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Lestrygons

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Dans la mythologie grecque, les Lestrygons (en grec ancien Λαιστρυγόνες / Laistrugónes) sont un peuple mythique de géants féroces et anthropophages.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Questions essentielles

Que désigne « Lestrygons » ?

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Récit de l’Odyssée

Après son second départ de chez Éole, le maître des Vents, Ulysse touche le septième jourNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Les Lestrygons

Les Lestrygons ne sont pas Grecs, mais Homère les représente sur le modèle des rois achéens du temps de la guerre de Troie (XIIIe avant notre ère) : il leur prête un palais dans une ville haute à laquelle il donne un nom grec, Télépyle, ce qui signifie « la…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Illustration de John Flaxman pour l’Odyssée (1810)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Dans la mythologie grecque, les Lestrygons (en grec ancien Λαιστρυγόνες / Laistrugónes) sont un peuple mythique de géants féroces et anthropophages.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Certains auteurs ont tenté de donner des explications historiques voyant dans l'épisode d'Ulysse et des Lestrygons un conflit entre navigateurs grecs et une population, non grecque et hostile, et ont essayé de localiser cette population en Sardaigne ou dans le sud de la Corse. La plupart des spécialistes contemporains de la littérature homérique considèrent néanmoins ces localisations comme spéculatives.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Récit de l’Odyssée

Après son second départ de chez Éole, le maître des Vents, Ulysse touche le septième jour Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

« (...) Durant six jours, six nuits, nous voguons sans relâche. Nous touchons, le septième, au pays lestrygon, sous le bourg de Lamos, la haute Télépyle, où l'on voit le berger appeler le berger : quand l'un rentre, il en sort un autre qui répond ; qui ne dormirait pas, gagnerait deux salaires, l'un à paître les bœufs, l'autre les blancs moutons ; car les chemins du jour côtoient ceux de la nuit[1]. »Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Cet épisode précède l'arrivée d'Ulysse chez Circé, sur l'île d'Ééa.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Interprétations

Interprétations historico-géographiques

Les Lestrygons

Destruction des nefs d'Ulysse par les Lestrygons, panneau peint d'époque romaine (v. 40-60), musée du VaticanNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Les Lestrygons ne sont pas Grecs, mais Homère les représente sur le modèle des rois achéens du temps de la guerre de Troie (XIIIe avant notre ère) : il leur prête un palais dans une ville haute à laquelle il donne un nom grec, Télépyle, ce qui signifie « la Pylos des Lointains », par opposition à la « Pylos des sables », la cité hellénique du roi Nestor. La ville possède « un port bien connu des marins », au fond d'un bras de mer : « une double falaise, à pic et sans coupure, se dresse tout autour, et deux caps allongés qui se font vis-à-vis au-devant de l'entrée, en étranglent la bouche[2].»Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Les Lestrygons vivent en bande organisée, au sein d'une ville, en grec ἄστυ, construite au sommet d'une falaise, et pourvue d'une place publique, une agora. « L'illustre palais » de leur roi, Antiphatès, est une belle demeure « aux toits élevés » dominant cette agora. Le peuple des Lestrygons appartient à la race des Géants, et forme un groupe de vaillants guerriers qui se rassemblent dès qu'ils entendent pousser le cri de guerre. L'épouse du roi, « haute comme le sommet d'une montagne », suscite une impression d'effroi chez les compagnons d'Ulysse. Les Lestrygons pratiquent l'anthropophagie rituelle dans le cadre d'un festin, ce qu'indique le mot grec de δαῖτα[3]. Le fait que les Lestrygons soient un peuple de Géants anthropophages, assaillant à coups de blocs de roche les navires, dit clairement que la population de Télépyle se montrait hostile au contrôle de son port et de la navigation par des étrangers.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

C'est au pays des Lestrygons que Laomédon, le roi de Troie, envoie par vengeance des jeunes filles affronter la solitude et se faire dévorer par des bêtes féroces[4].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Essais de localisation de la Télépyle des Lestrygons

Bien que présentés sous des traits mythiques, les Lestrygons et leur capitale, Télépyle, ont été localisés dès l'Antiquité par Thucydide en Sicile, là où vivaient aussi les Cyclopes. La ville de Lentini, dans le sud-est de la Sicile a ainsi été proposée comme pouvant correspondre à la mythique cité de Télépyle[5]. En réalité, aucun site naturel en Sicile ne répondant vraiment à la description très précise d'Homère, il reste donc à situer Télépyle à l'aide des autres indications données par le poète, et qui sont de nature à guider des marins en mer Tyrrhénienne.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Hypothèse corso-sarde

