Sortie du nucléaire civil
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La sortie du nucléaire civil est l'arrêt de l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité. Elle comprend principalement l'arrêt des centrales nucléaires existantes et le renoncement à de futurs projets de centrales nucléaires. À la sortie du nucléaire est souvent associée l'idée d'une transition énergétique basée sur les économies d'énergie, l'efficacité énergétique des appareils de consommation et les systèmes de production d'énergies renouvelables. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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À retenir
Questions essentielles
Qu’est-ce que la sortie du nucléaire civil ?
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La sortie du nucléaire civil est l'arrêt de l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité. Elle comprend principalement l'arrêt des centrales nucléaires existantes et le renoncement à de futurs projets de centrales nucléaires. À la… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
La sortie du nucléaire civil est l'arrêt de l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité. Elle comprend principalement l'arrêt des centrales nucléaires existantes et le renoncement à de futurs projets de centrales nucléaires. À la sortie du nucléaire est souvent associée l'idée d'une transition énergétique basée sur les économies d'énergie, l'efficacité énergétique des appareils de consommation et les systèmes de production d'énergies renouvelables. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La sortie du nucléaire civil est effective notamment en Autriche (1978), en Italie (1987), dans la province de Québec (2013) et en Allemagne (2023), elle a été initiée en Belgique (1999), Suisse (2011), Suède (1980) et elle est discutée dans d'autres pays.[réf. nécessaire] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'Autriche interdit l'exploitation de l’énergie nucléaire depuis un référendum en 1978, renforcé par une loi puis inscrit dans sa constitution en 1999[1]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'Espagne a des lois qui interdisent la construction de nouvelles centrales nucléaires. Dans d'autres pays, ces politiques ont été suspendues, par exemple en Suède. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En Suisse, le gouvernement prévoit une sortie progressive du nucléaire d'ici 2034. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les militants du mouvement antinucléaire montrent du doigt l'insécurité nucléaire, les effets sur l'environnement et leurs conséquences sociales et politiques. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
A contrario certains écologistes sont favorables à l'utilisation de l'énergie nucléaire. Par exemple l'Association des écologistes pour le nucléaire[2] qui s'efforce de faire connaître les avantages écologiques de l'énergie nucléaire dans un esprit de respect de l'environnement, ou les tenants de l’Écomodernisme pour qui « le nucléaire est un allié durable de la transition énergétique mondiale »[3]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Par ses conséquences, l'accident nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011 a relancé le débat et a provoqué la sortie du nucléaire civil de plusieurs pays (Allemagne, Suisse) et l'arrêt temporaire de tous les réacteurs au Japon[4]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les arrêts de centrales nucléaires à la suite de Fukushima ont significativement affecté les objectifs de réduction d'émissions dans plusieurs pays. Une étude de 2019 sur l'impact des fermetures en Allemagne et au Japon conclut qu'en continuant à faire fonctionner leurs centrales nucléaires « ces deux pays auraient pu éviter 28 000 décès induits par la pollution de l'air et l'émission de 2 400 Mt de CO2 entre 2011 et 2017. En réduisant fortement le nucléaire plutôt que le charbon et le gaz après Fukushima, les deux pays ont raté l'opportunité d'éviter un grand nombre de décès induits par la pollution de l'air et l'émission de CO2 »[5]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cependant à ce jour, certains pays comme la France, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine, les États-Unis, la Corée du Sud, l'Inde, la Turquie, Abou Dabi, le Japon, le Canada, l'Iran et l'Égypte maintiennent une production d'électricité d'origine nucléaire, et début 2024 cinquante-huit réacteurs nucléaires sont en construction. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Article détaillé : Conséquences de l'accident de Fukushima sur l'industrie nucléaire dans le monde. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pays ayant renoncé à la production d'électricité d'origine nucléaire
Allemagne
