Otto Abetz
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Otto Abetz, né le 26 mars 1903 à Schwetzingen (grand-duché de Bade) et mort le 5 mai 1958, est un diplomate allemand, ambassadeur du Troisième Reich à Paris durant l'occupation de la France, et un criminel de guerre nazi au cours de la Seconde Guerre mondiale. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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À retenir
Questions essentielles
Qui était Otto Abetz ?
Otto Abetz, né le 26 mars 1903 à Schwetzingen (grand-duché de Bade) et mort le 5 mai 1958, est un diplomate allemand, ambassadeur du Troisième Reich à Paris durant l'occupation de la France, et un criminel de guerre nazi au cours de la Seconde Guerre mondiale. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Quel est le lieu de naissance d’Otto Abetz ?
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Présentation
Otto Abetz, né le 26 mars 1903 à Schwetzingen (grand-duché de Bade) et mort le 5 mai 1958, est un diplomate allemand, ambassadeur du Troisième Reich à Paris durant l'occupation de la France, et un criminel de guerre nazi au cours de la Seconde Guerre mondiale. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Otto Abetz est né à Schwetzingen (grand-duché de Bade). Jusqu'en 1924, son seul engagement est dans le mouvement de jeunesse, proche du scoutisme, des Wandervogel. Il étudie la gravure sur bois et éprouve un vif intérêt pour la littérature et la culture… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Biographie » dans le texte →Démocrate, pacifiste et francophile
En 1927, Abetz réussit à créer et à présider un organisme, l’Arbeitsgemeinschaft Karlsruher Jugendbünde (AKJ), qui coordonne une quarantaine de groupes et mouvements de jeunesse de la ville de Karlsruhe, y compris les jeunesses hitlériennes. L’objectif du… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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En 1932, alors qu'Hitler est aux portes du pouvoir, et après l'échec de la rencontre de Rethel, Abetz prend contact avec le NSDAP, le parti nazi dont il partage les positions en politique étrangère. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Adhésion au Parti national-socialiste » dans le texte →Ambassadeur d'Allemagne en France
Entouré de ses collaborateurs, Carltheo Zeitschel, Ernst Achenbach, Karl Epting et Friedrich Grimm, Abetz rentre à Paris 24 heures après les premières troupes allemandes le 15 juin 1940. Il partage alors le pouvoir avec le commandant militaire de la Wehrmacht… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
| nom | Otto Abetz Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
|---|---|
| fonction1 | Ambassadeur d'Allemagne en France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| à partir du fonction1 | 3 août 1940 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| jusqu'au fonction1 | juillet 1944 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| prédécesseur 1 | Johannes von Welczeck Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| successeur 1 | Wilhelm Hausenstein (en 1950, RFA) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| date de naissance | 26 mars 1903 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| lieu de naissance | Schwetzingen, Bade, Empire allemand Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| date de décès | 5 mai 1958 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| lieu de décès | Environs de Langenfeld, RFA Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| nature du décès | Accident de la route Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| nationalité | Allemande Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| parti | NSDAP Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| profession | Diplomate Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
Otto Abetz, né le 26 mars 1903 à Schwetzingen (grand-duché de Bade) et mort le 5 mai 1958, est un diplomate allemand, ambassadeur du Troisième Reich à Paris durant l'occupation de la France, et un criminel de guerre nazi au cours de la Seconde Guerre mondiale. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Biographie
Otto Abetz est né à Schwetzingen (grand-duché de Bade). Jusqu'en 1924, son seul engagement est dans le mouvement de jeunesse, proche du scoutisme, des Wandervogel. Il étudie la gravure sur bois et éprouve un vif intérêt pour la littérature et la culture française. En 1927, il est nommé professeur de dessin au lycée de Karlsruhe[1]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Démocrate, pacifiste et francophile
En 1927, Abetz réussit à créer et à présider un organisme, l’Arbeitsgemeinschaft Karlsruher Jugendbünde (AKJ), qui coordonne une quarantaine de groupes et mouvements de jeunesse de la ville de Karlsruhe, y compris les jeunesses hitlériennes. L’objectif du groupe est d’intensifier les contacts entre jeunes Allemands et jeunes Français au bénéfice des intérêts allemands[2],[3]. Un voyage à Paris, à Pâques 1930, permet à Abetz d’entrer en contact avec le groupe d'intellectuels et journalistes gravitant autour de Jean Luchaire et de sa revue Notre temps, proche d'Aristide Briand et des « Jeunes Turcs » radicaux-socialistes. Longuement préparée du côté allemand par Abetz, la première rencontre de jeunes Allemands et Français eut lieu du 28 juillet au 3 août 1930 dans l’auberge de jeunesse du Sohlberg dans la Forêt-Noire avec une centaine de participants de différents horizons politiques, dont une moitié de Français. Ceux-ci venaient principalement du Groupement universitaire franco-allemand (GUFA) de Cecil Mardrus et de la revue Notre temps de Luchaire. Dans son rapport aux ministères, Abetz ne manqua pas de se féliciter du succès de ses efforts « pour entamer la fermeté des positions françaises en suscitant un front unique de la jeunesse allemande face à la France »[2]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
