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Politiquement correct

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Le politiquement correct (anglicisme de politically correct ou political correctness, souvent abrégé PC en anglais) ou rectitude politique (au Québec) désigne, principalement pour la dénoncer, une attitude qui consiste à policer excessivement ou modifier des formulations parce qu'elles pourraient heurter certaines catégories de personnes, notamment en matière d'ethnies, de cultures, de religions, de sexes, d'infirmités, de classes sociales ou d'orientation sexuelle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Questions essentielles

Que désigne « Politiquement correct » ?

L'expression « politiquement correct » est un calque de l'anglais ou de l'anglais américain politically correct.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Histoire

On trouve des traces relativement anciennes de l'expression « politiquement correct ». Elle apparaît ainsi dès 1793 dans un jugement rendu par la Cour suprême des États-Unis. En France, le philosophe Michel Foucault écrit en 1968 : « […] une pensée politique…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Aux États-Unis, l'expression Political Correctness a une longue histoire. Au XIXe siècle et longtemps au cours du XXe siècle, elle s'appliquait plutôt à désigner la justesse dans des contextes juridiques ou politiques. Les mots « correct » et « correctness »…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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En France

La langue de bois est un corollaire français du politiquement correct. Celle-ci comporte plusieurs variantes selon le contexte et l'époque.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Le politiquement correct (anglicisme de politically correct ou political correctness, souvent abrégé PC en anglais) ou rectitude politique (au Québec) désigne, principalement pour la dénoncer, une attitude qui consiste à policer excessivement ou modifier des formulations parce qu'elles pourraient heurter certaines catégories de personnes, notamment en matière d'ethnies, de cultures, de religions, de sexes, d'infirmités, de classes sociales ou d'orientation sexuelle[1].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les locutions et mots considérés comme offensants ou péjoratifs sont remplacés par d'autres considérés comme neutres et non offensants. Le langage politiquement correct utilise abondamment l'euphémisme, les périphrases, les circonlocutions, voire les créations de mots et de locutions nouvelles.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'expression[2],[3] « politiquement correct » est un calque[2],[3] de l'anglais[2] ou de l'anglais américain[3] politically correct. Elle est apparue vers la fin du XXe siècle pour qualifier la rectitude diplomatique, c'est-à-dire une façon acceptable de s'exprimer en société, en public. On l'utilise soit pour promouvoir ce mode d'expression soit pour le tourner en dérision. Au Québec, le terme utilisé est surtout celui de rectitude politique, mais il est moins connoté négativement[4].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Si certaines pratiques qualifiées de politiquement correctes sont anciennes, elles polarisent aujourd'hui un débat politique autour de l'usage de langue et du lexique, en particulier à propos de sujets polémiques.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Histoire

On trouve des traces relativement anciennes de l'expression « politiquement correct ». Elle apparaît ainsi dès 1793 dans un jugement rendu par la Cour suprême des États-Unis[5]. En France, le philosophe Michel Foucault écrit en 1968 : « […] une pensée politique ne peut être politiquement correcte que si elle est scientifiquement rigoureuse[6]. » Mais le sens diffère ici de celui de l'expression consacrée. Utilisée ultérieurement par les milieux conservateurs américains[7], diffusée sur les campus américains au cours des années 1980, l'expression visait à moquer, et à combattre, les discours employés à gauche qui instaureraient une forme de censure pour ne pas offenser tel ou tel groupe d'individus[8]. L'expression s'est répandue en français au début des années 1990[réf. nécessaire]. Elle se rapproche, dans le langage courant, des expressions « bien-pensance »[non neutre] ou « conformisme ». Ce qui est le plus souvent retenu[9] contre le politiquement correct, c'est qu'ils constituerait une limitation de la liberté d'expression, une déformation de la réalité ou encore un appauvrissement de la langue française.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aux États-Unis

Aux États-Unis, l'expression Political Correctness a une longue histoire. Au XIXe siècle et longtemps au cours du XXe siècle, elle s'appliquait plutôt à désigner la justesse dans des contextes juridiques ou politiques. Les mots « correct » et « correctness » y avaient l'acception de « correction grammaticale » ou de « correct selon les règles du droit », que ce soit le droit civil ou le droit constitutionnel. Ce n'est que tardivement, dans la décennie 1980, qu'il acquit une nouvelle acception, qu'on peut exprimer comme linguistiquement conforme ou approprié[10] au regard des mœurs et des opinions courantes, propres à un lieu et à une époque.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De nos jours, cela désigne un discours ou des attitudes cherchant à réduire les possibilités d'offense ou d'outrage contre un groupe de personnes ou une communauté. Cette notion est généralement considérée comme propre à la culture anglo-saxonne[10].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

D'abord utilisé au sein de la gauche américaine pour se moquer des idées trop rigides ou doctrinaires dans leur propre camp, le terme est repris par les conservateurs[11], pour dénoncer une idée qui conduirait à la censure et constituerait une atteinte à la liberté d'expression. Le politiquement correct inspirerait l'évolution du multiculturalisme, de l'identité politique[Quoi ?], de la sociologie[évasif], il servirait la cause des mouvements progressistes tels que le féminisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Cependant, des commentateurs de la gauche nord-américaine soutiennent que l'expression « politiquement correct » a été forgée par les conservateurs américains vers 1980 pour discréditer le progressisme. Selon ces commentateurs il n'y a jamais eu de « mouvement du politiquement correct » aux États-Unis, et le terme serait utilisé pour détourner l'attention du débat de fond sur la discrimination et les inégalités de traitement basés sur la race, la catégorie sociale, le genre ou l'orientation sexuelle[12].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En France

La langue de bois est un corollaire français du politiquement correct. Celle-ci comporte plusieurs variantes selon le contexte et l'époque.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Robert Beauvais en 1970, nomme « hexagonal »[13] un langage constitué de poncifs journalistiques[14] ; l'« hexagonalisation lénifiante » tend à masquer des réalités gênantes par des formules tarabiscotées, ainsi quand un ministre parle de la « décélération de l'allègement des impôts » pour dire que les impôts augmentent[15]. À l'époque, si l'emploi du terme « Hexagone » pour dire « France » était inoffensif, l'usage de « handicapé » pour « invalide » ou de « non-voyant » pour « aveugle » étaient perçus comme une étrangeté, mais s'est pérennisé[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La langue de bois de combat fait l'inverse en amplifiant les différences : « les agresseurs américains et leurs laquais », « la gangrène syndicale », et autres locutions à l'usage des militants[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le langage politiquement correct évolue avec le temps et selon les contextes. S'il est assez facilement détectable dans le discours des partis politiques, il s'impose de façon plus insidieuse dans la langue quotidienne, en particulier celle des médias. De nos jours[Quand ?], le politiquement correct concerne surtout le sexe ou le genre.[précision nécessaire]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans la francophonie, l'expression « politiquement correct » s'est diffusée assez récemment[C'est-à-dire ?] et semble en retrait[réf. nécessaire]. Il s'agit d'un anglicisme, les deux termes n'ayant pas, en français, la même extension qu'en anglais. Le développement de son usage s'est fait surtout durant la décennie 1990, mais, à cause de son manque de motivation linguistique, elle n'a jamais eu la même extension d'usage que dans les pays anglophones.[précision nécessaire]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Conception anglo-saxonne

