler a exprimé sa gratitude à Barbie dans une lettre personnelle qui le félicitait pour la qualité de son travail dans la recherche des criminels et la lutte contre la Résistance. Barbie est [un officier] sur lequel on peut compter aussi bien sur le plan psychologique que sur le plan idéologique. Depuis sa formation et son emploi au sein du SD, Barbie a mené une carrière assidue en tant que directeur d’un service supérieur et, s’il n’y a pas d’objection, il est recommandé qu’il soit promu SS-Hauptsturmführer. »Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 9 novembre 1944, il est promu SS-Hauptsturmführer. En poste à Halle, puis à Düsseldorf et à Essen, il termine la guerre à Wuppertal. Sur toute la période de la Seconde Guerre mondiale, il aura fait déporter près de 14 000 personnes, juives et résistantes, vers des camps de concentration et des centres d'extermination en Allemagne[17].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Après la Libération de la France, Barbie parvient, blessé, à gagner la ville de Baden-Baden en Allemagne.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Après guerre (1945-1947)

Recherché par les Alliés comme criminel de guerre, Klaus Barbie figure sur deux listes : à Londres, celle de la Commission des crimes de guerre des Nations unies (UNWCC : United Nations War Crimes Commission), sous le no 48 et le nom de « Barbier, alias Kreitz », et, à Paris, celle du Registre central des criminels de guerre et des suspects pour raisons de sécurité (CROWCASS : Central Registry of Wanted War Criminals and Security Suspects), sous le no 57 et le nom de « Barbie/Barbier/Barby/von Barbier/Klein/Kleitz/Mayer/Menez »[18],[19].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'ancien patron de la Gestapo de Lyon se fait discret, mais n'hésite pas à organiser, fin 1945, avec d'anciens SS, un réseau de résistance nazie[20]. Cependant, en butte à l'indifférence de la population et à la répression des Alliés, ce réseau est vite infiltré et la plupart de ses membres arrêtés début 1947 (opération Selection Board)[21]. Plusieurs fois arrêté, Barbie réussit à cacher sa véritable identité et à s'évader[22].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au service de l'Armée américaine (avril 1947 à mars 1951)

En avril 1947, Klaus Barbie rencontre Joseph Merck ou Kurt Merk, ancien officier de l'Abwehr en poste à Dijon pendant la guerre, avec qui il avait travaillé lorsqu'il était en poste à Lyon, qui lui propose d'entrer au réseau Peterson qu'il commande et qui est entièrement financé par le CIC (Counter Intelligence Corps, Armée américaine)[23]. Par deux fois, des agents français demandent à parler avec Klaus Barbie au sujet de l'affaire René Hardy, mais le CIC pense qu'il s'agit alors de l'arrêter et cache sa présence. Le responsable de Barbie au sein du CIC, Erhard Dabringhaus, ne prend conscience que Barbie est un criminel qu'après plusieurs mois, informé par Kurt Merk. Début 1948, il en informe sa hiérarchie qui préfère continuer à utiliser Barbie. À partir de ce moment-là, la France commence à réclamer l'extradition de Klaus Barbie. Le Counter Intelligence Corps donne trois raisons pour expliquer la protection qui lui est accordée :Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

  • d'abord, que son aide est précieuse au moment de la guerre froide ;Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • ensuite, que ses « prétendus crimes » contre la Résistance étaient des « actes de guerre » et que les Français recherchent davantage la vengeance que la justice ;Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • enfin, qu'on ne peut plus faire confiance à une France submergée par les communistes qui veulent en fait interroger Barbie sur la pénétration en Amérique du Parti communiste d'Allemagne et des services secrets français[24].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le CIC est vivement intéressé par l'expérience que Barbie a acquise en France contre la résistance communiste[25], surtout afin d'obtenir des informations sur la pénétration communiste des services secrets français, sur les activités du Parti communiste français en France, dans l'armée française et la zone française en Allemagne ainsi que sur celles des services secrets français dans la zone américaine[26],[27].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans le cadre des deux procès intentés à René Hardy, suspecté d'avoir trahi Jean Moulin, le tribunal militaire de Lyon poursuit Klaus Barbie qui est condamné à la peine capitale par contumace le 16 mai 1947 et le 25 novembre 1954[28].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Amérique du Sud (1951-1983)

Au service de l'État bolivien

Vue aérienne de La Paz en Bolivie où Barbie vit durant des décennies.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

En 1951, Barbie est accusé de vol par la police allemande. Il est exfiltré vers l'Argentine avec le concours des services secrets américains (CIA) et du prêtre croate Krunoslav Draganović. Dans sa fuite, il passe notamment par Vienne — où il est aidé par le diplomate Kurt Waldheim — Milan, Rome et Gênes[29].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Sous la fausse identité de « Klaus Altmann », il s'installe en Bolivie, obtient la nationalité bolivienne et dirige une entreprise d'exploitation de bois, puis, de 1966 à 1971, la Compagnie Transmaritima Boliviana, première compagnie maritime du pays qui s'adonne au trafic d'armes et de drogues au profit des dictatures militaires d'Amérique du Sud[30],[31].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

À partir de 1964, Barbie collabore activement avec l'armée bolivienne et donne des conseils pour la recherche et la torture des opposants.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon diverses informations, après l'émergence de Che Guevara en Bolivie en 1966, les compétences de Barbie étaient à nouveau recherchées et il a travaillé pour le ministère de l'Intérieur bolivien avec le grade de lieutenant en tant qu'instructeur et conseiller des forces de sécurité[32]. Au cours d'une interview, Alvaro de Castro, l'un de ses amis en Bolivie, a affirmé que Barbie « se vantait souvent de traquer le Che[33] ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Des personnes ayant rencontré Barbie pendant son séjour en Bolivie ont déclaré qu'il était un ferme partisan de l'idéologie nazie et de l'antisémitisme. Barbie et De Castro étaient proches de Josef Mengele et Adolf Eichmann, que Barbie soutenait et souhaitait aider à rester en fuite[34],[35],[36],[37],[33].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