Selon Homère, le port de Télépyle est « bien connu des navigateurs », or, dès le Xe siècle av. J.-C., les navigateurs grecs commerçaient avec le peuple des Tyrrhéniens, important du minerai de plomb, d'argent ou de cuivre de l'île d'Elbe et de la Sardaigne[6], et ont pu y faire escale. Chez les Lestrygons, peuple de pasteurs, Homère dit que « le berger appelle le berger », ce qui est l'indice culturel bien connu de ces longs appels modulés que lancent en alternance les gardiens de troupeaux, en Corse et en Sardaigne, lorsqu'ils font mouvement. Que « les chemins du jour avoisinent ceux de la nuit », peut être interprété comme une allusion à la longueur des journées estivales par rapport aux nuits, dans les confins septentrionaux de la Méditerranée occidentale tels que se les représentaient les navigateurs grecs entre le VIIIe et le VIe av. J.-C. Sur la base de ces constats, Victor Bérard[1], comme Jean Cuisenier situe donc Télépyle sur la côte sarde, précisément au fond du bras de mer de Porto Pozzo (it), « le Port du Puits », à l'ouest des îles actuelles de La Maddalena, entre la pointe Monte Rosso et la pointe delle Vacche. L'adéquation entre ce site et la description homérique du port, de ses falaises, et du rocher à l'embouchure[7] est parfaite. En outre, le cap de l'Ours qui se découpe sur la ligne de crête de cette côte, constitue un amer aisément mémorisable, qui signale les sources alentour : la silhouette de cet Ours de roche rouge, dressé sur ses pattes, que signalent aussi Ptolémée et les modernes Instructions nautiques, vérifie donc aussi le vers d'Homère sur « la source de l'Ours aux belles eaux courantes où la ville s'abreuve[8] ». Un autre site répond parfaitement à la description d'Homère, c'est le site de Bonifacio en Corse du sud avec son « port bien connu des marins », au fond d'un bras de mer : « une double falaise, à pic et sans coupure, se dresse tout autour, et deux caps allongés qui se font vis-à-vis au-devant de l'entrée, en étranglent la bouche ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Selon Homère, le port de Télépyle est « bien connu des navigateurs », or, dès le Xe siècle av. J.-C., les navigateurs grecs commerçaient avec le peuple des Tyrrhéniens, important du minerai de plomb, d'argent ou de cuivre de l'île d'Elbe et de la Sardaigne, et ont pu y faire escale. Chez les Lestrygons, peuple de pasteurs, Homère dit que « le berger appelle le berger », ce qui est l'indice culturel bien connu de ces longs appels modulés que lancent en alternance les gardiens de troupeaux, en Corse et en Sardaigne, lorsqu'ils font mouvement. Que « les chemins du jour avoisinent ceux de la nuit », peut être interprété comme une allusion à la longueur des journées estivales par rapport aux nuits, dans les confins septentrionaux de la Méditerranée occidentale tels que se les représentaient les navigateurs grecs entre le VIIIe et le VIe av. J.-C. Sur la base de ces constats, Victor Bérard, comme Jean Cuisenier situe donc Télépyle sur la côte sarde, précisément au fond du bras de mer de Porto Pozzo (it), « le Port du Puits », à l'ouest des îles actuelles de La Maddalena, entre la pointe Monte Rosso et la pointe delle Vacche. L'adéquation entre ce site et la description homérique du port, de ses falaises, et du rocher à l'embouchure est parfaite.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.En outre, le cap de l'Ours qui se découpe sur la ligne de crête de cette côte, constitue un amer aisément mémorisable, qui signale les sources alentour : la silhouette de cet Ours de roche rouge, dressé sur ses pattes, que signalent aussi Ptolémée et les modernes Instructions nautiques, vérifie donc aussi le vers d'Homère sur « la source de l'Ours aux belles eaux courantes où la ville s'abreuve ». Un autre site répond parfaitement à la description d'Homère, c'est le site de Bonifacio en Corse du sud avec son « port bien connu des marins », au fond d'un bras de mer : « une double falaise, à pic et sans coupure, se dresse tout autour, et deux caps allongés qui se font vis-à-vis au-devant de l'entrée, en étranglent la bouche ».×

