Le Livre de Marco Polo
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Le Livre de Marco Polo (aussi connu sous les titres Le Devisement du monde ou Le Livre des merveilles, en italien sous celui d'Il Milione et en anglais comme The Travels of Marco Polo) décrit l'empire sinomongol de Khubilai Khaan, pour lequel Marco Polo a été « messager », c'est-à-dire émissaire impérial, de 1275 à 1290. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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À retenir
Questions essentielles
Que désigne « Le Livre de Marco Polo » ?
Le Livre de Marco Polo (aussi connu sous les titres Le Devisement du monde ou Le Livre des merveilles, en italien sous celui d'Il Milione et en anglais comme The Travels of Marco Polo) décrit l'empire sinomongol de Khubilai Khaan, pour lequel Marco Polo a été « messager », c'est-à-dire émissaire impérial, de 1275 à 1290. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le livre qui a rendu Marco Polo mondialement célèbre est la première description européenne de l'ensemble de l'Orient : Perse, Asie centrale, Extrême-Orient, Inde et océan Indien. Antérieurement, Jean de Plan Carpin et Guillaume de Rubrouck avaient raconté… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le Livre est souvent perçu comme un recueil de « merveilles » (au sens ancien : choses étonnantes, surprenantes, voire effrayantes). Mais sa trame est une base continue d'informations plus précises, nombreuses et exactes que la légèreté des récits et la… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le texte et ses détails
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| Manuscrit du Livre de Marco Polo : bataille contre les éléphants du roi de Birmanie Manuscrit A2, BnF fr 2810 (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× | |
| Auteur | Marco Polo et Rusticien de Pise Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× |
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| Pays | Italie (écrit en français) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× |
| Genre | Description de l'Asie et de l'empire sinomongol de Khubilai Khaan Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× |
| Lieu de parution | Gênes Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× |
| Date de parution | 1298 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× |
| Type de média | Manuscrit Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× |
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Le Livre de Marco Polo (aussi connu sous les titres Le Devisement du monde ou Le Livre des merveilles, en italien sous celui d'Il Milione et en anglais comme The Travels of Marco Polo) décrit l'empire sinomongol de Khubilai Khaan, pour lequel Marco Polo a été « messager », c'est-à-dire émissaire impérial, de 1275 à 1290. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ce livre est considéré comme ayant fait faire un pas de géant à la géographie pour avoir décrit l'Asie et, en mer de Chine et océan Indien, les îles depuis le Japon jusqu'à Madagascar. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Faire connaître de nombreux peuples et les particularités de diverses régions du monde est le but fixé par les premiers mots du Livre : « Pour savoir la pure vérité de diverses régions du monde... ». Au long de ses itinéraires, le Livre rapporte aussi une multitude d'historiettes, historiques ou piquantes, rarement miraculeuses. Surtout, il relate l'histoire des Mongols de Gengis Khan, et décrit les institutions de la Chine sous l'empereur Khubilai Khaan, avec ses fastes, ses chasses et ses fêtes dans sa ville de Pékin (Khanbalik). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Rédigé en 1298 dans un français approximatif parsemé d'italianismes, corrigé par des copistes français à partir de 1307, ce livre comporte un prologue relatant un premier voyage en Asie, celui des père et oncle de Marco Polo, puis leur second voyage, cette fois avec Marco. Ce prologue est suivi de quatre itinéraires : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- depuis Acre vers la Chine ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- depuis Pékin vers le Yunnan et quatre États au sud de la Chine ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- depuis Pékin vers Hangzhou et le port de Quanzhou ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- enfin, l'espace entre le Japon et Madagascar en passant par Sumatra, Sri Lanka et l'Inde, puis le sud de l'Arabie. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À partir des manuscrits anciens qui ont été conservés, tant en français qu'en traduction, ce livre est fréquemment édité, sous divers titres. Il donne aussi lieu à d'innombrables études qui confirment la véracité de la plupart des nombreux faits consignés. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'Œuvre

Le livre qui a rendu Marco Polo mondialement célèbre est la première description européenne de l'ensemble de l'Orient : Perse, Asie centrale, Extrême-Orient, Inde et océan Indien. Antérieurement, Jean de Plan Carpin et Guillaume de Rubrouck avaient raconté leur voyage en 1246 et 1254 jusqu'en Haute Mongolie, mais ils n'avaient pas pénétré aussi loin en Extrême-Asie et avaient rédigé en latin[77]. Le Livre de Marco Polo est le plus ancien des livres en prose européenne moderne, non en latin ni versifié, qui soit resté célèbre et populaire[47]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ce livre décrit les immenses possessions de l'empire sinomongol, qui fut l'empire le plus vaste du monde[48]. Il décrit aussi le Grand Khan et empereur de Chine Khubilai, qui fut l'un des hommes les plus puissants de l'Histoire – sinon le plus puissant de tous. L'attestent son organisation militaire, son mode de gouvernement, son papier-monnaie obligatoire, ses chasses extraordinaires et ses fêtes fastueuses : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« L'homme le plus puissant en gens, en terres et en trésors, qui fut jamais au monde ni qui soit maintenant, depuis Adam notre premier père jusqu'à aujourd'hui[78]... Si que je vous dis bien en vérité que jamais ne fut ni ne sera, je crois, homme qui puisse avoir si grande réjouissance et agrément en ce monde comme celui-ci a, ni qui mieux eut le pouvoir de le faire[79] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le Livre n'est pas à proprement parler un récit de voyage, car les itinéraires sont reconstruits, et l'expérience vécue par son auteur n'est évoquée que de façon discrète[80] – sauf peut-être quand il s'agit du charme des courtisanes de Hangzhou[81]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il fait voyager par ses descriptions de villes, d'institutions de pays lointains, de coutumes étranges et parfois cocasses ou piquantes[82], émaillées de belles histoires comportant parfois des éléments légendaires présentés comme tels. Ce livre fut un guide utile pour les marchands en route vers l'Asie, quoique son auteur n'ait pas été lui-même un commerçant en Chine[83],[84],[85], mais un agent officiel employé par le palais impérial[86]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Encore utile comme guide au XIXe siècle[87], cette œuvre a beaucoup contribué aux progrès des géographies physique, humaine et politique : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Et si dans la longue série des siècles on cherche quels sont les trois hommes qui ont le plus contribué aux progrès de la connaissance du globe, le modeste nom du voyageur vénitien vient se placer sur la même ligne que ceux d’Alexandre-le-Grand et de Christophe Colomb. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
— Walckenaer, Vies de personnages célèbres[88]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Contenu du Livre
Un avant-propos, un prologue et quatre parties
Marco Polo révèle le pétrole, le charbon et l'amiante.
Pétrole (‘huile’)[89] :
« Et en cette fin vers Géorgie, sachez qu'il y a une source d'où sort huile en moult grande quantité ; si que bien 100 navires y pourraient bien charger à la fois. Mais elle n'est pas bonne à manger, mais elle est bonne à brûler et à enduire les chameaux contre la gale. Et y viennent gens de moult loin pour cette huile. Car en toute la contrée ou environ ne brûlent autre huile. »
Charbon (‘les pierres pour feu’)[90] :
« Il est vrai que par toute la province du Catay a une manière de pierres noires qui s'excavent des montagnes par filons et qui brûlent comme bûche, et maintiennent mieux le feu que la bûche ne fait. Car si vous les mettez au feu la nuit vous trouverez du feu au matin, si qu'elles sont si bonnes que par toute la province ne brûlent autre chose. »
Amiante (‘salamandre’)[91] :
« Et sachez bien qu'en cette dite montagne se trouve une veine de laquelle se fait la salamandre. Car sachez de vrai que salamandre n'est pas une bête si comme on dit en nos pays, mais est d'une veine de terre, et entendrez comment ... l'on fait creuser en cette montagne, et on trouve une veine (de terre) ; et se prend cette veine et s'amenuise, et l'on trouve dedans comme fils de laine, et puis on les met sécher. Et quand elle est sèche, si se réduit dans de grands mortiers de fer, puis la font laver et toute la terre s'en va et demeure si comme fils qui semblent de laine ; et on les fait filer, et on en fait toiles. Et quand elles sont faites, si ne sont pas bien blanches, mais ils les mettent dedans le feu. Et quand une en est retirée, si est blanche comme neige, et chaque fois qu'elle devient sale on la met dedans le feu, si devient blanche. Ainsi est la vérité de la salamandre non autrement : car qui le dirait autrement ce serait bourde et fable. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
File:Route-Marco-Polo-fr 001b.png Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Itinéraires de Marco Polo (clic pour carte entière).
En rouge, aller (1271-1294). – En bleu, missions en Chine (1275-1290). – En vert, retour (1292-1295). – En brun, lieux cités hors itinéraire certain. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
(ch. 145, bataille de Xiangyang). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Le Livre comporte un avant-propos, un prologue et quatre parties ; le nombre de chapitres est variable selon les manuscrits : entre 192 et 232[50]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- L’Avant-propos (à tort souvent confondu avec le Prologue, surtout dans la compilation initiale qui le numérote comme un chapitre) ne comporte que 300 mots et présente le livre, son auteur et les circonstances de sa rencontre avec son rédacteur, Rusticien de Pise (nommé « Rustaciaus de Pise » dans le ms. F et « Rusta Pisan » dans le ms. A1)[51]. S'y adjoint, dans les manuscrits B3, B4 et B5, le certificat d'origine de la rédaction corrigée à partir de 1307. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le Prologue raconte en dix-huit courts chapitres le premier voyage de Nicolo et Matteo Polo, les père et oncle de Marco, entre 1255 et 1269, puis leur second voyage avec Marco de 1271 à 1295. Cette partie de l'œuvre est la plus personnelle. Elle valorise les parents Polo comme ambassadeurs du Grand Khan Khubilai auprès du pape[92], et plus tard Marco comme son « messager[93] » ou Envoyé[94] — c'est-à-dire émissaire impérial chargé de transmettre les ordres de l'Empereur sans s'impliquer dans leur exécution, puis observer et faire rapport. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La Première partie détaille le second voyage, avec Marco, au long d'un itinéraire qui va de Saint-Jean-d’Acre et le port d'Ayas en Petite Arménie jusqu'à Shangdu, qui était la capitale d'été de Khubilai, où Marco lui est présenté[1].
Cet itinéraire commence par la traversée de l'Anatolie vers l'Iran et évoque les pays avoisinants : Grande Arménie, Géorgie, Mossoul où se produisait la mousseline, Bagdad où le califat avait été détruit par les Mongols en 1258.
Ensuite vient l'Iran en commençant par Tabriz avec ses soieries, son orfèvrerie et ses populations mélangées (ch. 19 à 29)[52], puis Saveh d'où sont venus les Rois mages, Yazd, Kerman, Ormuz (Hormos, qui était alors un port sur le continent), enfin l'est de l'Iran où est racontée l'histoire des Ismaéliens assassins dirigés par le Vieux de la Montagne (ch. 30 à 42).
Ensuite est décrit l'Afghanistan, avec excursions au Kafiristan des irréductibles kafirs buveurs de vin et au Cachemire, puis le Pamir où « l'on monte tant que l'on dit que c'est le plus haut lieu du monde »[53], puis entrée dans le Sinkiang près de Taxkorgan (ch. 43 à 50).
Après une excursion à Samarcande (avec le miracle du pilier hors sol de l'église des chrétiens), le récit avance vers la Chine par les oasis au sud du désert du Taklamakan. Il poursuit par l'ouest du désert de Gobi jusqu'à Dunhuang, où sont décrits pour la première fois les rites des populations bouddhistes (ch. 52 à 57).
De là, grande excursion vers le Nord pour évoquer Karakorum et l'histoire des Mongols, leurs mœurs de guerriers nomades et leur redoutable ascension avec Gengis Khan après sa victoire contre prêtre Jean, khan christianisé qu'il identifie, comme Rubrouck, à Ong Khan Toghril, puis va jusqu'au Grand Nord arctique[49] (ch. 58 à 73).