Utilisation

Le principe du politiquement correct est que le choix des mots peut encourager, favoriser ou même établir certains rapports sociaux, et que les résultats obtenus profitent à la société. Cette observation à l'égard du politiquement correct concerne certains mouvements politiques, notamment le mouvement pour les droits des homosexuels, les féministes, le multiculturalisme et le mouvement des droits civiques. Par exemple, des expressions comme « lineworker » au lieu de « lineman » (« monteur à la chaîne », en anglais, l'ancienne expression contenait le mot « homme » et a donc été jugée discriminatoire envers les femmes), « chairperson » ou « chair » à la place de « chairman » (la « personne du fauteuil », ou le « fauteuil », à la place de « l'homme du fauteuil », c'est-à-dire le président), ou l'usage systématique de l'expression « Native Americans » (« Américains natifs ») plutôt que d'« Indiens », sont des références pour caractériser les partisans du politiquement correct comme excessivement pointilleux ou même coercitifs. Le politiquement correct s'applique même aux objets inanimés, ce qui est encore un autre aspect du débat.[précision nécessaire]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le terme politiquement correct, de la manière dont il est utilisé le plus souvent, implique qu'une proportion importante des gens font un choix politique conscient des mots qu'ils utilisent dans leurs paroles et leurs écrits, avec l'intention de répandre cette pratique le plus largement possible, et ainsi, de changer les rapports sociaux ; implicitement, il est entendu que ces personnes sont la gauche, ou une partie importante de la gauche ; que ce choix politique des mots est un phénomène unique, concerté, qu'on appelle le « politiquement correct » ; et enfin, que l'utilisation de ces mots choisis s'est développée d'une manière à porter atteinte à la liberté d'expression.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ce à quoi ceux qui pratiquent de tels choix répondent que l'expression « politiquement correct » fait partie des attaques contre la justice sociale ou le progressisme politique[16], et que le fait d'exprimer une opinion, ou de débattre publiquement de l'usage de la langue ne peuvent en eux-mêmes constituer de l'intolérance ou de la censure[réf. nécessaire].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ceux qui utilisent le terme « politiquement correct » pour désigner une mode expriment souvent des craintes sur la possible dilution du discours et l'impossibilité de décrire et de relier entre eux les problèmes sociaux. La critique politiquement correcte du langage inhibe l'expression libre, particulièrement celle d'opinions qui risquent de blesser tel ou tel groupe. Ils ajoutent également que le discours politiquement correct protège exagérément des groupes minoritaires, notamment lorsqu'il est utilisé pour éviter de reconnaître toute imperfection ou écart de conduite d'un des membres du groupe[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'expression est tirée du vocabulaire marxiste-léniniste[réf. souhaitée], où elle qualifie la ligne du parti après la révolution russe de 1917, puis elle est utilisée de manière plaisante dans la gauche nord-américaine au début des années 1980. Dans ce contexte, elle est appliquée à tout engagement excessif pour l'une des causes de gauche, spécialement marxistes et féministes, ainsi qu'à tous ceux qui, concernés par ces causes, se consacrent davantage au discours ou au vocabulaire qu'à l'action[réf. nécessaire].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'expression redevient populaire au début des années 1990 comme élément de la tentative des conservateurs d'influencer les méthodes d'enseignement et les programmes des universités[17],[18],[19],[20],[21]. Dans ce contexte, la notion de politiquement correct est présentée comme un mouvement de gauche, venu des cercles gauchistes universitaires, comme une tentative de créer une nouvelle doctrine sur l'orthodoxie sociale incluant une modification du vocabulaire que certains trouvent offensant.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'utilisation de l'expression décline à la fin des années 1990, et ne se retrouve plus que dans les comédies, avec une signification incertaine. Elle est toutefois reprise depuis quelques années par des groupuscules ou des écrivains multiculturalistes qui rejettent (ou ignorent) ses origines et ses connotations controversées. Elle est aussi reprise par la gauche pour moquer les clichés conservateurs, comme les « valeurs familiales », le « conservatisme compatissant » ou « Dieu et la patrie »[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Quelques effets significatifs dans les expressions usuelles sont l'expression « salad bowl » remplaçant parfois « melting pot », ou la règle du « no hyphen » (« African American » serait correct, « African-American » serait considéré comme insultant)[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Usages antérieurs

L'expression « politiquement correct » est utilisée bien avant le XXe siècle, ce qui conduit les défenseurs du concept à penser que la sensibilité politique de certaines expressions n'est pas nouvelle. La plus ancienne utilisation citée est celle de la décision de la Cour suprême dans l'affaire Chisholm vs. Georgia (1793), où il est avancé que l'emploi de certains termes n'est pas correct, dans le contexte politique des États-Unis de cette époque[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Les États, plutôt que les individus pour les intérêts de qui les États existent, sont fréquemment les objets qui attirent et focalisent la majeure partie de notre attention […]. Des sentiments et expressions aussi inadéquates abondent dans notre langage commun, y compris le plus convivial. Ainsi, si l'on trinque pour honorer “les États-Unis”, on n'honore pas “le peuple des États-Unis”. Cela n'est pas politiquement correct.
(The states, rather than the People, for whose sakes the States exist, are frequently the objects which attract and arrest our principal attention […]. Sentiments and expressions of this inaccurate kind prevail in our common, even in our convivial, language. Is a toast asked? 'The United States,' instead of the 'People of the United States,' is the toast given. This is not politically correct.) »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le premier usage au XXe siècle se retrouve au chapitre 1 de l'autobiographie du sénateur Robert La Follette junior, parue en 1912[Où ?]. À propos de son éducation à l'université du Wisconsin, il dit[réf. nécessaire] :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« À cette époque, nous n'avions pas d'idées politiques ou économiques correctes, domaines où il n'y avait alors que peu d'enseignements dignes de ce nom, mais ce que nous avons pu tirer de ces enseignements, et particulièrement de celui de John Bascom, est une attitude correcte vis-à-vis des affaires publiques. Et quand tout est dit, cette attitude est plus importante que tous les avis définitifs qu'un homme peut avoir. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Là encore, l'expression « politiquement correct » fait expressément référence, dans l'opinion de l'auteur, à des opinions politiquement incorrectes, ce qui est différent de l'usage actuel[Lequel ?].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

On peut citer encore un autre usage littéral dans le roman de Henry Vollam Morton (en), In the Steps of St. Paul (paru en 1936) : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Utiliser de tels mots[Lequel ?] aurait été traiter son auditoire d’esclaves et de voleurs. Mais les Galates est une expression politiquement correcte, qui englobe tous ceux qui se trouvent sous la domination de Rome, des aristocrates d'Antioche à la petite esclave d'Iconium. » Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Justifications linguistiques

