Physiognomonie
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La physiognomonie est une méthode pseudo-scientifique fondée sur l'idée que l'observation de l'apparence physique d'une personne, et principalement les traits de son visage, peut donner un aperçu de son caractère ou de sa personnalité. Johann Kaspar Lavater en donne la définition suivante : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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À retenir
Questions essentielles
Qu’est-ce que la physiognomonie ?
La physiognomonie est une méthode pseudo-scientifique fondée sur l'idée que l'observation de l'apparence physique d'une personne, et principalement les traits de son visage, peut donner un aperçu de son caractère ou de sa personnalité. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Quel est le principe de la physiognomonie ?
La physiognomonie a ses racines dans un fait psychologique : nous tendons parfois à supposer à quelqu'un un caractère, et ce simplement à partir de l'observation de son physique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Les rapports entre l'aspect d'un individu et son caractère ont fait l'objet de remarques dès l'Antiquité, comme en témoignent certains vieux poèmes grecs. Les premières allusions à une théorie de la physiognomonie apparaissent au Ve siècle av. J.-C. à… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Les tentatives de Cesare Lombroso ont vécu leurs heures de gloire à la fin du XIXe siècle. En 1905 la physiognomonie est utilisé par Edgar Wallace dans un cycle de romans policiers ayant pour titre « Quatre Justiciers » (The Four Just Men en anglais).… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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La physiognomonie a fait l'objet de nombreuses critiques, et son objectivité scientifique a même été remise en cause jusqu'à la fin du XXe siècle. Cependant, bien que ses fondements scientifiques soient toujours très contestés, elle garde encore aujourd'hui… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le texte et ses détails
Présentation

La physiognomonie est une méthode pseudo-scientifique fondée sur l'idée que l'observation de l'apparence physique d'une personne, et principalement les traits de son visage, peut donner un aperçu de son caractère ou de sa personnalité. Johann Kaspar Lavater en donne la définition suivante : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« La physionomie humaine est pour moi, dans l’acception la plus large du mot, l’extérieur, la surface de l’homme en repos ou en mouvement, soit qu’on l’observe lui-même, soit qu’on n’ait devant les yeux que son image. La physiognomonie est la science, la connaissance du rapport qui lie l’extérieur à l’intérieur, la surface visible à ce qu’elle couvre d’invisible. Dans une acception étroite, on entend par physionomie l’air, les traits du visage, et par physiognomonie la connaissance des traits du visage et de leur signification. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La physiognomonie connut son essor au XIXe siècle, en particulier avec les thèses du criminologue Cesare Lombroso, portées dans son ouvrage L'Homme criminel (ce qui vaut encore à cette théorie d'être parfois appelée le lombrosianisme). Cette théorie permit notamment l'avènement d'une école positiviste italienne, qui visait à « mettre la science au service de l’ordre social[1] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans l'Antiquité, la physiognomonie avait déjà ses détracteurs, comme l'atteste une anecdote racontée par Cicéron. Zopyre, un mage thrace qui, selon Aristote, aurait prédit à Socrate une mort violente, « faisait profession de discerner les mœurs des hommes et leur naturel d'après leur corps, leurs yeux, leur visage, leur front ». Or, voyant Socrate, il aurait déduit qu'il avait affaire à un homme « stupide et abruti », et aurait même ajouté : porté sur les femmes. Sur ce, Alcibiade aurait éclaté de rire. Le même Zopyre aurait attribué à Socrate une multitude de vices. Socrate se défendit contre les railleurs en disant : « Les vices étaient bien là, mais j'en ai triomphé par la raison »[2]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Principes

La physiognomonie a ses racines dans un fait psychologique : nous tendons parfois à supposer à quelqu'un un caractère, et ce simplement à partir de l'observation de son physique. Par exemple, quelqu'un de rond évoquera une douceur morale, etc. La physiognomonie a essayé de « fonder scientifiquement cette expérience », en dégageant d'abord des « régularités », et, à partir de là, des « lois ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En cherchant les causes dans l'« objet du jugement » (i.e par la constitution d'une science) et non dans le « jugement subjectif » (i.e dans la psychologie), elle a longtemps échoué dans sa quête d'objectivité scientifique, même si elle a parfois dégagé certaines corrélations. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'idée principale de la physiognomonie est qu'une « mesure » des différents angles (par exemple la saillie du menton), de la forme (une tête « carrée » ou plus « ovale »), des imperfections (la fameuse « bosse des maths » par exemple) permettait de déduire la personnalité d'un individu. La mesure permet la « mathématisation des données » qui, à son tour, permet de prétendre à une certaine « objectivité ». Mais cette théorie se fondait sur des critères totalement subjectifs, bien qu'on se soit efforcé de poser des « rapports quantitatifs » (un angle de plus de 45° entre l'axe de la mâchoire et l'axe du nez étant significatif, par exemple, d'un comportement agressif). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En ceci, la physiognomonie montrait qu'elle voulait se constituer comme science, selon les canons du XIXe siècle : à partir de l'« observation » de cas, elle voulait dégager par « mathématisation » puis par « induction » des lois universelles, en procédant d'une manière analogue à l'astronomie, et en voulant imiter les succès de Newton. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Histoire