Enfin, le récit évoque la Mongolie Intérieure, puis l'arrivée à Shangdu en 1274[54] après trois ans de voyage (ch. 74). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La Deuxième partie est d'abord consacrée à Khubilai Khaan : comment il a pris, affermi et défendu son pouvoir (ch. 75 à 80) ; ses quatre femmes et ses nombreuses concubines (ch. 81) ; ses fils (ch. 82) ; ses palais (ch. 83-84) ; sa salle des banquets et sa garde prétorienne (ch. 85) ; ses fêtes et la couleur des costumes (ch. 86) ; les présents et offrandes qu'il reçoit (ch. 87) ; ses grandes chasses (ch. 88-92).
Puis sont décrits : la ville de Pékin (Cambaluc, ch. 94) ; le papier-monnaie rendu obligatoire et exclusif (ch. 95) ; le gouvernement (ch. 96) ; les relais de poste (ch. 97) ; les dégrèvements d'impôts en cas de calamité naturelle (ch. 98) ; le réseau de routes bordées d'arbres (ch. 99) ; le vin de riz (ch. 100) ; l'usage du charbon ; le stockage des céréales dans des silos pour réguler les prix et prévenir les disettes (ch. 102) ; les aides aux démunis (ch. 103) — modes de gouvernement pour la plupart alors encore inconnus en Europe[80].
À quoi s'ajoute dans la rédaction de Ramusio l'histoire d'un coup d'État, l'assassinat dans la Cité Interdite d'un important ministre — chapitre que termine la mention sibylline : « Et dans le temps que cela se passait, messire Marco se trouvait sur les lieux[95] », laissant entendre qu'il participa à l'enquête judiciaire qui suivit[96].
– Les chapitres suivants de la deuxième partie présentent deux itinéraires en Chine[97], que Marco Polo a parcourus lors de ses missions comme « messager » de l'empereur de Chine : l'un va vers le sud-ouest de Pékin, l'autre va vers le sud-est.
* Le premier itinéraire décrit la route vers le Yunnan en passant par Xi'an, le Sichuan, l'est du Tibet et le Yunnan ; suivi d'un survol des pays au sud de la Chine, actuels Birmanie, nord de la Thaïlande, nord du Vietnam (ch. 104-129).
* Le second itinéraire va de Pékin vers la Chine du Sud, l'ancien empire des Song du Sud que Khubilai Khaan absorba à partir de 1276. En longeant plus ou moins le Grand Canal, il arrive à Yangzhou (où M. Polo fut émissaire impérial pendant trois ans - ch. 143). S'ensuit une excursion à Xiangyang (Saianfu), théâtre d'un long siège où furent décisives des armes venues de l'Ouest (à l'initiative des père et oncle de M. Polo - ch. 145[55]). Puis il parvient à la grande capitale de Hangzhou, qui était la plus grande ville du monde (ch. 151), et dont il détaille les immenses recettes fiscales (ch. 152). Enfin il atteint Quanzhou, le plus grand port du monde (ch. 156). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La Troisième partie, qui s'intitule le Livre d'Inde, décrit la mer de Chine et l'océan Indien. Elle commence par Cipango, le Japon gorgé d'or, et les autres îles dont Sumatra et Sri Lanka (ch. 157-168), puis décrit l'Inde (ch. 169-182). Ensuite une excursion mène dans l'ouest de l'océan Indien, par ouï-dire car l'auteur précise qu'il n'y est pas allé : Socotra, Madagascar, Zanzibar avec son arrière pays africain ; enfin Éthiopie et retour par Aden, Dhofar et Oman jusqu'à l'ancienne Ormuz (ch. 183-192).
Ce récit comporte, avec de belles histoires, beaucoup d'informations vérifiées exactes qui témoignent d'une expérience réelle, notamment lors d'une escale de cinq ou six mois à Sumatra à cause de la mousson, d'où il rapporte une description qui reste un modèle pour l'ethnographie. Sont décrits les jonques chinoises, les hauts fonds du détroit de Johor, la disparition de l'étoile Polaire sous l'équateur, l'anthropophagie rituelle ou guerrière, l'arbre à vin de Sumatra, le bois de brésil que l'auteur a tenté d'introduire en Europe sans succès[98], les rubis de Ceylan, les diamants de Golconde, le poivre, l'indigo, le gingembre, les cuirs du Gujarat, et même à Ash Shihr les moutons sans pavillon d'oreilles[99].
L'auteur s'intéresse aussi aux croyances religieuses, à l'aspect des brahmanes et à la nudité des ascètes[100], ainsi qu'aux chamans et à leurs bizarres protocoles médicaux ; à Ceylan, il raconte l'histoire du Bouddha dans des termes proches du Lalitavistara[101],[102].
De l'ouest de l'océan Indien, le récit rapporte des légendes comme celle des deux îles « Masle et Femelle » habitées l'une par des hommes, l'autre par des femmes, qui ne se rencontrent qu'au printemps (ch. 183), ou celle de l'oiseau rokh qui soulève des petits éléphants, oiseau que l'auteur hésite à assimiler au griffon (ch. 185) ; des faits géographiques : Madagascar la grande île d'où les bateaux n'osent aller plus au sud à cause des forts courants marins, et des faits historiques : une guerre des chrétiens d'Éthiopie contre des mahométans de la Côte somalienne (ch. 187). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Une Quatrième partie, souvent plus ou moins omise dans des manuscrits, contient des fragments historiques au long de 34 chapitres dans le ms F, 8 chapitres seulement dans les mss. A1 et A2, et 3 seulement dans les mss. B.
Elle raconte la « Province d'obscurité » (le Grand Nord russe), et surtout les guerres fratricides entre khans mongols, qui font comprendre la cause de leur prochain déclin : les expéditions répétées de Qaidu contre les troupes du Grand Khan en Asie centrale et en Mongolie – les combats de la Horde d'Or contre l'ilkhanat d'Iran – le combat d'Arghoun contre son oncle Ahmad Teküder pour le pouvoir en Iran – la bataille en 1297 d'un puissant général faiseur de rois, Nogaï, contre le khan de la Horde d’Or Toqtaï. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Chapitres saillants
Le Livre est souvent perçu comme un recueil de « merveilles » (au sens ancien : choses étonnantes, surprenantes, voire effrayantes[56]). Mais sa trame est une base continue d'informations plus précises, nombreuses et exactes que la légèreté des récits et la simplicité de la langue ne laissent supposer. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Chapitres 97 et 99[52] sur les relais impériaux, leur luxe, leurs nombreux chevaux, la rapidité de leurs courriers. Lors de ses missions, M. Polo a souvent utilisé ces relais où, dit-il, « si un roi y venait, il serait bien hébergé[103] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Chapitre 145 sur la bataille de Xiangyang (Saianfu), qui révèle l'implication de Nicolo et Matteo Polo, les père et oncle de Marco, dans un transfert de technologie militaire. L'introduction d'un grand modèle de perrières fut effectivement décisive pour la conquête par les Mongols du très riche empire des Song du Sud. Si l'affaire est contestée (voir ci-dessous), sa véracité fait comprendre que Khubilai put favoriser les frères Polo et faciliter la promotion de leur fils Marco[104]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Chapitre 151 sur Hangzhou, à l'époque la plus grande ville du monde. Elle est décrite par M. Polo à partir d'une lettre de l'impératrice Song (dont lui seul a transmis la teneur) et de ses propres expériences. Elle est présentée comme le joyau de la dynastie Song et un apogée de la civilité humaine — un sommet du Livre aussi, surtout dans la rédaction de Ramusio qui est deux fois plus développée. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Chapitre 152 sur les recettes fiscales de la province de Hangzhou, seul cas où M. Polo présente le résultat d'une de ses missions. Ses évaluations comportent le chiffre le plus astronomique du Livre, l'équivalent d'environ 300 tonnes métriques d'argent fin[105], annuellement et pour le seul impôt sur le sel dans une seule province, soit environ douze fois la recette ordinaire du royaume de France[106] : montant incroyable (« si desmesuré nombre de monnoie que c'est impossible chose à croire ») mais démontré compatible avec une statistique des Annales chinoises[107], prouvant que M. Polo n'affabule pas, même dans son évaluation la plus démesurée. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Chapitres décrivant l’économie : intervention sur le marché des grains (ch. 102) et fonds sociaux (ch. 98 et 103) ; appareil de production proche de l'industrie à Hangzhou (ch. 151) ; bateaux et commerce naval (ch. 156, 157, 177). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Chapitre 80 sur le papier-monnaie, rendu obligatoire pour la première fois dans l'histoire et sous peine de mort (ch. 95). M. Polo le décrit comme un gigantesque détournement de l'économie au profit de l'État : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
grâce à ce papier en écorce d'arbre « qui rien ne lui coûte… l'empereur achète tant chaque année que c'est sans fin son trésor… il a de cette façon tout le trésor de ses terres… la manière et la raison pourquoi il doit avoir et a plus de trésor que tous ceux du monde ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Chapitre posthume racontant l’assassinat d'un puissant ministre des finances en 1282 (ch. II.8 de Ramusio)[95], prouvant que Marco Polo eut connaissance de nombreux détails secrets d'un des évènements les plus graves du règne de Khubilai. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Tyrannie enfin : massacre de dizaines de milliers de personnes à l'enterrement de chaque Grand Khan avant Khubilai (ch. 68)[108] – répressions terribles (ch. 133 et 149) – appareil militaro-policier omniprésent dans les villes – couvre-feu permanent à Pékin (ch. 84, 85) – soldats sur chacun des innombrables ponts de Hangzhou (ch. 151) – despotisme criminel d'un ministre (ch. II.8 de Ramusio). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Exagérations dans les récits ?
