Violences urbaines
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Dans les sociétés modernes, on appelle violences urbaines un phénomène d'explosion de violences collectives, en marge des villes, de la part de populations qui s'estiment défavorisées ou humiliées par les institutions. Ces violences sont souvent déclenchées par des faits perçus comme des abus d'autorité, notamment la mort d'un individu au cours d'une bavure policière. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Que désigne « Violences urbaines » ?
Dans les sociétés modernes, on appelle violences urbaines un phénomène d'explosion de violences collectives, en marge des villes, de la part de populations qui s'estiment défavorisées ou humiliées par les institutions. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Après que des émeutes raciales ont secoué les grandes villes américaines en 1968, le sociologue afro-américain Kenneth Clark a déclaré devant la commission Kerner réunie à la demande du président Lyndon Baines Johnson : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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En 1995, Jacques Joly observe une augmentation de la violence urbaine début octobre et une diminution mi-juillet chaque année. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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À la suite de Norbert Elias, l'historien Jean-Claude Chesnais a souligné à son tour la baisse tendancielle de la violence dans les sociétés modernes en n'étudiant cependant que la violence proprement physique. Mais d'autres théoriciens sont venus contredire… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le texte et ses détails
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Dans les sociétés modernes, on appelle violences urbaines un phénomène d'explosion de violences collectives, en marge des villes, de la part de populations qui s'estiment défavorisées ou humiliées par les institutions. Ces violences sont souvent déclenchées par des faits perçus comme des abus d'autorité, notamment la mort d'un individu au cours d'une bavure policière. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Définition
Après que des émeutes raciales ont secoué les grandes villes américaines en 1968, le sociologue afro-américain Kenneth Clark a déclaré devant la commission Kerner réunie à la demande du président Lyndon Baines Johnson : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Je lis ce rapport sur les émeutes de Chicago en 1919 et c'est comme si je lisais le rapport de la commission d'enquête sur les désordres à Harlem en 1935, le rapport de la commission d'enquête sur ceux de 1943, le rapport de la commission McCone sur les émeutes de Watts. Je dois sincèrement vous dire, Membres de la commission, qu'on se croirait dans Alice au pays des merveilles, avec le même film qu'on nous repasse éternellement : même analyse, mêmes recommandations, même inaction[1]. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cette intervention déjà datée met en relief trois grandes caractéristiques de ce que l'on appelle les « violences urbaines » : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Leur ancienneté relative, par exemple aux États-Unis d'Amérique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Leur irruption sporadique à des périodes et dans des villes différentes. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- L'incapacité apparente des pouvoirs publics à les comprendre, puis éventuellement à les combattre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Sophie Body-Gendrot affirme notamment que l'expression « violence urbaine » désigne « des actions faiblement organisées de jeunes agissant collectivement contre des biens et des personnes, en général liées aux institutions, sur des territoires disqualifiés ou défavorisés »[1]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cyclicité des violences urbaines en France
En 1995, Jacques Joly observe une augmentation de la violence urbaine début octobre et une diminution mi-juillet chaque année[2]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À Strasbourg, en 1995, quelques dizaines de voitures brûlent en fin d'année, et un peu moins en 1996. En 1997 ont lieu simultanément un emballement médiatique pour ces incendies, couverts en détail dans la presse nationale pour la première fois, et une forte augmentation de leur nombre, passé à 90 en une semaine. L'embrasement des voitures, en particulier dans le quartier de Neuhof, devient un événement annuel[3]. En 2011, le préfet refuse de communiquer les chiffres officiels[4],[5]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les voitures brûlées ne le sont pas qu'au cours du Nouvel An : le 14 juillet 2017, 897 voitures sont déclarées brûlées et les forces de l'ordre sont caillassées et prises en embuscade dans plusieurs quartiers sensibles français[6]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Depuis 2019, le ministère de l’Intérieur ne communique plus le nombre de voitures brûlées[7]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Article détaillé : Violences et dégradations urbaines du nouvel an en France. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lien avec l'urbanisation
À la suite de Norbert Elias, l'historien Jean-Claude Chesnais a souligné à son tour la baisse tendancielle de la violence dans les sociétés modernes en n'étudiant cependant que la violence proprement physique[8]. Mais d'autres théoriciens sont venus contredire cette idée à la suite des travaux que l'historien américain Ted Robert Gurr a réalisés dans les années 1970-1980, et qui interprètent la violence en termes de privation : elle se développerait lorsque l'élévation des aspirations des individus ne s'accompagne plus d'une amélioration comparable de leurs conditions de vie. C'est ce qui se serait produit dans les sociétés occidentales à partir des années 1930, décennie au cours de laquelle Ted Gurr observe un retournement de tendance complet, c'est-à-dire désormais l'augmentation durable de la violence homicide, de la criminalité, des vols ou de la délinquance, selon une courbe en J. La thèse de Ted Gurr est parfois évoquée sous le nom de « théorie de la courbe en J » pour cette raison. En France, selon Sebastian Roché, cette montée continue s'observe à partir du milieu des années 1950. Elle est par conséquent indépendante, selon lui, du contexte économique : « La délinquance en particulier augmente durant les années de reconstruction et de prospérité. Depuis le milieu des années 1980, elle tend à stagner, et ce malgré l'augmentation du chômage de longue durée et les phénomènes d'exclusion »[9]. Même si ce schéma est lui-même contesté, il faut garder ces observations en tête pour l'étude des violences urbaines proprement dites, dont l'évolution est différente. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La ville, au niveau organisationnel, a toujours été pensée comme le refoulement de la violence hors de ses murs, en opposition à la campagne alentour, considérée comme le lieu de toutes les jacqueries et de tous les pillages, une campagne où le mouvement de pacification a été très tardif[10], ce qui explique d'ailleurs l'exode rural massif vers « la lueur libératrice de l'anonymat » des villes, selon l'historienne Élisabeth Claverie. Il faut bien voir cependant que cet anonymat est ambivalent, car il est aussi la condition d'existence de toutes sortes de trafics qui peuvent finalement contribuer à la violence de la ville. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Quoi qu’il en soit, comme le fait par exemple remarquer Michel Foucault dans Surveiller et punir, les grands complexes industriels européens ont été construits en lisière des villes pour prévenir les révoltes ouvrières. De même, aux États-Unis, les campus ont été bâtis hors des villes pour éloigner la menace étudiante… Aussi, lorsque la violence amorce une courbe en J après-guerre, consciemment ou non, les autorités vont décider de construire les grands ensembles où loger les populations les plus démunies en banlieue. Or, dans l'inconscient collectif, la banlieue est par excellence et depuis toujours le lieu en marge, celui qui accueillerait les « marginaux », les « barbares », autrement dit les « sauvageons » pour reprendre un mot de Jean-Pierre Chevènement, la « racaille » pour reprendre Nicolas Sarkozy. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dès le Moyen Âge, la banlieue est cet espace qui se situe à une lieue de la ville et où cesse de s'appliquer le ban, c'est-à-dire le pouvoir seigneurial, cet espace au-delà duquel on est banni, on ne fait plus partie de la Cité, et donc de la civilisation[11]… Les violences « urbaines » ne sont donc en fait le plus souvent que des violences péri-urbaines, en tout cas si l'on exclut de la définition les violences perpétrées au sein des manifestations qui revendiquent quant à elles logiquement une visibilité au cœur même du centre-ville. La violence se retrouve alors au cœur même de la ville du fait que cette dernière est le cœur du pouvoir politique à abattre. Pour le politique, qui est tenté de penser la violence comme contagieuse[12], cette mise à l’écart pourrait finalement être heureuse. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Réapparition récente de la violence urbaine