Les rapports entre l'aspect d'un individu et son caractère ont fait l'objet de remarques dès l'Antiquité[3], comme en témoignent certains vieux poèmes grecs. Les premières allusions à une théorie de la physiognomonie apparaissent au Ve siècle av. J.-C. à Athènes, où un certain Zoophore passait pour expert en la matière. Pythagore, que l'on regarde parfois comme l'instigateur de la physiognomonie, repoussa un jour un dénommé Cylon qui désirait devenir son adepte, simplement parce que le penseur lisait sur sa figure un signe de mauvais caractère[4]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Hippocrate (460 av. J.-C. - vers 370 av. J.-C.), médecin grec, divisa l’humain en « gras » et en « maigre », et élabore la théorie des quatre humeurs. Une combinaison des quatre éléments (eau, feu, air, terre) aux quatre qualités physiques (froid, chaud, sec, humide) influant sur les « humeurs » (sang, bile, pituite, atrabile). Galien (131 – 201), médecin grec, élabore la théorie de quatre complexions ou quatre tempéraments d’après la théorie des humeurs d’Hippocrate. Le colérique ou bilieux (bile rouge ou jaune), le sanguin (le sang), le flegmatique (la pituite), le mélancolique (la bile noire). Cette « classification » est encore utilisée au XIXe siècle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Aristote fait souvent référence à la littérature concernant les rapports entre l'apparence et le caractère. Aristote était visiblement lui-même favorable à ces idées, comme en témoigne un passage de ses Premiers Analytiques (vers 350 av. J.-C.)[5] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Il sera possible de déduire le caractère d'après les traits du visage, pour peu que l'on accepte que le corps comme l'âme ensemble sont changées par les affections naturelles : je dis naturelles, car bien que par l'étude de la musique un homme altère son âme, il ne s'agit pas là d'une affection que nous recevons comme naturelle : lorsque je parle d'émotions naturelles, je fais allusion aux passions et aux désirs. Si donc cela est admis et qu'en outre, à chaque changement est associé un signe spécifique, et qu'enfin l'on puisse assigner affection et signe en propre à chaque espèce animale, nous serons capables de déduire le caractère d'après les traits du visage. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Bien que ce passage soit délicat à traduire, Aristote semble faire allusion ici à des caractéristiques naturelles d'expression faciale propres à chaque animal, dont il suggère qu'elles peuvent s'analyser en termes de correspondance— par exemple, la dilection du koala pour les feuilles d'eucalyptus. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le premier traité systématique de physiognomonie qui nous soit parvenu est un opuscule intitulé Physiognomica, attribué à Aristote (mais qui est plus probablement une œuvre du Lycée)[6]. L'ouvrage comprend deux parties, dont on pense qu'elles formaient à l'origine deux traités séparés : la première partie, qui passe en revue les arguments tirés d'observations de la nature et des caractères attribués aux races humaines, se concentre sur les différents aspects du comportement humain ; la seconde partie est consacrée au comportement animal, et divise le règne animal en caractères « mâles » et « femelles ». À partir de ces caractères sont dressées des correspondances entre la forme du corps humain et le caractère. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les principaux ouvrages postérieurs à Aristote traitant de physiognomonie sont : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Antonius Polémon de Laodicée, De physiognomonia (premier quart du IIe siècle apr. J.-C., en grec) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Adamantios le Juif ou le Sophiste, Physiognomonica (IVe siècle apr. J.-C., en grec) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- un anonyme latin auteur d'un Liber de physiognomonia (IVe ou Ve siècle apr. J.-C.). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La popularité de la physiognomonie vient de ce qu'un livre très populaire au Moyen Âge en traite : Le secret des secrets. L'original est arabe (Xe siècle), mais le livre est attribué à Aristote. Il a été traduit en latin vers 1145 par Jean de Séville et, dans une version longue, par Philippe de Tripoli vers 1243, puis en français. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Quant les cheveulx sont plains et souefz, l’omme est courtois, debonnaire et a froit cervel. Quant l’omme a les cheveulz aspres et espéz, il segnefie qu’il est fol et nice. Et quant il a grant quantité de poil au ventre et en la poitrine, saches qu’il a tres bonne et tres merveilleuse complection et singuliere nature, et tient moult en son cuer la villenie. S’il a les cheveulx noirs, il aime raison et justice et s’il les a roux, il est fol, se courouce de legier ; et s’il les a de couleur moienne entre noire et rousse, il est preudomme et aime paix. Qui a les yeulx grans, il est envieux, sans vergoingne, parresceux et sans obeïssance et s’ilz sont moiens et qu’ilz aient la couleur entre noire et jaune, il est de bon entendement, courtois et leal, et qui a les yeulx longz et estendus et long visage, tel homme est malicieux et mauvais, et qui a les yeulx samblables a yeulx d’asne qui tousjours regardent contre terre, il est fol et de dure nature et mauvaise. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Un des premiers ouvrages médiévaux sur la physiognomonie vient de Michael Scot (mort en 1232). Son livre s'appelle Physionomia et il figure dans le célèbre grimoire le Grand Albert. Pietro d'Abano (1250-1318) a écrit un Liber compilationis phisionomie. On doit à Michel Savonarole un Speculum physionomiae (vers 1450)[7]. À la même date : Roland l'Écrivain, Reductorium phisionomie[8]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La Renaissance voit de grands livres avec de grands auteurs. Jérôme Cardan donne un De metoposcopia (1558, 1re éd. 1658, trad. : De la métoposcopie, Paris, Aux amateurs de livres, 1990, VIII-225 p., sur les aspects du front. Jean-Baptiste Della Porta écrit un De humana physiognomia (1586, trad. : De la phisionomie humaine, 1655, 1665). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Aux XVIe et XVIIe siècles, chiromancie et physiognomie sont associées, par exemple chez Bartolomeo Coclès (Della Rocca) (Chyromantiae ac physionomie Anastasis, 1504, trad. 1560 : Le Compendion et brief enseignement de physiognomie et chiromancie), Jean d'Indagine (Introductiones apotelesmaticae in chyromantiam, physiognomiam, astrologiam naturalem, complexiones hominum naturas planetarum, 1522, trad. : La chiromancie et physiognomonie par le regard des membres de l'homme, 1662), Jean Belot (Instruction familière et très facile pour apprendre les sciences de chiromancie et physiognomie, 1619), Martin Cureau de la Chambre (L'art de connoitre les hommes, 1660). Kaspar Lavater rendra la physiognomonie indépendante (Physiognomische Fragmente, 1775-1778). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1668, le peintre Charles Le Brun remet à l'honneur la physiognomonie zoologique, qui compare visage humain et face animale ou insiste sur les traits animaux de la face humaine (Conférences sur l'expression des différents caractères des passions, publiée en 1702). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le traité le plus célèbre de physiognomonie, en Occident, a été écrit par Johann Kaspar Lavater : Physiognomische Fragmente (1775-1778, 4 vol., traduction : Physiognomonie ou l'art de connaître les hommes, 1806-1809)[9]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1894, Eugène Ledos publie un volumineux Traité de la physionomie humaine inspiré des travaux de Lavater. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lavater inspire la buccomancie, soit la physiognomonie basée sur la dentition et la bouche, William Rogers en fit un traité[10]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Génia Lioubow signe en 1902, dans la rubrique « Physiognomonie » de la revue de Gaston Méry L'Écho du merveilleux, un article consacré à Édouard Drumont[11],[12] qui préface son ouvrage L'Art divinatoire. Les visages et les âmes publié l'année suivante par Flammarion[13]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La physiognomonie a été renouvelée par Louis Corman, dans Quinze leçons de morphopsychologie (1937). Il parle de « morphopsychologie », mais on reste dans la physiognomonie. Il adopte des principes nouveaux. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Outil de lutte contre le crime
Les tentatives de Cesare Lombroso ont vécu leurs heures de gloire à la fin du XIXe siècle. En 1905 la physiognomonie est utilisé par Edgar Wallace dans un cycle de romans policiers ayant pour titre « Quatre Justiciers » (The Four Just Men en anglais). Lombroso y est cité fréquemment. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Une théorie critiquée
La physiognomonie a fait l'objet de nombreuses critiques, et son objectivité scientifique a même été remise en cause jusqu'à la fin du XXe siècle. Cependant, bien que ses fondements scientifiques soient toujours très contestés, elle garde encore aujourd'hui des adeptes. Ainsi, des recherches plus récentes, à partir des années 1990 notamment, tendent encore à montrer que l'apparence physique et les traits du visage offrent une certaine corrélation avec la position sociale et même certains traits de caractères comme l'honnêteté[14] ou l'orientation sexuelle[15]. Ces théories restent très minoritaires et critiquées par la communauté scientifique, notamment parce que les principes sur lesquels elles reposent sont aussi ceux qui ont servi de base aux théories eugénistes et au nazisme. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Critique de la philosophie : Hegel
Dans la Phénoménologie de l'esprit (1807), Hegel se livre à une critique de la physiognomonie, en citant plusieurs fois Georg Christoph Lichtenberg, auteur du livre Über Physiognomonik (Göttingen, 1788). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Hegel reproche à la physiognomonie de chercher la conscience de soi là où elle ne peut pas être, à savoir dans le sensible, dans le corporel, autrement dit, ses manifestations extérieures. Or, il n'y a pas de stricte équivalence nécessaire entre la conscience et ses manifestations : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Il s'agit certes d'une expression, mais en même temps aussi uniquement en tant que signe, si bien que ce à quoi ressemble ce qui exprime le contenu exprimé est parfaitement indifférent à ce dernier. Certes, dans cette apparition phénoménale, l'intérieur est un Invisible visible, mais sans être rattaché à elle ; il peut tout aussi bien être dans un autre phénomène, qu'un autre intérieur peut être dans le même phénomène. Lichtenberg a donc raison de dire : "quand bien même le physiognomoniste mettrait un jour la main sur l'homme, il suffirait à celui-ci d'une seule brave petite décision pour se rendre de nouveau incompréhensible pendant des millénaires." » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
