Bien-pensance
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Bien-pensance ou bienpensance est une expression langagière francophone utilisée pour dénoncer des idées progressistes ou libérales. Le terme « bien-pensance » a une connotation péjorative, polémique et ironique par les détracteurs du politiquement correct. Le terme n'est plus seulement cantonné à l’extrême droite, celui-ci s'étant imposé dans le débat public. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Que désigne « Bien-pensance » ?
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Le terme est dérivé de bien-pensant, mot apparu en 1798. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Selon Le Point, le terme est « apparu sous la forme de trace dans les années 1970 » puis « a conquis le langage quotidien depuis 2005 ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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En Allemagne, depuis 1991, un jury composé de quatre linguistes et de deux autres personnalités, en coopération avec l'Association pour la langue allemande, élit annuellement le « Unwort des Jahres », littéralement « le non-mot de l'année », « l'anti-vocable… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Bien-pensance ou bienpensance est une expression langagière francophone utilisée pour dénoncer des idées progressistes ou libérales[1]. Le terme « bien-pensance » a une connotation péjorative, polémique et ironique par les détracteurs du politiquement correct[2]. Le terme n'est plus seulement cantonné à l’extrême droite, celui-ci s'étant imposé dans le débat public. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon ses partisans, la bien-pensance correspond à un « bien penser » revendiqué ainsi qu'une bonne conscience assurée, n'étant pas encline à la remise en question, tendant plutôt à discréditer ceux qui ne se conforment pas à ses idéaux, plaçant par conséquent l'opposant dans une posture défensive, si défense il a droit[3]. La bien-pensance désigne l’opinion et le comportement des personnes dites bien-pensantes, « dont les idées sont conformistes »[4] et soumises au politiquement correct[5],[6]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En France, et à partir de la fin du XXe siècle, le terme « bien-pensance » est associé majoritairement[7] à la repentance, la culpabilité historique[8], la culture de l'excuse, les lois mémorielles et l'anti-discrimination. Pour les adversaires de ces concepts, la « bien-pensance », se voulant moralisatrice notamment au nom des droits de l'homme[9] ou des bons sentiments, préconise des lois qui interdisent et pénalisent les propos racistes, homophobes, antisémites, négationnistes et autres, provoquant ainsi « des procès en blasphème théologico-politique »[10], « en sorcellerie »[11],[12]. Le « bien-pensant » utilise un langage spécifique « pour éviter de nommer les choses parce que cette dénomination pourrait choquer »[5]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans le cadre des débats politiques, les adversaires du politiquement correct utilisent cette caractérisation de bien-pensance comme une arme rhétorique[13]. Ceux-ci, « les mal-pensants, dont les idées vont à l'encontre du consensus idéologique majoritaire (celui des bien-pensants) »[4], reprochent aux bien-pensants de censurer par des « lois liberticides » toute pensée déviante et, en créant le délit d'opinion, le thoughtcrime (délit de la pensée)[14] – expression connue par la dystopie d'Orwell –, de vouloir étouffer tout libre débat et d'ainsi porter atteinte à la liberté d'expression[15]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En Allemagne, l'expression « bien-pensant » (all. « Gutmensch », littéralement « homme bon »), à cause de ses connotations péjorative, discriminatoire, polémique et ironique utilisé par l'extrême droite, a été déclarée « pire mot de l'année 2015 »[16],[17], pour qu'elle soit ainsi bannie du débat public, devenue par cette incrimination un mot tabou. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Historique