De cette rencontre naît le Cercle de Sohlberg, qui publie un magazine dont le président est Otto Abetz. Les participants du côté français étaient des hommes aussi différents que Jean Luchaire, dont Abetz épouse la secrétaire française Suzanne de Bruyker en 1932, Guy Crouzet, Bertrand de Jouvenel, André Weil-Curiel, ou le socialiste Pierre Brossolette. À cette époque, Abetz est apprécié de ses invités français, qui avaient tendance à le considérer comme un pacifiste et un démocrate sincère[4]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La rencontre du Sohlberg est suivie, un an plus tard, de celle, plus tendue, de Rethel[5] dans les Ardennes (août 1931) et de Mayence (mars 1932). À Rethel, Luchaire est obligé de convenir que l’opposition est presque complète entre les deux délégations[6]. De Friedrich Bran à Otto Abetz, les orateurs allemands sont à l’unisson pour défendre les revendications de l’Allemagne. C’est à Walter Reusch, militant national-socialiste, que revient la charge de présenter, au dernier jour des conférences, les « revendications nationales allemandes » : modification des frontières en faveur de l’Allemagne, révision du traité de Versailles, Anschluss[6]. Brossolette, qui défend le projet Briand d'union européenne, lui répond que « la reconquête des anciennes frontières, l'union avec les peuples de même race, le réarmement militaire, terrestre et aérien, tout cela est du passé »[6]. Abetz conclut, avec Luchaire, le congrès de Rethel. Selon lui, les Allemands seraient « prêts à créer un homme nouveau : le jeune Européen » à condition que la justice équitable soit effective au sein d’« une organisation rationnelle »[5]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Adhésion au Parti national-socialiste
En 1932, alors qu'Hitler est aux portes du pouvoir, et après l'échec de la rencontre de Rethel, Abetz prend contact avec le NSDAP, le parti nazi dont il partage les positions en politique étrangère[5]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En raison d'un gel des adhésions imposé en 1933, il ne peut rejoindre le NSDAP qu'en 1937[7] mais il était membre de la SS (Schutzstaffel) depuis le 1er août 1935 (matricule 253314[8]), proche de Rudolf Hess et, protégé du ministre des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop, fut promu SS-Brigadeführer en 1942[7]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1934, Abetz entre d'abord comme conseiller pour la France auprès de Baldur von Schirach, attaché à l'état-major national de la Direction de la jeunesse du Reich à Berlin[7]. En 1935, il est transféré au « bureau Ribbentrop », service diplomatique du NSDAP et devient l'adjoint de Ribbentrop pour les problèmes français. À partir de 1938 il est en poste à l'ambassade d'Allemagne à Paris, représentant personnel de Ribbentrop promu ministre des Affaires Étrangères en février 1938. Il fait partie de la délégation allemande à la conférence de Munich. En 1939, et est initié à la franc-maçonnerie (il est membre de la loge Goethe de la GLF[9]). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
De 1934 à 1939, il œuvre à la constitution, le 15 novembre 1935, et au renforcement en France du Comité France-Allemagne, qui publie une revue, les Cahiers franco-allemands. Homme de confiance de Joachim von Ribbentrop, il œuvre au rapprochement franco-allemand dans le sens voulu par les nazis en essayant de convaincre les Français de la volonté de paix de Hitler tout en exaltant l'œuvre du régime hitlérien[10]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Abetz parvint à rallier à cette vision les associations d'anciens combattants français et leurs dirigeants, Jean Goy et Henri Pichot, ainsi que des intellectuels conservateurs et fascistes, notamment Jacques Benoist-Méchin, Fernand de Brinon et Pierre Drieu la Rochelle, dont il est proche, promouvant la confiance dans la prétendue politique de paix et de réconciliation de l'Allemagne[7]. Lorsque cela devient totalement invraisemblable, après l'entrée des troupes allemandes dans Prague le 15 mars 1939, Abetz est prié de quitter la France malgré les interventions véhémentes en sa faveur de Pierre-Étienne Flandin, Pierre Laval et Gaston Henry-Haye. Cette expulsion, le 30 juin 1939, fait suite à une campagne de presse d'Henri de Kérillis dans le journal L'Époque[11]. Avec la déclaration de guerre entre la France et l’Allemagne, quelques semaines après son expulsion Abetz trouve rapidement une nouvelle activité depuis Berlin. Son travail passe par la diffusion de tracts avec le concours de la Luftwaffe et d'émissions radiophoniques, par Radio Stuttgart, en direction de la France[12]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ambassadeur d'Allemagne en France
Entouré de ses collaborateurs, Carltheo Zeitschel, Ernst Achenbach, Karl Epting et Friedrich Grimm, Abetz rentre à Paris 24 heures après les premières troupes allemandes le 15 juin 1940. Il partage alors le pouvoir avec le commandant militaire de la Wehrmacht qui doit le consulter sur toutes les questions politiques. Nommé ambassadeur de l'Allemagne le 3 août 1940, il conserve ce poste jusqu'en juillet 1944[13],[14], entrecoupé par sa suspension fin 1942. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
Sa mission dépassait largement celle d'un agent diplomatique. Il coordonne les services civils dans la zone occupée : sécurité, SIPO SD, presse, propagande, « collaboration économique », c'est-à-dire pillage systématique des ressources de la France. D'autre part il est chargé de faire pression sur le gouvernement de Vichy pour que celui-ci accepte les demandes de Berlin[15]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 30 juillet 1940, quelques semaines après son arrivée à Paris, Abetz expose dans un mémoire des idées précises sur le « travail politique » à opérer en France[16]. Il signale déjà la possibilité de se servir des autorités françaises pour l'application des mesures allemandes, notamment celles qui pourraient nuire à l'image de l'armée allemande sur le plan international[12]. Il préconise aussi d'intervenir de façon radicale dans la vie culturelle française en prenant des participations financières dans les sociétés d'édition et de spectacles, en créant un institut allemand, en détruisant les instruments de la propagande culturelle française à l'étranger[16]. À l'été 1940, il accole son prénom à la liste Otto des ouvrages interdits par la censure allemande. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En étroite coopération avec Laval, puis les services de Darlan, Abetz est très actif dans la mise en œuvre en France des premières mesures antisémites, en veillant à ce qu'elles soient endossées par les autorités françaises[17]. Dès le 20 août 1940, Abetz, après consultation de Werner Best, propose à Ribbentrop des mesures immédiates[16]: interdiction aux juifs réfugiés en zone sud de rentrer en zone nord, recensement obligatoire, marquage des commerces avec une pancarte « entreprise juive », interdictions professionnelles, etc. Le 20 septembre 1940 Heydrich écrit au sous-secrétaire d'État Martin Luther, qu'il n'a « aucune objection à la mise en œuvre des mesures contre les Juifs prévues par l'ambassadeur Abetz en France occupée ». Le 27 septembre, le Commandement militaire allemand en France promulgue une première ordonnance prescrivant en zone occupée le recensement des juifs, dont l’identité est alors définie précisément[18]. Vichy lui emboîte le pas en publiant à son tour le statut des juifs du 3 octobre. A son procès, Abetz admettra avoir fait pression sur Vichy pour obtenir un alignement de la législation antijuive française sur la législation allemande. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Abetz est le déclencheur et un acteur de premier plan du pillage d'œuvres d'art en France occupée dès son arrivée en 1940, avec l'aide du Commando spécial Künsberg. Dès le mois de juillet 1940, les premiers camions chargés d’œuvres d’art se mettent en route pour Berlin malgré l’opposition au sein de l’administration militaire, contre une entreprise perçue comme un vol organisé[19]. L'ambassade et une annexe louée furent remplies d'œuvres volées. Il organise l'expropriation des biens privés appartenant à des familles juives et fait main basse sur les prestigieuses collections de Seligmann, de Wildenstein, d'Alphonse Kahn, de Rosenberg, de Bernheim, de Maurice et Robert de Rothschild, de James Armand, de Maurice Dreyfus ou encore de Raymond Lazard[20]. Vingt-deux mille pièces artistiques provenant de deux cent trois collections de familles juives furent ainsi acheminées vers le Reich. Abetz obtient aussi de Laval que les mobiliers des logements juifs vides de la zone sud soient saisis. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Son principal levier d'influence sur la politique de Vichy est Pierre Laval, qu'il rencontre à Paris dès le 19 juillet 1940 et dont il devient l'ami. Fernand de Brinon, l’ancien président du Comité France-Allemagne, devient leur homme de liaison. Abetz proteste donc vivement contre l'éviction de Laval par Pétain en décembre 1940, puis intrigue pour son retour aux affaires, se mettant en porte-à-faux vis-à-vis de son ministre Ribbentrop[21]. Pour faire contrepoids à Vichy, Abetz suscite la fondation d'organes de presse, puis, à partir de 1941, de formations politiques en zone occupée. Il construit un véritable réseau politique, culturel et de presse autour de l’ambassade, composé principalement d’hommes attirés par le national-socialisme et opposés à l’esprit réactionnaire et à l'ordre moral qu’incarne Vichy[12]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Hitler a écrit à Abetz le 3 août 1940 pour lui demander de faire en sorte que la « France reste faible » et que « tout soit entrepris pour susciter la division interne », affirmant qu'il n'y a « aucun intérêt à soutenir réellement des forces völkisch ou nationales en France »[22]. Suivant les directives de Berlin, Abetz travaille donc à maintenir la division des partis collaborationnistes pour empêcher que l'un constitue un mouvement national et autoritaire de type fasciste susceptible de rendre à la France sa force ; il suscite des concurrents au PPF de Jacques Doriot, dont il écrit en 1942 qu'il faut contrer ses initiatives car « il pourrait finir par s'imposer et susciter une mystique nationale capable de rénover la France dans le sens national-socialiste »[23]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Utilisant le réseau de relations établi avant guerre dans les milieux français de gauche et pacifistes, Abetz travaille volontiers avec d'anciens socialistes comme Marcel Déat et avec des collaborateurs surtout motivés par l'idée d'unifier l'Europe, quitte à ce que ce soit sous domination allemande. Dans son rapport à Ribbentrop daté du 23 juin 1941, Abetz prône « un traité de paix qui empêcherait, par la mise en place d'un gouvernement de gauche et l'occupation permanente par l'Allemagne, toute opposition contre l'Europe dirigée par le Reich »[24]. De fait, le conseiller Schleier, constatant que « la grande majorité des partisans de la politique de collaboration vient de la gauche française »[25] pousse Abetz à favoriser l'entrée au gouvernement de Vichy des syndicalistes et socialistes acquis à la collaboration. L'ambassade allemande cherche ainsi à favoriser la collaboration des syndicats, ce qui se traduit par la mise en place de rapports privilégiés avec Pierre Vigne, ancien secrétaire des Fédérations française et internationale des mineurs, Georges Dumoulin, secrétaire de la Fédération des mineurs du Nord, Marcel Roy, secrétaire de la Fédération des métaux, Roger Paul, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du textile, Albert Perrot, président de l'Union des syndicats parisiens. Depuis décembre 1940, une coopération suivie existe avec les syndicalistes réunis autour de l'hebdomadaire L'Atelier que dirige l'ancien député socialiste Gabriel Lafaye. En accord avec l'ambassade, il est décidé d'autoriser les syndicats à réactiver leurs sections et à publier leurs bulletins d'information. Le 17 avril 1941 est créé le Centre syndicaliste de propagande que dirigent Gabriel Lafaye, René Mesnard, Pierre Vigne et les anciens secrétaires adjoints de la CGT, Aimé Rey et Georges Dumoulin, qui assure la liaison avec le RNP. Parmi beaucoup d'autres groupements, l'ambassade travaille avec la Fédération française des travailleurs de l'agriculture d'André Parsal, ancien député communiste rallié à la collaboration[26]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Utilisant le réseau de relations établi avant guerre dans les milieux français de gauche et pacifistes, Abetz travaille volontiers avec d'anciens socialistes comme Marcel Déat et avec des collaborateurs surtout motivés par l'idée d'unifier l'Europe, quitte à ce que ce soit sous domination allemande. Dans son rapport à Ribbentrop daté du 23 juin 1941, Abetz prône « un traité de paix qui empêcherait, par la mise en place d'un gouvernement de gauche et l'occupation permanente par l'Allemagne, toute opposition contre l'Europe dirigée par le Reich ». De fait, le conseiller Schleier, constatant que « la grande majorité des partisans de la politique de collaboration vient de la gauche française » pousse Abetz à favoriser l'entrée au gouvernement de Vichy des syndicalistes et socialistes acquis à la collaboration. L'ambassade allemande cherche ainsi à favoriser la collaboration des syndicats, ce qui se traduit par la mise en place de rapports privilégiés avec Pierre Vigne, ancien secrétaire des Fédérations française et internationale des mineurs, Georges Dumoulin, secrétaire de la Fédération des mineurs du Nord, Marcel Roy, secrétaire de la Fédération des métaux, Roger Paul, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du textile, Albert Perrot, président de l'Union des syndicats parisiens. Depuis décembre 1940, une coopération suivie existe avec les syndicalistes réunis autour de l'hebdomadaire L'Atelier que dirige l'ancien député socialiste Gabriel Lafaye.
Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.En accord avec l'ambassade, il est décidé d'autoriser les syndicats à réactiver leurs sections et à publier leurs bulletins d'information. Le 17 avril 1941 est créé le Centre syndicaliste de propagande que dirigent Gabriel Lafaye, René Mesnard, Pierre Vigne et les anciens secrétaires adjoints de la CGT, Aimé Rey et Georges Dumoulin, qui assure la liaison avec le RNP. Parmi beaucoup d'autres groupements, l'ambassade travaille avec la Fédération française des travailleurs de l'agriculture d'André Parsal, ancien député communiste rallié à la collaboration.
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En mars 1941, Abetz propose à Ribbentrop l'exécution de Paul Reynaud et Georges Mandel, demande qu'il renouvellera en 1944 en y ajoutant Léon Blum[27]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En mai 1941, il signe pour l'Allemagne les protocoles de Paris avec l'amiral Darlan, visant à accorder des facilités militaires à l'armée allemande en Afrique et en Syrie. L'influence politique d'Abetz décline à partir de 1942. Ses efforts à Berlin et à Paris pour établir une alliance militaire franco-allemande contre l'Angleterre échouent. Au début de 1942, Abetz, secondé par Jacques Benoist-Méchin, lance une nouvelle tentative auprès d'Hitler[28]. Mais face à l'amélioration de la situation militaire allemande en Afrique du Nord, Hitler s'y oppose, sa méfiance envers les Français reprenant le dessus[28]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les convictions antisémites d’Abetz ont joué un rôle déterminant dans son recrutement personnel par Adolf Hitler. Les premières initiatives en vue de la persécution des Juifs en été 1940 émanent effectivement d'Abetz, alors qu’il est à peine installé dans ses services rue de Lille[28]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Abetz a joué un rôle de premier plan dans le processus de déportation des Juifs présents en France qu'ils soient français ou étrangers. Avec Zeitschel, son conseiller aux affaires juives (Judenreferent) à l'ambassade d'Allemagne en France, il organise cette déportation[29]. Il œuvre tout d'abord en mars 1941 à la création d'un « Office central juif » à travers la nomination de Xavier Vallat au nouveau « Commissariat général aux Questions juives », administration dont le siège est à Vichy mais le centre véritable à Paris. Dans la liste de noms soumise le 1 mars à Abetz pour cette fonction figuraient Bernard Faÿ, Marcel Bucard, Louis Darquier de Pellepoix, Serpeille de Gobineau et Louis-Ferdinand Céline[18]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 3 avril 1941, une réunion a lieu entre Otto Abetz, Zeitschel, Dannecker et Schilling : ils souhaitent que la déportation des Juifs étrangers de zone occupée soit prise en charge par Vichy et pas par les Allemands. Si Vallat faisait preuve de « mollesse », il serait pris en main par le responsable de la section juive du SD, Dannecker[18]. En août 1941, Abetz emporte avec lui à Berlin une note préparée par Zeitschel suggérant la « solution définitive et satisfaisante du problème juif par le transfert vers l'Est » dès que les moyens de transport le permettront[16]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 5 mai 1942, lors de la venue à Paris de Reinhard Heydrich, Otto Abetz, avec Dannecker et Carltheo Zeitschel met au point l'ordonnance allemande promulguée le 29 mai 1942. Celle-ci impose le port de l'étoile jaune à tous les Juifs de plus de six ans de la zone occupée « indépendamment » de Vichy qui est libre de l’appliquer en zone Sud non occupée. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 2 juillet 1942, Abetz en réponse à la demande d'Adolf Eichmann, donne son accord à « la déportation de 40 000 Juifs de France pour le service de travail à Auschwitz »[18] dans un télégramme adressé au sous-secrétaire d'État et représentant du ministère des Affaires étrangères à la conférence de Wannsee, Martin Luther, soulignant la nécessité de mesures globales tant dans les zones occupées que non occupées[30]. Abetz émet le souhait que l'on recoure aux Juifs français uniquement pour compléter les contingents mais précise qu'il ne s'agit « en aucun cas » de privilégier ces derniers, qui, au cours de la « libération » de l'Europe de ses Juifs, doivent « dans tous les cas également disparaître ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après le débarquement en Afrique du Nord, sanctionné par Ribbentrop à la suite de ses intrigues pour le retour de Laval au pouvoir, Abetz est rappelé en Allemagne fin 1942[21]. Il rédige pendant cette période un mémorandum dans lequel il constate et regrette que les efforts de certains Français en faveur de la collaboration soient toujours rejetés ou méprisés par Berlin[31]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Revenu à Paris à l'automne 1943 il fait nommer les collaborateurs radicaux Joseph Darnand, Marcel Déat et Philippe Henriot aux ministères les plus importants pour l'Allemagne : l'Intérieur, le Travail et et la Propagande. Il coordonne la répression, ravitaille en armes la Milice, s'occupe des questions de maintien de l'ordre et des représailles. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il est démis de ses fonctions en juillet après le débarquement des Alliés, et s'enfuit le mois suivant en accompagnant Pétain à Sigmaringen[32]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après-guerre
Réfugié en Forêt-Noire à Todtmoos près de Sankt Blasien sous le nom de Laumann, il est arrêté avec sa maîtresse, Erni Noah, en octobre 1945, par les forces françaises d'occupation, grâce à la perspicacité de Joachim Eisack alias Richard Ezac, alors inspecteur de la Sûreté à Säckingen[33],[34]. Ce dernier est renvoyé de la police pour avoir arrêté le suspect en dehors de sa juridiction[35]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