— Phénoménologie de l'esprit, Aubier, 1991, trad. Lefebvre, p. 228 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le corps n'est que le signe de l'âme : par conséquent, la manifestation est arbitraire. Il peut renvoyer à tout et à son contraire, ce qui rend impossible toute constitution d'une science s'efforçant de dégager des lois universelles. L'âme n'est pas réductible à ses manifestations corporelles : l'intérieur, c'est-à-dire la conscience de soi, n'est pas et ne sera jamais visible. C'est pourquoi : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- un même état de la conscience peut avoir des manifestations diverses : l'intérieur peut tout aussi bien être dans un autre phénomène ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- deux états différents de la conscience peuvent avoir la même manifestation : un autre intérieur peut être dans le même phénomène. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ce jeu arbitraire entre l'intérieur et son phénomène (c'est-à-dire ce qui en apparaît) interdit la constitution d'une science, dans la mesure où celle-ci essaye au contraire de montrer des corrélations entre chaque état de la conscience et chacun de ses phénomènes. Ces corrélations ne peuvent pas exister, et ce en vertu de la seule nature de la conscience, qui est d'être un phénomène intérieur, qui entretient avec son phénomène une relation indifférente, c'est-à-dire arbitraire. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Absence de déterminisme
Même si certains aspects de la personnalité pouvaient être prédits avec de bonnes chances de succès, il est important de noter qu'il ne s'agit que de probabilités et que des exceptions statitistiques sont toujours possibles. La physiognomonie ne peut prétendre qu'à identifier des tendances, mais la liberté humaine et les différentes expériences qu'une personne peut traverser jouent également un rôle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le caractère d'une personne n'est en effet pas déductible du seul aspect physique de la personne, mais dépend de nombreux facteurs externes : expériences, éducation… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
On a montré que les variations génétiques sont beaucoup plus importantes qu'on ne l'avait cru jusqu'ici. Le codage responsable de synthèses protéiques déterminées quant à leur qualité et/ou leur quantité s'avère ainsi extrêmement individuel, conférant à chacun des caractéristiques propres du point de vue biochimique, physiologique, morphologique et psychologique. Ces caractéristiques sont de type probabiliste, l'individu « aura tendance » par exemple, à sécréter plus d'insuline, à être plus avide de sucre, plus porté à présenter un certain trait de tempérament ou de caractère, etc. Il ne sera absolument pas déterminé par ce fait : on a montré par exemple que certains syndromes somatiques ou psychopathologiques quand ils existent chez un individu se retrouvent plus fréquemment présents chez son éventuel jumeau monozygote que chez son éventuel jumeau dizygote. Les caractéristiques morphologiques se comportent de la même façon. Ces liens sont plutôt théoriques et devraient faire l'objet de recherches approfondies, sans négliger l'énorme influence du contexte social et sans doute de la liberté individuelle qui rendraient compte du fait qu'il existe une forte minorité de jumeaux monozygotes dont l'un exprimera la tendance considérée alors que l'autre parviendra à s'en dégager. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Physiognomonie, phrénologie et morphopsychologie
De ces trois théories analogues, la physiognomonie est la plus ancienne. Honoré de Balzac s'inspire de la physiognomonie et de la phrénologie pour le portrait des personnages de La Comédie humaine. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lavater, théologien, donne une interprétation religieuse à la physiognomonie dans son ouvrage La Physiognomonie ou l'Art de connaître les hommes. Dans l'édition de 1841 de ce livre, la notice sur Lavater, appartenant à François Fertiault, fait référence à la phrénologie. La notice évoque la phrénologie comme enfantée par la physiognomonie : « Et qui n'aimerait pas voir dans cet enfantement, de quelle manière marche la science pour arriver de la physiognomonie spiritualiste au matérialisme des phrénologues ! Cette dernière phase surtout serait le trait d'union qui lie Lavater à Gall ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La morphopsychologie, apparue en 1937, se veut la continuation de la physiognomonie et de la phrénologie. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Physiognomy » (voir la liste des auteurs). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Points à vérifier (106)
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- Qu’est-ce que la physiognomonie ? — Non vérifié
La physiognomonie est une méthode pseudo-scientifique fondée sur l'idée que l'observation de l'apparence physique d'une personne, et principalement les traits de son visage, peut donner un aperçu de son caractère ou de sa personnalité.
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Principes
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Étude de proportion de différents visages par Albrecht Dürer.
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Illustration extraite d'un manuel de physiognomonie du XIXe siècle.
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La physiognomonie est une méthode pseudo-scientifique fondée sur l'idée que l'observation de l'apparence physique d'une personne, et principalement les traits de son visage, peut donner un aperçu de son caractère ou de sa personnalité. Johann Kaspar Lavater en donne la définition suivante :
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« La physionomie humaine est pour moi, dans l’acception la plus large du mot, l’extérieur, la surface de l’homme en repos ou en mouvement, soit qu’on l’observe lui-même, soit qu’on n’ait devant les yeux que son image. La physiognomonie est la science, la connaissance du rapport qui lie l’extérieur à l’intérieur, la surface visible à ce qu’elle couvre d’invisible. Dans une acception étroite, on entend par physionomie …
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La physiognomonie connut son essor au XIXe siècle, en particulier avec les thèses du criminologue Cesare Lombroso, portées dans son ouvrage L'Homme criminel (ce qui vaut encore à cette théorie d'être parfois appelée le lombrosianisme). Cette théorie permit notamment l'avènement d'une école positiviste italienne, qui visait à « mettre la science au service de l’ordre social ».
