Rationalisme
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Le rationalisme est une doctrine ou une attitude philosophique qui accorde à la raison un rôle central dans la formation de la connaissance et dans l'établissement de la vérité. Dans son sens classique, il affirme que certaines connaissances ne dépendent pas seulement de l'expérience sensible, mais reposent aussi sur des principes, des concepts ou des raisonnements accessibles à l'esprit. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Questions essentielles
Qu’est-ce que le rationalisme ?
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En philosophie, le mot « rationalisme » désigne généralement une doctrine selon laquelle la réalité est intelligible et peut être comprise par la raison. Il peut aussi désigner, dans un sens plus large, une confiance méthodique dans les procédures… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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L'attitude intellectuelle consistant à accorder une valeur particulière à la raison remonte à la philosophie grecque antique. Le passage du mythe au logos correspond à l'émergence d'explications rationnelles du monde, distinctes des récits religieux ou… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le rationalisme moderne se constitue à la fin de la Renaissance et au XVIIe siècle, dans un contexte marqué par la révolution copernicienne, la mathématisation de la physique et la recherche d'une méthode certaine. La réussite des mathématiques et de la… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Baruch Spinoza. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le rationalisme est une doctrine ou une attitude philosophique qui accorde à la raison un rôle central dans la formation de la connaissance et dans l'établissement de la vérité. Dans son sens classique, il affirme que certaines connaissances ne dépendent pas seulement de l'expérience sensible, mais reposent aussi sur des principes, des concepts ou des raisonnements accessibles à l'esprit. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le rationalisme s'oppose à l'irrationalisme et, historiquement, à l'empirisme, qui fait de l'expérience la source principale ou première des connaissances. Il se distingue aussi des doctrines qui fondent la connaissance sur la révélation, l'intuition immédiate ou l'autorité d'une tradition. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans l'histoire de la philosophie, le rationalisme moderne est principalement associé à René Descartes, Baruch Spinoza et Gottfried Wilhelm Leibniz. À partir de Kant, puis dans la philosophie des sciences contemporaine, il prend souvent la forme d'un rationalisme critique, qui reconnaît le rôle de l'expérience, les limites de la raison et la possibilité de corriger les théories par la discussion, l'observation et l'expérimentation. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Précisions terminologiques
En philosophie, le mot « rationalisme » désigne généralement une doctrine selon laquelle la réalité est intelligible et peut être comprise par la raison[1]. Il peut aussi désigner, dans un sens plus large, une confiance méthodique dans les procédures rationnelles : définition des notions, argumentation, démonstration, examen critique des croyances et recherche de cohérence. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
On distingue plusieurs usages du terme : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- le « rationalisme moderne » ou « rationalisme classique », qui désigne le rationalisme formulé aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment de Descartes à Leibniz ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- le « rationalisme dogmatique », expression employée notamment après Kant pour désigner une raison qui prétend connaître le réel, en particulier dans le domaine métaphysique, par ses seuls principes a priori ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- le « rationalisme critique », qui reconnaît le rôle de la raison tout en soumettant ses prétentions à un examen de ses limites ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- le « rationalisme appliqué », associé à Gaston Bachelard, qui désigne une raison engagée dans le travail effectif des sciences expérimentales ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- le « rationalisme continental », expression utilisée dans l'historiographie anglophone pour désigner le courant de Descartes, Spinoza et Leibniz, par opposition à l'empirisme britannique de John Locke, George Berkeley ou David Hume[2],[3]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le terme a aussi été employé dans des contextes théologiques, en particulier pour désigner des doctrines qui soumettent les contenus de la foi à l'examen de la raison. Cet usage est distinct du rationalisme moderne au sens strict, mais il explique une partie des débats religieux autour du mot[1]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Sources dans la Grèce antique
L'attitude intellectuelle consistant à accorder une valeur particulière à la raison remonte à la philosophie grecque antique. Le passage du mythe au logos correspond à l'émergence d'explications rationnelles du monde, distinctes des récits religieux ou poétiques[4]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Chez Platon, la connaissance véritable porte sur les Idées ou formes intelligibles. Les réalités sensibles sont changeantes et ne donnent qu'une opinion instable. L'exercice des mathématiques et de la dialectique prépare donc l'âme à se détourner des apparences sensibles pour atteindre ce qui est intelligible. En ce sens, on peut parler d'un rationalisme platonicien, même si le terme est postérieur à Platon[5],[4]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Aristote, au contraire, donne une place importante à l'observation de la nature, ou physis. Il n'est donc pas rationaliste au sens moderne. Il joue cependant un rôle essentiel dans l'histoire de la raison philosophique, notamment par : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'élaboration de la logique formelle dans l'Organon ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- le développement de la métaphysique comme recherche des principes premiers ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'analyse de l'action humaine dans l'Éthique à Nicomaque[6],[4]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Rationalisme moderne