Apparition des violences urbaines et connexes
Dans une missive adressée au maire de Londres en 1730, l'écrivain Daniel Defoe se plaint déjà que « les citoyens ne se sentent plus en sécurité dans leurs propres murs, ni même en passant dans les rues »[13]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les « violences urbaines » telles qu'on les a définies apparaissent quant à elles tout à fait clairement aux États-Unis dans les années 1960, en France au début des années 1980, l'événement de référence demeurant, dans ce pays, les incidents de l'été 1981 aux Minguettes, un quartier de la banlieue est de l'agglomération lyonnaise à cheval sur trois communes où près de 250 voitures seront détruites par des jeunes en l'espace de deux mois[réf. souhaitée]. L'affaire de Charvieu, en août 1989, est de nos jours parfois regardée comme un tournant[14]. Par la suite, les autres incidents marquants en France seront ceux de Vaulx-en-Velin en 1990 et Sartrouville et Mantes-la-Jolie en 1991. À la suite de ces incidents, les violences urbaines vont finir par être perpétrées de façon très régulière, à plus petite échelle, comme à Strasbourg lors des fêtes du Nouvel An dès la fin 1995 (le record sera atteint le 1er janvier 2002 ou on a dénombré 515 véhicules incendiés dans toute l'agglomération strasbourgeoise cette nuit là). Quant au hooliganisme, il ne se développe véritablement en Europe qu'à partir des années 1980. Devenues plus fréquentes, les violences urbaines prennent ensuite des formes diverses ; contre les biens ou contre les personnes, elles peuvent être physiques ou symboliques. Des éruptions plus amples se produisent à l'occasion. Ainsi en est-il fin 2005 partout en France. Cette crise est dénommée Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, elle entraîne l'utilisation de la loi de 1955 sur l'État d'urgence en France. C'est la première fois que cette loi est utilisée pour appliquer un État d'urgence à la partie du pays située en Europe. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon S. Body-Gendrot, finalement, « la violence urbaine s'observe dans la plupart des sociétés modernes. Cependant, les manifestations comme les causes de cette violence varient d'une société à l'autre », donc « il est faux de croire que la violence urbaine à laquelle on assiste en France ne serait que la transposition de la situation que connaissent les États-Unis »[15]. « En France, la violence urbaine exprime davantage une perte de confiance dans les institutions », et celle-ci est d'autant plus forte que l'implication de ces institutions dans l'intégration a été traditionnellement importante. Elle vise surtout les équipements et les institutions publiques, et à travers eux, l'État et ses représentants. Comme le souligne Michel Kokoreff, les tags, par exemple, ne visent que peu les véhicules privés[16]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Depuis 1980 le taux de violence urbaine dans les grandes villes françaises, comme Paris ou Marseille a augmenté. Lors d’événements majeurs comme le 14 juillet ou lors du nouvel an, de nombreux incendies sont allumés volontairement. Les voitures sont la plupart du temps la cible de ces incendies. Des affrontements ont déjà éclaté entre les forces de l'ordre et des citoyens, souvent dans des quartiers classés sensibles[17]. Une échelle des agressions a donc été créée mais celle-ci est refusée par l'État, qui, depuis 1990 détruit méticuleusement tous les outils dont il dispose pour suivre les violences urbaines, car celui-ci ne veut pas admettre que les violences urbaines sont de plus en plus fréquentes[17].« Le nombre de coups et blessures volontaires enregistré par les forces de sécurité progresse pour la quatrième années consécutive (+4%) »[18]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Outre les vitrines des commerces, les trois cibles principales sont : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- L'école[19] : au cours de l'année scolaire 2002-2003, 72 507 cas de violences scolaires ont été recensés, dont 1 581 violences physiques avec arme. Ce chiffre inclut également 21 003 violences physiques sans arme et 16 623 insultes ou menaces graves. Le racket compte pour 2,44 % des signalements, les violences à caractère sexuel pour 1,48 %. Pour tenter de résoudre ce problème, aux États-Unis, 39 % des académies emploient des détecteurs de métaux à l'entrée des établissements. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Les transports urbains : Les fauteuils sont couramment lacérés, les vitres gravées, les portes recouvertes de tags. La SNCF consacre à elle seule cinq millions d'euros annuellement au nettoyage de ces tags. Selon Sophie Body-Gendrot, « si aux États-Unis ce sont dans les parcs que les jeunes règlent leurs comptes, en région parisienne, ce sont les autobus qui sont l'objet d'affrontements » : « les jeunes perçoivent le bus comme leur appartenant, puisqu'il roule sur leur territoire ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La police et les pompiers : ils sont régulièrement pris à partie ou caillassés, et déplorent des outrages à agent. Finalement, le fait que les forces censées maintenir l'ordre soient ainsi parmi les premières visées incite assez paradoxalement à plaider en faveur de leur retrait partiel des zones sensibles, afin que l'ordre y soit sauvegardé. C'est une solution parfois utilisée en France, à l'inverse de ce qui se passe aux États-Unis, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, pays où l'humilité de la police est considérée comme une faiblesse qui accentue le mal. Dans ces pays, c'est en effet la théorie dite « de la vitre brisée » inspirée par les travaux du psychosociologue Philip Zimbardo dans les années 1960 qui prédomine : « dans le cas où une vitre brisée n'est pas remplacée, toutes les autres vitres connaîtront le même sort ». Autrement dit, pour de nombreux spécialistes issus de ces pays, il faut renverser la thèse généralement admise, c'est-à-dire que ce n'est pas la dégradation du lien social qui est cause des incivilités, mais le comportement d'abandon des citoyens face à ces incivilités qui précipitent le délitement du lien social[20]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Causes de l'apparition des violences urbaines
Si les explosions de violences urbaines sont souvent déclenchées par des rumeurs de bavure policière ou par quelques abus d'autorité tels que des fouilles considérées comme injustifiées, les dégradations et agressions commises plus généralement par les jeunes dans l'espace de la ville ont plusieurs causes croisées qui deviennent souvent leur conséquence dans une série de cercles vicieux engendrant une paupérisation[21],[22] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Une situation familiale critique telle que la monoparentalité. Cette dernière autoriserait le relâchement du contrôle parental sur les jeunes, en France comme dans tout le monde occidental, États-Unis compris. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- L'échec scolaire, qui peut lui-même découler de la crise familiale. Ainsi, aujourd'hui, la violence telle qu'elle surgit dans les établissements scolaires trahirait un rejet de l'institution, surtout par les élèves en situation d'échec scolaire, qui lui reprochent les humiliations subies. Les difficultés scolaires et dans l'insertion professionnelle sont mal ressenties par la deuxième génération de l'immigration, qui aspirait à un meilleur statut que ses parents et peut trop rarement concrétiser cet espoir; ceux qui réussissent quittent le quartier. De fait, un certain nombre de chercheurs voient dans la massification des effectifs scolaires et dans la prolongation des études qui se sont opérées dans un contexte de chômage élevé les causes d'une perte de sens qui a engendré la violence accrue des quartiers. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le chômage, fruit du contexte économique très difficile génère des rancœurs entre ceux qui ont un travail, des revenus et ceux qui peinent à en trouver et qui se paupérisent. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le développement d'une économie parallèle : trafics en tout genre, organisation de gangs qui se combattent, qui s'arment. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- L'absence de mobilité géographique des plus démunis. Elle tend à accentuer au fil des départs des plus fortunés une césure géographique inéluctable, éventuellement renforcée au quotidien par une faible desserte des transports publics. L'exiguïté des logements dans lesquels ils sont donc condamnés à vivre (éventuellement avec une famille nombreuse) pousse finalement les jeunes à tenter de s'approprier l'espace public le plus proche[23], à chercher à contrôler les grands espaces mitoyens comme la dalle ou les lieux de passage stratégiques comme les cages d'escalier ou les halls d'entrée. Une fois ces territoires acquis, ils opèrent à un véritable marquage, par exemple au moyen de tags, mais aussi d'un contrôle plus strict, par le biais de prélèvements illicites de biens publics ou privés, qu'ils appellent eux-mêmes « taxer », ce qui est un terme de droit financier qui renvoie au monopole étatique d'imposer. Par conséquent, il y aurait une influence de l'environnement immédiat sur la production de violence, et notamment de l'architecture urbaine telle que celle des grands ensembles, tours et autres barres des années 1960 sur les jeunes qui y vivent.[réf. nécessaire]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Des pratiques dites déviantes telle que la toxicomanie[24], pratique qui nécessite la mise en place de trafics dont la protection exige souvent le recours à la violence. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- L'absence d'influence politique[25] et la sous-médiatisation[26], qui contraignent au recours à la violence ceux qui veulent se faire entendre. La violence et la force ne sont alors qu'un répertoire d'action comme un autre mais qui présente l'avantage d'être mobilisable à tout instant. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La discrimination raciale. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À ces explications classiques s'ajoutent des causes plus lourdes citées par Hugues Lagrange, des causes qui sont peut-être plus culturelles : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Une crise de la masculinité, qui est elle-même liée à la mécanisation du travail qui a dévalorisé la force physique[27]. Violence et virilité sont ici associées. Les jeunes femmes, victimes de nombreuses atteintes à leur liberté de choix[réf. nécessaire], ont obtenu une reconnaissance médiatique avec Ni putes ni soumises. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- le conflit interindividuel ne saurait ainsi se régler de façon médiate par le truchement de la justice. Or, cette culture se fonde sur une définition extensive du « respect » mutuel ou encore de l'honneur, et ceux-ci apparaissent donc souillés relativement souvent. La violence immédiate surgit donc très rapidement. De ce point de vue, selon Hugues Lagrange, la violence est une quête de reconnaissance qu'il ne faut pas sous-estimer : « La violence implique une quête de légitimité qui lui est essentielle. On ne fait violence qu'à ce qui a le caractère de l'être organisé, en brisant un verre pas en cassant un rocher. C'est en anéantissant une autre intention – celle qui a fait le verre – que la violence cherche à se faire reconnaître comme anticréation ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En France, selon le même auteur, « les valeurs des jeunes qui vivent dans les quartiers de relégation participent d'un syncrétisme qu'on a parfois du mal à saisir : mélange d'individualisme consumériste et de comportements grégaires et clanistes fondés sur la défense du territoire et l'honneur du groupe. Ce syncrétisme tourne le dos à la fois à la culture modeste, patiente, souvent résignée, des immigrants, notamment maghrébins, et aux valeurs anti-consuméristes, voire idéalistes, portées par une fraction de la jeunesse issue des classes moyennes ». En fait, selon d'autres auteurs, ils disposeraient bien d'une culture spécifique qui a émergé récemment, la culture hip-hop[28], qui dispose de ses propres codes. Et le paradoxe apparent qui fait que cette culture semble s'acharner à détruire son propre cadre de vie ne serait pas insurmontable. Selon Sophie Body-Gendrot, « ce vandalisme institutionnel n'est pas nouveau. Il peut participer d'un « marchandage collectif par l'émeute »[29], à l'image des opérations de sabotage que menaient les ouvriers au siècle passé pour faire pression sur le patronat ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Difficulté de proposer une réponse publique
Difficultés d'intervention face à la violence urbaine elle-même
Dans la mesure où l'État se définit dans le sens weberien comme une entreprise de monopolisation de la violence physique légitime, l'irruption de « violences urbaines » est particulièrement grave du point de vue du politique : elle remet en question la capacité de l'instance étatique à défendre les citoyens, laquelle est la base du pacte social, sa promesse. Ceci est d'autant plus vrai que le monopole de la violence par l'État serait attaqué de tous les côtés. Ainsi, selon Sebastian Roché, l'augmentation de la violence que l'on connaît depuis l'après-guerre n'est pas imputable à une catégorie particulière d'individus, mais à la généralisation des comportements agressifs dans les différentes couches de la population. Selon lui, des observations ont par exemple relevé que de bons élèves pratiquent aussi le racket à l'extérieur de l'école. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon le politologue, l'État devrait donc apporter une réponse nette au problème de la violence des villes s'il veut rester crédible. La solution oscille tantôt entre répression et prévention, avec, en France, un accent fort sur la seconde, en tout cas jusque récemment. Elle nécessite en tout cas l'intervention d'une justice forte. Or, en France, comme le fait remarquer Yves Michaud, la violence est une notion très peu utilisée par les juristes car assez mal définie aux articles 222-7 et suivants du Code pénal. Elle nécessite aussi, en tant que politique publique, une évaluation efficace, ce qui signifie un outil statistique efficace. Or, celui-ci poserait problème, notamment parce qu'il est utilisé par ceux-là mêmes qui ont intérêt à le manipuler, les policiers et le ministère de l'Intérieur[30]. Il pose également un problème s'il n'est pas stable dans le temps, comme si on remplace subrepticement, comme récemment en France, l'observation du nombre de plaintes déposées par le taux d'élucidation des enquêtes qui ont suivi. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ces problèmes peuvent être contournés par l'introduction d'analyses qualitatives des formes de violence urbaine et de leur répression, dans le cadre de programmes spécifiques. Mais toutes les violences ne sont pas quantifiables. Aussi, depuis quelques années, des enquêtes de victimisation sont réalisées pour mieux appréhender qualitativement les phénomènes de violence. Elles consistent à interroger les personnes sur les incidents dont elles auraient été victimes et qu'elles ont ou non déclarés à la police. Ces enquêtes existent de longue date aux États-Unis, et depuis peu en France, dans le cadre de l'International Crime of Victimization Survey. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En tout cas, plusieurs arguments s'opposent ici à l'idée d'une augmentation récente des violences urbaines, comme le manque de fiabilité ou l'existence de biais statistiques, le fait qu'une augmentation peut traduire une simple amélioration du recueil des plaintes par la police, ou même une sensibilité plus grande des individus à la violence, qui les inclinerait à porter plainte plus facilement. On signale aussi que les chiffres restent des moyennes qui peuvent masquer d'importantes disparités géographiques et sociales. En fait, plus qu'à une augmentation de la violence, c'est à une diversification des victimes et des institutions visées à laquelle on assisterait. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En général, actuellement, la lutte contre les « violences urbaines » prend plusieurs formes : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le renforcement de la présence policière dans les zones sensibles par une redistribution des forces vers celles-ci, qui sont elles-mêmes redéfinies[31], deux mouvements qui peuvent d'ailleurs accentuer involontairement la déstructuration des espaces visés ou le sentiment de déstructuration. Le meilleur équipement des policiers qui les accompagne pourrait quant à lui faire craindre aux jeunes un renforcement du contrôle pesant déjà sur eux. Rappelons à ce propos à la suite de Michel Foucault que la délinquance n'est qu'un construit de nos sociétés qui remplace d'anciennes formes d'illégalismes qui ne pouvaient pas, quant à elles, être contrôlées à distance, de loin. Ce construit s'opère par le biais de la mise en œuvre de nouveaux moyens techniques et technologiques de surveillance. Aujourd'hui, la majorité des fauteurs de trouble éventuellement interpelés après des incidents sont déjà « connus » de la police auparavant. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Des tentatives de discrimination positive en faveur des quartiers sensibles. Dans un article du Monde daté du 18 novembre 2003, Jean-Louis Borloo alors ministre délégué à la ville et à la rénovation urbaine en France déclarait : « La spécificité française aujourd'hui en Europe, c'est que l'arrogance républicaine nous a fait passer directement à la case « ghetto », sans passer par la case communautaire que rejettent les principes de notre République. Cette ghettoïsation favorise les haines, bien plus qu'un système communautaire ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le renouvellement urbain, plus ou moins important selon les pays. En 2003, l'effort total de la France en faveur de la politique de la ville et du développement social urbain ne représente que 5,7 milliards d’euros, soit 0,36 % du PIB. Pour comparaison, l'Allemagne a consacré chaque année 3,5 % de son PIB à la réunification et au renouvellement urbain qu'elle impliquait pendant dix ans. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Choix de lutter contre les effets des violences, notamment le sentiment d'insécurité