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source données : AGEB Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Un abandon progressif de l'énergie nucléaire a été décidé en Allemagne par le gouvernement de Gerhard Schröder (coalition rouge-verte entre sociaux-démocrates et écologistes). La convention du 14 juin 2000 entre la coalition au pouvoir à l'époque et les exploitants et une modification de la loi sur le nucléaire devaient encadrer cet abandon en limitant la quantité d'énergie totale pouvant être produite par chaque centrale nucléaire allemande dans le futur. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ce calendrier a cependant été remis en question par le gouvernement suivant et, après plusieurs mois de débat, une nouvelle modification de la loi, adoptée le 28 octobre 2010, augmente le quota d'énergie à produire et prolonge la durée d'exploitation des centrales (pour certaines d'entre elles jusqu'à 2036). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En mars 2011, après la catastrophe de Fukushima, Angela Merkel proclame l'arrêt définitif de la totalité des centrales nucléaires allemandes au plus tard en 2022[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après l'arrêt de ses trois dernières centrales en 2023, le pays poursuit ses investissements dans la fusion nucléaire « pour qu'une centrale à fusion puisse voir le jour en Allemagne dès que possible »[7]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Belgique
Article détaillé : Énergie en Belgique. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1999, le gouvernement de l'époque (la « coalition arc-en-ciel » rassemblant libéraux, socialistes, et écologistes) décide l'abandon de l'énergie nucléaire pour le pays et une loi exige l'arrêt des réacteurs nucléaires belges des centrales de Doel et de Tihange après 40 ans d'exploitation, tout en prohibant la construction de nouveaux réacteurs. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La loi du 31 janvier 2003 fixera la sortie progressive de l’utilisation d’énergie nucléaire à des fins de production industrielle d’électricité sur le territoire belge. Cette loi sera modifiée en 2013 et en 2015 pour prolonger la durée d'exploitation de 10 ans de Tihange 1, Doel 1 et Doel 2. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après le vote de cette loi, il a été dit que cette décision serait retirée dès qu'un gouvernement sans écologistes serait au pouvoir[8]. À plusieurs reprises, il a été question de prolonger la durée légale d'exploitation des centrales. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 2005, le gouvernement de Guy Verhofstadt (formé sans les Verts) envisage de donner 20 ans de plus au pays pour sortir du nucléaire. Cette discussion, motivée par le coût de l'importation d'électricité depuis l'étranger, ainsi que par les restrictions imposées par l'accord de Kyoto concernant les émissions de gaz à effet de serre des centrales thermiques au fioul ou au charbon, n'a cependant pas été suivie d'effet. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En octobre 2009, le gouvernement Van Rompuy s'est accordé pour repousser de dix ans la première phase de sortie du nucléaire[9]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les permis d’exploitation des réacteurs nucléaires suivants doivent ainsi être arrêtés aux dates indiquées ci-après[10] : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Doel 1 : 15 février 2025 ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Doel 2 : 1er décembre 2025 ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Doel 3 : 1er octobre 2022 ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Doel 4 : 1er juillet 2025 ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Tihange 1 : 1er octobre 2025 ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Tihange 2 : 1er février 2023 ; Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Tihange 3 : 1er septembre 2025. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ces échéances ne valent cependant que si la Belgique trouve d'autres sources suffisantes pour sa consommation électrique[11]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En octobre 2021, le Conseil supérieur de la santé (CSS) a émis un avis favorable à la sortie du nucléaire au motif que « L'énergie nucléaire, telle qu'actuellement déployée, ne répond pas, sur le plan environnemental, éthique et sanitaire, aux principes du développement durable »[12]. Le CSS ne croit pas aux petits réacteurs nucléaires (SMR) « seulement en développement ». Il plaide pour des centrales au gaz qui produiraient à terme de l'hydrogène « bleu » (avec CO2 stocké)[12]. Cet avis a été préparé par un groupe diversifié d'experts et ingénieurs des domaines du nucléaire, de la toxicologie et de la philosophie, et il se fonde notamment sur les études menées par EnergyVille et le Bureau fédéral du Plan[12]. Sur ces bases, le CSS conclut que « l'arrêt des centrales nucléaires est possible en Belgique pour un coût relativement limité, y compris en termes d'impact CO2 », à condition d'accepter de quitter « le paradigme de la croissance illimitée »[12]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À la suite de la guerre menée par la Russie en Ukraine en 2022, la Belgique retarde sa sortie du nucléaire de 10 ans afin de réduire sa dépendance aux énergies fossiles importées de Russie[13]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Italie
