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Patrick Henry (criminel)

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Présentation

Patrick Daniel Henry, né le 31 mars 1953 à Troyes et mort le 3 décembre 2017 à Lille, est un criminel français.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Avant l’affaire

Natif de Troyes, Patrick Henry arrête sa scolarité à l'âge de quatorze ans et passe un CAP de cuisinier. Il est favorable à la peine de mort, et manifeste en faveur de la condamnation de Roger Bontems et Claude Buffet lors de leur procès à Troyes en juin 1972.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Déroulement de l'enlèvement et du meurtre de Philippe Bertrand

Le 30 janvier 1976, vers 12, Patrick Henry enlève Philippe Bertrand, âgé de sept ans, à la sortie de son école de Pont-Sainte-Marie, près de Troyes. Philippe devait aller chercher son frère Christophe, en maternelle à La Visitation et, avec lui, se rendre…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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« La France a peur »

La France a peur · Le lendemain de l'arrestation de Patrick Henry, le 18 février, Roger Gicquel démarre le journal de 20 heures sur TF1 en déclarant :Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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nom Patrick Henry Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
actions criminelles Enlèvement de mineur suivi de meurtre (1976) Vol à l'étalage (2002) Possession de drogue (2002) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
nom de naissance Patrick Daniel Henry Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
date de naissance 31 mars 1953 Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
lieu de naissance Troyes (Aube, France) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
date de décès 3 décembre 2017 Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
lieu de décès Lille (Nord, France) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
cause du décès Cancer du poumon Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
date de condamnation 20 janvier 1977 22 août 2002 22 juillet 2003 Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
sentence Réclusion criminelle à perpétuité (1977) Amende de 2 000 € (2002) Prison à temps (4 ans) et amende de 20 000 € (2003) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
victimes Philippe Bertrand, 7 ans Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
début 30 janvier 1976 Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
fin 6 octobre 2002 Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
régions Champagne-Ardenne, Communauté valencienne Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
date d'arrestation 11 février 1976 17 février 1976 6 octobre 2002 Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
avocat Robert Bocquillon Robert Badinter Thierry Lévy Nathalie Miravete Carine Delaby-Faure Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Patrick Daniel Henry, né le 31 mars 1953 à Troyes et mort le 3 décembre 2017 à Lille, est un criminel français.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 30 janvier 1976, il enlève Philippe Bertrand, alors âgé de sept ans, le tue puis demande une rançon. À la suite de son arrestation le 17 février 1976, le présentateur du journal télévisé de TF1, Roger Gicquel, prononce la phrase « », un argument contre toute tentative de vengeance et de justice expéditive, qui marque les esprits.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le procès de Patrick Henry devient, par extension, celui de la peine de mort en France. Son avocat, Robert Bocquillon, est assisté par Robert Badinter. Ce dernier, fervent partisan de l'abolition de la peine de mort en France, convainc la cour d’assises de ne pas condamner Patrick Henry à la peine capitale.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Condamné à perpétuité, Patrick Henry obtient une liberté conditionnelle et est libéré le 15 mai 2001 après plus de vingt-cinq ans de détention. Dans la nuit du 5 octobre- au 6 octobre 2002, il est arrêté en Espagne pour trafic de stupéfiants, ce qui entraîne l'annulation de sa liberté conditionnelle et son retour en prison.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Gravement malade, il est finalement libéré le 15 septembre 2017 et meurt le matin du 3 décembre 2017 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Biographie

Avant l’affaire

Natif de Troyes, Patrick Henry arrête sa scolarité à l'âge de quatorze ans et passe un CAP de cuisinier[1]. Il est favorable à la peine de mort, et manifeste en faveur de la condamnation de Roger Bontems et Claude Buffet lors de leur procès à Troyes en juin 1972[2].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Il vit un temps de la vente de ficelles et de grillages aux agriculteurs, puis ouvre un magasin de bricolage dont il dilapide les fonds[3]. En 1975, son magasin se trouve en cessation de paiement ; il a alors 22 ans.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Avant le meurtre de 1976, Patrick Henry a déjà un casier judiciaire[4]. Il est connu par les services de police et de justice pour une série d'affaires.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Tout d'abord, travaillant au guichet d'une banque, il vole un chèque dans le chéquier de sa collègue de travail. Il le remplit et se rend dans une autre agence bancaire pour encaisser l'argent. Le caissier surpris par son âge et par le montant du chèque prévient sa direction. La police l'arrête. Il est alors condamné à 15 mois de prison avec sursis pour vol et faux en écriture[4].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Ensuite, il est poursuivi pour trois cambriolages commis dans la région de Troyes, alors qu'il est représentant de commerce[4]. À chaque fois ces cambriolages sont suivis d'incendies. À chaque fois aussi, il est venu dans les heures ou les jours qui ont précédé pour rendre visite aux victimes. Pour ces faits, il est inculpé. Il comparaît en justice, mais bénéficie de trois non-lieux pour insuffisance de preuves.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Enfin, il est également connu pour l’homicide d'un cyclomotoriste[4], qu'il tue accidentellement un week-end au volant de sa voiture de service, alors qu'il n'a pas le droit de la conduire ce jour-là. Il est condamné à trois ans d'interdiction du permis de conduire. Il écrit alors au président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, lui expliquant qu'à cause de cela il va perdre son emploi. Sa peine est réduite à un an et demi d'interdiction de conduire.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Lors des perquisitions de l'affaire du meurtre de Philippe Bertrand, sont retrouvés dans le grenier des parents de Patrick Henry, des armes : carabine .22 Long Rifle, pistolet ; mais aussi chéquiers, bijoux et divers objets qui avaient été volés lors des cambriolages suivis d'incendies[4].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La décennie 1970 voit la multiplication des enlèvements contre rançon d'enfants de riches industriels (affaire Mérieux, affaire Cathalan) ou d'industriels eux-mêmes (affaire Empain). Le gang des Lyonnais s'essaye à cette pratique, créneau très risqué, mais très lucratif, avec l'enlèvement de Christophe Mérieux. Ce dernier sera libéré contre une rançon de 20 millions de francs[5]. Ce sera le tour ensuite de Maxime Cathalan âgée de 20 mois. Elle est la fille de Jean-Claude Cathalan, alors dirigeant d'une filiale des laboratoires Roussel, et de Hiroko Matsumoto, une célèbre top-modèle japonaise de Pierre Cardin. Maxime Cathalan est rendue à ses parents contre une rançon d’1,5 million de francs le 23 juin 1975[6].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Déroulement de l'enlèvement et du meurtre de Philippe Bertrand