Le terme est dérivé de bien-pensant, mot apparu en 1798[4]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au XVIIe siècle, l'expression bien penser est considérée positivement. Le prêtre jésuite et grammairien Dominique Bouhours publie en 1687 La Manière de bien penser dans les ouvrages d’esprit, un entretien didactique visant à former le goût du lecteur[18],[19]. Dans une lettre à Bussy-Rabutin datant de 1677, Bouhours indique « Mon dessein est de faire une critique délicate des pensées vicieuses qui se rencontrent dans les auteurs (je dis dans les bons), et d’apprendre par là à bien penser. »[20]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au XIXe siècle, le bien-pensant désigne, et déjà de manière négative et ironique, celui qui pense en conformité avec un système traditionnel ou se conformant au pouvoir en place : religieux, social, politique. En 1853, Victor Hugo écrit dans son recueil de poèmes satiriques critiquant le pouvoir bonapartiste Les Châtiments[21] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Et que l'abonné vienne aux journaux bien pensants, Il paraît que, sortant de son hideux suaire, [], En dépit des rêveurs, en dépit de nous autres Noirs poètes bourrus qui n'y comprenons rien, Le mal prend tout à coup la figure du bien. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
On trouve en 1893 dans le Journal des Frères Goncourt la citation suivante : « la lettre portait le timbre de la rue Bonaparte. Ne seraient-ce pas des élèves de l'école des Beaux-Arts, bien-pensants ? »[22]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1896, Marcel Proust utilise le mot dans le sens de la personne qui cale ses opinions sur la morale courante : « Elle était cousine des Buivres. (…) Elle avait reporté sur tous les Buivres ce qu'elle pouvait éprouver de sentiments de famille. Elle ressentait une honte personnelle des vilenies de celui qui avait un conseil judiciaire, et, autour de son front bien-pensant, sur ses bandeaux orléanistes, portait naturellement les lauriers de celui qui était général. » — Proust, Les plaisirs et les jours, 1896. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1899, on retrouve le terme chez Maupassant : « Employé au ministère de l’intérieur, correct, bien noté, bien-pensant, mais marié à une femme fort jolie, dont les dépenses semblaient un peu exagérées pour sa position modeste. » — Maupassant, Rouerie. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Durant la majeure partie du XXe siècle, le terme de bien-pensant désigne donc un conformiste qui fait siennes les idées dominantes, en définitive le bourgeois conservateur, défenseur de l'ordre établi : « À l’époque de mon récit, c’est-à-dire au sommet de mes souvenirs, la maison de mes parents était redevenue catholique, plus catholique et bien-pensante qu’elle n’avait jamais été » — André Gide, Si le grain ne meurt, 1926. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans Le Temps retrouvé (publié à titre posthume en 1927) Proust reprend l’expression en rassemblant derrière elle les dreyfusards, les communards et les antirévisionistes : « Les choses étaient tellement les mêmes qu'on retrouvait tout naturellement les mots d’autrefois : « bien pensants, mal pensants ». Et comme elles paraissaient différentes, comme les anciens communards avaient été antirévisionistes, les plus grands dreyfusards voulaient faire fusiller tout le monde et avaient l’appui des généraux, comme ceux-ci au temps de l’Affaire avaient été contre Galliffet »[23]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Georges Bernanos, en 1931, publie La Grande Peur des bien-pensants, un pamphlet[24] dans lequel il fustige la bourgeoisie conservatrice et le clergé catholique pour leurs renoncements successifs devant la république (crise du Seize-Mai), l'anticléricalisme (dissolution des congrégations, séparation de l’Église et de l'État), la corruption de la vie politique (scandale de Panama) et les puissances de l'argent (auxquelles il associe notamment les banquiers juifs)[25]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans son roman 1984 paru en 1949, George Orwell intègre de façon explicite le terme bienpensant au dictionnaire de la novlangue pour décrire la dévotion des intellectuels envers le Parti[26],[27] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« – Comment était-elle, ta femme ? demanda Julia. – Elle était… Connais-tu le mot novlangue « bienpensant » qui veut dire naturellement orthodoxe, incapable d’une pensée mauvaise ? – Non. Je ne connais pas le mot, mais je connais assez bien ce genre de personnes. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le terme comporte de fait une dimension éminemment politique, la novlangue étant elle-même une construction politique totalitaire destinée à contrôler les esprits en réécrivant la langue. Pour le philosophe Jean-Jacques Rosat, Orwell nous invite à travers son roman à sortir du relativisme et du constructivisme généralisés véhiculé par les bienpensants pour renouer avec la démocratie et la liberté[28]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
De nos jours