L'un des principaux arguments avancés en faveur de l'utilisation du langage politiquement correct est d'empêcher l'exclusion ou les insultes discriminantes, basées sur des différences physiques ou des handicaps. Un autre repose sur l'hypothèse de Sapir-Whorf, qui énonce que les structures grammaticales d'une langue façonnent les idées des orateurs et les actions de tout un chacun. Le but est donc de faire prendre conscience à chacun de ces biais inconscients, pour leur permettre de faire un choix volontaire de leurs mots, sachant ce que les autres personnes trouvent offensant[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un exemple courant est l'usage de l'expression « mentalement déficient » de préférence à « fou »[réf. nécessaire].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Malgré tout, les critiques avancent que les nouveaux termes sont maladroits ou laids, souvent de simples euphémismes substitués à des termes rigoureux concernant la race, le sexe, l'orientation sexuelle, le handicap, la religion ou la tendance politique. Les défenseurs avancent que la modification de la langue et du vocabulaire se justifie par ces quatre points :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  1. les droits, possibilités ou libertés de certains sont limités à cause de la catégorisation comme membres d'un groupe frappé d'un stéréotype infamant ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  2. cette catégorisation est largement non-dite, inconsciente, et facilitée par le vocabulaire abondant ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  3. en rendant ce vocabulaire problématique, on fait prendre conscience aux gens de la façon dont ils décrivent autrui ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  4. lorsque la catégorisation est volontaire, le mérite personnel d'une personne, plus que son appartenance à un groupe, est plus apparent[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En linguistique, l'hypothèse Sapir-Whorf, dans une formulation stricte, avance que la langue d'une personne limite ses possibilités de pensée et de formulation. Par exemple, un vocabulaire sexiste entraîne des pensées sexistes. La plupart des linguistes penchent pour une version plus modérée, selon laquelle la façon dont nous voyons le monde est influencée par le niveau de langage que nous utilisons. La situation se complique du fait que certains groupes refusent le changement de vocabulaire que d'autres cherchent à imposer. Ainsi, les sourds n'ont jamais considéré le terme comme insultant en lui-même. Le mot « malentendant », qui s'est substitué à « sourd », et qui permet d'inclure dans le groupe ainsi créé les personnes victimes d'une diminution de l'audition à la suite d'un accident, ou du vieillissement, est ainsi considéré comme plus adapté pour cet usage. Il est cependant considéré comme discriminant par les sourds. Toutefois, en 2016, l'expression la plus courante utilisée en France dans les médias pour désigner ces personnes est « sourds et malentendants » qui échappe à cette critique[réf. nécessaire].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects politiques

Aux États-Unis, la critique du politiquement correct est fréquente dans le discours politique conservateur[22].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En France, la critique a longtemps été plus diffuse[réf. nécessaire] bien qu'elle vise également des vecteurs politiques et médiatiques. La critique du politiquement correct (corollaire de la critique de la bien-pensance) devient de plus en plus, en France, l'apanage des milieux conservateurs ou des partis politiques de droite — à l'image de son emploi aux États-Unis[23]. Selon le juriste Pascal Mbongo, la dénonciation du politiquement correct est couramment pratiquée par certains commentateurs, surtout de droite, pour critiquer des inculpations ou décisions de justice visant les discours de haine, malgré les différences importantes entre les droits français et américain relatifs à la liberté d'expression[24].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects sociologiques

Le politiquement correct peut se rapprocher des notions de conformisme et de pensée de groupe en psycho-sociologie. Afin de se valoriser, l'individu tend à exprimer l'opinion la plus largement partagée au sein du groupe auquel il se rattache. Il se valorise ainsi de deux façons[réf. nécessaire] :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  1. aux yeux du groupe en exprimant une idée qui fait consensus — une idée hétérodoxe entraînant a contrario un risque d'ostracisme ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  2. à ses propres yeux en renforçant la cohésion du groupe auquel il s'identifie.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aspects linguistiques

Problème du sens

Le mot politically connaît plusieurs acceptions. La première renvoie à policy, qui signifie « politique » au sens de « doctrine » (à la fois « pratique concertée d'un État », comme dans « politique publique » ou « politique de la terre brûlée »), mais aussi « règles sociales » (comme dans « police des mœurs »), ainsi que « règles formelles ou légales applicables à l'usage d'un certain objet » (cf. la partie « policy » des modes d'emploi en anglais). La seconde acception renvoie à politics qui équivaut au sens restreint de « politique » du français contemporain (« qui concerne les affaires publiques et le gouvernement »)[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Inversement, les mots « correct », « correctness » ont, dans leur usage courant, un sens plus restreint et se traduiraient mieux par « exact », « exactitude »[réf. nécessaire] .Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

D'un point de vue linguistique, on peut dire qu'en français les expressions « politiquement correct » et « correction politique » n'ont pas beaucoup de sens en raison de la restriction d'usage du terme « politique » et de l'affaiblissement des termes « police », « policé » : ceux-ci ne sont plus que rarement employés comme synonyme de « civilité » ; ils figurent surtout dans des expressions figées telles que « police des mœurs », « mœurs policées », « langage policé ». En français contemporain le terme « politiquement » n'est associé qu'à la politique comme instrument de gouvernement.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Cette différence fait que la compréhension de l'expression est très différente pour un anglophone ou un francophone : pour le premier elle désigne généralement une manière de s'exprimer socialement admissible, alors qu'en français elle a plutôt le sens de « discours politique normatif et élusif », qu'on appelle aussi « langue de bois ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Usages

Lors de son acclimatation au français, l'expression visait à pointer les mêmes objets que dans son usage aux États-Unis, c'est-à-dire une certaine « police du langage » et un abus de périphrases euphémisantes. Hors l'Amérique du Nord, on ne constatait toutefois pas une telle police du langage, et l'usage de périphrases, d'euphémismes et de litotes n'était l'apanage d'aucun groupe aisément identifiable[réf. nécessaire].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En francophonie hors d'Amérique du Nord, l'expression a pris avec le temps une autre acception, devenant pratiquement synonyme de « langue de bois » : discours à base de circonlocutions, de périphrases, d'euphémismes et d'expressions figées.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans la catégorie du « politiquement correct, l'usage de termes tels que « handicapé », « non-voyant », « RMiste », « Africain », « migrant » est devenu quasiment obligatoire, en remplacement de termes français qui n'avaient rien de particulièrement stigmatisant comme « infirme » ou « invalide », « aveugle », « nécessiteux » ou « pauvre », « noir », « immigré ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le terme « handicapé » s'est substitué à « infirme » vers 1973-1974.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le langage contemporain tend à évacuer toute trace de négativité ou d'effet défavorable. Ainsi une « augmentation » des prix devient par exemple un « réajustement », bien qu'une diminution reste qualifiée de diminution. Le « bas de gamme » se voit remplacé par « entrée de gamme », bien que le haut de gamme reste inchangé. Les victimes civiles d'une action militaire sont appelées « dommages collatéraux ». Le « bombardement nucléaire » d'une ville se voit qualifié de « vitrification ». Les licenciements deviennent des « mesures d'ajustement des effectifs » ou un « plan social », etc.[réf. nécessaire]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

D'autres termes comme « homosexuel », « lesbienne », « SDF », « trisomique », « sans-papier », « métis » ont remplacé des expressions devenues stigmatisantes comme « pédéraste », « gouine », « vagabond », « clochard », « mongolien », « immigré clandestin », « mulâtre ».[réf. nécessaire] Les notions les plus problématiques font l'objet d'une réactualisation régulière du terme en vigueur, chaque nouveau terme acquérant au bout de quelques années les connotations négatives intrinsèquement liées à la notion dont on cherche pourtant à occulter toute négativité — phénomène désigné par la formule « euphemism treadmill (en) » soit « tapis roulant euphémistique ». Ainsi, « vieux » a été supplanté par « personne âgée », puis à nouveau par « senior » francisé en « sénior ». « Nègre » a été remplacé par « noir » puis par « personne de couleur », puis de plus en plus par « black », soit un terme anglais qui est l'équivalent exact de « noir », mais qui est censé moins heurter les sensibilités…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'humoriste George Carlin a évoqué ce phénomène, prenant notamment l'exemple du syndrome d'effondrement psychique et endocrinologique des soldats au combat : durant la Première Guerre mondiale, on appelait ce syndrome « shellshock », soit un terme direct et explicite, évoquant par sa sonorité même la brutalité du combat armé ; puis durant la Seconde Guerre mondiale, le même syndrome a été renommé « battle fatigue », soit un terme plus long (deux mots, quatre syllabes) et à la connotation nettement plus douce ; puis durant la guerre de Corée ce syndrome a été requalifié en « operational exhaustion », une expression encore plus longue (huit syllabes) et à la tonalité mécanique, évacuant toute humanité de la formulation, évoquant un problème qui pourrait affecter une voiture ; puis enfin durant la Guerre du Viêt Nam, cette même condition a été rebaptisée « post-traumatic stress disorder » (expression réduite à l'acronyme « PTSD »), une expression aussi longue que la précédente, mais avec un trait d'union en plus, et basée sur un jargon psychiatrique qui oblitère la réalité de la douleur des personnes concernées ; et il concluait en disant que si cette condition s'était encore appelée « shellshock », les vétérans du Viêt Nam auraient certainement bénéficié de l'attention et de la compassion dont ils avaient besoin[25].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Critiques du politiquement correct