Le 30 janvier 1976, vers 12, Patrick Henry enlève Philippe Bertrand, âgé de sept ans[7], à la sortie de son école de Pont-Sainte-Marie[8], près de Troyes. Philippe devait aller chercher son frère Christophe, en maternelle à La Visitation et, avec lui, se rendre chez le fleuriste où leur père Gérald avait l’habitude de les récupérer. Mais Gérald Bertrand[9] ne trouve à son arrivée que Christophe. À 12 20, Patrick Henry appelle la mère de Philippe, Marie-Françoise Bertrand, et lui demande une rançon d'un million de francs en échange de son fils. La mère du jeune enlevé ne sait pas qui est au bout du fil, mais reconnaît la voix d'un homme[4].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La police alertée met en place un dispositif d'écoute téléphonique à leur domicile. À 18 16, Patrick Henry rappelle à partir d’une cabine téléphonique située à Bréviandes, dans la banlieue sud de Troyes. Il est localisé par la police judiciaire qui ne l'arrête pas, mais souhaite le suivre pour retrouver le lieu où est caché l'enfant. Deux voitures de police n'arriveront jamais sur place, car elles connaissent mal la région et se perdent. L'arrivée inopinée sur la place d'une estafette de la Gendarmerie appelée en renfort du dispositif (les gendarmes étant apparemment non prévenus du piège mis en place), gyrophare et sirène allumés, effraie le ravisseur qui interrompt la conversation téléphonique et s'enfuit en traversant un ruisseau et en se cachant dans des fourrés. Il restera caché derrière des buissons plus de deux heures par moins de 10 °C[4]. Le ravisseur se manifeste quelques jours plus tard par un message déposé dans la boîte aux lettres de Dominique Roy, curé de Pont-Sainte-Marie et proche de la famille Bertrand[10]. Il donne les instructions pour le dépôt de la rançon, le 10 février[11].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le jour dit, les policiers en planque guettent l’arrivée du ravisseur sur la place de parking d'un hôtel-restaurant de Montiéramey, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Troyes, où le père a déposé un million de francs. Ils prennent en chasse le ravisseur au volant d’une Citroën DS blanche qui parvient à les semer, mais ils relèvent le numéro de plaque minéralogique. Celle-ci correspond à la voiture de Patrick Henry. La police l'arrête le 11 février à 6 heures du matin, dans un appartement qu'il partage avec son frère, rue de la République à Troyes. Au cours de sa garde à vue, il nie tout en bloc. Les hommes de l’OCRB (Office central pour la répression du banditisme), convaincus de sa culpabilité, le conduisent dans une forêt isolée pour une tentative de reconstitution des faits. Hors de toute procédure légale, le commissaire Charles Pellegrini, chef de l'OCRB, le menace de son arme et tire à côté de sa tête pour le faire craquer, sans succès[11]. Faute de preuves ou d'aveux, la police le remet en liberté à l'issue de quarante-huit heures de garde à vue, le 13 février. Interrogé par les médias, Patrick Henry déclare qu'il est « innocent » et que « le véritable criminel mérite la peine de mort pour s'en être pris à un enfant »[12].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Il fait l'objet de filatures, sans résultat. Dans le même temps, la police montre sa photo à tous les patrons de cafés et d'hôtels de Troyes. C'est ainsi que le propriétaire de l’hôtel-restaurant « les Charmilles », rue Fortier, le reconnaît. Le gérant leur apprend que Patrick Henry y loue depuis le 23 janvier une chambre meublée au premier étage, sous un faux nom. Le 17 février 1976, la police l'arrête à nouveau alors qu'il tente de s'enfuir par la fenêtre de cette chambre, et découvre sous le lit de celle-ci le corps du petit Philippe, enroulé dans un tapis. Patrick Henry raconte à la juge d'instruction Marie-France Gérard qu'il a enlevé le garçon et l'a emmené dans la chambre de la pension où il l'a laissé regarder la télévision pendant qu'il allait demander la rançon. Ayant expliqué à l'enfant que ses parents avaient dû s'absenter en urgence et qu'ils l'avaient chargé de veiller sur lui jusqu'à leur retour, le garçon ne se méfie pas car Patrick Henry était un ami des Bertrand. Après l'épisode de la cabine téléphonique à Bréviandes, il serait revenu dans la chambre et aurait étouffé l'enfant avec un mouchoir car il ne supportait plus ses pleurs. Il serait alors parti quatre jours en Suisse pour skier avec un cousin et deux amies[8],[13],[14], avant de revenir demander la rançon. La police pense cependant qu'il a tué le garçon dès le début de sa captivité car l'enfant aurait pu le dénoncer une fois libéré[65].À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

« La France a peur »

La France a peur Le lendemain de l'arrestation de Patrick Henry, le 18 février, Roger Gicquel démarre le journal de 20 heures sur TF1 en déclarant[15] : Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