En Sardaigne, la culture nuragique avait atteint un haut degré de civilisation entre le XIIIe et le VIIIe av. J.-C., soit bien avant l'arrivée des Phéniciens et des Carthaginois[9]. Des échanges étaient en effet pratiqués entre marins grecs et des populations sardes à l'époque où Ulysse est censé avoir vécu, entre 1400 et 1180 av.J.-C. Les nuraghes, spectaculaires bâtiments en gros blocs de pierre assemblées sans mortier, pouvaient atteindre vingt mètres de hauteur et la plupart de ces hautes tours ont longtemps été considérées comme l'œuvre de Géants et les tombes mégalithiques de la même période sont appelées localement « tombes des géants ». Le nom même de la mer Tyrrhénienne, qui borde les côtes nord, est et sud de la Sardaigne dérive d'ailleurs de l'ethnique grec Τυρρηνοί ou Τυρσηνοί, qui signifie « bâtisseurs de tours »[10]. Les Lestrygons d'Homère pourraient donc bien avoir pour modèle historique un peuple indigène des côtes corso-sardes.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Hypothèse des îles Baléares

D'autres sites correspondent également à la description d'Homère, dans des îles plus lointaines, aux Baléares, riches en minerais, et dont la localisation est plus en accord avec la longueur de la navigation homérique « durant six jours et six nuits nous errons sur la mer » (Odyssée, X, 80) . La culture talayotique de ces îles n'est pas moins ancienne que celles des populations nuragiques et le port de Cabrera possède un accès identique à celui de Bonifacio.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Interprétations mythiques

L’interprétation historique et les tentatives de localisation en Sardaigne ou au sud de la Corse ne constituent pas la position dominante chez les spécialistes modernes pour interpréter ce passage de l’Odyssée. La plupart des spécialistes en études homériques considèrent que l’épisode a avant tout une fonction mythique, symbolique et narrative. Ils sont donc réservés à propos d’une identification topographique certaine ; les localisations restent spéculatives et non prouvées par des données archéologiques directement liées au texte[11]. Steve Reece analyse les « scènes d’hospitalité » (les rencontres d’Ulysse avec des populations étrangères, dont l’épisode des Lestrygons fait partie de l’« apologue », l’ensemble du récit rétrospectif qu’Ulysse fait aux Phéaciens (Livres IX–XII)), en montrant qu’elles fonctionnent comme des types narratifs traditionnels produits par la tradition orale et repris par le poète pour des effets esthétiques et symboliques[12]. Martin Litchfield West considère également avec prudence toute lecture qui voudrait transformer automatiquement chaque topos homérique (Cyclopes, Lestrygons, Ogygie...) en lieu historique identifiable : beaucoup d’éléments relèvent selon lui, du système mythopoétique et de la stratégie narrative[13].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Annexes

Sources antiques

  • , Chant X, 82-131 ; Chant XXIII, 318-322.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • , XIV, 233 et suiv.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • , VI, II, 1Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Bibliographie

  • L’Odyssée. Éditions Gallimard. 1993. ISBN : 2-07-010261-0Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Jean Cuisenier. Le Périple d'Ullysse. Fayard. 2003. ISBN : 978-2-213-61594-3Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Jean Bérard. La Colonisation grecque de l’Italie méridionale et de la Sicile dans l'Antiquité. Presses universitaires de France. 1957Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Victor Bérard. Nausicaa et le retour d'Ulysse. Armand Colin. 1929Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • (en) Alfred Heubeck & Arie Hoekstra, (éd.)., A Commentary on Homer’s Odyssey. Volume II: Books IX–XVI., Oxford : Clarendon Press (Oxford University Press), 1989, ISBN 978-0191988776Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Articles connexes

  • Histoire de la SardaigneNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Notes et références