De 1965 à 1967, jusqu'à la mort de Che Guevara dans la jungle bolivienne, il semble qu'il soit de nouveau au service de la CIA. En 1971, il soutient le coup d'État du colonel Hugo Banzer et pour conforter son régime, Barbie crée une organisation paramilitaire d'extrême droite Les Fiancés de la mort[29],[38],[39]. Il serait aussi, selon des documents déclassifiés de la CIA et du congrès américain, impliqué dans le trafic de cocaïne en collaboration avec le régime bolivien dans les années 1970[40].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Il s'installe ensuite au Pérou. Cependant, l'arrivée de Beate Klarsfeld, militante allemande anti-nazie majeure de l'après-guerre, l'oblige à regagner la Bolivie.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Klaus Altmann en 1972, à la rédaction du journal El Comercio venant pour nier sa réelle identité, peu de temps avant son retour en Bolivie.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Traque

En effet, dès 1961, une enquête de la police allemande, alimentée par les archives de la VVN, détermine que Barbie s'est réfugié en Bolivie. En 1969, lorsque sa fille Ute Messner[41] demande un visa pour l'Allemagne, les autorités découvrent finalement que « Klaus Altmann » est Klaus Barbie. Toutefois, face aux difficultés administratives, l'affaire est sur le point d'être classée quand les protestations de Beate Klarsfeld viennent la relancer : le 1er octobre 1971, elle obtient, non sans mal, du procureur allemand Manfred Ludolph la reprise de l'instruction ouverte en 1960 par le parquet de Munich contre l'ex-SS-Hauptsturmführer Barbie. D'après l'historien Peter Hammerschmidt, Klaus Barbie aurait même travaillé pour le Service fédéral de renseignement de la République fédérale d'Allemagne entre 1966 et 1967 sous le nom de code « Adler »[29].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Klaus Altmann flânant sur la Plaza Saint Martín à Lima en janvier 1972.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le magistrat Manfred Ludolph remet à Beate Klarsfeld deux photographies de Barbie, dont l'une prise en 1968 à La Paz, avec un homme qui lui ressemble fortement autour d'un groupe d'hommes d'affaires. En décembre 1971, les Klarsfeld obtiennent d'Allemands établis en Bolivie l'adresse et le faux nom des Barbie installés à Lima. La photo paraît dans la presse, si bien que les autorités péruviennes demandent aux Barbie de partir, ne voulant pas risquer de refuser à la France son extradition. Le 19 janvier 1972, L'Aurore publie un article retentissant : « L'ex-nazi Klaus Barbie vient de se réfugier au Pérou après un long séjour en Bolivie. La France va-t-elle le réclamer ? »[42]. Le dossier des Klarsfeld monté contre Barbie est désormais médiatisé.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Les 3 et 4 février 1972 le journaliste Ladislas de Hoyos parvient à l'interviewer en Bolivie, dans les locaux du ministère de l'intérieur. Durant cette entrevue surveillée par le gouvernement bolivien via des fonctionnaires de police, le journaliste s'adresse à Klaus Altmann à un moment donné en français, et ce dernier répond à la question en allemand, trahissant sa compréhension de la langue française. Plus tard dans l'interview il lui fait répéter quelques phrases en français, Barbie s'exécute. Après avoir révélé qu'il comprenait le français, il se trahit alors une nouvelle fois en révélant qu'il est également capable de parler cette langue. Au cours du même entretien, Ladislas de Hoyos piège Klaus Altmann en lui transmettant deux photos de Jean Moulin, lui demandant de l'identifier. Altmann nie connaître le résistant français et rend les photos au journaliste. En les manipulant, Altmann laisse sur celles-ci ses empreintes digitales qui permettront aux autorités françaises de l'identifier formellement[43],[44],[45],[46]. Le reportage est ensuite diffusé sur Antenne 2[47]. C'est lors de cette diffusion que Klaus Barbie est reconnu par Simone Lagrange, qu'il avait torturée en 1944. De nombreux autres témoignages de victimes affluent au même moment et sont collectés par les époux Klarsfeld qui centralisent les dépôts de plaintes[48],[49],[50],[51],[52].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Roberto Quintanilla (consul de Bolivie) à gauche, et Klaus Altmann vers 1971. Le regard perçant et reconnaissable de Barbie est l'un des éléments clefs qui revient sans cesse dans les témoignages des victimes.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le 22 avril 1973, le journal O Globo publie un entretien dans lequel Altmann avoue être Klaus Barbie[réf. nécessaire].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Fin des protections

Klaus Barbie, personnage important en Bolivie, est protégé par le régime Banzer dont il est un soutien et un assistant dans sa lutte contre les opposants, jusqu'à sa chute en 1978.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Cependant, le gouvernement américain contraint le président bolivien à démissionner l'année suivante. Avec le retour des militaires dans leurs casernes, l'étau se resserre sur Barbie. Dans Le Monde du 21 février 1979, l'ancien président Hernán Siles Zuazo qui sera élu pour un nouveau mandat de 1982 à 1985, déclare : « Évidemment, un gouvernement démocratique ne peut pas protéger un criminel comme Barbie. Nous luttons contre le fascisme local et contre tout fascisme d'où qu'il vienne »[53].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Il participe à la préparation d'un coup d'État en 1980 par Luis García Meza Tejada en recrutant des mercenaires pour le nouveau régime dans lequel Barbie est nommé colonel honoraire des services de renseignements ; à ce poste, il élimine plusieurs opposants[54].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Expulsion et condamnation (1983-1991)

Dossier de photographies soumises aux témoins du procès Barbie, portrait de Klaus Barbie, ADRML, 4544 W 23, 1987.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Retour en France

