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Onirisme (psychiatrie)

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En médecine et psychiatrie, l'onirisme est une activité mentale pathologique, faite de visions de scènes animées semblables au rêve. L'onirisme entre alors dans le cadre des hallucinations visuelles, souvent associées à des états de confusion mentale.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Onirisme (psychiatrie)
L'enfer, de Coppo di Marcovaldo (1225-1276), mosaïque du Baptistère Saint-Jean de Florence .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Coppo di Marcovaldo · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

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En médecine et psychiatrie, l'onirisme est une activité mentale pathologique, faite de visions de scènes animées semblables au rêve. L'onirisme entre alors dans le cadre des hallucinations visuelles, souvent associées à des états de confusion mentale.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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L'école française de neuropsychiatrie du XIXe siècle est à l'origine de l'utilisation du terme onirisme (du grec oneiros ou rêve). En 1881, Charles Lasègue est le premier à rapprocher le délire des alcooliques à un rêve éveillé, dans une étude intitulée Le…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Description clinique

L'onirisme est un état aigu (installation rapide avec évolution fluctuante) correspondant à une expérience de rêve (plus exactement : de cauchemar) vécue à l'état de veille. Il augmente d'intensité avec la tombée du jour et l'obscurité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Le délire onirique s'installe rapidement (habituellement en quelques heures), il est changeant et fluctuant selon le moment de la journée, et il s'apaise progressivement. Lorsque le sujet retourne complètement au réel, il ne se souvient pas de ce qu'il a…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Présentation

En médecine et psychiatrie, l'onirisme est une activité mentale pathologique, faite de visions de scènes animées semblables au rêve. L'onirisme entre alors dans le cadre des hallucinations visuelles, souvent associées à des états de confusion mentale[1].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Historique

L'école française de neuropsychiatrie du XIXe siècle est à l'origine de l'utilisation du terme onirisme (du grec oneiros ou rêve). En 1881, Charles Lasègue est le premier à rapprocher le délire des alcooliques à un rêve éveillé, dans une étude intitulée Le délire alcoolique n'est pas un délire mais un rêve. Par la suite, Philippe Chaslin montre l'association fréquente de ces délires de rêve à la confusion mentale, soulignant à la fois l'interdépendance, ainsi que l'autonomie possible de chacun de ces deux états, dans Du rôle du rêve dans l'évolution du délire (1889)[1],[2].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'enfer, de Coppo di Marcovaldo (1225-1276), mosaïque du Baptistère Saint-Jean de Florence.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

À partir de 1895, Emmanuel Régis (1855-1918)[3] réalise une vaste synthèse de ce qu'il appelle le délire onirique. Sa première étude s'intitule Des hallucinations oniriques chez les dégénérés mystiques (1895)[2]. Elle est suivie par d'autres publications où il montre que le délire onirique a un double aspect : délirant et confus, que l'un peut dominer l'autre selon les cas. Il emploie indifféremment les termes d'onirisme, de confusion mentale, et de délire onirique. Enfin, dans Le délire onirique des intoxications et des infections (1900), il relie ces états aigus à leurs causes : il s'agit presque toujours soit d'une origine toxique, soit d'une origine infectieuse[1],[4].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ce faisant, le parallèle entre délire et rêve n'est pas né au XIXe siècle, il est inscrit dans l'étymologie du mot rêver dont le sens médiéval était « errer, divaguer, radoter, délirer »[5]. Le songe et la folie ont toujours eu partie liée[2].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Au cours du XXe siècle, plusieurs auteurs s'attachent à distinguer les diverses variétés d'hallucinations, les hallucinoses, l'automatisme mental, et l'onirisme. Il s'agit essentiellement d'un travail clinique, c'est-à-dire d'une étude des symptômes (approche phénoménale) tentant de saisir si des regroupements particuliers de symptômes ont une valeur diagnostique (conduisant à une pathologie causale). Ces principaux auteurs sont Jean Lhermitte Les hallucinations (1951) et Henri Ey Traité des hallucinations (1973)[4].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Au début du XXIe siècle, l'onirisme ou le délire onirique n'est qu'un ensemble particulier de symptômes, un état particulier à la croisée de l'hallucination et de la confusion plus souvent appelé syndrome confuso-onirique. Il n'est donc qu'une étape provisoire vers un autre diagnostic plus précis. Il ne se trouve pas classé en tant que tel dans la classification internationale des maladies ; l'onirisme amène en général aux troubles mentaux et du comportement liés à l'utilisation de substances psycho-actives (ces troubles étant classés par substance). Lorsqu'il s'associe à un état confusionnel, il entre aussi dans le cadre des « delirium » (délires aigus dans les pays anglophones)[6].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Description clinique