Selon Le Point, le terme est « apparu sous la forme de trace dans les années 1970 » puis « a conquis le langage quotidien depuis 2005 »[29]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans son livre La tyrannie des Bien-Pensants paru en 2001, le journaliste de France Culture Jean-Marc Chardon invite 34 auteurs de sensibilités diverses[30] pour évoquer les débats interdits, biaisés voire escamotés dans une France qui prétend donner au monde des leçons de morale. Le but est de critiquer les notions de politiquement correct qui exerceraient de facto une censure des idées. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le terme est repris dans le vocabulaire politique par différents intervenants de droite et de gauche, pour dénoncer par exemple l'échec du modèle d'intégration à la française, modèle qui est selon eux trop conciliant[31]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les contempteurs de la bien-pensance, du point de vue des couleurs politiques, sont classés à droite par leurs adversaires. Mais si certains acceptent un tel classement de leurs opinions, d'autres disent avoir été de gauche et ne plus l'être ou disent se poser en tout cas la question de l'être encore : c'est donc une question très ouverte dans le champ politique. Elle relève d'ailleurs davantage, dans le débat public, de considérations et de positions politiques que philosophiques ou morales. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pour Alain Finkielkraut, la bien-pensance cache « tout ce qu'on n'a pas le droit de savoir »[31]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Aujourd'hui la bien-pensance reste associée à une forme d'ostracisme de la pensée aux effets pervers. Ceci provoque un élan réactionnaire selon Jean-François Kahn quand il voit un journal de droite conservatrice comme Le Figaro acclamer la manif pour tous malgré son côté « néo-pétainisme » : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Ce sont les turpitudes, les oppressions et les trahisons de la droite qui grossirent après guerre les rangs de l'extrême gauche, aujourd'hui, c'est le terrorisme intellectuel d'une certaine gauche bourgeoise et bien-pensante, cette insupportable tendance à criminaliser le moindre écart (…) qui ont provoqué l'exaspération dont se nourrit cette vague objectivement réactionnaire et même ultra réactionnaire » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
— Jean-François Kahn, Quand la gauche bien-pensante fait le lit de la réaction mal-pensante, sur : Huffington Post, le 28 mai 2013. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'éditorialiste Natacha Polony estime en 2014 que « Le bien-pensant, c’est toujours l’autre »[5]. Tout l'enjeu du débat est donc de définir, de façon mutuelle, la part de réalité et celle de fantasme dans la dénonciation de la bien-pensance et dans sa revendication par ceux qui se sentent ainsi ciblés. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2015, Pierre-André Taguieff estime que « jamais l'expression "bien-pensants" ne s'est appliquée avec autant de justesse aux prédicateurs de l'avenir toujours meilleur, en quête de "thèses nauséabondes" à dénoncer »[32]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Par contre, en 2016, le journaliste Laurent Joffrin, dans un article paru dans la Revue des deux Mondes, prend la défense de la bien-pensance : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Parlons net : si être « bien-pensant », c’est se fonder sur des valeurs universelles d’égalité et de justice pour juger des situations contemporaines, alors nous en sommes[33] ! » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Critique du terme
En Allemagne, depuis 1991, un jury composé de quatre linguistes et de deux autres personnalités, en coopération avec l'Association pour la langue allemande, élit annuellement le « Unwort des Jahres »[34], littéralement « le non-mot de l'année », « l'anti-vocable »[35], c'est-à-dire « le pire mot de l'année », donc « mot à éviter », à bannir des débats publics politiquement corrects, expression ainsi stigmatisée en mot indésirable, en « mot tabou »[36]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Après le mot à bannir de l'année 2014, « Lügenpresse » (presse à mensonges)[37],[38],[39],[40], le jury a choisi en 2015 le mot « Gutmensch » (« le bien-pensant ») comme « non-mot de l'année »[16]. Le mot allemand « Gutmensch » est la contraction de « guter Mensch », « homme bon ». Cette contraction ironique inverse le sens du mot en son contraire. « Gutmensch » désigne le bien-pensant, la bonne âme, l’âme charitable, celui qui est simplement « trop bon ». Dans le contexte politique du pic de la crise migratoire en Europe en 2015-2016, où l'Allemagne a ouvert ses portes à quelque 1,1 million de réfugiés, un record historique qui suscite de gros remous, la notion de « Gutmensch », bien-pensant, désigne particulièrement celui qui défend « la culture de l'accueil », la « Willkommenskultur » à l’égard des migrants, préconisée par la chancelière Angela Merkel : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« L'utilisation de cette expression dans les milieux d'extrême droite ou dans les médias revient à considérer globalement la tolérance et l'aide comme naïves, bêtes et hors du temps, comme le syndrome de l'infirmière ou comme un impérialisme moral[16]. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'idée de l'élection du « pire mot de l'année » est de sensibiliser l'opinion publique aux connotations discriminatoires de certains mots qui ont marqué le débat idéologico-politique d'une année. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Le terme « bien-pensant » utilisé par l'extrême droite pour dénigrer ceux qui s'engagent pour les réfugiés, a été désigné pire expression de 2015 en Allemagne, où le débat autour de l'accueil des migrants prend un tour virulent, a annoncé mardi un jury de linguistes. Ce terme de « personne bien-pensante », « Gutmensch », « outrage ceux qui s'engagent bénévolement dans l'aide aux réfugiés ou qui se dressent contre les attaques envers les centres de réfugiés », justifie dans un communiqué la porte-parole du jury, Nina Janich. L'utilisation de cette expression dans les milieux d'extrême droite ou dans les médias revient à considérer « globalement la tolérance et l'aide comme naïves, bêtes et hors du temps, comme le syndrome de l'infirmière ou comme un impérialisme moral », a-t-elle ajouté[16]. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En France, le terme est utilisé par l'extrême droite ou le national-populisme conjointement avec les termes « islamo-gauchisme » et « droit-de-l'hommisme » comme élément de langage d'une « offensive idéologique » pour fustiger le politiquement correct, le féminisme, le « tabou » de l'immigration et le «gauchisme culturel ». Le bien-pensance est comparable pour eux à une dictature, et le terme n'est plus seulement cantonné à l’extrême droite qui a réussi à l'imposer dans le débat public[41],[42]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Historique
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Bien-pensance ou bienpensance est une expression langagière francophone utilisée pour dénoncer des idées progressistes ou libérales. Le terme « bien-pensance » a une connotation péjorative, polémique et ironique par les détracteurs du politiquement correct. Le terme n'est plus seulement cantonné à l’extrême droite, celui-ci s'étant imposé dans le débat public.
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Selon ses partisans, la bien-pensance correspond à un « bien penser » revendiqué ainsi qu'une bonne conscience assurée, n'étant pas encline à la remise en question, tendant plutôt à discréditer ceux qui ne se conforment pas à ses idéaux, plaçant par conséquent l'opposant dans une posture défensive, si défense il a droit. La bien-pensance désigne l’opinion et le comportement des personnes dites bien-pensantes, « dont …
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En France, et à partir de la fin du XXe siècle, le terme « bien-pensance » est associé majoritairement à la repentance, la culpabilité historique, la culture de l'excuse, les lois mémorielles et l'anti-discrimination. Pour les adversaires de ces concepts, la « bien-pensance », se voulant moralisatrice notamment au nom des droits de l'homme ou des bons sentiments, préconise des lois qui interdisent et pénalisent les p…
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Dans le cadre des débats politiques, les adversaires du politiquement correct utilisent cette caractérisation de bien-pensance comme une arme rhétorique. Ceux-ci, « les mal-pensants, dont les idées vont à l'encontre du consensus idéologique majoritaire (celui des bien-pensants) », reprochent aux bien-pensants de censurer par des « lois liberticides » toute pensée déviante et, en créant le délit d'opinion, le thoughtc…
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En Allemagne, l'expression « bien-pensant » (all. « Gutmensch », littéralement « homme bon »), à cause de ses connotations péjorative, discriminatoire, polémique et ironique utilisé par l'extrême droite, a été déclarée « pire mot de l'année 2015 »,, pour qu'elle soit ainsi bannie du débat public, devenue par cette incrimination un mot tabou.
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Le terme est dérivé de bien-pensant, mot apparu en 1798.
