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Cauchemar

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En psychiatrie, un cauchemar est selon le DSM-4 un rêve long, élaboré et effrayant provoquant un réveil complet et une détresse marquée. Le réveil est accompagné d'une forte émotion négative (horreur, peur ou anxiété, et parfois tristesse voire désespoir). Il contient souvent une situation de grand danger, source de terreur et de mal-être psychologiques ou physiques. Le rêveur peut avoir du mal à retrouver le sommeil durant un certain temps. Dans le DSM-5 (2013), le cauchemar est redéfini dans…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Cauchemar
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À retenir

Questions essentielles

Que désigne « Cauchemar » ?

En psychiatrie, un cauchemar est selon le DSM-4 un rêve long, élaboré et effrayant provoquant un réveil complet et une détresse marquée.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Française

« Cauchemar » dérive de cauquemaire, utilisé au XVe siècle. Il est formé de caucher et de mare. Caucher dérive de cauchier (« presser »), qui est un probable croisement entre l'ancien français chauchier (« fouler », « presser ») XIIe siècle, le latin calcare…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Incubus

En latin, il n'existe pas de terme pour désigner le cauchemar. Par contre, il existe le terme incubus qui se traduit par « couché sur ». Le mot « incube » apparaît vers 1372.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Éphialtès

Hippocrate employait le terme ἐφιάλτης / éphiáltes pour désigner le cauchemar. C'est lui qui décrit le premier les manifestations du cauchemar. Ce terme est désigné dans le sens d'une description médicale plutôt que dans celle d'une superstition. Il sera…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Le Cauchemar de Johann Heinrich Füssli (1790-1791).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Données clés
Causes Inguma ou MaraNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Classification et ressources externes
CIM-10 F51.5Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
MedlinePlus 003209Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Mise en garde médicaleNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

El sueño de la razón produce monstruos.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Francisco Goya · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

En psychiatrie, un cauchemar est selon le DSM-4 un rêve long, élaboré et effrayant provoquant un réveil complet et une détresse marquée. Le réveil est accompagné d'une forte émotion négative (horreur, peur ou anxiété, et parfois tristesse voire désespoir). Il contient souvent une situation de grand danger, source de terreur et de mal-être psychologiques ou physiques. Le rêveur peut avoir du mal à retrouver le sommeil durant un certain temps[1]. Dans le DSM-5 (2013), le cauchemar est redéfini dans la section “Nightmare Disorder” comme « un rêve prolongé, intensément dysphorique et bien mémorisé, survenant en sommeil paradoxal et provoquant un réveil complet accompagné d'une détresse notable » (American Psychiatric Association, DSM‑5, 2013)[2]. Le cauchemar affecte de manière handicapante 2 % à 5 % de la population générale, mais environ 30 % des patients psychiatriques suivis en ambulatoire.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La médecine parle aussi de trouble du cauchemar quand la fréquence et l'intensité des cauchemars altèrent le bien-être général et le fonctionnement diurne ; il concerne surtout les enfants : 3 à 6 % d'entre eux dans la population générale, et 10 à 12 % dans les échantillons cliniques.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Étymologie

Française

« Cauchemar » dérive de cauquemaire, utilisé au XVe siècle. Il est formé de caucher et de mare[3]. Caucher dérive de cauchier (« presser »), qui est un probable croisement entre l'ancien français chauchier (« fouler », « presser ») XIIe siècle, le latin calcare (« talonner », « fouler aux pieds »), et la forme picarde cauquer[4]. Mare provient du mot picard mare, emprunté au moyen néerlandais mare (« fantôme »), avec le même sens en allemand et en anglais[3],[4]. La mara ou mare est un type de spectre femelle malveillant dans le folklore scandinave[5].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Cauchemar » a eu une orthographe différente en fonction des localités et des époques : « cochemare » 1694, « cochemar » 1718, « cauchemare », « cauquemare » (Picardie), cauquevieille (Lyon), « chauchi-vieilli » (Isère), « chauche-vieille » (Rhône), « chaouche-vielio » (Languedoc), « cauquemare », « quauquemaire » (sorcière), « cochemar »[4].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Mare pourrait également signifier « jument ». Cette autre signification possible de mare est renforcée par l'association du cheval dans la mythologie populaire des cauchemars[6]. Cauchemar, en anglais Nightmare, est souvent traduit « cavalcade » ou « jument de la nuit »[7]. De plus, le mot allemand moderne Mähre signifie jument et est très proche du mot Mahr qui signifie cauchemar[7]. L'étymologie du mot cauchemar n'est donc pas simple. L'explication de la jument est compatible avec l'analyse de la racine indo-européenne MAR selon Ernest Jones[7]. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon Louis Dubosquet (1815), le mot allemand nachtmaar signifie cheval de nuit ; le mot anglais night-mare signifie vieille cavale de nuit ; en hollandais et en flamand nacht-merrie signifie vieille cavale de nuit; en polonais mara signifie la cavale. Selon Dubosquet, le mot cauchemar lui-même vient des mots calca (basse latinité, pour calcatio = action de fouler) et mar, adouci du celtique march (cheval)[8].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La définition et les caractéristiques communes du cauchemar, en fonction des sources et des époques sont celles d'une oppression sur la poitrine ou l'estomac, pendant le sommeil, et parfois, par extension, un rêve effrayant. Les caractères divergents et l'attribution des causes du cauchemar sont étudiés plus bas.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Incubus

En latin, il n'existe pas de terme pour désigner le cauchemar. Par contre, il existe le terme incubus qui se traduit par « couché sur ». Le mot « incube » apparaît vers 1372[9].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le terme incube est à l'origine utilisé spécialement par le monde ecclésiastique. Il désigne un démon de sexe masculin qui a des relations sexuelles avec les femmes endormies[10]. Cette notion est en rapport direct avec Genèse VI, 1-14, dont saint Augustin a fait un commentaire dans La Cité de Dieu. Ce commentaire a d'ailleurs été repris pendant l'Inquisition par Henri Institoris et Jacques Sprenger dans le Malleus Maleficarum, traité d'Inquisition en 1486[11]. Ce thème de l'enfantement à partir des anges ou des démons n'est pas le seul : il en est question dans le Livre d'Hénoch - chapitre 7, dans l'ouvrage de Balthazar Bekker en 1694[12]. L'incube a une connotation sexuelle très forte. Mais le produit de ces unions est tout aussi important[13].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Des considérations théologiques, le terme incube est passé dans le domaine médical progressivement, pour désigner le cauchemar : « que donne le peuple à une certaine maladie ou oppression d'estomac, qui fait croire à ceux qui dorment que quelqu'un est couché sur eux : ce que les ignorants croient est causé par l'Esprit malin. En Latin Incubus, Ephialtis en Grec. » (Dictionnaire de Furetière, édition 1690). En italien, le même mot souvent employé au pluriel — incubi — désigne les cauchemars dans le langage quotidien.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Et encore Martín Antonio Delrío au XVe siècle, en parlant des incubes, succubes et démons : « l'oppression toutefois, et quasi-suffocation ne provient pas toujours de la part de ces démons, aussi bien souvent d'une espèce de maladie mélancolique que les Flamands appellent Mare, les Français Coquemare et les Grecs Ephialtes, lorsque le malade a opinion d'un pesant fardeau sur la poitrine, ou d'un Démon qui veut faire force à sa pudicité. » De même pour Ambroise Paré[14]. C'est Louis Dubosquet en 1815 qui va s'attacher, dans sa thèse de médecine, à faire remplacer le terme incubus par cauchemar, et à sa suite, les dictionnaires de médecine utiliseront cauchemar[15].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • En Côte d'Ivoire, il existe une croyance en des femmes de nuit ou maris de nuit. Selon cette croyance, une de ces entités peut hanter les rêves d'une personne jusqu'à l'empêcher de ressentir des sentiments pour des personnes de chair et d'os. Cette croyance est notamment évoquée dans le cadre d'un couple pour justifier la perte d'intérêt d'un conjoint pour l'autre.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Éphialtès

Eugène Thivier : Le cauchemar.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Didier Descouens · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