Après l’élection du président bolivien Hernán Siles Zuazo en octobre 1982, un représentant du nouveau gouvernement se rend à l’Hôtel Matignon pour demander une aide française destinée à équiper la police bolivienne en armes légères, le pouvoir civil se méfiant alors de l’armée issue de la dictature[55].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon Antoine Blanca, conseiller du Premier ministre Pierre Mauroy, cette demande conduit à la mise en place d’un accord officieux prévoyant la remise de Klaus Barbie à la France en échange d’une livraison d’armes. Il affirme que la France a ensuite livré environ 50 tonnes d’armes à la Bolivie, principalement des pistolets et des pistolets-mitrailleurs destinés à la police bolivienne, transportés par deux avions Transall[55].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon le documentaire « Opération Barbie, une affaire d’États » de Bertrand Delais, un rapport confidentiel de la CIA évoque l’existence d’un accord secret entre la France et la Bolivie dans le cadre de l’expulsion de Klaus Barbie. Ce document estime la valeur de la livraison d’armes françaises à environ 10 millions de francs, une évaluation que Antoine Blanca juge largement sous-estimée[55].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Un autre document, lui déclassifié, du Département d’État américain mentionne une livraison de 35 tonnes composée de pistolets automatiques français d’occasion, de munitions et de batteries radio. Le texte précise que cette aide résultait d’un « deal » conclu début 1983 lors de l’expulsion de Klaus Barbie. Les documents américains évoquent également un programme d’aide plus large de la France envers la Bolivie, alors en grave crise économique[56].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Fin mars 1983, lors de la visite à Paris du président bolivien Hernán Siles Zuazo, la France met en place une aide économique et de coopération en faveur de la Bolivie, dans un contexte de grave crise. Cette aide est estimée à environ 100 millions de francs en engagements (aide alimentaire, projets et coopération[57]).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Klaus Barbie est arrêté à La Paz le 25 janvier 1983 ; l'inculpation alors avancée est celle d'escroquerie pour défaut de paiement d'une dette de dix mille dollars et d'infraction aux lois sur l'immigration[58],[59],[60].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Il est expulsé vers la France le 5 février 1983 et, fait symbolique, incarcéré pendant une semaine à la prison Montluc (prison militaire située à Lyon servant de lieu de détention pendant la Seconde Guerre mondiale)[61] sur ordre de Robert Badinter, ministre de la Justice à l'époque[62] : « Quarante ans après ses crimes, c’est à Montluc que Barbie devait passer la nuit, seul dans une cellule avec les ombres des êtres qu’il avait martyrisés. »Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Lors de son retour en France, certaines de ses victimes juives avaient pour projet d'assassiner l'ancien nazi. Ayant la volonté de se venger, une certaine Monique C. est arrêtée à l'aéroport de Lyon en possession d'une carabine. Elle avoue plus tard aux autorités qu'elle avait pour but d'assassiner Klaus Barbie, qui l'avait fait déporter à Drancy en 1944[63].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Procès

Jacques Vergès et Klaus Barbie lors de son procès. Lyon, 1987 (dessin de Calvi).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Son procès devant la cour d'assises du Rhône débute le 11 mai 1987, dans la salle des pas perdus du palais de justice de Lyon[64]. La salle principale de la cour d'assises étant trop petite pour le nombre de parties civiles et de témoins attendus (sans compter le public et la presse), il a en effet été décidé de construire une salle d'assises temporaire dans la salle des pas perdus, pouvant accueillir 750 personnes[65].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le président du tribunal, André Cerdini[66], décide de ne pas faire comparaître Barbie dans une cage de verre blindé, estimant que l'accusé n'avait pas à bénéficier d'une telle protection[67]. L'accusation est menée par Pierre Truche, assisté de Jean-Olivier Viout. Sa défense est assurée par l'avocat Jacques Vergès ainsi que par Jean-Martin Mbemba (avocat congolais) et par Nabil Bouaita (avocat algérien). 39 avocats représentent les parties civiles, Juifs et résistants déportés[68].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Jacques Vergès à la télévision dans l'émission After Dark (en), le 10 juillet 1987.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Au troisième jour du procès, quand commencent les dépositions de ses victimes, Barbie, fuyant la confrontation, lit une brève déclaration après que cette dernière lui a été remise par Vergès. Il annonce son intention de ne plus comparaître aux audiences comme l'y autorise le droit français, au motif de l'illégalité de sa détention et demande d'être reconduit en cellule[69].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au 33e jour d'audience, le 29 juin, le réquisitoire du procureur général Pierre Truche pendant deux jours durant, est particulièrement efficace et mémorable. Il prononce à la fin de ce dernier une phrase qui fera date ; « Je vous demande de dire, qu'à vie, Barbie sera reclus », requérant implicitement la réclusion criminelle à perpétuité.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 4 juillet 1987, au terme de neuf semaines de procès, et après six heures et demie de délibération, la cour d'assises du Rhône déclare Klaus Barbie coupable de dix-sept crimes contre l'humanité et le condamne à la prison à perpétuité « pour la déportation de centaines de Juifs de France et notamment l'arrestation, le 6 avril 1944, de 51 personnes à la maison d'enfants d'Izieu et leur déportation à Auschwitz »[70].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

C'est la première fois que ce chef d'accusation est retenu en France[71].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Incarcération et mort

Pendant toute la période de son procès et après sa condamnation à la prison à perpétuité, Klaus Barbie est incarcéré dans les prisons Saint-Paul et Saint-Joseph à Lyon.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 25 septembre 1991, il meurt à l'hôpital Lyon Sud[3] situé à Pierre-Bénite, à 77 ans, des suites d'un cancer du sang et de la prostate[72],[73].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Famille

Sa femme, Regine Barbie, est morte d'un cancer en Bolivie peu avant que son mari fût extradé. Leur fils, Klaus-Georg Altmann, est mort dans un accident de deltaplane près de Cochabamba en 1981. Leur fille, Ute Messner, qui a quitté la Bolivie en 1969[74], s'est installée en Autriche où elle a épousé Heinrich Messner. Elle rend visite à son père en prison en France avant son procès. Après sa mort en 1991, elle récupère ses cendres et les emporte en Autriche[73],[75].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Annexes