Une catégorie est consacrée à ce sujet : Critique du politiquement correct.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un instrument au service de la tyrannie des minorités

Pour le sociologue Raymond Boudon, « contre l’idée reçue qui tend à imputer le politiquement correct à la tyrannie de la majorité, il résulte en réalité plutôt de la tyrannie des minorités. On le vérifie à ce que, sur bien des sujets, le politiquement correct heurte en réalité l’opinion. Car il est le fait davantage de minorités actives et de groupes d’influence que de l’opinion elle-même »[26].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour cet auteur, le phénomène peut s'expliquer par l'effet Olson, désignant un mécanisme par lequel une minorité organisée et décidée peut imposer ses vues à un groupe plus large mais désorganisé et au sein duquel chacun fait le raisonnement implicite que les autres parmi son groupe s'occuperont de résister pour lui[26].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour le philosophe Dominique Lecourt, le politiquement correct est « une rhétorique de dissuasion », « un moyen d'intimidation qui laisse penser qu'il existerait une pensée unique, une voie droite par rapport à laquelle nous devrions tous être jugés ». Il est devenu par le biais de lois dites antiracistes ou mémorielles « un instrument de conquête du pouvoir » utilisé par « des minorités actives bien organisées qui répandent leur conformisme propre », « souvent de tonalité religieuse »[27].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Une diminution de la liberté d'expression

Pour le philosophe Jean-Claude Michéa, le politiquement correct témoigne de la « juridification croissante des relations sociales », s'élevant au détriment de la common decency (en) défendue par George Orwell, c'est-à-dire les vertus élémentaires de la vie en société[28].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour Jean Dutourd, romancier et éditorialiste français, dans un discours à l'Académie française, un homme politiquement correct est :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« [un homme qui tient pour] bienfaisante, incontestable, irréfutable, et pour tout dire obligatoire, une certaine philosophie politique qui, extérieurement, a l'air d'être le fruit de la morale, de la tolérance, de l'humanitarisme, du progressisme, de l'égalité, de l'esprit démocratique, alors qu'elle n'est en réalité que l'expression la plus autoritaire du conformisme international, lequel, sous couleur d'idéalisme, peut se livrer à un pragmatisme effréné qui ne recule pas à l'occasion devant le crime[29],[30]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour Jacques Barzun, historien et théoricien de l'éducation franco-américain, « le politiquement correct ne légifère pas sur la tolérance ; il ne fait qu'organiser la haine » (« Political correctness does not legislate tolerance; it only organizes hatred »).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans les années 2000, le journaliste Éric Zemmour développe l'idée que le refus d'utiliser un langage politiquement correct est criminalisé, et condamne la « logique inquisitoriale » qui serait celle des associations anti-racistes[31].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans un discours au Parlement du Royaume-Uni, le 2 septembre 2014, Theresa May, alors secrétaire d'État à l'Intérieur, fustige l'« institutionnalisation du politiquement correct » qu'elle classe parmi les causes de l'incurie des autorités locales dans l'affaire des viols collectifs de Rotherham[32],[33],[34].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un instrument de domination de classe

Le géographe Christophe Guilluy, intellectuel polémique porteur de thèses qui suscitent la sympathie de l’extrême droite, considère que le politiquement correct est avant tout une arme de classe très efficace contre l'ancienne classe moyenne. Cette novlangue serait d'abord un instrument de domination, la mise en avant des minorités offrant une caution sociale à un système qui exclut la majorité des classes populaires. Cette instrumentalisation s'accompagnerait d'un diversity business très avantageux pour les grandes entreprises[35].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Défense du politiquement correct

Pour ses défenseurs, comme le philosophe Jacques Derrida, le politiquement correct est, à l'inverse, un cadre qui fait valoir une éthique et des principes. La critique systématique du politiquement correct serait dangereuse car elle annihilerait toute pensée critique par sa seule force d'intimidation : « Dès que quelqu'un s'élève pour dénoncer un discours ou une pratique, on l'accuse de vouloir rétablir un dogmatisme ou une “correction politique”. Cet autre conformisme me semble tout aussi grave. Il peut devenir une technique facile pour faire taire tous ceux qui parlent au nom d'une cause juste »[36].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon le sociologue Philippe Corcuff, certains auteurs prétendant parler de façon politiquement incorrecte s'exonèrent par là même d'argumentation : « Il suffit de dire que l’on va à l’encontre du supposé “politiquement correct” (par exemple, l’antiracisme) et de prétendus “tabous” (par exemple, l’égalité entre les femmes et les hommes) diffusés par “les médias dominants”, sans vraiment d’arguments, de connaissances établies et/ou de faits solidement constatés, pour avoir raison »[37].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon le journaliste Jean Birnbaum, qui s'appuie sur l'ouvrage De quoi demain… coécrit par Jacques Derrida, l'accusation d'être « bien-pensant », « politiquement correct », est devenue presque automatique pour disqualifier « toute pensée critique », « au prétexte de combattre les abus d'une certaine gauche intellectuelle ». Par ailleurs, toujours selon Jean Birnbaum : « les champions du “politiquement incorrect” sont les rois du prime time » ; « leur posture, qui se prétend rebelle, jouit d'une domination sans partage »[38]. On peut émettre l'hypothèse d'un décalage d'époque : les pourfendeurs du "politiquement correct", assimilé à une "pensée unique", semblent se référer aux années 80 et 90, quand les intellectuels de gauche disposaient en effet en France d'un magistère moral et médiatique ; mais depuis plus d'une décennie désormais, les positions dites "réactionnaires" ou "conservatrices" s'imposent largement dans de très nombreux médias - en particulier des chaînes d'information ou de divertissement[39],[40],[41].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour Isabelle Barbéris, le politiquement correct forme un système clos avec le politiquement incorrect, le premier étant la surréaction puritaine aux pulsions excessives du second, ce qui finit par figer la pensée : « Le politiquement correct est paradoxal, car il relève à la fois d’une certitude du bien (c’est le fameux « signalement vertueux », la haine vertueuse), mais c’est aussi une figure de l’incertitude qui se manifeste par la peur d’offenser, une inhibition qui ronge et émousse la pensée, la rencontre. Un alliage de violence et d’inhibition maladive. Je mets le politiquement incorrect dans le même sac : le nihilisme, le cynisme alimentent la réaction puritaine. C’est la connerie du « piège réactif », pour citer l’expression du philosophe Karan Mersch. On a le « pur » Geoffroy de Lagasnerie parce qu’on a eu l’« impur » Thierry Ardisson, et c’est au fond la même logique d’excès convoité par les médias, ce qui explique leur succès respectif »[42].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Applications de l'expression