L'onirisme est un état aigu (installation rapide avec évolution fluctuante) correspondant à une expérience de rêve (plus exactement : de cauchemar) vécue à l'état de veille. Il augmente d'intensité avec la tombée du jour et l'obscurité[7].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'enfer (1932), gravure d'Eduard Wiiralt (1898-1954).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Eduard Wiiralt · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

Il se caractérise surtout par des hallucinations et par des illusions visuelles menaçantes (visages, animaux, monstres) dans une atmosphère pénible ou anxieuse. Il s'agit de scènes colorées et animées où le sujet participe. Ces hallucinations peuvent être aussi soit auditives ou tactiles, soit impliquer plusieurs sens à la fois (synesthésie : les mots ont des couleurs, les sons ont des odeurs…), de façon multiforme, désordonnée et changeante[4].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'onirisme se présente comme un délire animé, il est vécu et agi comme en pleine lucidité, le sujet vit et joue son propre cauchemar en y adhérant totalement. Son rapport au monde est bouleversé[7] et il garde une certaine continuité avec le monde extérieur. Ses visions sont le plus souvent en rapport avec ses activités habituelles ou avec des évènements récents qui l'ont marqué. Le sujet reste suggestible, il peut revenir au monde réel, pour un instant seulement[4].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un patient de Valentin Magnan (1835-1916) est resté un exemple classique, car sa crise onirique reproduisait une fable de La Fontaine, celle du chartier embourbé[4] : « Ce patient vivait une scène de son métier, où non seulement il avait l’impression que son charroi s’était pris dans la boue, mais encore il mimait le travail de celui qui tente de dégager une roue, et il demandait de l’aide »[8].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'onirisme peut induire des passages à l'acte. L'anxiété peut aller jusqu'à la terreur avec des réactions de fuite, voire de défenestration, ou encore manifestations agressives contre soi-même ou contre autrui[1],[7].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Lorsque l'onirisme est associé à une confusion mentale, c'est le syndrome confuso-onirique, qui représente près de la moitié des cas de syndromes confusionnels[6].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Évolution

Le délire onirique s'installe rapidement (habituellement en quelques heures), il est changeant et fluctuant selon le moment de la journée, et il s'apaise progressivement. Lorsque le sujet retourne complètement au réel, il ne se souvient pas de ce qu'il a vécu. Des parties de ses rêves peuvent persister sous la forme d'idées fixes, posant un problème de distinction avec les délires chroniques systématisés[1].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Causes

Toxiques

Alcool

Serpents et grenouilles, de Christian Luycks XVIIe siècle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Carstian Luyckx · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

C'est historiquement la première cause toxique étudiée et elle reste très répandue. Ce peut être par intoxication aiguë (ivresse) qui peut se manifester sous la forme dite ivresse hallucinatoire. Il s'agit d'une agitation avec une distorsion cauchemardesque de la réalité (illusions visuelles) qui peut aller jusqu'à des hallucinations visuelles terrifiantes[9].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le syndrome de sevrage est d'installation progressive, il débute par des troubles mineurs (tremblement des doigts) jusqu'au delirium tremens. Il se caractérise par des hallucinations surtout visuelles dites « zoopsiques » (visions terrifiantes d'animaux tels que rats, serpents, araignées…) et tactiles (les animaux rampent sur ou sous la peau). Ce tableau se distingue aussi du précédent par une plus grande importance de troubles végétatifs tels que sueurs, fièvre, nausées, déshydratation[9],[10]…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Autres toxiques

L'onirisme serait le plus marqué lors des intoxications par hallucinogènes (tels que LSD, mescaline, psilocybine…) et par amphétamines (DOB, DOM…)[7].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Infectieuses

Un onirisme infectieux pouvait se voir lors de complications neurologiques des maladies infectieuses, dont beaucoup ont été réduites ou prévenues au cours du XXe siècle. Ces états peuvent encore survenir lors d'infections du système nerveux central (méningite, encéphalite…), lors du sepsis (infection généralisée grave), ou encore chez la personne âgée (infection urinaire ou pulmonaire, par exemple)[6].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Avant l'ère des antibiotiques, les maladies évoluant spontanément et le plus souvent vers ce type de complications sont ou étaient : la fièvre typhoïde, le typhus exanthématique, la diphtérie, le neuropaludisme, la neurosyphilis…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Autres causes