Article détaillé : Énergie en Italie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1987, soit un an après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (RSS d'Ukraine en URSS), il fut décidé par référendum de la sortie du nucléaire civil en Italie. Les quatre centrales nucléaires présentes en Italie furent arrêtées, la dernière en 1990. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Un moratoire sur la construction de nouvelles centrales, tout d'abord adopté pour la période 1987 à 1993, a depuis été prolongé[14]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En mai 2008, le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi a annoncé le retour à l'énergie nucléaire dans les cinq ans[15]. Ce retour au nucléaire devait être validé par un référendum organisé le 16 juin[16] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'Italie importe de l'électricité nucléaire (notamment de France). En 2009, le gouvernement italien se proposait de poser la première pierre d'un premier EPR d’ici à 2013. La société italienne Enel SPA qui participait à la construction de réacteurs nucléaires en France et en Slovaquie, ainsi qu'au projet EPR, s'est retirée de ce projet et du nucléaire français en décembre 2012[17],[18]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À la suite de l'accident de Fukushima du 11 mars 2011, à l'opposition grandissante de l'opinion publique et à l'historique sismique de la péninsule italienne, le gouvernement a décidé le 19 avril 2011 d'abandonner le retour au nucléaire[19]. Lors d'un référendum à questions multiples tenu le 13 juin 2011 (taux de participation : 57 %) plus de 90 % des voix s'opposèrent à la reprise du programme nucléaire[20]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Suisse
Article détaillé : Industrie nucléaire en Suisse. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La Suisse envisageait la construction de nouveaux réacteurs pour 2020[21],[22],[23]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Mais, à la suite de l'accident de Fukushima, le Conseil fédéral a annoncé, le 25 mai 2011, la sortie progressive du nucléaire civil en décidant de ne pas renouveler les centrales nucléaires en service et en optant pour leur arrêt définitif, une fois que celles-ci auront atteint 50 ans, c'est-à-dire entre 2019 et 2034, tout en exigeant la poursuite de la recherche sur le nucléaire[24],[25]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Fin 2016, les suisses votent à 54,2 % contre une accélération de la sortie du nucléaire civil[26],[27]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 21 mai 2017, les Suisses approuvent une nouvelle loi sur l’énergie, qui vise l’abandon progressif du nucléaire au profit des énergies renouvelables[28]. Ce nouveau référendum populaire entérine la décision de sortir du nucléaire avant 2035, alors que les précédents n’avaient pas validé la sortie du nucléaire. Les 5 réacteurs suisses en service fournissent environ un tiers de l'électricité consommée dans le pays[29]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pays envisageant de renoncer à la production d'électricité d'origine nucléaire
Espagne
Articles détaillés : Liste des centrales nucléaires d'Espagne et Électricité en Espagne. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En Espagne, un moratoire a été établi en 1983. Le Parti socialiste ouvrier espagnol de Zapatero, réélu en 2008, a annoncé dans son programme électoral la fermeture des centrales nucléaires arrivant à fin de terme dans la mesure où l'approvisionnement énergétique du pays demeurait garanti. Il devait se prononcer en juin 2009 sur la fermeture effective de la centrale nucléaire Santa María de Garoña, prévue pour 2011[30]. Finalement la centrale a été arrêtée en décembre 2012[31].
En 2012, l'Espagne avait produit plus d'électricité d'origine nucléaire qu'en 2011 (58,7 TWh en 2012 contre 55,1 TWh en 2011)[32]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 2020, 22 % de l’électricité produite en Espagne est d’origine nucléaire[33]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 14 août 2026, à la suite de l’importante panne d’électricité qui avait touché l’Espagne en avril 2025 et des conséquences des hostilités au Moyen-Orient sur les marchés de l’énergie, le gouvernement espagnol prolonge la durée d’exploitation des deux réacteurs de la centrale nucléaire d'Almaraz jusqu’au 8 juin 2030 après avis favorable de l’autorité de sûreté nucléaire espagnole (CSN)[34]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pays ayant renoncé à un moratoire sur l'énergie nucléaire
Suède
Article détaillé : Programme nucléaire civil de la Suède. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après la fusion partielle du cœur d'un réacteur de la centrale nucléaire de Three Mile Island (États-Unis) en 1979, un référendum a eu lieu en Suède et s'est prononcé contre l'utilisation future de l'énergie nucléaire dans le pays. Par conséquent, le parlement suédois décida en 1980 qu'aucune nouvelle centrale nucléaire ne devrait être construite, et que la sortie du nucléaire civil devrait être réalisée avant 2010. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) en 1986, la question de la sécurité nucléaire resurgit en Suède. En 1997, le parlement suédois décida d'arrêter l'un des réacteurs nucléaires de la centrale nucléaire de Barsebäck le 1er juillet 1998, et un second avant juillet 2001, sous la condition que leur production électrique serait compensée. Le gouvernement suivant, conservateur, essaya d'annuler l'arrêt des réacteurs, mais après de nombreuses protestations, décida d'étendre la limite temporelle à 2010. À Barsebäck, le réacteur 1 a été arrêté en 1999 et le réacteur 2 en 2005. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En août 2006, 3 des 10 réacteurs nucléaires suédois ont été temporairement arrêtés en raison de l'inquiétude générée par l'incident majeur de la centrale nucléaire de Forsmark. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La plus importante centrale nucléaire suédoise, Ringhals, dispose de 4 réacteurs et est située environ 10 km au sud de Göteborg. Elle délivre environ 24 TWh/an, soit 21 % de la consommation électrique suédoise[35]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En février 2009, la Suède lève son moratoire sur la construction de centrales nucléaires. Le gouvernement a décidé d'en autoriser la construction, mais uniquement pour remplacer les anciennes[36]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pays n'envisageant pas la production d'électricité d'origine nucléaire
