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La vertu est une habitude ferme et constante à faire le bien et à fuir le mal. Concept majeur de la philosophie morale, cette notion est également à l'intersection de la philosophie (voir Bien (philosophie)), de la religion (voir Bien (religion)) et de la politique. Un des objets majeurs de réflexion des philosophes, la vertu est polysémique et a été définie par de nombreux penseurs en des termes différents. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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À retenir
Questions essentielles
Qu’est-ce que la vertu ?
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Le mot vertu vient du mot latin virtus, lui-même dérivé du mot vir, d'où nous viennent les mots « viril » et « virilité ». Tandis que vir sert à nommer l'individu humain de sexe masculin, virtus désigne la force virile et, par extension, la « valeur », la «… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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La Grèce antique voit l'émergence des premières pensées de la vertu dans la philosophie occidentale. Les sages antiques, comme Socrate, avaient vocation de penser la vertu, de la pratiquer eux-mêmes et d'en discourir. Pour Socrate, la pratique authentique de… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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À la suite de son maître Platon, Aristote mène une réflexion approfondie sur la vertu. Il considère la vertu comme un comportement, et sa théorie de la vertu se veut ainsi pratique. Le philosophe distingue quatre vertus, qui régulent des défauts. Le Stagirite… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le texte et ses détails
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La vertu est une habitude ferme et constante à faire le bien et à fuir le mal[1]. Concept majeur de la philosophie morale, cette notion est également à l'intersection de la philosophie (voir Bien (philosophie)), de la religion (voir Bien (religion)) et de la politique. Un des objets majeurs de réflexion des philosophes, la vertu est polysémique et a été définie par de nombreux penseurs en des termes différents. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En philosophie grecque classique, reprise par le judaïsme hellénisé et le christianisme, on distingue parmi toutes les vertus quatre vertus cardinales (du latin cardo, « pivot ») : la prudence, la tempérance, la force d'âme et la justice. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
On parle en outre de trois vertus théologales (foi, espérance, charité) dans le christianisme. On parle par ailleurs de trois vertus maçonniques, à savoir la tolérance, la bienfaisance et la solidarité ; ou encore des trois vertus principales du scout, à savoir la franchise, le dévouement et la pureté. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon Jacques Brunschwig : « Le bien auquel l'âme aspire est un bien qui relève d'elle ; rien n'est vraiment bon que ce dont il n'est pas possible de faire mauvais usage, et c'est la science du bien qui sait faire bon usage de toutes choses, et sans laquelle de toutes choses on risque de faire mauvais usage. Ainsi s'expliquent les inépuisables formules, que la vertu est un savoir, et que nul n'est mauvais volontairement[2]. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Étymologie
Le mot vertu vient du mot latin virtus, lui-même dérivé du mot vir, d'où nous viennent les mots « viril » et « virilité ». Tandis que vir sert à nommer l'individu humain de sexe masculin, virtus désigne la force virile et, par extension, la « valeur », la « discipline » opposée au « courage », synonyme quant à lui d'« impulsivité », « défaut » considéré comme essentiellement barbare, illustré par Caius Marius : « La vertu est la clef de voûte de l'empire (romain), faisant de chaque seconde de la vie du citoyen, une préparation minutieuse aux dures réalités de la guerre, et de chaque bataille rien d'autre qu'un sanglant entrainement ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Concepts
Socrate, Platon et la vertu comme capacité de suivre des valeurs