Contrairement aux autres types de violences civiles, les « violences urbaines » ont des effets au-delà de leurs victimes directes. Comme le mentionne Yves Michaud, notre relation à la réalité violente ne passe en effet que pour partie par l'expérience directe que nous en avons : elle passe aussi désormais par les témoignages et les informations que nous recevons, notamment par les médias, mais aussi par les entreprises de sécurité qui ont elles aussi grand intérêt à accentuer notre perception de la violence, car la sécurité représente un marché conséquent. Ainsi se crée cette situation paradoxale dans laquelle peu de personnes affirmant ressentir l'insécurité ambiante ont elles-mêmes été agressées. C'est ce que l'on appelle le sentiment d'insécurité. Pour les uns, un tel sentiment est d'abord le produit de fantasmes, en contradiction avec la baisse tendancielle de la violence dans les sociétés modernes. Pour d'autres, tels Sebastian Roché, il traduit au contraire une augmentation effective de la délinquance et de la criminalité, ainsi que d'un phénomène peu pris en considération il y a quelques années : les incivilités[32]. L'étude des incivilités a commencé en France dans les années 1990, après les États-Unis (années 1970). Cependant, les statistiques ignorent les incivilités légales tels que les impolitesses et ne s'intéressent qu'aux incivilités illicites. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Du point de vue du politique, dans la mesure où il touche les masses, le sentiment d'insécurité lié aux violences urbaines est peut-être plus important que les violences et dégradations urbaines elles-mêmes, car il est la véritable force qui détermine le vote sécuritaire, au-delà de la violence réelle. Le politique cherche donc à le mesurer, puis éventuellement à le faire reculer lui aussi, ce qui peut engendrer des problèmes complexes. Par exemple, faut-il placer les forces de police là où l'on en a vraiment besoin au risque de faire craindre un abandon au reste de la population, ou au contraire les concentrer là où elles ne jouent qu'un rôle symbolique au risque que la situation des quartiers abandonnés devienne incontrôlable en leur absence relative ? En bref, la lutte contre les violences urbaines engage donc deux curseurs dont les mouvements sont partiellement liés, mais partiellement seulement, le premier étant celui de la violence réelle, le second de la violence ressentie. En se fondant par exemple sur la démocratie de proximité, la politique publique de lutte contre les violences urbaines idéale serait donc un mélange d'action et de représentation qui serait condamnée à ne réussir que partiellement. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Repenser l’espace et reconstruire afin de réguler le problème des violences urbaines
Dans l’article « La Ville, peur et espérance », C. Samet met en avant l’urbanisme au service de la justice et de la sécurité. « Lorsque le baron Haussmann entreprend de remodeler le Paris des rues sinueuses, il veut combattre la Trinité maudite de la maladie, du crime et de la Révolution ». En effet, l’élargissement des rues en avenues permet plus facilement la circulation de la police. Quels intérêts les géographes ont-ils à s’intéresser au phénomène ? Comment peuvent-ils contribuer à sa régulation ? Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Géographisation d’un sujet social
Le débat entre exclusion sociale et urbanité est née aux États-Unis. Il s’agissait alors de comprendre pourquoi la pauvreté était concentrée, entassée dans une aire urbaine. En France, il faudra attendre 1970 et l’intervention de Chamboredon et Lemaire pour que l’approche de l’exclusion se fasse avec un regard scientifique. Le thème est abordé à l’aide de concepts purement géographiques tels que ceux de la distance, de la proximité ou de la frontière. Les géographes s’intéressent alors au rôle du territoire dans l’intensification de l’exclusion sociale. « L’espace géographique a un horizon, un modèle, de la couleur et de la densité » (Dardel). La géographie cherche alors à comprendre les faits sociaux dans leur dimension spatiale. L’Homme et son milieu sont indissociables, ils agissent l’un sur l’autre, s’influencent et se modifient. Di Méo affirme que l’individu social établi des relations avec la Terre et ses lieux. « Ce qui est nulle part n’existe pas » (Aristote). Les géographes mettent en avant le rôle de l’isolement géographique dans les violences urbaines. Le HLM est vu à la fois comme un refuge mais également et surtout, comme un enfermement spatial. La banlieue est vue de loin par son aspect vertical qui marque sa différence dans le paysage. Les connotations et les représentations collent aux lieux : peur, insécurité, malaise, mal-être… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les études géographiques permettent de mettre des localisations précises à ces phénomènes. Elles les situent dans un premier temps dans les banlieues, puis montrent dans un deuxième temps son expansion géographique. Jacques Joly publie en 1995 un article nommé Géographie de la violence urbaine en banlieue. Les géographes ont diagnostiqué le « déficit urbain » de certaines banlieues, ayant une faible lisibilité du tissu urbain et une médiocre centralité. Ils mettent alors en avant le besoin de réorganiser spatialement l’espace. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Reconstruire cet espace pour résoudre le problème
La ville est actuellement encore trop considérée comme un havre de paix et comme le lieu de tous les développements actuels. Cette vision est en opposition avec la montée de la violence et de l’insécurité. Le remodelage physique de l’espace construit à des fins plus ou moins explicites de défense sociale est mis en avant. Duport, ancien préfet d’Île-de-France, affirme « il appartient aux urbanistes de se former aux problèmes de sécurité ». Repenser l’environnement urbain devient la clé pour prévenir la criminalité. Le but n’est plus de se protéger des accidents et des problèmes naturels mais plutôt des aléas sociaux. En France, on parle d’« architecture de prévention ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Repenser l’aménagement des banlieues a débuté dans les années 1970 aux États-Unis. Mais en France, l’exemple le plus usé est celui des travaux du baron Haussmann. Ces derniers étaient réalisés dans le but d’arrêter les révolutions du peuple. Après mai 1968, les pavés des boulevards ont été retirés et les nouvelles universités ont été construites en périphéries pour éloigner les éventuelles manifestations étudiantes. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1982 et 1992, Lyon et les Minguettes ont vu 23000 logements sociaux être détruits. En 2000, c’est au tour des 526 logements de St Étienne. Les géographes ont également mis en avant, le rôle des flux humains dans les émeutes. L’exemple de l’aménagement du Stade de France n’est pas anodin, elle permet de répartir les flux piétons comme le montre le schéma ci-dessous.[Où ?] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L’architecture des banlieues est considérée comme une « pousse-au-crime » (Garnier) de par son isolement et son aspect. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Changer la ville deviendrait un moyen de changer le mode de vie de celle-ci. Cependant, les géographes s’accordent sur le fait que l’urbanisme ne reste qu’une aide : le problème des inégalités sociales est, en effet de plus en plus important. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Étude de cas sur la ville de Montpellier
Nous allons voir un exemple d'inégalité avec la ségrégation spatiale à l'échelle locale (Montpellier) avec l'exemple de la Paillade. La ségrégation spatiale comme on a pu le voir auparavant est un processus de division sociale et spatiale d'une société en unités distinctes. On peut donc remarquer ces processus sur les cartes topographiques. En effet, ce processus commence par la création d'une zone d'habitation à l'écart de la commune. Cette zone est donc moins bien desservie et possède moins d'équipements. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Voici l'évolution du quartier de la Paillade et des conséquences du problème de ségrégation spatiale. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