Au XXIe siècle, l'expression est devenue d'usage beaucoup plus courant[réf. nécessaire], mais avec des différences selon les pays. Pour prendre les quatre principaux pays francophones :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • en Belgique et en France, l'absence à la fois de groupes politiques et idéologiques d'orientation libérale ou conservatrice qui soient organisés et importants[réf. nécessaire], et d'organisations ou de groupes de pression tendant à promouvoir la « correction politique » qui aient une base sociale, politique ou universitaire forte, fait que dans ces deux pays son usage comme instrument politique de dénigrement de groupes adverses reste assez marginal et d'une faible efficacité[réf. nécessaire] ; son usage le plus courant y est plutôt une mise en cause de certaines élites et la dénonciation d'une tendance — réelle ou supposée — des administrations à jargonner, à abuser d'un langage hermétique et creux[réf. nécessaire] ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • au Canada, la proximité culturelle avec les États-Unis, une structure des groupes politiques voisine, font que l'usage et la fonction de l'expression correspond beaucoup à l'emploi qu'on en fait aux États-Unis, tenant compte, pour le Québec, des différences d'acception tenant à la langue évoquées supra ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • la Suisse enfin est dans une situation intermédiaire : si l'on y trouve des groupes politiques d'orientation libérale ou conservatrice plus structurés qu'en France et en Belgique, on n'y constate pas, en revanche, de tendance à la « correction politique », ce qui fait que l'usage de dénigrement politique y est plus répandu, mais que ce discours n'a pas de cible clairement identifiable[pas clair].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Usage satirique

Les modifications de la langue dans le sens du politiquement correct ont une histoire dans la satire et la comédie.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un des thèmes majeurs de la bande dessinée Dilbert est le vocabulaire abscons de son encadrement, visant à masquer son manque de morale et son incompétence.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un exemple parmi les plus précoces et les plus connus est le livre Politically Correct Bedtime Stories, de James Finn Garner, dans lequel les contes de fée sont réécrits d'un point de vue politiquement correct exagéré. Les rôles du bon et du méchant sont inversés, dans le but de montrer que le politiquement correct ignore ou inverse la moralité. La satire du politiquement correct est largement déclinée dans les médias nord-américains aujourd'hui.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Citations

« Si tous les imprimeurs s'interdisaient d'imprimer tout ce qui pourrait offenser quelqu'un, il y aurait très peu de livres. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

— Benjamin FranklinNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Notes et références

  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Politiquement correct aux États-Unis » (voir la liste des auteurs).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Politiquement correct en France » (voir la liste des auteurs).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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  1. Que désigne « Politiquement correct » ? — Non vérifiéL'expression « politiquement correct » est un calque de l'anglais ou de l'anglais américain politically correct.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéHistoire

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéLe politiquement correct (anglicisme de politically correct ou political correctness, souvent abrégé PC en anglais) ou rectitude politique (au Québec) désigne, principalement pour la dénoncer, une attitude qui consiste à policer excessivement ou modifier des formulations parce qu'elles pourraient heurter certaines catégories de personnes, notamment en matière d'ethnies, de cultures, de religions, de sexes, d'infirmit…

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéLes locutions et mots considérés comme offensants ou péjoratifs sont remplacés par d'autres considérés comme neutres et non offensants. Le langage politiquement correct utilise abondamment l'euphémisme, les périphrases, les circonlocutions, voire les créations de mots et de locutions nouvelles.

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéL'expression, « politiquement correct » est un calque, de l'anglais ou de l'anglais américain politically correct. Elle est apparue vers la fin du XXe siècle pour qualifier la rectitude diplomatique, c'est-à-dire une façon acceptable de s'exprimer en société, en public. On l'utilise soit pour promouvoir ce mode d'expression soit pour le tourner en dérision. Au Québec, le terme utilisé est surtout celui de rectitude p…

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéSi certaines pratiques qualifiées de politiquement correctes sont anciennes, elles polarisent aujourd'hui un débat politique autour de l'usage de langue et du lexique, en particulier à propos de sujets polémiques.

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéOn trouve des traces relativement anciennes de l'expression « politiquement correct ». Elle apparaît ainsi dès 1793 dans un jugement rendu par la Cour suprême des États-Unis. En France, le philosophe Michel Foucault écrit en 1968 : « […] une pensée politique ne peut être politiquement correcte que si elle est scientifiquement rigoureuse. » Mais le sens diffère ici de celui de l'expression consacrée. Utilisée ultérieu…

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  8. Passage de cet article — Non vérifiéAux États-Unis, l'expression Political Correctness a une longue histoire. Au XIXe siècle et longtemps au cours du XXe siècle, elle s'appliquait plutôt à désigner la justesse dans des contextes juridiques ou politiques. Les mots « correct » et « correctness » y avaient l'acception de « correction grammaticale » ou de « correct selon les règles du droit », que ce soit le droit civil ou le droit constitutionnel. Ce n'es…

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  9. Passage de cet article — Non vérifiéDe nos jours, cela désigne un discours ou des attitudes cherchant à réduire les possibilités d'offense ou d'outrage contre un groupe de personnes ou une communauté. Cette notion est généralement considérée comme propre à la culture anglo-saxonne.

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  10. Passage de cet article — Non vérifiéD'abord utilisé au sein de la gauche américaine pour se moquer des idées trop rigides ou doctrinaires dans leur propre camp, le terme est repris par les conservateurs, pour dénoncer une idée qui conduirait à la censure et constituerait une atteinte à la liberté d'expression. Le politiquement correct inspirerait l'évolution du multiculturalisme, de l'identité politique[Quoi ?], de la sociologie[évasif], il servirait l…

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  11. Passage de cet article — Non vérifiéCependant, des commentateurs de la gauche nord-américaine soutiennent que l'expression « politiquement correct » a été forgée par les conservateurs américains vers 1980 pour discréditer le progressisme. Selon ces commentateurs il n'y a jamais eu de « mouvement du politiquement correct » aux États-Unis, et le terme serait utilisé pour détourner l'attention du débat de fond sur la discrimination et les inégalités de tr…

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  12. Passage de cet article — Non vérifiéLa langue de bois est un corollaire français du politiquement correct. Celle-ci comporte plusieurs variantes selon le contexte et l'époque.

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  13. Passage de cet article — Non vérifiéRobert Beauvais en 1970, nomme « hexagonal » un langage constitué de poncifs journalistiques ; l'« hexagonalisation lénifiante » tend à masquer des réalités gênantes par des formules tarabiscotées, ainsi quand un ministre parle de la « décélération de l'allègement des impôts » pour dire que les impôts augmentent. À l'époque, si l'emploi du terme « Hexagone » pour dire « France » était inoffensif, l'usage de « handica…

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéLa langue de bois de combat fait l'inverse en amplifiant les différences : « les agresseurs américains et leurs laquais », « la gangrène syndicale », et autres locutions à l'usage des militants[réf. nécessaire] .