Bibliographie

  • Jacques Baynac, Les secrets de l'affaire Jean Moulin : contexte, causes et circonstances, Paris, Éditions du Seuil, 1998, 516 p. (ISBN 978-2-02-037172-8, OCLC 1000889325).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • (en) Tom Bower, Klaus Barbie, Butcher of Lyons, Londres, Corgi Books, 1985. Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
    • Klaus Barbie. Itinéraire d'un bourreau ordinaire, Calmann-Lévy, 1984.Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
  • Isabelle Doré-Rivé (sous la dir.), Le procès Barbie : justice pour la Mémoire et l'Histoire, Lyon, Centre d'Histoire de la Résistance et de la Déportation, 2005 (?).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Erhard Dabringhaus (trad. Michel Breitman), L'Agent américain Klaus Barbie, Pygmalion, 1986, 217 p. (ISBN 2-85704-203-5). Dabringhaus, né en Europe et parlant très bien l'allemand, et le français fut officier de renseignement pendant la guerre et fut démobilisé en 1946. Il vint en Europe parce que son épouse était belge et fut engagé en Allemagne dans le CIC en 1947. Il fut pendant deux ans l'agent chargé de contrôler le réseau Peterson.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Gérard Chauvy, Aubrac : Lyon, 1943, Paris, Éditions Albin Michel, 1997, 456 p. (ISBN 978-2-226-08885-7, OCLC 243897828).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Gottlieb Fuchs, Le Renard : 30 ans après, l'interprète de Klaus Barbie parle, Éditions Albin Michel, 1973.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Peter Hammerschmidt (trad. de l'allemand par Danielle Darneau et Aurélie Duthoo), Klaus Barbie : nom de code Adler, Paris, Les Arènes, 2016, 463 p. (ISBN 978-2-35204-574-8, OCLC 965370773).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • (de) Peter Hammerschmidt, Die Tatsache allein, daß V-43 118 SS-Hauptsturmführer war, schließt nicht aus, ihn als Quelle zu verwenden. Der Bundesnachrichtendienst und sein Agent Klaus Barbie, dans Zeitschrift für Geschichtswissenschaft (ZfG). 4/2011. Metropol Verlag. Berlin, S. 333-348.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Ladislas de Hoyos, Barbie, Paris, Éditions Robert Laffont, 1984, 311 p. (ISBN 978-2-221-01237-6, OCLC 11623968).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Annette Kahn, Robert et Jeanne à Lyon sous l'occupation, Paris, Payot, coll. « Documents », 1990, 168 p. (ISBN 978-2-228-88239-2, OCLC 21507463).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Annette Kahn, Why my father died, Simon & Schuster, 1991. Préface d'Elie Wiesel. Édition originale.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Annette Kahn, Personne ne voudra nous croire, Paris, Payot, coll. « Documents », 1991, 178 p. (ISBN 978-2-228-88355-9, OCLC 24077292).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Beate Klarsfeld, Partout où ils seront, édition spéciale, premier trimestre 1973, page 324 à 409.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Erna Paris, L'Affaire Barbie. Analyse d'un mal français, Ramsay, 1985.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Jean-Pierre Ravery (préf. René Chevailler), Le Procès d'un nazi : témoignages, documents : les réflexions des communistes : suivi d'un entretien avec Charles Fiterman, Lyon, Librairie nouvelle Humanité Rhône-Alpes, 1987, 110 p. (ISBN 978-2-902174-04-1, OCLC 77639834).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Marcel Ruby (préf. Marie Madeleine Fourcade), Klaus Barbie : de Montluc à Montluc, Lyon, L'Hermès, coll. « Histoire de la France », 1983, 263 p. (ISBN 978-2-85934-118-3, OCLC 185691963).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Denis Salas (dir.) et Jean-Paul Jean (dir.), Barbie, Touvier, Papon : des procès pour la mémoire, Paris, Autrement, coll. « Mémoires, » (no 83), 2002, 172 p. (ISBN 978-2-7467-0263-9, OCLC 50928085).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Raymond Zoller, « Gottlieb Fuchs, l'interprète de Barbie », quotidien La Suisse, Genève.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Archives d'un procès : Klaus Barbie, Globe, Paris, 1986, 381 pages.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Filmographie

Cinéma

  • 1992 : Boulevard des hirondelles, joué par Philippe CalNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 1997 : Lucie Aubrac, joué par Heino FerchNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 2020 : Resistance de Jonathan Jakubowicz, interprété par Matthias SchweighöferNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 2026 : La Bataille de Gaulle : J'écris ton nom d'Antonin Baudry, joué par François GöskeNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 2026 : Moulin de László Nemes, interprété par Lars EidingerNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Télévision

Téléfilms
  • 1986 : Beate Klarsfeld joué par Claude Vernier / Vincent Gauthier.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 2002 : Jean Moulin joué par Richard Sammel.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 2003 : Jean Moulin, une affaire française joué par Christian Goebel.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 2007 : La Dame d'Izieu d'Alain Wermus avec Véronique Genest, écrit par Stéphane Kaminka et Alain Stern.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 2008 : La Traque de Laurent Jaoui, joué par Hanns Zischler.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Séries télévisées
  • 2014 : Résistance (épisode 5), joué par Stefan Konarske.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 2013 : Lazy Company (saison 3), joué par Baptiste Amann.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Documentaires

  • Hôtel Terminus : Klaus Barbie, sa vie et son temps, de Marcel Ophüls, 1988.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Mon meilleur ennemi, de Kevin Macdonald, 2007.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Le Procès Barbie, réalisation et direction artistique de Philippe Truffault, direction éditoriale et historique de Dominique Missika. 6 DVD Arte-Ina, 2011.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Klaus Barbie, criminel nazi, par Laurent Delahousse, Florence Troquereau, Camille Ménager. Diffusé sur France 2 le 10 janvier 2012 Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
    • Présentation en ligne : Emmanuelle Skyvington, « Klaus Barbie, criminel nazi », sur Télérama.Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
    • [vidéo] Partie 1, Partie 2, Partie 3, Partie 4Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
  • Klaus Altmann alias Barbie, de Peter F. Müller et Michael Mueller, Filmfabrik, 2015. Diffusé sur Arte le 23 janvier 2019.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • La Traque de Klaus Barbie, de Christophe Brulé et Vincent Tejero - Diffusé sur RMC Découverte le 30 juin 2017.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Klaus Barbie, un procès pour mémoire, de Jérôme Lambert et Philippe Picard, durée de 73 minutes, 2017 - Diffusé le 23 novembre 2017 sur France 3. [vidéo] Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Klaus Barbie, parcours et procès d'un criminel, un témoignage de Jean-Olivier Viout, réalisé le 14 janvier 2019 par Victoria Hervier, produit par CultureGnum | FMSH et présenté par Clothilde Chamussy. [vidéo] Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Le Sourire malade - Klaus Barbie et l'infirmier, de Maëlle Merle-Delavault et Colin Berne, témoignage d'un infirmier lyonnais qui a soigné Klaus Barbie durant sa détention. [vidéo] Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Le procès de Klaus Barbie, de Gabriel Le Bomin, 3 parties d'une durée de 52 minutes, 2025 - Diffusé le 8 avril 2025 sur France2. [vidéo] Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Émissions radiophoniques