Abetz est l'un des rares hauts dignitaires nazis à n'avoir pas été jugé à Nuremberg. En juillet 1949, le tribunal militaire de Paris condamne Otto Abetz, défendu par maître Floriot, à vingt années de travaux forcés pour crimes de guerre, en particulier pour son rôle dans l'organisation de la déportation massive des Juifs de France vers les camps de la mort et l’assassinat de l’ancien ministre de l’Intérieur français Georges Mandel, livré aux Allemands par le gouvernement de Vichy. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Incarcéré d'abord à la prison de Fresnes puis à la prison de Loos-Les-Lille[36], il est gracié par le président de la République René Coty en avril 1954, après des années d'efforts du député Ernst Achenbach, son ancien adjoint à Paris, trois remises de peine[37] et l'intervention du gouvernement fédéral allemand[7]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il trouve la mort avec son épouse en 1958 dans un accident de voiture sur une autoroute d'Allemagne près de Langenfeld[38],[39], accident causé par une soudaine panne de la direction qui a paru suspecte[32]. Son véhicule, une Volkswagen Coccinelle, lui avait été offert peu avant par un Français[40]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
Publications
- Pétain et les Allemands. Mémorandum d'Abetz sur les rapports franco-allemands, Paris, Gaucher, 1948. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- D'une prison. Précédé du procès Abetz vu par Jean Bernard-Derosne. Suivi des principales dépositions, du réquisitoire et de la plaidoirie de Me René Floriot, Paris, Amiot-Dumont, 1950. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Histoire d'une politique franco-allemande (1930-1950). Mémoires d'un ambassadeur, Paris, Delamain et Boutelleau, 1953. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Raymond Tournoux, Le Royaume d'Otto, Flammarion, 1982. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Barbara Lambauer, Otto Abetz et les Français ou l'envers de la collaboration, éd. Fayard, Paris 2001, 895 pp. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Didier Eisack, J'ai arrêté Otto Abetz - histoire de mon grand-père, réfugié allemand... Juif... et résistant français, éd. Amalthée, Nantes 2022, 635 pages. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Au cinéma
- Otto Abetz est joué par August Diehl dans le film Les Rayons et les Ombres de Xavier Giannoli, sorti en 2026. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Voir aussi
Bibliographie
- Barbara Lambauer. Otto Abetz et les Français ou L'envers de la Collaboration. Fayard. 2001. ISBN : 2-213-61023-1. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Barbara Lambauer-Trimbur. Trois personnalités de l'entre-deux-guerres vues par des historiens allemands. Francia. 2002. p. 143-149. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Barbara Lambauer. Francophile contre vents et marées ? Otto Abetz et les Français, 1930-1958. Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem. 2007. p. 153-160. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Martin Mauthner. Otto Abetz and His Paris Acolytes. Sussex Academic Press. 2016. ISBN : 978-1-84519-784-1. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-Pierre Besse, Claude Pennetier. Juin 40, la négociation secrète. Atelier. 2006. ISBN : 978-2-7082-3866-4. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Roland Ray. Annäherung an Frankreich im Dienste Hitlers ?. R. Oldenbourg Verlag. 2000. ISBN : 978-3-486-56495-2. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Didier Eisack. J'ai arrêté Otto Abetz : Histoire de mon grand-père, réfugié allemand Juif et résistant français. Éditions Amalthée. 14/9/2022. ISBN : 978-2-310-05299-3 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Articles connexes
- Liste des ambassadeurs d'Allemagne en France Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Institut allemand Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Notes et références
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Références 1 à 25
- Abetz, Otto (26/03/1903 - 05/05/1958), sur AGORHA.↩
- Gilbert Krebs. Les avatars du juvénilisme allemand 1896-1945. 2015 Consulter ↗↩1 ↩2
- Georges Bensoussan, Jean-Marc Dreyfus, Édouard Husson. Dictionnaire de la Shoah. Larousse. 2009. p. 75. ISBN : 978-2-03-583781-3.↩
- Lambauer, 2007 — p. 154.↩
- Xavier Chevallier. Le congrès des jeunesses franco-allemandes de Rethel (2-9 août 1931) : avant-garde du pacifisme ou symptôme de son déclin ?. Presses universitaires du Septentrion Consulter ↗↩1 ↩2 ↩3
- Jean-René Maillot. Jean Luchaire et la revue Notre Temps (1927-1940) - Thèse de l’Université de Lorraine en histoire contemporaine. docnum.univ-lorraine.fr. 2013 Consulter ↗↩1 ↩2 ↩3
- Manfred Koch. Otto Friedrich Abetz. stadtlexikon.karlsruhe.de. 2015 Consulter ↗↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
- Archives fédérales R 9361-III/565745↩
- Jean-André Faucher, Histoire de la Grande Loge de France, Éditions Albatros, 1981.↩
- Cahiers de l'Union fédérale, 20.1.1938, conférence d'Abetz à Paris, Cahiers de l'Union fédérale, 10/6/1936.↩
- « Au sujet de l'expulsion d'Abetz, il (Emmanuel Berl) trouve inacceptable qu'on renvoie un présumé espion sans ni l'incarcérer ni le juger. » (Bernard Morlino, Emmanuel Berl. Les tribulations d'un pacifiste, La Manufacture, 1990, p. 302-303).↩
- Barbara Lambauer. Francophile contre vents et marées ? Otto Abetz et les Français, 1930 - 1958. journals.openedition.org. 2007 Consulter ↗↩1 ↩2 ↩3
- Général Giraud, Mes évasions, Hachette, 1946, p. 152.↩
- Otto Abetz, le « charmeur » nazi. La Croix. 2001-11-29. Consulter ↗↩
- Jean Bérenger. Abetz Otto. universalis.fr Consulter ↗↩
- Camille Anbert. Otto Abetz passe demain en jugement. Le Monde. 12 juillet 1949 Consulter ↗↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- Barbara Lambauer. Illustration d'un rapprochement entre occupants et occupés ? La question juive au miroir d'une collaboration d'État, 1940-1942. Les Cahiers de la Shoah. 2005. p. 151-178. Consulter ↗↩