C'est en 1961 que le conseil municipal décide de la création d'une zone à urbaniser en priorité sur le domaine agricole de la Paillade. En 1981, on peut y avoir en termes d'équipements trois centres commerciaux ainsi qu'un petit quartier résidentiel. En 1992 de nouvelles structures telles que les collèges, et de loisirs tels que des stades ou des terrains de golf sont déjà apparues. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Aujourd'hui le quartier de la Mosson se divise en deux sous-quartiers: La Paillade et Les Hauts de Massane. La Paillade comme d'autres quartiers de la commune de Montpellier tels que le Petit Bard sont classés en tant que Zone urbaine sensible (ZUS). Les ZUS sont des zones marqués par un chômage élevé et une difficulté d'insertion des jeunes. Ces problèmes sont la conséquences de la ségrégation spatiale. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ainsi, plusieurs mesures ont été mises en place pour intégrer ce quartier et le faire retirer des ZUS. Au niveau des transports la transformation en profondeur de l’avenue de l’Europe en boulevard urbain pour intégrer le quartier à un nouvel environnement urbain valorisant, l'intégration au réseau de tramway (TAM). Au niveau des équipements ce sont principalement des équipements culturels et sportifs qui ont été ajoutés tels que des églises, une mosquée, un théâtre, un centre nautique… ainsi que des écoles et collèges afin de faciliter leur scolarisation. Mais les transports et les équipements ne sont pas les seules réponses au problème de ségrégation spatiale. En effet, l’aménagement des espaces publics et espaces verts ainsi que l'aide à la création d'entreprise à travers l'exonération temporaire de cotisation foncière sont une réponse pour le problème du chômage et de la qualité de vie. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Conclusion
Comme l'affirme Yves Michaud, « la plupart des sociétés comportent des sous-groupes, dont le niveau de violence est sans commune mesure avec celui de la société ou, du moins, avec les évaluations communes qui y prédominent : tel est le cas des groupes militaires, des gangs de jeunes ou des équipes sportives ». Tel est aussi le cas des jeunes qui produisent la violence urbaine telle que définie plus haut. Dans les groupes que ces jeunes forment, la violence serait même la norme : il y serait bien vu d'avoir fait de la prison. Ce passage crédibiliserait un individu et, ce faisant, lui permettrait de ne plus avoir recours à la violence physique directe pour être respecté. Dans ces conditions d'inversion de la norme, même les luttes de pouvoir entre les jeunes d'un même groupe sont des luttes violentes, et cela a de grandes conséquences sur leur espace environnant, qui est aussi celui des tiers : sur la ville, sur son mobilier urbain, ou sur les transports urbains. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Points à vérifier (125)
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- Que désigne « Violences urbaines » ? — Non vérifié
Dans les sociétés modernes, on appelle violences urbaines un phénomène d'explosion de violences collectives, en marge des villes, de la part de populations qui s'estiment défavorisées ou humiliées par les institutions.
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Définition
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Poste de transformation EDF de Clichy-sous-Bois, où la mort de deux adolescents déclencha les émeutes de 2005 en France.
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Dans les sociétés modernes, on appelle violences urbaines un phénomène d'explosion de violences collectives, en marge des villes, de la part de populations qui s'estiment défavorisées ou humiliées par les institutions. Ces violences sont souvent déclenchées par des faits perçus comme des abus d'autorité, notamment la mort d'un individu au cours d'une bavure policière.
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Après que des émeutes raciales ont secoué les grandes villes américaines en 1968, le sociologue afro-américain Kenneth Clark a déclaré devant la commission Kerner réunie à la demande du président Lyndon Baines Johnson :
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Des Blancs faisant la chasse aux Noirs, pendant les émeutes à Chicago de 1919 déclenchées à la suite de la noyade d’un jeune Noir.
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« Je lis ce rapport sur les émeutes de Chicago en 1919 et c'est comme si je lisais le rapport de la commission d'enquête sur les désordres à Harlem en 1935, le rapport de la commission d'enquête sur ceux de 1943, le rapport de la commission McCone sur les émeutes de Watts. Je dois sincèrement vous dire, Membres de la commission, qu'on se croirait dans Alice au pays des merveilles, avec le même film qu'on nous repasse…
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Cette intervention déjà datée met en relief trois grandes caractéristiques de ce que l'on appelle les « violences urbaines » :
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Leur ancienneté relative, par exemple aux États-Unis d'Amérique.
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Leur irruption sporadique à des périodes et dans des villes différentes.
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L'incapacité apparente des pouvoirs publics à les comprendre, puis éventuellement à les combattre.
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Sophie Body-Gendrot affirme notamment que l'expression « violence urbaine » désigne « des actions faiblement organisées de jeunes agissant collectivement contre des biens et des personnes, en général liées aux institutions, sur des territoires disqualifiés ou défavorisés ».
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Voiture brulée, décembre 2007.
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En 1995, Jacques Joly observe une augmentation de la violence urbaine début octobre et une diminution mi-juillet chaque année.
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À Strasbourg, en 1995, quelques dizaines de voitures brûlent en fin d'année, et un peu moins en 1996. En 1997 ont lieu simultanément un emballement médiatique pour ces incendies, couverts en détail dans la presse nationale pour la première fois, et une forte augmentation de leur nombre, passé à 90 en une semaine. L'embrasement des voitures, en particulier dans le quartier de Neuhof, devient un événement annuel. En 20…
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Les voitures brûlées ne le sont pas qu'au cours du Nouvel An : le 14 juillet 2017, 897 voitures sont déclarées brûlées et les forces de l'ordre sont caillassées et prises en embuscade dans plusieurs quartiers sensibles français.
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Depuis 2019, le ministère de l’Intérieur ne communique plus le nombre de voitures brûlées.
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Article détaillé : Violences et dégradations urbaines du nouvel an en France.
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À la suite de Norbert Elias, l'historien Jean-Claude Chesnais a souligné à son tour la baisse tendancielle de la violence dans les sociétés modernes en n'étudiant cependant que la violence proprement physique. Mais d'autres théoriciens sont venus contredire cette idée à la suite des travaux que l'historien américain Ted Robert Gurr a réalisés dans les années 1970-1980, et qui interprètent la violence en termes de pri…
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La ville, au niveau organisationnel, a toujours été pensée comme le refoulement de la violence hors de ses murs, en opposition à la campagne alentour, considérée comme le lieu de toutes les jacqueries et de tous les pillages, une campagne où le mouvement de pacification a été très tardif, ce qui explique d'ailleurs l'exode rural massif vers « la lueur libératrice de l'anonymat » des villes, selon l'historienne Élisab…
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Quoi qu’il en soit, comme le fait par exemple remarquer Michel Foucault dans Surveiller et punir, les grands complexes industriels européens ont été construits en lisière des villes pour prévenir les révoltes ouvrières. De même, aux États-Unis, les campus ont été bâtis hors des villes pour éloigner la menace étudiante… Aussi, lorsque la violence amorce une courbe en J après-guerre, consciemment ou non, les autorités …
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Dès le Moyen Âge, la banlieue est cet espace qui se situe à une lieue de la ville et où cesse de s'appliquer le ban, c'est-à-dire le pouvoir seigneurial, cet espace au-delà duquel on est banni, on ne fait plus partie de la Cité, et donc de la civilisation… Les violences « urbaines » ne sont donc en fait le plus souvent que des violences péri-urbaines, en tout cas si l'on exclut de la définition les violences perpétré…
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Une voiture brûlée en France en 2005.