  • Fabrice Drouelle, « La traque de Klaus Barbie, le boucher de Lyon », émission de 55 min [], sur France Inter, Affaires sensibles, 20 mai 2015 (consulté le 19 avril 2021).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Fabrice Drouelle, « Le procès de Klaus Barbie », émission de 53 min [], sur France Inter, Affaires sensibles, 21 mai 2015 (consulté le 19 avril 2021).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Articles connexes

  • Anne-Marie BauerNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Henry BulawkoNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Régine Skorka-JacubertNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Liens externes

Notes et références

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Références 1 à 25
  1. Gottlieb Fuchs a publié un livre intitulé Le Renard. 30 ans après, l'interprète de Klaus Barbie parle (Fuchs 1973).Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  2. Fuchs affirme dans son livre qu'il falsifiait des documents que devait signer Barbie qu'il saoulait avec la complicité des serveuses, pour sauver des résistants (Fuchs 1973).Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  3. Archives municipales de Lyon, 2e arrondissement, année 1991, transcription no 75 de l'acte de décès no 267, cote 2E3593↩1 ↩2
  4. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970↩
  5. (en) Tom Bower, Klaus Barbie: The Butcher of Lyons, Open Road Media, 21 mars 2017 (ISBN 978-1-5040-4325-0, lire en ligne), p. 15.↩1 ↩2 ↩3
  6. (en) Tom Bower, Klaus Barbie: The Butcher of Lyons, Open Road Media, 21 mars 2017 (ISBN 978-1-5040-4325-0, lire en ligne).↩1 ↩2 ↩3
  7. Peter Hammerschmidt, Klaus Barbie, nom de code Adler, Groupe Margot, 2 février 2017 (ISBN 978-2-35204-599-1, lire en ligne).↩
  8. Bower 1985. ↩1 ↩2 ↩3
  9. Bower 1985, p. 153. ↩
  10. Dominique Lormier, La Gestapo et les français, Paris, Pygmalion, 2013, 301 p. (ISBN 978-2-7564-0589-6, OCLC 829993478), p. 49.↩
  11. Lormier 2013, p. 58 et notice biographique p. 59-60.↩
  12. (en) Isaac Levendel et Bernard Weisz, Hunting Down the Jews : Vichy, the Nazis and Mafia Collaborators in Provence, 1942-1944, Enigma Books, 15 novembre 2011, 340 p. (ISBN 978-1-936274-32-1, lire en ligne), part 5, page 1.↩
  13. Peter Schöttler, « Portrait intime de l'historien et du résistant », L'Histoire, no 535,‎ septembre 2025 (lire en ligne).↩
  14. [vidéo] « Commémoration du dernier convoi de déportés ayant quitté Lyon le 11 août 1944 | Lumni Enseignement » (consulté le 30 mars 2026)↩
  15. Cécile Denis, Continuités et divergences dans la presse clandestine de résistants allemands et autrichiens en France pendant la Seconde Guerre mondiale : KPD, KPÖ, Revolutionäre Kommunisten et trotskystes, 2018, (thèse de doctorat réalisée sous la direction d’Hélène Camarade, soutenue publiquement le 10 décembre 2018 à l’université Bordeaux-Montaigne) (présentation en ligne).↩
  16. « Avant la bataille », sur ville-bruyeres.fr (consulté le 24 décembre 2009).↩
  17. « Klaus Barbie ausgeliefert », sur Mémoires de Guerre, 4 février 1983 (consulté le 10 juillet 2023).↩
  18. Bower 1985, p. 134. ↩
  19. Bower 1985, p. 147-148. ↩
  20. Bower 1985, p. 149. ↩
  21. Bower 1985, p. 158. ↩
  22. « La protection des Américains et la fuite en Bolivie », Le Monde.fr,‎ 8 mai 1987 (lire en ligne, consulté le 8 mai 2021).↩
  23. Dabringhaus 1986, p. 19. ↩
  24. Bower 1985, p. 200/201. ↩
  25. (de) Peter Hammerschmidt, « Die Tatsache allein, daß V-43 118 SS-Hauptsturmführer war, schließt nicht aus, ihn als Quelle zu verwenden », Der Bundesnachrichtendienst und sein Agent Klaus Barbie, dans Zeitschrift für Geschichtswissenschaft (ZfG), 4/2011, Metropol Verlag, Berlin, S. 333-348 (Download).↩
Références 26 à 50
  1. Bower 1985, p. 169. ↩
  2. (en-US) « Opinion | Shame, Pride and Klaus Barbie », The New York Times,‎ 18 août 1983 (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 8 mai 2021).↩
  3. Marcel Ruby, Klaus Barbie : de Montluc à Montluc, L'Hermès, 1983, p. 208.↩
  4. Alexander Knetig, « Le procès Barbie », sur Arte.tv, 19 avril 2011 (consulté le 22 août 2013).↩1 ↩2 ↩3
  5. « « Klaus Barbie : la traque » : La seconde vie du « boucher de Lyon » », Le Monde.fr,‎ 10 mai 2019 (lire en ligne, consulté le 8 mai 2021).↩
  6. (es) « Los secretos de la turbia alianza entre Pablo Escobar y el jerarca más cruel de Hitler », sur abc, 21 juin 2020 (consulté le 8 mai 2021).↩
  7. https://web.archive.org/web/20111005222739if_/http://www.egoisten.de/pdf/Fragen_Hammerschmidt.pdf↩
  8. (en-GB) David Smith, « Barbie 'boasted of hunting down Che' », The Observer,‎ 23 décembre 2007 (ISSN 0029-7712, lire en ligne, consulté le 6 mars 2025).↩1 ↩2
  9. (de) « Ex-Gestapo-Chef von Lyon: Nazi-Verbrecher Barbie in Drogenhandel verstrickt? », sur bild.de, 27 juillet 2015 (consulté le 6 mars 2025).↩
  10. (de) Willi Winkler, « Doku über Klaus Barbie: Zeit für die ganze Geschichte », sur Süddeutsche.de, 10 mars 2015 (consulté le 6 mars 2025).↩
  11. (de) Dietrich Strothmann, « Den Diktatoren stets zu Diensten », Die Zeit,‎ 5 novembre 1982 (ISSN 0044-2070, lire en ligne, consulté le 6 mars 2025).↩
  12. (sv) Marcus, « Morales stoppar omstritt vägbygge – Allt om Latinamerika », 27 septembre 2011 (consulté le 6 mars 2025).↩
