Les Rayons et les Ombres (film)
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Présentation
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Après avoir été reconnue et agressée en 1948, l'actrice Corinne Luchaire, étoile déchue du cinéma raconte ses souvenirs et l'histoire de sa famille qui l'a menée à sa situation avilie par des choix désastreux et immoraux pendant l'Occupation. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
Les Rayons et les Ombres Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
| Réalisation | Xavier Giannoli Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
|---|---|
| Scénario | Jacques Fieschi Xavier Giannoli Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Musique | Guillaume Roussel Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Acteurs principaux | Jean Dujardin Nastya Golubeva August Diehl Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Sociétés de production | Curiosa Films Gaumont Waiting for Cinéma Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Pays de production | France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Genre | Drame historique Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Durée | 195 minutes Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Sortie | 2026 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les Rayons et les Ombres est un film français réalisé par Xavier Giannoli et sorti en 2026. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le film se déroule principalement à Paris, dans l'entre-deux-guerres et sous l’Occupation, puis, à partir de 1944, à Sigmaringen et en Forêt Noire. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il évoque, à travers les destins de Jean Luchaire (1901-1946), journaliste, de sa fille Corinne (1921-1950), actrice, et d'Otto Abetz (1903-1958), professeur de dessin devenu ambassadeur d'Allemagne à Paris en 1940, l'évolution qui a mené deux pacifistes des années 1920, proches d'Aristide Briand et Gustav Stresemann, à la politique de collaboration sous l'Occupation (1940-1944) et à leurs condamnations, à mort pour Jean Luchaire et à l'indignité nationale pour Corinne par les tribunaux de l'épuration en 1946. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le personnage de Corinne Luchaire, jeune première du cinéma français de l'époque, est incarné par Nastya Golubeva, fille de Katerina Goloubeva et de Leos Carax. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ce film, doté d'un budget d'environ trente-et-un millions d'euros, est le plus coûteux des films coproduits et distribués par la Gaumont depuis 2018. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Synopsis
Après avoir été reconnue et agressée en 1948, l'actrice Corinne Luchaire, étoile déchue du cinéma raconte ses souvenirs et l'histoire de sa famille qui l'a menée à sa situation avilie par des choix désastreux et immoraux pendant l'Occupation. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Son père le journaliste Jean Luchaire et son ami allemand Otto Abetz œuvrent dans les années 1920 pour l'amitié franco-allemande. Aucun d'eux n'a alors d'attirance pour le nazisme. Lors d'un meeting, ils ont invité des représentants de la LICA (aujourd'hui, LICRA). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne en 1933 fait progressivement d'eux des complices du nouveau régime[1]. Otto Abetz est expulsé de France en 1937, mais réapparaît à l'été 1940 comme ambassadeur d'Allemagne à Paris (alors que le gouvernement français se trouve à Vichy), chargé d'une politique de collaboration entre le Troisième Reich et la France vaincue. Jean Luchaire fonde alors Les Nouveaux Temps, organe de presse visant à soutenir la politique d'Abetz. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Parallèlement, Corinne Luchaire, actrice[2] et mannequin dès avant la guerre, malgré son jeune âge, tente de se faire une place dans la France occupée[3], mais subit les conséquences de la tuberculose que son père lui a transmise, et qui l'empêche de travailler. Elle alterne les séjours en sanatorium et une vie de débauche à Paris avec les comtesses de la Gestapo. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En contrepoint, apparaissent des figures plus positives, notamment celle du père de Jean Luchaire, Julien, universitaire et époux d'une Allemande juive, qui désavoue son fils dans une lettre ouverte publiée par Le Figaro en zone libre[4]. Un certain nombre de journalistes quittent la rédaction lorsque le virage collaborationniste devient clair ; l'un d'eux, Labarrière, meurt par la suite victime de la répression contre la Résistance. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Subventionné par l'ambassade d'Allemagne, le journal de Jean Luchaire, travaille à la propagande nazie et est ouvertement antisémite et anticommuniste. Il participe activement au retour des cendres de l'Aiglon. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après la Libération, Corinne et Jean Luchaire trouvent refuge à Sigmaringen en Allemagne en 1944 avec le gouvernement de Pétain et Louis-Ferdinand Céline. Ils sont arrêtés par des militaires américains[5] sur une route de la Forêt-Noire en mai 1945. Après un procès devant la Haute Cour de Justice en janvier 1946, Jean Luchaire est fusillé en 1946 et Corinne condamnée à dix ans d'indignité nationale. En butte à l'hostilité générale, elle vit quasi recluse, mais reçoit cependant un jour la visite amicale de Léonide Moguy, cinéaste juif originaire d'Ukraine, avec lequel elle avait tourné avant la guerre. Comme elle lui demande des nouvelles de sa sœur, il lui dit qu'elle est morte dans un camp de concentration, et Corinne dans un murmure : « Pardon, je ne savais pas. » À quoi Moguy répond : « Est-ce que tu as cherché à savoir ? » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le film est construit comme une série de flashbacks à partir de la situation de Corinne après la guerre, qui enregistre son histoire dans un magnétophone, en voix off. Lors du procès de Jean et Corinne Luchaire, le procureur emprunte, pour résumer l'accusation, une formule à l'écrivain Charles Dantzig : « Les mots des salauds arment les bras des imbéciles[6] » (Théories de théories, p. 149). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Fiche technique
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- Titre original : Les Rayons et les Ombres Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Réalisation : Xavier Giannoli Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Scénario : Jacques Fieschi et Xavier Giannoli Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Musique : Guillaume Roussel Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Décors : Riton Dupire-Clément Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Costumes : Pascaline Chavanne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Photographie : Christophe Beaucarne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Son : Cyril Moisson Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Montage : Mike Fromentin et Cyril Nakache Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Production : Olivier Delbosc, Sidonie Dumas et Patrick Godeau Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Production déléguée : Christine De Jekel Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Production associée : Émilien Bignon Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Sociétés de production : Curiosa Films, Gaumont et Waiting for Cinéma, en coproduction avec France 3 Cinéma et Umedia Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Sociétés de distribution : Gaumont (France) ; Cinéart (Belgique) et Pathé Films AG (Suisse romande) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Budget : 30,6 millions d'euros[7],[8] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pays de production : France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Langue originale : français, allemand Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Format : couleur — 2,39:1 — 5.1 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Genre : drame historique Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Durée : 195 minutes[9] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Dates de sortie : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- France, Suisse romande : 18 mars 2026 Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Belgique : 1er avril 2026 Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Québec : 25 décembre 2026[10] Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
Distribution
- Jean Dujardin : Jean Luchaire[11] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Nastya Golubeva : Corinne Luchaire[12] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Meherio Patoux : Corinne, enfant Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- August Diehl : Otto Abetz Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- André Marcon : Julien Luchaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Olivier Chantreau : Guy de Voisins[13] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Anna Próchniak : Lydia Rogers Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Elina Löwensohn : Tosia Luchaire, alias Antonina Vallentin Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Chloé Astor : Françoise Luchaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Lucile Vignolles : Suzanne de Bruycker, épouse d'Otto Abetz Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Valeriu Andriuta : Léonide Moguy Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Torreton : Raymond