Certains pays ont inscrit la non-utilisation de l'énergie nucléaire dans leur loi nationale : l'Australie, le Danemark, la Grèce, l'Irlande et la Norvège ont proscrit tout projet de construction de centrale à la suite de la catastrophe de Tchernobyl. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Australie
Article détaillé : Programme nucléaire de l'Australie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'Australie dispose d'un réacteur de recherche (OPAL (en)), inauguré en 2007, dont le champ d'application ne comprend pas la production d'électricité, et la technique Synroc de stockage de déchets nucléaires découle de recherches menées dans ce pays. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 2008, le premier ministre australien a déclaré que son pays pouvait se passer de l'énergie nucléaire. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Autriche
Article détaillé : Liste des réacteurs nucléaires en Autriche. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Historique
En Autriche, la production d'énergie nucléaire est interdite par la « loi constitutionnelle pour une Autriche sans nucléaire »[37]. La naissance de cette loi remonte à 1978, sous le gouvernement du chancelier Bruno Kreisky, lors d'un référendum contre la mise en route de la centrale de Zwentendorf. En décembre de la même année est ensuite passée une loi ordinaire, la « loi anti-nucléaire », qui interdit l'utilisation de la fission nucléaire pour la production d'énergie en Autriche. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1979, les partisans de la loi voient leur soutien renforcé après l'accident de Three Mile Island. Mais c'est surtout la catastrophe de Tchernobyl survenue en 1986 qui convainc de nombreux opposants. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1997, les 9 membres libéraux du Conseil national lancent une « pétition pour une Autriche sans nucléaire », qui recueille 248 787 signatures valides. Le texte de cette pétition sera repris presque mot pour mot dans la future loi constitutionnelle. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1999, la « loi constitutionnelle pour une Autriche sans nucléaire » est adoptée à l'unanimité au Parlement, et élève ainsi la loi anti-nucléaire au rang constitutionnel[38]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Contenu
La loi constitutionnelle pose plusieurs exigences : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- En Autriche, il est interdit de produire, stocker, tester ou transporter toute arme nucléaire quelle qu'elle soit. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Il est interdit de construire des centrales nucléaires ou de mettre en service celles déjà existantes (notamment celle de Zwentendorf). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Le transport et le stockage de matériaux fissiles est interdit. Ne sont autorisés que les matériaux à usage pacifique à l'exception de la production d'énergie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Il convient de s'assurer que tout dommage survenant en Autriche en raison d'un accident nucléaire soit compensé de manière adéquate, et que cette compensation provienne, autant que possible, des pays responsables de ces dommages. Cette exigence est prise en compte par la « loi sur la responsabilité nucléaire » de 1999. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Il est de la responsabilité du gouvernement de veiller à l'application et au respect de cette loi. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Importation d'électricité d'origine nucléaire
L'Autriche importe environ 5 % de sa consommation en énergie électrique d'origine nucléaire[39], mais le gouvernement souhaite y mettre un terme[40]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pays n'ayant pas recours à la production d'électricité d'origine nucléaire
Hormis l'Afrique du Sud, la majorité du continent africain n'utilise pas l'énergie nucléaire. Néanmoins, l'Algérie a construit un réacteur de recherche d'Aïn Oussara (eau lourde) avec l'aide de la Chine et de l'Argentine, qui est en service depuis 1993. Elle dispose également d'un réacteur de recherche de Draria (eau légère). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En Amérique du Sud, seuls l'Argentine et le Brésil disposent de centrales nucléaires. Le président Lula a signé un accord avec son homologue argentin, la présidente Cristina Kirchner, en 2008, pour un programme commun de nucléaire, comprenant un volet d'enrichissement d'uranium. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Au Moyen-Orient, seul l'Iran dispose d'électricité d'origine nucléaire (centrale nucléaire de Bouchehr). Pour l'ensemble des autres pays, il est difficile de savoir quelle est leur position par rapport à l'énergie nucléaire. En particulier, Israël dispose de deux centrales nucléaires (Dimona et Nahal Soreq), des tentatives de construire des centrales ont déjà eu lieu en Irak avec Osirak, le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan essaie aussi de relancer le programme nucléaire de la Turquie, etc. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pays envisageant un recours à la production d'électricité d'origine nucléaire