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  15. Passage de cet article — Non vérifiéLe langage politiquement correct évolue avec le temps et selon les contextes. S'il est assez facilement détectable dans le discours des partis politiques, il s'impose de façon plus insidieuse dans la langue quotidienne, en particulier celle des médias. De nos jours[Quand ?], le politiquement correct concerne surtout le sexe ou le genre.[précision nécessaire]

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéDans la francophonie, l'expression « politiquement correct » s'est diffusée assez récemment[C'est-à-dire ?] et semble en retrait[réf. nécessaire]. Il s'agit d'un anglicisme, les deux termes n'ayant pas, en français, la même extension qu'en anglais. Le développement de son usage s'est fait surtout durant la décennie 1990, mais, à cause de son manque de motivation linguistique, elle n'a jamais eu la même extension d'us…

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéLe principe du politiquement correct est que le choix des mots peut encourager, favoriser ou même établir certains rapports sociaux, et que les résultats obtenus profitent à la société. Cette observation à l'égard du politiquement correct concerne certains mouvements politiques, notamment le mouvement pour les droits des homosexuels, les féministes, le multiculturalisme et le mouvement des droits civiques. Par exempl…

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  18. Passage de cet article — Non vérifiéLe terme politiquement correct, de la manière dont il est utilisé le plus souvent, implique qu'une proportion importante des gens font un choix politique conscient des mots qu'ils utilisent dans leurs paroles et leurs écrits, avec l'intention de répandre cette pratique le plus largement possible, et ainsi, de changer les rapports sociaux ; implicitement, il est entendu que ces personnes sont la gauche, ou une partie …

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  19. Passage de cet article — Non vérifiéCe à quoi ceux qui pratiquent de tels choix répondent que l'expression « politiquement correct » fait partie des attaques contre la justice sociale ou le progressisme politique, et que le fait d'exprimer une opinion, ou de débattre publiquement de l'usage de la langue ne peuvent en eux-mêmes constituer de l'intolérance ou de la censure[réf. nécessaire].

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéCeux qui utilisent le terme « politiquement correct » pour désigner une mode expriment souvent des craintes sur la possible dilution du discours et l'impossibilité de décrire et de relier entre eux les problèmes sociaux. La critique politiquement correcte du langage inhibe l'expression libre, particulièrement celle d'opinions qui risquent de blesser tel ou tel groupe. Ils ajoutent également que le discours politiquem…

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéL'expression est tirée du vocabulaire marxiste-léniniste[réf. souhaitée], où elle qualifie la ligne du parti après la révolution russe de 1917, puis elle est utilisée de manière plaisante dans la gauche nord-américaine au début des années 1980. Dans ce contexte, elle est appliquée à tout engagement excessif pour l'une des causes de gauche, spécialement marxistes et féministes, ainsi qu'à tous ceux qui, concernés par …

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéL'expression redevient populaire au début des années 1990 comme élément de la tentative des conservateurs d'influencer les méthodes d'enseignement et les programmes des universités,,,,. Dans ce contexte, la notion de politiquement correct est présentée comme un mouvement de gauche, venu des cercles gauchistes universitaires, comme une tentative de créer une nouvelle doctrine sur l'orthodoxie sociale incluant une modi…

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  23. Passage de cet article — Non vérifiéL'utilisation de l'expression décline à la fin des années 1990, et ne se retrouve plus que dans les comédies, avec une signification incertaine. Elle est toutefois reprise depuis quelques années par des groupuscules ou des écrivains multiculturalistes qui rejettent (ou ignorent) ses origines et ses connotations controversées. Elle est aussi reprise par la gauche pour moquer les clichés conservateurs, comme les « vale…

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  24. Passage de cet article — Non vérifiéQuelques effets significatifs dans les expressions usuelles sont l'expression « salad bowl » remplaçant parfois « melting pot », ou la règle du « no hyphen » (« African American » serait correct, « African-American » serait considéré comme insultant)[réf. nécessaire] .

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéL'expression « politiquement correct » est utilisée bien avant le XXe siècle, ce qui conduit les défenseurs du concept à penser que la sensibilité politique de certaines expressions n'est pas nouvelle. La plus ancienne utilisation citée est celle de la décision de la Cour suprême dans l'affaire Chisholm vs. Georgia (1793), où il est avancé que l'emploi de certains termes n'est pas correct, dans le contexte politique …

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  26. Passage de cet article — Non vérifié« Les États, plutôt que les individus pour les intérêts de qui les États existent, sont fréquemment les objets qui attirent et focalisent la majeure partie de notre attention […]. Des sentiments et expressions aussi inadéquates abondent dans notre langage commun, y compris le plus convivial. Ainsi, si l'on trinque pour honorer “les États-Unis”, on n'honore pas “le peuple des États-Unis”. Cela n'est pas politiquement …

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéLe premier usage au XXe siècle se retrouve au chapitre 1 de l'autobiographie du sénateur Robert La Follette junior, parue en 1912[Où ?]. À propos de son éducation à l'université du Wisconsin, il dit[réf. nécessaire] :

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  28. Passage de cet article — Non vérifié« À cette époque, nous n'avions pas d'idées politiques ou économiques correctes, domaines où il n'y avait alors que peu d'enseignements dignes de ce nom, mais ce que nous avons pu tirer de ces enseignements, et particulièrement de celui de John Bascom, est une attitude correcte vis-à-vis des affaires publiques. Et quand tout est dit, cette attitude est plus importante que tous les avis définitifs qu'un homme peut avo…

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéLà encore, l'expression « politiquement correct » fait expressément référence, dans l'opinion de l'auteur, à des opinions politiquement incorrectes, ce qui est différent de l'usage actuel[Lequel ?].

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  30. Passage de cet article — Non vérifiéOn peut citer encore un autre usage littéral dans le roman de Henry Vollam Morton (en), In the Steps of St. Paul (paru en 1936) :

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  31. Passage de cet article — Non vérifié« Utiliser de tels mots[Lequel ?] aurait été traiter son auditoire d’esclaves et de voleurs. Mais les Galates est une expression politiquement correcte, qui englobe tous ceux qui se trouvent sous la domination de Rome, des aristocrates d'Antioche à la petite esclave d'Iconium. »

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  32. Passage de cet article — Non vérifiéL'un des principaux arguments avancés en faveur de l'utilisation du langage politiquement correct est d'empêcher l'exclusion ou les insultes discriminantes, basées sur des différences physiques ou des handicaps. Un autre repose sur l'hypothèse de Sapir-Whorf, qui énonce que les structures grammaticales d'une langue façonnent les idées des orateurs et les actions de tout un chacun. Le but est donc de faire prendre con…

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéUn exemple courant est l'usage de l'expression « mentalement déficient » de préférence à « fou »[réf. nécessaire].

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéMalgré tout, les critiques avancent que les nouveaux termes sont maladroits ou laids, souvent de simples euphémismes substitués à des termes rigoureux concernant la race, le sexe, l'orientation sexuelle, le handicap, la religion ou la tendance politique. Les défenseurs avancent que la modification de la langue et du vocabulaire se justifie par ces quatre points :

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  35. Passage de cet article — Non vérifiéles droits, possibilités ou libertés de certains sont limités à cause de la catégorisation comme membres d'un groupe frappé d'un stéréotype infamant ;

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  36. Passage de cet article — Non vérifiécette catégorisation est largement non-dite, inconsciente, et facilitée par le vocabulaire abondant ;

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  37. Passage de cet article — Non vérifiéen rendant ce vocabulaire problématique, on fait prendre conscience aux gens de la façon dont ils décrivent autrui ;

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  38. Passage de cet article — Non vérifiélorsque la catégorisation est volontaire, le mérite personnel d'une personne, plus que son appartenance à un groupe, est plus apparent[réf. nécessaire] .

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéEn linguistique, l'hypothèse Sapir-Whorf, dans une formulation stricte, avance que la langue d'une personne limite ses possibilités de pensée et de formulation. Par exemple, un vocabulaire sexiste entraîne des pensées sexistes. La plupart des linguistes penchent pour une version plus modérée, selon laquelle la façon dont nous voyons le monde est influencée par le niveau de langage que nous utilisons. La situation se …

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéAux États-Unis, la critique du politiquement correct est fréquente dans le discours politique conservateur.