La Grèce antique voit l'émergence des premières pensées de la vertu dans la philosophie occidentale. Les sages antiques, comme Socrate, avaient vocation de penser la vertu, de la pratiquer eux-mêmes et d'en discourir. Pour Socrate, la pratique authentique de la vertu suppose de connaître l'essence du Bien. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cinq vertus principales sont mises en avant : le courage (andrea), la modération ou tempérance (sophrosynè) ; la justice (dikaiosynè), la sagesse (sophia) — plus ou moins identique à la sagacité (phronêsis) — et enfin la piété (hosiotès). L’excellence d’un homme se mesure à ses vertus. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon Socrate, repris par Platon, la vertu est la capacité de vivre au quotidien selon un certain nombre de principes et de valeurs dont la pratique permet de mener une vie morale, c'est-à-dire d'agir en conformité avec ce qu'on pense. C'est un savoir pratique composé des cinq qualités tout juste énoncées, orientées en croix à la façon des quatre points cardinaux. Ainsi, le courage, la modération, la justice et la piété [3] sont disposés autour d'un centre occupé par la sagesse. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Platon évoque la vertu dans le Ménon. Pour Socrate, l'inexistence de maîtres de vertu lui prouve que celle-ci n'est pas une science, car elle ne peut s'enseigner ; la vertu est alors tenue comme une opinion vraie. Elle proviendrait d'une sorte de grâce divine, d'une inspiration qui permet de bien agir. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Aristote et les vertus cardinales
À la suite de son maître Platon, Aristote mène une réflexion approfondie sur la vertu. Il considère la vertu comme un comportement, et sa théorie de la vertu se veut ainsi pratique[4]. Le philosophe distingue quatre vertus, qui régulent des défauts. Le Stagirite présente la vertu tel un juste milieu entre deux défauts : un manque et un excès, le courage se trouvant par exemple entre la lâcheté et la témérité[5]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La liste classique des vertus cardinales est la suivante, suivant le modèle de Socrate : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le courage ou force d'âme habilite à surmonter la peur et à braver les dangers. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La prudence indique la conduite raisonnée. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La tempérance habilite à user de la mesure qui convient dans la jouissance des biens délectables. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La justice, enfin, habilite à rendre à chacun son dû. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Chacune des quatre vertus cardinales que nous venons de nommer trouve son siège dans la sensibilité de l'être humain. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le courage règle la sensibilité combative. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La tempérance règle la sensibilité jouissive. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La justice règle la sensibilité rationnelle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La prudence règle la sensibilité téméraire. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Christianisme et vertus théologales
Les vertus théologales (foi, espérance et charité) sont différentes des vertus cardinales en termes de d'objet : elles sont infuses et ordonnées à un bien proprement divin. Elles sont définies dans le christianisme. Elles forment, avec les quatre vertus cardinales (la justice, la prudence, la force et la tempérance), les sept vertus au sein de l'Église catholique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au Moyen Âge, saint Thomas d'Aquin cherche à définir ce que sont les vertus. Ainsi, toute la partie de morale spéciale (IIa IIae) de sa dernière œuvre systématique de théologie (la Somme théologique), est organisée autour des vertus cardinales et théologales. Mais dans la partie précédente (Ia IIae), de morale générale, il cherche à définir ce qu'est la vertu. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Thomas définit d’abord ce qu’est la vertu (Qu.55). La vertu est un habitus. En effet, elle est une perfection de la puissance, déterminée à un acte, or ce qui détermine les puissances humaines à certains actes, ce sont les habitus (art.1). De plus, « La vertu humaine, qui est un habitus d'action (art.2), est un habitus foncièrement bon et qui opère le bien. » (art.3). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lorsqu’il s’agit de savoir où réside la vertu (Qu.56), Thomas rappelle qu’elle est dans les puissances de l’âme (art.1), et qu’elle peut infuser d'une puissance de l'âme vers d'autres puissances (art.2). Elle peut résider dans l’intelligence comme science ou comme prudence (art.3). L’irascible et le concupiscibles peuvent aussi être le siège de la vertu humaine dans la mesure où ils obéissent à la raison, parce que la force et la tempérance aboutissent en eux (art.4). Par contre les sens et la mémoire ne sont pas siège de vertu, parce que la connaissance à laquelle ils collaborent n’aboutissent pas en eux mais dans la raison (art.5). La vertu peut avoir son siège dans la volonté quand celle-ci doit être orientée vers quelque chose qui la dépasse, tels que l’amour de Dieu ou du prochain (art.6). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Thomas articule ainsi les différentes vertus et les dons : « D'après ce qui a été dit plus haut les vertus se partagent en trois genres: théologales, intellectuelles, morales. Les vertus théologales sont celles par lesquelles l'âme humaine est unie à Dieu. Les vertus intellectuelles sont celles par lesquelles la raison est perfectionnée en elle-même. Les vertus morales sont celles par lesquelles l'appétit est perfectionné pour obéir à la raison. Quant aux dons du Saint-Esprit, ce sont eux qui rendent toutes les facultés de l'âme capables de se soumettre à la motion divine[6]. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le célèbre[7] Catéchisme de Pie X apportera en 1905 une définition des vertus surnaturelles : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« La vertu surnaturelle est une qualité que Dieu infuse dans l’âme et par laquelle on a de l’inclination, de la facilité et de la promptitude à connaître et à faire le bien par rapport à la vie éternelle. Il y a sept vertus surnaturelles principales, savoir : trois théologales et quatre cardinales. (...) La Foi, l’Espérance et la Charité sont appelées vertus théologales parce qu’elles ont Dieu pour objet immédiat et principal, et que c’est Lui qui les met en nous. (...) La Prudence, la Justice, la Force et la Tempérance sont appelées vertus cardinales parce qu’elles sont le pivot ( latin cardo ) et le fondement des vertus morales. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Montesquieu et la vertu en politique
Montesquieu aborde la question de la vertu à travers le prisme de la philosophie politique. Selon lui, un régime républicain, qui assure les libertés et divise le pouvoir, ne peut être fondé que sur la vertu. La vertu politique doit ainsi être réglé sur l'amour des lois et l'amour de la patrie. Cet amour demande une préférence continuelle de l'intérêt public au sien propre. C'est la source du principe démocratique[8]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ainsi, dans De l'esprit des lois, il écrit : « Lorsque cette vertu cesse, l’ambition entre dans les cœurs qui peuvent la recevoir, et l’avarice entre dans tous. La république est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous ». La vertu s'obtient toutefois à l'issue d'une lutte continuelle. L'homme doit, pour être vertueux, se faire violence, car « la vertu est un renoncement à soi-même qui est toujours une chose très pénible »[8]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Descartes et la vertu intellectuelle
René Descartes écrit que les vertus « sont des habitudes en l'âme qui la disposent à certaines pensées, en sorte qu'elles sont différentes de ces pensées, mais qu'elles peuvent produire, et réciproquement être produites par elles »[9]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Spinoza et la vertu comme puissance
Baruch Spinoza identifie la vertu à la puissance. La capacité à agir en est déterminée par la raison selon la libre nécessité de la nature pour « bien agir et être dans la joie ». La vertu ou « force d'âme » se distingue entre « la fermeté » par laquelle on agit pour son bonheur et « la générosité » par laquelle on agit pour le bien d'autrui. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Plus la vertu est grande, plus l'homme est libre face aux passions et peut agir avec sagesse en éprouvant un bonheur toujours plus grand, jusqu'à la joie suprême qu'il nomme béatitude et dont elle est inséparable. « La béatitude n'est pas la récompense de la vertu, mais la vertu elle-même ». Il propose ainsi une éthique de la réalisation du désir indépendante de la morale basée sur le devoir, en quoi il est considéré comme « amoral ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Voltaire et la vertu comme devoir
Voltaire écrit, dans le Dictionnaire philosophique, que « La vertu n’est pas un bien, c’est un devoir ». La vertu est l'attitude qu'il faut suivre pour être un homme bon. Cela permet de considérer qu'il existe des normes fondamentales que l'homme doit respecter pour vivre en société[10]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Si la nature de la vertu ne dépend pas des hommes, ces derniers peuvent travestir leurs comportements pour donner l'illusion d'être vertueux. Dans son Poème sur la loi naturelle, Voltaire écrit : « Le ciel fit la vertu ; l'homme en fit l'apparence / Il peut la revêtir d'imposture et d'erreur / Il ne peut la changer ; son juge est dans son cœur »[10]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Rousseau et le combat de la vertu