Origine et caractéristiques du rationalisme moderne
Le rationalisme moderne se constitue à la fin de la Renaissance et au XVIIe siècle, dans un contexte marqué par la révolution copernicienne, la mathématisation de la physique et la recherche d'une méthode certaine. La réussite des mathématiques et de la mécanique encourage l'idée qu'un ordre rationnel du réel peut être découvert par l'esprit[7]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Après le procès de Galilée en 1633, René Descartes publie le Discours de la méthode en 1637, puis les Méditations métaphysiques en 1641. Avec le cogito, il cherche un point de départ absolument certain pour reconstruire le savoir[8],[9]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le rationalisme moderne ne se réduit toutefois pas à Descartes. Baruch Spinoza développe une philosophie de la nécessité, exposée selon un ordre géométrique dans l'Éthique, tandis que Gottfried Wilhelm Leibniz distingue les vérités de raison et les vérités de fait, et place le principe de raison suffisante au cœur de son système[10],[11]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Un trait commun de ces rationalismes est l'idée que la raison peut atteindre des vérités nécessaires, indépendantes de la simple expérience sensible. Les mathématiques en fournissent souvent le modèle : une proposition démontrée y vaut universellement, et non seulement pour un cas particulier[12]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Descartes
Chez Descartes, le rationalisme prend la forme d'une recherche de certitude. La méthode cartésienne consiste à écarter ce qui peut être mis en doute, afin de trouver une vérité qui résiste à toute objection. Cette vérité est celle du sujet pensant : pendant que je doute, je ne peux pas douter que je pense[9]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Descartes soutient aussi que certaines idées ne proviennent pas des sens. L'idée de Dieu, l'idée d'infini ou certaines notions mathématiques ne peuvent pas, selon lui, être expliquées par la seule expérience sensible. Elles relèvent de l'activité propre de l'esprit[13],[14]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le dualisme cartésien distingue la substance pensante et la substance étendue. Cette distinction joue un rôle majeur dans l'histoire du problème du rapport entre l'esprit et le corps[13]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Spinoza
Spinoza développe un rationalisme systématique. Dans l'Éthique, il expose sa pensée selon des définitions, axiomes, propositions et démonstrations. Cette forme traduit l'idée que le réel peut être compris selon un ordre nécessaire[15]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Comprendre une chose, pour Spinoza, revient à la replacer dans l'enchaînement des causes. La liberté ne consiste donc pas à échapper à la nécessité, mais à comprendre cette nécessité. La connaissance rationnelle permet de mieux comprendre les affects et d'agir de manière moins passive[10]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Spinoza distingue plusieurs genres de connaissance : l'opinion ou imagination, la raison et la connaissance intuitive. La raison s'appuie sur des notions communes qui permettent de saisir ce que les choses ont de régulier et d'intelligible[16]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Leibniz
Leibniz affirme que les vérités nécessaires ne peuvent pas provenir uniquement de l'expérience. Il distingue les vérités de raison, nécessaires, et les vérités de fait, contingentes. Les premières reposent sur le principe de contradiction ; les secondes demandent une raison suffisante expliquant pourquoi une chose existe plutôt que de ne pas exister, et pourquoi elle est ainsi plutôt qu'autrement[11]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans les Essais de Théodicée, Leibniz formule le principe de raison suffisante, selon lequel rien n'arrive sans qu'il y ait une raison déterminante permettant d'en rendre compte[17]. Ce principe exprime la confiance rationaliste dans l'intelligibilité du réel. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans les Nouveaux Essais sur l'entendement humain, Leibniz répond à Locke. Il admet que l'expérience joue un rôle dans la connaissance, mais soutient que l'esprit possède déjà des dispositions et des structures qui rendent possible l'organisation de cette expérience[18],[14]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Rationalisme et empirisme
Selon l'empirisme, l'expérience est la source première des connaissances. John Locke, dans l'Essai sur l'entendement humain, refuse l'existence d'idées innées et soutient que l'esprit reçoit ses idées par la sensation et par la réflexion sur ses propres opérations[19]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