« La France a peur. Je crois qu'on peut le dire aussi nettement. […] Oui, la France a peur et nous avons peur, et c'est un sentiment qu'il faut déjà que nous combattions je crois. Parce qu'on voit bien qu'il débouche sur des envies folles de justice expéditive, de vengeance immédiate et directe. […] »Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Restée dans la mémoire collective, cette phrase est souvent raccourcie à sa seule introduction — La France a peur — et est sortie de son contexte pour faire l'objet de diverses interprétations. Elle a pour but d'introduire une mise en garde contre la tentation de justice expéditive[16],[17].À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Dans la même émission, le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski, interrogé sur l'affaire, sort de sa réserve et déclare : « si j'étais juré, je me prononcerais pour la peine de mort »[18]. Le même jour, le garde des Sceaux Jean Lecanuet abonde dans ce sens en réclamant au micro d'Europe 1 « une punition exemplaire »[19]. La veille, le ministre de l'Équipement et maire de Troyes Robert Galley avait tenu des propos similaires[20]. Au total, trois ministres du gouvernement réclament la tête de Patrick Henry dans les 24 heures qui suivent son arrestation[21]. Leur volonté est partagée par des proches de l'accusé : son père Étienne, son frère Bertrand et son meilleur ami[19],[22].À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Procès

Robert Badinter et Patrick Henry lors du procès en janvier 1977 (dessin de Calvi).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le procès de Patrick Henry est certainement l'un des plus célèbres de l'histoire judiciaire récente en France[23]. Un mouvement de haine se manifeste à l'encontre de l'accusé dans l'opinion publique française, amplifié par le souvenir de son comportement devant les caméras de télévision après sa première garde à vue. Des éditorialistes et des hommes politiques réclament la peine de mort pour son crime[24].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Peu d'avocats veulent le défendre. Après le refus de l'ancien bâtonnier de Troyes Jean Bemer, Émile Pollak se déclare prêt à assurer la défense, et Jean-Denis Bredin argue qu'il est du devoir d'un avocat de défendre[25],[26],[27]. Cependant, Robert Bocquillon, bâtonnier de l'ordre des avocats de Chaumont, se commet lui-même d'office à la défense de Patrick Henry[28]. Il demande l'aide de Robert Badinter, fervent militant de l'abolition de la peine de mort en France.À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Le procès s'ouvre le 18 janvier 1977. Robert Bocquillon se charge de défendre Patrick Henry, tandis que Robert Badinter, dans sa plaidoirie, fait le procès de la peine de mort. Il évoque notamment l'exécution par la guillotine de Claude Buffet et Roger Bontems, « le bruit que fait la lame qui coupe un homme vivant en deux ». S'adressant aux jurés, il leur dit : « Si vous décidez de tuer Patrick Henry, c'est chacun de vous que je verrai au petit matin, à l'aube. Et je me dirai que c'est vous, et vous seuls, qui avez décidé »[29], dans le but de faire porter par les jurés la responsabilité d’une exécution en cas de rejet du pourvoi en cassation et de la grâce présidentielle[30], déjà refusée à Christian Ranucci dont les mobiles n'avaient pas été établis et qui semblait avoir, contrairement à Patrick Henry, commis un meurtre dans l'affolement après son accident de voiture[31],[32].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans le système judiciaire de l'époque, il fallait huit voix sur douze refusant les circonstances atténuantes pour que l'accusé soit condamné à la peine capitale[4]. Reconnu coupable, Patrick Henry est condamné le 20 janvier à la réclusion criminelle à perpétuité, car seuls sept membres du jury ont voté sa condamnation à mort[4]. Le Parisien libéré, journal partisan de la peine de mort, laisse éclater sa stupéfaction : « Stupeur ! Patrick Henry sauve sa tête », tandis que L'Humanité titre « La peine de mort en échec ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Après le procès, au moins trois membres du jury ont affirmé avoir voté contre la mort par conviction catholique, comme l'avait suggéré auparavant l'évêque de Troyes André Fauchet[4]. Le 20 janvier 1977, lors de sa plaidoirie en tant qu'avocat des parties civiles, Joannès Ambre avait « évité de crier vengeance »[33], suivant en cela les déclarations antérieures des parents de la victime, qui avaient déclaré à plusieurs reprises qu'ils ne voulaient pas la loi du talion[33].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Si le procès a eu une influence sur l'abolition de la peine de mort en France, effective en 1981, il ne coïncide pas avec la fin des exécutions en France. Deux personnes seront encore condamnées à mort et exécutées l'année suivante, en 1977 : Jérôme Carrein et Hamida Djandoubi. Il est relevé en particulier que la condamnation à mort de Jérôme Carrein, prononcée onze jours seulement après la fin du procès de Patrick Henry, est vue comme une « revanche » de l'autorité judiciaire sur le verdict de clémence de Henry[34]. D'autres condamnations à mort seront prononcées, mais commuées par un pourvoi en cassation, un recours en grâce ou le vote de l'abolition.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Après le verdict, Patrick Henry déclare aux jurés : « Vous n'aurez pas à le regretter »[35].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Liberté conditionnelle

Durant sa détention, dont cinq ans et demi passés en quartier de haute sécurité, Patrick Henry reprend des études qu'il avait arrêtées en cinquième et passe ainsi en prison son BEPC, son baccalauréat, une licence de mathématiques et un DUT en informatique[1]. Par la voix de son avocat, Maître Bocquillon, on apprend qu'il a profité de ses années de détention pour lire tous les classiques de la littérature française[36]. Il demande à sept reprises sa mise en liberté conditionnelle, mais chaque fois le ministère de la Justice rejette ses requêtes. La loi de 2000 qui permet à une juridiction régionale de statuer sur les mises en libertés conditionnelles lui permet d'obtenir gain de cause le 26 avril 2001 devant le tribunal régional de Basse-Normandie. Il est libéré le 15 mai 2001. Il est embauché dans l'imprimerie Charles Corlet, dans le Calvados. Il serait sorti de prison avec un pécule de 110 000 francs[37],[38].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Aussitôt libre, il contacte divers éditeurs, pour leur proposer un livre de souvenirs. L'un des éditeurs sollicités, Guy Birenbaum, qui travaille alors pour Denoël, refuse cette offre en jugeant que Patrick Henry n'est pas motivé par « une logique de pardon »[39]. En avril 2002, alors qu'il n'est plus physiquement reconnaissable par rapport à l'époque de son procès, il accorde à Paris Match une interview dans laquelle il apparaît à visage découvert[1].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 26 juin 2002, il est arrêté pour un vol à l'étalage dans une grande surface de bricolage à Mondeville, près de Caen, et est condamné, le 22 août 2002 par le tribunal correctionnel de Caen, à une amende de 2 000 euros[40].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le livre de Patrick Henry est finalement accepté par Calmann-Lévy. Il doit initialement s'intituler Vous n'aurez pas à le regretter, reprenant la phrase prononcée par Patrick Henry à la fin de son procès. Sa parution est cependant suspendue à l'automne 2002, après l'arrestation de Patrick Henry pour trafic de stupéfiants. Il sort ensuite sous un nouveau titre, Avez-vous à le regretter ?[35], question à laquelle l'auteur répond que non, malgré tout.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Retour en prison

