Jean Luchaire
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Jean Luchaire, né le 21 juillet 1901 à Sienne (Italie) et mort fusillé le 22 février 1946 au fort de Châtillon, est un journaliste et patron de presse français. Son nom reste associé à la politique collaborationniste en raison de son rôle sous l'Occupation, après avoir été pacifiste dans l'entre-deux-guerres. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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À retenir
Questions essentielles
Que désigne « Jean Luchaire » ?
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Présentation
Jean Luchaire, né le 21 juillet 1901 à Sienne (Italie) et mort fusillé le 22 février 1946 au fort de Châtillon, est un journaliste et patron de presse français. Son nom reste associé à la politique collaborationniste en raison de son rôle sous l'Occupation,… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Présentation » dans le texte →Biographie
Jean Louis Gabriel Luchaire, né le 21 juillet 1901 à Sienne (Italie), est le fils de l'écrivain Julien Luchaire et le petit-fils, par sa mère de l'éditrice Fernande Dauriac et du philosophe Lionel Dauriac. Il est le filleul du banquier Horace Finaly. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Biographie » dans le texte →Un pacifiste devenu promoteur des relations franco-allemandes
Il commence sa carrière de journaliste en fondant et dirigeant, à Florence, une petite revue politique et littéraire, Les Jeunes Auteurs de 1916 à 1918. Il fonde et préside le Comité français et italien de la Ligue latine de la jeunesse de 1916 à 1920, puis… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Un pacifiste devenu promoteur des relations franco-allemandes » dans le texte →Du pacifisme à la collaboration
En 1930, Jean Luchaire fait la connaissance d'un professeur de dessin allemand de 27 ans, Otto Abetz, qui cherche à établir des contacts entre jeunes Allemands et jeunes Français, et noue avec lui une amitié durable. En liaison avec ce dernier, l'équipe de… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Du pacifisme à la collaboration » dans le texte →L'Occupation
La défaite de la France dans la bataille de 1940 et l'Occupation rapprochent encore davantage Luchaire et Abetz, nommé ambassadeur du Troisième Reich à Paris. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
Jean Luchaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jean Luchaire et sa fille Corinne arrêtés en Italie en 1945 par les Américains. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
| Directeur La France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
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| 26 octobre 1944 - 13 mars 1945 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Directeur Les Nouveaux Temps Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| 1er novembre 1940 - 17 août 1944 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Directeur Notre temps Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| 1927-1940 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Naissance | 21 juillet 1901 Sienne (province de Sienne, Italie) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
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| Décès | 22 février 1946 (à 44 ans) Fort de Châtillon (Châtillon, Seine) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Sépulture | Cimetière du Montparnasse Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Nom de naissance | Jean Louis Gabriel Luchaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Nationalité | française Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Activités | Journaliste, dirigeant de presse, propriétaire de presse Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Père | Julien Luchaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Mère | Fernande Dauriac (d) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Conjoint | Françoise Besnard (d) (de 1920 à 1946) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Enfants | Corinne Luchaire Robert Luchaire (d) Florence Luchaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Parentèle | Françoise Tourmen (petite-fille) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| A travaillé pour | La France (26 octobre 1944 - 13 mars 1945) Ici la France (octobre 1944 - 1945) Les Nouveaux Temps (1er novembre 1940 - 17 août 1944) Notre temps (1927-1940) Commission gouvernementale de Sigmaringen Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
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| Condamnation | Peine de mort (1946) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
Jean Luchaire, né le 21 juillet 1901 à Sienne (Italie) et mort fusillé le 22 février 1946 au fort de Châtillon, est un journaliste et patron de presse français. Son nom reste associé à la politique collaborationniste en raison de son rôle sous l'Occupation, après avoir été pacifiste dans l'entre-deux-guerres. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Biographie
Jean Louis Gabriel Luchaire, né le 21 juillet 1901 à Sienne (Italie), est le fils de l'écrivain Julien Luchaire et le petit-fils, par sa mère de l'éditrice Fernande Dauriac et du philosophe Lionel Dauriac. Il est le filleul du banquier Horace Finaly. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il épouse, en août 1920, Françoise Besnard (1903-1998), fille du peintre Robert Besnard. De ce mariage naissent cinq enfants : Corinne (1921-1950), comédienne, Robert (1922-1998), décorateur de cinéma, Monique (1925-2025), Florence (1926-1982), actrice et ballerine, et Jean-François (1929), mort à la naissance. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jean Luchaire collectionne les aventures féminines tout au long de sa vie, notamment avec des actrices comme Marie Bell, Josseline Gaël, Geneviève Boucher-Fath, Monique Joyce, Mireille Balin, Yvette Lebon et Madeleine Sacquard, alias Maud Sacquard de Belleroche. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Un pacifiste devenu promoteur des relations franco-allemandes