De nombreux chercheurs ont depuis le XVIIe siècle confirmé un nombre incommensurable d'informations contenues dans le Livre de Marco Polo, ce que Kazuo Enoki résume ainsi[109] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Les descriptions de Marco Polo me semblent très fidèles à ce qu’il a entendu. C’est-à-dire que jamais il n’exagère ce qu’il a entendu ni n’invente aucune description. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cependant trois chapitres cristallisent un soupçon d'exagération : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le chapitre 143[52] sur Yangzhou, où il est reproché à M. Polo de prétendre y avoir été « gouverneur » alors qu'aucun document chinois ne le confirme[110]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le chapitre 145 sur la bataille de Xiangyang (Saianfu), où il est reproché à Marco Polo de s'y être mis en scène[111]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le chapitre 152 sur l'impôt prélevé à Hangzhou, où l'évaluation de la recette pour le sel paraît exorbitante[112]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Quant au premier, Hangzhou : le texte ne dit pas qu'il y fut ‘gouverneur’, mais qu'il y « eut seigneurie[57] durant trois ans par le commandement du Grand Khan[113] », ce qui est compatible avec son emploi de « messager[93] », c'est-à-dire émissaire impérial chargé de transmettre des ordres et de faire rapport sur leur mise en œuvre, sans se mêler de l'exécution laissée à l'administration locale, laquelle devait impérativement obéir aux ordres de l'Empereur transmis par ses messagers[94]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Quant au second, bataille de Xiangyang : les meilleures rédactions (mss. A, C et Ramusio) ont supprimé la mention “et messire Marc” ajoutée fautivement par un copiste derrière le nom de ses père et oncle. Le récit concerne le père et l'oncle lors de leur premier voyage, c'est entre 1266 et 1268 qu'ils « proposèrent » et « firent faire » des perrières[2]. Dès lors les dates concordent[58] ; et nulle part le texte les présente comme présents sur place à Xiangyang. Le récit est enfin d'autant plus crédible que les perrières étaient une spécialité de l'arsenal de Venise. — La suppression par Ramusio en 1559 de la mention du prénom Marco est particulièrement significative, car il ne connaissait pas les textes en français qui l'avaient aussi supprimée. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Quant au troisième, recette fiscale : Guillaume Pauthier[114] et Hans Ulrich Vogel[115] ont démontré que l'évaluation de M. Polo, quoique démesurée, est compatible avec une statistique chinoise qui a été retrouvée. À cause du caractère mathématique de cette démonstration, Pauthier disait qu'« aucune preuve plus frappante de la véracité scrupuleuse de Marc Pol ne pouvait être fournie[116] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Omissions
Du fait que le Livre ne parle pas explicitement de diverses réalités chinoises (sinogrammes, Grande Muraille, thé, pieds bandés, pêche au cormoran...), quelques commentateurs ont tenté d'en tirer argument contre les récits de Marco Polo[117]. Mais une absence ne saurait constituer une preuve : « l'argument ex silentio est au plan de la méthode un faux argument[118] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À ces critiques, M. Polo oppose ses ultimes paroles, sur son lit de mort, à ceux qui lui demandaient de rétracter ce qui dans son livre allait au-delà des faits : « Je n'ai pas écrit la moitié de ce que j'ai vu[119] » ; même s'il l'avait voulu, il est impossible de tout décrire, comme de son propre voyage Odoric de Pordenone l'avoue : « je serais certainement incapable de dire la millième partie de ce que j'ai vu[120] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Voyageur explorateur ? Bon observateur
Marco Polo est souvent représenté comme un ‘voyageur’ et un ‘explorateur’. Cependant son Livre nous le montre parcourant beaucoup de « journées » de cheval, mais à titre officiel : attaché d'ambassade à l'aller, messager de l'empereur en Chine, chargé de « messagerie » à son retour[121]. Il n'était pas un ‘voyageur’ qui voyage pour son agrément ou pour ses propres recherches, mais un « messager » portant table de commandement en or[122], logé dans des relais impériaux luxueux[103]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
D'autre part, le Livre décrit des lieux où M. Polo n'est pas allé. Les itinéraires sont littéraires, reconstruits, « il est même impossible de fixer exactement sa route[123] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Vouloir, par habitude, faire du Devisement un récit de voyage est manifestement une erreur... (Il y a des) pays hors itinéraires et pourtant décrits, réintroduits d’une façon artificielle dans le cours du discours... Marco, dans son livre, ne suit pas son itinéraire... il s’agit d’une narration, pour faire connaître les pays et non l'aventure personnelle d’un seul homme. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
— Jacques Heers[124] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Aux trajets effectivement parcourus se greffent des pays adjacents, qu'il ne prétend pas avoir visités, mais qui : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- soit appartenaient à l'empire mongol (ch. 21-28[52] : Bakou, Géorgie, Irak – ch. 51 : Samarcande – ch. 58-70 : Dzoungarie, Mongolie, Sibérie) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- soit lui étaient plus ou moins inféodés (ch. 47-48 : Cachemire – ch. 120-127 : Birmanie, nord de la Thaïlande et du Vietnam), soit étaient en relations commerciales pouvant déboucher sur leur soumission (ch. 158, 162, 165 : Japon, Java, Sumatra – ch. 183-190 : Ouest de l'océan Indien). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le sujet du Livre n'est pas le ‘voyageur’ Marco Polo, mais le plus vaste empire continental de l'histoire[48], l'empire sinomongol de l'empereur qui réunifia la Chine : Khubilai Khaan. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Quant à ‘explorateur’, cela ne saurait être au sens du XIXe siècle. M. Polo ne découvre pas des pays inconnus, mais il révèle à l'Europe des mœurs, des histoires, des pays connus des Chinois. Cependant il est un chercheur et un bon observateur, ne serait-ce que pour satisfaire son maître, le Grand Khan, qui désirait connaître comment vivaient ses peuples. Le Livre le dit explicitement[125] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« toujours allant et venant de çà et de là en messagerie par diverses contrées, là où le seigneur l'envoyait ... il peinait moult pour savoir et pour entendre toute chose qu'il croyait plaire au Grand Kaan ... il mettait beaucoup d'attention à savoir et à espier et à s'enquérir de tout pour le raconter au grand seigneur. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il ne faisait pas qu'observer, il questionnait, notamment les hauts fonctionnaires locaux, et prit vraisemblablement des informations dans des livres et documents chinois[126],[127]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ses qualités d'observateur ont été reconnues par son contemporain Pietro d'Abano, l'un des plus grands esprits de son temps, qui a laissé ce fort compliment : « Marc le Vénitien est de tous ceux que j'ai connus, celui qui a le plus parcouru le globe et a été l'observateur le plus attentif[128] ». Particulièrement, le Livre révèle une remarquable connaissance des plantes et des animaux que les précédents voyageurs avaient rarement mentionnés[129]. Sa description de cinq variétés de grues (ch. 73) fait dire à Stephen Haw (en) que « seul un excellent observateur et bon connaisseur des oiseaux peut donner une information si juste et si précise[130] ». Le Sénat de Venise formait ses ambassadeurs et autres voyageurs à décrire ce qu'ils voyaient dans les pays étrangers selon un canevas proche de celui suivi dans le Livre pour la description de chaque pays. Jacques Heers résume ainsi : « Le livre écrit par Marco Polo et Rusticello n’est pas le récit des voyages des Vénitiens. C’est un traité encyclopédique qui s’inscrit dans une très longue et vivante tradition[131] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Titres du Livre
Le Livre se présente sous différents titres, généralement repris des premiers mots ou incipit des manuscrits[3]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le Livre de Marco Polo est le titre des mss. A2, A4 et D, et celui de la traduction latine de Pipino[4]. — Ce titre a aussi été retenu par les deux plus grands commentateurs du livre, Guillaume Pauthier et le colonel Henry Yule. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le Devisement du monde est le titre des mss. F et A1. — Ce titre a le défaut d'utiliser un mot devenu obscur (devisement[59]) et d'être formellement inexact, car le sujet du Livre n'est pas “le monde”, mais le monde du Grand Khan Khubilai, depuis le centre de l'actuelle Turquie jusqu'à la Corée, en incluant, notamment, l'Iran et la Sibérie. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le Livre du Grand Khan est le titre des mss. B. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le Livre des Merveilles n'est qu'un complément des incipits des mss. A2, A4 et B[3]. — Ce titre a le défaut d'utiliser le mot 'merveille' qui est ambigu[56] et de prêter à confusion : d'une part parce que « Le livre de merveilles du monde » est le titre du gros manuscrit BnF fr. 2810 qui contient onze œuvres en sus du Livre de Marco Polo[5] ; d'autre part parce que le douteux livre de Mandeville, qui contient beaucoup de plagiat, est aussi intitulé le Livre des merveilles du monde. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Les Voyages de Marco Polo est le titre de l'édition de Ramusio (1559), titre adopté ensuite par la plupart des traductions anglaises depuis Frampton (1579)[132], ainsi que par l'édition de la Société de géographie (1824). — Ce titre a le défaut de représenter Marco Polo en ‘voyageur’, alors qu'il était en Chine un officiel en mission. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Il Milione est le titre courant en Italie. Mais Milione était le surnom de l'auteur, non de son Livre[133]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Des divers titres extraits des incipits des manuscrits, à vrai dire seuls conviennent vraiment : Le Livre de Marco Polo, ou Le Livre du Grand Khaan car Khubilai Khaan en est le sujet central. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Langue de la rédaction
« Seingnors enperaor et rois, dux et marquois, cuens, chevalers et borgiois, et toutes gens qe volés savoir les deverses jénérasions des homes et les deversités des deverses région dou monde... » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
« Pour savoir la pure vérité de diverses régions du monde, si prenez ce livre cy et le faites lire... » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Le Livre a été rédigé en français du XIIIe – XIVe siècle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La première rédaction a été faite en prison à Gênes en 1298 avec l'aide de Rusticien de Pise, un écrivain pisan écrivant en français approximatif, mais habile compilateur, comme le prouve sa compilation des romans de chevalerie[134]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le choix de cette langue peut s'expliquer par le fait que le français était une langue internationale[135],[136] propre à toucher « tous les rois de la chrétienté[60] », ou par le fait que le latin, contrôlé par l'Église, ne permettait pas la même liberté de ton[61], ou bien encore par ces remarques de Guglielmo Libri[137] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« La rédaction française du Voyage de Marco Polo et les autres ouvrages composés en français par des Italiens montrent qu'à cette époque où toutes les langues néo-latines étaient encore presque confondues, où l'influence provençale venait de ranimer la poésie italienne, où plusieurs poètes italiens écrivaient en provençal, la langue italienne n'avait pas encore prévalu dans toute l'Italie. Alors, les nations n'avaient fixé ni leur langage ni leurs limites. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le Livre lui-même précise qu'il a été écrit en français[6], en langue d'oïl[7], et Jean le Long le confirme en 1350 : « ce livre a été écrit en français[138] » ; Jean Lebeuf le répète en 1741 : « Un nommé Marc, qui avait été envoyé en Tartarie et aux Indes, fit en français un livre des merveilles de ce pays-là[139] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
D'autres preuves philologiques ont été apportées en 1827 par le comte Baldelli Boni[140]. Étudiant les plus anciens manuscrits en dialectes italiens, dont l'un antérieur à 1310, il trouva de nombreux gallicismes prouvant que « ce document est traduit du français (la presente opera è versione dal francese)[141] ». Son avis fut aussitôt partagé[142],[143], ainsi que le dit Barthélemy Saint-Hilaire[144] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Le comte Baldelli Boni constata que son texte italien n'était qu'une traduction du texte français, encore plus ancien qu'elle. Les arguments qu'il fournissait étaient décisifs : les fautes trop visibles de la traduction italienne laissaient apercevoir la leçon originale […]. Tous ceux qui, depuis Baldelli Boni, ont pris part à la discussion ont été unanimement de cet avis, qu'ils fussent eux-mêmes Français, ou Italiens ou Anglais. MM. Paulin Paris [1833, 1850] et d'Avezac [1841] sont d'accord avec MM. Hugh Murray [1844], Thomas Wright [1854] et Vicenzo Lazari [1847]. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Nécessité de corrections
Cependant Rusticien de Pise avait donné une compilation dont le français était souvent fautif quant à l'orthographe et à la syntaxe[145], et comportait des italianismes morphologiques et lexicaux[146]. Ce caractère brouillon ne pouvait pas être conservé, puisque ce livre réalisait l'ultime mission que Khubilai avait confiée à M. Polo : être son messager auprès de tous les rois de la chrétienté[60]. Des corrections s'imposaient. Elles ont été effectuées à partir de 1307, donnant naissance à la rédaction corrigée dédiée à Charles de Valois, frère du roi Philippe le Bel et ancêtre d'une dynastie de rois de France (voir ci-dessous Certificat d'origine). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pour cette rédaction corrigée, M. Polo bénéficia du concours de Thibaut de Cepoy, qui était en Italie entre 1306 et 1308[147], avant de partir sur des bateaux vénitiens pour tenter de reconquérir l'empire de Constantinople[62]. Quelques années plus tard, son fils Jean devint le premier éditeur du Livre en France[63]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les deux exemples suivants montrent comment les Cepoy ou leurs copistes ont transcrit en meilleur français la langue approximative de la compilation initiale[8] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
compilation initiale, ms. F : Et sachiés qu'il ot la segnorie as 1256 ans que avoit qe Crist avoit nasqu ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
rédaction corrigée, ms. A1 : Et ot la seigneurie à 1256 ans de Crist. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ou, avec les poules noires du chapitre 154, où F se calque sur l'italien : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
compilation initiale, ms. F : galine qe ne ont pennes mes ont peaus come gate et sont toute noire ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
traduction italienne TA1 : galline che non hanno penne, ma peli come gatte, e tutte nere ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
rédaction corrigée, ms. A1 : gelines qui n'ont nulles plumes mais ont poil et si sont toutes noires. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Franco-italien » ? « franco-vénitien » ?