Lindon, procureur Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Vincent Colombe : Guy Crouzet, journaliste Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philipp Weissert : Ernst Achenbach, conseiller de l'ambassade d'Allemagne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Nicolas Avinée : Philippe Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Giorgia Sinicorni : Delphine Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Maria Cavalier-Bazan : Eva Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- François de Brauer : Pierre Labarrière, qui, au journal, refuse la Collaboration Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Lévy : Louis-Ferdinand Céline Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Colette Crouzet : Marina Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Éric De Staercke : Hibbelen Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Nicolas Lumbreras : Jérôme, le comptable Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jochen Hägele : Obliz Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Éric Herson-Macarel : le médecin Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Markus Schleinzer : le général Van Haffel Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Armand Éloi : l'amiral François Darlan Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- David Baalcke : le général Dietrich von Choltitz Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Rodolphe Sand : l'agent de Corinne Luchaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Aurore Broutin : la femme de la résistance à l'imprimerie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Fabrice Delorme : l'homme de la résistance à l'imprimerie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- une figurante[Qui ?] : Simonne Kaminker, future Simone Signoret, secrétaire de Luchaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Production
Tournage
Le tournage débute en mars 2025 à Paris. Il se déroule en Seine-et-Marne, notamment aux TSF Studios 77 près de Coulommiers[14], ainsi qu'à Vervins dans l'Aisne (notamment dans les locaux du Démocrate de l'Aisne)[15] et dans la commune de Passy en Haute-Savoie[16]. Il dure 75 jours[17]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cette fresque historique[18] est le plus gros budget parmi les films coproduits et distribués par la Gaumont depuis L'Empereur de Paris (2018)[8], avec plus de 30 millions d'euros (hors marketing), principalement à cause de l'importante reconstitution historique[19],[20]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Accueil
Accueil critique
En France, à sa sortie, le film reçoit en général un bon accueil de la presse, avec une moyenne de 4.2⁄5[21]. Des critiques voient cependant le jour concernant notamment des arrangements avec la vérité historique[22],[23] alors que Xavier Giannoli évoque de simples « torsions cinématographiques »[24]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Critiques négatives
« Une entreprise de relativisation XXL, qui cherche à mêler l’empathie et la réprobation », dit Libération[25], « qui interroge, dans un bel écrin parfois problématique, les collusions avec l’occupant nazi », ajoute L'Humanité[26], avec « un film dialectique qui nie la dialectique ; un temps de réflexion qui ne prend pas de recul ; une affaire de nuance aux tons monochromes », disent Les Cahiers du cinéma et « une mise en scène sur la corde raide, écartelée entre la tentation opératique kitsch d’un Visconti (Les Damnés, 1969) et le clair-obscur murmuré d’un Patrick Modiano », pour Le Monde[27]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Charlotte Garson, dans Le Masque et la Plume, critique une complicité proche du confusionnisme, tandis que Nicolas Schaller compare l'obsession de l'argent de Giannoli à celle de Martin Scorsese (Casino, Killers of the Flower Moon)[28]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans une tribune au journal Le Monde, Bénédicte Vergez-Chaignon, l'historienne spécialiste de l'Occupation, identifie de nombreux arrangements avec la réalité historique, anachronismes, impossibilités ou inventions d'épisodes n'ayant jamais existé, en particulier pour dénigrer la Résistance, et conclut : « « Heureusement, il reste le cinéma » est une des dernières répliques du film. C’est très vrai, et la création est libre. Mais heureusement il y a aussi l’histoire, qui, elle, est très têtue. »[22]. Le critique Léonard Haddad estime de son côté, dans la même rubrique du Monde, qu'il s'agit d'un mauvais procès et que la mise hors champ des victimes du nazisme, nullement négligente, est une manière de saisir l’entre-soi collaborationniste, considérant que « Xavier Giannoli ne trouve pas d’excuses aux collaborateurs, il les regarde s’en trouver »[29] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans The Guardian, l'historien Laurent Joly émet des réserves quant à la manière dont Jean Luchaire est dépeint. « Ce n’est pas le pacifisme qui a poussé Luchaire vers la collaboration, mais son amoralité fondamentale et sa vénalité (…) Il a toujours été un escroc. C’est là la clé de son parcours. Très tôt, Jean Luchaire a été corrompu par l’Allemagne nazie et, dès 1935, il était déjà un paria parmi la plupart de ses anciens amis de la gauche pacifiste »[30]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour le fondateur d'Arte, et ancien directeur général du Centre national de la cinématographie (CNC), Jérôme Clément, « Ce n’est pas vraiment un film historique : il y a beaucoup d’erreurs et d’incohérences dans le scénario. Le personnage central, Otto Abetz, ambassadeur allemand qui s’éloigna de Paris de 1942 à 1943 (ce dont on ne parle pas), apparaît presque sympathique tant il vient à l’aide de son ami, alors que son antisémitisme virulent et son amitié avec Laval – absent du film – étaient déterminants pour sa gestion active de la collaboration. (…) Le film de Xavier Giannoli démontre la difficulté de s’aventurer sur un sujet aussi essentiel par le biais d’un personnage aussi contestable[31] ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Critiques positives
Télérama parle d'« un défi ambitieux porté magistralement par Jean Dujardin et la jeune actrice Nastya Golubeva[32] » et Le Figaro d'« un film coup de poing qui est déjà un classique[33] ». Le Journal du dimanche évoque un film qui « allie précision historique, reconstitution minutieuse et virtuosité formelle », et Paris Match célèbre « le film définitif sur la Collaboration[34] ». Dans Marianne, l'historien Olivier Dard considère que le film restitue avec justesse la complexité de Jean Luchaire[35]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans Quotidien, Xavier Giannoli échaudé par les critiques négatives dénonce une « surplombante morale de l’université sur l’artiste. (…) Cette idée qu’on vienne attaquer un film pour des raisons politiques en faisant mentir les faits. (…) Mon film dérange un grand récit qui est « la gauche n’a pas collaboré, il n’y avait que l’extrême droite ». Or l’histoire est complexe et mon film veut le montrer. Comprendre ce qu’il s’est passé, ce scandale sulfureux et politique de notre histoire de France. Le comprendre ce n’est pas l’excuser », reprend Xavier Giannoli. Le cinéaste avait pourtant invoqué à plusieurs reprises lors de la promotion du film les mots de Victor Hugo, dont le recueil de poèmes a inspiré le titre du film : « Blâmer tout, c’est ne comprendre rien »[36]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans Le Point, l'historienne Barbara Lambauer, conseillère historique du film, et spécialiste d’Otto Abetz, déclare que « la perspective des historiens d’aujourd’hui, comme d’hier, est marquée par le contexte socio-politique de leur propre époque. Ainsi, en France, on continue à se focaliser, en vase clos, sur Vichy pour parler de la Collaboration et des crimes commis, tout en reléguant dans les coulisses les Allemands et le fait que le pays jouit d’une souveraineté toute relative, c’est-à-dire s’inscrivant dans la relation avec l’occupant »[37]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Box-office
| Pays ou région | Box-office | Date d'arrêt du box-office | Nombre de semaines Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
|---|---|---|---|
| France | 906 209 entrées[38] | 12 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× | |
| Total mondial | 7 440 895 USD[39] | 12 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
Distinctions
- Festival du film de Cabourg 2026 : Swann d'or de la révélation féminine pour Nastya Golubeva[réf. souhaitée] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Voir aussi
Articles connexes
- Collaboration en France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Épuration à la Libération en France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Allociné Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Centre national du cinéma et de l'image animée Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- César du cinéma Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- IMDb Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- The Movie Database Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Unifrance Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Portail du cinéma français Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail de la Seconde Guerre mondiale Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail des années 1940 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Portail des années 2020 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Notes et références