Jean-Jacques Rousseau traite de la vertu dans Émile ou De l'éducation, qui est un traité de philosophie morale. La vertu est avant tout une conduite, qui doit mener au bonheur. Il s'agit par là d'un combat de tous les instants, notamment contre les passions. Dans une lettre à M. de Franquières : « Il n'y a point de vertu sans combat, il n'y en a point sans victoire. La vertu ne consiste pas seulement à être juste, mais à l'être en triomphant de ses passions, en régnant sur son propre cœur ». L'homme ne saurait être vertueux à l'état de nature ; c'est dans la vie sociale que l'homme peut s'élever à un niveau supérieur en le forçant à devenir vertueux[11]. Ainsi, il peut écrire, au 5e chapitre d'Émile : « La vertu n'appartient qu'à un être faible par sa nature et fort par sa volonté ». En d'autres termes, est vertueux « celui qui sait vaincre ses affections, car alors il suit sa raison, sa conscience ; il fait son devoir ; il se tient dans l'ordre, et rien ne l'en peut écarter »[12]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Kant et la vertu comme perfection de soi-même et bonheur d'autrui
Emmanuel Kant oppose la doctrine de la vertu à la doctrine du droit dans la Métaphysique des mœurs. La doctrine du droit ne concerne pour lui que l'ordre de nos actions extérieures, indépendamment de nos motivations, alors que la doctrine de la vertu concerne le principe interne de nos actions, et en détermine les fins morales, qui sont : la perfection de soi-même et le bonheur d'autrui. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il est impossible, pour Kant, de ramener la vertu au bonheur, car ce serait la détruire. Un homme qui cherche le bonheur est un homme peut-être prudent, mais pas vertueux[13]. Le trait fondamental de la morale kantienne est au contraire que la vertu est désintéressée et se soucie de l'universel[14]. La vertu se rattache au concept de devoir[15]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Hegel et l'enseignement de la vertu
Hegel définit la vertu comme un aspect de l'esprit objectif. C'est avant tout une question sociale. La vertu est « la personnalité éthique, c'est-à-dire la subjectivité qui transperce la vie substantielle ». Il écrit que « l'enseignement ne saurait engendrer la vertu si les germes n'en existaient pas dans l'esprit, mais qu'en même temps la vertu ne saurait accomplir son œuvre, se réaliser, sans l'enseignement, quels qu'en soient d'ailleurs la forme et le degré »[16]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le XXe siècle : l'éthique de la vertu
L'éthique de la vertu connaît un renouveau au XXe siècle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Politique
Le concept de vertu a parfois été mis en avant sur la scène politique, au cours de l'Histoire. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En France, le concept de vertu a connu une utilisation prépondérante durant la révolution de 1789. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le premier jour complémentaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français se voit ainsi officiellement consacré à ce principe, et dénommé jour de la vertu, généralement chaque 17 septembre du calendrier grégorien. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Maximilien de Robespierre soutient par la suite, dans un discours du 5 février 1794, que si le gouvernement doit avoir la vertu comme ressort en situation de paix, c'est bien la terreur qui doit être son ressort en situation révolutionnaire[10]. Hegel sera influencé par la conception de la vertu de Robespierre et écrira : « Robespierre pose le principe de la vertu comme l'objet suprême (la vertu principe abstrait ou la liberté dans la volonté subjective), et l'on peut dire que cet homme prit la vertu au sérieux »[17]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Slavoj Zizek, Entre vertu et terreur, stock, 2008, 280 p. (ISBN 2234060761) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Représentations artistiques
Cesare Ripa, dans son Iconologie qui définit les codes de représentation des figures allégoriques, définit la vertu comme une jeune femme portant des ailes sur le dos, car elle connaît des plaisirs au-dessus du commun, et un soleil sur le cœur où réside la vertu. Elle tient dans sa main gauche une pique symbolisant sa prééminence et sa dignité, ainsi qu'une couronne de laurier dans sa main gauche, plante toujours verte et censée résister à la foudre[18]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1640, Simon Vouet s'inspire d'assez près de cette description pour une représentation allégorique de la Vertu[19]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Étymologie
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Les Vertus cardinales et théologales peintes par Raphaël en 1511
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En philosophie grecque classique, reprise par le judaïsme hellénisé et le christianisme, on distingue parmi toutes les vertus quatre vertus cardinales (du latin cardo, « pivot ») : la prudence, la tempérance, la force d'âme et la justice.
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On parle en outre de trois vertus théologales (foi, espérance, charité) dans le christianisme. On parle par ailleurs de trois vertus maçonniques, à savoir la tolérance, la bienfaisance et la solidarité ; ou encore des trois vertus principales du scout, à savoir la franchise, le dévouement et la pureté.