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  1. Bérard, 1929 — p. 224 et suiv.↩1 ↩2
  2. Odyssée, X, 87-90.↩
  3. Odyssée, X, 124.↩
  4. Lycophron, Alexandra, Étude de l'extrait 951-957, 951-957.↩
  5. Scholie de Tzétzès à propos de Lycophron, 956. Voir Christian Gottfried Müller. Ισαακιου και Ιωαννου του τζετζου Σχολια εις Λυκοφρονα. Sumtibus F.C.G. Vogelii. 1811. p. 891 949). Consulter ↗↩
  6. Lorenzo Braccesi, Grecita di Frontiera, I percorsi occidentali della leggenda, Padova, Esedra, 1994, p.6.↩
  7. Rocher ou Écueil Colombo, décrit par les Instructions nautiques.↩
  8. Odyssée, X, 106-108.↩
  9. G. Webster, Prehistory of Sardinia 2300-500 BC., Monographs in Mediterranean Archeology, Sheffield Academic Press, 5, 1996.↩
  10. Cuisenier2003, p.273-276.↩
  11. (en) Alfred Heubeck & Arie Hoekstra, (éd.)., A Commentary on Homer’s Odyssey. Volume II: Books IX–XVI., Oxford : Clarendon Press (Oxford University Press), 1989↩
  12. (en) Steve Reece, The Stranger’s Welcome: Oral Theory and the Aesthetics of the Homeric Hospitality Scene, University of Michigan Press, 1993.↩
  13. (en) M. L. West, The Making of the Odyssey, Oxford University Press, 2014↩
Points à vérifier (34)

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  1. Que désigne « Lestrygons » ? — Non vérifiéDans la mythologie grecque, les Lestrygons (en grec ancien Λαιστρυγόνες / Laistrugónes) sont un peuple mythique de géants féroces et anthropophages.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéExplorer autrement

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéPrésentation

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéRécit de l’Odyssée

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéIllustration de John Flaxman pour l’Odyssée (1810)

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  6. Présentation — Non vérifiéDans la mythologie grecque, les Lestrygons (en grec ancien Λαιστρυγόνες / Laistrugónes) sont un peuple mythique de géants féroces et anthropophages.

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  7. Présentation — Non vérifiéCertains auteurs ont tenté de donner des explications historiques voyant dans l'épisode d'Ulysse et des Lestrygons un conflit entre navigateurs grecs et une population, non grecque et hostile, et ont essayé de localiser cette population en Sardaigne ou dans le sud de la Corse. La plupart des spécialistes contemporains de la littérature homérique considèrent néanmoins ces localisations comme spéculatives.

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  8. Récit de l’Odyssée — Non vérifiéAprès son second départ de chez Éole, le maître des Vents, Ulysse touche le septième jour

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  9. Récit de l’Odyssée — Non vérifié« (...) Durant six jours, six nuits, nous voguons sans relâche. Nous touchons, le septième, au pays lestrygon, sous le bourg de Lamos, la haute Télépyle, où l'on voit le berger appeler le berger : quand l'un rentre, il en sort un autre qui répond ; qui ne dormirait pas, gagnerait deux salaires, l'un à paître les bœufs, l'autre les blancs moutons ; car les chemins du jour côtoient ceux de la nuit. »

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  10. Récit de l’Odyssée — Non vérifiéCet épisode précède l'arrivée d'Ulysse chez Circé, sur l'île d'Ééa.

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  11. Passage de cet article — Non vérifiéDestruction des nefs d'Ulysse par les Lestrygons, panneau peint d'époque romaine (v. 40-60), musée du Vatican

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  12. Les Lestrygons — Non vérifiéLes Lestrygons ne sont pas Grecs, mais Homère les représente sur le modèle des rois achéens du temps de la guerre de Troie (XIIIe avant notre ère) : il leur prête un palais dans une ville haute à laquelle il donne un nom grec, Télépyle, ce qui signifie « la Pylos des Lointains », par opposition à la « Pylos des sables », la cité hellénique du roi Nestor. La ville possède « un port bien connu des marins », au fond d'u…

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  13. Les Lestrygons — Non vérifiéLes Lestrygons vivent en bande organisée, au sein d'une ville, en grec ἄστυ, construite au sommet d'une falaise, et pourvue d'une place publique, une agora. « L'illustre palais » de leur roi, Antiphatès, est une belle demeure « aux toits élevés » dominant cette agora. Le peuple des Lestrygons appartient à la race des Géants, et forme un groupe de vaillants guerriers qui se rassemblent dès qu'ils entendent pousser le …

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  14. Les Lestrygons — Non vérifiéC'est au pays des Lestrygons que Laomédon, le roi de Troie, envoie par vengeance des jeunes filles affronter la solitude et se faire dévorer par des bêtes féroces.