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Références 1 à 25
- Jacques Mandelbaum, « Dans « Les Rayons et les ombres », Xavier Giannoli filme l’insidieux engrenage menant de l’idéalisme à l’ignominie » , Le Monde, 18 mars 2026.↩
- Elle joue notamment dans une pièce de Julien Luchaire, son grand-père, Altitude 3200, créée en 1937, aux côtés de Bernard Blier.↩
- Christophe Carrière, « Jean Dujardin dans la peau d’un collabo : Je ne le défends pas, je défends l’ambiguïté », Paris Match, 8 octobre 2025.↩
- La lettre de Julien Luchaire à son « imbécile » de fils Jean, date de 1933, où Julien décrit les rouages du nazisme et du racisme : « quand j'assiste à la persécutions méthodiques contre des centaines de milliers de citoyens (…) que l'on couvre d'infamie que l'on laisse mourir de faim… ça me gêne, Jean Luchaire !» in Julien Luchaire, « Le Cas de conscience devant Hitler », L’Éveil des peuples, 4 juin 1933, p. 1. La publication dans le Figaro est une invention scénaristique, puisque le Figaro se saborde en 1942.↩
- Bénédicte Vergez-Chaignon, « La banalité consistant à dire qu’un personnage n’est jamais tout blanc ou tout noir ne justifie pas la main forcée à la compassion », Le Monde, 1er avril 2026 (lire en ligne).↩
- Charles Dantzig, Théories de théories, Paris, Grasset, 2021, 416 p. (ISBN 9782246827528), p. 149.↩
- Sophie Hienard, « L'Odyssée, Marsupilami, Avengers: Doomsday… Les 26 films les plus attendus de 2026 », sur BFM TV, 4 janvier 2026 (consulté le 5 janvier 2026).↩
- « Ce blockbuster à la française avec Dujardin vaut-il 30 millions et 3 h 15 de votre temps ? », sur Le HuffPost, 18 mars 2026 (consulté le 18 mars 2026).↩1 ↩2
- « Les rayons et les ombres | Gaumont, depuis que le cinéma existe », sur gaumont.com (consulté le 20 mars 2026).↩
- « Les rayons et les ombres », sur cinoche.com (consulté le 14 août 2026)↩
- Simon Pierre, « Pour arrêter d’être faux-cul, Jean Dujardin justifie son rôle dans un film sur la collaboration », sur Le Figaro, 9 octobre 2025 (consulté le 14 août 2026).↩
- Samuel Blumenfeld, « Corinne Luchaire, l’étoile déchue de l’Occupation », sur Le Monde, 8 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- le comte Guy de Voisins-Lavernière, mari de Corinne Luchaire, épousée en 1941, est le propriétaire de la Villa la Baraka à Barbizon, où il organise des soirées avec la Carlingue et ses comtesses.↩
- Laëtitia Forhan, « Jean Dujardin chez un grand réalisateur français pour un film ambitieux inspiré d'une histoire vraie », sur Allociné, 28 mars 2025 (consulté le 15 octobre 2025).↩
- « Le tournage d'un film avec Jean Dujardin met en avant le patrimoine : ça me fait plaisir de voir notre ville en ébullition », sur France 3 Régions, 20 juillet 2025 (consulté le 15 octobre 2025).↩
- Océane Trouillot, « Cinéma : ce joyau naturel de Haute-Savoie sert de décor au nouveau film de Jean Dujardin », sur Le Messager, 19 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- Fabien Lemercier, « Xavier Giannoli mise sur Des rayons et des ombres », sur Cineuropa, 4 avril 2025 (consulté le 15 octobre 2025).↩
- Yetty Hagendorf, « Les Rayons et les Ombres au cinéma : une fresque magistrale sur l'itinéraire d'un zélé de la paix… et de la collaboration », sur Historia, 17 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- Emmanuel Bataille, « Gaumont distribuera les Rayons et les ombres, de Xavier Giannoli », sur Écran total, 27 janvier 2026 (consulté le 17 février 2026).↩
- « Gaumont, depuis que le cinéma existe », sur Gaumont (consulté le 17 février 2026).↩
- « Les Rayons et les Ombres : Critiques Presse », sur Allociné (consulté le 19 mars 2026).↩
- Bénédicte Vergez-Chaignon, « Les Rayons et les ombres : la banalité consistant à dire qu’un personnage n’est jamais tout blanc ou tout noir ne justifie pas la main forcée à la compassion », Le Monde, 1er avril 2026 (lire en ligne).↩1 ↩2
- « Des clichés et du faux : le film sur l’Occupation de Xavier Giannoli, avec Anne-Sophie Anglaret », sur parolesdhistoire.fr, 9 avril 2026 (consulté le 25 avril 2026).↩
- Florian Guadalupe, « « C’est un scandale ! » : Jean Dujardin et Xavier Giannoli répliquent après les critiques contre le film « Les Rayons et les Ombres » », Paris Match, 14 avril 2026 (lire en ligne).↩
- Luc Chessel, « Critique « Les Rayons et les Ombres » avec Jean Dujardin en collabo : un biopic affligeant sur des vies d’ordures », sur Libération, 17 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
Références 26 à 39