Il commence sa carrière de journaliste en fondant et dirigeant, à Florence, une petite revue politique et littéraire, Les Jeunes Auteurs de 1916 à 1918. Il fonde et préside le Comité français et italien de la Ligue latine de la jeunesse de 1916 à 1920, puis dirige à Florence et à Paris la revue Vita, de 1920 à 1924. Il dirige aussi la revue La Jeune Europe en 1921, qui critique le traité de Versailles. Il collabore en parallèle au quotidien parisien Le Matin, de 1921 à 1924. Il y publie des reportages en Asie Mineure, au Maroc, en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Autriche, en Tchécoslovaquie et en Angleterre. Il travaille ensuite pour un autre quotidien, Le Petit Parisien, de 1925 à 1926[1],[2],[3]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1927, Luchaire adhère au parti radical-socialiste au sein duquel il est proche des « Jeunes Turcs » Caillaux et Daladier. Il se fait le promoteur d'un rapprochement entre la France et l'Allemagne et soutient la politique extérieure de pacification européenne d'Aristide Briand[4],[5], de plus en plus à partir de 1930[6]. L'historien Pascal Ory explique : « Un futur collaborationniste comme Jean Luchaire est clairement un héritier d'Aristide Briand »[7]. En collaboration avec Emile Roche, proche de Caillaux, il fonde, en 1927, le mensuel Notre temps qui appuie une forme de pacifisme « raisonné et constructif »[8]. Il trouve divers commanditaires et un financement du Quai d'Orsay dirigé par Briand, à partir de l'automne 1928. Son journal bénéficie d'une subvention issue des fonds secrets : 10 000 francs par mois à l'origine, portés à 25 000 francs, puis à 100 000 francs, ce qui permet de transformer la revue en quotidien, en 1933[9]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Luchaire est alors l'ami de Bernard Lecache et est proche de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA) fondée et dirigée par ce dernier. Lecache et d'autres Juifs collaborent à Notre Temps au début des années 1930[10]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Du pacifisme à la collaboration
En 1930, Jean Luchaire fait la connaissance d'un professeur de dessin allemand de 27 ans, Otto Abetz, qui cherche à établir des contacts entre jeunes Allemands et jeunes Français[7], et noue avec lui une amitié durable. En liaison avec ce dernier, l'équipe de Notre temps participe aux rencontres franco-allemandes du Sohlberg en Forêt-Noire (juillet-août 1930), de Rethel dans les Ardennes (août 1931) et de Mayence (mars 1932)[11]. Ces rencontres donnent naissance au Comité d'entente des jeunesses pour le rapprochement franco-allemand, présidé par Jean Luchaire. En 1932, Abetz épouse la secrétaire de Luchaire, Suzanne de Bruycker[12]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après le congrès de Rethel, en 1931, où apparaissent de fortes tensions entre les délégations françaises et allemandes[13], alors que Pierre Brossolette, secrétaire général de Notre temps, reproche aux Allemands un retour au passé dans chacune de leurs revendications « la reconquête des anciennes frontières, l'union avec les peuples de même race, le réarmement militaire »[14], Luchaire invite ses lecteurs à « comprendre l'Allemagne » et à relativiser un nationalisme qui ne serait pas de « type classique » mais seulement l’expression d’un « dynamisme ». Dès lors, Luchaire identifie l’abandon des valeurs démocratiques par la jeunesse allemande à l’existence d’un « langage neuf » chez les « nouvelles générations » d’outre-Rhin[14]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Malgré l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir en 1933, Luchaire s'obstine dans la conviction que la paix passe par une politique de conciliation avec l'Allemagne. Alors que Bernard Lecache, président de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA) et ancien collaborateur de Notre Temps, estime dans Le Droit de Vivre que le contact franco-allemand ne peut être maintenu « qu’avec les démocrates allemands »[2], Luchaire écrit en mars 1933 : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Européens, nous devons traiter avec les gouvernements européens quels qu'ils soient. […] Stresemann nous était plus sympathique qu'Hitler mais Hitler, c'est l'Allemagne. […] Au surplus, ce qui compte essentiellement à nos yeux, c'est la paix. La liberté n'est le plus précieux des biens qu'à condition de vivre[15],[16]. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dès avril 1933, Luchaire reproduit l’argumentaire national-socialiste sur la communauté juive, une « minorité non assimilée » mais qui aurait néanmoins pris en Allemagne « la plupart des leviers de commande »[14]. Le traité de Versailles, la République de Weimar, le judaïsme et le marxisme sont désignés comme les facteurs qui auraient empêché la libération du peuple allemand. Luchaire regrette aussi que les défenseurs des « israélites et des démocrates » n’aient pas protesté plus tôt contre le sort indigne de la jeunesse allemande[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En juin 1933, Julien Luchaire se démarque explicitement de son fils Jean dans un article paru dans L'Eveil des peuples[17], dénonçant l’association avec « la doctrine hitlérienne […] tout entière fondée sur cette absurdité qu’est le racisme » ainsi que « des gens [les dirigeants nazis] dont […] la position fondamentale est imbécile », et qui œuvrent à « la plus grandiose entreprise d’oppression des esprits que le monde ait jamais vue » ; « quand j'assiste à la persécution méthodiquement entreprise contre des centaines de milliers de citoyens (...) que l'on couvre d'infamie, et que l'on condamne à mourir de faim ... ça me gêne Jean Luchaire ! »[18]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La majeure partie de ses équipes quitte Notre Temps en 1934[2]. Les cofondateurs Pierre Brossolette et Jacques Chabannes ne veulent pas continuer à travailler à un journal qui se veut européen « à n’importe quel prix ». Daniel-Rops, Pierre Mendès France, Louis Martin-Chauffier, Maurice Schumann sont déjà partis. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le ministre des Affaires étrangères Louis Barthou supprime la subvention accordée à Notre Temps en 1934. La parution du journal devient hebdomadaire à partir de novembre 1934. Notre temps vit désormais pour une bonne part des « abonnements » et des « publicités » de l’ambassade d’Allemagne[19]. Notre temps reçoit ensuite une subvention grâce à Pierre Laval en 1935, une autre en 1938 grâce à Georges Bonnet[9]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jean Luchaire se dit attentif au sort des Juifs et des démocrates allemands mais n'en reste pas moins attaché à une vision de plus en plus germanophile et à ses relations avec Abetz, désormais rallié au nazisme[20], et les Allemands. il reconnaît même à l'Allemagne un « légitime besoin d’expansion » en raison de sa démographie[2]. Il visite l'Allemagne, fréquente le Comité France-Allemagne et son journal est financé par l'ambassade allemande[21]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Luchaire persévère dans sa volonté d’un rapprochement toujours plus politique et Notre Temps devient alors une revue inconditionnellement favorable à Hitler, au point de finir par justifier le réarmement allemand[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En décembre 1938, Pierre Brossolette adresse une lettre à Bernard Lecache : « Il y a beau temps que personne ne répond plus à Jean Luchaire. Pour répondre, il faudrait d'ailleurs que je lise Notre Temps : mais n'allez tout de même pas me demander ça ! Un simple conseil à Jean Luchaire : qu'il laisse donc tranquilles ceux qui, en d'autres temps, ont été ses amis »[2]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Comme l'indique l'historien Laurent Joly[22]: « Très précocement, Jean Luchaire est corrompu par l’Allemagne nazie, tout le monde le sait et, dès 1935, c’est déjà un pestiféré pour la plupart de ses anciens amis de la gauche pacifiste ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'Occupation
La défaite de la France dans la bataille de 1940 et l'Occupation rapprochent encore davantage Luchaire et Abetz, nommé ambassadeur du Troisième Reich à Paris. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En juin 1940, Luchaire part pour les Landes, d'où, à l'armistice, il gagne Vichy. Pierre Laval qui le cherchait le reçoit « toutes affaires cessantes ». II connaît son amitié pour Otto Abetz, et l'envoie préparer une entrevue Laval-Abetz[23]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Luchaire est brièvement rédacteur en chef du Matin, sur la proposition de son directeur, Maurice Bunau-Varilla, d'août à novembre 1940[1]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Grâce au soutien des Allemands et de Pierre Laval, il devient l'homme fort de la presse parisienne et même de la presse de la zone occupée. Il fonde d'abord en septembre ou octobre 1940 le Groupement corporatif de la presse quotidienne parisienne, qu'il préside. Puis en juin 1941 la Corporation nationale de la presse française (CNPF) pour la zone occupée, qui s’arroge le droit de délivrer les cartes professionnelles aux journalistes de cette zone. Il dirige ces organismes qui entendent réunir chaque catégorie professionnelle (patrons, journalistes, cadres, techniciens, ouvriers et employés) pour s'occuper des questions relatives à l’exercice des métiers de la presse et trancher les conflits professionnels, dans le contexte de la vogue du corporatisme et des discussions qui ont donné lieu à la Charte du travail du 4 octobre 1941. Luchaire met en place des mesures sociales qui assurent sa popularité auprès de la profession : congés maladie, retraites, aide aux chômeurs, restaurant corporatif, centre médico-social, caisse de solidarité, colonie de vacances pour les enfants des membres de la corporation[24],[25],[26],[27]. Un commissaire du gouvernement, nommé en octobre 1941, y représente le régime de Vichy[28]. Luchaire occupe lui-même cette fonction par la suite[29], grâce à l'appui de Laval. Cette position prédominante fait de Luchaire le pivot du nouveau Tout Paris. Le Club de la presse qu’il installe avenue Henri-Martin accueillera tous les ténors du journalisme parisien, de Brasillach à Déat, de Sordet à Doriot[19]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En novembre 1940, Luchaire, à la demande d'Abetz[19], fonde le quotidien collaborationniste Les Nouveaux Temps qui se veut à la pointe du combat pour une « nouvelle Europe ». Il en est le directeur[21],[30]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 15 mai 1941 Les Nouveaux Temps célèbre dans sa Une la première grande rafle collective de Juifs étrangers :« L'Épuration commence. 