La locution « franco-italien » pour désigner le ms. F est apparue en 1886[148], et cette locution est couramment employée depuis l'édition par L. F. Benedetto en 1928 de ce manuscrit[149]. Cette formulation rappelle que l'œuvre et le manuscrit F sont tout italiens, mais paraît mal adaptée pour désigner sa langue, car ce manuscrit n'est pas écrit en italien parsemé de traits français, mais en français approximatif où les expressions et tournures italiennes plus ou moins francisées tiennent au fait qu'alors « les langues néo-latines étaient encore presque confondues[137] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Alvise Andreose, analysant les expressions et graphies du ms. F pouvant être caractérisées comme vénitiennes, lombardes, florentines ou pisanes, conclut que « En tout cas, ce qu'on peut dire avec certitude est que l'étiquette “franco-italien” se révèle inappropriée (unfit)[150] ». Simon Gaunt y voit aussi « une désignation trompeuse[151] ». Quant à L. F. Benedetto, il disait lui-même du ms. F qu'il « n'est pas possible de (le) rapprocher ni de le confondre avec aucune des autres productions franco-italiennes de l'époque », parce qu'en dépit de ses « traces d'italianité », il démontre une connaissance considérable de la langue française[152]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au début du XXIe siècle, une école a tenté d'introduire l'idée que la compilation initiale avait été écrite, non en « franco-italien » mais « en franco-vénitien »[153]. Il est pourtant établi que le ms. F italianise son français avec davantage de formes d'Italie du Centre[154]. En outre Chiara Concina, qui dans une première étude avait proposé l'expression “franco-vénitien” pour caractériser la langue d'un fragment de manuscrit de la compilation initiale, a par la suite cosigné avec Alvise Andreose un article concluant au contraire qu'il révèle « une base graphico-linguistique essentiellement toscane », sur laquelle ne se greffent que quelques éléments d'Italie du Nord[155]. Ce que confirme Ph. Ménard[156]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les co-auteurs
Pour produire son Livre qui compilait un grand nombre d'informations sur l'Asie, M. Polo eut besoin d'un écrivain doué pour les compilations, puis de copistes français pour parfaire sa langue. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Rusticien de Pise, appelé Rustaciaus de Pise dans le ms. F, et Rusta Pisan dans les mss. A1, A2, A4, D, est un écrivain célébré pour sa compilation vers 1271 des romans de la Table ronde[157]. La masse et la complexité des informations consignées dans le Livre l'obligèrent à s'impliquer dans sa création au-delà de ce que doit faire un simple copiste écrivant sous une dictée pour assurer le passage de l'oral à l'écrit. Classement d'un grand nombre de notes, structuration du récit, demandes d'éclaircissements de faits ou de noms qui lui étaient étrangers — par là il mérite le titre de co-auteur. — De lui-même pourtant on sait peu de choses, sinon qu'il était prisonnier des Génois comme des milliers d'autres Pisans, et que probablement il était une figure du scriptorium pisan au service des Génois[158]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Thibaut de Cepoy et son fils Jean ont ensuite, à partir de 1307, contribué, par eux-mêmes ou par leurs copistes, à l'amélioration de la langue de la compilation initiale. Jean de Cepoy fut le premier éditeur du Livre en France[63]. Leur intervention est à la source des rédactions qui ont donné les mss. B puis A, C et D, qui améliorent l'orthographe et la syntaxe tout en conservant le style simple de Rusticien de Pise[159]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La genèse du Livre
Comment le Livre de Marco Polo a-t-il été écrit ? Deux théories sont en concurrence pour expliquer les circonstances des premières rédactions. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La première théorie a été exposée en 1850 par Paulin Paris dans un célèbre discours lu à la séance publique annuelle des cinq Académies de l'Institut de France[160]. C'est la théorie du work in progress. Elle repose sur l'avant-propos du ms. F et sur le certificat d'origine attaché aux mss. B3, B4, B5. Son explication est la suivante : il y eut une compilation en français rapide faite dans la prison de Gênes en 1298, suivie à partir de 1307 de copies effectuées par des mains françaises (les copistes de Thibault et Jean de Cepoy), qui ont corrigé la langue et intégré des corrections de fond apportées par l'auteur[161]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les différences entre les sous-classes A et B des manuscrits suggèrent qu'il y eut au moins deux sessions de corrections à partir de 1307. En tout cas, ces corrections n'ont pas pu être effectuées loin de l'auteur, car beaucoup comportent des précisions de faits que lui seul pouvait connaître. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Si Paulin Paris fut l'auteur de cette théorie, Guillaume Pauthier en 1865 fut celui qui prouva qu'effectivement l'œuvre avait été créée en plusieurs étapes, par une série de notes dans son édition du Livre publiée par Firmin-Didot[162] ; elles montrent aussi que la série B n'a pas bénéficié d'autant de corrections que la série A[163],[164]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La seconde théorie a été exposée en 1928 par L. F. Benedetto, un philologue italien[165]. Son explication est la suivante : il y aurait eu un manuscrit premier, dit l'original, réputé complet mais “perdu”, qui aurait contenu tous les récits, même ceux apparus deux siècles plus tard. De ce supposé original perdu auraient découlé deux manuscrits différents, également perdus. Desquels proviendraient d'une part le ms. F et ses descendants, d'autre part les mss. comportant des innovations, dont celles de la rédaction de Ramusio parue en 1559 (d'où sa super-classification en
Groupe AetGroupe B[9], qu'il ne faut pas confondre avec les sigles A, B, C et D de la classification des manuscrits en français correct). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cette théorie a été acceptée par beaucoup de commentateurs depuis 1928, quoiqu'elle tire argument de sources réputées perdues, en fait inexistantes et douteuses[64], et qu'elle relègue les manuscrits en français correct de façon cavalière[65].
— Cette théorie est rejetée par Ph. Ménard[167] et par la recherche italienne du XXIe siècle[168] ; Benedetto lui-même en doutait dès 1960[169]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Du point de vue de la première théorie, la rédaction issue de la collaboration de M. Polo avec Thibault de Cepoy en 1307 (mss. A, B, C, D) est jugée meilleure (nonobstant des détails reconnus plus corrects dans le ms. F), car mieux écrite et intégrant des corrections d'auteur. De surcroît, étant dédiée à un prince de France, elle bénéficie d'une authentification formelle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Du point de vue de la seconde théorie, le ms. F est réputé meilleur, car “plus proche” du supposé manuscrit perdu réputé avoir été son modèle, tandis que les corrections de 1307 sont écartées[65]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Réception du Livre
Le Livre a rapidement été traduit et recopié (Ramusio dit qu'en peu de mois toute l'Italie en fut pleine[170]) et ce succès a été durable. Aux XIVe et XVe siècles, le texte de Marco Polo est abondamment lu et utilisé, il n’est pas rejeté comme un récit de fables ni tombé dans l’oubli[171]. En 1430, un voyageur raconte que la ville de Venise en avait attaché un exemplaire avec une chaîne dans un lieu public pour que chacun puisse le lire[172]. Jusqu'au début du XVIe siècle, au moins 26 transcriptions ou traductions ont été réalisées, en treize langues[173] ; le roi de France Charles V en possédait cinq copies[174]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Des commentateurs ont affirmé que Marco Polo n'avait pas été cru de son vivant[173]. Cette supposée incrédulité de ses contemporains est démentie par Consuelo Wager Dutschke et Christine Gadrat, qui ont étudié la réception du Livre aux XIVe et XVe siècles. Dutschke donne de nombreuses citations positives[175] et Gadrat a cette nette conclusion : « Loin d'avoir été rejeté ou d'avoir suscité la méfiance, le récit de Marco Polo a au contraire été considéré non seulement comme fiable, mais encore comme une source remarquablement riche d'informations. Il acquiert même rapidement, aux yeux de nombreux auteurs, un statut d'autorité[176]. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Des contemporains de Marco Polo louent sa véracité. Le frère Pipino, avec l'autorité de l'Église, se porte garant de la véracité du Livre dans sa préface : « qu'il soit connu de tous ceux qui le lisent que le susdit messire Marco, le narrateur de ces choses extraordinaires, est un homme prudent, fidèle et dévoué... son récit est digne de confiance... Son père, messire Nicolo, homme prudent, raconte toutes ces choses de la même manière. Son oncle, messire Matteo... à l'article de la mort confirma fermement à son confesseur que ce livre contient la vérité en toutes choses[177] ». Le frère Pipino n'aurait pas pu écrire cela sans l'accord de sa hiérarchie, et les dominicains étaient des spécialistes de l'Orient. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pietro d'Abano, l'un des grands esprits de son temps, a laissé ce fort compliment : « Marc le Vénitien est de tous ceux que j'ai connus, celui qui a le plus parcouru le globe et a été l'observateur le plus attentif[178] ». Jacopo d'Acqui, autre frère dominicain, avant 1334 consacre 21 chapitres de son Chronicon imaginis mundi à des traductions ou paraphrases du Livre ; il met en lumière le rôle de Marco Polo comme auteur, référence et principale source pour connaître les habitudes et les coutumes des Mongols[179],[180]. Peu après, le premier légat du pape envoyé à Pékin en 1343, Jean de Marignolli, en évoquant M. Polo et Odoric, estime que « ces auteurs ne mentent pas[181] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Plus tard, en 1375, l'Atlas catalan inclut une carte de la Chine avec une trentaine de toponymes du Livre. Et en 1450, le cartographe Fra Mauro inclut presque tous ses toponymes dans sa carte du monde qui a servi de référence durant trois siècles. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au XIVe siècle, le Livre de Marco Polo a ouvert la voie à des voyages de marchands italiens[66]. Lorsque Pegolotti achève en 1343 de consigner les règles du commerce en Asie, le titre de son livre, Libro di divisamenti di paesi, est décalqué de l'un des titres du Livre. Un autre marchand italien, Andalò da Savignone, s'était installé à Gênes avant d'effectuer à partir de 1325 plusieurs voyages en Chine : en 1336 il revint comme ambassadeur d'un Grand Khan vers le pape, comme les frères Polo en 1266[182]. Robert Lopez cite plusieurs autres marchands génois partis en Chine à la même époque[183]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Sans compter aux XVe et XVIe siècles Christophe Colomb[184] et Vasco de Gama. — Encore au XIXe siècle John Wood, lieutenant de l'armée britannique, explorant l'Afghanistan et le Pamir avec un exemplaire du Livre, confirme ses observations sur « le plus haut lieu du monde », et même, incidemment, révèle qu'avant Talikhan ce sont des aigles que l'on voit, comme disent les ms A, et non des eaux (aigue) comme l'écrivait par erreur le ms F[87]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Sources du Livre de Marco Polo
Le Livre est connu par 14 manuscrits complets en français, qui est la langue originelle, plus de nombreuses traductions en diverses langues ; le dernier recensement décompte 145 manuscrits anciens en incluant les fragmentaires[10]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Manuscrits en français
Les manuscrits en français parvenus jusqu'à nous, classés F, A, B, C et D[185], témoignent d'une rédaction progressivement améliorée : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La compilation initiale faite à Gênes en 1298 avec Rusticien de Pise est attestée par un seul manuscrit complet dit F ou “franco-italien”, écrit en français rapide[145]. Ce manuscrit a été plusieurs fois édité, pour la première fois en 1824 et dernièrement en 2019[11]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Une première mise en français correct incluant des corrections de M. Polo, faite à partir de 1307 avec Thibaut de Cepoy[67] et ses copistes, est attestée par cinq manuscrits complets, formant la série B ou “FB”[12] : B1 à B5. Elle commence par « Pour savoir la pure vérité... » et elle conserve le nom du co-auteur, qu'elle nomme Rusta Pisan, là où la compilation initiale le nommait Rustaciaus de Pise.