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Au XVIIe siècle, l'expression bien penser est considérée positivement. Le prêtre jésuite et grammairien Dominique Bouhours publie en 1687 La Manière de bien penser dans les ouvrages d’esprit, un entretien didactique visant à former le goût du lecteur,. Dans une lettre à Bussy-Rabutin datant de 1677, Bouhours indique « Mon dessein est de faire une critique délicate des pensées vicieuses qui se rencontrent dans les aut…
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Au XIXe siècle, le bien-pensant désigne, et déjà de manière négative et ironique, celui qui pense en conformité avec un système traditionnel ou se conformant au pouvoir en place : religieux, social, politique. En 1853, Victor Hugo écrit dans son recueil de poèmes satiriques critiquant le pouvoir bonapartiste Les Châtiments :
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« Et que l'abonné vienne aux journaux bien pensants, Il paraît que, sortant de son hideux suaire, [], En dépit des rêveurs, en dépit de nous autres Noirs poètes bourrus qui n'y comprenons rien, Le mal prend tout à coup la figure du bien. »
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On trouve en 1893 dans le Journal des Frères Goncourt la citation suivante : « la lettre portait le timbre de la rue Bonaparte. Ne seraient-ce pas des élèves de l'école des Beaux-Arts, bien-pensants ? ».
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En 1896, Marcel Proust utilise le mot dans le sens de la personne qui cale ses opinions sur la morale courante : « Elle était cousine des Buivres. (…) Elle avait reporté sur tous les Buivres ce qu'elle pouvait éprouver de sentiments de famille. Elle ressentait une honte personnelle des vilenies de celui qui avait un conseil judiciaire, et, autour de son front bien-pensant, sur ses bandeaux orléanistes, portait nature…
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En 1899, on retrouve le terme chez Maupassant : « Employé au ministère de l’intérieur, correct, bien noté, bien-pensant, mais marié à une femme fort jolie, dont les dépenses semblaient un peu exagérées pour sa position modeste. » — Maupassant, Rouerie.
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Durant la majeure partie du XXe siècle, le terme de bien-pensant désigne donc un conformiste qui fait siennes les idées dominantes, en définitive le bourgeois conservateur, défenseur de l'ordre établi : « À l’époque de mon récit, c’est-à-dire au sommet de mes souvenirs, la maison de mes parents était redevenue catholique, plus catholique et bien-pensante qu’elle n’avait jamais été » — André Gide, Si le grain ne meurt…
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Dans Le Temps retrouvé (publié à titre posthume en 1927) Proust reprend l’expression en rassemblant derrière elle les dreyfusards, les communards et les antirévisionistes : « Les choses étaient tellement les mêmes qu'on retrouvait tout naturellement les mots d’autrefois : « bien pensants, mal pensants ». Et comme elles paraissaient différentes, comme les anciens communards avaient été antirévisionistes, les plus gran…
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Georges Bernanos, en 1931, publie La Grande Peur des bien-pensants, un pamphlet dans lequel il fustige la bourgeoisie conservatrice et le clergé catholique pour leurs renoncements successifs devant la république (crise du Seize-Mai), l'anticléricalisme (dissolution des congrégations, séparation de l’Église et de l'État), la corruption de la vie politique (scandale de Panama) et les puissances de l'argent (auxquelles …
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Dans son roman 1984 paru en 1949, George Orwell intègre de façon explicite le terme bienpensant au dictionnaire de la novlangue pour décrire la dévotion des intellectuels envers le Parti, :
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« – Comment était-elle, ta femme ? demanda Julia. – Elle était… Connais-tu le mot novlangue « bienpensant » qui veut dire naturellement orthodoxe, incapable d’une pensée mauvaise ? – Non. Je ne connais pas le mot, mais je connais assez bien ce genre de personnes. »
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Le terme comporte de fait une dimension éminemment politique, la novlangue étant elle-même une construction politique totalitaire destinée à contrôler les esprits en réécrivant la langue. Pour le philosophe Jean-Jacques Rosat, Orwell nous invite à travers son roman à sortir du relativisme et du constructivisme généralisés véhiculé par les bienpensants pour renouer avec la démocratie et la liberté.
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Selon Le Point, le terme est « apparu sous la forme de trace dans les années 1970 » puis « a conquis le langage quotidien depuis 2005 ».
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Dans son livre La tyrannie des Bien-Pensants paru en 2001, le journaliste de France Culture Jean-Marc Chardon invite 34 auteurs de sensibilités diverses pour évoquer les débats interdits, biaisés voire escamotés dans une France qui prétend donner au monde des leçons de morale. Le but est de critiquer les notions de politiquement correct qui exerceraient de facto une censure des idées.
Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.
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Le terme est repris dans le vocabulaire politique par différents intervenants de droite et de gauche, pour dénoncer par exemple l'échec du modèle d'intégration à la française, modèle qui est selon eux trop conciliant.