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Selon Jacques Brunschwig : « Le bien auquel l'âme aspire est un bien qui relève d'elle ; rien n'est vraiment bon que ce dont il n'est pas possible de faire mauvais usage, et c'est la science du bien qui sait faire bon usage de toutes choses, et sans laquelle de toutes choses on risque de faire mauvais usage. Ainsi s'expliquent les inépuisables formules, que la vertu est un savoir, et que nul n'est mauvais volontairem…
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La Vertu d'après une sculpture de la cathédrale de Sens. Gravure de Viollet-le-Duc
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Le mot vertu vient du mot latin virtus, lui-même dérivé du mot vir, d'où nous viennent les mots « viril » et « virilité ». Tandis que vir sert à nommer l'individu humain de sexe masculin, virtus désigne la force virile et, par extension, la « valeur », la « discipline » opposée au « courage », synonyme quant à lui d'« impulsivité », « défaut » considéré comme essentiellement barbare, illustré par Caius Marius : « La …
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La Grèce antique voit l'émergence des premières pensées de la vertu dans la philosophie occidentale. Les sages antiques, comme Socrate, avaient vocation de penser la vertu, de la pratiquer eux-mêmes et d'en discourir. Pour Socrate, la pratique authentique de la vertu suppose de connaître l'essence du Bien.
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Cinq vertus principales sont mises en avant : le courage (andrea), la modération ou tempérance (sophrosynè) ; la justice (dikaiosynè), la sagesse (sophia) — plus ou moins identique à la sagacité (phronêsis) — et enfin la piété (hosiotès). L’excellence d’un homme se mesure à ses vertus.
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Selon Socrate, repris par Platon, la vertu est la capacité de vivre au quotidien selon un certain nombre de principes et de valeurs dont la pratique permet de mener une vie morale, c'est-à-dire d'agir en conformité avec ce qu'on pense. C'est un savoir pratique composé des cinq qualités tout juste énoncées, orientées en croix à la façon des quatre points cardinaux. Ainsi, le courage, la modération, la justice et la pi…
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Platon évoque la vertu dans le Ménon. Pour Socrate, l'inexistence de maîtres de vertu lui prouve que celle-ci n'est pas une science, car elle ne peut s'enseigner ; la vertu est alors tenue comme une opinion vraie. Elle proviendrait d'une sorte de grâce divine, d'une inspiration qui permet de bien agir.
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À la suite de son maître Platon, Aristote mène une réflexion approfondie sur la vertu. Il considère la vertu comme un comportement, et sa théorie de la vertu se veut ainsi pratique. Le philosophe distingue quatre vertus, qui régulent des défauts. Le Stagirite présente la vertu tel un juste milieu entre deux défauts : un manque et un excès, le courage se trouvant par exemple entre la lâcheté et la témérité.
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La liste classique des vertus cardinales est la suivante, suivant le modèle de Socrate :
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Le courage ou force d'âme habilite à surmonter la peur et à braver les dangers.
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La tempérance habilite à user de la mesure qui convient dans la jouissance des biens délectables.
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La justice, enfin, habilite à rendre à chacun son dû.
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Chacune des quatre vertus cardinales que nous venons de nommer trouve son siège dans la sensibilité de l'être humain.
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La prudence règle la sensibilité téméraire.
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Les vertus théologales (foi, espérance et charité) sont différentes des vertus cardinales en termes de d'objet : elles sont infuses et ordonnées à un bien proprement divin. Elles sont définies dans le christianisme. Elles forment, avec les quatre vertus cardinales (la justice, la prudence, la force et la tempérance), les sept vertus au sein de l'Église catholique.
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Au Moyen Âge, saint Thomas d'Aquin cherche à définir ce que sont les vertus. Ainsi, toute la partie de morale spéciale (IIa IIae) de sa dernière œuvre systématique de théologie (la Somme théologique), est organisée autour des vertus cardinales et théologales. Mais dans la partie précédente (Ia IIae), de morale générale, il cherche à définir ce qu'est la vertu.
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Thomas définit d’abord ce qu’est la vertu (Qu.55). La vertu est un habitus. En effet, elle est une perfection de la puissance, déterminée à un acte, or ce qui détermine les puissances humaines à certains actes, ce sont les habitus (art.1). De plus, « La vertu humaine, qui est un habitus d'action (art.2), est un habitus foncièrement bon et qui opère le bien. » (art.3).