Trois de ces manuscrits sont pourvus d'un instrument d'authentification : un certificat d'origine contenant une dédicace « pour honneur et révérence à puissant prince ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Une ultime[13] correction de la langue avec des corrections d'auteur supplémentaires est attestée par deux manuscrits principaux, A1 et A2, et sept autres manuscrits concordants (dont 4 abrégés, série C). Cette rédaction finale commence aussi par « Pour savoir la pure vérité... ». Elle comporte moins d'italianismes et se caractérise par la suppression du très critique ajout du prénom Marco au ch. 145 sur Xiangyang (Saianfu)[2]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les mss. A, B, C et D, dont certains ont des enluminures et des cachets royaux[185],[186], constituent la plus nombreuse collection de manuscrits concordants et, selon L. F. Benedetto, « la plus belle famille de manuscrits marcopoliens que nous possédions aujourd’hui[187] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les mss. A1 et A2 ont été édités pour la première fois en 1865[14]. Le ms. B4 a été édité en 1998[15], le ms. B1 l'a été en 2001-2008[16]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Traductions du Livre
Le récit de Marco Polo s'est rapidement diffusé à travers toute l'Europe grâce à une série de traductions latines et en langues vernaculaires dès le premier quart du XIVe siècle. Toutes ces versions, quand elles ne sont pas des traductions de traductions, sont basées sur la compilation initiale faite à Gênes en 1298 (ms. F) et toutes sont abrégées. En outre, elles omettent le plus souvent le nom du co-auteur Rusticien de Pise, et toutes ignorent les corrections apportées par M. Polo dans la rédaction française de 1307. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En italiens
Le Livre a très tôt été traduit du français en dialectes italiens. Ramusio dit que « toute l'Italie en quelques mois en fut pleine, tant cette histoire était désirée et attendue de tous[188] ». Ont été conservés près d'une vingtaine de ces manuscrits anciens[17],[18]. Ils sont classés selon leur origine, mais étant disparates et abrégés, les éditions modernes suivent souvent plusieurs manuscrits[189],[190]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- En dialectes italiens du Centre (florentin, pisan), “version toscane”, dite T, dont le plus ancien remonte à 1309 au plus tard (ms. TA1). – 5 manuscrits principaux (TA), 7 autres (TB)[19]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- En dialectes italiens du Nord (vénitien, émilien, lombard), “version vénitienne”, dite V. – 6 manuscrits principaux (VA), 4 autres (VB)[20]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Édition de Ramusio. Le meilleur document en italien, dit R, est une réécriture du Livre, rédigée à la Renaissance par Giovanni Battista Ramusio, géographe vénitien et ancien secrétaire du Conseil des Dix ; elle a été imprimée en 1559 et souvent rééditée[191]. Cette rédaction, très supérieure aux textes italiens antérieurs, comporte beaucoup d'additions, parfois douteuses[68], souvent intéressantes[69], et deux importantes : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la narration d'une tentative de coup d'État en avril 1282 à Pékin avec le meurtre d'un ministre favori de Khubilai (son ch. II.8), Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- une description plus complète et saisissante de Hangzhou, alors la plus grande ville du monde (son ch. II.68). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
— Point notable, cette rédaction de Ramusio ne fait pas paraître Marco Polo au chapitre sur la bataille de Xiangyang-Saianfu (ch.145, R II-62), elle retranche le prénom Marco, confirmant la rédaction française corrigée à partir de 1307 (mss. A et C). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En latin, vecteur d'expansion européen
La tradition latine joue un rôle fondamental dans la circulation du texte à travers les milieux cléricaux, savants et princiers d'Europe. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Traduction de Francesco Pipino (ms. P) : Rédigée entre 1302 et 1315 à partir d'un manuscrit en « lombardico » par le frère dominicain Pipino (it) de Bologne à la demande de ses supérieurs. 64 manuscrits parvenus jusqu'à nous[21].
Cette version latine eut une importance considérable jusqu'au XVIIIe siècle, parce qu'elle avait l'imprimatur de l'Église. Christophe Colomb en possédait un exemplaire abondamment annoté de sa main, qui lui servit à justifier son projet de voyage transatlantique auprès de la reine d'Espagne[184].
— Cependant la version de Pipino est très abrégée[22], peu fidèle[192], censurée[23], chargée de diatribes contre « l'aveuglement des païens » et de quelques erreurs manifestes[70] ; elle a cessé d'être référentielle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Autres traductions latines (groupes L, LA, LB, LT) : Ce sont des traductions en latin faites à partir de traductions antérieures en dialectes italiens du texte français de 1998[24],[25],[26]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Manuscrit de Tolède (ms. Z) : Conservé à la bibliothèque de la cathédrale de Tolède, ce manuscrit du milieu du XVe siècle[27] paraît le témoin tardif d'une traduction par des Dominicains de Venise, peut-être commencée avec M. Polo[193]. Très original[28] et extrêmement abrégé jusqu'au ch. 144[29],[30], il contient cependant pas moins de 200 passages ou détails inédits par rapport à la rédaction initiale de 1298 : beaucoup figurent dans la rédaction de Ramusio, certaines sont d'authenticité moins certaine[31]. — Ayant appartenu au XVIIIe siècle au cardinal Zelada, le ms. a été redécouvert au XXe siècle[32].
Se basant sur une copie moderne de ce manuscrit qu'il avait trouvée à Milan, L. F. Benedetto le considérait comme un témoin précieux pour sa tentative de « reconstituer » le supposé unique original perdu de toute la « tradition polienne »[71]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans d'autres langues
- Aragonais : À la fin du XIVe siècle, le grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, Juan Fernández de Heredia, fait réaliser une traduction en aragonais intégrée dans ses compilations historiques[194]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Catalan : Un manuscrit du XIVe siècle en Catalan, dit Kc, est conservé à la bibliothèque Riccardiana de Florence. Texte abrégé commençant au ch. 56 (Lop)[195] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Castillan : La première traduction en castillan est publiée à Séville en 1503 par Rodrigo Fernández de Santaella (es), archidiacre de Séville. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portugais : Traduit par l'imprimeur allemand Valentim Fernandes, le récit est imprimé à Lisbonne en 1502[196] à la demande du roi Manuel Ier, dans le contexte des découvertes maritimes portugaises du flan de l'Inde. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Allemand : Heydnische Chronik, XIVe siècle[197]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gaélique (irlandais) : Rédigée dans la seconde moitié du XVe siècle et préservée dans le Livre de Lismore (*Leabhar Lios Mór*), la version en moyen irlandais (*Betha Mharco Pholo*) est adaptée de la version latine de Pipino, retravaillée selon le style poétique et héroïque de la littérature gaélique[198]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Caractère abrégé des traductions
Toutes ces traductions sont notoirement abrégées par rapport à la compilation initiale qui est leur source commune. En ne retenant que les trois premières parties du Livre, puisque la quatrième est souvent omise, les rédactions publiées par l'édition digitale de Ca' Foscari montrent que, par rapport au nombre de mots du ms. F : la rédaction "L" n'en comporte qu'environ 39 % – "P", 44 % – "Z", 53 % – "VA" et "VB", 60 % – "V", 71 % — chiffres plutôt surévalués, car ces éditions fusionnent le texte de plusieurs manuscrits (6 mss. pour "L"). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Quant au ms. TA2, qui a en Italie la réputation d'être le meilleur des anciens mss. italiens, il n'en comporte que 55 % dans l'édition de Lanza[199]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Même la rédaction de Ramusio, dite R, comporte moins de mots que le ms. F (–23 %) en dépit de ses nombreuses additions[33]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Particularités
Sigles des manuscrits
Les sigles désignant les principaux manuscrits ont deux avantages. D'une part ils réduisent la grande quantité des manuscrits à un petit nombre de familles de mss semblables, d'autre part ils sont plus faciles à mémoriser que les cotes des bibliothèques ; par exemple, « A1 et A2 » abrège « BnF ms. 5631 et BnF ms. 2810 folios 1 à 96 ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cependant la classification en A, B, C, D des manuscrits en français correct appelle les remarques suivantes : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Les sigles utilisés par les deux plus grands commentateurs du Livre, Pauthier et Yule, prêtent à confusion : les
A,B,Cde Pauthier et Yule correspondent respectivement aux mss. A1, A2 et B4. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× - Chez L. F. Benedetto et ceux qui l'ont suivi, les sigles A, B, C, D sont précédés de “FG” ou “F”[12],[65], tandis que les lettres
AetBdistinguent les groupes de manuscrits qui contiennent, ou non, des innovations par rapport au ms. F[9],[167]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× - La classification du manuscrit A3 est contestée[34]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Différences de fond entre les mss. F et A
Les manuscrits en français A, B, C et D (ou FA, FB, FC et FD[12]) comportent, par rapport à la compilation initiale F, des améliorations de la forme (orthographe, syntaxe, etc.) ainsi que des modifications de fond voulues par M. Polo. Ils « portent sur beaucoup de points des traces évidentes d'une révision de Marc Pol, et de modifications que lui seul pouvait opérer[200] », leur rédaction contient « un assez grand nombre de passages d'authenticité non douteuse, c'est-à-dire dont la substance ne peut avoir été fournie que par Marco Polo lui-même, qui font absolument défaut dans la première rédaction. Il y a ainsi preuve certaine qu'une révision, une au moins, fut opérée, par Marco en personne, de 1298 à 1307[201] ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ces modifications sont nombreuses[35]. Les plus saillantes sont les premiers mots (« Pour savoir la pure vérité...[36]) et, sauf dans la série B, la suppression du prénom Marco au ch. 145[2]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Une partie des améliorations voulues par M. Polo ne se trouvent pas dans la série B des copies. Ce qui les fait paraître plus proches de la compilation initiale F, quoique, en fait, ces copies sont beaucoup plus proches de A que de F par leurs améliorations. La série B a seulement moins de modifications et ce fait est l'un de ceux qui suggèrent que la série A a bénéficié d'une révision supplémentaire par l'auteur[37],[13]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cependant F, l'unique ms. de la compilation initiale, reste une référence, car il comporte des passages ou détails qui ont été omis ensuite. Par exemple, dans les mss. A, B, C et D disparaît une partie de l'histoire de Shakyamuni Bouddha racontée dans le chapitre sur Sri Lanka[101]. Autre exemple, au port de Quanzhou, ch. 156, le coût du fret selon les différentes catégories de marchandises est mieux détaillé et plus précis dans le ms.F. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Certificat d'origine
Le certificat d'origine attaché aux B3, B4, B5[38] eut une grande importance pour comprendre le processus de création du Livre. Ce certificat comporte trois éléments : une dédicace à « puissant prince » ; l'affirmation que c'était « la première copie » ; enfin la date de 1307. Il dit en substance[39] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Voici le livre dont Thibaut de Cepoy demanda à Marco Polo « qu'il en eut la copie », lequel, « pour l'honneur et révérence » au puissant prince Charles, fils du roi de France, « donna la première copie de son livre depuis qu'il l'eut fait », en « août 1307 ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Paulin Paris en 1850 interprétait ainsi ce certificat[202] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« Le Sire de Cepoy apprit l’existence du manuscrit de Rusticien, et il demanda la permission d’en faire exécuter une copie... Mais il va sans dire que le gentilhomme français, en le faisant transcrire, ne se crut pas obligé de conserver les fautes de langage du Pisan Rusticien. Les phrases obscures et les contradictions nées de la rapidité d’une première rédaction furent même soumises à la décision souveraine de Marco Polo ; et c’est ainsi que fut établi le deuxième texte, que l’on pourrait dire, à la façon moderne, revu, corrigé par l’auteur. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Quoique parfois mésinterprétée[72], cette dédicace à « puissant prince » agit comme un instrument d'authentification du texte corrigé à partir de 1307, puisque aucune des autres sources n'a bénéficié d'un certificat ou aval de Marco Polo. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Enfin, l'expression « resquist que il en eust la coppie a Sire Marc Pol » signifie que Thibaut de Cepoy demanda d'en faire exécuter une copie à ses frais et avec ses copistes, et « la première copie » désigne le texte même mis à partir de 1307 en français correct, peut-être sur simple papier, et non sa recopie sur parchemin luxueux offert plus tard au « puissant prince », probablement en mars 1312[203]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Enluminures
Les manuscrits en français correct sont pratiquement les seuls à avoir des enluminures[204]. Elles sont parfois très belles, quoique le pinceau des enlumineurs illustrait ce qu'ils n'avaient jamais vu et qu'ils avaient peine à imaginer[205]. Il leur arrivait aussi d'imaginer des détails ne figurant pas dans le livre. Une miniature du Maître d’Egerton figure ainsi un Blemmye (Acéphale), un Sciapode et un Cyclope, innovant en puisant dans une tradition iconographique issue de l'Antiquité[206]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le manuscrit A2 a 83 magnifiques enluminures pour le seul Livre de Marco Polo[40] qui lui font mériter son titre de Livre des merveilles ; c'est l'un des plus beaux livres du moyen-âge réalisé vers 1411 à la demande de Jean sans Peur pour son oncle le duc de Berry. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le manuscrit C3 possède le plus grand nombre d'enluminures, 197 pour le Livre de Marco Polo, une par chapitre[207]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le manuscrit B2 a 38 peintures intéressantes[41],[208]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le manuscrit B1 de Londres est orné de 36 peintures gothiques[209]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le manuscrit A4 de New York a 34 petits dessins assez décevants[210]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Manuscrits principaux (dont en ligne et éditions)
Au moins 25 manuscrits anciens du Livre de Marco Polo ont été numérisés et sont visibles sur l'internet, témoignant de l'importance et du succès de cette œuvre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En français[211] :
– F, Paris, BnF ms. 1116 (en ligne) ; souvent édité[11].