  13. (en) « The Butcher of Bolivia », sur bolivianexpress.org (consulté le 8 mai 2021).↩
  14. (es) « El nazi Klaus Barbie, detenido en Bolivia por estafa », El País,‎ 26 janvier 1983 (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le 8 mai 2021).↩
  15. « "Sans lui, la Bolivie ne serait pas devenue une industrie de la cocaïne" : Klaus Barbie, le nazi devenu narcotrafiquant », sur marianne.net, 11 mai 2025 (consulté le 11 mai 2025).↩
  16. (en) « Barbie's Daughter in Lyons », New York Times,‎ 6 mars 1983 (lire en ligne).↩
  17. Marcel Ruby, Klaus Barbie : de Montluc à Montluc, L'Hermès, 1983, p. 212.↩
  18. « Texte d'une interview de Klaus Altmann (Klaus Barbie) parue dans un journal allemand », sur FranceArchives (consulté le 8 mai 2021).↩
  19. « " Hitler est un génie et je suis un nazi convaincu " déclare Klaus Barbie », Le Monde.fr,‎ 24 avril 1973 (lire en ligne, consulté le 8 mai 2021).↩
  20. Paris Match, 12 mai 1973 (lire en ligne).↩
  21. Marcel Ruby, Klaus Barbie: de Montluc à Montluc, L'Hermès, 1983 (ISBN 978-2-85934-118-3, lire en ligne).↩
  22. Emmanuelle Skyvington, « Dans les coulisses de l’interview qui fit tomber Klaus Barbie », sur Télérama, 8 janvier 2012 (consulté le 22 avril 2021).↩
  23. Catherine Pacary, « Le Procès de Klaus Barbie », sur France 2 : le « boucher de Lyon », premier accusé de crimes contre l’humanité de l’histoire, face à ses actes », Le Monde,‎ 8 avril 2025 (lire en ligne [archive] )↩
  24. « Le procès de Klaus Barbie - Les épisodes en replay », sur www.france.tv (consulté le 2026)↩
  25. « Le procès de Klaus Barbie », sur FranceTvPro.fr (consulté le 21 mars 2026)↩
Références 51 à 75
  1. « Documentaire sur le procès de Klaus Barbie : "La justice explore l'histoire", explique Gabriel Le Bomin » , sur France Inter, 6 avril 2025 (consulté le 2026)↩
  2. « « Le Procès de Klaus Barbie » : France 2 sur les traces des crimes du Boucher de Lyon - L'Humanité », sur L'Humanité, 7 avril 2025 (consulté le 2026)↩
  3. Jean-Claude Buhrer, « La fin des « jours tranquilles » pour Klaus Barbie? », Le Monde,‎ 21 février 1979 (lire en ligne).↩
  4. « Bolivie: mort de l'ancien dictateur Luis Garcia Meza », sur RFI, 30 avril 2018 (consulté le 8 mai 2021).↩
  5. Bertrand Delais, Opération Barbie – Kuhhandel. Staatsaffäre, ARTE / production télévisée, 2014↩1 ↩2 ↩3
  6. (en) « Declassified intelligence report (Bolivia / France – Barbie extradition context) » [PDF], sur CIA FOIA Reading Room, 1er octobre 2018 (consulté le 16 mai 2026)↩
  7. « 28-31 mars 1983 : France - Bolivie. Aide financière française à la Bolivie » , sur Encyclopædia Universalis (consulté le 16 mai 2026)↩
  8. Guy Morel, Barbie : pour mémoire, éditions Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes, 1986, p. 12.↩
  9. Jean-Claude Buhrer, « Klaus Barbie est arrêté pour fraude financière », Le Monde,‎ 27 janvier 1983 (lire en ligne).↩
  10. « Klaus Barbie est l'objet de deux demandes d'extradition », Le Monde.fr,‎ 28 janvier 1983 (lire en ligne, consulté le 8 mai 2021).↩
  11. Procès Barbie : l'Agence France-presse raconte, Agence France-presse, 1987, 269 p. (ISBN 978-2905162090).↩
  12. Florent Deligia, « Montluc : prison politique des nazis, l’horreur en plein Lyon », sur Lyon Capitale, 27 janvier 2012 (consulté le 15 mai 2021).↩
  13. « 13h15, le dimanche... Klaus Barbie, larmes du crime (parties 5 & 6) », 29 janvier 2023 (consulté le 11 avril 2023).↩
  14. [vidéo] Ouverture du procès par le président André Cerdini.↩
  15. Denis Eyraud, Didier Repellin, Dominique Bertin et Yves Neyrolles, La restauration du palais de justice historique de Lyon, Lyon, EMCC, 2012, 32 p. (ISBN 978-2-35740-262-1).↩
  16. Né en Ardèche, André Cerdini a commencé sa carrière comme juge d'instruction à Alençon (Orne), avant d'être nommé successivement Procureur de la République au Puy (Haute-Loire) et à Nevers (Nièvre).↩
  17. Procès Barbie : l'Agence France-presse raconte, AFP, 1987, p. 64.↩
  18. Paul Gauthier, Chronique du procès Barbie : pour servir la mémoire, Cerf, 1988, p. 268.↩
  19. Sorj Chalandon, Pascale Nivelle, Crimes contre l'humanité : Barbie, Touvier, Bousquet, Papon, Plon, 1998, p. 37.↩
  20. Pierre Truche, Juger les crimes contre l'humanité : 20 ans après le procès Barbie, Lyon, ENS Éditions, 2009, 262 p. (ISBN 978-2-84788-150-9, lire en ligne), p. 87.↩
  21. Pascale Robert-Diard, Didier Rioux, Le Monde : les grands procès, 1944-2010, Les Arènes, 2009, p. 304.↩
  22. « Juger Barbie », sur memorializieu.eu (consulté le 22 août 2013).↩
  23. (en) Wolfgang Saxon, « Klaus Barbie, 77, Lyons Gestapo Chief », New York Times,‎ 26 septembre 1991 (lire en ligne).↩1 ↩2
  24. https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/lxc00006524/barbie-ou-l-histoire-d-un-cadre-moyen-de-la-gestapo↩
  25. « Les cendres de Klaus Barbie ont été emportées en Autriche. », Le Monde,‎ 1er octobre 1991 (lire en ligne).↩
Points à vérifier (207)

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  1. Qui était Klaus Barbie ? — Non vérifiéNikolaus Barbie dit Klaus Barbie, né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg en Allemagne et mort le 25 septembre 1991 à Pierre-Bénite, en France, est un criminel de guerre allemand, officier de police SS sous le régime nazi.