David Hume radicalise cette orientation en distinguant les impressions, vives et immédiates, et les idées, qui en sont des copies affaiblies. La causalité, pour Hume, n'est pas une nécessité rationnelle directement perçue : elle repose sur l'habitude de voir certains événements se succéder[20]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le rationalisme s'oppose à cette position lorsqu'il affirme l'existence de principes ou d'idées indépendants de l'expérience. Descartes admet des idées innées, tandis que Leibniz soutient que l'expérience ne suffit pas à expliquer les vérités nécessaires. La formule souvent associée au débat est la réponse de Leibniz à l'empirisme : rien n'est dans l'intellect qui n'ait été d'abord dans les sens, sauf l'intellect lui-même[12],[14]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cette opposition ne doit toutefois pas être comprise de manière trop rigide. Les rationalistes modernes ne nient pas toute valeur à l'expérience, et les empiristes n'abandonnent pas l'usage de la raison. Le débat porte surtout sur l'origine, l'étendue et la justification des connaissances[12]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Rationalisme et irrationalisme
Le rationalisme s'oppose à l'irrationalisme lorsqu'il refuse de faire de l'ineffable, du sentiment immédiat, de l'inspiration ou du mystère des sources suffisantes de connaissance. Dans ce sens, il s'oppose au mysticisme, à la magie, à l'occultisme, au paranormal ou à la superstition, lorsque ces pratiques prétendent produire une connaissance sans examen rationnel[1]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cette opposition ne signifie pas que le rationalisme nie l'existence des sentiments, des croyances ou des expériences intérieures. Il soutient plutôt que la vérité doit pouvoir être discutée, argumentée et soumise à des critères partageables. Dans la tradition idéaliste, Georg Wilhelm Friedrich Hegel critique ainsi les philosophies qui se réclament d'une intuition immédiate sans concept, car elles rendent la vérité difficilement communicable et vérifiable[21]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Rationalisme et révélation
Dans le domaine religieux, le rationalisme désigne souvent l'idée que les croyances doivent être examinées par la raison. Il s'oppose alors au fidéisme, qui fait de la foi une adhésion indépendante, voire supérieure, à l'examen rationnel. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Spinoza, dans le Traité théologico-politique, applique une méthode critique aux textes bibliques. Il distingue la recherche philosophique de la vérité et l'obéissance religieuse, et propose de lire l'Écriture en tenant compte de son histoire, de sa langue et de ses conditions de transmission[22]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Chez Descartes, la raison peut aussi jouer un rôle dans la théologie naturelle. Dans les Méditations métaphysiques, il cherche à démontrer l'existence de Dieu par des arguments rationnels, notamment par une forme d'argument ontologique[9]. Il ne s'agit pas pour lui de remplacer la foi révélée, mais de montrer que certaines vérités métaphysiques peuvent être établies par la raison naturelle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Rationalisme critique
Article détaillé : Rationalisme critique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le rationalisme critique désigne plusieurs courants qui maintiennent l'exigence rationnelle tout en refusant les prétentions dogmatiques d'une raison capable de tout connaître par elle-même. Il peut se caractériser par trois traits : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la critique des prétentions métaphysiques excessives ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'intégration de l'expérience dans le travail de connaissance ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la reconnaissance du caractère historique, révisable et faillible de la raison. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Synthèse kantienne
Le développement de la physique expérimentale moderne, de Galilée à Newton, conduit à repenser les rapports entre raison et expérience. Dans la Critique de la raison pure, Emmanuel Kant affirme que toute connaissance commence avec l'expérience, mais qu'elle ne dérive pas entièrement de l'expérience[23]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Kant distingue trois facultés : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la sensibilité, par laquelle les objets nous sont donnés ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'entendement, qui organise les données sensibles au moyen de concepts et de catégories ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la raison, qui produit des Idées comme Dieu, l'âme ou le monde comme totalité. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La connaissance suppose donc l'union d'un donné sensible et d'une forme conceptuelle. Sans l'expérience, les concepts seraient vides ; sans les concepts, les intuitions sensibles seraient aveugles[24],[25]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Kant opère ainsi une synthèse entre empirisme et rationalisme. Il reconnaît que l'expérience est indispensable, mais soutient qu'elle n'est possible comme connaissance que grâce à des formes a priori : l'espace et le temps pour la sensibilité, les catégories pour l'entendement. La réalité en soi demeure inconnaissable ; nous connaissons les objets tels qu'ils apparaissent dans les conditions de notre expérience, c'est-à-dire comme phénomènes[24]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Abandon des prétentions métaphysiques
La critique kantienne limite les prétentions de la raison. Les objets suprasensibles, comme Dieu, l'âme ou la liberté, ne peuvent pas être connus comme des objets d'expérience. Ils peuvent être pensés, mais ils ne peuvent pas faire l'objet d'une connaissance théorique au même titre que les phénomènes[26],[27]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cette limitation transforme le rationalisme. La raison n'est plus conçue comme une faculté capable d'atteindre directement les réalités métaphysiques, mais comme une puissance critique qui examine ses propres conditions et ses propres limites. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au XIXe siècle, Auguste Comte prolonge à sa manière cette restriction des ambitions métaphysiques. Dans le Cours de philosophie positive, il soutient que l'esprit scientifique doit renoncer à chercher les causes premières ou les fins dernières pour étudier les lois effectives des phénomènes, c'est-à-dire leurs relations constantes[28]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dialectique expérimentale