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Dans l'Antiquité, la physiognomonie avait déjà ses détracteurs, comme l'atteste une anecdote racontée par Cicéron. Zopyre, un mage thrace qui, selon Aristote, aurait prédit à Socrate une mort violente, « faisait profession de discerner les mœurs des hommes et leur naturel d'après leur corps, leurs yeux, leur visage, leur front ». Or, voyant Socrate, il aurait déduit qu'il avait affaire à un homme « stupide et abruti …
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Illustration tirée de The Physiognomist's Own Book de 1841.
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La physiognomonie a ses racines dans un fait psychologique : nous tendons parfois à supposer à quelqu'un un caractère, et ce simplement à partir de l'observation de son physique. Par exemple, quelqu'un de rond évoquera une douceur morale, etc. La physiognomonie a essayé de « fonder scientifiquement cette expérience », en dégageant d'abord des « régularités », et, à partir de là, des « lois ».
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En cherchant les causes dans l'« objet du jugement » (i.e par la constitution d'une science) et non dans le « jugement subjectif » (i.e dans la psychologie), elle a longtemps échoué dans sa quête d'objectivité scientifique, même si elle a parfois dégagé certaines corrélations.
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L'idée principale de la physiognomonie est qu'une « mesure » des différents angles (par exemple la saillie du menton), de la forme (une tête « carrée » ou plus « ovale »), des imperfections (la fameuse « bosse des maths » par exemple) permettait de déduire la personnalité d'un individu. La mesure permet la « mathématisation des données » qui, à son tour, permet de prétendre à une certaine « objectivité ». Mais cette …
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En ceci, la physiognomonie montrait qu'elle voulait se constituer comme science, selon les canons du XIXe siècle : à partir de l'« observation » de cas, elle voulait dégager par « mathématisation » puis par « induction » des lois universelles, en procédant d'une manière analogue à l'astronomie, et en voulant imiter les succès de Newton.
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Les rapports entre l'aspect d'un individu et son caractère ont fait l'objet de remarques dès l'Antiquité, comme en témoignent certains vieux poèmes grecs. Les premières allusions à une théorie de la physiognomonie apparaissent au Ve siècle av. J.-C. à Athènes, où un certain Zoophore passait pour expert en la matière. Pythagore, que l'on regarde parfois comme l'instigateur de la physiognomonie, repoussa un jour un dén…
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Hippocrate (460 av. J.-C. - vers 370 av. J.-C.), médecin grec, divisa l’humain en « gras » et en « maigre », et élabore la théorie des quatre humeurs. Une combinaison des quatre éléments (eau, feu, air, terre) aux quatre qualités physiques (froid, chaud, sec, humide) influant sur les « humeurs » (sang, bile, pituite, atrabile). Galien (131 – 201), médecin grec, élabore la théorie de quatre complexions ou quatre tempé…
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Aristote fait souvent référence à la littérature concernant les rapports entre l'apparence et le caractère. Aristote était visiblement lui-même favorable à ces idées, comme en témoigne un passage de ses Premiers Analytiques (vers 350 av. J.-C.) :
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« Il sera possible de déduire le caractère d'après les traits du visage, pour peu que l'on accepte que le corps comme l'âme ensemble sont changées par les affections naturelles : je dis naturelles, car bien que par l'étude de la musique un homme altère son âme, il ne s'agit pas là d'une affection que nous recevons comme naturelle : lorsque je parle d'émotions naturelles, je fais allusion aux passions et aux désirs. S…
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Un koala mangeant de l'eucalyptus : cela a-t-il affecté sa physionomie ?
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Bien que ce passage soit délicat à traduire, Aristote semble faire allusion ici à des caractéristiques naturelles d'expression faciale propres à chaque animal, dont il suggère qu'elles peuvent s'analyser en termes de correspondance— par exemple, la dilection du koala pour les feuilles d'eucalyptus.
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Le premier traité systématique de physiognomonie qui nous soit parvenu est un opuscule intitulé Physiognomica, attribué à Aristote (mais qui est plus probablement une œuvre du Lycée). L'ouvrage comprend deux parties, dont on pense qu'elles formaient à l'origine deux traités séparés : la première partie, qui passe en revue les arguments tirés d'observations de la nature et des caractères attribués aux races humaines, …
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Les principaux ouvrages postérieurs à Aristote traitant de physiognomonie sont :
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Antonius Polémon de Laodicée, De physiognomonia (premier quart du IIe siècle apr. J.-C., en grec) ;
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Adamantios le Juif ou le Sophiste, Physiognomonica (IVe siècle apr. J.-C., en grec) ;
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un anonyme latin auteur d'un Liber de physiognomonia (IVe ou Ve siècle apr. J.-C.).