Elles sont très variées et correspondent à des affections médicales : endocriniennes ou métaboliques, neurologiques (certaines formes d'épilepsie, traumatisme crânien…). Sinon, il peut s'agir d'extase mystique, de réaction aiguë au stress, etc. relevant alors d'un processus psychologique de dissolution[1] ou de dissociation[7].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

États frontières

Il n'y a pas de réel consensus sur la définition exacte et les limites de l'onirisme. Dans la démarche d'un diagnostic différentiel, l'onirisme se distingue plus ou moins franchement des états suivants :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • rêverie.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • délire d'imagination (de Ernest Dupré), fabulation ou mythomanie.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • hallucinations hypnagogiques (lors de l'endormissement) et hypnopompiques (lors du réveil). Voir sommeil et narcolepsie.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • syndrome de Charles Bonnet.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • hallucinose.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • état oniroïde ou crépusculaire.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En principe, l'onirisme se distingue par son caractère aigu (crise onirique), les troubles de la conscience et de la vigilance, l'importance des hallucinations visuelles, l'adhésion à la situation (pas de recul critique), l'absence d'interprétation ou d'influence (le sujet vit et joue son délire hallucinatoire, sans donner d'explication délirante).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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  1. Passage de cet article — Non vérifiéHistorique

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéEn médecine et psychiatrie, l'onirisme est une activité mentale pathologique, faite de visions de scènes animées semblables au rêve. L'onirisme entre alors dans le cadre des hallucinations visuelles, souvent associées à des états de confusion mentale.

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéL'école française de neuropsychiatrie du XIXe siècle est à l'origine de l'utilisation du terme onirisme (du grec oneiros ou rêve). En 1881, Charles Lasègue est le premier à rapprocher le délire des alcooliques à un rêve éveillé, dans une étude intitulée Le délire alcoolique n'est pas un délire mais un rêve. Par la suite, Philippe Chaslin montre l'association fréquente de ces délires de rêve à la confusion mentale, so…

    Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.

  4. Passage de cet article — Non vérifiéL'enfer, de Coppo di Marcovaldo (1225-1276), mosaïque du Baptistère Saint-Jean de Florence.

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéÀ partir de 1895, Emmanuel Régis (1855-1918) réalise une vaste synthèse de ce qu'il appelle le délire onirique. Sa première étude s'intitule Des hallucinations oniriques chez les dégénérés mystiques (1895). Elle est suivie par d'autres publications où il montre que le délire onirique a un double aspect : délirant et confus, que l'un peut dominer l'autre selon les cas. Il emploie indifféremment les termes d'onirisme, …

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéCe faisant, le parallèle entre délire et rêve n'est pas né au XIXe siècle, il est inscrit dans l'étymologie du mot rêver dont le sens médiéval était « errer, divaguer, radoter, délirer ». Le songe et la folie ont toujours eu partie liée.

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéAu cours du XXe siècle, plusieurs auteurs s'attachent à distinguer les diverses variétés d'hallucinations, les hallucinoses, l'automatisme mental, et l'onirisme. Il s'agit essentiellement d'un travail clinique, c'est-à-dire d'une étude des symptômes (approche phénoménale) tentant de saisir si des regroupements particuliers de symptômes ont une valeur diagnostique (conduisant à une pathologie causale). Ces principaux …

    Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.

  8. Passage de cet article — Non vérifiéAu début du XXIe siècle, l'onirisme ou le délire onirique n'est qu'un ensemble particulier de symptômes, un état particulier à la croisée de l'hallucination et de la confusion plus souvent appelé syndrome confuso-onirique. Il n'est donc qu'une étape provisoire vers un autre diagnostic plus précis. Il ne se trouve pas classé en tant que tel dans la classification internationale des maladies ; l'onirisme amène en génér…

    Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.

  9. Passage de cet article — Non vérifiéL'onirisme est un état aigu (installation rapide avec évolution fluctuante) correspondant à une expérience de rêve (plus exactement : de cauchemar) vécue à l'état de veille. Il augmente d'intensité avec la tombée du jour et l'obscurité.

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  10. Passage de cet article — Non vérifiéL'enfer (1932), gravure d'Eduard Wiiralt (1898-1954).