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  41. Passage de cet article — Non vérifiéEn France, la critique a longtemps été plus diffuse[réf. nécessaire] bien qu'elle vise également des vecteurs politiques et médiatiques. La critique du politiquement correct (corollaire de la critique de la bien-pensance) devient de plus en plus, en France, l'apanage des milieux conservateurs ou des partis politiques de droite — à l'image de son emploi aux États-Unis. Selon le juriste Pascal Mbongo, la dénonciation d…

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  42. Passage de cet article — Non vérifiéLe politiquement correct peut se rapprocher des notions de conformisme et de pensée de groupe en psycho-sociologie. Afin de se valoriser, l'individu tend à exprimer l'opinion la plus largement partagée au sein du groupe auquel il se rattache. Il se valorise ainsi de deux façons[réf. nécessaire] :

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  43. Passage de cet article — Non vérifiéaux yeux du groupe en exprimant une idée qui fait consensus — une idée hétérodoxe entraînant a contrario un risque d'ostracisme ;

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéà ses propres yeux en renforçant la cohésion du groupe auquel il s'identifie.

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  45. Passage de cet article — Non vérifiéLe mot politically connaît plusieurs acceptions. La première renvoie à policy, qui signifie « politique » au sens de « doctrine » (à la fois « pratique concertée d'un État », comme dans « politique publique » ou « politique de la terre brûlée »), mais aussi « règles sociales » (comme dans « police des mœurs »), ainsi que « règles formelles ou légales applicables à l'usage d'un certain objet » (cf. la partie « policy …

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  46. Passage de cet article — Non vérifiéInversement, les mots « correct », « correctness » ont, dans leur usage courant, un sens plus restreint et se traduiraient mieux par « exact », « exactitude »[réf. nécessaire] .

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  47. Passage de cet article — Non vérifiéD'un point de vue linguistique, on peut dire qu'en français les expressions « politiquement correct » et « correction politique » n'ont pas beaucoup de sens en raison de la restriction d'usage du terme « politique » et de l'affaiblissement des termes « police », « policé » : ceux-ci ne sont plus que rarement employés comme synonyme de « civilité » ; ils figurent surtout dans des expressions figées telles que « police…

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  48. Passage de cet article — Non vérifiéCette différence fait que la compréhension de l'expression est très différente pour un anglophone ou un francophone : pour le premier elle désigne généralement une manière de s'exprimer socialement admissible, alors qu'en français elle a plutôt le sens de « discours politique normatif et élusif », qu'on appelle aussi « langue de bois ».

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéLors de son acclimatation au français, l'expression visait à pointer les mêmes objets que dans son usage aux États-Unis, c'est-à-dire une certaine « police du langage » et un abus de périphrases euphémisantes. Hors l'Amérique du Nord, on ne constatait toutefois pas une telle police du langage, et l'usage de périphrases, d'euphémismes et de litotes n'était l'apanage d'aucun groupe aisément identifiable[réf. nécessaire…

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéEn francophonie hors d'Amérique du Nord, l'expression a pris avec le temps une autre acception, devenant pratiquement synonyme de « langue de bois » : discours à base de circonlocutions, de périphrases, d'euphémismes et d'expressions figées.

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Voir aussi

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  • politiquement correct, sur le WiktionnaireNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bibliographie

Contexte francophone

  • Jacques André, L'inconscient est politiquement incorrect, Stock, 2018, présentation sur le site de Stock, consulté le 26 avril 2021, [lire en ligne]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • [Antoine 2001] Gérald Antoine, chap. 3 « De la “langue de bois” au “politiquement correct” », dans Catherine Rannoux et Éric Bordas (études réunies et présentées par), Clichés et clichages : mélanges Anne-Marie Perrin-Naffakh, Poitiers, Faculté de Lettres et Langues de l'Université de Poitiers, coll. « La Licorne / revue de langue et littérature françaises » (no 59), décembre 2001, 1re éd., 1 vol., 313, 15,5 × 22,5 cm (ISBN 2-911044-70-3 et 978-2-911044-70-0, OCLC 491073474, SUDOC 060836962, présentation en ligne), part. 2 (« Imaginaire linguistique »), p. 121-132 (lire en ligne [PDF]).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Isabelle Barbéris, L'art du politiquement correct. Le nouvel académisme anticulturel, Paris, PUF, 2019, 208 p. (ISBN 978-2130804789).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Philippe Bernier Arcand, Faux rebelles: les dérives du "politiquement incorrect", Montréal, Poètes de brousse, 2022, 148 p. (ISBN 978-2-925226-05-5)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Mathieu Bock-Côté, L'Empire du politiquement correct : essai sur la respectabilité politico-médiatique, Paris, Éditions du Cerf, 2019, 299 p. (ISBN 978-2-204-11636-7).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Pierre Daninos : Le JacassinNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Gustave Flaubert : Dictionnaire des idées reçuesNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • François-Bernard Huyghe, La Langue de coton, Paris, Robert Laffont, 1991, 186 p. (ISBN 978-2221065310)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alice Krieg-Planque, « Politiquement correct », Publictionnaire. Dictionnaire encyclopédique et critique des publics. Mis en ligne le 10 déc. 2021.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Georges Lebouc : Parlez-vous le politiquement correct ?, Bruxelles, Racine, 2007.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Philippe Mangeot, « Bonnes conduites ? Petite histoire du “politiquement correct” », Vacarme no 1, hiver 1997 [lire en ligne]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Marion Rousset, « Le politiquement correct à toutes les sauces », lemonde.fr (rubrique Culture et Idées), 21 mai 2015.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Contexte anglophone

  • Aufderheide, Patricia. (ed.). 1992. Beyond P.C.: Toward a Politics of Understanding. Saint Paul, Minnesota: Graywolf Press.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Paul Berman, (ed.). 1992. Debating P.C.: The Controversy Over Political Correctness on College Campuses. New York, New York: Dell Publishing.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Switzer, Jacqueline Vaughn. Disabled Rights: American Disability Policy and the Fight for Equality. Washington DC: Georgetown University Press, 2003.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Wilson, John. 1995. The Myth of Political Correctness: The Conservative Attack on High Education. Durham, North Carolina: Duke University Press.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Défenseurs du politiquement correct
  • Dinesh D'Souza, Illiberal Education: The Politics of Race and Sex on Campus New York: Macmillan, Inc./The Free Press, 1991, (ISBN 0684863847)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Henry Beard and Christopher Cerf, The Official Politically Correct Dictionary and Handbook, Villard Books, 1992, paperback 176 pages, (ISBN 0586217266)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Nat Hentoff, Free Speech for Me - But Not for Thee, HarperCollins, 1992, (ISBN 006019006X)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Diane Ravitch, The Language Police: How Pressure Groups Restrict What Students Learn, Knopf, 2003, hardcover, 255 pages, (ISBN 0-375-41482-7)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Nigel Rees, The Politically Correct Phrasebook: what they say you can and cannot say in the 1990s, Bloomsbury, 1993, 192 pages, (ISBN 0747514267)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Arthur Schlesinger Jr., The Disuniting of America: Reflections on a Multicultural Society, W.W. Norton, 1998 revised edition, (ISBN 0393318540)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • The Politically Correct Scrapbook by John and Laura Midgley illustrated by Beverley Rodgers (ISBN 0955207800) - a collection of examples of political correctness etc. Available from the Campaign Against Political Correctness Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Sceptiques à l'égard du politiquement correct
  • Ellen Messer-Davidow. 1993. "Manufacturing the Attack on Liberalized Higher Education." Social Text, Fall, p. 40–80.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Ellen Messer-Davidow. 1994. "Who (Ac)Counts and How." MMLA (The Journal of the Midwest Modern Language Association), vol. 27, no. 1, Spring, p. 26–41.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Scatamburlo, Valerie L. 1998. Soldiers of Misfortune: The New Right's Culture War and the Politics of Political Correctness. Counterpoints series, Vol. 25. New York: Peter Lang.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Debra L. Schultz. 1993. To Reclaim a Legacy of Diversity: Analyzing the "Political Correctness" Debates in Higher Education. New York: National Council for Research on Women.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • P. Lauter. 1995. "'Political correctness' and the attack on American colleges." In M. Bérubé & C. Nelson, Higher education under fire: Politics, economics, and the crisis in the humanities. New York, NY: Routledge.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Articles connexes