Article détaillé : Débat sur l'énergie nucléaire#Pays construisant ou envisageant de construire de nouvelles centrales nucléaires électrogènes. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Arabie saoudite
Article détaillé : Énergie en Arabie saoudite. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Devant la pénurie énergétique qui s'annonce, l'Arabie saoudite cherche à augmenter ses capacités, notamment en investissant dans le nucléaire civil[41]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Égypte
L'Égypte dispose d'un centre de recherche à Anshas. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La construction du premier réacteur de la centrale nucléaire électrogène d'El-Dabaa a débuté officiellement le 20 juillet 2022[42]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pologne
Article détaillé : Programme nucléaire de la Pologne. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La Pologne envisage de se doter de deux centrales nucléaires de 3 000 mégawatts chacune d'ici à 2024. En 2020, le gouvernement polonais déclare vouloir se doter de 6 réacteurs nucléaires pour une production de l'ordre de 6 à 9 gigawatts en 20 ans soit à l'échéance 2040[43]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Turquie
Article détaillé : Programme nucléaire de la Turquie. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La Turquie a signé des contrats pour le lancement de la construction de 8 réacteurs à eau pressurisée : 4 réacteurs VVER (centrale d'Akkuyu, début des travaux en 2015) et 4 réacteurs ATMEA (centrale de Sinop, début des travaux en 2017). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pays producteurs d'électricité d'origine nucléaire
Article détaillé : Liste de réacteurs nucléaires. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Notes et références
- (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Bundesverfassungsgesetz für ein atomfreies Österreich » (voir la liste des auteurs). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Voir aussi
Articles connexes
- Débat sur l'énergie nucléaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Énergie renouvelable Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Économie d'énergie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Sortie des combustibles fossiles Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Conséquences de l'accident de Fukushima sur l'industrie nucléaire dans le monde Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liens externes
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Universalis Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- « Scénarios de sortie du nucléaire », sur Réseau Sortir du nucléaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- (en) Campaign for nuclear phaseout in Canada Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- « WISE/NIRS Nuclear Monitor : Status of nuclear in EU member states », sur antenna.nl via Wikiwix Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail de l’environnement Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail de l’énergie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail du nucléaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Notes et références
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Références 1 à 25
- L'Autriche convertit sa centrale nucléaire fantôme… à l'énergie solaire, sur lemonde.fr du 11 novembre 2008.↩
- « Association des Ecologistes Pour le Nucléaire », sur ecolo.org (consulté le 11 mars 2019).↩
- L’éco-modernisme, une troisième voie pour l’énergie du futur ?, RGN - 22 mai 2017↩
- « Le Japon momentanément sans énergie nucléaire », sur lemonde.fr, 15 septembre 2013 (consulté le 28 juin 2016)↩
- (en) Kharecha Pushker A. et Sato Makiko, « Implications of energy and CO2 emission changes in Japan and Germany after the Fukushima accident », Energy Policy, vol. 132, 1er septembre 2019, p. 647–653 (DOI 10.1016/j.enpol.2019.05.057, S2CID 197781857)↩
- La conversion d'Angela Merkel en faveur d'une sortie du nucléaire, sur lemonde.fr du 1er avril 2011↩
- Et si demain l'Allemagne devenait le champion européen du nucléaire ?, latribune, 7 septembre 2023↩
- (en) Philip Ruffles, Michael Burdekin, Charles Curtis, Brian Eyre, Geoff Hewitt, William Wilkinson, « An Essential Programme to Underpin Government Policy on Nuclear Power » [PDF], Nuclear Task Force, juillet 2003 (consulté le 19 mai 2006) (cf. annexe A4.8)↩
- Le Conseil des Ministres restreint a atteint cet après-midi un accord sur le dossier nucléaire (12 octobre 2009), site gouvernemental.↩
- « La sortie du nucléaire | SPF Economie », sur economie.fgov.be (consulté le 25 septembre 2018)↩
- « La Belgique va sortir du nucléaire », Le Monde, 31 octobre 2011 (lire en ligne)↩
- Nicolas de Pape, « Nucléaire et santé publique : le Conseil supérieur de la Santé en terrain miné », 27 octobre 2021 (consulté le 30 octobre 2021).↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- Jean-Claude Bourbon, « La Belgique ne sortira pas du nucléaire en 2025 », La Croix, 21 mars 2022 (lire en ligne).↩
- Non trouvé le 28 juin 2016., sur le site pnl.gov.↩
- Non trouvé le 28 juin 2016.↩
- Figaro, 16 mars 2011↩
- EDF et ENEL rompent leurs accords de coopération dans le nucléaire - Boursier.com du 04/12/2012↩