- Michaël Mélinard, « « Les Rayons et les Ombres » : Xavier Giannoli réécrit dangereusement le récit d'un journaliste pacifiste devenu collabo », sur L'Humanité, 17 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- « Les films à l’affiche : « Las corrientes », « La Princesse, l’Ogre et la Fourmi », « Les Rayons et les Ombres », « Allô la France »… », sur Le Monde, 18 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- « Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli : l'avis du Masque] », sur Radio France, 22 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- Léonard Haddad, « « Les Rayons et les Ombres » : « Xavier Giannoli ne trouve pas d’excuses aux collaborateurs, il les regarde s’en trouver » », Le Monde, 1er avril 2026 (lire en ligne).↩
- Tobias Grey, « Nobody would forgive me if I told the truth’: new film about pacifist turned Nazi collaborator divides France », The Guardian, 5 avril 2026 (lire en ligne).↩
- Jérôme Clément, « « Les Rayons et les Ombres » : un biopic en clair-obscur », sur librejournal.fr, 2 avril 2026 (consulté le 15 avril 2026).↩
- Samuel Douhaire, « Les Rayons et les Ombres, de Xavier Giannoli : une fresque impressionnante sur la collaboration », sur Télérama, 17 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- Éric Neuhoff, « Notre critique des Rayons et les Ombres, un film coup de poing qui est déjà un classique », sur Le Figaro, 17 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- Christophe Carrière, « Les Rayons et les Ombres » de Xavier Giannoli : la critique du chef d'œuvre du réalisateur d'« Illusions perdues », sur Paris Match, 18 mars 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- "Luchaire était détesté par beaucoup dès les années 30" : on a vu "Les Rayons et les Ombres" avec l'historien Olivier Dard, Marianne, 9 avril 2026.↩
- Laura Terrazas, « « Je suis solidaire avec sa colère » : Jean Dujardin soutient Xavier Giannoli face aux polémiques sur Les Rayons et les Ombres », sur tvmag.lefigaro.fr, 13 avril 2026.↩
- Barbara Lambauer, « « Les Rayons et les Ombres » : pour une historiographie sereine et sans omerta », sur Le Point, 15 avril 2026 (consulté le 14 août 2026).↩
- « Les Rayons et les Ombres », sur jpbox-office.com (consulté le 31 juillet 2026).↩
- (en) « The Rays and Shadows (2026) », sur Box Office Mojo (consulté le 31 juillet 2026).↩
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Les Rayons et les Ombres
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Réalisation | Xavier Giannoli
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Scénario | Jacques Fieschi Xavier Giannoli
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Musique | Guillaume Roussel
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Acteurs principaux | Jean Dujardin Nastya Golubeva August Diehl
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Sociétés de production | Curiosa Films Gaumont Waiting for Cinéma
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Pays de production | France
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Genre | Drame historique
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Durée | 195 minutes
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Sortie | 2026
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Les Rayons et les Ombres est un film français réalisé par Xavier Giannoli et sorti en 2026.
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Le film se déroule principalement à Paris, dans l'entre-deux-guerres et sous l’Occupation, puis, à partir de 1944, à Sigmaringen et en Forêt Noire.
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Il évoque, à travers les destins de Jean Luchaire (1901-1946), journaliste, de sa fille Corinne (1921-1950), actrice, et d'Otto Abetz (1903-1958), professeur de dessin devenu ambassadeur d'Allemagne à Paris en 1940, l'évolution qui a mené deux pacifistes des années 1920, proches d'Aristide Briand et Gustav Stresemann, à la politique de collaboration sous l'Occupation (1940-1944) et à leurs condamnations, à mort pour …
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Le personnage de Corinne Luchaire, jeune première du cinéma français de l'époque, est incarné par Nastya Golubeva, fille de Katerina Goloubeva et de Leos Carax.
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Ce film, doté d'un budget d'environ trente-et-un millions d'euros, est le plus coûteux des films coproduits et distribués par la Gaumont depuis 2018.
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Après avoir été reconnue et agressée en 1948, l'actrice Corinne Luchaire, étoile déchue du cinéma raconte ses souvenirs et l'histoire de sa famille qui l'a menée à sa situation avilie par des choix désastreux et immoraux pendant l'Occupation.
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Son père le journaliste Jean Luchaire et son ami allemand Otto Abetz œuvrent dans les années 1920 pour l'amitié franco-allemande. Aucun d'eux n'a alors d'attirance pour le nazisme. Lors d'un meeting, ils ont invité des représentants de la LICA (aujourd'hui, LICRA).