5 000 juifs ont été arrêtés ce matin à Paris et dirigés vers des camps de concentration[31]. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 8 juillet 1941 Luchaire s'enthousiasme, dans un éditorial des Nouveaux Temps, de la constitution de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme : « Allemands et Français vont verser leur sang côte à côte. (...) A dater de ce jour, naît réellement et incontestablement la nouvelle “France européenne”. Et elle naît — ce qui est certainement le fait le plus sensationnel de cette sensationnelle initiative — avec l'acquiescement du Führer »[32]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 2 février 1943, Luchaire écrit dans son éditorial que tout collaborationniste véritable « est inconséquent avec lui-même s’il ne veut pas aussi, avec tous les moyens appropriés, même les plus rudes, l’élimination totale des juifs du vieux continent[33].» Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le journal est en déficit structurel, comblé par les fonds allemands. Luchaire s'en désintéresse à partir de 1943 et ne passe plus guère au journal que pour les fins de mois. Il laisse l'éditorial à Guy Crouzet[34], lui-même en contact permanent avec l’ambassade jusqu’à faire écrire par les employés de celle-ci certains articles du quotidien[19]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Par ailleurs, il mène grand train à Paris[21], entre dîners mondains, réceptions et parties fines[35]. Il administre aussi la maison d'édition Lutetia, fonde un club pour ses amis et un prix littéraire[35]. Déjà propriétaire de divers biens immobiliers, Luchaire achète une propriété à Vernon, puis rue Saint-Lazare à Paris, et une autre à Barbizon où il organise des fêtes recevant ses amis du tout-Paris, Français et Allemands. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il se fait aussi affairiste avec ses associés, autour d'un bureau d'achats lié au marché noir et vient fréquemment à la « Carlingue »[36], officine de la Gestapo française d'Henri Lafont située au 93, rue Lauriston[35]. Sa fille Corinne, dont le mari est en affaires avec le chef de la Carlingue[37], ou sa maîtresse Yvette Lebon l'accompagnent parfois. Luchaire est un familier de Lafont qu'il tutoie et qui met à sa disposition des gardes du corps[37]. En retour, grâce à son réseau d’influence, Luchaire tient quotidiennement informé son ami Lafont des événements qui se passent à Vichy. Jean Luchaire parrainera aussi Henri Lafont auprès d’Otto Abetz. Comme le note David Alliot[37]: « Grâce à l’influence prépondérante de Jean Luchaire et de Georges Prade (secrétaire général des Nouveaux Temps), les agissements des hommes de la Carlingue sont inexistants dans la presse de l’époque. Soit le journaliste est dissuadé de le faire, soit l’article est censuré. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En mars 1942, Luchaire signe le Manifeste des intellectuels français contre les crimes britanniques dont Jean Guéhenno écrit dans son journal le 16 mars 1942 : « Les journaux ont publié ces jours-ci une incroyable protestation des « intellectuels français » contre les « crimes » anglais. (...) Ce texte imbécile, rempli de coq-à-l'âne, évidemment traduit de l'allemand, est signé d'Abel Bonnard, de l'Académie française, Ramon Fernandez, Brasillach, Céline, de Châteaubriant, Drieu La Rochelle, Abel Hermant, Luchaire, La Varende... ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En septembre 1943, il annonce dans la presse les fiançailles d'une de ses filles, Monique, avec un officier allemand[38]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 17 septembre 1943, Luchaire est cosignataire, avec Joseph Darnand, Marcel Déat, Georges Guilbaud et Noël de Tissot, d'un texte intitulé « Plan de redressement national français ». Ce programme politique est largement inspiré de celui des nazis et vise à la création d'un parti unique et d'un État national-socialiste en France[39]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En juin 1944, selon son ami et ancien rédacteur en chef de Notre temps, Jacques Chabannes, Luchaire croit encore à la victoire allemande[20]: « Eh bien, les Alliés vont avoir une heureuse surprise. Une nouvelle arme, mon vieux, une arme terrible, capable de mettre l’Angleterre à genoux en peu de temps. A genoux, ils seront. Alors on leur proposera l’armistice, la paix et de se retourner contre notre ennemi commun, la Russie communiste ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 9 juillet 1944, deux jours après l'exécution de Georges Mandel, il signe (avec notamment l'amiral Platon, Marcel Déat, Dominique Sordet et Fernand de Brinon) une déclaration commune, dite « appel des 29 », auprès de Pétain, visant à remettre en cause Pierre Laval, jugé trop tiède face à l'offensive anglo-américaine en Normandie, et demandant un gouvernement formé de « personnalités indiscutables ». Les signataires réclament une lutte sans merci contre les Français qui aident les Alliés. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En août 1944, quelques jours avant la libération de Paris, il se réfugie à Sigmaringen avec les derniers fidèles de la Collaboration[40]. Il est nommé commissaire à l'Information dans la Commission gouvernementale pour la défense des intérêts français, présidée par Fernand de Brinon. Directeur du journal La France, quotidien en langue française destiné aux exilés de Sigmaringen, qui paraît jusqu'en mars 1945, il dirige aussi une radio, Ici la France. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Arrestation et condamnation à mort