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  15. Essais de localisation de la Télépyle des Lestrygons — Non vérifiéBien que présentés sous des traits mythiques, les Lestrygons et leur capitale, Télépyle, ont été localisés dès l'Antiquité par Thucydide en Sicile, là où vivaient aussi les Cyclopes. La ville de Lentini, dans le sud-est de la Sicile a ainsi été proposée comme pouvant correspondre à la mythique cité de Télépyle. En réalité, aucun site naturel en Sicile ne répondant vraiment à la description très précise d'Homère, il r…

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  16. Hypothèse corso-sarde — Non vérifiéSelon Homère, le port de Télépyle est « bien connu des navigateurs », or, dès le Xe siècle av. J.-C., les navigateurs grecs commerçaient avec le peuple des Tyrrhéniens, important du minerai de plomb, d'argent ou de cuivre de l'île d'Elbe et de la Sardaigne, et ont pu y faire escale. Chez les Lestrygons, peuple de pasteurs, Homère dit que « le berger appelle le berger », ce qui est l'indice culturel bien connu de ces …

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  17. Hypothèse corso-sarde — Non vérifiéEn Sardaigne, la culture nuragique avait atteint un haut degré de civilisation entre le XIIIe et le VIIIe av. J.-C., soit bien avant l'arrivée des Phéniciens et des Carthaginois. Des échanges étaient en effet pratiqués entre marins grecs et des populations sardes à l'époque où Ulysse est censé avoir vécu, entre 1400 et 1180 av.J.-C. Les nuraghes, spectaculaires bâtiments en gros blocs de pierre assemblées sans mortie…

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  18. Hypothèse des îles Baléares — Non vérifiéD'autres sites correspondent également à la description d'Homère, dans des îles plus lointaines, aux Baléares, riches en minerais, et dont la localisation est plus en accord avec la longueur de la navigation homérique « durant six jours et six nuits nous errons sur la mer » (Odyssée, X, 80) . La culture talayotique de ces îles n'est pas moins ancienne que celles des populations nuragiques et le port de Cabrera possèd…

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  19. Interprétations mythiques — Non vérifiéL’interprétation historique et les tentatives de localisation en Sardaigne ou au sud de la Corse ne constituent pas la position dominante chez les spécialistes modernes pour interpréter ce passage de l’Odyssée. La plupart des spécialistes en études homériques considèrent que l’épisode a avant tout une fonction mythique, symbolique et narrative. Ils sont donc réservés à propos d’une identification topographique certai…

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  20. Sources antiques — Non vérifié, Chant X, 82-131 ; Chant XXIII, 318-322.

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  21. Sources antiques — Non vérifié, XIV, 233 et suiv.

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  22. Sources antiques — Non vérifié, VI, II, 1

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  23. Bibliographie — Non vérifiéL’Odyssée. Éditions Gallimard. 1993. ISBN : 2-07-010261-0

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  24. Bibliographie — Non vérifiéJean Cuisenier. Le Périple d'Ullysse. Fayard. 2003. ISBN : 978-2-213-61594-3

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  25. Bibliographie — Non vérifiéJean Bérard. La Colonisation grecque de l’Italie méridionale et de la Sicile dans l'Antiquité. Presses universitaires de France. 1957

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  26. Bibliographie — Non vérifiéVictor Bérard. Nausicaa et le retour d'Ulysse. Armand Colin. 1929

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  27. Bibliographie — Non vérifié(en) Alfred Heubeck & Arie Hoekstra, (éd.)., A Commentary on Homer’s Odyssey. Volume II: Books IX–XVI., Oxford : Clarendon Press (Oxford University Press), 1989, ISBN 978-0191988776

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  28. Articles connexes — Non vérifiéHistoire de la Sardaigne

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  29. Informations de cette activité interactive — Non vérifiéUne vue structurée des sections disponibles, reliées à leurs ancres.

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  30. Passage de cet article — Non vérifiéModules interactifs liés aux sources et accompagnés d’une alternative textuelle.

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  31. Passage de cet article — Non vérifiéDans la mythologie grecque, les Lestrygons (en grec ancien Λαιστρυγόνες / Laistrugónes) sont un peuple mythique de géants féroces et anthropophages.

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  32. Passage de cet article — Non vérifiéAprès son second départ de chez Éole, le maître des Vents, Ulysse touche le septième jour

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéLes Lestrygons ne sont pas Grecs, mais Homère les représente sur le modèle des rois achéens du temps de la guerre de Troie (XIIIe avant notre ère) : il leur prête un palais dans une ville haute à laquelle il donne un nom grec, Télépyle, ce qui signifie « la…

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéDans la mythologie grecque, les Lestrygons (en grec ancien Λαιστρυγόνες / Laistrugónes) sont un peuple mythique de géants féroces et anthropophages.

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