– A1 Paris, BnF ms. 5631 (en ligne) ; édité en 1865[14].
– A2 Paris, BnF ms. 2810, folios 1 à 96 du Livre des merveilles, l'un des plus beaux livres du moyen-âge (en ligne) ; édité en 1865[14].
– A3 Paris, Arsenal ms. n° 3511[34].
– A4 New York, Morgan Library, Pierpont ms. M 723[42].
– B1 Londres, British Library ms. 19DI (en ligne) ; édité en 2001-2008[16].
– B2 Oxford, Bodleian ms. 264 (en ligne) ; très semblable au ms. B1.
– B3 Berne, Burgerbibliothek ms. 125 ; a comme les 2 suivants un certificat d'origine et utilise un vocabulaire plus proche du moyen français que de l'ancien français (en ligne).
– B4 Paris, BnF ms. 5649 (en ligne) ; édité en 1998[15].
– B5, Genève, BGE ms. 154, XVe siècle ; titré “Voyages de Marc Paul, de Venise aux Indes” dans le catalogue en ligne, p. 267.
– C1 Stockholm, Bibliothèque royale (Suède) ms. M304 (en ligne)[43].
– C2 Paris, BnF ms. 1880 (en ligne).
– C3 Paris, BnF ms. 5219 (en ligne).
– D Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique ms. 9309 (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En italien :
– TA1 Florence, BNCF ms. II.IV.88 (dit l'“Ottimo” ou “della Crusca”)[44].
– TA2 Florence, BNCF ms. II.IV.136 (en ligne).
– TA3 Paris, BnF ms. it. 434 (en ligne).
– TA4 Florence, Biblioteca Laurenziana, ms. Ashburnham 525 (1391 ; c'est le “codex Pucc.” ou “testo Pucciano” de Baldelli Boni) (catalogue Biblioteca Laurenziana § 525).
– TA5 Florence, BNCF ms. II.II.61 (Bonaguisi, 1392) (en ligne).
– V1 dit manuscrit Hamilton, Berlin, Staatsbibliothek ms. Ham. 424(en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En latin :
Quelques-uns des manuscrits issus de la rédaction de Pipino[45] :
– P2 Berlin, Staatsbibliothek, lat. qu.70 (en ligne).
– P10 Gand, Rijksuniversiteit ms. 13 (en ligne).
– P11 Giessen (Allemagne), Universität ms. 218 (en ligne).
– P34 Paris, BnF lat. 6244 A (en ligne).
– P35 Paris, BnF lat. 1616 (en ligne).
– P50 Wolfenbüttel, Herzog August Bibliothek ms. 40 (en ligne).
– PF2 Stockholm, Bibliothèque royale (Suède) ms. M305 ; rédaction de Pipino traduite en français (en ligne)[46].
– Px Abbaye de Melk ms. 1094 (en ligne).
– Px Vatican, Bibliothèque palatine lat. 1358 (en ligne).
– Z Tolède, bibliothèque de l'archevêché, ms. Zelada 49-20 (et copie à Milan, Abrosiana, ms. Y 160 sup)[212]. Très abrégé[29],[30]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Bibliographie
Principales éditions du Livre
Libraire Groulleau, Paris, 1556. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
- 2018 J. Blanchard, M. Querueil, Th. Tanase, Marco Polo : Le Devisement du monde, Genève, Droz, 2018 (présentation en ligne) Édition du ms. F, la compilation initiale, avec une transcription en français moderne. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 2018 (it) (fr) Mario Eusebi et Eugenio Burgio, Marco Polo, Le Devisement dou Monde, Venise, Ca' Foscari, 2018 (lire en ligne) Édition du ms. F, la compilation initiale, comportant un tome 2 avec un important glossaire. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 2015 (it) Ca' Foscari, Le redazioni del Milione, édition critique digitale des universités de Venise et Bologne, Université Ca' Foscari, Venise, 2015 (lire en ligne) Édition du texte de Ramusio (le meilleur en italien) comparé à 7 autres rédactions[213], par Alvise Andreose, Alvaro Barbieri, Eugenio Burgo, Marina Buzzoni, Antonella Ghersetti, Giuseppe Mascherpa, Fabio Romanini et Samuela Simion. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 2004 René Kappler, Marco Polo, Le Devisement du Monde, Paris, Imprimerie nationale, 2004. Transcription en langue moderne du ms. F, la compilation initiale, ajoutant en italique les compléments fournis par le manuscrit Z. Édition de luxe comportant de nombreuses photographies en pleine page de Roland et Sabrina Michaud. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 2001-2008 Philippe Ménard et al., Marco Polo, Le Devisement du Monde, Genève, Droz, 6 volumes, 2001-2008 (présentation en ligne) Édition critique du manuscrit B1 British Lib. ms. 19 DI, avec une étude le comparant à d'autres manuscrits et, en annexe, une liste des variantes. Avec la collaboration de t. 1 : Marie-Luce Chênerie, Michèle Guéret-Laferté ; t.2 : Jeanne-Marie Boivin, Laurence Harf-Lancner, Laurence Mathey-Maille , t. 3 : Jean-Claude Faucon, Danielle Quéruel, Monique Santucci ; t. 4 : Joël Blanchard, Michel Quereuil ; t. 5 : Jean-Claude Delclos, Claude Roussel ; t. 6 : Dominique Boutet, Thierry Delcourt, Daniel James-Raoul. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1998 Pierre-Yves Badel, Marco Polo, La Description du Monde : Édition, traduction et présentation, Le livre de Poche, coll. « Lettres gothiques », 1998. Édition du manuscrit B4 Bnf n° 5649. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1980 (it) Ramusio, Viaggi di Marco Polo, gentiluomo veneziano, édité et annoté par Marica Milanesi, Turin, Giulio Einaudi, 1980. Réédition des six volumes des Navigazioni e Viaggi de Ramusio avec annotations de Marica Milanesi. Le Livre de Marco Polo est en pp. 947-1070 du 3e volume. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1938 (en) Arthur Christopher Moule et Paul Pelliot, Marco Polo : The Description of the world, Londres, Routledge, 1938 (lire en ligne) Traduction en anglais du ms. F, la compilation initiale, intégrant une multitude de variantes de différents manuscrits[214] en un patchwork contestable[215]. Oublie de mentionner la suppression du prénom Marco au chapitre sur Xiangyang (Saianfu), qui est pourtant une variante importante. Utilise de façon critiquable le codex Z[216]. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1928 (it) (fr) Luigi Foscolo Benedetto, Marco Polo - Il Milione, Florence, Olschki, 1928 (lire en ligne) Édition du ms. F souvent tacitement corrigé[217].
Précédé d'une étude en italien à finalité nationale[74] sur « la tradition manuscrite » qui analyse et classe les principaux manuscrits disponibles en Europe (p. I à CCXXI). . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× - 1871-1903 (en) Henry Yule, The Book of Ser Marco Polo, Londres, John Murray, 1871, 1875, 1903, 2 volumes (en ligne: vol. 1, vol. 2). Traduction en anglais de l'édition Firmin Didot / Pauthier[75], aménagée avec celles de la Société de géographie et de Ramusio. Nombreuses notes savantes en fin de chapitres. La troisième édition de 1903 comporte une actualisation des notes par Henri Cordier. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1865 Guillaume Pauthier, Le Livre de Marco Polo, citoyen de Venise, conseiller privé et commissaire impérial de Khoubilaï-Khaân, Paris, Firmin Didot, 1865, 2 volumes (en ligne: vol. 1, vol. 2). Édition de la rédaction corrigée, mss. A1 et A2 avec variantes du ms. B4[75]. Nombreuses notes savantes illustrées de citations d'auteurs orientaux. Donne en note le texte italien du ch. de Ramusio sur le coup d'État de 1282 (p. 276), et ajoute les ch. supplémentaires du ms. F (p. 740). – Réédition : Slatkine Reprints, Genève, 1978. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1827 (it) Giovanni Battista Baldelli Boni, Il Milione di Marco Polo : Testo di lingua del secolo decimoterzo ora per la prima volta Batista Baldelli, Florence, Pagani, 1827 (lire en ligne) Édition historique du manuscrit TA1 (dit "Ottimo" ou "della Crusca") antérieur à 1310, qui permit d'établir que le Livre avait été écrit initialement en français. (Édition plus récente de TA1 par Ruggero M. Ruggieri, Il Milione, Florence, Olschki, 1986.)
Le volume II réédite le texte de Ramusio : Il Milione di Messer Marco Polo Viniziano secondo la lezione Ramusiana (en ligne). . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× - 1824 Roux de Rochelle et Dominique Martin Méon, Voyages de Marco Polo, t. 1 de Recueil de voyages et de mémoires, Paris, Éverat, 1824 (lire en ligne) Édition par la Société de géographie de Paris du ms. F BnF n° 1116, la compilation initiale. Toute première édition d'un manuscrit du Livre de Marco Polo. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1818 (en) William Marsden, The Travels of Marco Polo The Venitian, Londres, 1818 (lire en ligne) Traduction en anglais du texte de Ramusio avec de nombreuses notes savantes. Première édition scientifique du Livre de Marco Polo.
Contient le certificat d'origine (p. lxvii). . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× - 1735 Marc Paul, Venitien, Les voiages très-curieux & fort remarquables... ou Relation des pais orientaux, dans le second volume des Voyages faits principalement en Asie dans les XII, XIII, XIV et XVe siecles, La Haye, Jean Neaulme, 1735 (lire en ligne) - Repris de Van der Aa, Recueil de voyages curieux en Perse, en Tartarie et ailleurs, Leyde, 1729 (lire en ligne).
- Attribue faussement le texte à Pierre Bergeron, comme l'édition de Van der Aa[218].
- Contient en fait la traduction (par Nicolas Salcon ?) de la préface et du texte latin d'Andreas Müller[219].