Hippocrate employait le terme ἐφιάλτης / éphiáltes pour désigner le cauchemar. C'est lui qui décrit le premier les manifestations du cauchemar. Ce terme est désigné dans le sens d'une description médicale plutôt que dans celle d'une superstition. Il sera repris par Oribase (IVe siècle), Macrobe (400), Caelius Aurélianus, Aétius (Ve siècle) et Paul d'Égine. Les descriptions du cauchemar par les Grecs correspondent à ce qui a été décrit sous le terme d'éphialtès. Celui-ci sera abandonné en France au Moyen Âge, bien que, curieusement, le médecin et botaniste français François Boissier de Sauvages de Lacroix (1706-1767) l'utilise à nouveau. En revanche, le terme en question restera dans la littérature médicale en langue allemande jusqu'à la fin du XIXe siècle[15].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'étymologie d'éphialtès est donc « se jeter, sur », mais à la différence d'incubus, elle exprime plus l'agression violente. Ceci est d'ailleurs conforme à la mythologie grecque. Il existe deux Géants du nom d'Éphialtès : celui de première génération : Éphialtès fils de Gaïa. Robert Graves[16] raconte que, pour venir à bout des Géants, il existe une plante nommée ephialtion (qu'aucun mythographe ne cite) qui est « un spécifique des cauchemars ». Dans la légende de la mort de Porphyrion et de Pallas, deux autres Géants de première génération, c'est toujours Héraclès qui donne le coup fatal. Selon Graves, c'est donc Héraclès qu'on invoque « lorsqu'on est en proie aux cauchemars érotiques qui vous surprennent à n'importe quelle heure de la journée » et celui appartenant aux Géants tardifs : Éphialtès fils de Poséidon, frère jumeau et aîné d'Otos. Toujours pour Robert Graves, les frères jumeaux, « fils de « l'aire à battre le blé » par « celle qui donne la vigueur aux organes sexuels », personnifient les Incubes ou cauchemars érotiques qui étouffent les femmes et leur font outrage pendant leur sommeil ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Incidence dans la population

Le cauchemar touche de manière handicapante 2 % à 5 % de la population générale[17], mais de manière disproportionnée environ 30 % des patients psychiatriques traités en ambulatoires[18].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Intensité d'un cauchemar (psychométrie)

Chez les personnes avec un syndrome de stress post-traumatique (SSPT), l’un des symptômes les plus courants de troubles du sommeil est le cauchemar récidivant, qui a dans ces cas une prévalence auto-déclarée allant de 52 à 96 %, les taux les plus élevés étant trouvés chez ceux qui présentent conjointement un trouble panique[19],[20]. En outre, selon Miles et al. (2022), l'intensité des cauchemars semble associée à la gravité des symptômes du SSPT[21].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1999, Agargun et ses collègues ont proposé une échelle d'anxiété de rêve (Van Dream Anxiety Scale), afin de fournir des mesures subjectives de l'anxiété onirique chez les personnes souffrant de cauchemars. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Une autre échelle (Nightmare Disorder Index), plus récente et reliée aux critères du DSM-5 de 2013 existe. Elle a notamment été testée au sein d'un panel de 460 infirmières (un métier à haut risque de cauchemars, en raison notamment d'une proximité avec les blessures, la mort et la souffrance, comme chez les anciens combattants) ; cette étude a confirmé la validité de l'échelle, ainsi que des taux élevés de cauchemars et une prévalence accrue de troubles associés (syndrome de stress post-traumatique (SSPT) ; et autres formes de stress ; dépression ; anxiété), affectant négativement le fonctionnement psychosocial chez les infirmières les plus touchées. Les auteurs ont à cette occasion recommandé un dépistage accru des troubles liés aux cauchemars dans les populations à haut risque professionnel[17].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le Disturbing Dream and Nightmare Severity Index (DDNSI) repose sur un facteur unique et constitue une mesure valide de la fréquence et de la détresse liées aux cauchemars, en restant stable selon le sexe et l'origine ethnique ou culturelle, fournissant ainsi une base psychométrique solide pour son utilisation en recherche et en clinique. Ses cinq items mesurent tous la même dimension psychologique (sévérité des cauchemars évaluée par la fréquence et l'intensité de la détresse au réveil)[22].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Une autre échelle (Insomnia Severity Index), complémentaire, porte sur le degré de sévérité des insomnies (qui peuvent faire suite aux cauchemars, mais ont aussi de nombreuses autres causes possibles). Les qualités psychométriques de cette échelle ont été validées en 2021 par Boysan et al.[23] et par une méta-analyse basée sur 33 études (totalisant 29 688 participants)[24].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Des chercheurs se sont aussi intéressés à la détresse dans les cauchemars, un concept distinct de la simple fréquence des cauchemars bien qu'il y soit très corrélé. Une hypothèse est que certaines personnes — notamment celles présentant un névrosisme élevé (c'est-à-dire une tendance stable à éprouver, plus que la moyenne, des émotions négatives comme l’anxiété, la tristesse, l’irritabilité ou l’inquiétude, et à être plus sensible au stress) vivraient plus intensément, ou surestimeraient la détresse provoquée par leurs cauchemars indépendamment de leur fréquence. Cette hypothèse n’a pas été confirmée : si le névrosisme apparaît effectivement corrélé à la fréquence des cauchemars, il ne l'est pas à l’intensité ni à la quantité de détresse associées à un cauchemar isolé[25].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 2011, Michael Schredl et Iris Reinhard signalaient qu'ils n'avaient trouvé aucune étude ayant examiné si les différences entre genres observées dans la fréquence des cauchemars se retrouvent aussi dans la détresse qu’ils suscitent[25].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Symptomatologie générale et conséquences

Cauchemar (Louis Janmot)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Au début du XIXe siècle, Louis Dubosquet écrit : « Le caractère principal de cette affection [le cauchemar] consiste dans le sentiment d'une forte pression que le malade attribue à un poids quelconque »[8]. Une des spécificités du cauchemar est que le réveil est habituellement rapide, sans confusion ni désorientation, mais peut s'accompagner, au moins brièvement, d'un sentiment d'angoisse.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'objet de cette section n'est pas de recenser l'ensemble des conceptions du cauchemar au cours de l'histoire, mais au contraire d'en dégager les points communs et les principales divergences[15]. Et il existe bien un point commun à travers toutes les descriptions du cauchemar. Il s'agit des notions de « suffocation », « état lourd », « poids lourd », « serrement », « oppression », « forte pression ». Les endroits du corps où naissent ces sensations sont la poitrine et l'estomac.Les auteurs sont : Thémison de Laodicée[26], Soranos[26], Oribase (IVe siècle), Aétius (Ve siècle), Paul d'Égine[26], des médecins arabes, Ambroise Paré, Schenck (1665), François Boissier de Sauvages de Lacroix (fin XVIIIe siècle), Dubosquet Louis (1815), Macario (1857), Ernest Jones (1931), Guy Hanon (1987). Des notions assez souvent retrouvées sont la perte de la parole, de la voix, « impossibilité d'émettre un son », mais aussi l'inverse : « pousse des cris de terreurs », « vocalisation ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Parmi les notions divergentes, deux sont à retenir, encore en discussion : les notions de « paralysie » et « immobilité du corps » (Aétius), « sentiments d'impuissance » (Macario), Ernest Jones et les notions inverses : « mouvements convulsifs » (Boissier de Sauvages), « somnambulisme » avec Cullen 1712-1790, « agitation » avec Dubosquet, « participation motrice » avec Guy Hanon. Des descriptions plus rares sont données comme : « asthme nocturne » (Claude Galien), « dyspnée » (Boissier de Sauvages), « hallucinations » avec François-Emmanuel Fodéré (1817), « rêve pénible » (Jules Baillarger).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon une étude récente (2025), peu après un traumatisme, même sans psychopathie préexistante, les patients qui présentent à la fois des cauchemars cliniquement significatifs et des symptômes d'insomnie présentent, deux mois plus tard, les taux les plus élevés d'idéation suicidaire ; et l'insomnie ne prédit une augmentation du risque de suicide que quand elle est associée à des cauchemars intenses. Ceci suggère que la conjonction des deux troubles renforce fortement le lien entre sommeil perturbé et suicidalité, « probablement en partie à cause des cauchemars aggravant l'insomnie concomitante[27],[28],[29],[30]. Les cauchemars et l'insomnie étant des conséquences courantes et modifiables d'un traumatisme aigu[31],[32], cette association pourrait contribuer au risque précoce de suicide chez les populations gravement traumatisées ». Les interventions précoces ciblant simultanément cauchemars et insomnie sont donc recommandées chez les personnes à risque[33]. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Parmi les groupes surexposés à ce risque figurent :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • les militaires et les victimes de guerre, les réfugiés, les personnes ayant été torturées ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • les membres de minorités sexuelles et de genre (SGM), qui ont parfois dû fuir leur domicile ou leur pays pour chercher et peut-être trouver un espace alternatif permettant l’expression de leur identité, souvent pendant ou après l'adolescence, dans un contexte qui les exposait à l'isolement social et à des systèmes oppressifs, à la fois macro et micro‑sociaux (parfois, dans certains pays, à la peine de mort ou à l'opprobre)[34] ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • un sous‑groupe de personnes autistes (présentant à la fois un TSA et un SSPT, un syndrome statistiquement plus fréquent chez les autistes que chez les patients non autistes ; ces personnes autistes présentent généralement aussi plus d'hyperéveil et d'irritabilité) ; les personnes autistes représentent 1 à 1,5 % de la population générale... mais peut-être jusqu'à 20 % des patients traités en psychiatrie ambulatoire, surtout s'ils sont en outre porteurs d'un syndrome de stress post-traumatique (SSPT qui, statistiquement, survient à un moment donné de la vie chez 4 % de la population générale, mais chez 14 à 20 % des patients psychiatriques ambulatoires, généralement non diagnostiqués autistes pour les adultes et personnes âgées)[35]. À titre d'exemple, selon deux études suédoises publiées en 2022, environ 19 à 20 % des accueils externes en milieu psychiatrique adulte pourraient avoir un TSA)[36],[37].
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En 2025, une revue systématique (ayant porté sur 29 études, « encore préliminaires ») a fait un point sur la fréquence et l'intensité des cauchemars chez les enfants et adolescents avec TSA. Moins de 5 % des participants avaient des cauchemars très fréquents ; et la prévalence générale des cauchemars était proche de celle observée chez les enfants neurotypiques. Cependant, une association marquée entre cauchemars et autres troubles du sommeil (très répandus dans le TSA) est signalée, suggérant que ces comorbidités pourraient influencer la fréquence des cauchemars. Les auteurs eux-mêmes alertent sur le fait que les difficultés de communication et d'introspection propres aux personnes autistes (parfois non-verbales et souvent alexithymiques, c'est-à-dire ayant une difficulté à percevoir les émotions) peuvent limiter la capacité à rapporter les cauchemars, et que la littérature sur le sujet souffre de nombreuses limites méthodologiques. Selon ce travail, les cauchemars ne semblent pas centraux dans le TSA, mais des études plus robustes sont nécessaires pour mieux cerner le sujet[38].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Descriptions attribuées