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Les contempteurs de la bien-pensance, du point de vue des couleurs politiques, sont classés à droite par leurs adversaires. Mais si certains acceptent un tel classement de leurs opinions, d'autres disent avoir été de gauche et ne plus l'être ou disent se poser en tout cas la question de l'être encore : c'est donc une question très ouverte dans le champ politique. Elle relève d'ailleurs davantage, dans le débat public…
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Pour Alain Finkielkraut, la bien-pensance cache « tout ce qu'on n'a pas le droit de savoir ».
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Aujourd'hui la bien-pensance reste associée à une forme d'ostracisme de la pensée aux effets pervers. Ceci provoque un élan réactionnaire selon Jean-François Kahn quand il voit un journal de droite conservatrice comme Le Figaro acclamer la manif pour tous malgré son côté « néo-pétainisme » :
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« Ce sont les turpitudes, les oppressions et les trahisons de la droite qui grossirent après guerre les rangs de l'extrême gauche, aujourd'hui, c'est le terrorisme intellectuel d'une certaine gauche bourgeoise et bien-pensante, cette insupportable tendance à criminaliser le moindre écart (…) qui ont provoqué l'exaspération dont se nourrit cette vague objectivement réactionnaire et même ultra réactionnaire »
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— Jean-François Kahn, Quand la gauche bien-pensante fait le lit de la réaction mal-pensante, sur : Huffington Post, le 28 mai 2013.
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L'éditorialiste Natacha Polony estime en 2014 que « Le bien-pensant, c’est toujours l’autre ». Tout l'enjeu du débat est donc de définir, de façon mutuelle, la part de réalité et celle de fantasme dans la dénonciation de la bien-pensance et dans sa revendication par ceux qui se sentent ainsi ciblés.
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En 2015, Pierre-André Taguieff estime que « jamais l'expression "bien-pensants" ne s'est appliquée avec autant de justesse aux prédicateurs de l'avenir toujours meilleur, en quête de "thèses nauséabondes" à dénoncer ».
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Par contre, en 2016, le journaliste Laurent Joffrin, dans un article paru dans la Revue des deux Mondes, prend la défense de la bien-pensance :
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« Parlons net : si être « bien-pensant », c’est se fonder sur des valeurs universelles d’égalité et de justice pour juger des situations contemporaines, alors nous en sommes ! »
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En Allemagne, depuis 1991, un jury composé de quatre linguistes et de deux autres personnalités, en coopération avec l'Association pour la langue allemande, élit annuellement le « Unwort des Jahres », littéralement « le non-mot de l'année », « l'anti-vocable », c'est-à-dire « le pire mot de l'année », donc « mot à éviter », à bannir des débats publics politiquement corrects, expression ainsi stigmatisée en mot indési…
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Après le mot à bannir de l'année 2014, « Lügenpresse » (presse à mensonges),,,, le jury a choisi en 2015 le mot « Gutmensch » (« le bien-pensant ») comme « non-mot de l'année ». Le mot allemand « Gutmensch » est la contraction de « guter Mensch », « homme bon ». Cette contraction ironique inverse le sens du mot en son contraire. « Gutmensch » désigne le bien-pensant, la bonne âme, l’âme charitable, celui qui est simp…
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« L'utilisation de cette expression dans les milieux d'extrême droite ou dans les médias revient à considérer globalement la tolérance et l'aide comme naïves, bêtes et hors du temps, comme le syndrome de l'infirmière ou comme un impérialisme moral. »
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L'idée de l'élection du « pire mot de l'année » est de sensibiliser l'opinion publique aux connotations discriminatoires de certains mots qui ont marqué le débat idéologico-politique d'une année.