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L'arrivée au pouvoir des nazis en Allemagne en 1933 fait progressivement d'eux des complices du nouveau régime. Otto Abetz est expulsé de France en 1937, mais réapparaît à l'été 1940 comme ambassadeur d'Allemagne à Paris (alors que le gouvernement français se trouve à Vichy), chargé d'une politique de collaboration entre le Troisième Reich et la France vaincue. Jean Luchaire fonde alors Les Nouveaux Temps, organe de …
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Parallèlement, Corinne Luchaire, actrice et mannequin dès avant la guerre, malgré son jeune âge, tente de se faire une place dans la France occupée, mais subit les conséquences de la tuberculose que son père lui a transmise, et qui l'empêche de travailler. Elle alterne les séjours en sanatorium et une vie de débauche à Paris avec les comtesses de la Gestapo.
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En contrepoint, apparaissent des figures plus positives, notamment celle du père de Jean Luchaire, Julien, universitaire et époux d'une Allemande juive, qui désavoue son fils dans une lettre ouverte publiée par Le Figaro en zone libre. Un certain nombre de journalistes quittent la rédaction lorsque le virage collaborationniste devient clair ; l'un d'eux, Labarrière, meurt par la suite victime de la répression contre …
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Subventionné par l'ambassade d'Allemagne, le journal de Jean Luchaire, travaille à la propagande nazie et est ouvertement antisémite et anticommuniste. Il participe activement au retour des cendres de l'Aiglon.
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Après la Libération, Corinne et Jean Luchaire trouvent refuge à Sigmaringen en Allemagne en 1944 avec le gouvernement de Pétain et Louis-Ferdinand Céline. Ils sont arrêtés par des militaires américains sur une route de la Forêt-Noire en mai 1945. Après un procès devant la Haute Cour de Justice en janvier 1946, Jean Luchaire est fusillé en 1946 et Corinne condamnée à dix ans d'indignité nationale. En butte à l'hostili…
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Le film est construit comme une série de flashbacks à partir de la situation de Corinne après la guerre, qui enregistre son histoire dans un magnétophone, en voix off. Lors du procès de Jean et Corinne Luchaire, le procureur emprunte, pour résumer l'accusation, une formule à l'écrivain Charles Dantzig : « Les mots des salauds arment les bras des imbéciles » (Théories de théories, p. 149).
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Titre original : Les Rayons et les Ombres
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Réalisation : Xavier Giannoli
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Scénario : Jacques Fieschi et Xavier Giannoli
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Musique : Guillaume Roussel
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Décors : Riton Dupire-Clément
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Costumes : Pascaline Chavanne
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Photographie : Christophe Beaucarne
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Son : Cyril Moisson
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Montage : Mike Fromentin et Cyril Nakache
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Production déléguée : Christine De Jekel
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Production associée : Émilien Bignon
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Production : Olivier Delbosc, Sidonie Dumas et Patrick Godeau
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Sociétés de production : Curiosa Films, Gaumont et Waiting for Cinéma, en coproduction avec France 3 Cinéma et Umedia
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Sociétés de distribution : Gaumont (France) ; Cinéart (Belgique) et Pathé Films AG (Suisse romande)
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Budget : 30,6 millions d'euros,
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Pays de production : France
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Langue originale : français, allemand
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Format : couleur — 2,39:1 — 5.1
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Genre : drame historique
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Durée : 195 minutes
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France, Suisse romande : 18 mars 2026
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Belgique : 1er avril 2026
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Sources et méthode
- Wikipédia · Les Rayons et les Ombres (film) ↗CC-BY-SA-4.0
- Les Rayons et les Ombres (film) ↗CC-BY-SA-4.0
Liens externes cités dans le document (7)
- Allociné ↗Dans « Liens externes » du document source
- Centre national du cinéma et de l'image animée ↗Dans « Liens externes » du document source
- César du cinéma ↗Dans « Liens externes » du document source
- IMDb ↗Dans « Liens externes » du document source
- The Movie Database ↗Dans « Liens externes » du document source
- Unifrance ↗Dans « Liens externes » du document source
- www.wikidata.org ↗Dans « Liens externes » du document source
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