Le rationalisme critique ne rejette pas l'expérience. Il cherche plutôt à montrer qu'une expérience scientifique n'est pas un simple fait brut. Elle est préparée par des questions, des hypothèses, des instruments et des concepts. L'expérience ne parle donc pas seule : elle est organisée par une activité rationnelle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Kant insiste déjà sur ce point lorsqu'il compare la raison scientifique à un juge qui interroge la nature selon des questions déterminées. L'observation scientifique est orientée par des principes et par des hypothèses, sans quoi elle resterait dispersée[29]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La méthode expérimentale moderne peut être schématiquement décrite par plusieurs opérations : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'observation rigoureuse d'un phénomène ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la formulation d'une hypothèse testable ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'élaboration d'un dispositif expérimental ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'interprétation rationnelle des résultats. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Gaston Bachelard approfondit cette idée au XXe siècle. Dans Le Nouvel Esprit scientifique, La Formation de l'esprit scientifique et Le Rationalisme appliqué, il soutient que la science construit ses objets. Les instruments ne sont pas de simples prolongements des sens : ils matérialisent des théories et rendent possibles des phénomènes que l'expérience ordinaire ne permettrait pas d'observer[30],[31],[32]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
D'où l'expression de « rationalisme appliqué » : la raison scientifique n'est pas une raison abstraite séparée du réel, mais une raison engagée dans des pratiques expérimentales, des mesures, des corrections et des rectifications[33],[34]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Historicité de la raison
Le rationalisme contemporain insiste souvent sur le caractère historique de la raison. Chez Hegel, la raison se développe dans l'histoire et ne se réduit pas à un ensemble fixe de principes abstraits. Gilles-Gaston Granger souligne que cette découverte de l'historicité de la raison marque profondément la pensée moderne[35]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Bachelard reprend cette idée dans le domaine des sciences. La connaissance scientifique progresse en surmontant des obstacles épistémologiques : préjugés, images naïves, habitudes verbales, généralisations hâtives ou réalisme immédiat. La raison doit donc se corriger elle-même et se réformer au contact de ses erreurs[31]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans une perspective proche, Karl Popper soutient que la science progresse par conjectures et réfutations. Une théorie scientifique ne peut pas être définitivement vérifiée par une accumulation d'observations, mais elle doit pouvoir être soumise à des tests susceptibles de la réfuter. C'est le principe de réfutabilité[36],[37]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Chez Popper, le rationalisme critique est aussi une attitude intellectuelle : accepter que ses idées puissent être discutées, corrigées ou abandonnées. La raison progresse moins par possession définitive de la vérité que par élimination des erreurs[38],[39],[40]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Critique contemporaine du rationalisme moderne
Le rationalisme moderne a fait l'objet de plusieurs critiques contemporaines. Certaines portent sur son modèle de certitude, jugé trop éloigné du fonctionnement réel des sciences. D'autres visent le dualisme cartésien, qui sépare la pensée et l'étendue, l'esprit et le corps. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Hans Jonas, dans Le Phénomène de la vie, critique la séparation cartésienne entre la pensée et l'étendue. Selon lui, cette séparation rend difficile la compréhension philosophique du vivant comme réalité à la fois corporelle et porteuse d'intériorité[41],[42]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Vittorio Hösle, influencé par Jonas, voit dans certaines formes de dualisme moderne et dans l'absence de finalité de la technoscience des éléments importants pour comprendre la crise écologique contemporaine[43]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le sociologue Franco Ferrarotti critique pour sa part le rationalisme mécaniste, qu'il associe à une réduction excessive de la vie sociale et de l'expérience humaine à des modèles explicatifs abstraits[44]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Des critiques religieuses ou spiritualistes reprochent également au rationalisme moderne de réduire la connaissance humaine à la seule raison discursive. Jean-Claude Larchet, dans une perspective théologique orthodoxe, relie cette critique à une réflexion sur les fondements spirituels de la crise écologique[45]. Cette interprétation relève cependant d'un point de vue confessionnel et ne constitue pas une critique philosophique unanimement admise. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Point de vue chrétien