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Dans une missive adressée au maire de Londres en 1730, l'écrivain Daniel Defoe se plaint déjà que « les citoyens ne se sentent plus en sécurité dans leurs propres murs, ni même en passant dans les rues ».
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Les « violences urbaines » telles qu'on les a définies apparaissent quant à elles tout à fait clairement aux États-Unis dans les années 1960, en France au début des années 1980, l'événement de référence demeurant, dans ce pays, les incidents de l'été 1981 aux Minguettes, un quartier de la banlieue est de l'agglomération lyonnaise à cheval sur trois communes où près de 250 voitures seront détruites par des jeunes en l…
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Selon S. Body-Gendrot, finalement, « la violence urbaine s'observe dans la plupart des sociétés modernes. Cependant, les manifestations comme les causes de cette violence varient d'une société à l'autre », donc « il est faux de croire que la violence urbaine à laquelle on assiste en France ne serait que la transposition de la situation que connaissent les États-Unis ». « En France, la violence urbaine exprime davanta…
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Depuis 1980 le taux de violence urbaine dans les grandes villes françaises, comme Paris ou Marseille a augmenté. Lors d’événements majeurs comme le 14 juillet ou lors du nouvel an, de nombreux incendies sont allumés volontairement. Les voitures sont la plupart du temps la cible de ces incendies. Des affrontements ont déjà éclaté entre les forces de l'ordre et des citoyens, souvent dans des quartiers classés sensibles…
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Outre les vitrines des commerces, les trois cibles principales sont :
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L'école : au cours de l'année scolaire 2002-2003, 72 507 cas de violences scolaires ont été recensés, dont 1 581 violences physiques avec arme. Ce chiffre inclut également 21 003 violences physiques sans arme et 16 623 insultes ou menaces graves. Le racket compte pour 2,44 % des signalements, les violences à caractère sexuel pour 1,48 %. Pour tenter de résoudre ce problème, aux États-Unis, 39 % des académies emploien…
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Les transports urbains : Les fauteuils sont couramment lacérés, les vitres gravées, les portes recouvertes de tags. La SNCF consacre à elle seule cinq millions d'euros annuellement au nettoyage de ces tags. Selon Sophie Body-Gendrot, « si aux États-Unis ce sont dans les parcs que les jeunes règlent leurs comptes, en région parisienne, ce sont les autobus qui sont l'objet d'affrontements » : « les jeunes perçoivent le…
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La police et les pompiers : ils sont régulièrement pris à partie ou caillassés, et déplorent des outrages à agent. Finalement, le fait que les forces censées maintenir l'ordre soient ainsi parmi les premières visées incite assez paradoxalement à plaider en faveur de leur retrait partiel des zones sensibles, afin que l'ordre y soit sauvegardé. C'est une solution parfois utilisée en France, à l'inverse de ce qui se pas…
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Logements sociaux à Singapour.
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Si les explosions de violences urbaines sont souvent déclenchées par des rumeurs de bavure policière ou par quelques abus d'autorité tels que des fouilles considérées comme injustifiées, les dégradations et agressions commises plus généralement par les jeunes dans l'espace de la ville ont plusieurs causes croisées qui deviennent souvent leur conséquence dans une série de cercles vicieux engendrant une paupérisation, …
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Une situation familiale critique telle que la monoparentalité. Cette dernière autoriserait le relâchement du contrôle parental sur les jeunes, en France comme dans tout le monde occidental, États-Unis compris.
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L'échec scolaire, qui peut lui-même découler de la crise familiale. Ainsi, aujourd'hui, la violence telle qu'elle surgit dans les établissements scolaires trahirait un rejet de l'institution, surtout par les élèves en situation d'échec scolaire, qui lui reprochent les humiliations subies. Les difficultés scolaires et dans l'insertion professionnelle sont mal ressenties par la deuxième génération de l'immigration, qui…
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Le chômage, fruit du contexte économique très difficile génère des rancœurs entre ceux qui ont un travail, des revenus et ceux qui peinent à en trouver et qui se paupérisent.
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Le développement d'une économie parallèle : trafics en tout genre, organisation de gangs qui se combattent, qui s'arment.
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L'absence de mobilité géographique des plus démunis. Elle tend à accentuer au fil des départs des plus fortunés une césure géographique inéluctable, éventuellement renforcée au quotidien par une faible desserte des transports publics. L'exiguïté des logements dans lesquels ils sont donc condamnés à vivre (éventuellement avec une famille nombreuse) pousse finalement les jeunes à tenter de s'approprier l'espace public …
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Des pratiques dites déviantes telle que la toxicomanie, pratique qui nécessite la mise en place de trafics dont la protection exige souvent le recours à la violence.
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L'absence d'influence politique et la sous-médiatisation, qui contraignent au recours à la violence ceux qui veulent se faire entendre. La violence et la force ne sont alors qu'un répertoire d'action comme un autre mais qui présente l'avantage d'être mobilisable à tout instant.
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La discrimination raciale.
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À ces explications classiques s'ajoutent des causes plus lourdes citées par Hugues Lagrange, des causes qui sont peut-être plus culturelles :
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Une crise de la masculinité, qui est elle-même liée à la mécanisation du travail qui a dévalorisé la force physique. Violence et virilité sont ici associées. Les jeunes femmes, victimes de nombreuses atteintes à leur liberté de choix[réf. nécessaire], ont obtenu une reconnaissance médiatique avec Ni putes ni soumises.
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le conflit interindividuel ne saurait ainsi se régler de façon médiate par le truchement de la justice. Or, cette culture se fonde sur une définition extensive du « respect » mutuel ou encore de l'honneur, et ceux-ci apparaissent donc souillés relativement souvent. La violence immédiate surgit donc très rapidement. De ce point de vue, selon Hugues Lagrange, la violence est une quête de reconnaissance qu'il ne faut pa…
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En France, selon le même auteur, « les valeurs des jeunes qui vivent dans les quartiers de relégation participent d'un syncrétisme qu'on a parfois du mal à saisir : mélange d'individualisme consumériste et de comportements grégaires et clanistes fondés sur la défense du territoire et l'honneur du groupe. Ce syncrétisme tourne le dos à la fois à la culture modeste, patiente, souvent résignée, des immigrants, notamment…
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Dans la mesure où l'État se définit dans le sens weberien comme une entreprise de monopolisation de la violence physique légitime, l'irruption de « violences urbaines » est particulièrement grave du point de vue du politique : elle remet en question la capacité de l'instance étatique à défendre les citoyens, laquelle est la base du pacte social, sa promesse. Ceci est d'autant plus vrai que le monopole de la violence …
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Selon le politologue, l'État devrait donc apporter une réponse nette au problème de la violence des villes s'il veut rester crédible. La solution oscille tantôt entre répression et prévention, avec, en France, un accent fort sur la seconde, en tout cas jusque récemment. Elle nécessite en tout cas l'intervention d'une justice forte. Or, en France, comme le fait remarquer Yves Michaud, la violence est une notion très p…
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Ces problèmes peuvent être contournés par l'introduction d'analyses qualitatives des formes de violence urbaine et de leur répression, dans le cadre de programmes spécifiques. Mais toutes les violences ne sont pas quantifiables. Aussi, depuis quelques années, des enquêtes de victimisation sont réalisées pour mieux appréhender qualitativement les phénomènes de violence. Elles consistent à interroger les personnes sur …