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Lorsqu’il s’agit de savoir où réside la vertu (Qu.56), Thomas rappelle qu’elle est dans les puissances de l’âme (art.1), et qu’elle peut infuser d'une puissance de l'âme vers d'autres puissances (art.2). Elle peut résider dans l’intelligence comme science ou comme prudence (art.3). L’irascible et le concupiscibles peuvent aussi être le siège de la vertu humaine dans la mesure où ils obéissent à la raison, parce que l…
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Thomas articule ainsi les différentes vertus et les dons : « D'après ce qui a été dit plus haut les vertus se partagent en trois genres: théologales, intellectuelles, morales. Les vertus théologales sont celles par lesquelles l'âme humaine est unie à Dieu. Les vertus intellectuelles sont celles par lesquelles la raison est perfectionnée en elle-même. Les vertus morales sont celles par lesquelles l'appétit est perfect…
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Le célèbre Catéchisme de Pie X apportera en 1905 une définition des vertus surnaturelles :
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« La vertu surnaturelle est une qualité que Dieu infuse dans l’âme et par laquelle on a de l’inclination, de la facilité et de la promptitude à connaître et à faire le bien par rapport à la vie éternelle. Il y a sept vertus surnaturelles principales, savoir : trois théologales et quatre cardinales. (...) La Foi, l’Espérance et la Charité sont appelées vertus théologales parce qu’elles ont Dieu pour objet immédiat et …
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Montesquieu aborde la question de la vertu à travers le prisme de la philosophie politique. Selon lui, un régime républicain, qui assure les libertés et divise le pouvoir, ne peut être fondé que sur la vertu. La vertu politique doit ainsi être réglé sur l'amour des lois et l'amour de la patrie. Cet amour demande une préférence continuelle de l'intérêt public au sien propre. C'est la source du principe démocratique.
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Ainsi, dans De l'esprit des lois, il écrit : « Lorsque cette vertu cesse, l’ambition entre dans les cœurs qui peuvent la recevoir, et l’avarice entre dans tous. La république est une dépouille ; et sa force n’est plus que le pouvoir de quelques citoyens et la licence de tous ». La vertu s'obtient toutefois à l'issue d'une lutte continuelle. L'homme doit, pour être vertueux, se faire violence, car « la vertu est un re…
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René Descartes écrit que les vertus « sont des habitudes en l'âme qui la disposent à certaines pensées, en sorte qu'elles sont différentes de ces pensées, mais qu'elles peuvent produire, et réciproquement être produites par elles ».
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Baruch Spinoza identifie la vertu à la puissance. La capacité à agir en est déterminée par la raison selon la libre nécessité de la nature pour « bien agir et être dans la joie ». La vertu ou « force d'âme » se distingue entre « la fermeté » par laquelle on agit pour son bonheur et « la générosité » par laquelle on agit pour le bien d'autrui.
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Plus la vertu est grande, plus l'homme est libre face aux passions et peut agir avec sagesse en éprouvant un bonheur toujours plus grand, jusqu'à la joie suprême qu'il nomme béatitude et dont elle est inséparable. « La béatitude n'est pas la récompense de la vertu, mais la vertu elle-même ». Il propose ainsi une éthique de la réalisation du désir indépendante de la morale basée sur le devoir, en quoi il est considéré…
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Voltaire écrit, dans le Dictionnaire philosophique, que « La vertu n’est pas un bien, c’est un devoir ». La vertu est l'attitude qu'il faut suivre pour être un homme bon. Cela permet de considérer qu'il existe des normes fondamentales que l'homme doit respecter pour vivre en société.
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Si la nature de la vertu ne dépend pas des hommes, ces derniers peuvent travestir leurs comportements pour donner l'illusion d'être vertueux. Dans son Poème sur la loi naturelle, Voltaire écrit : « Le ciel fit la vertu ; l'homme en fit l'apparence / Il peut la revêtir d'imposture et d'erreur / Il ne peut la changer ; son juge est dans son cœur ».
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Jean-Jacques Rousseau traite de la vertu dans Émile ou De l'éducation, qui est un traité de philosophie morale. La vertu est avant tout une conduite, qui doit mener au bonheur. Il s'agit par là d'un combat de tous les instants, notamment contre les passions. Dans une lettre à M. de Franquières : « Il n'y a point de vertu sans combat, il n'y en a point sans victoire. La vertu ne consiste pas seulement à être juste, ma…
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Emmanuel Kant oppose la doctrine de la vertu à la doctrine du droit dans la Métaphysique des mœurs. La doctrine du droit ne concerne pour lui que l'ordre de nos actions extérieures, indépendamment de nos motivations, alors que la doctrine de la vertu concerne le principe interne de nos actions, et en détermine les fins morales, qui sont : la perfection de soi-même et le bonheur d'autrui.