Dans le catholicisme, plusieurs textes pontificaux ont abordé le rationalisme, surtout lorsqu'il prétend réduire la foi à la seule raison humaine. Le Syllabus de Pie IX, publié le 8 décembre 1864, condamne plusieurs propositions associées au rationalisme moderne[46]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1879, l'encyclique Æterni Patris de Léon XIII encourage le retour à la philosophie de Thomas d'Aquin. Ce texte contribue à la restauration du thomisme comme référence philosophique catholique face aux courants modernes, dont certaines formes de rationalisme[47],[48]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'encyclique Fides et ratio de Jean-Paul II, publiée le 14 septembre 1998, analyse les rapports entre la foi et la raison. Elle critique à la fois le fidéisme, qui affaiblit le rôle de la raison, et un rationalisme fermé à la métaphysique et à la révélation[49]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Point de vue artistique
Le mot « rationalisme » est aussi employé dans le domaine artistique et architectural. En architecture, le rationalisme désigne un courant qui valorise la clarté constructive, l'adéquation entre forme et fonction et l'emploi raisonné des matériaux. Cet usage relève d'un domaine distinct du rationalisme philosophique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Points à vérifier (139)
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Le rationalisme est une doctrine ou une attitude philosophique qui accorde à la raison un rôle central dans la formation de la connaissance et dans l'établissement de la vérité. Dans son sens classique, il affirme que certaines connaissances ne dépendent pas seulement de l'expérience sensible, mais reposent aussi sur des principes, des concepts ou des raisonnements accessibles à l'esprit.
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Le rationalisme s'oppose à l'irrationalisme et, historiquement, à l'empirisme, qui fait de l'expérience la source principale ou première des connaissances. Il se distingue aussi des doctrines qui fondent la connaissance sur la révélation, l'intuition immédiate ou l'autorité d'une tradition.
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Dans l'histoire de la philosophie, le rationalisme moderne est principalement associé à René Descartes, Baruch Spinoza et Gottfried Wilhelm Leibniz. À partir de Kant, puis dans la philosophie des sciences contemporaine, il prend souvent la forme d'un rationalisme critique, qui reconnaît le rôle de l'expérience, les limites de la raison et la possibilité de corriger les théories par la discussion, l'observation et l'e…
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En philosophie, le mot « rationalisme » désigne généralement une doctrine selon laquelle la réalité est intelligible et peut être comprise par la raison. Il peut aussi désigner, dans un sens plus large, une confiance méthodique dans les procédures rationnelles : définition des notions, argumentation, démonstration, examen critique des croyances et recherche de cohérence.
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On distingue plusieurs usages du terme :
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le « rationalisme moderne » ou « rationalisme classique », qui désigne le rationalisme formulé aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment de Descartes à Leibniz ;
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le « rationalisme dogmatique », expression employée notamment après Kant pour désigner une raison qui prétend connaître le réel, en particulier dans le domaine métaphysique, par ses seuls principes a priori ;
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le « rationalisme critique », qui reconnaît le rôle de la raison tout en soumettant ses prétentions à un examen de ses limites ;
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le « rationalisme appliqué », associé à Gaston Bachelard, qui désigne une raison engagée dans le travail effectif des sciences expérimentales ;
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le « rationalisme continental », expression utilisée dans l'historiographie anglophone pour désigner le courant de Descartes, Spinoza et Leibniz, par opposition à l'empirisme britannique de John Locke, George Berkeley ou David Hume,.
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Le terme a aussi été employé dans des contextes théologiques, en particulier pour désigner des doctrines qui soumettent les contenus de la foi à l'examen de la raison. Cet usage est distinct du rationalisme moderne au sens strict, mais il explique une partie des débats religieux autour du mot.
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L'attitude intellectuelle consistant à accorder une valeur particulière à la raison remonte à la philosophie grecque antique. Le passage du mythe au logos correspond à l'émergence d'explications rationnelles du monde, distinctes des récits religieux ou poétiques.
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Chez Platon, la connaissance véritable porte sur les Idées ou formes intelligibles. Les réalités sensibles sont changeantes et ne donnent qu'une opinion instable. L'exercice des mathématiques et de la dialectique prépare donc l'âme à se détourner des apparences sensibles pour atteindre ce qui est intelligible. En ce sens, on peut parler d'un rationalisme platonicien, même si le terme est postérieur à Platon,.
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Aristote, au contraire, donne une place importante à l'observation de la nature, ou physis. Il n'est donc pas rationaliste au sens moderne. Il joue cependant un rôle essentiel dans l'histoire de la raison philosophique, notamment par :
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l'élaboration de la logique formelle dans l'Organon ;
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le développement de la métaphysique comme recherche des principes premiers ;
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l'analyse de l'action humaine dans l'Éthique à Nicomaque,.