- L'italien Enel met fin à sa coopération avec EDF sur le réacteur EPR - LeMonde du 04/12/2012.↩
- « Italie. Rome renonce à son programme de retour au nucléaire », courrierinternational.com, 20 avril 2011 (lire en ligne).↩
- (en) Berlusconi's nuclear power plans crushed, sur guardian.co.uk, consulté le 28 juin 2016.↩
- « L’Association des entreprises électriques suisses - Pour un approvisionnement fiable en électricité »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur electricite.ch (consulté le 28 juin 2016).↩
- nouvelle centrale no74, sur contratom.ch↩
- [PDF] ETH E-Collection: Le point sur l'énergie ETH E-Collection.↩
- « La Suisse vote la sortie progressive du nucléaire », Le Nouvel Obs, 28 septembre 2011 (lire en ligne).↩
- Les parlementaires suisses ont approuvé la sortie progressive du nucléaire, Orange actu - AFP 28/09/2011.↩
Références 26 à 44
- « Les Suisses refusent une sortie accélérée du nucléaire », La Croix, 27 novembre 2016.↩
- « Résultat de votation », sur admin.ch.↩
- Les Suisses approuvent l’abandon progressif du nucléaire, sur lemonde.fr du 21 mai 2017, consulté le 23 mai 2017↩
- « Les Suisses ont voté pour sortir du nucléaire », sur batiactu.com, 22 mai 2017.↩
- (es) Zapatero afirma que procurará cumplir su compromiso de cerrar la central nuclear de Garoña en 2011, La Vanguardia, 9 juin 2009.↩
- « Santa Maria de Garona, Spain - World Nuclear Association DataBase », sur world-nuclear.org via Wikiwix.↩
- (en) Nuclear share figures, 2002-2012 (May 2013), sur world-nuclear.org↩
- (en) « Spain, Electricity production share in 2020 », sur iaea.org, 28 novembre 2021.↩
- L’Espagne prolonge la durée d’exploitation de la centrale nucléaire d’Almaraz, la plus grande du pays, jusqu’en 2030, lemonde et l’AFP, 14 août 2026↩
- (sv) Vattenfall, sur vattenfall.se↩
- La Suède lève son moratoire sur la construction de centrales nucléaires Le Monde Olivier Truc 06/02/2009↩
- « L’Autriche à la pointe du combat contre le nucléaire - Le Temps du 06 avril 2011 », sur Le Temps via Wikiwix↩
- L'Autriche à la pointe de la cause antinucléaire en Europe, Romandie.com - AFP / 07 juillet 2015.↩
- « Electricité importée d’une centrale tchèque: Cinq pour cent de l’électricité autrichienne proviendrait cependant du nucléaire importé, notamment de la centrale voisine de Temelin (tenue par la société d’État CEZ), en République tchèque, à 60 km de la frontière autrichienne. Et le gouvernement tchèque envisage de l’agrandir. De quoi inquiéter les environnementalistes autrichiens, comme Jurrien Westernhof, qui se méfie d’une installation « de facture soviétique », construite en 1987. Mais ce qui tourmente Greenpeace Autriche comme Global 2000, c’est le fait que Temelin soit devenue une centrale largement exportatrice. La Croix, 27/04/2012 », La Croix, 27 avril 2012 (lire en ligne ).↩
- page en archive, latribune.fr du 07/03/2012↩
- L’Arabie saoudite veut construire 16 réacteurs nucléaires - l'Usine Nouvelle - 01 juin 2011 : « Trois mois après Fukushima, le royaume wahhabite annonce la construction de 16 réacteurs. Un investissement de 100 milliards de dollars sur vingt ans. »↩
- (en) « Eldabaa-1 Under Construction », sur Pris AIEA (consulté le 19 août 2022)↩
- « La Pologne veut construire six centrales nucléaires d'ici 2043 », sur euronews, 21 octobre 2020 (consulté le 18 juin 2021)↩
- (en) Nuclear share figures, 2004-2014, sur world-nuclear.org de may 2015, consulté le 29 juin 2016.↩
Points à vérifier (112)
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- Qu’est-ce que la sortie du nucléaire civil ? — Non vérifié
La sortie du nucléaire civil est l'arrêt de l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité.
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Pays ayant renoncé à la production d'électricité d'origine nucléaire
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La centrale nucléaire de Zwentendorf en Autriche, qui n'a jamais été démarrée.
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La sortie du nucléaire civil est l'arrêt de l'utilisation de l'énergie nucléaire pour la production d'électricité. Elle comprend principalement l'arrêt des centrales nucléaires existantes et le renoncement à de futurs projets de centrales nucléaires. À la sortie du nucléaire est souvent associée l'idée d'une transition énergétique basée sur les économies d'énergie, l'efficacité énergétique des appareils de consommati…
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La sortie du nucléaire civil est effective notamment en Autriche (1978), en Italie (1987), dans la province de Québec (2013) et en Allemagne (2023), elle a été initiée en Belgique (1999), Suisse (2011), Suède (1980) et elle est discutée dans d'autres pays.[réf. nécessaire]
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L'Autriche interdit l'exploitation de l’énergie nucléaire depuis un référendum en 1978, renforcé par une loi puis inscrit dans sa constitution en 1999.
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L'Espagne a des lois qui interdisent la construction de nouvelles centrales nucléaires. Dans d'autres pays, ces politiques ont été suspendues, par exemple en Suède.
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En Suisse, le gouvernement prévoit une sortie progressive du nucléaire d'ici 2034.
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Les militants du mouvement antinucléaire montrent du doigt l'insécurité nucléaire, les effets sur l'environnement et leurs conséquences sociales et politiques.