Lors de la défaite de l'Allemagne et de la chute du gouvernement en exil en avril 1945, il tente, sans succès, d'obtenir le droit d'asile politique au Liechtenstein et en Suisse avec sa famille et Marcel Déat. Il est arrêté par les Américains dans les Alpes italiennes, à Merano, à la mi-mai 1945 puis livré aux Français. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ramené à Paris, il est traduit en justice, pour collaboration avec l'ennemi, devant la Cour de justice de la Seine en janvier 1946. Il est condamné à mort[41], malgré le témoignage en sa faveur d'Otto Abetz, et est exécuté le 22 février au fort de Châtillon, aux côtés d'un ancien inspecteur des RG[42]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Témoignages
Contrairement à lui, son père Julien Luchaire choisit le camp de la Résistance. Julien Luchaire laisse un témoignage de son déchirement entre ses convictions et son fils dans un ouvrage intitulé Confession d'un Français moyen, dont le premier tome est publié en 1943, et le second en 1965. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Corinne Luchaire, comédienne et fille de Jean Luchaire, publie quant à elle Ma drôle de vie en 1949, un an avant sa mort. C'est un ouvrage autobiographique portant notamment sur sa situation pendant la guerre. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans son autobiographie La nostalgie n'est plus ce qu'elle était, Simone Signoret évoque le souvenir de Jean Luchaire, dont elle a été la secrétaire en 1940[43]. Neveu par sa mère de Françoise Besnard, l'épouse de Jean Luchaire, Daniel Filipacchi indique dans son autobiographie que son oncle aurait été le premier amant de Simone Signoret[44]. Lors de son procès, Luchaire signale qu'il a aidé des Juifs sous l'Occupation, citant l'exemple de Simone Signoret[45]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Publications
- Les Rapports franco-italiens et la question yougoslave, Florence, Vita latina/Ligue latine de la jeunesse, 1919. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Problèmes du jour, Paris, A. Delpeuch, 1924. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Un plan de liquidation financière de la guerre. L'Évacuation rhénane par le règlement des réparations et des dettes interalliées, Paris, [?], 1928. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Une génération réaliste, Paris, Valois, Bibliothèque syndicaliste, 1929. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Les Anglais et nous. L'Action britannique contre la France jusqu'au 13 décembre 1940, Paris, éditions du Livre moderne, 1941. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Partage du pouvoir, patrons et salariés, Paris, éditions Balzac, 1943. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- De l'Union fédérale européenne à la réforme de l'État français, Paris, 86 rue Claude-Bernard, sans date. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cinéma
Jean Luchaire est incarné par Jean Dujardin dans le film Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli, sorti le 18 mars 2026[46]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Annexes
Bibliographie
- Maud de Belleroche, Le Ballet des crabes, Filipacchi, 1975 ; Dualpha, 2002. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- (en) Martin Mauthner, Otto Abetz and His Paris Acolytes : French Writers Who Flirted with Fascism, 1930–1945, Sussex Academic Press, 2016, (ISBN 978-1-84519-784-1) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-René Maillot, Jean Luchaire et la revue Notre Temps (1927-1940), Berne, Peter Lang, coll. « Convergences » (no 78), 2014, XX-503 p. (ISBN 978-3-0343-1342-1, présentation en ligne): Lire en ligne. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sur son activité sous l'Occupation
- Claude Lévy, Les Nouveaux Temps et l'Idéologie de la collaboration, Librairie Armand Colin et Fondation Nationale des Sciences Politiques, 1974 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Henry Rousso, Un château en Allemagne, Sigmaringen 1944-1945, Ramsay, 1980 (ISBN 2-85956-146-3). Réédité en 1999 sous le titre Pétain et la Fin de la collaboration : Sigmaringen 1944-1945, éditions Complexe (ISBN 2-87027-138-7) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Cédric Meletta, Jean Luchaire. L'enfant perdu des années sombres (1901-1946), Paris, Perrin, 2013. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Patrick Eveno, « La Corporation nationale de la presse française », Hervé Joly (dir.), Les Comités d’organisation et l’économie dirigée de Vichy, Caen, Centre de recherche d’histoire quantitative, 2004 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sur son procès
- Quatre procès de trahison devant la cour de justice de Paris : Paquis, Bucard, Luchaire, Brasillach. Réquisitoires et Plaidoiries, Paris, Les Éditions de Paris, 1947. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Les Procès de collaboration : Fernand de Brinon, Joseph Darnand, Jean Luchaire. Compte rendu sténographique, Paris, Albin Michel, 1948. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liens externes