Le 6 octobre 2002, vers 1 heure du matin, il est arrêté par la garde civile espagnole au péage autoroutier de Sagonte, dans la province de Valence, en possession d'un peu moins de 10 kilogrammes de résine de cannabis qu'il avait achetés quelques jours plus tôt au Maroc[41]. Le lendemain il est inculpé pour « atteinte à la santé publique » et « rébellion » et incarcéré au centre pénitentiaire de Picassent[42]. Le 18 octobre 2002- il est transféré au centre pénitentiaire de Madrid III à Valdemoro en vue de sa comparution devant l'Audience nationale, le surlendemain, dans le cadre de la procédure d'extradition[43]. Extradé en France le 16 avril 2003, il est placé le jour même en détention au centre pénitentiaire de Caen après avoir été entendu le matin par le procureur de Bobigny Jean-Paul Simonnot et l'après-midi par le juge d'application des peines Michel Lemeur[44]. Le 20 mai 2003- sa liberté conditionnelle est annulée, et il retrouve sa condition de condamné à perpétuité. Le 22 juillet 2003- il est condamné par le tribunal correctionnel de Caen à quatre ans de prison, 20 000 euros d'amende et la confiscation de la voiture qu'il a utilisée pour aller au Maroc, ainsi que des 8 228 euros qu'il avait sur lui lors de son interpellation, enfreignant ainsi les conditions de sa liberté conditionnelle[45]. En octobre 2003 la peine est confirmée en appel[4].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 14 novembre 2011, en détention à la maison centrale de Saint-Maur, il entame une grève de la faim pour protester contre le rejet de ses demandes de libération conditionnelle[46]. En 2012 il est transféré au centre de détention de Melun.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 11 juillet 2014 le président de la République François Hollande refuse de gracier Patrick Henry[7],[47],[48],[49],[50],[51].À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

Le 7 janvier 2016 il obtient une libération conditionnelle sous réserve de l’exécution d’une période de probation prévue jusqu'au 4 août 2017[52]. Le parquet fait appel de cette décision. La procureure, Béatrice Angelelli, justifie cet appel par le fait que le projet d'accompagnement n'est pas assez encadrant[53]. Le 31 mars 2016, jour de ses 63 ans, la cour d'appel de Paris rejette la demande de liberté conditionnelle, les juges considérant que Patrick Henry n'a pas montré une volonté réelle de réinsertion[54].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Mort

En septembre 2017, Patrick Henry, atteint d'un cancer du poumon, demande sa libération de prison pour raison médicale[55]. Le 15 septembre 2017, il obtient une suspension de peine, son état de santé était « durablement incompatible avec la détention »[56], après plus de 40 ans de détention[57]. Il meurt le 3 décembre 2017, moins de trois mois après sa sortie de prison[58].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans la culture

« La France a peur » est la phrase d'ouverture du journal télévisé de TF1 du 18 février 1976, prononcée par le présentateur Roger Gicquel. Cette phrase est souvent tronquée et utilisée hors de son contexte original, ce qui la détourne de son sens initial : elle n’est en effet que le début d’une longue tirade disant que justement il ne faut pas s’adonner à la peur ; c'est une argumentation contre toute tentative de vengeance et de justice expéditive[59],[60].À revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×

En 1976 paraît Je suis pour, chanson de Michel Sardou sur l'album La Vieille. Lors d'une entrevue télévisée, Michel Sardou se prononce pour l'application de la peine de mort pour les tueurs d'enfants[61].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En 1979 le groupe de punk rock les Olivensteins fait parler de lui en composant un morceau sur l'affaire, Patrick Henry est innocent. Ce morceau est publié en album en 2011[62].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Julien Clerc sort en 1980, alors que la peine de mort n'a pas encore été abolie, la chanson L'Assassin assassiné, composée par lui-même et écrite par Jean-Loup Dabadie, sur son album Sans entracte[63]. Le chanteur évoque l'affaire Patrick Henry, mais plus globalement la peine de mort en elle-même et se prononce contre. Julien Clerc se prononcera lui-même contre la peine de mort au journal télévisé en mars 1980[64], après avoir assisté à Toulouse au procès de Norbert Garceau qui y était alors défendu par Robert Badinter après sa condamnation à mort en première instance aux assises du Tarn estimant qu'on ne peut « répondre à la mort par la mort[64] ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Publication

  • Patrick Henry, Avez-vous à le regretter ?, Calmann-Lévy, 2002 ISBN 978-2-7021-3323-1.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Voir aussi

Bibliographie

Livres

  • Robert Badinter, L'Abolition, 2000, poche ISBN 978-2-253-15261-3 et broché ISBN 978-2-213-60706-1Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Pascal Michel, 40 ans d'affaires criminelles 1969-2009 (chapitre « L'affaire Patrick Henry, le procès de la peine de mort ») pages 20 à 26, 17 avril 2009, 208 pages ISBN 978-1-4092-7263-2Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • José Hugin, L'Affaire Philippe Bertrand, histoire d'une sordide mascarade, édition Borderline, 2015, ISBN 979-10-92853-06-3Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Articles de presse