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Le rationalisme moderne se constitue à la fin de la Renaissance et au XVIIe siècle, dans un contexte marqué par la révolution copernicienne, la mathématisation de la physique et la recherche d'une méthode certaine. La réussite des mathématiques et de la mécanique encourage l'idée qu'un ordre rationnel du réel peut être découvert par l'esprit.
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Après le procès de Galilée en 1633, René Descartes publie le Discours de la méthode en 1637, puis les Méditations métaphysiques en 1641. Avec le cogito, il cherche un point de départ absolument certain pour reconstruire le savoir,.
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Le rationalisme moderne ne se réduit toutefois pas à Descartes. Baruch Spinoza développe une philosophie de la nécessité, exposée selon un ordre géométrique dans l'Éthique, tandis que Gottfried Wilhelm Leibniz distingue les vérités de raison et les vérités de fait, et place le principe de raison suffisante au cœur de son système,.
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Un trait commun de ces rationalismes est l'idée que la raison peut atteindre des vérités nécessaires, indépendantes de la simple expérience sensible. Les mathématiques en fournissent souvent le modèle : une proposition démontrée y vaut universellement, et non seulement pour un cas particulier.
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Chez Descartes, le rationalisme prend la forme d'une recherche de certitude. La méthode cartésienne consiste à écarter ce qui peut être mis en doute, afin de trouver une vérité qui résiste à toute objection. Cette vérité est celle du sujet pensant : pendant que je doute, je ne peux pas douter que je pense.
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Descartes soutient aussi que certaines idées ne proviennent pas des sens. L'idée de Dieu, l'idée d'infini ou certaines notions mathématiques ne peuvent pas, selon lui, être expliquées par la seule expérience sensible. Elles relèvent de l'activité propre de l'esprit,.
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Le dualisme cartésien distingue la substance pensante et la substance étendue. Cette distinction joue un rôle majeur dans l'histoire du problème du rapport entre l'esprit et le corps.
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Spinoza développe un rationalisme systématique. Dans l'Éthique, il expose sa pensée selon des définitions, axiomes, propositions et démonstrations. Cette forme traduit l'idée que le réel peut être compris selon un ordre nécessaire.
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Comprendre une chose, pour Spinoza, revient à la replacer dans l'enchaînement des causes. La liberté ne consiste donc pas à échapper à la nécessité, mais à comprendre cette nécessité. La connaissance rationnelle permet de mieux comprendre les affects et d'agir de manière moins passive.
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Spinoza distingue plusieurs genres de connaissance : l'opinion ou imagination, la raison et la connaissance intuitive. La raison s'appuie sur des notions communes qui permettent de saisir ce que les choses ont de régulier et d'intelligible.
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Leibniz affirme que les vérités nécessaires ne peuvent pas provenir uniquement de l'expérience. Il distingue les vérités de raison, nécessaires, et les vérités de fait, contingentes. Les premières reposent sur le principe de contradiction ; les secondes demandent une raison suffisante expliquant pourquoi une chose existe plutôt que de ne pas exister, et pourquoi elle est ainsi plutôt qu'autrement.
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Dans les Essais de Théodicée, Leibniz formule le principe de raison suffisante, selon lequel rien n'arrive sans qu'il y ait une raison déterminante permettant d'en rendre compte. Ce principe exprime la confiance rationaliste dans l'intelligibilité du réel.
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Dans les Nouveaux Essais sur l'entendement humain, Leibniz répond à Locke. Il admet que l'expérience joue un rôle dans la connaissance, mais soutient que l'esprit possède déjà des dispositions et des structures qui rendent possible l'organisation de cette expérience,.
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Selon l'empirisme, l'expérience est la source première des connaissances. John Locke, dans l'Essai sur l'entendement humain, refuse l'existence d'idées innées et soutient que l'esprit reçoit ses idées par la sensation et par la réflexion sur ses propres opérations.
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David Hume radicalise cette orientation en distinguant les impressions, vives et immédiates, et les idées, qui en sont des copies affaiblies. La causalité, pour Hume, n'est pas une nécessité rationnelle directement perçue : elle repose sur l'habitude de voir certains événements se succéder.
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Le rationalisme s'oppose à cette position lorsqu'il affirme l'existence de principes ou d'idées indépendants de l'expérience. Descartes admet des idées innées, tandis que Leibniz soutient que l'expérience ne suffit pas à expliquer les vérités nécessaires. La formule souvent associée au débat est la réponse de Leibniz à l'empirisme : rien n'est dans l'intellect qui n'ait été d'abord dans les sens, sauf l'intellect lui…
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Cette opposition ne doit toutefois pas être comprise de manière trop rigide. Les rationalistes modernes ne nient pas toute valeur à l'expérience, et les empiristes n'abandonnent pas l'usage de la raison. Le débat porte surtout sur l'origine, l'étendue et la justification des connaissances.