Certaines descriptions ont été attribuées par plusieurs philosophes et médecins. Pour Oribase et certains médecins arabes[15], le cauchemar est une forme nocturne d'épilepsie.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour Galien, il s'agit d'un asthme nocturne. Selon Boissier de Sauvages, l'angoisse du cauchemar n'est que la conséquence d'un obstacle à la respiration, ceci générant « l'idée d'un démon malfaisant ». Il recense six types de cauchemars : éphialte pléthorique, éphialte stomachique (ou épilepsie nocturne dans lesquelles les craintes du jour reviennent la nuit), causés par l'hydrocéphale, éphialte vermineux, éphialte tertianaria (tient de l'incube et de l'épilepsie) et éphialte hypocondriaque.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour Louis Dubosquet, il s'agit d'une maladie nerveuse. Pour Auguste Motet (1867), il existe deux types de cauchemar : l'un en rapport avec la traduction des sensations corporelles de l'organisme pendant le sommeil en idées, l'autre en rapport avec « l'exercice de la mémoire et de l'imagination ». Ernest Jones pense que le cauchemar exprime un conflit psychique relatif à un désir incestueux. Pour Michel Collée (1987), le cauchemar est en rapport avec une « souffrance innommable d'une altérité que le désir suscite, une image qui signe l'inaccessibilité de la parole à en rendre compte ». Pour Guy Hanon (1987), le cauchemar est une attaque d'angoisse massive avec vocalisation.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Types

Dans le langage populaire, le cauchemar est parfois qualifié de mauvais rêve[39],[40]. Il en est de même au sein de la psychiatrie, selon Jean-Michel Gaillard, docteur en médecine, spécialiste en psychiatrie, à Genève. Les cauchemars provoquent généralement un réveil, contrairement aux mauvais rêves qui sont pénibles sans entraîner d’éveil. Pour Levin et Nielsen (2007), la question de savoir s'il s’agit de deux phénomènes distincts ou d’un même phénomène dont l’intensité varie reste ouverte[41].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans le DSM-IV, la classification des troubles du sommeil différencie les terreurs nocturnes et le cauchemar (qui perd au passage une partie de ses anciens descripteurs (suffocation, état lourd, poids lourd, serrement, oppression, forte pression) :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • la terreur nocturne n'est pas un cauchemar ; elle survient généralement dans une autre phase du sommeil, et son contenu n'est pas « nommable » (car le rêveur ne s'en souvient pas lors de son réveil). Elle ne semble pas s'intégrer dans une histoire rêvée. Elle semble plutôt faite d'éléments physiologiques (transpiration, tachycardie, difficultés à respirer, sensation de poids sur la poitrine, obnubilation, agitation, cris). Son retour à la conscience est plus long que pour le cauchemar et parfois le dormeur se rendort spontanément, comme si rien ne c'était passé ;
    Les terreurs nocturnes surviennent essentiellement dans l’enfance[42] ; elles peuvent donc être prises pour des cauchemars (surtout lorsque ces derniers sont mesurés par rapport parental), ce qui peut biaiser certaines études sur le cauchemar[38].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • la paralysie du sommeil, est définie comme un éveil (réel ou halluciné) pendant la période physiologique de paralysie du sommeil. Elle génère des symptômes d'angoisse, de peurs, du même ordre que ceux des terreurs nocturnes,Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Il existe d'autres phénomènes hallucinatoires connexes non décrits dans les terreurs nocturnes (du fait de l'amnésie de ces dernières). Ces deux entités ont un rapport certain avec le cauchemar, mais, chacune séparément ne peut définir le cauchemar dans son intégralité. Amédée Dechambre (médecin français, 1812-1886) a écrit : on donne une valeur nosologique à un symptôme arbitrairement distrait d'un ensemble fort variable de phénomènes morbides en parlant du cauchemar.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Causes

Plusieurs causes de cauchemars sont connues :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le Trouble de stress post-traumatique fait régulièrement revivre l'événement traumatisant (reviviscences).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le sevrage ou la réduction de la consommation d'alcool[43] ou de benzodiazépines[44] peuvent aussi être à l'origine des cauchemars, de même que les hypnotiques, les bêta-bloquants peuvent également y contribuer.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Généralement, les cauchemars sont le résultat de pensées (souvent néfastes) qui ont été imaginées par l'individu récemment, et qui « sortent » de la mémoire lors du sommeil sous forme de cauchemar. Ce sont des passages qui traumatiseront l'individu, et sont souvent des moments violents, imaginés ou même visualisés dans la vie courante et toujours durs à supporter pour la personne[réf. nécessaire].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Certains cauchemars n'ont pas de cause apparente et/ou ne s'expliquent pas pour le rêveur. La psychanalyse y voit l'expression de conflits internes importants qui ont été refoulés, comme des désirs et besoins individuels et les obligations et devoirs imposés ou encore, les conflits entre des buts contradictoires entre lesquels l'individu n'arrive pas à choisir[45].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le cauchemar chez l'enfant