  • Nathalie Guibert, « Au tribunal, Patrick Henry n'est pas parvenu à expliquer sa propre énigme », article paru dans le quotidien Le Monde du 24 juillet 2003Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Dominique Simonnot, « La liberté gâchée de Patrick Henry », article paru dans un hors-série du quotidien Libération du 13 juillet 2007Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Documentaires

  • « La psychologie du crime » (début du reportage) le 20 juin 2000 dans Faites entrer l'accusé présenté par Christophe Hondelatte sur France 2.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • « Patrick Henry, le procès de la guillotine » le 18 juillet 2002 dans Faites entrer l'accusé présenté par Christophe Hondelatte sur France 2.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • « Patrick Henry : Le procès de la peine de mort » dans Crimes à l'Est sur France 3.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • « Affaire Patrick Henry, la France a peur » le 15 mars 2018 dans Enlèvements sur C8.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • « Affaire Patrick Henry, l'enfant, le meurtrier et la peine de mort » dans Au bout de l'enquête, la fin du crime parfait ? le 18 septembre 2021 sur France 2.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Le procès de Patrick Henry : un podcast à écouter en ligne. France Culture. 2023-03-22Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Filmographie

  • L’Abolition, téléfilm de Jean-Daniel Verhaeghe (2009) relatant le procès de Patrick Henry.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Articles connexes

  • La France a peurNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Liste d'affaires criminelles françaises depuis 1900Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Notes et références