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En tout cas, plusieurs arguments s'opposent ici à l'idée d'une augmentation récente des violences urbaines, comme le manque de fiabilité ou l'existence de biais statistiques, le fait qu'une augmentation peut traduire une simple amélioration du recueil des plaintes par la police, ou même une sensibilité plus grande des individus à la violence, qui les inclinerait à porter plainte plus facilement. On signale aussi que …
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En général, actuellement, la lutte contre les « violences urbaines » prend plusieurs formes :
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Voir aussi
Bibliographie
Bibliographie générale
- Hugues Bazin, La culture hip-hop, Desclée de Brouwer, 1995 - (ISBN 2-220-03647-2). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Alain Bertho, Le temps des émeutes, Bayard, 2009 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sophie Body-Gendrot, « L'insécurité. Un enjeu majeur pour les villes », Sciences Humaines, décembre 1998. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Vincent Cespedes, La Cerise sur le béton. Violences urbaines et libéralisme sauvage, Flammarion, 2002, rééd. 2005. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jacques Donzelot, Faire société, Le Seuil, 2003, Paris Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Tahar Bouhouia, « La téci », CEDREA - les cahiers d’étude des dynamiques sociales et de la recherche-action, 2007, consulté le 15/09/2008 à 23:28:04 UTC+2 (heure d'été, France), à partir de http://www.cedrea.net/La-teci Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Tahar Bouhouia, , La cité, facteur de relégation sociale, Esprit d'avant, 2007. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jacques Donzelot, Quand la ville se défait. Quelle politique face à la crise des banlieues ? Le Seuil, 2006. points essais 2008. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Norbert Elias, La civilisation des mœurs, Calmann-Lévy, Coll. « Agora », 1973 - (ISBN 2-266-13104-4). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Hugues Lagrange, « La pacification des mœurs et ses limites. Violence, chômage et crise de la masculinité », Esprit, décembre 1998. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Yves Michaud, « La violence. Une question de normes », Sciences Humaines, décembre 1998. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Laurent Mucchielli, Violence et insécurité, Paris, La Découverte. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Xavier Raufer et Alain Bauer, Violences et insécurité urbaines, PUF, Coll. Que sais-je ?, 1998-2003 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sebastian Roché, Sociologie politique de l'insécurité, PUF, Coll. « Quadrige », 2004 - (ISBN 2-13-053704-9). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sebastian Roché, Tolérance zéro ? Incivilités et insécurité, Paris, éd. Odile Jacob, 2002. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sebastian Roché, La délinquance des jeunes. Les 13-19 ans racontent leurs délits, Paris, Le Seuil, 2001 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sebastian Roché, La Société d’Hospitalité, Paris, Le Seuil, 2000. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sebastian Roché, La société Incivile, Paris, Le Seuil, 1996 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sebastian Roché, Insécurité et libertés, Paris, Le Seuil, 1994. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sebastian Roché, Le sentiment d'insécurité, Paris, PUF,1993 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jacques Trémintin, Qu’est donc devenue la délinquance juvénile ?, ed.Lien social. Publication no 730 du 18 novembre 2004 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Loïc Wacquant, Parias urbains : ghetto, banlieues, État, La Découverte, Paris, 2006. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Prévention
- BOUHOUIA, Tahar, (2008), La prévention spécialisée, une organisation en crise ?, CEDREA - les cahiers d’étude des dynamiques sociales et de la recherche-action, consulté le 15/09/2008 à 23:25:56 UTC+2 (heure d'été, France), à partir de http://www.cedrea.net/La-prevention-specialisee-une Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Bernard Heckel, Face à la montée des exclusions, Union Sociale, (N.67, Janvier 1994) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Bernard Heckel, Les Principes de la prévention spécialisée ont ils encore un sens ou doivent ils s'adapter aux nouveaux enjeux politiques ?, Sauvegarde de l'enfance (VOL.57,N.3, JUIN-JUILLET, 2002 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Bernard Heckel, Économie et humanisme, titre Sécurité dans la ville : voter prévention, numéro no 379, décembre 2006 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Délinquance juvénile
- Jean-Luc Einaudi, Les mineurs délinquants, ed. Fayard, 1995.-308p Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Faugeron (C.), Le Boulaire (J.M.), Quelques remarques à propos de la récidive, Paris, CESDIP, 1992, « ftp://ftp.msh-paris.fr/pub/cesdip/edp65.pdf »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Futuribles, Délinquance (La) des jeunes, Série d'articles, Futuribles 2002, no 274 : 3 - 96 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- L'Encyclopédie de l'Agora, Délinquance, http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Delinquance Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Esterle Maryse, « Contribution à l'étiologie de la conduite délinquante à travers l'étude d'une bande », Revue Internationale de Criminologie et de Police Technique 2/90, p. 203 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jacques Trémintin, Qu’est donc devenue la délinquance juvénile ?, ed.Lien social. Publication no 730 du 18 novembre 2004 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- L'Express, Insécurité en France, Violence des jeunes, « Ados meurtriers », sur L'Express via Wikiwix, État des lieux : Gouverneur Cédric, Lebourcq Sébastien, La loi du silence, Albert Laurence, Bodet Cédric, Pelletier Eric, Spirale de l'ultraviolence…, Quelles solutions ? Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Xavier De Weirt, Xavier Rousseaux, Violences juvéniles urbaines en Europe - Histoire d'une construction sociale, Presses Universitaires Louvain , 2011. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles connexes
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- Violences urbaines, sur Wikimedia Commons Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Émeute Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Casseur (militantisme) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Bande criminelle Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Kale borroka Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Incivilités Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gangs de rue à Montréal Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Chronologie de révolutions et de rébellions Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Liens externes
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- GND Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail de la criminologie Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail de l'insurrection Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sécurité civile et sapeurs-pompiers Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail de la police Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Notes et références
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Références 1 à 25
- Cité par Sophie Body-Gendrot in « L'insécurité. Un enjeu majeur pour les villes », Sciences Humaines n° 89, décembre 1998.↩1 ↩2
- Jacques Joly, « Géographie de la violence urbaine en banlieue », Espace, populations, sociétés, vol. 13, no 3, 1995, p. 323-328 (DOI 10.3406/espos.1995.1706, lire en ligne, consulté le 3 décembre 2017)↩
- Angelina Peralva et Eric Macé, Médias et violences urbaines en France, 1999, 151 p. (lire en ligne)↩
- Jacques Donzelot, La France des cités : le chantier de la citoyenneté urbaine, Paris, Fayard, 2013, 197 p. (ISBN 978-2-213-67259-5, OCLC 847570738), p. 20↩
- Journaliste 20minutes, « Le traumatisme des Voitures brûlées », sur 20minutes.fr, 26 janvier 2011 (consulté le 10 décembre 2017).↩
- « Festivités du 14 juillet: 897 voitures brûlées, en très légère hausse », ladepeche.fr, 15 juillet 2017 (lire en ligne, consulté le 18 décembre 2017)↩