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  2. Quelle est la date de naissance de Klaus Barbie ? — Non vérifié25 octobre 1913.

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  3. Quel est le lieu de naissance de Klaus Barbie ? — Non vérifiéBad Godesberg (Royaume de Prusse, Empire allemand).

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  4. Quelle est la date de décès de Klaus Barbie ? — Non vérifié25 septembre 1991.

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéExplorer autrement

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéPrésentation

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéBiographie

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  8. Présentation — Non vérifiéKlaus Barbie

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  9. Présentation — Non vérifiéKlaus Barbie.

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  10. Présentation — Non vérifiéSurnom | « Le boucher de Lyon » « Klaus Altmann » (faux nom)

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  11. Présentation — Non vérifiéNom de naissance | Nikolaus Barbie

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  12. Présentation — Non vérifiéNaissance | 25 octobre 1913 Bad Godesberg (Royaume de Prusse, Empire allemand)

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  13. Présentation — Non vérifiéDécès | 25 septembre 1991 (à 77 ans) Pierre-Bénite (Rhône, France)

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  14. Présentation — Non vérifiéOrigine | Allemand

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  15. Présentation — Non vérifiéAllégeance | Reich allemand

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  16. Présentation — Non vérifiéArme | Schutzstaffel (SS, Sipo-SD)

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  17. Présentation — Non vérifiéGrade | avril 1940 : SS-Untersturmführer (sous-lieutenant SS) octobre 1940 : SS-Obersturmführer (lieutenant SS) novembre 1944 : SS-Hauptsturmführer (capitaine SS)

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  18. Présentation — Non vérifiéAnnées de service | 1935 – 1945

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  19. Présentation — Non vérifiéCommandement | Chef de la section IV (Gestapo) du KDS de Lyon

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  20. Présentation — Non vérifiéConflits | Seconde Guerre mondiale

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  21. Présentation — Non vérifiéDistinctions | Croix de fer de seconde classe (1941)

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  22. Présentation — Non vérifiéFamille | Épouse Regine Willms († 1982) en avril 1940, deux enfants

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  23. Présentation — Non vérifiémodifier

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  24. Présentation — Non vérifiéNikolaus Barbie dit Klaus Barbie, né le 25 octobre 1913 à Bad Godesberg en Allemagne et mort le 25 septembre 1991 à Pierre-Bénite, en France, est un criminel de guerre allemand, officier de police SS sous le régime nazi.

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  25. Présentation — Non vérifiéIl est chef de la section IV (Sipo-SD) dans les services de la police de sûreté allemande basée à Lyon, durant l'occupation de la France par l'Allemagne nazie. Sous l'uniforme nazi, il est responsable d'exécutions, de tortures, et de la déportation vers les camps de la mort d’environ 14 000 personnes dont des résistants et des juifs.

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  26. Présentation — Non vérifiéSurnommé « le Boucher de Lyon », en fuite durant près de quarante ans, il parvient à échapper aux poursuites judiciaires en travaillant pour les services de renseignement américains pendant la guerre froide, puis s'exile en Bolivie sous le nom de Klaus Altmann et obtient la nationalité bolivienne en 1957. Il y vit pendant plus de 30 ans et y conseille les multiples régimes militaires boliviens successifs.

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  27. Présentation — Non vérifiéEn 1983, il est finalement arrêté en Bolivie et expulsé vers la France, où il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour crime contre l’humanité lors de son procès à Lyon en 1987, première condamnation de ce type en France. Il meurt en prison en 1991.

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  28. Passage de cet article — Non vérifiéVue aérienne de Merzig et alentour, terre d'origine de la famille Barbie.

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  29. Origines et débuts SS en Allemagne — Non vérifiéNikolaus « Klaus » Barbie naît le 25 octobre 1913 à Godesberg (actuelle Bad Godesberg, en Allemagne), une petite ville proche du Rhin, au sud de Bonn.

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  30. Origines et débuts SS en Allemagne — Non vérifiéLa famille Barbie est originaire de Merzig, dans la Sarre près de la frontière française, où elle réside depuis la Révolution française. Selon Klaus Barbie lui-même, ses ancêtres patrilinéaires sont des Français, probablement du nom de « Barbier », qui ont quitté la France en tant que réfugiés pendant le règne de Louis XVI.

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  31. Origines et débuts SS en Allemagne — Non vérifiéSon père, également nommé Nikolaus, était employé de bureau puis a enseigné dans l'école primaire où Klaus Barbie était scolarisé jusqu'à l'âge de onze ans. Par la suite, il a fréquenté un pensionnat à Trèves. En 1925, toute la famille Barbie s'installe à Trèves.

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  32. Origines et débuts SS en Allemagne — Non vérifiéEn 1914, son père s'engage comme volontaire pour combattre durant la Première Guerre mondiale. D'après Klaus Barbie, son père est blessé par balle au cou à Verdun.

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  33. Origines et débuts SS en Allemagne — Non vérifiéKlaus Barbie obtient son Abitur (équivalent du baccalauréat en France, du diplôme d'études secondaires au Canada ou de la maturité gymnasiale en Suisse) en 1933 et adhère aux Jeunesses hitlériennes (Hitlerjugend). En 1933, son père décède à l'âge de 45 ans.