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  11. Passage de cet article — Non vérifiéIl se caractérise surtout par des hallucinations et par des illusions visuelles menaçantes (visages, animaux, monstres) dans une atmosphère pénible ou anxieuse. Il s'agit de scènes colorées et animées où le sujet participe. Ces hallucinations peuvent être aussi soit auditives ou tactiles, soit impliquer plusieurs sens à la fois (synesthésie : les mots ont des couleurs, les sons ont des odeurs…), de façon multiforme, …

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  12. Passage de cet article — Non vérifiéL'onirisme se présente comme un délire animé, il est vécu et agi comme en pleine lucidité, le sujet vit et joue son propre cauchemar en y adhérant totalement. Son rapport au monde est bouleversé et il garde une certaine continuité avec le monde extérieur. Ses visions sont le plus souvent en rapport avec ses activités habituelles ou avec des évènements récents qui l'ont marqué. Le sujet reste suggestible, il peut reve…

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  13. Passage de cet article — Non vérifiéUn patient de Valentin Magnan (1835-1916) est resté un exemple classique, car sa crise onirique reproduisait une fable de La Fontaine, celle du chartier embourbé : « Ce patient vivait une scène de son métier, où non seulement il avait l’impression que son charroi s’était pris dans la boue, mais encore il mimait le travail de celui qui tente de dégager une roue, et il demandait de l’aide ».

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéL'onirisme peut induire des passages à l'acte. L'anxiété peut aller jusqu'à la terreur avec des réactions de fuite, voire de défenestration, ou encore manifestations agressives contre soi-même ou contre autrui,.

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  15. Passage de cet article — Non vérifiéLorsque l'onirisme est associé à une confusion mentale, c'est le syndrome confuso-onirique, qui représente près de la moitié des cas de syndromes confusionnels.

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéLe délire onirique s'installe rapidement (habituellement en quelques heures), il est changeant et fluctuant selon le moment de la journée, et il s'apaise progressivement. Lorsque le sujet retourne complètement au réel, il ne se souvient pas de ce qu'il a vécu. Des parties de ses rêves peuvent persister sous la forme d'idées fixes, posant un problème de distinction avec les délires chroniques systématisés.

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéSerpents et grenouilles, de Christian Luycks XVIIe siècle.

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  18. Passage de cet article — Non vérifiéC'est historiquement la première cause toxique étudiée et elle reste très répandue. Ce peut être par intoxication aiguë (ivresse) qui peut se manifester sous la forme dite ivresse hallucinatoire. Il s'agit d'une agitation avec une distorsion cauchemardesque de la réalité (illusions visuelles) qui peut aller jusqu'à des hallucinations visuelles terrifiantes.

    Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.

  19. Passage de cet article — Non vérifiéLe syndrome de sevrage est d'installation progressive, il débute par des troubles mineurs (tremblement des doigts) jusqu'au delirium tremens. Il se caractérise par des hallucinations surtout visuelles dites « zoopsiques » (visions terrifiantes d'animaux tels que rats, serpents, araignées…) et tactiles (les animaux rampent sur ou sous la peau). Ce tableau se distingue aussi du précédent par une plus grande importance …

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéL'onirisme serait le plus marqué lors des intoxications par hallucinogènes (tels que LSD, mescaline, psilocybine…) et par amphétamines (DOB, DOM…).

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéUn onirisme infectieux pouvait se voir lors de complications neurologiques des maladies infectieuses, dont beaucoup ont été réduites ou prévenues au cours du XXe siècle. Ces états peuvent encore survenir lors d'infections du système nerveux central (méningite, encéphalite…), lors du sepsis (infection généralisée grave), ou encore chez la personne âgée (infection urinaire ou pulmonaire, par exemple).

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéAvant l'ère des antibiotiques, les maladies évoluant spontanément et le plus souvent vers ce type de complications sont ou étaient : la fièvre typhoïde, le typhus exanthématique, la diphtérie, le neuropaludisme, la neurosyphilis…

    Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.

  23. Passage de cet article — Non vérifiéElles sont très variées et correspondent à des affections médicales : endocriniennes ou métaboliques, neurologiques (certaines formes d'épilepsie, traumatisme crânien…). Sinon, il peut s'agir d'extase mystique, de réaction aiguë au stress, etc. relevant alors d'un processus psychologique de dissolution ou de dissociation.

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  24. Passage de cet article — Non vérifiéIl n'y a pas de réel consensus sur la définition exacte et les limites de l'onirisme. Dans la démarche d'un diagnostic différentiel, l'onirisme se distingue plus ou moins franchement des états suivants :

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  25. Passage de cet article — Non vérifiérêverie.