- Jean Chichizola, « Violences urbaines, ce vieux fléau du Nouvel An », Le Figaro, 1er janvier 2020 (lire en ligne).↩
- Jean-Claude Chesnais, Histoire de la violence, Robert Laffont, Coll. « Pluriel », 1981.↩
- Cité dans un entretien paru dans Sciences Humaines no 89, décembre 1998. Selon Sebastian Roché, « ces évolutions pourraient résulter d'un phénomène insuffisamment pris en compte par Elias, à savoir la disjonction des scènes sociales où sont appelés à évoluer les individus. Ceux-ci sont en effet amenés à passer d'un statut à l'autre, comme d'une situation familiale ou professionnelle à une autre. La rationalisation du contrôle des pulsions est alors à géométrie variable ».↩
- Selon la plupart des historiens, il faut attendre les XVIIIe et XVIIIe siècles pour assister à une lente décrue de la violence en général et de la criminalité en particulier dans les campagnes. Sur ce thème, voir notamment Robert Muchembled, La Violence au village, Brepols, 1989.↩
- Dans l'imaginaire occidental, la ville est au cœur de la civilisation. L'irruption sporadique de la violence en son sein est donc particulièrement subversive et donc inquiétante.↩
- De tous temps, la violence a fait l'objet d'études épidémiologiques, lesquelles concluaient le plus souvent à tort ou à raison que les individus qui déclenchent les incidents violents sont généralement extérieurs à l'institution où ils se produisent. Ainsi, on signale souvent que les violences scolaires sont provoquées par des éléments extérieurs à l'école ou au collège cible. Certaines études ont amendé cette conclusion qui vise aussi à rassurer les personnes « innocentes » au sein de ces établissements.↩
- Cité par J. Benyon et J. Solomos in The Roots of Urban Unrest, Oxford, 1987.↩
- (en) The Political Psychology of Globalization, Catarina Kinnvall et Paul Nesbitt-Larking, Oxford University Press, 2011, p. 125↩
- Sophie Body-Gendrot tient ce résultat d'enquêtes de terrain comparatives menées dans différents pays, auprès des acteurs locaux : policiers, magistrats, travailleurs sociaux, habitants. En Amérique du Nord, les problèmes de violence urbaine se mesurent selon elle davantage en homicides, massacres et émeutes de grande ampleur. Finalement, dans cette région du monde, « les conflits urbains qui ont caractérisé la fin des années 1960 et le début des années 1970 se sont résolus par la mobilité des habitants » : selon elle, le fait que les trois quarts des Américains blancs n'habitent plus les centres-villes où vivent une majorité de Noirs et de Latinos réduit logiquement la conflictualité sociale dans ces quartiers.↩
- Attention, cependant, pas moins de 18 000 voitures ont été brûlés en France en 2002, essentiellement des véhicules privés. Il n'y a pourtant pas eu cette année-là d'événement particulier tel que celui survenu en 2005.↩
- Eric Fottorino, Le un, 22 février 2017, p. 5↩1 ↩2
- « Chiffres de la criminalité et de la délinquance en 2017 », sur vie-publique.fr (consulté le 23 janvier 2020)↩
- Comme le souligne Jean-Pierre Bonafé-Schmitt cité dans un article du Monde daté du 11 juin 1998, « il y a toujours eu des violences à l'école, mais elles n'ont plus l'aspect initiatique qu'elles avaient autrefois », par exemple via le bizutage.↩
- Cette troisième grande théorie sur la violence a été popularisée par J. Q. Wilson et G. L. Kelling dans un article paru en 1982 sous le titre « Broken Windows », traduit dans Les Cahiers de la sécurité intérieure no 15, du 1er trimestre 1994. Depuis, cette théorie a été étayée par Skogan in Desorder and Decline : Crime and the Spiral of Decay in American Neighbourhoods, The Free Press, 1990↩
- Stéphane Beaud et Pialoux, Violences urbaines, violence sociale : genèse des nouvelles classes dangereuses, Paris, Fayard, 2003, 425 p. (ISBN 2213614571), p. 11↩
- Le 5 novembre 2003, en France, le Conseil d'analyse économique a rendu public un rapport décrivant les mécanismes de ségrégation urbaine qui peuvent conduire à une « dislocation de la cité ». Selon ses auteurs Jean-Paul Fitoussi, Eloi Laurent et Joël Maurice, l'écart de richesse se creuse entre les communes riches et les banlieues déshéritées. À Grigny ou La Courneuve, en banlieue parisienne, le revenu moyen des foyers fiscaux s'est par exemple contracté de 15 % en douze ans.↩
- Bernard Vrignon, « Du quartier à la ville : la mobilité des jeunes issus de l’immigration », Agora débats/jeunesses, 1998 (lire en ligne)↩
- Comme le remarque Hugues Lagrange dans un article intitulé « La pacification des mœurs et ses limites », paru dans Esprit en 1998, les délinquants sont majoritairement des hommes entre 15 et 35 ans, âge de la vie où l'incidence de la toxicomanie est la plus forte. ↩
- Pour Peter Bachrach et Morton S. Baratz, les violences urbaines seraient le bulletin de vote du pauvre.↩
Références 26 à 32
- Certains estiment qu'on devrait plus exactement parler de surmédiatisation de la banlieue, mais négative, notamment dans les faits divers.↩
- « Une fraction des jeunes hommes se trouve prise sous le feu croisé de la crise du rapport de domination masculine, dont témoigne le recul de la primo-nuptialité, et du déficit d'espoir d'accéder à un statut professionnel suscité par la récession. Ils sont redondants, pas simplement surnuméraires mais en quelque sorte superflus ». « C'est là qu'une quête de reconnaissance s'insère, dont la violence est porteuse, dont la violence sexuelle est aussi le moyen. Le viol assure son auteur, certes d'une manière dévoyée, qu'il est porteur du principe masculin ».↩
- Pour un compte-rendu positif, voir Hugues Bazin, La culture hip-hop, Desclée de Brouwer, 1995.↩
- L'expression est d'Eric Hobsbawm.↩
- S'agissant de la criminalité, la statistique des Comptes de la Justice existe en France depuis 1825, date à partir de laquelle on peut suivre l'évolution annuelle des crimes et délits. Pour les périodes antérieures, on a recours aux archives dans ce pays.↩
- Il existe en France plusieurs types de zonages. Il y a par exemple 750 « zones urbaines sensibles », à distinguer des zones qui relèvent d'un contrat local de sécurité, contrat dont la mise en œuvre a été définie par une circulaire interministérielle du 28 octobre 1987.↩
- « En fait, incivilité, sentiment d'insécurité et violence sont liés. Plus d'incivilités, c'est plus de sentiment d'insécurité, plus de défiance à l'égard des institutions et, à terme, plus de délinquances ». Yves Michaud le confirme : « Une grande partie de la violence que ressentent les habitants des zones urbaines tient aujourd'hui aux atteintes à la propriété, au vandalisme quotidien, aux incivilités qui gâchent la vie (insultes, menaces, bruits, petits larcins, mendicité agressive) ».↩
La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Violences urbaines ↗CC-BY-SA-4.0
- Violences urbaines ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (7)
- Poste de transformation EDF de Clichy-sous-Bois, où la mort de deux adolescents déclencha les émeutes de 2005 en France. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Des Blancs faisant la chasse aux Noirs, pendant les émeutes à Chicago de 1919 déclenchées à la suite de la noyade d’un jeune Noir. ↗The West Virginian · Public domain · Détails de la licence ↗
- Voiture brulée, décembre 2007. ↗Frachet · CC BY-SA 3.0 · Détails de la licence ↗
- Une voiture brûlée en France en 2005. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Logements sociaux à Singapour. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Des Marines formés pour lutter contre des émeutiers dans l'Ohio. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Poste de transformation EDF de Clichy-sous-Bois , où la mort de deux adolescents déclencha les émeutes de 2005 en France . ↗Marianna · CC BY 2.5 · Détails de la licence ↗
Liens externes cités dans le document (12)
- Alain Bertho ↗Dans « Bibliographie générale » du document source
- Le temps des émeutes ↗Dans « Bibliographie générale » du document source
- http://www.cedrea.net/La-teci ↗Dans « Bibliographie générale » du document source
- La cité, facteur de relégation sociale ↗Dans « Bibliographie générale » du document source
- http://www.cedrea.net/La-prevention-specialisee-une ↗Dans « Prévention » du document source
- Archive.org ↗Dans « Délinquance juvénile » du document source
- Wikiwix ↗Dans « Délinquance juvénile » du document source
- http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Delinquance ↗Dans « Délinquance juvénile » du document source
- Ados meurtriers ↗Dans « Délinquance juvénile » du document source
- Violences urbaines ↗Dans « Articles connexes » du document source
- www.wikidata.org ↗Dans « Liens externes » du document source
- GND ↗Dans « Liens externes » du document source
Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