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  34. Origines et débuts SS en Allemagne — Non vérifiéEn 1935, il entre dans la SS. La même année, il commence à travailler à Berlin, au service central du Sicherheitsdienst (SD), le service de sécurité du parti nazi, déclaré service de renseignements du Reich par un décret du 11 novembre 1938. Il reçoit ensuite une formation d’enquêteur au quartier général de la police de l’Alexanderplatz. Après quelques semaines à la brigade criminelle, il est affecté à la brigade des…

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  35. Origines et débuts SS en Allemagne — Non vérifiéFin 1938, durant trois mois, il effectue son service militaire au 39e régiment d’infanterie, puis poursuit sa formation d’officier. Le 20 avril 1940, il est nommé SS-Untersturmführer (sous-lieutenant SS). Quelques jours plus tard, il épouse Regine Willms qui a adhéré au parti nazi en 1937 et travaille dans une crèche de l’association des femmes nazies.

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  36. Passage de cet article — Non vérifiéKlaus Barbie en uniforme de SS-Obersturmführer.

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  37. Pays-Bas (1940-1941) — Non vérifiéEn 1940, après l'invasion des Pays-Bas, Klaus Barbie y est envoyé au sein d'un détachement de la Sipo-SD (Sicherheitspolizei und Sicherheitsdienst, police de sécurité — État — et service de sécurité — parti nazi) à la section VI (Amt VI, Ausland-SD, renseignements à l'étranger) chargée de la préparation du débarquement en Grande-Bretagne. Avant même que celui-ci ne soit annulé, Klaus Barbie est muté à la section IV (…

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  38. Front russe (1941-1942) — Non vérifiéBien que cela ne soit pas mentionné sur ses états de service, Klaus Barbie aurait été envoyé en URSS, de l'été 1941 au printemps 1942, dans un commando spécial de la Sipo-SD, chargé de la lutte contre les partisans sur les arrières de l'armée allemande (« J'avais suivi un stage de parachutisme [en Russie en 1941] »).

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  39. France (1942-1944) — Non vérifiéAu printemps 1942, comme il est bien noté et parle français, Klaus Barbie est nommé chef de la sécurité à Gex, sous-préfecture de l'Ain en France, à proximité de la frontière suisse. En fait, une mission délicate l'attend : il doit enlever Alexander Foote, un agent secret britannique travaillant pour l'URSS à Genève. Barbie réussit à soudoyer le chef d'un poste de la garde-frontière suisse et s'introduit en Suisse pa…

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéCasino de Charbonnières-les-Bains (1901).

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  41. France (1942-1944) — Non vérifiéEn juin 1942, Klaus Barbie est affecté au Kommando der Sipo-SD (KDS) de Dijon où il est chargé de la surveillance des douaniers allemands. À partir de juillet 1942, il est au casino de Charbonnières-les-Bains (à l'ouest de Lyon) d'où, avec une partie du commando DONAR, il est chargé de détecter des radios clandestines. Après l'invasion de la zone libre par les Allemands en novembre 1942, il est affecté au KDS de Lyon…

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  42. Passage de cet article — Non vérifiéAnnonce par le Sichersheitspolizei de Lyon de l'arrestation des enfants d'Izieu, 7 avril 1944.

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  43. Passage de cet article — Non vérifiéUne des nombreuses plaques à la mémoire des personnes (dont Jean Moulin) torturées par la Gestapo de Lyon, ici au centre Berthelot.

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  44. France (1942-1944) — Non vérifiéEn février 1943, Klaus Barbie devient le chef de la Gestapo de la région lyonnaise (troisième officier, par ordre d'importance, au sein du KDS de Lyon) et s'installe dans les bâtiments du centre Berthelot. Sous ses ordres, sont torturés et exécutés de nombreux résistants, dont Marc Bloch et Jean Moulin. Il arrête aussi personnellement, à la demande de Joachim von Ribbentrop, en août 1943, Albert Lebrun et André Franç…

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  45. France (1942-1944) — Non vérifiéDurant le premier semestre de l'année 1944, Barbie dirige également le commando de la Sipo-SD qui accompagne les troupes de répression des maquis, notamment dans l'Ain et le Jura : il torture, tue ou fait tuer de nombreux villageois censés soutenir les maquisards. L’organigramme des services de la Gestapo à Lyon publié par le journal clandestin Spartakus (juin 1944) du groupe des Révolutionnaires communistes allemand…

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  46. France (1942-1944) — Non vérifiéIl est également très actif du côté savoyard de la frontière franco-suisse, lieu de passage de clandestins vers la Suisse. Accompagné de son interprète Gottlieb Fuchs, il conduit des interrogatoires accompagnés d'actes de torture à l'hôtel Pax d'Annemasse en Haute-Savoie.

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  47. France (1942-1944) — Non vérifiéEn septembre 1944, Klaus Barbie se trouve dans les Vosges. Le 5 septembre, sa présence est attestée à Bruyères avec de nombreux membres de la Sipo-SD de Lyon : le SS-Obersturmbannführer (lieutenant-colonel SS) Werner Knab, les sous-officiers Harry Stengritt et Krüll, des collaborateurs du PPF avec à leur tête Marcel Bergier et Charles Marandin, ainsi qu'une centaine d'auxiliaires français. Le 8 septembre, Barbie se r…

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  48. France (1942-1944) — Non vérifiéLe 14 septembre 1944, le SS-Sturmbannführer (commandant SS) Wanninger recommande Klaus Barbie — déjà jugé dans un rapport de 1940 comme « discipliné, travailleur, honnête, amical, bon camarade, officier irréprochable » — pour une promotion au grade de SS-Hauptsturmführer (capitaine SS) en ces termes : « Klaus Barbie est connu au Quartier général comme un chef SS enthousiaste, qui sait ce qu’il veut. Il a un talent ce…

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  49. France (1942-1944) — Non vérifiéLe 9 novembre 1944, il est promu SS-Hauptsturmführer. En poste à Halle, puis à Düsseldorf et à Essen, il termine la guerre à Wuppertal. Sur toute la période de la Seconde Guerre mondiale, il aura fait déporter près de 14 000 personnes, juives et résistantes, vers des camps de concentration et des centres d'extermination en Allemagne.

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  50. France (1942-1944) — Non vérifiéAprès la Libération de la France, Barbie parvient, blessé, à gagner la ville de Baden-Baden en Allemagne.

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Sources et méthode

Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗

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