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A contrario certains écologistes sont favorables à l'utilisation de l'énergie nucléaire. Par exemple l'Association des écologistes pour le nucléaire qui s'efforce de faire connaître les avantages écologiques de l'énergie nucléaire dans un esprit de respect de l'environnement, ou les tenants de l’Écomodernisme pour qui « le nucléaire est un allié durable de la transition énergétique mondiale ».
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Par ses conséquences, l'accident nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011 a relancé le débat et a provoqué la sortie du nucléaire civil de plusieurs pays (Allemagne, Suisse) et l'arrêt temporaire de tous les réacteurs au Japon.
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Les arrêts de centrales nucléaires à la suite de Fukushima ont significativement affecté les objectifs de réduction d'émissions dans plusieurs pays. Une étude de 2019 sur l'impact des fermetures en Allemagne et au Japon conclut qu'en continuant à faire fonctionner leurs centrales nucléaires « ces deux pays auraient pu éviter 28 000 décès induits par la pollution de l'air et l'émission de 2 400 Mt de CO2 entre 2011 et…
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Cependant à ce jour, certains pays comme la France, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine, les États-Unis, la Corée du Sud, l'Inde, la Turquie, Abou Dabi, le Japon, le Canada, l'Iran et l'Égypte maintiennent une production d'électricité d'origine nucléaire, et début 2024 cinquante-huit réacteurs nucléaires sont en construction.
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Article détaillé : Conséquences de l'accident de Fukushima sur l'industrie nucléaire dans le monde.
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- Allemagne — Non vérifié
Articles détaillés : Énergie en Allemagne et Électricité en Allemagne.
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Production brute d'électricité en Allemagne par source, 1990-2012 source données : AGEB
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- Allemagne — Non vérifié
Un abandon progressif de l'énergie nucléaire a été décidé en Allemagne par le gouvernement de Gerhard Schröder (coalition rouge-verte entre sociaux-démocrates et écologistes). La convention du 14 juin 2000 entre la coalition au pouvoir à l'époque et les exploitants et une modification de la loi sur le nucléaire devaient encadrer cet abandon en limitant la quantité d'énergie totale pouvant être produite par chaque cen…
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- Allemagne — Non vérifié
Ce calendrier a cependant été remis en question par le gouvernement suivant et, après plusieurs mois de débat, une nouvelle modification de la loi, adoptée le 28 octobre 2010, augmente le quota d'énergie à produire et prolonge la durée d'exploitation des centrales (pour certaines d'entre elles jusqu'à 2036).
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En mars 2011, après la catastrophe de Fukushima, Angela Merkel proclame l'arrêt définitif de la totalité des centrales nucléaires allemandes au plus tard en 2022.
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- Allemagne — Non vérifié
Après l'arrêt de ses trois dernières centrales en 2023, le pays poursuit ses investissements dans la fusion nucléaire « pour qu'une centrale à fusion puisse voir le jour en Allemagne dès que possible ».
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- Belgique — Non vérifié
Article détaillé : Énergie en Belgique.
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- Belgique — Non vérifié
En 1999, le gouvernement de l'époque (la « coalition arc-en-ciel » rassemblant libéraux, socialistes, et écologistes) décide l'abandon de l'énergie nucléaire pour le pays et une loi exige l'arrêt des réacteurs nucléaires belges des centrales de Doel et de Tihange après 40 ans d'exploitation, tout en prohibant la construction de nouveaux réacteurs.
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- Belgique — Non vérifié
La loi du 31 janvier 2003 fixera la sortie progressive de l’utilisation d’énergie nucléaire à des fins de production industrielle d’électricité sur le territoire belge. Cette loi sera modifiée en 2013 et en 2015 pour prolonger la durée d'exploitation de 10 ans de Tihange 1, Doel 1 et Doel 2.
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- Belgique — Non vérifié
Après le vote de cette loi, il a été dit que cette décision serait retirée dès qu'un gouvernement sans écologistes serait au pouvoir. À plusieurs reprises, il a été question de prolonger la durée légale d'exploitation des centrales.
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- Belgique — Non vérifié
En 2005, le gouvernement de Guy Verhofstadt (formé sans les Verts) envisage de donner 20 ans de plus au pays pour sortir du nucléaire. Cette discussion, motivée par le coût de l'importation d'électricité depuis l'étranger, ainsi que par les restrictions imposées par l'accord de Kyoto concernant les émissions de gaz à effet de serre des centrales thermiques au fioul ou au charbon, n'a cependant pas été suivie d'effet.
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- Belgique — Non vérifié
En octobre 2009, le gouvernement Van Rompuy s'est accordé pour repousser de dix ans la première phase de sortie du nucléaire.