Prévalence, et fréquence du cauchemar chez les enfants

Les définitions et outils de mesure du taux et de l'intensité des cauchemars chez les enfants varient, même si la standardisation des méthodes d'évaluation des cauchemars progresse[46]. On peut par erreur confondre chez l'enfant le cauchemar et la terreur nocturne (qui est un épisode de panique intense survenant en sommeil profond, avec éveil partiel, confusion et amnésie fréquente, alors que le cauchemar a lieu en sommeil paradoxal et se conclut par un réveil avec l'esprit plus clair).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Une revue narrative récente (2023) a exploré la littérature scientifique publiée en 20 ans (2001-2021) sur les cauchemars chez les enfants et adolescents d'âge scolaire. Elle a examiné la prévalence des cauchemars (et du trouble du cauchemar) dans 69 études, faites dans 23 pays[46]. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Elle montre que la prévalence des cauchemars varie selon les caractéristiques des échantillons et les méthodes d'évaluation utilisées[46] :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • dans la population générale des enfants, les cauchemars concernent environ 1 à 11 % des enfants au cours pour la semaine écoulée, et 25 à 35 % pour le mois précédent ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • dans les échantillons psychiatriques ces taux s'élèvent respectivement à 27–57 % et 18–22 %.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le « trouble du cauchemar » toucherait quant à lui environ 3 à 6 % des enfants dans la population générale ; et 10 à 12 % dans les échantillons cliniques[46]. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La fréquence des cauchemars atteint un pic entre 10 et 14 ans, puis diminue avec l'âge. Les filles en rapportent généralement plus que les garçons (avec une divergence de genre apparaissant autour de 14 ans selon une étude)[46].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les parents sous-estiment le nombre de cauchemars faits par leur(s) enfant(s) (d'après les auto‑rapports des enfants), sauf dans les échantillons présentant des comorbidités psychiatriques, où l'accord parent‑enfant est plus important[46] (de même que, y compris chez l'adulte, les études basées sur le journal intime rapportent des taux de prévalences beaucoup plus élevés que les études basées sur les questionnaires rétrospectifs[25] (La tenue régulière d’un journal de rêves est connue pour augmenter la fréquence de rappel des rêves, en particulier chez les personnes qui s’en souviennent naturellement peu)[25]. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Cauchemar et genre : les cauchemars sont plus fréquents chez les adolescentes et les jeunes femmes, dans trois groupes d'âge de populations en bonne santé que sont : l'adolescence, le jeune adulte et l'adulte d'âge moyen ; alors qu'aucune différence notable n'est constatée chez les enfants, ni chez les personnes âgées ; c'est le constat dressé par une méta‑analyse (basée sur 111 études), publié en 2011. Cela restait vrai, quelle que soit la définition du cauchemar.
Ces différences pourraient peut-être s'expliquer par une fréquence accrue de rappel des rêves, de dépression et de traumas infantiles et par des insomnies également plus fréquentes chez les femmes et adolescentes. Aucune étude systématique n'a cependant encore clairement expliqué ces différences[25]. Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Des variations selon les études semblent liées à la source des données — auto‑rapport de l'enfant ou rapport parental.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les auteurs suggèrent que comprendre les causes de ces différences pourrait aider à mieux comprendre l'étiologie des cauchemars et certaines divergences de genre observées dans d'autres troubles psychologiques (ex : dépression, trouble de stress post‑traumatique).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Interprétations

Selon le psychologue français Michel Zlotowicz (1938-1976), chercheur au Laboratoire de Psychobiologie de l’Enfant, associé au C.N.R.S. et auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux peurs et aux rêves de l’enfant, dont « Les cauchemars de l’enfant » publié en 1978, dans les rêves et cauchemars d'enfants[47] : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • le schéma narratif est très stable : un agresseur exerce une série d’actions de plus en plus menaçantes envers une victime ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • la sensation de risque, de danger et la détresse augmentent au fur et à mesure du rêve ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • les événements forment souvent des cycles, où la menace se répète et/ou s’amplifie ; et la victime échoue généralement à échapper au danger.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le cauchemar typiques suscite chez le jeune rêveur de la détresse, et il semble souvent exprimer la peur de la séparation, de l’étrange et de la destruction, et parfois de la culpabilité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • les personnages — agresseurs, victimes, auxiliaires — sont peu nombreux. On les retrouve dans le récit, d'un cauchemar à l’autre : ils peuvent être classés selon leur identité, mais aussi, et de manière plus intéressante, en fonction de leur rôle dans l'histoire cauchemardesque rêvée, c'est-à-dire en fonction des actions qu'ils y accomplissent[47].
    Zlotowicz distingue 3 personnages archétypiques[47] :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  1. L'agresseur : Celui qui attaque, poursuit, menace ou effraie l'enfant ; il peut s'agir d'un humain, d'un animal, d'un monstre ou même d'un objet animé ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  2. La victime : le personnage qui subit l'agression (l'enfant lui‑même a souvent ce rôle, mais il peut aussi s'agir d'un parent, d'un proche ou d'un inconnu ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  3. L'auxiliaire : il aide, protège ou soutient l'enfant (ce sont souvent les parents, même s'ils peuvent - rarement - parfois être victimes… ou exceptionnellement agresseurs.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon l’analyse « morphologique » de Zlotowicz, les personnages peuvent appartenir simultanément à deux ou trois de ces archétypes et cette labilité des éléments du cauchemar enfantin — changements de rôles, actions contradictoires ou opposées — peut être associée à la nature de l'angoisse, et à son expression dans le cauchemar. Elle témoignerait d'un monde mouvant et peu sûr, où différents éléments peuvent prendre des valeurs opposées. L'analyse du cauchemar peut mettre en évidence des éléments sur lesquels appuyer l'interprétation du contenu ; et la typologie des personnages petu suggérer une classification des récits en fonction des types actualisés par chacun d'eux. Les animaux, objets, membres de la famille ou inconnus peuvent ainsi apparaître dans le cauchemar d'un enfant.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Michel Zlotowicz sur la base de l'étude de cauchemars décrits par plus de 300 enfants de 5 à 11 ans, estime que la structure et le contenu des cauchemars infantiles sont peu compatibles avec la doctrine et les hypothèses freudiennes classiques sur le rêve et l’angoisse. Selon lui le cauchemar de l'enfant ne révèle pas de symbolisme latent où les personnages et objets représenteraient autre chose qu’eux‑mêmes ; le symbolisme est ici surtout un symbolisme de l’action, et non des figures. L’angoisse exprimée ne renvoie pas à des conflits inconscients refoulés, mais plutôt à des peurs immédiates et concrètes : séparation, perte, destruction.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Cauchemars et apnée du sommeil

Une étude a montré que plus l'apnée du sommeil est sévère, moins les patients rapportent de cauchemars, ce qui suggère que l'OSA importante pourrait dans ce cas réduire la capacité à se souvenir des cauchemars au réveil, et/ou réduire les cauchemars eux-mêmes (probablement en raison de la diminution du sommeil paradoxal observée dans ces formes sévères)[48].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Traitements

Une technique psychothérapeutique (un variant de la thérapie cognitivo-comportementale ou TCC) vise spécifiquement les cauchemars récurrents. Dite « IRT » pour Imagery rehearsal therapy, elle consiste, avec un thérapeute, à modifier volontairement le scénario d’un cauchemar récurrent, pour le transformer en un autre scénario, non-éprouvant, que le patient va répéter mentalement, afin de réduire la fréquence, l'intensité de la détresse et des comportements nocturnes perturbateurs liés aux cauchemars post‑traumatiques[49].
Selon une revue Cochrane de quatre essais contrôlés randomisés, l'IRT peut être efficace, mais avec des résultats inconstants selon les études[50] ; Cette thérapie pourrait moins fonctionne moins chez les patients moins motivés ou à moindres capacités cognitives (ainsi, une analyse secondaire a porté sur un essai contrôlé randomisé mené auprès de 62 réfugiés traumatisés, qui ont tous reçu une IRT en complément du traitement habituel). Elle a conclu que l’amélioration des cauchemars, de la qualité du sommeil et des symptômes de stress post‑traumatique était principalement prédite par une symptomatologie initiale plus sévère, et par une forte motivation pour la psychothérapie. Inversement, un faible fonctionnement cognitif et le recours à un interprète étaient associés à une moindre réponse au traitement[51].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour les personnes souffrant chroniquement de cauchemars intenses, des psychologues comme Celia Green, Stephen LaBerge ou Antonio Zadra, recommandent l'apprentissage du rêve lucide pour apprendre à reconnaître l'état de rêve et se débarrasser de sa peur[52],[53]. Toutefois, selon une étude de Barngrovern et al. (2021), le rêve lucide est associé à une détresse accrue liée aux cauchemars et à une moins bonne qualité de sommeil chez les personnes ayant une faible ou moyenne pleine conscience, tandis que chez celles présentant un haut niveau de mindfulness, il tend au contraire à réduire la détresse et à améliorer le sommeil, suggérant que ses effets bénéfiques ne se manifestent que lorsque des compétences élevées de pleine conscience sont présentes [54].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Peretz Lavie (en), psychologue et physiologiste du sommeil et de ses désordres, mentionne, sans plus de références, qu'il existe des techniques pour ne plus se souvenir de ses rêves, ce qui aiderait les personnes souffrant de cauchemars[55].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Mythes