  • Appropriation culturelleNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • AutocensureNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Bien-pensanceNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • École de FrancfortNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Écriture inclusiveNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • EuphémismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • KotobagariNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Langue de boisNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Marketing politiqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Novlangue ou NéoparlerNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Pensée uniqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • PropagandeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Religion politiqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Social justice warriorNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Terrorisme intellectuelNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • WomynNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Appel du pied Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • Liste des appels du piedNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Faux rebelles : Les dérives du politiquement incorrectNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Liens externes

Notes et références

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Références 1 à 25
  1. « 42 / 2021 - Le « politiquement correct » : tabous, normes, transgressions », sur ILCEA, 19 février 2019 (consulté le 7 décembre 2020)↩
  2. « Politiquement », dans le Dictionnaire de l'Académie française, Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 23 mai 2017].↩1 ↩2 ↩3
  3. Entrée « Politiquement correct » des Dictionnaires de français, sur le site des éditions Larousse [consulté le 23 mai 2017].↩1 ↩2 ↩3
  4. « Rectutude politique », sur gouv.qc.ca, Office québécois de la langue française, 2020 (consulté le 18 juin 2020).↩
  5. Associate Justice James Wilson, of the U.S. Supreme Court comments: "The states, rather than the People, for whose sakes the States exist, are frequently the objects which attract and arrest our principal attention. […] Sentiments and expressions of this inaccurate kind prevail in our common, even in our convivial, language. Is a toast asked? 'The United States', instead of the 'People of the United States', is the toast given. This is not politically correct." Chisholm v. Georgia, 2 U.S. (2 Dall.) 419 (1793) Findlaw.com – Accessed 6 February 2007.↩
  6. Quinzaine littéraire, no 46, 1er-15 mars 1968, date marquante, car début des incidents à l'Université de Nanterre.↩
  7. «Politiquement correct», deuxième acte. L'offensive conservatrice relance la polémique sur les campus américains. sur liberation.fr du 19 avril 1995.↩
  8. « Vous avez dit… politiquement correct ? », lexpress.fr,‎ 12 janvier 2001 (lire en ligne).↩
  9. Stagiaire VA, « [Tribune] Autocensure et politiquement correct : le devoir de résister », sur Valeurs actuelles, 2 août 2022 (consulté le 8 novembre 2024)↩
  10. Fonctions du cliché: du banal à la violence : actes du colloque organisé par le GRAAT, Université François-Rabelais de Tours, septembre 1995, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 1997, 201 p. (ISBN 9782869064751, lire en ligne), « Political Correctness, ou les difficultés d'une lutte contre les clichés », p. 81-89↩1 ↩2
  11. Hentoff 1992, Schlesinger 1998, Brandt 1992.↩
  12. Messer-Davidow 1993 et 1994 ; Lauter 1995 ; Scatamburlo 1998.↩
  13. Robert Beauvais, L'hexagonal, tel qu'on le parle, Hachette, coll. « L'Humour Contemporain ».↩
  14. Patrick Rambaud et Michel-Antoine Burnier, Le journalisme sans peine, Paris, Plon, septembre 1999 (ISBN 978-2-259-18549-3).↩
  15. Pierre-Valentin Berthier et Jean-Pierre Colignon, Avoir une belle plume: Trouver son style en toute simplicité, De Boeck Supérieur, 2017, p. 35-36 ↩
  16. Messer-Davidow 1993, 1994.↩
  17. D'Souza 1991↩
  18. Berman 1992↩
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  20. Messer Davidow 1993, 1994↩
  21. Scatamburlo 1998.↩
  22. David Da Silva, « Quand le politiquement correct réécrit l’histoire », L'inactuelle,‎ 20 février 2020 (lire en ligne)↩
  23. « Le "politiquement correct" est-il devenu minoritaire ? », Du Grain à moudre, Hervé Gardette, France Culture, émission du 15 octobre 2015.↩
  24. Pascal Mbongo, « Les juges, les discours de haine (et le politiquement correct) », Revue des droits et libertés fondamentaux, Chronique n°13, 2016 ↩
  25. « George Carlin ~ Corruption du langage et langage de la corruption (1999) [ST Fr] » [vidéo], sur YouTube (consulté le 14 novembre 2019).↩
Références 26 à 42
  1. « Que signifie donner le pouvoir au peuple ? », Raymond Boudon, conférence du 29 septembre 2010.↩1 ↩2
  2. « Le politiquement correct favorise le retour de toutes les violences », entretien Dominique Lecourt, lefigaro.fr, 21 octobre 2016.↩
  3. compte-rendu de conférence avec J.-C. Michéa, revue du Mauss, 16 février 2008.↩
  4. « L'esprit de contradiction, fondement de la vertu », Jean Dutourd, discours académique, 5 déc. 1996.↩
  5. Scandale de la vertu, Jean Dutourd, Éditions de Fallois, 12 mars 1997 (ISBN 2877062937 et 978-2877062930).↩
  6. Zemmour refuse de "se coucher devant le politiquement correct", humanite.fr, 11 janvier 2011.↩
  7. (en) Theresa May, « Child Sex Abuse (Rotherham) », Parlement du Royaume-Uni, 2 septembre 2014 (consulté le 15 octobre 2017).↩
  8. Brendan O'Neill, « Scandale au Royaume-Uni : quand l’anti-racisme mène à fermer les yeux sur d’infâmes abus sexuels à Rotherham », sur Atlantico, 8 février 2015 (consulté le 15 octobre 2017).↩
  9. Philippe Bernard, « L'Angleterre découvre le scandale d'abus sexuels dans le Yorkshire », sur Le Monde, 26 août 2014 (consulté le 15 octobre 2017).↩
  10. Christophe Guilluy, No Society. La fin de la classe moyenne occidentale, Flammarion, 2018, p.89 et suiv.↩
  11. Jacques Derrida, Élisabeth Roudinesco, De quoi demain… : dialogue, Fayard-Galilée, 2001.↩
  12. « La post-vérité est-elle en marche? (7) », sur bancpublic.net, décembre 2017 (consulté le 2 mai 2019)↩
  13. « Taubira, la banane et les dérives du politiquement incorrect », sur lemonde.fr, 12 octobre 2013 (consulté le 31 janvier 2015)↩
  14. « La "bataille culturelle", l'obsession de l'extrême droite », sur Le Point, 8 février 2022 (consulté le 23 septembre 2024)↩
  15. Philippe Bernier Arcand, « L’extrême droite française en guerre culturelle », sur Acadie Nouvelle, L'Acadie nouvelle, 26 juillet 2024 (consulté le 23 septembre 2024).↩
  16. « François Krug : “La guerre culturelle est au centre de la stratégie de l’extrême droite” | Les Inrocks », sur https://www.lesinrocks.com/ (consulté le 23 septembre 2024)↩
  17. « Allons-nous vers un débat public figé et dogmatique ? - Interview d’Isabelle Barbéris », sur La Pause Philo, 7 octobre 2021 (consulté le 1er décembre 2021)↩

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Sources et méthode

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