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Références 1 à 25
  1. Patrick Henry sort de l’ombre, Paris Match, 18 avril 2002 (archive republiée en ligne le 7 janvier 2016).↩1 ↩2 ↩3
  2. Déclaration de Robert Badinter à la tribune de l’Assemblée en séance du 17 septembre 1981, rapportée au journal télévisé d’Antenne 2 du soir. Voir Robert Badinter “J’ai l’honneur de demander l’abolition de la peine de mort en France”. Youtube. 13 juin 2012. p. 3:40. Consulter ↗↩
  3. Aux côtés de Patrick Henry, sa sœur Nicole. L'Express. 22 juin 2015. Consulter ↗↩
  4. Faites entrer l'accusé « Patrick Henry, le procès de la guillotine » sur France 2.↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9 ↩10 ↩11
  5. G.Moréas. La PJ, mes débuts. POLICEtcetera. Consulter ↗↩
  6. « Maxime Cathalan libérée par ses ravisseurs ». Article publié le 23 juin 1975 dans La Nouvelle République.↩
  7. « La demande de grâce de Patrick Henry rejetée par Hollande ». Article publié le 17 juillet 2014 dans Le Parisien.↩1 ↩2
  8. Pierre Georges, Dominique Pouchin. Son ravisseur et meurtrier présumé, un jeune homme, a été arrêté Patrick Henry avait-il tué sa victime avant d'être soupçonné par les policiers ?. Le Monde. 19 février 1976. Consulter ↗↩1 ↩2
  9. Gérald Bertrand est décédé le 7 octobre 2012 à l'âge de 71 ans, voir : https://www.dansnoscoeurs.fr/gerald-bertrand/524696.↩
  10. Christian Delporte. De l'affaire Philippe Bertrand à l'affaire Patrick Henry. Un fait-divers dans l'engrenage médiatique. Vingtième Siècle. Revue d'histoire. 1998. p. 127-143. Consulter ↗↩
  11. Pascal Michel. 40 ans d'affaires criminelles. Pascal Michel. 2009. p. 21.↩1 ↩2
  12. Paul Cassia. Robert Badinter. Fayard. 2009. p. 121.↩
  13. Roger Gicquel. La violence et la peur. FeniXX. 2021. ISBN : 2-307-17277-7.↩
  14. Isabelle Talès. Patrick Henry : "La France a peur". Le Monde. 25 juillet 2006. Consulter ↗↩
  15. (fr) Plateau Roger Gicquel : La France a peur. Institut national de l'audiovisuel, France. Consulter ↗↩
  16. Décès de Roger Gicquel, « figure du paysage audiovisuel français ». leparisien.fr. 6 mars 2010. Consulter ↗↩
  17. Roger Gicquel, la France en pleurs. Libération.fr. 8 mars 2010. Consulter ↗↩
  18. Christophe Carrière. VIDEO. L'époque en chansons 6/8: "Je suis pour". 9 août 2015. Consulter ↗↩
  19. Plana Radenovic. Martine Veys et Patrick Henry, l'amitié malgré tout. Éditions Michalon. 2019. p. 22. ISBN : 978-2-347-00162-9.↩1 ↩2
  20. M. Poniatowski : l'exemplarité de la peine de mort. Le Monde. 21 février 1976. Consulter ↗↩
  21. Jean-Michel Dumay. Patrick Henry est condamné à perpétuité pour l'assassinat du petit Philippe Bertrand. Le Monde. 7 mai 1999. Consulter ↗↩
  22. Jean-Pierre van Geirt. Guide de la France des faits divers. FeniXX. 2016. ISBN : 2-402-16345-3. Consulter ↗↩
  23. Pascale Robert-Diard, Didier Rioux. Le Monde. Les grands procès, 1944-2010. Les Arènes. 2009. p. 12.↩
  24. Jean Claude Simoën. L'Express. Plon. 1999. p. 340.↩
  25. Patrick Henry est entendu pour la première fois par le juge d'instruction M. Chirac : il convient de n'exercer aucune pression sur la justice. Le Monde. 23 février 1976. Consulter ↗↩
Références 26 à 50
  1. « Être avocat, messieurs... » Article de Jean-Denis Bredin publié le 1er mars 1976 page 44 dans Le Nouvel Observateur.↩
  2. Robert Badinter, L'Abolition, p. 55.↩
  3. Robert Badinter, L'Abolition, p. 54.↩
  4. Didier Decoin. Dictionnaire amoureux des faits divers. Plon. 2014.↩
  5. Robert Badinter 7/15 : "L'heure était venue et je devais placer les jurés face à la mort". France Culture. 2021-09-27. Consulter ↗↩
  6. Déclarations de Robert Badinter dans le cadre de l'émission 50 ans de faits divers, « Christian Ranucci : la vérité impossible », réalisé par Xavier-Marie Bonnot, 13e rue, 13 juillet 2006.↩
  7. Robert Badinter écrira plus tard dans L'Abolition (paru en 2000 chez Fayard) : « l'exécution de Ranucci annonçait celle de Patrick Henry, s'il était [...] condamné à mort [...] Dans le cas de Ranucci, contrairement à Patrick Henry, il n'y avait eu ni demande de rançon, ni calcul prémédité. »Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  8. Pauline Dreyfus. Robert Badinter, l’épreuve de la justice. éd. du Toucan. 2009. ISBN : 978-2-8100-0312-9. Consulter ↗↩1 ↩2
  9. Luc Briand, La Revanche de la guillotine : l'affaire Carrein, éditions Plein Jour, 2018, 176 p.↩
  10. Patrick Henry se livre, Libération, 8 novembre 2002.↩1 ↩2
  11. Faites entrer l'accusé : Patrick Henry - S2 - EP2 (FELA 9). Consulter ↗↩
  12. Soit environ 16 000 euros à l'époque, ou environ 23 000 euros de 2022 corrigé de l'inflation.Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  13. Gilbert Charles, Denis Jeambar, Éric Pelletier, Jean-Marie Pontaut,, Jacqueline Remy. La nouvelle affaire Patrick Henry. Lexpress.fr. 10 octobre 2002. Consulter ↗↩
  14. Patrick Henry à découvert, Le Point, 19 avril 2002.↩
  15. Dominique Simonnot. Patrick Henry, une amende et des menaces. Libération. 2002.↩
  16. Jérôme Dupuis. L'énigme Patrick Henry. L'Express. 2 janvier 2003. Consulter ↗↩
  17. Acacio Pereira, Jean-Jacques Lerosier, Martine Silber. Patrick Henry se condamne à retourner en prison. Le Monde. 10 octobre 2002. Consulter ↗↩
  18. EN BREF. Le Parisien. 19 octobre 2002. Consulter ↗↩
  19. Patrick Henry à nouveau en détention en France. Le Monde. 16 avril 2003. Consulter ↗↩
  20. Patrick Henry condamné à quatre ans de prison ferme. Le Monde. 22 juillet 2003. Consulter ↗↩
  21. « Patrick Henry entame une grève de la faim ». Article de Géraldine Catalano publié le 14 novembre 2011 dans L'Express.↩
  22. « François Hollande refuse de gracier Patrick Henry », de Justine Cohendet, le 17 juillet 2014, sur France Info.↩
  23. « Pas de grâce présidentielle pour Patrick Henry ». Article de Géraldine Catalano publié le 17 juillet 2014 dans L'Express.↩
  24. « Nouvelle demande de grâce rejetée pour Patrick Henry ». Article publié le 17 juillet 2014 dans Le Monde.↩
  25. « Patrick Henry ne sortira pas de prison ». Article de Caroline Piquet publié le 17 juillet 2014 dans Le Figaro.↩
Références 51 à 65
  1. « Patrick Henry se voit refuser son recours en grâce ». Article publié le 17 juillet 2014 dans Libération.↩
  2. Le parquet bloque la libération conditionnelle de Patrick Henry. Le Monde.fr. 2016-01-07. Consulter ↗↩
  3. Libération conditionnelle de Patrick Henry : le parquet fait appel. Le Point. 2016-01-07. Consulter ↗↩
  4. Cour d'appel de Paris : libération conditionnelle refusée pour Patrick Henry. leparisien.fr. 31 mars 2016. Consulter ↗↩
  5. Le meurtrier Patrick Henry demande sa libération de prison pour raison médicale. Franceinfo. 2017-09-06. Consulter ↗↩
  6. Patrick Henry, détenu quarante ans pour le meurtre d’un enfant, est mort. Le Monde.fr. 3 décembre 2017. Consulter ↗↩
  7. Patrick Henry, détenu depuis quarante ans et malade, va pouvoir sortir de prison. Le Monde.fr. Consulter ↗↩
  8. Patrick Henry, ni remords ni regrets. Le Monde. 2017-12-04 Consulter ↗↩
  9. Plateau Roger Gicquel : La France a peur. Institut national de l'audiovisuel, France. Consulter ↗↩
  10. Roger Gicquel, la France en pleurs. Libération.fr. 8 mars 2010. Consulter ↗↩
  11. Référence présente dans le document original, détail indisponible dans cette version.↩
  12. Texte "Patrick Henry est innocent". musee.sacem.fr. Consulter ↗↩
  13. L'assassin assassiné : histoire d'une chanson. LOKKO. 2019-04-17. Consulter ↗↩
  14. Julien Clerc explique son engagement contre la peine de mort - C à vous - 12/11/2014. Consulter ↗↩1 ↩2
  15. Michel, 2009 — p. 22↩
Points à vérifier (88)

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  1. Quelle est la date de naissance de Patrick Henry (criminel) ? — Non vérifié31 mars 1953.

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  2. Quel est le lieu de naissance de Patrick Henry (criminel) ? — Non vérifiéTroyes (Aube, France).

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  3. Quelle est la date de décès de Patrick Henry (criminel) ? — Non vérifié3 décembre 2017.