Article détaillé : Cauchemar (folklore).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Deux grands motifs se retrouvent fréquemment dans les descriptions de cauchemars : celui de la mort, et celui d'une poursuite ou d'une pression oppressante, souvent associés à une sensation de poids sur la poitrine et à une expérience subjective d'angoisse intense et d'impuissance.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon des croyances antiques (Pline l'Ancien, Histoire naturelle ; Ovide, Les Métamorphoses), joindre les mains ou serrer les poings est un moyen efficace pour se prémunir contre la magie[26]. Caelius Aurelianus rapporte des traditions populaires selon lesquelles attraper l'Alp (créature réputée causer les cauchemars) par les doigts le fait fuir, conceptions retrouvées aussi en Allemagne et chez les Slaves, selon Wuttke[26],[56] et Laistner[57].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon Wilhelm Rosher « toutes ces suppositions sont bien entendu basées sur l'expérience que le cauchemar disparaît aussitôt que le dormeur récupère, par un petit mouvement des extrémités (doigts et orteils), sa capacité de bouger »[26].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • cauchemar, sur le WiktionnaireNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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  1. Que désigne « Cauchemar » ? — Non vérifiéEn psychiatrie, un cauchemar est selon le DSM-4 un rêve long, élaboré et effrayant provoquant un réveil complet et une détresse marquée.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéÉtymologie

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéCauchemar

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéLe Cauchemar de Johann Heinrich Füssli (1790-1791).

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéCauses | Inguma ou Mara

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéCIM-10 | F51.5

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéMedlinePlus | 003209

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  8. Passage de cet article — Non vérifiéMise en garde médicale

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  9. Passage de cet article — Non vérifiéEl sueño de la razón produce monstruos.

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  10. Passage de cet article — Non vérifiéEn psychiatrie, un cauchemar est selon le DSM-4 un rêve long, élaboré et effrayant provoquant un réveil complet et une détresse marquée. Le réveil est accompagné d'une forte émotion négative (horreur, peur ou anxiété, et parfois tristesse voire désespoir). Il contient souvent une situation de grand danger, source de terreur et de mal-être psychologiques ou physiques. Le rêveur peut avoir du mal à retrouver le sommeil…

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  11. Passage de cet article — Non vérifiéLa médecine parle aussi de trouble du cauchemar quand la fréquence et l'intensité des cauchemars altèrent le bien-être général et le fonctionnement diurne ; il concerne surtout les enfants : 3 à 6 % d'entre eux dans la population générale, et 10 à 12 % dans les échantillons cliniques.

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  12. Passage de cet article — Non vérifié« Cauchemar » dérive de cauquemaire, utilisé au XVe siècle. Il est formé de caucher et de mare. Caucher dérive de cauchier (« presser »), qui est un probable croisement entre l'ancien français chauchier (« fouler », « presser ») XIIe siècle, le latin calcare (« talonner », « fouler aux pieds »), et la forme picarde cauquer. Mare provient du mot picard mare, emprunté au moyen néerlandais mare (« fantôme »), avec le mê…

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  13. Passage de cet article — Non vérifié« Cauchemar » a eu une orthographe différente en fonction des localités et des époques : « cochemare » 1694, « cochemar » 1718, « cauchemare », « cauquemare » (Picardie), cauquevieille (Lyon), « chauchi-vieilli » (Isère), « chauche-vieille » (Rhône), « chaouche-vielio » (Languedoc), « cauquemare », « quauquemaire » (sorcière), « cochemar ».

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéMare pourrait également signifier « jument ». Cette autre signification possible de mare est renforcée par l'association du cheval dans la mythologie populaire des cauchemars. Cauchemar, en anglais Nightmare, est souvent traduit « cavalcade » ou « jument de la nuit ». De plus, le mot allemand moderne Mähre signifie jument et est très proche du mot Mahr qui signifie cauchemar. L'étymologie du mot cauchemar n'est donc …

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  15. Passage de cet article — Non vérifiéSelon Louis Dubosquet (1815), le mot allemand nachtmaar signifie cheval de nuit ; le mot anglais night-mare signifie vieille cavale de nuit ; en hollandais et en flamand nacht-merrie signifie vieille cavale de nuit; en polonais mara signifie la cavale. Selon Dubosquet, le mot cauchemar lui-même vient des mots calca (basse latinité, pour calcatio = action de fouler) et mar, adouci du celtique march (cheval).

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéLa définition et les caractéristiques communes du cauchemar, en fonction des sources et des époques sont celles d'une oppression sur la poitrine ou l'estomac, pendant le sommeil, et parfois, par extension, un rêve effrayant. Les caractères divergents et l'attribution des causes du cauchemar sont étudiés plus bas.

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéEn latin, il n'existe pas de terme pour désigner le cauchemar. Par contre, il existe le terme incubus qui se traduit par « couché sur ». Le mot « incube » apparaît vers 1372.

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  18. Passage de cet article — Non vérifiéLe terme incube est à l'origine utilisé spécialement par le monde ecclésiastique. Il désigne un démon de sexe masculin qui a des relations sexuelles avec les femmes endormies. Cette notion est en rapport direct avec Genèse VI, 1-14, dont saint Augustin a fait un commentaire dans La Cité de Dieu. Ce commentaire a d'ailleurs été repris pendant l'Inquisition par Henri Institoris et Jacques Sprenger dans le Malleus Malef…

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  19. Passage de cet article — Non vérifiéDes considérations théologiques, le terme incube est passé dans le domaine médical progressivement, pour désigner le cauchemar : « que donne le peuple à une certaine maladie ou oppression d'estomac, qui fait croire à ceux qui dorment que quelqu'un est couché sur eux : ce que les ignorants croient est causé par l'Esprit malin. En Latin Incubus, Ephialtis en Grec. » (Dictionnaire de Furetière, édition 1690). En italien…

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéEt encore Martín Antonio Delrío au XVe siècle, en parlant des incubes, succubes et démons : « l'oppression toutefois, et quasi-suffocation ne provient pas toujours de la part de ces démons, aussi bien souvent d'une espèce de maladie mélancolique que les Flamands appellent Mare, les Français Coquemare et les Grecs Ephialtes, lorsque le malade a opinion d'un pesant fardeau sur la poitrine, ou d'un Démon qui veut faire …

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéEn Côte d'Ivoire, il existe une croyance en des femmes de nuit ou maris de nuit. Selon cette croyance, une de ces entités peut hanter les rêves d'une personne jusqu'à l'empêcher de ressentir des sentiments pour des personnes de chair et d'os. Cette croyance est notamment évoquée dans le cadre d'un couple pour justifier la perte d'intérêt d'un conjoint pour l'autre.

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéEugène Thivier : Le cauchemar.

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  23. Passage de cet article — Non vérifiéHippocrate employait le terme ἐφιάλτης / éphiáltes pour désigner le cauchemar. C'est lui qui décrit le premier les manifestations du cauchemar. Ce terme est désigné dans le sens d'une description médicale plutôt que dans celle d'une superstition. Il sera repris par Oribase (IVe siècle), Macrobe (400), Caelius Aurélianus, Aétius (Ve siècle) et Paul d'Égine. Les descriptions du cauchemar par les Grecs correspondent à c…

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  24. Passage de cet article — Non vérifiéL'étymologie d'éphialtès est donc « se jeter, sur », mais à la différence d'incubus, elle exprime plus l'agression violente. Ceci est d'ailleurs conforme à la mythologie grecque. Il existe deux Géants du nom d'Éphialtès : celui de première génération : Éphialtès fils de Gaïa. Robert Graves raconte que, pour venir à bout des Géants, il existe une plante nommée ephialtion (qu'aucun mythographe ne cite) qui est « un spé…

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéLe cauchemar touche de manière handicapante 2 % à 5 % de la population générale, mais de manière disproportionnée environ 30 % des patients psychiatriques traités en ambulatoires.

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  26. Passage de cet article — Non vérifiéChez les personnes avec un syndrome de stress post-traumatique (SSPT), l’un des symptômes les plus courants de troubles du sommeil est le cauchemar récidivant, qui a dans ces cas une prévalence auto-déclarée allant de 52 à 96 %, les taux les plus élevés étant trouvés chez ceux qui présentent conjointement un trouble panique,. En outre, selon Miles et al. (2022), l'intensité des cauchemars semble associée à la gravité…

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1999, Agargun et ses collègues ont proposé une échelle d'anxiété de rêve (Van Dream Anxiety Scale), afin de fournir des mesures subjectives de l'anxiété onirique chez les personnes souffrant de cauchemars.