- Barbara Lambauer. Illustration d'un rapprochement entre occupants et occupés ? La question juive au miroir d'une collaboration d'État, 1940-1942. shs.cairn.info. 1 novembre 2006 Consulter ↗↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- Barbara Lambauer. Abetz Otto. agorha.inha.fr. 29/11/2021 Consulter ↗↩
- Jérôme Gautheret et Thomas Wieder, « De la haine dans l'air », Le Monde, 27 juillet 2010.↩
- Barbara Lambauer. Francophile contre vents et marées ? Otto Abetz et les Français, 1930 - 1958. Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem. 2007-11-30. p. 153–160. Consulter ↗↩1 ↩2
- Dominique Venner, Histoire de la collaboration, éd. Pygmalion Gérard Watelet, 2004, p. 378.↩
- Philippe Burrin, La Dérive fasciste. Doriot, Déat, Bergery 1933-1944, Paris, éd. Le Seuil, p. 437.↩
- Dominique Venner, Histoire de la collaboration, éd. Pygmalion Gérard Watelet, 2004, p. 160.↩
- Archives nationales 3 W 210. Cité par J.-P. Cointet, Histoire de Vichy, p. 288.↩
Références 26 à 40
- Dominique Venner, Histoire de la collaboration, éd. Pygmalion Gérard Watelet, 2004, p. 166.↩
- Henry Monneray. A plusieurs reprises, Otto Abetz a réclamé l'exécution de Georges Mandel, Paul Reynaud et Léon Blum. Le Monde. 15 janvier 1948 Consulter ↗↩
- Barbara Lambauer. Francophile contre vents et marées ? Otto Abetz et les Français, 1930-1958. 2007 Consulter ↗↩1 ↩2 ↩3
- Eckart Conze , Norbert Frei , Peter Hayes, Moshe Zimmermann. Das Amt und die Vergangenheit. Karl Blessing Verlag. 2010. ISBN : 978-3896674302↩
- Bartrop, P.R.; Grimm, E.E.. Perpetrating the Holocaust: Leaders, Enablers, and Collaborators. Bloomsbury Publishing. 2019. p. 1898. ISBN : 979-8-216-12767-3↩
- Mémorandum d'Abetz sur les rapports franco-allemands, éd. Gaucher, 1948.↩
- Barbara Lambauer, Otto Abetz et les Français ou l'envers de la collaboration, éd. Fayard, Paris 2001, 895 p.↩1 ↩2
- Didier Eisack. J'ai arrêté Otto Abetz- histoire de mon grand-père, réfugié allemand… Juif… et résistant français. Éditions Amalthée. 14 septembre 2022. p. chapitre 13, p. 315-342. ISBN : 978-2-310-05299-3↩
- Sabine Pellisson. Comment mon grand-père a arrêté l'ambassadeur d'Hitler. Le Dauphiné libéré. 13/10/2022. Consulter ↗↩
- Jean Bulher. L'arrestation de l'ex ambassadeur Abetz. L'Impartial. 5 septembre 1949. p. 1-4. Consulter ↗↩
- Otto Abetz est transféré de Fresnes à la maison centrale de Loos. Le Figaro. 29 décembre 1950. p. 2. Consulter ↗↩
- Didier Eisack. J'ai arrêté Otto Abetz - histoire de mon grand-père, réfugié allemand… Juif… et résistant français. Editions Amalthée. 14 septembre 2022. p. 468-469, 472-473, 477. ISBN : 978-2-310-05299-3↩
- David Wingeate Pike, France Divided: The French and the Civil War in Spain, 2011, p. 386, note 4 : « He died with his wife in a car accident near Langenfeld, Germany, on 5 May 1958 ».↩
- Paul Bruppacher, Adolf Hitler und die Geschichte der NSDAP, 2e, 1938-1945, Norderstedt, Books on demand, 2008, p. 612 : « Otto Abetz, deutscher Botschafter in Vichy, stirbt im Alter von 55 Jahren an einem Unfall auf der Autobahn Köln-Düsseldorf ».↩
- Barbara Lambauer. "Otto Abetz et les Français ou l'envers de la collaboration". deutschlandfunk.de Consulter ↗↩
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- Qui était Otto Abetz ? — Non vérifié
Otto Abetz, né le 26 mars 1903 à Schwetzingen (grand-duché de Bade) et mort le 5 mai 1958, est un diplomate allemand, ambassadeur du Troisième Reich à Paris durant l'occupation de la France, et un criminel de guerre nazi au cours de la Seconde Guerre mondiale.
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- Quelle est la date de naissance d’Otto Abetz ? — Non vérifié
26 mars 1903.
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- Quel est le lieu de naissance d’Otto Abetz ? — Non vérifié
Schwetzingen, Bade, Empire allemand.
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- Quelle est la date de décès d’Otto Abetz ? — Non vérifié
5 mai 1958.
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Présentation
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Biographie
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- Présentation — Non vérifié
nom | Otto Abetz
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- Présentation — Non vérifié
fonction1 | Ambassadeur d'Allemagne en France
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- Présentation — Non vérifié
à partir du fonction1 | 3 août 1940
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- Présentation — Non vérifié
jusqu'au fonction1 | juillet 1944
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- Présentation — Non vérifié
prédécesseur 1 | Johannes von Welczeck
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- Présentation — Non vérifié
successeur 1 | Wilhelm Hausenstein (en 1950, RFA)
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- Présentation — Non vérifié
date de naissance | 26 mars 1903
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lieu de naissance | Schwetzingen, Bade, Empire allemand
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date de décès | 5 mai 1958
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- Présentation — Non vérifié
lieu de décès | Environs de Langenfeld, RFA
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nature du décès | Accident de la route
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- Présentation — Non vérifié
nationalité | Allemande
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- Présentation — Non vérifié
parti | NSDAP
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profession | Diplomate
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- Présentation — Non vérifié
Otto Abetz, né le 26 mars 1903 à Schwetzingen (grand-duché de Bade) et mort le 5 mai 1958, est un diplomate allemand, ambassadeur du Troisième Reich à Paris durant l'occupation de la France, et un criminel de guerre nazi au cours de la Seconde Guerre mondiale.