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La popularité de la physiognomonie vient de ce qu'un livre très populaire au Moyen Âge en traite : Le secret des secrets. L'original est arabe (Xe siècle), mais le livre est attribué à Aristote. Il a été traduit en latin vers 1145 par Jean de Séville et, dans une version longue, par Philippe de Tripoli vers 1243, puis en français.
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« Quant les cheveulx sont plains et souefz, l’omme est courtois, debonnaire et a froit cervel. Quant l’omme a les cheveulz aspres et espéz, il segnefie qu’il est fol et nice. Et quant il a grant quantité de poil au ventre et en la poitrine, saches qu’il a tres bonne et tres merveilleuse complection et singuliere nature, et tient moult en son cuer la villenie. S’il a les cheveulx noirs, il aime raison et justice et s’…
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Un des premiers ouvrages médiévaux sur la physiognomonie vient de Michael Scot (mort en 1232). Son livre s'appelle Physionomia et il figure dans le célèbre grimoire le Grand Albert. Pietro d'Abano (1250-1318) a écrit un Liber compilationis phisionomie. On doit à Michel Savonarole un Speculum physionomiae (vers 1450). À la même date : Roland l'Écrivain, Reductorium phisionomie.
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La Renaissance voit de grands livres avec de grands auteurs. Jérôme Cardan donne un De metoposcopia (1558, 1re éd. 1658, trad. : De la métoposcopie, Paris, Aux amateurs de livres, 1990, VIII-225 p., sur les aspects du front. Jean-Baptiste Della Porta écrit un De humana physiognomia (1586, trad. : De la phisionomie humaine, 1655, 1665).
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Aux XVIe et XVIIe siècles, chiromancie et physiognomie sont associées, par exemple chez Bartolomeo Coclès (Della Rocca) (Chyromantiae ac physionomie Anastasis, 1504, trad. 1560 : Le Compendion et brief enseignement de physiognomie et chiromancie), Jean d'Indagine (Introductiones apotelesmaticae in chyromantiam, physiognomiam, astrologiam naturalem, complexiones hominum naturas planetarum, 1522, trad. : La chiromancie…
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En 1668, le peintre Charles Le Brun remet à l'honneur la physiognomonie zoologique, qui compare visage humain et face animale ou insiste sur les traits animaux de la face humaine (Conférences sur l'expression des différents caractères des passions, publiée en 1702).
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Le traité le plus célèbre de physiognomonie, en Occident, a été écrit par Johann Kaspar Lavater : Physiognomische Fragmente (1775-1778, 4 vol., traduction : Physiognomonie ou l'art de connaître les hommes, 1806-1809).
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En 1894, Eugène Ledos publie un volumineux Traité de la physionomie humaine inspiré des travaux de Lavater.
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Lavater inspire la buccomancie, soit la physiognomonie basée sur la dentition et la bouche, William Rogers en fit un traité.
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Génia Lioubow signe en 1902, dans la rubrique « Physiognomonie » de la revue de Gaston Méry L'Écho du merveilleux, un article consacré à Édouard Drumont, qui préface son ouvrage L'Art divinatoire. Les visages et les âmes publié l'année suivante par Flammarion.
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La physiognomonie a été renouvelée par Louis Corman, dans Quinze leçons de morphopsychologie (1937). Il parle de « morphopsychologie », mais on reste dans la physiognomonie. Il adopte des principes nouveaux.
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Les tentatives de Cesare Lombroso ont vécu leurs heures de gloire à la fin du XIXe siècle. En 1905 la physiognomonie est utilisé par Edgar Wallace dans un cycle de romans policiers ayant pour titre « Quatre Justiciers » (The Four Just Men en anglais). Lombroso y est cité fréquemment.
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La physiognomonie a fait l'objet de nombreuses critiques, et son objectivité scientifique a même été remise en cause jusqu'à la fin du XXe siècle. Cependant, bien que ses fondements scientifiques soient toujours très contestés, elle garde encore aujourd'hui des adeptes. Ainsi, des recherches plus récentes, à partir des années 1990 notamment, tendent encore à montrer que l'apparence physique et les traits du visage of…
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Dans la Phénoménologie de l'esprit (1807), Hegel se livre à une critique de la physiognomonie, en citant plusieurs fois Georg Christoph Lichtenberg, auteur du livre Über Physiognomonik (Göttingen, 1788).