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Les permis d’exploitation des réacteurs nucléaires suivants doivent ainsi être arrêtés aux dates indiquées ci-après :
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Doel 1 : 15 février 2025 ;
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Doel 2 : 1er décembre 2025 ;
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Doel 3 : 1er octobre 2022 ;
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Doel 4 : 1er juillet 2025 ;
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Tihange 1 : 1er octobre 2025 ;
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Tihange 2 : 1er février 2023 ;
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Tihange 3 : 1er septembre 2025.
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Ces échéances ne valent cependant que si la Belgique trouve d'autres sources suffisantes pour sa consommation électrique.
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- Belgique — Non vérifié
En octobre 2021, le Conseil supérieur de la santé (CSS) a émis un avis favorable à la sortie du nucléaire au motif que « L'énergie nucléaire, telle qu'actuellement déployée, ne répond pas, sur le plan environnemental, éthique et sanitaire, aux principes du développement durable ». Le CSS ne croit pas aux petits réacteurs nucléaires (SMR) « seulement en développement ». Il plaide pour des centrales au gaz qui produira…
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- Belgique — Non vérifié
À la suite de la guerre menée par la Russie en Ukraine en 2022, la Belgique retarde sa sortie du nucléaire de 10 ans afin de réduire sa dépendance aux énergies fossiles importées de Russie.
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- Italie — Non vérifié
Article détaillé : Énergie en Italie.
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Panneau près de Montespertoli en province de Florence (Toscane).
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- Italie — Non vérifié
En 1987, soit un an après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl (RSS d'Ukraine en URSS), il fut décidé par référendum de la sortie du nucléaire civil en Italie. Les quatre centrales nucléaires présentes en Italie furent arrêtées, la dernière en 1990.
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- Italie — Non vérifié
Un moratoire sur la construction de nouvelles centrales, tout d'abord adopté pour la période 1987 à 1993, a depuis été prolongé.
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- Italie — Non vérifié
En mai 2008, le nouveau gouvernement de Silvio Berlusconi a annoncé le retour à l'énergie nucléaire dans les cinq ans. Ce retour au nucléaire devait être validé par un référendum organisé le 16 juin
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- Italie — Non vérifié
L'Italie importe de l'électricité nucléaire (notamment de France). En 2009, le gouvernement italien se proposait de poser la première pierre d'un premier EPR d’ici à 2013. La société italienne Enel SPA qui participait à la construction de réacteurs nucléaires en France et en Slovaquie, ainsi qu'au projet EPR, s'est retirée de ce projet et du nucléaire français en décembre 2012,.
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- Italie — Non vérifié
À la suite de l'accident de Fukushima du 11 mars 2011, à l'opposition grandissante de l'opinion publique et à l'historique sismique de la péninsule italienne, le gouvernement a décidé le 19 avril 2011 d'abandonner le retour au nucléaire. Lors d'un référendum à questions multiples tenu le 13 juin 2011 (taux de participation : 57 %) plus de 90 % des voix s'opposèrent à la reprise du programme nucléaire.
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- Suisse — Non vérifié
Article détaillé : Industrie nucléaire en Suisse.
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- Suisse — Non vérifié
La Suisse envisageait la construction de nouveaux réacteurs pour 2020,,.
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Mais, à la suite de l'accident de Fukushima, le Conseil fédéral a annoncé, le 25 mai 2011, la sortie progressive du nucléaire civil en décidant de ne pas renouveler les centrales nucléaires en service et en optant pour leur arrêt définitif, une fois que celles-ci auront atteint 50 ans, c'est-à-dire entre 2019 et 2034, tout en exigeant la poursuite de la recherche sur le nucléaire,.
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- Suisse — Non vérifié
Fin 2016, les suisses votent à 54,2 % contre une accélération de la sortie du nucléaire civil,.
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Sources et méthode
- Wikipédia · Sortie du nucléaire civil ↗CC-BY-SA-4.0
- Sortie du nucléaire civil ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (4)
- La centrale nucléaire de Zwentendorf en Autriche, qui n'a jamais été démarrée. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Production brute d'électricité en Allemagne par source, 1990-2012 source données : AGEB ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Panneau près de Montespertoli en province de Florence (Toscane). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Production d'électricité d'origine nucléaire par pays ↗ · Droits de reproduction à vérifier
Liens externes cités dans le document (8)
- (en) ↗Dans « Australie » du document source
- Bundesverfassungsgesetz für ein atomfreies Österreich ↗Dans « Notes et références » du document source
- voir la liste des auteurs ↗Dans « Notes et références » du document source
- www.wikidata.org ↗Dans « Liens externes » du document source
- Universalis ↗Dans « Liens externes » du document source
- Scénarios de sortie du nucléaire ↗Dans « Liens externes » du document source
- Campaign for nuclear phaseout in Canada ↗Dans « Liens externes » du document source
- WISE/NIRS Nuclear Monitor : Status of nuclear in EU member states ↗Dans « Liens externes » du document source
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