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« Le terme « bien-pensant » utilisé par l'extrême droite pour dénigrer ceux qui s'engagent pour les réfugiés, a été désigné pire expression de 2015 en Allemagne, où le débat autour de l'accueil des migrants prend un tour virulent, a annoncé mardi un jury de linguistes. Ce terme de « personne bien-pensante », « Gutmensch », « outrage ceux qui s'engagent bénévolement dans l'aide aux réfugiés ou qui se dressent contre l…
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En France, le terme est utilisé par l'extrême droite ou le national-populisme conjointement avec les termes « islamo-gauchisme » et « droit-de-l'hommisme » comme élément de langage d'une « offensive idéologique » pour fustiger le politiquement correct, le féminisme, le « tabou » de l'immigration et le «gauchisme culturel ». Le bien-pensance est comparable pour eux à une dictature, et le terme n'est plus seulement can…
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Politiquement correct
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Terrorisme intellectuel
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Théologie politique
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Vertu ostentatoire
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Baizuo
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Georges Bernanos, La Grande Peur des bien-pensants, Grasset, 1931 ; rééd. coll. Biblio Romans, Le Livre de poche, 1998 (ISBN 978-2253933021)
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Articles connexes
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Bibliographie
- Georges Bernanos, La Grande Peur des bien-pensants, Grasset, 1931 ; rééd. coll. Biblio Romans, Le Livre de poche, 1998 (ISBN 978-2253933021) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Philippe Bernier Arcand, Faux rebelles: les dérives du "politiquement incorrect", Montréal, Poètes de brousse, 2022, 148 p. (ISBN 978-2-925226-05-5) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean-Marc Chardon (dir.), La Tyrannie des bien-pensants : débat pour en finir, Economica, 2001 (ISBN 978-2717844054) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Anastasia Colosimo, Les bûchers de la liberté, Paris, Stock, 2016 (ISBN 978-2234080508) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Claude Javeau, La Bien-pensance : Thème et variations. Critique de la raison cosmétique, coll. Quartier libre, Labor, 2005 (ISBN 978-2804020583) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Liens externes
- Nathalie Simon: Ces humoristes qui revendiquent le droit de résister à la bien-pensance. Le Figaro en ligne, 11 février 2021. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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- Portail de la liberté d’expression Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Notes et références
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Références 1 à 25
- Laurent Joffrin, « Vive La « Bien-Pensance » ! », Revue des Deux Mondes, 2016, p. 48–53 (ISSN 0750-9278, lire en ligne, consulté le 21 janvier 2024)↩
- « L’anti-politiquement correct est devenu la norme », Nicolas Truong ; A droite comme à gauche, la bien-pensance n’est plus le discours dominant , dans : Le Monde 26 septembre 2015 ↩
- Josepha Laroche, « LA CENSURE LEXICALE DE LA BIEN-PENSANCE: Un vecteur de mise à mort sociale », Revue des Deux Mondes, 2019, p. 126–133 (ISSN 0750-9278, lire en ligne, consulté le 21 janvier 2024)↩
- Le Grand Robert de la langue française, version numérique 3.0, 2013, entrée « bien-pensant »↩1 ↩2 ↩3
- Le bien-pensant, c’est toujours l’autre. Entretien avec Natacha Polony, sur Causeur.fr, Publié le 11 juin 2014 ↩1 ↩2 ↩3
- « courant de pensée conformiste, moraliste qui est un peu le "politiquement correct" », dictionnaire reverso.net↩
- Par les auteurs s'opposant précisément aux concepts de repentance ou d'anti-discrimination. Ceux étant le plus souvent à droite de l'échiquier politique↩
- Daniel Lefeuvre, Pour en finir avec la repentance coloniale. Éditions Flammarion 2008 (ISBN 978-2081213067)↩