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Hegel reproche à la physiognomonie de chercher la conscience de soi là où elle ne peut pas être, à savoir dans le sensible, dans le corporel, autrement dit, ses manifestations extérieures. Or, il n'y a pas de stricte équivalence nécessaire entre la conscience et ses manifestations :
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« Il s'agit certes d'une expression, mais en même temps aussi uniquement en tant que signe, si bien que ce à quoi ressemble ce qui exprime le contenu exprimé est parfaitement indifférent à ce dernier. Certes, dans cette apparition phénoménale, l'intérieur est un Invisible visible, mais sans être rattaché à elle ; il peut tout aussi bien être dans un autre phénomène, qu'un autre intérieur peut être dans le même phénom…
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— Phénoménologie de l'esprit, Aubier, 1991, trad. Lefebvre, p. 228
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Le corps n'est que le signe de l'âme : par conséquent, la manifestation est arbitraire. Il peut renvoyer à tout et à son contraire, ce qui rend impossible toute constitution d'une science s'efforçant de dégager des lois universelles. L'âme n'est pas réductible à ses manifestations corporelles : l'intérieur, c'est-à-dire la conscience de soi, n'est pas et ne sera jamais visible. C'est pourquoi :
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un même état de la conscience peut avoir des manifestations diverses : l'intérieur peut tout aussi bien être dans un autre phénomène ;
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deux états différents de la conscience peuvent avoir la même manifestation : un autre intérieur peut être dans le même phénomène.
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Ce jeu arbitraire entre l'intérieur et son phénomène (c'est-à-dire ce qui en apparaît) interdit la constitution d'une science, dans la mesure où celle-ci essaye au contraire de montrer des corrélations entre chaque état de la conscience et chacun de ses phénomènes. Ces corrélations ne peuvent pas exister, et ce en vertu de la seule nature de la conscience, qui est d'être un phénomène intérieur, qui entretient avec so…
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Même si certains aspects de la personnalité pouvaient être prédits avec de bonnes chances de succès, il est important de noter qu'il ne s'agit que de probabilités et que des exceptions statitistiques sont toujours possibles. La physiognomonie ne peut prétendre qu'à identifier des tendances, mais la liberté humaine et les différentes expériences qu'une personne peut traverser jouent également un rôle.
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Le caractère d'une personne n'est en effet pas déductible du seul aspect physique de la personne, mais dépend de nombreux facteurs externes : expériences, éducation…
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On a montré que les variations génétiques sont beaucoup plus importantes qu'on ne l'avait cru jusqu'ici. Le codage responsable de synthèses protéiques déterminées quant à leur qualité et/ou leur quantité s'avère ainsi extrêmement individuel, conférant à chacun des caractéristiques propres du point de vue biochimique, physiologique, morphologique et psychologique. Ces caractéristiques sont de type probabiliste, l'indi…
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De ces trois théories analogues, la physiognomonie est la plus ancienne. Honoré de Balzac s'inspire de la physiognomonie et de la phrénologie pour le portrait des personnages de La Comédie humaine.
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Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Physiognomonie, sur Wikimedia Commons Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- physiognomonie, sur le Wiktionnaire Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Bibliographie
Textes
- Johann Kaspar Lavater, L’Art de connaître les hommes par la physionomie (1775-1778), trad., Paris, Depélafoi, libraire, rue de Grands Augustins, no 21, 1820. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Louis Corman, Nouveau manuel de morphopsychologie, Stock, Paris, 1977. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le père Goriot de Honoré de Balzac (1835) qui offre l'application de la physiognomonie à travers notamment Madame Vauquer (caractère malsain confirmé par son portrait physique diatribe). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde (1890) adapté au cinéma notamment par Albert Lewin (1945). La laideur de l'âme de Dorian, conséquence de sa vie dissolue, s'illustre sur le tableau qui transfigure son aspect monstrueux. Il y a correspondance entre l'évolution esthétique du tableau et la dégénérescence morale du héros. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Traité de physiognomonie (texte latin du IVe siècle, traduction de Jacques ANDRE), Belles-Lettres, 1981; 2003, 246 pages Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Études
- Collectif, « La physiognomonie au XIXe siècle : transpositions esthétiques et médiatiques », Études françaises, numéro préparé par Valérie Stiénon et Érika Wicky, vol. 49, n° 3, 2013, 166 p. ([lire en ligne]). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Lynn Thorndike, A History of Magic and Experimental Science, The Macmillan Company, 1929 ss. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Ysabeau Alexandre, Lavater et Gall : physiognomonie et phrénologie, rendues intelligibles pour tout le monde…, Garnier frères (Paris), 1909 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Arthur Schopenhauer, Parerga et Paralipomena, II, chapitre VI. "Zur Physiognomik" (1851, première édition). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Œuvres d'auteurs défendant cette théorie
- [PDF] Cesare Lombroso (trad. Régnier et Bournet), L’homme criminel. Étude anthropologique et psychiatrique., Paris, Félix Alcan, 1887 (lire en ligne) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Enrico Ferri (trad. Léon Terrien), Sociologie criminelle, Paris, Félix Alcan, 1887 (lire en ligne) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Johann Kaspar Lavater, L'Art de connaître les hommes par la physionomie, Paris, Depélafoi, 1820 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Johann Kaspar Lavater, Physiognomische Fragmente, Weidmanns Erben und Reich, und Heinrich Steiner und Compagnie, 1775-1778 (lire en ligne) Collections patrimoniales numérisées par le service commun de documentation des universités de Strasbourg. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles connexes
- Divination Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Livre de nez Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Auteurs ayant contribué à cette théorie
- Enrico Ferri Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Johann Kaspar Lavater Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Cesare Lombroso Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Doctrines liées
- Chiromancie : art divinatoire des lignes et monts de la main Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Phrénologie : étude de la forme des crânes Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Métoposcopie : art divinatoire des rides du front Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Rumpologie : étude de la forme des fesses Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Morphopsychologie : pseudo-science basée sur l'étude des visages Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Liens externes
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Notes et références
Retrouvez les documents cités dans le texte, puis revenez au passage concerné.