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Le rationalisme s'oppose à l'irrationalisme lorsqu'il refuse de faire de l'ineffable, du sentiment immédiat, de l'inspiration ou du mystère des sources suffisantes de connaissance. Dans ce sens, il s'oppose au mysticisme, à la magie, à l'occultisme, au paranormal ou à la superstition, lorsque ces pratiques prétendent produire une connaissance sans examen rationnel.
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Cette opposition ne signifie pas que le rationalisme nie l'existence des sentiments, des croyances ou des expériences intérieures. Il soutient plutôt que la vérité doit pouvoir être discutée, argumentée et soumise à des critères partageables. Dans la tradition idéaliste, Georg Wilhelm Friedrich Hegel critique ainsi les philosophies qui se réclament d'une intuition immédiate sans concept, car elles rendent la vérité d…
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Dans le domaine religieux, le rationalisme désigne souvent l'idée que les croyances doivent être examinées par la raison. Il s'oppose alors au fidéisme, qui fait de la foi une adhésion indépendante, voire supérieure, à l'examen rationnel.
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Spinoza, dans le Traité théologico-politique, applique une méthode critique aux textes bibliques. Il distingue la recherche philosophique de la vérité et l'obéissance religieuse, et propose de lire l'Écriture en tenant compte de son histoire, de sa langue et de ses conditions de transmission.
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Chez Descartes, la raison peut aussi jouer un rôle dans la théologie naturelle. Dans les Méditations métaphysiques, il cherche à démontrer l'existence de Dieu par des arguments rationnels, notamment par une forme d'argument ontologique. Il ne s'agit pas pour lui de remplacer la foi révélée, mais de montrer que certaines vérités métaphysiques peuvent être établies par la raison naturelle.
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Article détaillé : Rationalisme critique.
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Le rationalisme critique désigne plusieurs courants qui maintiennent l'exigence rationnelle tout en refusant les prétentions dogmatiques d'une raison capable de tout connaître par elle-même. Il peut se caractériser par trois traits :
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la critique des prétentions métaphysiques excessives ;
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l'intégration de l'expérience dans le travail de connaissance ;
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la reconnaissance du caractère historique, révisable et faillible de la raison.
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Le développement de la physique expérimentale moderne, de Galilée à Newton, conduit à repenser les rapports entre raison et expérience. Dans la Critique de la raison pure, Emmanuel Kant affirme que toute connaissance commence avec l'expérience, mais qu'elle ne dérive pas entièrement de l'expérience.
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Voir aussi
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- rationalisme, sur le Wiktionnaire Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Bibliographie
- René Descartes, Discours de la méthode, 1637. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- René Descartes, Méditations métaphysiques, 1641. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Baruch Spinoza, Traité théologico-politique, 1670. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Baruch Spinoza, Éthique, 1677. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gottfried Wilhelm Leibniz, Nouveaux Essais sur l'entendement humain, 1705. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gottfried Wilhelm Leibniz, Essais de Théodicée, 1710. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, 1781, seconde édition 1787. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Phénoménologie de l'esprit, 1807. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Auguste Comte, Cours de philosophie positive, 1830-1842. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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- Gaston Bachelard, La Formation de l'esprit scientifique, 1938. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gaston Bachelard, Le rationalisme appliqué, Presses universitaires de France, 1966, 3e éd. (1re éd. 1949) (lire en ligne) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Karl Popper, La Logique de la découverte scientifique, 1934, éd. française Payot. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean Laporte, Le rationalisme de Descartes, Presses universitaires de France, 1989 (1re éd. 1945) (ISBN 978-2-13-041758-3) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Ferdinand Alquié, Le rationalisme de Spinoza, Presses universitaires de France, 1998 (1re éd. 1981) (DOI 10.3917/puf.alqui.1998.01) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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- Renée Bouveresse, Karl Popper ou le rationalisme critique, Vrin, 1978 (ISBN 978-2-7116-0087-8) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gilles-Gaston Granger, Pour la connaissance philosophique, Odile Jacob, 1988 (ISBN 978-2-7381-0016-0) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Catherine Allamel-Raffin et Jean-Luc Gangloff, La raison et le réel, Ellipses, 2007, 192 p. (ISBN 9782729831271) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles connexes