- Peu fiable[70], mais fréquemment publié depuis sa réédition actualisée par Eugène Müller en 1888 (Voyage de Marco Polo, Delagrave, 1888, sur Wikisource). . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× - 1559 (it) Giovanni Battista Ramusio, L'Historia delle cose de Tartari, & diversi fatti de loro Imperatori, descritta da Marco Polo - De i viaggi di messer Marco Polo gentil'huomo venetiano, Venise, Second volume des Navigationi et viaggi, 1559 (lire en ligne) Réécriture du Livre en italien du XVIe siècle, vraisemblablement à partir d'une copie du latin de Pipino, mais complété avec d'autres sources. Abrégé par rapport au ms. F, la compilation initiale, mais comprenant de nombreuses additions (notamment : histoire de la tentative de coup d'État de 1282, chapitre sur Hangzhou deux fois plus long)[76]. De loin la meilleure rédaction en italien. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1556 Marc Paule gentilhomme Venetien, La description géographique des provinces & villes plus fameuses de l’Inde Orientale, meurs, loix, coustumes des habitans d’icelles, mesmement de ce qui est soubz la domination du grand Cham Empereur des Tartares : Nouvellement reduict en vulgaire françois, traduit du latin par François Gruget, Paris, éd. Groulleau, Longis et Sertenas[220], 1556 (lire sur Wikisource et sur Archive) Première édition imprimée en français du Livre. Traduite de l'édition latine imprimée dans le Novus Orbis de 1532. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1532 (la) Marci Pauli Veneti, De Regionibus Orientalibus, Bâle: Herwagen, Paris: G. Du Pré et J. Petit (lire en ligne) in Simon Grynaeus, Novus orbis regionum ac insularum veteribus incognitarum, una cum tabula cosmographica, & aliquot aliis consimilis argumenti libellis (Nouveau monde des régions et des îles inconnues des Anciens, avec une carte cosmographique et plusieurs autres opuscules du même genre), p. 288 sq. ; le Livre de Marco Polo y est la douzième œuvre sur dix-sept. — Fut l'édition la plus lue à la Renaissance, quoiqu'elle semble une retraduction à partir du portugais d'une nième copie ou traduction du latin de Pipino[221]. — Très abrégé et a cessé d'être référentiel[222],[70]. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- 1485-1490 (la) Marci Pauli de Venecija, Liber de consuetudinibus et condicionibus orientalium regionum, Anvers, Gérard de Leu (lire en ligne) Reproduit la traduction latine de Pipino. Édition célèbre par la copie possédée et annotée par Christophe Colomb, conservée à la Bibliothèque Colombine de Séville. . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ouvrages
Les éditions ci-dessus contiennent, dans leurs commentaires, les principales informations sur Le Livre de Marco Polo, notamment les éditions de Pauthier (1865) et Yule (1871-1903).
Pour une bibliographie très complète, voir Vogel 2013, p. 547 : aperçu sur GBook et en pdf sur Brill . Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Christine Gadrat-Ouerfelli, Traduction, diffusion et réception du Livre de Marco Polo : Thèse de doctorat à l'EPHE, t. 1, Paris, 2010 (présentation en ligne) — édité sous le titre de Lire Marco Polo au Moyen Âge, par Brepols (Terrarum Orbis, vol. 12), 2015 (long résumé sur academia.edu). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Philippe Ménard, Marco Polo à la découverte du monde, Grenoble, Glénat, coll. « Société de géographie », 2007, 192 p. (ISBN 9782262031329) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Pierre Racine, Marco Polo et ses voyages, Perrin, 2012 (ISBN 9782262031329). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- (en) Simon Gaunt (en), Marco Polo’s Le Devisement du Monde : Narrative Voice, Language and Diversity, Cambridge, Brewer, 2013 (présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- (en) Hans Ulrich Vogel (de), Marco Polo Was in China: New Evidence from Currencies, Salts and Revenues, Leiden; Boston, Brill, 2013 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- (en) Consuelo Wager Dutschke, Francesco Pipino and the manuscripts of Marco Polo's “Travels”, Los Angeles, University of California, 1993, 1348 pages (aperçu en ligne) ; dresse une liste de tous les manuscrits (pas seulement de Pipino) et les décrits. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles cités
- Anonyme, « Marco Polo », dans Encyclopédie des gens du monde, tome XVII, Strasbourg, Treuttel et Würtz, 1842 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Christine Gadrat, « Le Livre de Marco Polo et les géographes de l’Europe du Nord au XVe siècle », dans Henri Bresc et Emmanuelle Tixier du Mesnil, Géographes et voyageurs au Moyen Âge, Nanterre, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2010 (ISBN 9782840160663, lire en ligne), p. 147-162. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Christine Gadrat, « Le rôle de Venise dans la diffusion du livre de Marco Polo (XIVe -début XVe siècle », Médiévales, no 58, 2010 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jacques Heers, « De Marco Polo à Christophe Colomb : Comment lire le Devisement du monde ? », Journal of Medieval History, vol. 10, no 2, 1984 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Julius Klaproth, « Observations ajoutées (à la première notice de Paulin Paris sur la relation originale de Marc Pol) », dans Nouveau journal asiatique: ou recueil de mémoires, d'extraits et de notices relatifs aux études orientales, Volume 12, septembre 1833 (lire en ligne), p. 252-254. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean-François Kosta-Théfaine, « Du récit de voyage et de sa mise en image : l'exemple du manuscrit de New York (Morgan Library, M.723) du Devisement du Monde de Marco Polo », dans Jean-Loup Korzilius, Art et littérature: le voyage entre texte et image, Rodopi, 2006 (lire en ligne), p. 31-59. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Robert Lopez, « Nouveaux documents sur les marchands italiens en Chine à l'époque mongole », Comptes-rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, vol. 121, no 2, 1977, p. 445-458 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Philippe Ménard, « Le prétendu “remaniement” du Devisement du monde de Marco Polo attribué à Grégoire », Medioevo romanzo, no 22, 1998 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Philippe Ménard, « L'édition du Devisement du Monde de Marco Polo », Comptes rendus des séances de l'Académie des inscriptions et Belles-Lettres, nos 149-1, 2005, p. 407-435 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Philippe Ménard, « Marco Polo à la découverte de l’Extrême-Orient », Académie Stanislas, Nancy, 2012, p. 22-47 (lire en ligne [PDF]). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Paulin Paris, « Nouvelles recherches sur les premières rédactions du Voyage de Marco Polo », Nouvelles Annales des Voyages et des sciences géographiques, vol. 4, 1850, p. 129 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Joseph Petit, « Un capitaine du règne de Philippe le Bel : Thibaut de Chepoy », Le Moyen Âge, Paris: Bouillon, 1897, 2e série, t. 1 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Charles Athanase Walckenaer, « Marco Polo », dans Vies de plusieurs personnages célèbres, Laon, Melleville, Livre 4e, 2e section, 1830 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- (en) Alvise Andreose, « Marco Polo’s Devisement dou monde and Franco-Italian tradition », Francigena, vol. 1, 2015 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- (en) Kazuo Enoki (ja), « Marco Polo and Japan », dans Oriente Poliano, Rome, Istituto italiano per il medio ed estremo oriente, 1957, p. 23. (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- (it) Alvise Andreose, Chiara Concina, « A monte di F e f. Il Devisement dou monde e la scripta dei manoscritti francesi di origine pisano-genovese : Collana diretta da Antonio Pioletti, colloqui 14 », Medioevo Romanzo e Orientale, septembre 2015 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- (it) Chiara Concina, « Prime indagini su un nuovo frammento franco-veneto del Milione di Marco Polo », Romania, vol. 125, 2007, p. 342-369 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- (it) Luciano Petech, « Marco Polo e i dominatori mongoli della Cina », dans Sviluppi scientifici de L. Lanciotti, Florence, Olschki, 1975. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- (it) Giuseppe Mascherpa, « Milione Z : Fenomenologia di una redazione 'riveduta e ampliata' del libro di Marco Polo », dans Marcello Bolognari et Antonio Montefusco, Pratiche di scrittura e contesti culturali intorno a Marco Polo, Venise, Ca'Foscari, 2025 (lire en ligne), p.143-170.
« Sulla fonte Z del Milione di Ramusio - L’enigma di Quinsai », dans Quaderni Veneti, 6/2, décembre 2017, Venise: Ca'Foscari (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× - (it) Eugenio Burgio et Samuela Simon, « Censimento dei manoscritti del Devisement dou monde (Recensement des manuscrits du Devisement dou monde) », dans Marcello Bolognari et Antonio Montefusco, Pratiche di scrittura e contesti culturali intorno a Marco Polo, Venise, Ca'Foscari, 2025 (lire en ligne), p. 345-357. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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- Que désigne « Le Livre de Marco Polo » ? — Non vérifié
Le Livre de Marco Polo (aussi connu sous les titres Le Devisement du monde ou Le Livre des merveilles, en italien sous celui d'Il Milione et en anglais comme The Travels of Marco Polo) décrit l'empire sinomongol de Khubilai Khaan, pour lequel Marco Polo a été « messager », c'est-à-dire émissaire impérial, de 1275 à 1290.
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L'Œuvre
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Contenu du Livre
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Le Livre de Marco Polo
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Manuscrit du Livre de Marco Polo : bataille contre les éléphants du roi de Birmanie Manuscrit A2, BnF fr 2810 (en ligne).
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Auteur | Marco Polo et Rusticien de Pise
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Pays | Italie (écrit en français)
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Genre | Description de l'Asie et de l'empire sinomongol de Khubilai Khaan
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Lieu de parution | Gênes
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Date de parution | 1298
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Type de média | Manuscrit
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Détail d'une enluminure du ms. A2 : débarquement au port d'Hormos, ch. 36 (en ligne).
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Le Livre de Marco Polo (aussi connu sous les titres Le Devisement du monde ou Le Livre des merveilles, en italien sous celui d'Il Milione et en anglais comme The Travels of Marco Polo) décrit l'empire sinomongol de Khubilai Khaan, pour lequel Marco Polo a été « messager », c'est-à-dire émissaire impérial, de 1275 à 1290.
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Ce livre est considéré comme ayant fait faire un pas de géant à la géographie pour avoir décrit l'Asie et, en mer de Chine et océan Indien, les îles depuis le Japon jusqu'à Madagascar.
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Faire connaître de nombreux peuples et les particularités de diverses régions du monde est le but fixé par les premiers mots du Livre : « Pour savoir la pure vérité de diverses régions du monde... ». Au long de ses itinéraires, le Livre rapporte aussi une multitude d'historiettes, historiques ou piquantes, rarement miraculeuses. Surtout, il relate l'histoire des Mongols de Gengis Khan, et décrit les institutions de l…
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Rédigé en 1298 dans un français approximatif parsemé d'italianismes, corrigé par des copistes français à partir de 1307, ce livre comporte un prologue relatant un premier voyage en Asie, celui des père et oncle de Marco Polo, puis leur second voyage, cette fois avec Marco. Ce prologue est suivi de quatre itinéraires :
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depuis Acre vers la Chine ;
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depuis Pékin vers le Yunnan et quatre États au sud de la Chine ;
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depuis Pékin vers Hangzhou et le port de Quanzhou ;
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enfin, l'espace entre le Japon et Madagascar en passant par Sumatra, Sri Lanka et l'Inde, puis le sud de l'Arabie.
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À partir des manuscrits anciens qui ont été conservés, tant en français qu'en traduction, ce livre est fréquemment édité, sous divers titres. Il donne aussi lieu à d'innombrables études qui confirment la véracité de la plupart des nombreux faits consignés.
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Première impression à Venise : Delle meravigliose cose del mondo, 1496 (en ligne)
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Page de couverture de l'édition italienne de Ramusio, imprimée en 1559 (en ligne).
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Le livre qui a rendu Marco Polo mondialement célèbre est la première description européenne de l'ensemble de l'Orient : Perse, Asie centrale, Extrême-Orient, Inde et océan Indien. Antérieurement, Jean de Plan Carpin et Guillaume de Rubrouck avaient raconté leur voyage en 1246 et 1254 jusqu'en Haute Mongolie, mais ils n'avaient pas pénétré aussi loin en Extrême-Asie et avaient rédigé en latin. Le Livre de Marco Polo e…
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Ce livre décrit les immenses possessions de l'empire sinomongol, qui fut l'empire le plus vaste du monde. Il décrit aussi le Grand Khan et empereur de Chine Khubilai, qui fut l'un des hommes les plus puissants de l'Histoire – sinon le plus puissant de tous. L'attestent son organisation militaire, son mode de gouvernement, son papier-monnaie obligatoire, ses chasses extraordinaires et ses fêtes fastueuses :
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« L'homme le plus puissant en gens, en terres et en trésors, qui fut jamais au monde ni qui soit maintenant, depuis Adam notre premier père jusqu'à aujourd'hui... Si que je vous dis bien en vérité que jamais ne fut ni ne sera, je crois, homme qui puisse avoir si grande réjouissance et agrément en ce monde comme celui-ci a, ni qui mieux eut le pouvoir de le faire ».