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- Biographie — Non vérifié
Otto Abetz est né à Schwetzingen (grand-duché de Bade). Jusqu'en 1924, son seul engagement est dans le mouvement de jeunesse, proche du scoutisme, des Wandervogel. Il étudie la gravure sur bois et éprouve un vif intérêt pour la littérature et la culture française. En 1927, il est nommé professeur de dessin au lycée de Karlsruhe.
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- Passage de cet article — À revérifier
En 1927, Abetz réussit à créer et à présider un organisme, l’Arbeitsgemeinschaft Karlsruher Jugendbünde (AKJ), qui coordonne une quarantaine de groupes et mouvements de jeunesse de la ville de Karlsruhe, y compris les jeunesses hitlériennes. L’objectif du groupe est d’intensifier les contacts entre jeunes Allemands et jeunes Français au bénéfice des intérêts allemands,. Un voyage à Paris, à Pâques 1930, permet à Abet…
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- Démocrate, pacifiste et francophile — Non vérifié
De cette rencontre naît le Cercle de Sohlberg, qui publie un magazine dont le président est Otto Abetz. Les participants du côté français étaient des hommes aussi différents que Jean Luchaire, dont Abetz épouse la secrétaire française Suzanne de Bruyker en 1932, Guy Crouzet, Bertrand de Jouvenel, André Weil-Curiel, ou le socialiste Pierre Brossolette. À cette époque, Abetz est apprécié de ses invités français, qui av…
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- Démocrate, pacifiste et francophile — Non vérifié
La rencontre du Sohlberg est suivie, un an plus tard, de celle, plus tendue, de Rethel dans les Ardennes (août 1931) et de Mayence (mars 1932). À Rethel, Luchaire est obligé de convenir que l’opposition est presque complète entre les deux délégations. De Friedrich Bran à Otto Abetz, les orateurs allemands sont à l’unisson pour défendre les revendications de l’Allemagne. C’est à Walter Reusch, militant national-social…
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- Adhésion au Parti national-socialiste — Non vérifié
En 1932, alors qu'Hitler est aux portes du pouvoir, et après l'échec de la rencontre de Rethel, Abetz prend contact avec le NSDAP, le parti nazi dont il partage les positions en politique étrangère.
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- Adhésion au Parti national-socialiste — Non vérifié
En raison d'un gel des adhésions imposé en 1933, il ne peut rejoindre le NSDAP qu'en 1937 mais il était membre de la SS (Schutzstaffel) depuis le 1er août 1935 (matricule 253314), proche de Rudolf Hess et, protégé du ministre des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop, fut promu SS-Brigadeführer en 1942.
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- Adhésion au Parti national-socialiste — Non vérifié
En 1934, Abetz entre d'abord comme conseiller pour la France auprès de Baldur von Schirach, attaché à l'état-major national de la Direction de la jeunesse du Reich à Berlin. En 1935, il est transféré au « bureau Ribbentrop », service diplomatique du NSDAP et devient l'adjoint de Ribbentrop pour les problèmes français. À partir de 1938 il est en poste à l'ambassade d'Allemagne à Paris, représentant personnel de Ribben…
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- Adhésion au Parti national-socialiste — Non vérifié
De 1934 à 1939, il œuvre à la constitution, le 15 novembre 1935, et au renforcement en France du Comité France-Allemagne, qui publie une revue, les Cahiers franco-allemands. Homme de confiance de Joachim von Ribbentrop, il œuvre au rapprochement franco-allemand dans le sens voulu par les nazis en essayant de convaincre les Français de la volonté de paix de Hitler tout en exaltant l'œuvre du régime hitlérien.
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- Adhésion au Parti national-socialiste — Non vérifié
Abetz parvint à rallier à cette vision les associations d'anciens combattants français et leurs dirigeants, Jean Goy et Henri Pichot, ainsi que des intellectuels conservateurs et fascistes, notamment Jacques Benoist-Méchin, Fernand de Brinon et Pierre Drieu la Rochelle, dont il est proche, promouvant la confiance dans la prétendue politique de paix et de réconciliation de l'Allemagne. Lorsque cela devient totalement …
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- Passage de cet article — À revérifier
Entouré de ses collaborateurs, Carltheo Zeitschel, Ernst Achenbach, Karl Epting et Friedrich Grimm, Abetz rentre à Paris 24 heures après les premières troupes allemandes le 15 juin 1940. Il partage alors le pouvoir avec le commandant militaire de la Wehrmacht qui doit le consulter sur toutes les questions politiques. Nommé ambassadeur de l'Allemagne le 3 août 1940, il conserve ce poste jusqu'en juillet 1944,, entreco…
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Sa mission dépassait largement celle d'un agent diplomatique. Il coordonne les services civils dans la zone occupée : sécurité, SIPO SD, presse, propagande, « collaboration économique », c'est-à-dire pillage systématique des ressources de la France. D'autre part il est chargé de faire pression sur le gouvernement de Vichy pour que celui-ci accepte les demandes de Berlin.