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéExplorer autrement

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéPrésentation

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéBiographie

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  7. Présentation — Non vérifiénom | Patrick Henry

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  8. Présentation — Non vérifiéactions criminelles | Enlèvement de mineur suivi de meurtre (1976) Vol à l'étalage (2002) Possession de drogue (2002)

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  9. Présentation — Non vérifiénom de naissance | Patrick Daniel Henry

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  10. Présentation — Non vérifiédate de naissance | 31 mars 1953

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  11. Présentation — Non vérifiélieu de naissance | Troyes (Aube, France)

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  12. Présentation — Non vérifiédate de décès | 3 décembre 2017

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  13. Présentation — Non vérifiélieu de décès | Lille (Nord, France)

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  14. Présentation — Non vérifiécause du décès | Cancer du poumon

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  15. Présentation — Non vérifiédate de condamnation | 20 janvier 1977 22 août 2002 22 juillet 2003

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  16. Présentation — Non vérifiésentence | Réclusion criminelle à perpétuité (1977) Amende de 2 000 € (2002) Prison à temps (4 ans) et amende de 20 000 € (2003)

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  17. Présentation — Non vérifiévictimes | Philippe Bertrand, 7 ans

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  18. Présentation — Non vérifiédébut | 30 janvier 1976

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  19. Présentation — Non vérifiéfin | 6 octobre 2002

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  20. Présentation — Non vérifiérégions | Champagne-Ardenne, Communauté valencienne

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  21. Présentation — Non vérifiédate d'arrestation | 11 février 1976 17 février 1976 6 octobre 2002

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  22. Présentation — Non vérifiéavocat | Robert Bocquillon Robert Badinter Thierry Lévy Nathalie Miravete Carine Delaby-Faure

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  23. Présentation — Non vérifiéPatrick Daniel Henry, né le 31 mars 1953 à Troyes et mort le 3 décembre 2017 à Lille, est un criminel français.

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  24. Présentation — Non vérifiéLe 30 janvier 1976, il enlève Philippe Bertrand, alors âgé de sept ans, le tue puis demande une rançon. À la suite de son arrestation le 17 février 1976, le présentateur du journal télévisé de TF1, Roger Gicquel, prononce la phrase « », un argument contre toute tentative de vengeance et de justice expéditive, qui marque les esprits.

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  25. Présentation — Non vérifiéLe procès de Patrick Henry devient, par extension, celui de la peine de mort en France. Son avocat, Robert Bocquillon, est assisté par Robert Badinter. Ce dernier, fervent partisan de l'abolition de la peine de mort en France, convainc la cour d’assises de ne pas condamner Patrick Henry à la peine capitale.

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  26. Présentation — Non vérifiéCondamné à perpétuité, Patrick Henry obtient une liberté conditionnelle et est libéré le 15 mai 2001 après plus de vingt-cinq ans de détention. Dans la nuit du 5 octobre- au 6 octobre 2002, il est arrêté en Espagne pour trafic de stupéfiants, ce qui entraîne l'annulation de sa liberté conditionnelle et son retour en prison.

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  27. Présentation — Non vérifiéGravement malade, il est finalement libéré le 15 septembre 2017 et meurt le matin du 3 décembre 2017 au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Lille.

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  28. Avant l’affaire — Non vérifiéNatif de Troyes, Patrick Henry arrête sa scolarité à l'âge de quatorze ans et passe un CAP de cuisinier. Il est favorable à la peine de mort, et manifeste en faveur de la condamnation de Roger Bontems et Claude Buffet lors de leur procès à Troyes en juin 1972.

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  29. Avant l’affaire — Non vérifiéIl vit un temps de la vente de ficelles et de grillages aux agriculteurs, puis ouvre un magasin de bricolage dont il dilapide les fonds. En 1975, son magasin se trouve en cessation de paiement ; il a alors 22 ans.

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  30. Avant l’affaire — Non vérifiéAvant le meurtre de 1976, Patrick Henry a déjà un casier judiciaire. Il est connu par les services de police et de justice pour une série d'affaires.

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  31. Avant l’affaire — Non vérifiéTout d'abord, travaillant au guichet d'une banque, il vole un chèque dans le chéquier de sa collègue de travail. Il le remplit et se rend dans une autre agence bancaire pour encaisser l'argent. Le caissier surpris par son âge et par le montant du chèque prévient sa direction. La police l'arrête. Il est alors condamné à 15 mois de prison avec sursis pour vol et faux en écriture.

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  32. Avant l’affaire — Non vérifiéEnsuite, il est poursuivi pour trois cambriolages commis dans la région de Troyes, alors qu'il est représentant de commerce. À chaque fois ces cambriolages sont suivis d'incendies. À chaque fois aussi, il est venu dans les heures ou les jours qui ont précédé pour rendre visite aux victimes. Pour ces faits, il est inculpé. Il comparaît en justice, mais bénéficie de trois non-lieux pour insuffisance de preuves.

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  33. Avant l’affaire — Non vérifiéEnfin, il est également connu pour l’homicide d'un cyclomotoriste, qu'il tue accidentellement un week-end au volant de sa voiture de service, alors qu'il n'a pas le droit de la conduire ce jour-là. Il est condamné à trois ans d'interdiction du permis de conduire. Il écrit alors au président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, lui expliquant qu'à cause de cela il va perdre son emploi. Sa peine est réduite à un…

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  34. Avant l’affaire — Non vérifiéLors des perquisitions de l'affaire du meurtre de Philippe Bertrand, sont retrouvés dans le grenier des parents de Patrick Henry, des armes : carabine .22 Long Rifle, pistolet ; mais aussi chéquiers, bijoux et divers objets qui avaient été volés lors des cambriolages suivis d'incendies.

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  35. Avant l’affaire — Non vérifiéLa décennie 1970 voit la multiplication des enlèvements contre rançon d'enfants de riches industriels (affaire Mérieux, affaire Cathalan) ou d'industriels eux-mêmes (affaire Empain). Le gang des Lyonnais s'essaye à cette pratique, créneau très risqué, mais très lucratif, avec l'enlèvement de Christophe Mérieux. Ce dernier sera libéré contre une rançon de 20 millions de francs. Ce sera le tour ensuite de Maxime Cathal…

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  36. Déroulement de l'enlèvement et du meurtre de Philippe Bertrand — Non vérifiéLe 30 janvier 1976, vers 12, Patrick Henry enlève Philippe Bertrand, âgé de sept ans, à la sortie de son école de Pont-Sainte-Marie, près de Troyes. Philippe devait aller chercher son frère Christophe, en maternelle à La Visitation et, avec lui, se rendre chez le fleuriste où leur père Gérald avait l’habitude de les récupérer. Mais Gérald Bertrand ne trouve à son arrivée que Christophe. À 12 20, Patrick Henry appelle…