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  28. Passage de cet article — Non vérifiéUne autre échelle (Nightmare Disorder Index), plus récente et reliée aux critères du DSM-5 de 2013 existe. Elle a notamment été testée au sein d'un panel de 460 infirmières (un métier à haut risque de cauchemars, en raison notamment d'une proximité avec les blessures, la mort et la souffrance, comme chez les anciens combattants) ; cette étude a confirmé la validité de l'échelle, ainsi que des taux élevés de cauchemar…

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéLe Disturbing Dream and Nightmare Severity Index (DDNSI) repose sur un facteur unique et constitue une mesure valide de la fréquence et de la détresse liées aux cauchemars, en restant stable selon le sexe et l'origine ethnique ou culturelle, fournissant ainsi une base psychométrique solide pour son utilisation en recherche et en clinique. Ses cinq items mesurent tous la même dimension psychologique (sévérité des cauc…

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  30. Passage de cet article — Non vérifiéUne autre échelle (Insomnia Severity Index), complémentaire, porte sur le degré de sévérité des insomnies (qui peuvent faire suite aux cauchemars, mais ont aussi de nombreuses autres causes possibles). Les qualités psychométriques de cette échelle ont été validées en 2021 par Boysan et al. et par une méta-analyse basée sur 33 études (totalisant 29 688 participants).

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  31. Passage de cet article — Non vérifiéDes chercheurs se sont aussi intéressés à la détresse dans les cauchemars, un concept distinct de la simple fréquence des cauchemars bien qu'il y soit très corrélé. Une hypothèse est que certaines personnes — notamment celles présentant un névrosisme élevé (c'est-à-dire une tendance stable à éprouver, plus que la moyenne, des émotions négatives comme l’anxiété, la tristesse, l’irritabilité ou l’inquiétude, et à être …

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  32. Passage de cet article — Non vérifiéEn 2011, Michael Schredl et Iris Reinhard signalaient qu'ils n'avaient trouvé aucune étude ayant examiné si les différences entre genres observées dans la fréquence des cauchemars se retrouvent aussi dans la détresse qu’ils suscitent.

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéCauchemar (Louis Janmot)

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéAu début du XIXe siècle, Louis Dubosquet écrit : « Le caractère principal de cette affection [le cauchemar] consiste dans le sentiment d'une forte pression que le malade attribue à un poids quelconque ». Une des spécificités du cauchemar est que le réveil est habituellement rapide, sans confusion ni désorientation, mais peut s'accompagner, au moins brièvement, d'un sentiment d'angoisse.

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  35. Passage de cet article — Non vérifiéL'objet de cette section n'est pas de recenser l'ensemble des conceptions du cauchemar au cours de l'histoire, mais au contraire d'en dégager les points communs et les principales divergences. Et il existe bien un point commun à travers toutes les descriptions du cauchemar. Il s'agit des notions de « suffocation », « état lourd », « poids lourd », « serrement », « oppression », « forte pression ». Les endroits du cor…

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  36. Passage de cet article — Non vérifiéParmi les notions divergentes, deux sont à retenir, encore en discussion : les notions de « paralysie » et « immobilité du corps » (Aétius), « sentiments d'impuissance » (Macario), Ernest Jones et les notions inverses : « mouvements convulsifs » (Boissier de Sauvages), « somnambulisme » avec Cullen 1712-1790, « agitation » avec Dubosquet, « participation motrice » avec Guy Hanon. Des descriptions plus rares sont donn…

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  37. Passage de cet article — Non vérifiéSelon une étude récente (2025), peu après un traumatisme, même sans psychopathie préexistante, les patients qui présentent à la fois des cauchemars cliniquement significatifs et des symptômes d'insomnie présentent, deux mois plus tard, les taux les plus élevés d'idéation suicidaire ; et l'insomnie ne prédit une augmentation du risque de suicide que quand elle est associée à des cauchemars intenses. Ceci suggère que l…

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  38. Passage de cet article — Non vérifiéParmi les groupes surexposés à ce risque figurent :

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéles militaires et les victimes de guerre, les réfugiés, les personnes ayant été torturées ;

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéles membres de minorités sexuelles et de genre (SGM), qui ont parfois dû fuir leur domicile ou leur pays pour chercher et peut-être trouver un espace alternatif permettant l’expression de leur identité, souvent pendant ou après l'adolescence, dans un contexte qui les exposait à l'isolement social et à des systèmes oppressifs, à la fois macro et micro‑sociaux (parfois, dans certains pays, à la peine de mort ou à l'opp…

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  41. Passage de cet article — Non vérifiéun sous‑groupe de personnes autistes (présentant à la fois un TSA et un SSPT, un syndrome statistiquement plus fréquent chez les autistes que chez les patients non autistes ; ces personnes autistes présentent généralement aussi plus d'hyperéveil et d'irritabilité) ; les personnes autistes représentent 1 à 1,5 % de la population générale... mais peut-être jusqu'à 20 % des patients traités en psychiatrie ambulatoire, s…

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  42. Passage de cet article — Non vérifiéEn 2025, une revue systématique (ayant porté sur 29 études, « encore préliminaires ») a fait un point sur la fréquence et l'intensité des cauchemars chez les enfants et adolescents avec TSA. Moins de 5 % des participants avaient des cauchemars très fréquents ; et la prévalence générale des cauchemars était proche de celle observée chez les enfants neurotypiques. Cependant, une association marquée entre cauchemars et …

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  43. Passage de cet article — Non vérifiéCertaines descriptions ont été attribuées par plusieurs philosophes et médecins. Pour Oribase et certains médecins arabes, le cauchemar est une forme nocturne d'épilepsie.

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéPour Galien, il s'agit d'un asthme nocturne. Selon Boissier de Sauvages, l'angoisse du cauchemar n'est que la conséquence d'un obstacle à la respiration, ceci générant « l'idée d'un démon malfaisant ». Il recense six types de cauchemars : éphialte pléthorique, éphialte stomachique (ou épilepsie nocturne dans lesquelles les craintes du jour reviennent la nuit), causés par l'hydrocéphale, éphialte vermineux, éphialte t…

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  45. Passage de cet article — Non vérifiéPour Louis Dubosquet, il s'agit d'une maladie nerveuse. Pour Auguste Motet (1867), il existe deux types de cauchemar : l'un en rapport avec la traduction des sensations corporelles de l'organisme pendant le sommeil en idées, l'autre en rapport avec « l'exercice de la mémoire et de l'imagination ». Ernest Jones pense que le cauchemar exprime un conflit psychique relatif à un désir incestueux. Pour Michel Collée (1987)…

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  46. Passage de cet article — Non vérifiéDans le langage populaire, le cauchemar est parfois qualifié de mauvais rêve,. Il en est de même au sein de la psychiatrie, selon Jean-Michel Gaillard, docteur en médecine, spécialiste en psychiatrie, à Genève. Les cauchemars provoquent généralement un réveil, contrairement aux mauvais rêves qui sont pénibles sans entraîner d’éveil. Pour Levin et Nielsen (2007), la question de savoir s'il s’agit de deux phénomènes di…

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  47. Passage de cet article — Non vérifiéDans le DSM-IV, la classification des troubles du sommeil différencie les terreurs nocturnes et le cauchemar (qui perd au passage une partie de ses anciens descripteurs (suffocation, état lourd, poids lourd, serrement, oppression, forte pression) :

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  48. Passage de cet article — Non vérifiéla terreur nocturne n'est pas un cauchemar ; elle survient généralement dans une autre phase du sommeil, et son contenu n'est pas « nommable » (car le rêveur ne s'en souvient pas lors de son réveil). Elle ne semble pas s'intégrer dans une histoire rêvée. Elle semble plutôt faite d'éléments physiologiques (transpiration, tachycardie, difficultés à respirer, sensation de poids sur la poitrine, obnubilation, agitation, …

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéla paralysie du sommeil, est définie comme un éveil (réel ou halluciné) pendant la période physiologique de paralysie du sommeil. Elle génère des symptômes d'angoisse, de peurs, du même ordre que ceux des terreurs nocturnes,