- Yves Mayaud (dir.), Édouard Tillet, Rép. pen. Dalloz, « Histoire des doctrines pénales », juin 2002, 29 p.↩
- Cicéron, Du destin, V, 10 ; Tusculanes, IV, 37, 80.↩
- Richard Foerster, Scriptores physiognomonici graeci et latini, Leipzig, 1893, 2 vol.↩
- Christop Riedweg, Pythagoras: His Life, Teaching, and Influence (2005), Ithaca.↩
- Premiers Analytiques, 2.27.↩
- The Works of Aristotle, éd. W. D. Ross, Oxford, 1913, p. 805 sq.↩
- Anne Denieul-Cormier, "La très ancienne physiognomie et Michel Savonarole", La biologie médiévale, 14, 1956.↩
- Jean Servier (dir.), Dictionnaire critique de l'ésotérisme, PUF, 1998, p. 431.↩
- Kaspar Lavater, Physiognomonie (1775-1778), L'Âge d'homme, 1979.↩
- Julien Philippe, « La buccomancie », Actes. Société française d'histoire de l'art dentaire, no 13, 2008 (lire en ligne)↩
- Génia Lioubow, « Physiognomonie. VIII. Édouard Drumont », L'Écho du merveilleux, 1er janvier 1902, lire en ligne sur Gallica↩
- Suivent dans la même rubrique au cours de l'année 1902 des articles consacrés sous sa signature à Jean Jaurès, Nicolas II, François Joseph, Édouard VII, Victor-Emmanuel III, François Coppée, Jules Lemaître et Henri Rochefort ; table des matières lire en ligne sur Gallica ; Paul Kruger, Wilhelmine de Hollande Élisabeth de Roumanie, Paul Decauville, Henrik Ibsen, Gabriele D'Annunzio, Léon Tolstoï, Eleonora Duse, Camille Pelletan ; table des matières lire en ligne sur Gallica↩
- Édouard Drumont, L'Art divinatoire. Les visages et les âmes, Paris, Flammarion, 1903 (BNF 30822875)↩
- org.cambridge.ebooks.online.book.Author@376241c2 et org.cambridge.ebooks.online.book.Author@13cb43f6, The Psychology of Personnel Selection, 1er janvier 2010 (ISBN 978-0-511-81930-8, DOI 10.1017/CBO9780511819308, lire en ligne)↩
- Jesse Bering, « There's Something Queer about That Face », sur Scientific American Blog Network (consulté le 24 mai 2016)↩
La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Physiognomonie ↗CC-BY-SA-4.0
- Physiognomonie ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (5)
- Étude de proportion de différents visages par Albrecht Dürer. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Illustration extraite d'un manuel de physiognomonie du XIXe siècle. ↗Tom Ordelman (User:Thor_NL ) · Public domain · Détails de la licence ↗
- Illustration tirée de The Physiognomist's Own Book de 1841. ↗(anonym) · Public domain · Détails de la licence ↗
- Un koala mangeant de l'eucalyptus : cela a-t-il affecté sa physionomie ? ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- « La figure de monsieur Guillaume annonçait la patience, la sagesse commerciale, et l'espèce de cupidité rusée que réclament les affaires » — Honoré de Balzac, La maison du chat qui pelote . ↗ · Droits de reproduction à vérifier
Liens externes cités dans le document (24)
- gallica.bnf.fr ↗Dans « Histoire » du document source
- Physiognomy ↗Dans « Notes et références » du document source
- voir la liste des auteurs ↗Dans « Notes et références » du document source
- Physiognomonie ↗Dans « Voir aussi » du document source
- physiognomonie ↗Dans « Voir aussi » du document source
- lire en ligne ↗Dans « Études » du document source
- lire en ligne ↗Dans « Œuvres d'auteurs défendant cette théorie » du document source
- lire en ligne ↗Dans « Œuvres d'auteurs défendant cette théorie » du document source
- lire en ligne ↗Dans « Œuvres d'auteurs défendant cette théorie » du document source
- service commun de documentation ↗Dans « Œuvres d'auteurs défendant cette théorie » du document source
- www.wikidata.org ↗Dans « Liens externes » du document source
- Medical Subject Headings ↗Dans « Liens externes » du document source
- Store medisinske leksikon ↗Dans « Liens externes » du document source
- Biblissima ↗Dans « Liens externes » du document source
- Britannica ↗Dans « Liens externes » du document source
- Den Store Danske Encyklopædi ↗Dans « Liens externes » du document source
- Gran Enciclopèdia Catalana ↗Dans « Liens externes » du document source
- Universalis ↗Dans « Liens externes » du document source
- BnF ↗Dans « Liens externes » du document source
- données ↗Dans « Liens externes » du document source
- LCCN ↗Dans « Liens externes » du document source
- GND ↗Dans « Liens externes » du document source
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