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Il est impossible, pour Kant, de ramener la vertu au bonheur, car ce serait la détruire. Un homme qui cherche le bonheur est un homme peut-être prudent, mais pas vertueux. Le trait fondamental de la morale kantienne est au contraire que la vertu est désintéressée et se soucie de l'universel. La vertu se rattache au concept de devoir.
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Hegel définit la vertu comme un aspect de l'esprit objectif. C'est avant tout une question sociale. La vertu est « la personnalité éthique, c'est-à-dire la subjectivité qui transperce la vie substantielle ». Il écrit que « l'enseignement ne saurait engendrer la vertu si les germes n'en existaient pas dans l'esprit, mais qu'en même temps la vertu ne saurait accomplir son œuvre, se réaliser, sans l'enseignement, quels …
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L'éthique de la vertu connaît un renouveau au XXe siècle.
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Le concept de vertu a parfois été mis en avant sur la scène politique, au cours de l'Histoire.
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En France, le concept de vertu a connu une utilisation prépondérante durant la révolution de 1789.
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Le premier jour complémentaire du calendrier républicain ou révolutionnaire français se voit ainsi officiellement consacré à ce principe, et dénommé jour de la vertu, généralement chaque 17 septembre du calendrier grégorien.
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Maximilien de Robespierre soutient par la suite, dans un discours du 5 février 1794, que si le gouvernement doit avoir la vertu comme ressort en situation de paix, c'est bien la terreur qui doit être son ressort en situation révolutionnaire. Hegel sera influencé par la conception de la vertu de Robespierre et écrira : « Robespierre pose le principe de la vertu comme l'objet suprême (la vertu principe abstrait ou la l…
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Slavoj Zizek, Entre vertu et terreur, stock, 2008, 280 p. (ISBN 2234060761)
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Cesare Ripa, dans son Iconologie qui définit les codes de représentation des figures allégoriques, définit la vertu comme une jeune femme portant des ailes sur le dos, car elle connaît des plaisirs au-dessus du commun, et un soleil sur le cœur où réside la vertu. Elle tient dans sa main gauche une pique symbolisant sa prééminence et sa dignité, ainsi qu'une couronne de laurier dans sa main gauche, plante toujours ver…
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En 1640, Simon Vouet s'inspire d'assez près de cette description pour une représentation allégorique de la Vertu.
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Voir aussi
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- Dictionnaire de théologie catholique sur la vertu, sur Wikisource Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Bibliographie
- Fernand Schwarz, La sagesse de Socrate - philosophie du bonheur, Acropolis, 2014, 97 p. (ISBN 978-2-9026-0551-4), « Qu'est ce que la vertu ? ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Pierre-Marie Morel, « Vertu éthique et rationalité pratique chez Aristote. Note sur la notion d’hexis proairetikê », Philonsorbonne, no 11, 1er janvier 2017, p. 141–153 (ISSN 1961-4829 et 2270-7336, DOI 10.4000/philonsorbonne.892, lire en ligne, consulté le 1er mai 2022). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Didier Carsin, « La vertu républicaine selon Montesquieu », Humanisme, vol. 311, no 2, 1er mai 2016, p. 37–42 (ISSN 0018-7364, DOI 10.3917/huma.311.0037, lire en ligne, consulté le 1er mai 2022). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean Foyer, Catherine Puigelier et François Terré, La vertu (Actes d'une journée d'études initiée par l'Académie des sciences morales et politiques et le Centre de recherches en théorie générale du droit), Presses universitaires de France, 2009 (ISBN 978-2-13-056633-5 et 2-13-056633-2). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles connexes
- Éthique de la vertu Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Valeur Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Liens externes
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- Stanford Encyclopedia of Philosophy Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Ressource relative à la santé : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Medical Subject Headings Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Britannica Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Den Store Danske Encyklopædi Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gran Enciclopèdia Catalana Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Larousse Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Nationalencyklopedin Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Universalis Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Notes et références
Retrouvez les documents cités dans le texte, puis revenez au passage concerné.