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéIl existe d'autres phénomènes hallucinatoires connexes non décrits dans les terreurs nocturnes (du fait de l'amnésie de ces dernières). Ces deux entités ont un rapport certain avec le cauchemar, mais, chacune séparément ne peut définir le cauchemar dans son intégralité. Amédée Dechambre (médecin français, 1812-1886) a écrit : on donne une valeur nosologique à un symptôme arbitrairement distrait d'un ensemble fort var…

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Bibliographie

  • Ernest Jones le cauchemar.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Sophie Bridier, Le cauchemar : étude d'une figure mythique, Paris, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, coll. « Croyances et traditions », 2002, 262 p. (ISBN 2-84050-202-X, lire en ligne).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • FRENESIE, no 3, coche-mare printemps 1987, Revue de la Société Internationale d'Histoire de la Psychiatrie et de la PsychanalyseNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Gilbert Durand Les structures anthropologiques de l'imaginaire DUNOD Paris 1992 - (ISBN 2-10-001415-3)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • « Insomnies, terreurs nocturnes et cauchemars » par J-Michel Gaillard, Psychiatre, Genève (Suisse).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • (en) Sydney Barngrover, Philip Zendels et Hannah Peach, « A moderated mediation model predicting the impact of nightmares on sleep quality. », APA PsycNet, vol. 31, no 4,‎ décembre 2021, p. 355–372 (ISSN 1573-3351 et 1053-0797, DOI 10.1037/drm0000186)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Liens externes