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- Émission radiophonique Le Vent de l'Histoire du 5 août 2013 de la Radio Télévision Suisse: Un journaliste à la dérive Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail de la politique française Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail du journalisme Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail de la Seconde Guerre mondiale Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Notes et références
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Références 1 à 25
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- « La presse parisienne a fêté hier les vingt-cinq ans de journalisme de notre directeur », Les Nouveaux Temps, 27 mai 1941 (Discours de son ami Guy Crouzet présentant sa carrière journalistique).↩
- Simon Epstein, Un paradoxe français, Albin Michel, 2008, p. 160-161.↩
- Jimmy Bourquin, « Aristide Briand (1862-1932) : père de la laïcité et de la construction européenne », sur France Inter, 7 mars 2022 (consulté le 28 février 2026)↩
- Jean-René Maillot, Jean Luchaire et la revue Notre temps (1927-1940), Berne, Peter Lang, coll. « Convergences » (no 78), 2014, p. 239.↩
- Blaise de Chabalier, « À gauche, la tentation du diable », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », samedi 9 / dimanche 10 décembre 2017, page 41.↩1 ↩2
- Simon Epstein 2008, p. 161. ↩
- Jean-René Maillot, Jean Luchaire et la revue Notre temps (1927-1940), Berne, Peter Lang, coll. « Convergences » (no 78), 2014, p. 123-125, 239.↩1 ↩2
- Simon Epstein, Un paradoxe français, Albin Michel, 2008, p. 161-162.↩
- Barbara Lambaueur, Otto Abetz et les Français, ou l'Envers de la collaboration, Paris, Fayard, 2001.↩
- Laurent Joly (dir.), Vichy. Histoire d'une dictature 1940-1944, Tallandier, 2025, p. 122↩
- Xavier Chevallier, « Le congrès des jeunesses franco-allemandes de Rethel (2-9 août 1931) : avant-garde du pacifisme ou symptôme de son déclin ? édité par Nicolas Charles et Stéphane Tison, Presses universitaires du Septentrion », sur books.openedition.org, 2022 (consulté le 17 avril 2026)↩
- Jean-René Maillot, « Jean Luchaire et la revue Notre Temps (1927-1940) - Thèse de l’Université de Lorraine en histoire contemporaine », sur docnum.univ-lorraine.fr, 2013 (consulté le 1er avril 2026)↩1 ↩2 ↩3
- Jean Luchaire, « Meilleur climat européen », Notre temps, 26 mars 1933 : Lire en ligne.↩
- Simon Epstein 2008, p. 162. ↩
- Laurent Broche, « Une étonnante virtuosité et perspicacité, Antonina Vallentin », sur liej.hypotheses.org (consulté le 1er avril 2026)↩
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- Pascal Ory, Les collaborateurs, 1940-1945, Seuil, 1980, 352 p. (ISBN 978-2020054270, lire en ligne), p16-78↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- Jacques Chabannes, De A à Z, je les ai connus, Presses de la Cité, 1998, 240 p. (ISBN 978-2258013162)↩1 ↩2
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Références 26 à 46
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- « La corporation de la presse fait le bilan de ses activités », Les Nouveaux Temps, 22 juin 1941↩
- Paris-Soir, 27 octobre 1941↩
- La Petite Gironde, 7 décembre 1942↩
- « La presse parisienne a fêté hier les vingt-cinq ans de journalisme de notre directeur », Les Nouveaux Temps, 27 mai 1941 (en présence notamment de Pierre Laval).↩
- « Les Nouveaux Temps 15 mai 1941 », sur gallica.bnf.fr (consulté le 22 avril 2026)↩
- « Les Nouveaux temps : quotidien du soir / dir. Jean Luchaire - 8 juilet 1941 », sur gallica.bnf.fr (consulté le 2 avril 2026)↩
- Jean Luchaire, « S'unir ou périr », Les Nouveaux Temps, 2 février 1943 (lire en ligne)↩
- Claude Lévy, Les Nouveaux Temps et l'idéologie de la collaboration, Librairie Armand Colin et FNSP, 1974↩
- Cédric Meletta, Jean Luchaire. l'enfant perdu des années sombres (1901-1946), Paris, Perrin, 2013↩1 ↩2 ↩3
- « Henri Lafont et la "Gestapo française" de la rue Lauriston », sur lereseaumodiano.blogspot.com, 2 janvier 2012 (consulté le 30 mars 2026)↩
- David Alliot, La Carlingue: La Gestapo française du 93, rue Lauriston, Tallandier, 2024, 560 p. (ISBN 979-1021036437)↩1 ↩2 ↩3
- Paris-Soir, 25 septembre 1943↩
- Marc Ferro, Pétain, 1987, 789 p. (ISBN 978-2-213-01833-1), p483-484↩
- Claude Lévy, Les Nouveaux Temps et l'Idéologie de la collaboration, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, 1974, p. 224.↩
- « Bavard intarissable et sûr de lui, Luchaire se défend », L'Époque, 22 janvier 1946, « Luchaire, fatigué, ne sourit plus. Son ami Otto Abetz lui apporte le réconfort de son témoignage », Ibid., 23 janvier 1946, « Luchaire est condamné à mort », Ibid., 24 janvier 1946.↩
- « « Jean Luchaire a été exécuté ce matin en compagnie d'un policier tortionnaire », Le Monde, 23 février 1946, L'Époque, 23 février 1946.↩
- « Dans les archives de “Télérama” : “Rude journée pour Signoret” », sur www.telerama.fr, 21 mars 2021 (consulté le 28 février 2026)↩
- « Daniel Filipacchi: "Je réfléchis mieux sur mon bateau" », sur L'Express, 29 février 2012 (consulté le 28 février 2026)↩
- Simon Epstein 2008, p. 166. ↩
- « Les Rayons et les Ombres », sur Allociné, 18 mars 2026 (consulté le 24 février 2026)↩
Points à vérifier (111)
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Jean Luchaire, né le 21 juillet 1901 à Sienne (Italie) et mort fusillé le 22 février 1946 au fort de Châtillon, est un journaliste et patron de presse français.
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Présentation
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Biographie
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Jean Luchaire
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Jean Luchaire et sa fille Corinne arrêtés en Italie en 1945 par les Américains.