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Le 30 juillet 1940, quelques semaines après son arrivée à Paris, Abetz expose dans un mémoire des idées précises sur le « travail politique » à opérer en France. Il signale déjà la possibilité de se servir des autorités françaises pour l'application des mesures allemandes, notamment celles qui pourraient nuire à l'image de l'armée allemande sur le plan international. Il préconise aussi d'intervenir de façon radicale …
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
En étroite coopération avec Laval, puis les services de Darlan, Abetz est très actif dans la mise en œuvre en France des premières mesures antisémites, en veillant à ce qu'elles soient endossées par les autorités françaises. Dès le 20 août 1940, Abetz, après consultation de Werner Best, propose à Ribbentrop des mesures immédiates: interdiction aux juifs réfugiés en zone sud de rentrer en zone nord, recensement obliga…
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Abetz est le déclencheur et un acteur de premier plan du pillage d'œuvres d'art en France occupée dès son arrivée en 1940, avec l'aide du Commando spécial Künsberg. Dès le mois de juillet 1940, les premiers camions chargés d’œuvres d’art se mettent en route pour Berlin malgré l’opposition au sein de l’administration militaire, contre une entreprise perçue comme un vol organisé. L'ambassade et une annexe louée furent …
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Son principal levier d'influence sur la politique de Vichy est Pierre Laval, qu'il rencontre à Paris dès le 19 juillet 1940 et dont il devient l'ami. Fernand de Brinon, l’ancien président du Comité France-Allemagne, devient leur homme de liaison. Abetz proteste donc vivement contre l'éviction de Laval par Pétain en décembre 1940, puis intrigue pour son retour aux affaires, se mettant en porte-à-faux vis-à-vis de son …
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Hitler a écrit à Abetz le 3 août 1940 pour lui demander de faire en sorte que la « France reste faible » et que « tout soit entrepris pour susciter la division interne », affirmant qu'il n'y a « aucun intérêt à soutenir réellement des forces völkisch ou nationales en France ». Suivant les directives de Berlin, Abetz travaille donc à maintenir la division des partis collaborationnistes pour empêcher que l'un constitue…
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Utilisant le réseau de relations établi avant guerre dans les milieux français de gauche et pacifistes, Abetz travaille volontiers avec d'anciens socialistes comme Marcel Déat et avec des collaborateurs surtout motivés par l'idée d'unifier l'Europe, quitte à ce que ce soit sous domination allemande. Dans son rapport à Ribbentrop daté du 23 juin 1941, Abetz prône « un traité de paix qui empêcherait, par la mise en pla…
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
En mars 1941, Abetz propose à Ribbentrop l'exécution de Paul Reynaud et Georges Mandel, demande qu'il renouvellera en 1944 en y ajoutant Léon Blum.
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
En mai 1941, il signe pour l'Allemagne les protocoles de Paris avec l'amiral Darlan, visant à accorder des facilités militaires à l'armée allemande en Afrique et en Syrie. L'influence politique d'Abetz décline à partir de 1942. Ses efforts à Berlin et à Paris pour établir une alliance militaire franco-allemande contre l'Angleterre échouent. Au début de 1942, Abetz, secondé par Jacques Benoist-Méchin, lance une nouvel…
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Les convictions antisémites d’Abetz ont joué un rôle déterminant dans son recrutement personnel par Adolf Hitler. Les premières initiatives en vue de la persécution des Juifs en été 1940 émanent effectivement d'Abetz, alors qu’il est à peine installé dans ses services rue de Lille.
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Abetz a joué un rôle de premier plan dans le processus de déportation des Juifs présents en France qu'ils soient français ou étrangers. Avec Zeitschel, son conseiller aux affaires juives (Judenreferent) à l'ambassade d'Allemagne en France, il organise cette déportation. Il œuvre tout d'abord en mars 1941 à la création d'un « Office central juif » à travers la nomination de Xavier Vallat au nouveau « Commissariat géné…
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Le 3 avril 1941, une réunion a lieu entre Otto Abetz, Zeitschel, Dannecker et Schilling : ils souhaitent que la déportation des Juifs étrangers de zone occupée soit prise en charge par Vichy et pas par les Allemands. Si Vallat faisait preuve de « mollesse », il serait pris en main par le responsable de la section juive du SD, Dannecker. En août 1941, Abetz emporte avec lui à Berlin une note préparée par Zeitschel sug…
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Le 5 mai 1942, lors de la venue à Paris de Reinhard Heydrich, Otto Abetz, avec Dannecker et Carltheo Zeitschel met au point l'ordonnance allemande promulguée le 29 mai 1942. Celle-ci impose le port de l'étoile jaune à tous les Juifs de plus de six ans de la zone occupée « indépendamment » de Vichy qui est libre de l’appliquer en zone Sud non occupée.
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Le 2 juillet 1942, Abetz en réponse à la demande d'Adolf Eichmann, donne son accord à « la déportation de 40 000 Juifs de France pour le service de travail à Auschwitz » dans un télégramme adressé au sous-secrétaire d'État et représentant du ministère des Affaires étrangères à la conférence de Wannsee, Martin Luther, soulignant la nécessité de mesures globales tant dans les zones occupées que non occupées. Abetz émet…
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Après le débarquement en Afrique du Nord, sanctionné par Ribbentrop à la suite de ses intrigues pour le retour de Laval au pouvoir, Abetz est rappelé en Allemagne fin 1942. Il rédige pendant cette période un mémorandum dans lequel il constate et regrette que les efforts de certains Français en faveur de la collaboration soient toujours rejetés ou méprisés par Berlin.
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Revenu à Paris à l'automne 1943 il fait nommer les collaborateurs radicaux Joseph Darnand, Marcel Déat et Philippe Henriot aux ministères les plus importants pour l'Allemagne : l'Intérieur, le Travail et et la Propagande. Il coordonne la répression, ravitaille en armes la Milice, s'occupe des questions de maintien de l'ordre et des représailles.
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- Ambassadeur d'Allemagne en France — Non vérifié
Il est démis de ses fonctions en juillet après le débarquement des Alliés, et s'enfuit le mois suivant en accompagnant Pétain à Sigmaringen.
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- Passage de cet article — À revérifier
Réfugié en Forêt-Noire à Todtmoos près de Sankt Blasien sous le nom de Laumann, il est arrêté avec sa maîtresse, Erni Noah, en octobre 1945, par les forces françaises d'occupation, grâce à la perspicacité de Joachim Eisack alias Richard Ezac, alors inspecteur de la Sûreté à Säckingen,. Ce dernier est renvoyé de la police pour avoir arrêté le suspect en dehors de sa juridiction.
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Sources et méthode
- Wikipédia · Otto Abetz ↗CC-BY-SA-4.0
- Otto Abetz ↗CC-BY-SA-4.0
- Ouvrage cité : Trois personnalités de l'entre-deux-guerres vues par des historiens allemands ↗
- Ouvrage cité : Francophile contre vents et marées ? Otto Abetz et les Français, 1930-1958 ↗
- Ouvrage cité : Juin 40, la négociation secrète ↗
Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