- « vertu », sur Dictionnaire de l’Académie française | 8e édition (consulté le 24 juin 2024).↩
- Jacques Brunschwig, Encyclopaedia Universalis, 2009 (lire en ligne), « Socrate »↩
- Fernand Schwarz 2014. ↩
- Pierre-Marie Morel 2017. ↩
- Éthique à Eudème, 1228b↩
- Thomas d'Aquin, Somme Théologique, Ia IIae, Qu. 68, art.8↩
- Alessandro De Carolis, « François: les catéchistes sont partout des témoins courageux », Vatican News, 22 août 2024 (lire en ligne)↩
- Didier Carsin 2016. ↩1 ↩2
- Hélène Merlin-Kajman, La littérature, le XVIIe siècle et nous: dialogue transatlantique, Presses Sorbonne Nouvelle, 2008 (ISBN 978-2-87854-428-2, lire en ligne)↩
- Jean Foyer, Catherine Puigelier et François Terré 2009. ↩1 ↩2 ↩3
- Vertu, Encyclopaedia Universalis - corpus 23, 1996, page 504↩
- Christophe Salvat, « Autonomie morale et autorité ou la question de la volonté chez Rousseau: », Cahiers d'économie Politique, vol. n° 53, no 2, 1er septembre 2007, p. 73–90 (ISSN 0154-8344, DOI 10.3917/cep.053.0073, lire en ligne, consulté le 1er mai 2022)↩
- Emmanuel Kant, Emmanuel Kant - Œuvres complètes: Classcompilé n° 25, lci-eBooks, 14 novembre 2016 (ISBN 978-2-918042-93-8, lire en ligne)↩
- Luc Ferry, Kant, Grasset, 4 octobre 2006 (ISBN 978-2-246-53919-3, lire en ligne)↩
- Olivier Abel, Jean-Daniel Causse et Denis Müller, Introduction à l'éthique: penser, croire, agir, Labor et Fides, 2009 (ISBN 978-2-8309-1362-0, lire en ligne)↩
- (en) Michael John Petry, Hegel’s Philosophy of Subjective Spirit / Hegels Philosophie des Subjektiven Geistes: Volume 2 Anthropology / Band 2 Anthropologie, Springer Science & Business Media, 6 décembre 2012 (ISBN 978-94-010-1149-5, lire en ligne)↩
- Janine Chanteur, De la guerre à la paix, Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX), 1er janvier 1989 (ISBN 978-2-13-066424-6, lire en ligne).↩
- Cesare Ripa (trad. Jean Baudouin), « Vertu », dans Iconologie, 1643 (lire sur Wikisource).↩
- « La Vertu », sur Base Collections, 30 mars 2022.↩
La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Vertu ↗CC-BY-SA-4.0
- Vertu ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (5)
- Les Vertus cardinales et théologales peintes par Raphaël en 1511 ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- La Vertu d'après une sculpture de la cathédrale de Sens. Gravure de Viollet-le-Duc ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- La Vertu selon Cesare Ripa, édition française de Jean Baudouin ↗Cesare Ripa, Jean Baudouin · Public domain · Détails de la licence ↗
- La Vertu, par Simon Vouet (1640, Louvre) ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Les Vertus cardinales et théologales peintes par Raphaël en 1511 ↗Raphael · Public domain · Détails de la licence ↗
Liens externes cités dans le document (23)
- virtus ↗Dans « Étymologie » du document source
- 1961-4829 ↗Dans « Bibliographie » du document source
- 2270-7336 ↗Dans « Bibliographie » du document source
- 10.4000/philonsorbonne.892 ↗Dans « Bibliographie » du document source
- lire en ligne ↗Dans « Bibliographie » du document source
- 0018-7364 ↗Dans « Bibliographie » du document source
- 10.3917/huma.311.0037 ↗Dans « Bibliographie » du document source
- lire en ligne ↗Dans « Bibliographie » du document source
- www.wikidata.org ↗Dans « Liens externes » du document source
- Stanford Encyclopedia of Philosophy ↗Dans « Liens externes » du document source
- Medical Subject Headings ↗Dans « Liens externes » du document source
- Britannica ↗Dans « Liens externes » du document source
- Den Store Danske Encyklopædi ↗Dans « Liens externes » du document source
- Gran Enciclopèdia Catalana ↗Dans « Liens externes » du document source
- Larousse ↗Dans « Liens externes » du document source
- Universalis ↗Dans « Liens externes » du document source
- BnF ↗Dans « Liens externes » du document source
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