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  37. Déroulement de l'enlèvement et du meurtre de Philippe Bertrand — Non vérifiéLa police alertée met en place un dispositif d'écoute téléphonique à leur domicile. À 18 16, Patrick Henry rappelle à partir d’une cabine téléphonique située à Bréviandes, dans la banlieue sud de Troyes. Il est localisé par la police judiciaire qui ne l'arrête pas, mais souhaite le suivre pour retrouver le lieu où est caché l'enfant. Deux voitures de police n'arriveront jamais sur place, car elles connaissent mal la …

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  38. Déroulement de l'enlèvement et du meurtre de Philippe Bertrand — Non vérifiéLe jour dit, les policiers en planque guettent l’arrivée du ravisseur sur la place de parking d'un hôtel-restaurant de Montiéramey, à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Troyes, où le père a déposé un million de francs. Ils prennent en chasse le ravisseur au volant d’une Citroën DS blanche qui parvient à les semer, mais ils relèvent le numéro de plaque minéralogique. Celle-ci correspond à la voiture de Patrick …

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  39. Passage de cet article — À revérifierIl fait l'objet de filatures, sans résultat. Dans le même temps, la police montre sa photo à tous les patrons de cafés et d'hôtels de Troyes. C'est ainsi que le propriétaire de l’hôtel-restaurant « les Charmilles », rue Fortier, le reconnaît. Le gérant leur apprend que Patrick Henry y loue depuis le 23 janvier une chambre meublée au premier étage, sous un faux nom. Le 17 février 1976, la police l'arrête à nouveau alo…

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  40. « La France a peur » — Non vérifiéLa France a peur Le lendemain de l'arrestation de Patrick Henry, le 18 février, Roger Gicquel démarre le journal de 20 heures sur TF1 en déclarant :

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  41. « La France a peur » — Non vérifié« La France a peur. Je crois qu'on peut le dire aussi nettement. […] Oui, la France a peur et nous avons peur, et c'est un sentiment qu'il faut déjà que nous combattions je crois. Parce qu'on voit bien qu'il débouche sur des envies folles de justice expéditive, de vengeance immédiate et directe. […] »

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  42. Passage de cet article — À revérifierRestée dans la mémoire collective, cette phrase est souvent raccourcie à sa seule introduction — La France a peur — et est sortie de son contexte pour faire l'objet de diverses interprétations. Elle a pour but d'introduire une mise en garde contre la tentation de justice expéditive,.

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  43. Passage de cet article — À revérifierDans la même émission, le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski, interrogé sur l'affaire, sort de sa réserve et déclare : « si j'étais juré, je me prononcerais pour la peine de mort ». Le même jour, le garde des Sceaux Jean Lecanuet abonde dans ce sens en réclamant au micro d'Europe 1 « une punition exemplaire ». La veille, le ministre de l'Équipement et maire de Troyes Robert Galley avait tenu des propos simila…

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéRobert Badinter et Patrick Henry lors du procès en janvier 1977 (dessin de Calvi).

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  45. Procès — Non vérifiéLe procès de Patrick Henry est certainement l'un des plus célèbres de l'histoire judiciaire récente en France. Un mouvement de haine se manifeste à l'encontre de l'accusé dans l'opinion publique française, amplifié par le souvenir de son comportement devant les caméras de télévision après sa première garde à vue. Des éditorialistes et des hommes politiques réclament la peine de mort pour son crime.

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  46. Passage de cet article — À revérifierPeu d'avocats veulent le défendre. Après le refus de l'ancien bâtonnier de Troyes Jean Bemer, Émile Pollak se déclare prêt à assurer la défense, et Jean-Denis Bredin argue qu'il est du devoir d'un avocat de défendre,,. Cependant, Robert Bocquillon, bâtonnier de l'ordre des avocats de Chaumont, se commet lui-même d'office à la défense de Patrick Henry. Il demande l'aide de Robert Badinter, fervent militant de l'abolit…

    Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.

  47. Procès — Non vérifiéLe procès s'ouvre le 18 janvier 1977. Robert Bocquillon se charge de défendre Patrick Henry, tandis que Robert Badinter, dans sa plaidoirie, fait le procès de la peine de mort. Il évoque notamment l'exécution par la guillotine de Claude Buffet et Roger Bontems, « le bruit que fait la lame qui coupe un homme vivant en deux ». S'adressant aux jurés, il leur dit : « Si vous décidez de tuer Patrick Henry, c'est chacun de…

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  48. Procès — Non vérifiéDans le système judiciaire de l'époque, il fallait huit voix sur douze refusant les circonstances atténuantes pour que l'accusé soit condamné à la peine capitale. Reconnu coupable, Patrick Henry est condamné le 20 janvier à la réclusion criminelle à perpétuité, car seuls sept membres du jury ont voté sa condamnation à mort. Le Parisien libéré, journal partisan de la peine de mort, laisse éclater sa stupéfaction : « S…

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  49. Procès — Non vérifiéAprès le procès, au moins trois membres du jury ont affirmé avoir voté contre la mort par conviction catholique, comme l'avait suggéré auparavant l'évêque de Troyes André Fauchet. Le 20 janvier 1977, lors de sa plaidoirie en tant qu'avocat des parties civiles, Joannès Ambre avait « évité de crier vengeance », suivant en cela les déclarations antérieures des parents de la victime, qui avaient déclaré à plusieurs repri…

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  50. Procès — Non vérifiéSi le procès a eu une influence sur l'abolition de la peine de mort en France, effective en 1981, il ne coïncide pas avec la fin des exécutions en France. Deux personnes seront encore condamnées à mort et exécutées l'année suivante, en 1977 : Jérôme Carrein et Hamida Djandoubi. Il est relevé en particulier que la condamnation à mort de Jérôme Carrein, prononcée onze jours seulement après la fin du procès de Patrick H…

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Sources et méthode

Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗

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