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  26. Passage de cet article — Non vérifiédélire d'imagination (de Ernest Dupré), fabulation ou mythomanie.

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéhallucinations hypnagogiques (lors de l'endormissement) et hypnopompiques (lors du réveil). Voir sommeil et narcolepsie.

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  28. Passage de cet article — Non vérifiésyndrome de Charles Bonnet.

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéhallucinose.

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  30. Passage de cet article — Non vérifiéétat oniroïde ou crépusculaire.

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  31. Passage de cet article — Non vérifiéEn principe, l'onirisme se distingue par son caractère aigu (crise onirique), les troubles de la conscience et de la vigilance, l'importance des hallucinations visuelles, l'adhésion à la situation (pas de recul critique), l'absence d'interprétation ou d'influence (le sujet vit et joue son délire hallucinatoire, sans donner d'explication délirante).

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  32. Passage de cet article — Non vérifiéSémiologie psychiatrique

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéGran Enciclopèdia Catalana

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéNotice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :

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  35. Passage de cet article — Non vérifiéPortail de la psychologie

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  36. Passage de cet article — Non vérifiéEn médecine et psychiatrie, l'onirisme est une activité mentale pathologique, faite de visions de scènes animées semblables au rêve. L'onirisme entre alors dans le cadre des hallucinations visuelles, souvent associées à des états de confusion mentale.

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  37. Passage de cet article — Non vérifiéL'école française de neuropsychiatrie du XIXe siècle est à l'origine de l'utilisation du terme onirisme (du grec oneiros ou rêve). En 1881, Charles Lasègue est le premier à rapprocher le délire des alcooliques à un rêve éveillé, dans une étude intitulée Le…

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  38. Passage de cet article — Non vérifiéL'onirisme est un état aigu (installation rapide avec évolution fluctuante) correspondant à une expérience de rêve (plus exactement : de cauchemar) vécue à l'état de veille. Il augmente d'intensité avec la tombée du jour et l'obscurité.

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéLe délire onirique s'installe rapidement (habituellement en quelques heures), il est changeant et fluctuant selon le moment de la journée, et il s'apaise progressivement. Lorsque le sujet retourne complètement au réel, il ne se souvient pas de ce qu'il a…

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéL'enfer, de Coppo di Marcovaldo (1225-1276), mosaïque du Baptistère Saint-Jean de Florence .

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  41. Passage de cet article — Non vérifiéEn médecine et psychiatrie, l'onirisme est une activité mentale pathologique, faite de visions de scènes animées semblables au rêve. L'onirisme entre alors dans le cadre des hallucinations visuelles, souvent associées à des états de confusion mentale.

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Voir aussi

Articles connexes

  • Sémiologie psychiatriqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Liens externes

  • Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Notes et références

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  1. Antoine Porot, Manuel alphabétique de psychiatrie, PUF, 1975, 5e éd., p. 294 et 461-462↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6
  2. Romain Verger, Onirocosmos : Henri Michaux et le rêve, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2004, 265 p. (ISBN 2-87854-289-4, lire en ligne), p. 183-184.↩1 ↩2 ↩3
  3. « Emmanuel Régis (1855-1918) - Auteur - Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr (consulté le 3 mars 2018)↩
  4. G. Lanteri-Laura, « Hallucinations » (fascicule 37120 A10), Encyclopédie Médico-Chirurgicale, Psychiatrie,‎ mai 1989, p. 1-2 et 7-8.↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
  5. Alain Rey, Dictionnaire culturel en langue française, t. IV, Le Robert, 2005 (ISBN 978-2-84902-179-8), p. 299↩
  6. Olivier Martinaud, « État confusionnel et trouble de conscience », La Revue du Praticien, vol. 56,‎ 30 septembre 2006, p. 1597 et 1601↩1 ↩2 ↩3
  7. Isabelle Blondiaux, « Hallucinations », La Revue du Praticien, vol. 50,‎ 2000, p. 667-674↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
  8. Guy Gimenez, Halluciner : percevoir l'insensé, De Boeck, 2010 (lire en ligne), p. 22 note 1↩
  9. Amine Benyamina, « Urgences psychiatriques en addictologie », La Revue du Praticien, vol. 53, no 11,‎ 1er juin 2003, p. 1201-1208↩1 ↩2
  10. (en) Marc A. Schukit, « Recognition and Management of Withdrawal Delirium (Delirium Tremens) », The New England Journal of Medicine, vol. 371,‎ 27 novembre 2014, p. 2109-2113, article no 22↩

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Sources et méthode

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