- Jean-Louis Harouel: Les Droits de l'homme contre le peuple, Paris, Éditions Desclée de Brouwer, 2016, 146 p. (ISBN 978-2-220-08144-1, BNF 45040155)↩
- Anastasia Colosimo , Le blasphème est un instrument plus politique que religieux, sur ‘’l’Arche’’. Le site d'information et de débat du judaïsme français, Par Noémie Halioua, 8 février 2016.↩
- Caroline Castets, La dictature de la bien-pensance. Ses totems, ses tabous, ses indignations sélectives. Et son incapacité à voir traiter les vrais sujets, dans Le Nouvel Économiste, le 15/06/2011.↩
- Anastasia Colosimo, Les bûchers de la liberté. Paris, Stock, 2016 (ISBN 978-2234080508), p. 133↩
- MargotMahoudeau, « Qui sont les bien-pensants ? », sur mediapart.fr, 26 janvier 2016.↩
- (en) thoughtcrime ↩
- Les adversaires de la loi Pléven: le mélange des haines, sur le site de la LICRA↩
- le terme "bien-pensant" désigné pire mot de l'année en Allemagne, Le Sud Ouest, publié le 12/01/2016 ↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- Réfugiés : Les "bien-pensants" désigné pire expression de l'année en Allemagne, dans : L’Orient-Le Jour, le 13 janvier 2016↩
- La Manière de bien penser dans les ouvrages d'esprit Description de l'édition de 1709, CLADE.net, Portail des bibliothèques et centres de documentation du ministère des Armées↩
- « Les plus belles sont vicieuses » : erreur et fausseté dans La Manière de bien penser dans les ouvrages d’esprit du Père Bouhours (1687) Raphaëlle Longuet, Essais, 8/2016, p. 108-123↩
- Le Père Bouhours ou de la délicatesse Bernard Beugnot, Littératures classiques 2015/1 (N° 86), p. 231↩
- Victor Hugo, À Juvénal, Jersey, le 5 février 1853.↩
- E. et J. de Goncourt, Journal, 1893, p. 417. ↩
- Marcel Proust, Le Temps retrouvé, Folio Gallimard, p. 37↩
- Philippe Lançon, Bernanos et les bien-pensants, dans: Libération, 2 septembre 2008↩
- Bernanos, La Grande Peur des bien-pensants↩
Références 26 à 42
- George Orwell, 1984, Deuxième Partie - Chapitre III, https://www.librairal.org/wiki/George_Orwell:1984_-_Deuxième_Partie_-_Chapitre_III↩
- version audio à 04h46m https://www.youtube.com/watch?v=WXRN0xojBJQ↩
- « 1984 - George orwell : trucage de l’histoire et propagande », sur etudier.com, 3 avril 2020 (consulté le 7 avril 2023).↩
- Bien-pensance, Le Point, Vincent Merle, sur lepoint.fr, 12 mai 2011↩
- FRANCE: TRENTE-QUATRE AUTEURS DÉNONCENT LA BIEN-PENSANCE Le Québécois Libre, Montréal, 15 mars 2003↩
- Vincent Merle, « Débattre : le mot « bien-pensance » », sur lepoint.fr, 12 mai 2011 (consulté le 15 septembre 2012)↩1 ↩2
- Pierre-André Taguieff, « Parc d'abstractions et gauche divine », Le Figaro, samedi 24 / dimanche 25 octobre 2015, p. 16.↩
- « Vive la bien-pensance ! », dans : La Revue des deux Mondes , février-mars 2016. Titre : Les bien-pensants de Rousseau à la gauche « morale » - l’histoire du camp du bien.↩
- (de) Unwort des Jahres↩
- Peter Pfeil, « Gutmensch, anti-vocable 2015 », DNA, 15 janvier 2016 (lire en ligne ).↩
- Marilyn Epée, « Döner Morde : le « Non mot » de l’année 2011 » [archive du 9 octobre 2016], sur lagazettedeberlin.com via Internet Archive, 20 janvier 2012.↩
- Et le «non-mot» allemand de l'année est… „Lügenpresse”, Annabelle Georgen, dans : Magazine Slate, 17 janvier 2015.↩
- http://www.lagazettedeberlin.com/10043/lugenpresse-non-mot-de-lannee-2014/ « Lügenpresse », non-mot de l’année 2014↩
- (de) Liste des « Pires mots de l'année » de 1991 à 2015↩
- « La presse allemande sur la sellette ? »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?).↩
- Il s’érige contre la « dictature » de la « bien-pensance » : l’essor du national-populisme intellectuel et médiatique, Le Monde, 6/6/2020↩
- Cécile Mury, « “Bien-pensance”, “islamo-gauchisme”... Comment l’extrême droite a conquis les mots (1/5) », Télérama, 10 janvier 2022 (lire en ligne ).↩
La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Bien-pensance ↗CC-BY-SA-4.0
- Bien-pensance ↗CC-BY-SA-4.0
Liens externes cités dans le document (3)
- Quand la gauche bien-pensante fait le lit de la réaction mal-pensante ↗Dans « De nos jours » du document source
- bien-pensance ↗Dans « Voir aussi » du document source
- Le Figaro en ligne ↗Dans « Liens externes » du document source
Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