Notes et références

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Références 1 à 25
  1. Association américaine de psychiatrie, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 4e, 2000, p. 631↩
  2. (en) American Psychiatric Association, Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, American Psychiatric Association, 22 mai 2013 (ISBN 978-0-89042-555-8 et 978-0-89042-557-2, DOI 10.1176/appi.books.9780890425596).↩
  3. Jacqueline Picoche Dictionnaire Etymologique du Français Dictionnaire LE ROBERT 1994 (ISBN 2-85036-263-8)↩1 ↩2
  4. « Définition de Cauchemar sur trésor de la langue française », sur atilf.atilf.fr, ATILF - CNRS & Université de Lorraine (consulté le 23 mars 2020).↩1 ↩2 ↩3
  5. « Mara » est le terme norrois et suédois, « Mare » est norvégien et danois. En norvégien et en danois, le mot mareritt ou mareridt ou encore mareride (en suédois mardröm, rêve de mar, en anglais « nightmare », jument de la nuit…) signifie « cauchemar »↩
  6. Bernard Terramorsi, « La figure mythique du cauchemar. Une écrasante présence », Cahiers de recherches médiévales et humanistes. Journal of medieval and humanistic studies, no 11,‎ 15 décembre 2004, p. 46–55 (ISSN 2115-6360, DOI 10.4000/crm.1723, lire en ligne, consulté le 26 mars 2020)↩
  7. Sophie Bridier, Le cauchemar: étude d'une figure mythique, Presses Paris Sorbonne, 2002 (ISBN 978-2-84050-202-9, lire en ligne), p. 20-22↩1 ↩2 ↩3
  8. Louis Dubosquet, Dissertation sur le cauchemar, imp. Didot Jeune, 1815 (lire en ligne)↩1 ↩2
  9. selon Bloch et Wartburg Dictionnaire étymologique de la langue française - Paris 1932↩
  10. Au XVe siècle, Martín Antonio Delrío appelle cette créature incubus morbus et dit que c'est un démon dépuceleur. Voir Histoire des Vampires Première Partie - Des Vampires Anciens↩
  11. Par fils de Dieu il faut entendre les fils de Seth et par fille des hommes les fils de Caïn. Il n'est pas incroyable que ces sortes d'hommes, les géants, aient été procrées non par des hommes mais par quelques démons malhonnêtes avec les femmes. Même après le déluge existèrent des hommes et des femmes d'une incroyable beauté.↩
  12. pendant 130 ans qu'Adam s'abstint du commerce de sa femme, il vint des diablesses vers lui (succube, pendant féminin de l'incube), qui en devinrent grosses, qui accouchèrent de diables, d'esprits, de spectres nocturnes, de fantômes↩
  13. Dans son ouvrage le cauchemar, Ernest Jones attribue aux fruits des relations entre mortels et êtres surnaturels des personnages renommés tels que Robert, père de Guillaume le Conquérant, Luther, Merlin (issu d'un Incube et d'une nonne, fille de Charlemagne), César, Alexandre le Grand, Platon, Scipion l'Africain, et toute la race des Huns. Il cite Peter Sinistrari qui, au XVIIe siècle soutenait que les incubes n'étaient pas des démons mais des êtres intermédiaires entre les hommes et les anges↩
  14. Les médecins tiennent que incubus est un mal où une personne pense être opprimée ou suffoquer de quelques charges pesantes… que c'est une vieille qui charge et comprime le corps↩
  15. Frénésie no 3, Coche-mare, Histoire Psychiatrie Psychanalyse 1987↩1 ↩2 ↩3 ↩4
  16. Robert Graves Les mythes grecs↩
  17. (en) Jessica R Dietch, Daniel J Taylor, Kristi Pruiksma et Sophie Wardle-Pinkston, « The Nightmare Disorder Index: development and initial validation in a sample of nurses », Sleep, vol. 44, no 5,‎ 14 mai 2021 (ISSN 0161-8105 et 1550-9109, PMID 33245781, PMCID 8521749, DOI 10.1093/sleep/zsaa254, lire en ligne, consulté le 11 février 2026).↩1 ↩2
  18. (en) Marijke L. Swart, Annette M. van Schagen, Jaap Lancee et Jan van den Bout, « Prevalence of Nightmare Disorder in Psychiatric Outpatients », Psychotherapy and Psychosomatics, vol. 82, no 4,‎ juin 2013, p. 267–268 (ISSN 0033-3190 et 1423-0348, DOI 10.1159/000343590).↩
  19. T.C. Neylan, C.R. Marmar, T.J. Metzler, D.S. Weiss, D.F. Zatzick, K.L. Delucchi, R.M. Wu, F.B (1998) Schoenfeld Sleep disturbances in the Vietnam generation: Findings from a nationally representative sample of male Vietnam Veterans American Journal of Psychiatry, 155 (7), pp. 929-933↩
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  21. S.R. Miles, K.E. Pruiksma, D. Slavish, J.R. Dietch, S. Wardle-Pinkston, B.T. Litz, …, D.J. Taylor (2022) Sleep disturbances in the Vietnam generation: Findings from a nationally representative sample of male Vietnam Veterans J. Clin. Sleep Med., 18 (6) , pp. 1617-1627↩
  22. (en) Courtney J. Bolstad, Erica Szkody et Michael R. Nadorff, « Factor analysis and validation of the Disturbing Dreams and Nightmare Severity Index. », Dreaming, vol. 31, no 4,‎ décembre 2021, p. 329–341 (ISSN 1573-3351 et 1053-0797, DOI 10.1037/drm0000178, lire en ligne, consulté le 11 février 2026).↩
  23. Boysan et al. (2021). Psychometric properties of the Insomnia Severity Index in Turkish sample. Alpha Psychiatry, 11(3), 248-252.↩
  24. (en) Luíza Quinália Cerri, Mariana Carvalho Justo, Vanda Clemente et Ana Allen Gomes, « Insomnia Severity Index: A reliability generalisation meta‐analysis », Journal of Sleep Research, vol. 32, no 4,‎ août 2023 (ISSN 0962-1105 et 1365-2869, DOI 10.1111/jsr.13835).↩
  25. (en) Michael Schredl et Iris Reinhard, « Gender differences in nightmare frequency: A meta-analysis », Sleep Medicine Reviews, vol. 15, no 2,‎ avril 2011, p. 115–121 (DOI 10.1016/j.smrv.2010.06.002, lire en ligne, consulté le 11 février 2026).↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
Références 26 à 50
  1. Wilhelm Rosher Éphialtès, étude mytho-pathologique des cauchemars et démons du cauchemar dans l'Antiquité cité dans « Le Cauchemar, mythologie, folklore, arts et littérature » - Direction : Bernard Terramorsi - Éditeur : Le Publieur - Date de parution : janvier 2004 - (ISBN 2-84784-095-8) - [PDF]Extrait long sur Numilog↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6
  2. Paquet C, Lenker K, Calhoun S, et al. Short-term stability and night-to-night variability of sleep parameters in nightmares comorbid with chronic insomnia disorder across multiple nights of polysomnography. Sleep. . 2024;47(4):zsae032.↩
  3. Reffi AN, Moore DA, Drake CL. Objective sleep disturbance in nightmares: is prolonged sleep onset latency a proxy for fear-of-sleep-related arousal?. Sleep. . 2024;47(4):zsae040.↩
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  5. Krakow B, Tandberg D, Scriggins L, et al. A controlled comparison of self-rated sleep complaints in acute and chronic nightmare sufferers. J Nerv Ment Dis. 1995;183(10):623-627↩
  6. Mellman TA, Hipolito MMS. Sleep disturbances in the aftermath of trauma and posttraumatic stress disorder. CNS Spectr. . 2006;11(8):611-615.↩
  7. Koren D, Arnon I, Lavie P, et al. Sleep complaints as early predictors of posttraumatic stress disorder: a 1-year prospective study of injured survivors of motor vehicle accidents. Am J Psychiatry. . 2002;159(5):855-857.↩
  8. (en) Anthony N. Reffi, David A. Kalmbach, Philip Cheng et David A. Moore, « Nightmares and insomnia within the acute aftermath of trauma prospectively predict suicidal ideation », Journal of Clinical Sleep Medicine, vol. 21, no 9,‎ septembre 2025, p. 1519–1527 (ISSN 1550-9389 et 1550-9397, PMID 40265245, PMCID 12406830, DOI 10.5664/jcsm.11744).↩
  9. (en) Ido Koren et Yochay Nadan, « “All you want to do is to run away from this nightmare”: Adolescent sexual and gender minority runaways in Israel’s periphery », Children and Youth Services Review, vol. 179,‎ décembre 2025, p. 108615 (DOI 10.1016/j.childyouth.2025.108615, lire en ligne, consulté le 11 février 2026).↩
  10. (en) Johan Agebjörn, Christopher Gillberg, Jonas Eberhard et Eva Billstedt, « Association Between Autism and PTSD Among Adult Psychiatric Outpatients », Journal of Autism and Developmental Disorders, vol. 55, no 9,‎ septembre 2025, p. 3343–3353 (ISSN 0162-3257 et 1573-3432, DOI 10.1007/s10803-024-06439-7).↩
  11. (en) David Eberhard, Eva Billstedt et Christopher Gillberg, « Neurodevelopmental disorders and comorbidity in young adults attending a psychiatric outpatient clinic », Psychiatry Research,, vol. 313,‎ juillet 2022, p. 114638 (DOI 10.1016/j.psychres.2022.114638, lire en ligne, consulté le 11 février 2026).↩
  12. (en) Johan Nyrenius, Jonas Eberhard, Mohammad Ghaziuddin et Christopher Gillberg, « Prevalence of Autism Spectrum Disorders in Adult Outpatient Psychiatry », Journal of Autism and Developmental Disorders, vol. 52, no 9,‎ septembre 2022, p. 3769–3779 (ISSN 0162-3257 et 1573-3432, DOI 10.1007/s10803-021-05411-z).↩
  13. (en) Elisa Pellegrini, Serena Scarpelli, Valentina Alfonsi et Maurizio Gorgoni, « Behind closed eyes: Understanding nightmares in children and adolescents with autism spectrum disorder – A systematic review », Neuroscience & Biobehavioral Reviews, vol. 169,‎ février 2025, p. 106012 (DOI 10.1016/j.neubiorev.2025.106012, lire en ligne, consulté le 11 février 2026).↩1 ↩2
  14. Les cauchemars ou "mauvais rêves" sont à l'image d'un rêve courant avec une histoire (ou pseudo-histoire), des émotions (anxiété, stress, angoisse, peur…), à l'extrême ils sont effrayants. Le rêveur peut se souvenir de son cauchemar lors du réveil ou plus tard et le raconte volontiers. Ceci peut d'ailleurs générer une crainte chez les enfants avant le coucher.↩
  15. voir par exemple l'usage qui en est fait dans la peinture : Le cauchemar de Louis Janmot 1854.↩
  16. (en) Ross Levin et Tore A. Nielsen, « Disturbed dreaming, posttraumatic stress disorder, and affect distress: A review and neurocognitive model. », Psychol. Bull., vol. 133, no 3,‎ mai 2007, p. 482–528 (ISSN 1939-1455 et 0033-2909, DOI 10.1037/0033-2909.133.3.482).↩
  17. (en) Dominique Petit, Marie-Hélène Pennestri, Jean Paquet et Alex Desautels, « Childhood Sleepwalking and Sleep Terrors: A Longitudinal Study of Prevalence and Familial Aggregation », JAMA Pedia, vol. 169, no 7,‎ 1er juillet 2015, p. 653 (ISSN 2168-6203, DOI 10.1001/jamapediatrics.2015.127).↩
  18. « Cauchemar », sur Dictionnaire médical (consulté le 22 janvier 2012).↩
  19. Professeur C. Heather Ashton DM, FRCP, University of Newcastle, « Chapitre III: Les symmptômes aigus et prologés du sevrage des benzodiazépines » (consulté le 22 janvier 2012).↩
  20. Andreas Baumgarten : "Traumdeutung". München, Bassermann, 2003, S. 68/69↩
  21. (en) Elissar El Sabbagh, Aviva N. Johns, Christy E. Mather et Lisa D. Cromer, « A systematic review of Nightmare prevalence in children », Sleep Medicine Reviews, vol. 71,‎ octobre 2023, p. 101834 (DOI 10.1016/j.smrv.2023.101834, lire en ligne, consulté le 11 février 2026).↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6
  22. Turbiaux, M. (1979) Zlotowicz M. : Les cauchemars de l’enfant, Paris, PUF, 1978. Bulletin de psychologie, 33(343), 46-47|url=https://www.persee.fr/doc/bupsy_0007-4403_1979_num_33_343_1117_t1_0046_0000_4 ↩1 ↩2 ↩3
  23. (en) J. F. Pagel et Carol Kwiatkowski, « The Nightmares of Sleep Apnea: Nightmare Frequency Declines with Increasing Apnea Hypopnea Index », Journal of Clinical Sleep Medicine, vol. 6, no 1,‎ 1er février 2010, p. 69–73 (ISSN 1550-9397, DOI 10.5664/jcsm.27713).↩
  24. (en) Barry Krakow et Antonio Zadra, « Imagery Rehearsal Therapy: Principles and Practice », Sleep Medicine Clinics, vol. 5, no 2,‎ 1er juin 2010, p. 289–298 (ISSN 1556-407X et 1556-4088, DOI 10.1016/j.jsmc.2010.01.004, lire en ligne, consulté le 11 février 2026)↩
  25. (en) Beren Crim Sabuncu, « Is imagery rehearsal therapy an effective treatment for posttraumatic stress related nightmares? A review. », Journal TOC, vol. 30, no 4,‎ décembre 2024, p. 581–594 (ISSN 1085-9373, DOI 10.1037/trm0000471)↩
Références 51 à 57
  1. Ola Hornmoen, Jessica Carlsson, Jesper Dammeyer et Annette van Schagen, « Treating posttraumatic nightmares in trauma-affected refugees: An investigation of outcome predictors of imagery rehearsal therapy », Journal of Psychiatric Research, vol. 192,‎ 1er janvier 2026, p. 161–168 (ISSN 0022-3956, DOI 10.1016/j.jpsychires.2025.10.049, lire en ligne, consulté le 11 février 2026).↩
  2. Voir chapitre 10, Overcoming Nightmares de Stephen LaBerge, Howard Rheingold (trad. de l'anglais), Exploring the World of Lucid Dreaming, Paris, Ballantine Books, 1991, 121 p. (ISBN 978-2-35118-024-2).↩
  3. Victor Spoormaker, Jan van den Bout, 2006. Lucid Dreaming Treatment for Nightmares: A Pilot Study. Psychotherapy and Psychosomatics. 75(6), p. 389-394. (lien).↩
  4. (en) Sydney Barngrover, Philip Zendels et Hannah Peach, « A moderated mediation model predicting the impact of nightmares on sleep quality. », APA PsycNet, vol. 31, no 4,‎ décembre 2021, p. 355–372 (ISSN 1573-3351 et 1053-0797, DOI 10.1037/drm0000186).↩
  5. Peretz Lavie, Le monde du sommeil, Éditions Odile Jacob, 1998, p. 103↩
  6. (de) Wuttke Der deutsche Volksaber-glaube der Gegenwart↩
  7. (de) Laistner Rätsel der Sphinx↩

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Sources et méthode

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