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Directeur La France
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26 octobre 1944 - 13 mars 1945
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Directeur Les Nouveaux Temps
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1er novembre 1940 - 17 août 1944
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Directeur Notre temps
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1927-1940
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Naissance | 21 juillet 1901 Sienne (province de Sienne, Italie)
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Décès | 22 février 1946 (à 44 ans) Fort de Châtillon (Châtillon, Seine)
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Sépulture | Cimetière du Montparnasse
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Nom de naissance | Jean Louis Gabriel Luchaire
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Nationalité | française
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Activités | Journaliste, dirigeant de presse, propriétaire de presse
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Père | Julien Luchaire
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Mère | Fernande Dauriac (d)
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Conjoint | Françoise Besnard (d) (de 1920 à 1946)
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Enfants | Corinne Luchaire Robert Luchaire (d) Florence Luchaire
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Parentèle | Françoise Tourmen (petite-fille)
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A travaillé pour | La France (26 octobre 1944 - 13 mars 1945) Ici la France (octobre 1944 - 1945) Les Nouveaux Temps (1er novembre 1940 - 17 août 1944) Notre temps (1927-1940) Commission gouvernementale de Sigmaringen
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Condamnation | Peine de mort (1946)
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- Présentation — Non vérifié
Jean Luchaire, né le 21 juillet 1901 à Sienne (Italie) et mort fusillé le 22 février 1946 au fort de Châtillon, est un journaliste et patron de presse français. Son nom reste associé à la politique collaborationniste en raison de son rôle sous l'Occupation, après avoir été pacifiste dans l'entre-deux-guerres.
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- Biographie — Non vérifié
Jean Louis Gabriel Luchaire, né le 21 juillet 1901 à Sienne (Italie), est le fils de l'écrivain Julien Luchaire et le petit-fils, par sa mère de l'éditrice Fernande Dauriac et du philosophe Lionel Dauriac. Il est le filleul du banquier Horace Finaly.
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- Biographie — Non vérifié
Il épouse, en août 1920, Françoise Besnard (1903-1998), fille du peintre Robert Besnard. De ce mariage naissent cinq enfants : Corinne (1921-1950), comédienne, Robert (1922-1998), décorateur de cinéma, Monique (1925-2025), Florence (1926-1982), actrice et ballerine, et Jean-François (1929), mort à la naissance.
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- Biographie — Non vérifié
Jean Luchaire collectionne les aventures féminines tout au long de sa vie, notamment avec des actrices comme Marie Bell, Josseline Gaël, Geneviève Boucher-Fath, Monique Joyce, Mireille Balin, Yvette Lebon et Madeleine Sacquard, alias Maud Sacquard de Belleroche.
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- Un pacifiste devenu promoteur des relations franco-allemandes — Non vérifié
Il commence sa carrière de journaliste en fondant et dirigeant, à Florence, une petite revue politique et littéraire, Les Jeunes Auteurs de 1916 à 1918. Il fonde et préside le Comité français et italien de la Ligue latine de la jeunesse de 1916 à 1920, puis dirige à Florence et à Paris la revue Vita, de 1920 à 1924. Il dirige aussi la revue La Jeune Europe en 1921, qui critique le traité de Versailles. Il collabore e…
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- Un pacifiste devenu promoteur des relations franco-allemandes — Non vérifié
En 1927, Luchaire adhère au parti radical-socialiste au sein duquel il est proche des « Jeunes Turcs » Caillaux et Daladier. Il se fait le promoteur d'un rapprochement entre la France et l'Allemagne et soutient la politique extérieure de pacification européenne d'Aristide Briand,, de plus en plus à partir de 1930. L'historien Pascal Ory explique : « Un futur collaborationniste comme Jean Luchaire est clairement un hé…
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- Un pacifiste devenu promoteur des relations franco-allemandes — Non vérifié
Luchaire est alors l'ami de Bernard Lecache et est proche de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA) fondée et dirigée par ce dernier. Lecache et d'autres Juifs collaborent à Notre Temps au début des années 1930.
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- Du pacifisme à la collaboration — Non vérifié
En 1930, Jean Luchaire fait la connaissance d'un professeur de dessin allemand de 27 ans, Otto Abetz, qui cherche à établir des contacts entre jeunes Allemands et jeunes Français, et noue avec lui une amitié durable. En liaison avec ce dernier, l'équipe de Notre temps participe aux rencontres franco-allemandes du Sohlberg en Forêt-Noire (juillet-août 1930), de Rethel dans les Ardennes (août 1931) et de Mayence (mars …
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- Du pacifisme à la collaboration — Non vérifié
Après le congrès de Rethel, en 1931, où apparaissent de fortes tensions entre les délégations françaises et allemandes, alors que Pierre Brossolette, secrétaire général de Notre temps, reproche aux Allemands un retour au passé dans chacune de leurs revendications « la reconquête des anciennes frontières, l'union avec les peuples de même race, le réarmement militaire », Luchaire invite ses lecteurs à « comprendre l'Al…
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- Du pacifisme à la collaboration — Non vérifié
Malgré l'arrivée d'Adolf Hitler au pouvoir en 1933, Luchaire s'obstine dans la conviction que la paix passe par une politique de conciliation avec l'Allemagne. Alors que Bernard Lecache, président de la Ligue internationale contre l'antisémitisme (LICA) et ancien collaborateur de Notre Temps, estime dans Le Droit de Vivre que le contact franco-allemand ne peut être maintenu « qu’avec les démocrates allemands », Lucha…
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- Du pacifisme à la collaboration — Non vérifié
« Européens, nous devons traiter avec les gouvernements européens quels qu'ils soient. […] Stresemann nous était plus sympathique qu'Hitler mais Hitler, c'est l'Allemagne. […] Au surplus, ce qui compte essentiellement à nos yeux, c'est la paix. La liberté n'est le plus précieux des biens qu'à condition de vivre,. »
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- Du pacifisme à la collaboration — Non vérifié
Dès avril 1933, Luchaire reproduit l’argumentaire national-socialiste sur la communauté juive, une « minorité non assimilée » mais qui aurait néanmoins pris en Allemagne « la plupart des leviers de commande ». Le traité de Versailles, la République de Weimar, le judaïsme et le marxisme sont désignés comme les facteurs qui auraient empêché la libération du peuple allemand. Luchaire regrette aussi que les défenseurs de…
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- Du pacifisme à la collaboration — Non vérifié
En juin 1933, Julien Luchaire se démarque explicitement de son fils Jean dans un article paru dans L'Eveil des peuples, dénonçant l’association avec « la doctrine hitlérienne […] tout entière fondée sur cette absurdité qu’est le racisme » ainsi que « des gens [les dirigeants nazis] dont […] la position fondamentale est imbécile », et qui œuvrent à « la plus grandiose entreprise d’oppression des esprits que le monde a…
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- Du pacifisme à la collaboration — Non vérifié
La majeure partie de ses équipes quitte Notre Temps en 1934. Les cofondateurs Pierre Brossolette et Jacques Chabannes ne veulent pas continuer à travailler à un journal qui se veut européen « à n’importe quel prix ». Daniel-Rops, Pierre Mendès France, Louis Martin-Chauffier, Maurice Schumann sont déjà partis.