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- Rationalisation Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Innéisme Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Empirisme Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Irrationalisme Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Philosophie analytique Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Notes et références
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Références 1 à 25
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- (en) Peter West, « Early Modern Rationalism », sur The Stanford Encyclopedia of Philosophy (consulté le 25 juin 2026).↩
- (en) « Continental Rationalism », sur Internet Encyclopedia of Philosophy (consulté le 25 juin 2026).↩
- Le savoir grec : Dictionnaire critique, Flammarion, 1996 (ISBN 978-2-08-210370-1).↩1 ↩2 ↩3
- Platon, La République, livres VI-VII.↩
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- Gilbert Hottois, « Les rationalismes à l'âge classique », dans De la Renaissance à la Postmodernité, De Boeck Supérieur, 2005 (lire en ligne), p. 67-95.↩
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- Alexis Philonenko, « Leibniz. Vérités de raison et vérités de fait », Cahiers de Fontenay, no 10, 1992, p. 135-156 (lire en ligne, consulté le 25 juin 2026).↩1 ↩2
- (en) Peter Markie, « Rationalism vs. Empiricism », sur The Stanford Encyclopedia of Philosophy (consulté le 25 juin 2026).↩1 ↩2 ↩3
- Jean Laporte, Le rationalisme de Descartes, Presses universitaires de France, 1989 (1re éd. 1945) (ISBN 978-2-13-041758-3, lire en ligne).↩1 ↩2
- (en) Daniel W. Garber, « Innateness and Contemporary Theories of Cognition », sur The Stanford Encyclopedia of Philosophy (consulté le 25 juin 2026).↩1 ↩2 ↩3
- Baruch Spinoza, Éthique, 1677.↩
- Ferdinand Alquié, « Les divers genres de connaissance », dans Le rationalisme de Spinoza, Presses universitaires de France, 1998 (lire en ligne), p. 179-196.↩
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- (en) Michael Rohlf, « Immanuel Kant », sur The Stanford Encyclopedia of Philosophy (consulté le 25 juin 2026).↩1 ↩2
- Robert Theis, « L'argument kantien dans la déduction transcendantale », Revue philosophique de Louvain, vol. 81, no 50, 1983, p. 204-223 (DOI 10.3406/phlou.1983.6240, lire en ligne, consulté le 25 juin 2026).↩
Références 26 à 49
- Robert Theis, « Le sens de la métaphysique dans la Critique de la Raison Pure », Revue philosophique de Louvain, vol. 83, no 58, 1985, p. 175-196 (DOI 10.2143/RPL.83.2.2013618, lire en ligne, consulté le 25 juin 2026).↩
- Igor Schüssler, « Critique et refondation de la métaphysique chez Kant : les « progrès de la métaphysique » et la critique du système leibniziano-wolffien », Archives de philosophie, vol. 69, no 4, 2006, p. 567-599 (DOI 10.3917/aphi.694.0567, lire en ligne, consulté le 25 juin 2026).↩
- Auguste Comte, Cours de philosophie positive, 1830-1842.↩
- Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, 1787, Préface de la seconde édition.↩
- Gaston Bachelard, Le Nouvel Esprit scientifique, Félix Alcan, 1934.↩
- Gaston Bachelard, La Formation de l'esprit scientifique, Vrin, 1938.↩1 ↩2
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- Jean Gayon, « Gaston Bachelard : le rationalisme appliqué », sur HAL SHS, 1994 (consulté le 25 juin 2026).↩
- Bernard Rochot, « G. Bachelard, Le rationalisme appliqué », Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, vol. 4, no 1, 1951, p. 91-92 (lire en ligne, consulté le 25 juin 2026).↩
- Gilles-Gaston Granger, La raison, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 1955.↩
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La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Rationalisme ↗CC-BY-SA-4.0
- Rationalisme ↗CC-BY-SA-4.0
Liens externes cités dans le document (18)
- Rationalisme ↗Dans « Voir aussi » du document source
- rationalisme ↗Dans « Voir aussi » du document source
- lire en ligne ↗Dans « Bibliographie » du document source
- 10.3917/puf.alqui.1998.01 ↗Dans « Bibliographie » du document source
- présentation en ligne ↗Dans « Bibliographie » du document source
- www.wikidata.org ↗Dans « Liens externes » du document source
- Den Store Danske Encyklopædi ↗Dans « Liens externes » du document source
- Dictionnaire historique de la Suisse ↗Dans « Liens externes » du document source
- Gran Enciclopèdia Catalana ↗Dans « Liens externes » du document source
- Internetowa encyklopedia PWN ↗Dans « Liens externes » du document source
- Store norske leksikon ↗Dans « Liens externes » du document source
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