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Le ministre des Affaires étrangères Louis Barthou supprime la subvention accordée à Notre Temps en 1934. La parution du journal devient hebdomadaire à partir de novembre 1934. Notre temps vit désormais pour une bonne part des « abonnements » et des « publicités » de l’ambassade d’Allemagne. Notre temps reçoit ensuite une subvention grâce à Pierre Laval en 1935, une autre en 1938 grâce à Georges Bonnet.
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Jean Luchaire se dit attentif au sort des Juifs et des démocrates allemands mais n'en reste pas moins attaché à une vision de plus en plus germanophile et à ses relations avec Abetz, désormais rallié au nazisme, et les Allemands. il reconnaît même à l'Allemagne un « légitime besoin d’expansion » en raison de sa démographie. Il visite l'Allemagne, fréquente le Comité France-Allemagne et son journal est financé par l'a…
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- Du pacifisme à la collaboration — Non vérifié
Luchaire persévère dans sa volonté d’un rapprochement toujours plus politique et Notre Temps devient alors une revue inconditionnellement favorable à Hitler, au point de finir par justifier le réarmement allemand.
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- Du pacifisme à la collaboration — Non vérifié
En décembre 1938, Pierre Brossolette adresse une lettre à Bernard Lecache : « Il y a beau temps que personne ne répond plus à Jean Luchaire. Pour répondre, il faudrait d'ailleurs que je lise Notre Temps : mais n'allez tout de même pas me demander ça ! Un simple conseil à Jean Luchaire : qu'il laisse donc tranquilles ceux qui, en d'autres temps, ont été ses amis ».
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Comme l'indique l'historien Laurent Joly: « Très précocement, Jean Luchaire est corrompu par l’Allemagne nazie, tout le monde le sait et, dès 1935, c’est déjà un pestiféré pour la plupart de ses anciens amis de la gauche pacifiste ».
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Une du journal collaborationniste Les Nouveaux Temps fondé par Jean Luchaire, paru le 13 juin 1944.
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La défaite de la France dans la bataille de 1940 et l'Occupation rapprochent encore davantage Luchaire et Abetz, nommé ambassadeur du Troisième Reich à Paris.
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- L'Occupation — Non vérifié
En juin 1940, Luchaire part pour les Landes, d'où, à l'armistice, il gagne Vichy. Pierre Laval qui le cherchait le reçoit « toutes affaires cessantes ». II connaît son amitié pour Otto Abetz, et l'envoie préparer une entrevue Laval-Abetz.
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- L'Occupation — Non vérifié
Luchaire est brièvement rédacteur en chef du Matin, sur la proposition de son directeur, Maurice Bunau-Varilla, d'août à novembre 1940.
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- L'Occupation — Non vérifié
Grâce au soutien des Allemands et de Pierre Laval, il devient l'homme fort de la presse parisienne et même de la presse de la zone occupée. Il fonde d'abord en septembre ou octobre 1940 le Groupement corporatif de la presse quotidienne parisienne, qu'il préside. Puis en juin 1941 la Corporation nationale de la presse française (CNPF) pour la zone occupée, qui s’arroge le droit de délivrer les cartes professionnelles …
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- L'Occupation — Non vérifié
En novembre 1940, Luchaire, à la demande d'Abetz, fonde le quotidien collaborationniste Les Nouveaux Temps qui se veut à la pointe du combat pour une « nouvelle Europe ». Il en est le directeur,.
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Sources et méthode
- Wikipédia · Jean Luchaire ↗CC-BY-SA-4.0
- Jean Luchaire ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (2)
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Une du journal collaborationniste Les Nouveaux Temps fondé par Jean Luchaire, paru le 13 juin 1944. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
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