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Le Livre n'est pas à proprement parler un récit de voyage, car les itinéraires sont reconstruits, et l'expérience vécue par son auteur n'est évoquée que de façon discrète – sauf peut-être quand il s'agit du charme des courtisanes de Hangzhou.
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Il fait voyager par ses descriptions de villes, d'institutions de pays lointains, de coutumes étranges et parfois cocasses ou piquantes, émaillées de belles histoires comportant parfois des éléments légendaires présentés comme tels. Ce livre fut un guide utile pour les marchands en route vers l'Asie, quoique son auteur n'ait pas été lui-même un commerçant en Chine,,, mais un agent officiel employé par le palais impér…
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Encore utile comme guide au XIXe siècle, cette œuvre a beaucoup contribué aux progrès des géographies physique, humaine et politique :
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« Et si dans la longue série des siècles on cherche quels sont les trois hommes qui ont le plus contribué aux progrès de la connaissance du globe, le modeste nom du voyageur vénitien vient se placer sur la même ligne que ceux d’Alexandre-le-Grand et de Christophe Colomb. »
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— Walckenaer, Vies de personnages célèbres.
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Extension de l'empire mongol hors Sibérie.
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Marco Polo révèle le pétrole, le charbon et l'amiante. Pétrole (‘huile’) : « Et en cette fin vers Géorgie, sachez qu'il y a une source d'où sort huile en moult grande quantité ; si que bien 100 navires y pourraient bien charger à la fois. Mais elle n'est pas bonne à manger, mais elle est bonne à brûler et à enduire les chameaux contre la gale. Et y viennent gens de moult loin pour cette huile. Car en toute la contrée…
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File:Route-Marco-Polo-fr 001b.png
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Itinéraires de Marco Polo (clic pour carte entière). En rouge, aller (1271-1294). – En bleu, missions en Chine (1275-1290). – En vert, retour (1292-1295). – En brun, lieux cités hors itinéraire certain.
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Perrière du type Bricole (ch. 145, bataille de Xiangyang).
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Perrière 'sarasenic' selon Heny Yule, 1871
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La caravane de Marco Polo voyageant vers les Indes (miniature d'Abraham Cresques dans l'Atlas catalan).
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Miniature illustrant “l'arbre à vin” : « Quand ils veulent du vin, si en taillent une branche (et) est moult bon à boire » (ch. 165).
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Papier-monnaie à pouvoir libératoire obligatoire, 1287.
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Le Livre comporte un avant-propos, un prologue et quatre parties ; le nombre de chapitres est variable selon les manuscrits : entre 192 et 232.
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L’Avant-propos (à tort souvent confondu avec le Prologue, surtout dans la compilation initiale qui le numérote comme un chapitre) ne comporte que 300 mots et présente le livre, son auteur et les circonstances de sa rencontre avec son rédacteur, Rusticien de Pise (nommé « Rustaciaus de Pise » dans le ms. F et « Rusta Pisan » dans le ms. A1). S'y adjoint, dans les manuscrits B3, B4 et B5, le certificat d'origine de la …
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Le Prologue raconte en dix-huit courts chapitres le premier voyage de Nicolo et Matteo Polo, les père et oncle de Marco, entre 1255 et 1269, puis leur second voyage avec Marco de 1271 à 1295. Cette partie de l'œuvre est la plus personnelle. Elle valorise les parents Polo comme ambassadeurs du Grand Khan Khubilai auprès du pape, et plus tard Marco comme son « messager » ou Envoyé — c'est-à-dire émissaire impérial char…
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La Première partie détaille le second voyage, avec Marco, au long d'un itinéraire qui va de Saint-Jean-d’Acre et le port d'Ayas en Petite Arménie jusqu'à Shangdu, qui était la capitale d'été de Khubilai, où Marco lui est présenté. Cet itinéraire commence par la traversée de l'Anatolie vers l'Iran et évoque les pays avoisinants : Grande Arménie, Géorgie, Mossoul où se produisait la mousseline, Bagdad où le califat ava…
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La Deuxième partie est d'abord consacrée à Khubilai Khaan : comment il a pris, affermi et défendu son pouvoir (ch. 75 à 80) ; ses quatre femmes et ses nombreuses concubines (ch. 81) ; ses fils (ch. 82) ; ses palais (ch. 83-84) ; sa salle des banquets et sa garde prétorienne (ch. 85) ; ses fêtes et la couleur des costumes (ch. 86) ; les présents et offrandes qu'il reçoit (ch. 87) ; ses grandes chasses (ch. 88-92). Pui…
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La Troisième partie, qui s'intitule le Livre d'Inde, décrit la mer de Chine et l'océan Indien. Elle commence par Cipango, le Japon gorgé d'or, et les autres îles dont Sumatra et Sri Lanka (ch. 157-168), puis décrit l'Inde (ch. 169-182). Ensuite une excursion mène dans l'ouest de l'océan Indien, par ouï-dire car l'auteur précise qu'il n'y est pas allé : Socotra, Madagascar, Zanzibar avec son arrière pays africain ; en…
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Une Quatrième partie, souvent plus ou moins omise dans des manuscrits, contient des fragments historiques au long de 34 chapitres dans le ms F, 8 chapitres seulement dans les mss. A1 et A2, et 3 seulement dans les mss. B. Elle raconte la « Province d'obscurité » (le Grand Nord russe), et surtout les guerres fratricides entre khans mongols, qui font comprendre la cause de leur prochain déclin : les expéditions répétée…
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Le Livre est souvent perçu comme un recueil de « merveilles » (au sens ancien : choses étonnantes, surprenantes, voire effrayantes). Mais sa trame est une base continue d'informations plus précises, nombreuses et exactes que la légèreté des récits et la simplicité de la langue ne laissent supposer.
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Chapitres 97 et 99 sur les relais impériaux, leur luxe, leurs nombreux chevaux, la rapidité de leurs courriers. Lors de ses missions, M. Polo a souvent utilisé ces relais où, dit-il, « si un roi y venait, il serait bien hébergé ».
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Voir aussi
Articles connexes
- Le livre des merveilles, ms. BnF fr. 2810 incluant "Le Livre de Marco Polo et des merveilles d'Asie" Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Marco Polo Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le Grand Khan Khubilai Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Empire mongol Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Européens en Chine médiévale Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guillaume de Rubrouck Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean de Montecorvino Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean de Mandeville et son Livre des merveilles du monde Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Liens externes
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- Le Livre de Marco Polo
éd. Groulleau 1556
éd. Pauthier 1865
éd. Müller 1888
éd. Turpaud 1929, sur Wikisource Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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- « Marco Polo : Le Livre des merveilles », sur Bibliothèque nationale de France. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Livre audio mp3 gratuit, Le Devisement du monde (adaptation moderne par Audiocité) : Livre 1 – Livre 2 – 'Livre 3' (aussi sur Archive). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Notes et références
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Références 1 à 25
- Ch. 14 : « Et quand l'empereur vit Marco qui était jeune bachelier, il demanda qui il était. ‘Sire, dit son père messire Nicolo, il est mon fils et votre homme’. — ‘Qu’il soit bienvenu’ dit le Seigneur. » (Lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- ms. F : « Adonc dirent les 2 frères et leur fils messire Marc... Adonc messire Nicolau et son frère et son fils qui avaient en leur suite... ».
- A et C : « Si dirent messire Nicolo Polo et messire Matteo au Grand Kaan qu'ils feraient s'il lui plaisait engins... Donc les deux frères firent préparer des madriers et firent faire... ».
- Ramusio : « Ce qui étant venu aux oreilles des frères Nicolò et Matteo... ils proposèrent de faire fabriquer des perrières de type occidental... Cette expédition, menée si rapidement, augmenta la réputation et le crédit de ces deux frères vénitiens auprès du Grand Khan et de toute la cour ».
- On note que L. F. Benedetto supprime aussi le prénom Marco dans son Livre de messire Marco Polo, la version française de sa “reconstitution” (posthume, Editioni Ca'Foscari, 2016, p. 384-385, en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 ↩3 - Incipit des manuscrits en français :
F et A1 : Ci commence les rubriques de ce livre qui est appelé le devisement du monde.
A2 : Ci commence le Livre de Marc Paule des merveilles d'Asie la grande et d'Inde la grande et mineure, et des diverses régions du monde.
A4 : Cy commence le Livre de Marc Paule des merveilles d'Aise la grant et de Ynde la majour et mineur.
B1, B2 : Ci commence le Livre du Grand Kaan qui parole de la grande Arménie, de Perse et des Tartars et d'Ynde et des grandes merveilles qui sont par le monde.
B3 : Cy commence le [livre du] Grand Kaan qui devise les grandes merveilles qui sont en la terre d'Ynde.
B4 : Cy commence le Livre du Grand Kaan de Cathay qui devise des grandes merveilles qui sont en la terre d'Inde.
C1, C2, C3 : Pas de titre, commence par Pour savoir la pure vérité.
D : Cy commence par table toutes les rubriques de ce livre nommé le Livre Messire Marc Pol citoyen de Venise croyant en Jesucrist auquel livre sont déclarées et contenues plusieurs grandes merveilles de aucunes parties du monde. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - Incipit prologus in librum domini Marchi Pauli de Veneciis de condicionibus et consuetudinibus orientalium regionum. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Titre moderne de surcroît, ajouté par un bibliothécaire au verso de sa couverture en cuir (voir en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- En « françois », répété dix fois dans le ms. F : en ses ch. 23, 31, 47, 50, 64, 74, 86, 151, 152 et 200.
- En françois, c'est-à-dire, comme le dit Latini, « langue romane selon le langage des Français », le parler des gens du nord de la France actuelle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Langue d'oïl est incidemment précisé au ch. 178 du ms. F : « Comant, feist le filz au roi, donc morent tuit les homes ? Oïl voiremant, font celz (Comment, dit le fils du roi, donc tous les hommes meurent ? Oui vraiment...) » (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Chapitres 76 et 154 (ms. F, ch. 77 et 155). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Manuscripts du
Groupe Bde Benedetto comprenant des additions :
V1 : Berlin, Deutsche Staatsbibliothek, Ham. 424. – VB : Venise, Museo Civico Correr, Dona dalle Rose 224. – VB1 : Rome, Bibl. Apost. Vaticana, Barb. latin 5361. – VB2 : London, British Library, Sloane 251.
L : Ferrara, Bibl. Comunale Ariostea, MS Cl. II, 336. – L1 : Venise, Museo Civico Correr, Cicogna 2048. – L2 : Wolfenbuttel, Herzog-August-Bibl., Weissenb. 41. – L3 : Anvers, Museum Plantin-Moretus, M 16.14. – L4 : Bloomington, Ind. Univ., Lilly Lib., Allen (s.n.) – ms. Z – plus la rédaction de Ramusio.
- Liste dans Dutschke 1993, p. 281, et Moule & Pelliot, p. 510 et suiv. (en ligne).
- Pour un exposé des innovations de plusieurs de ces mss., voir l'Édition digitale Ca'Foscari : Ramusio e la tradizione del “Milione” (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - Recensement des manuscrits. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Éditions du ms. F : Société de géographie 1824. – Benedetto 1928. – Eusebi-Burgio 2018. – Blanchard et al., 2019.
- Gabriella Ronchi, Le Divisament dou Monde : Il Milione nelle redazioni toscana e franco-italiana, Milan: Mondadori, 1982. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - Les codes “FA”, “FB” et “FC” sont une réminiscence de la codification de Benedetto en “FGA”, “FGB” et “FGC” voulant signifier, à tort, que ces mss. auraient été issus d'un « remaniement » par un copiste nommé Grégoire.
- Ph. Ménard supprime ces préfixes parce qu'il démontre qu'il n'y a pas eu de « remaniement de Grégoire » (voir Le prétendu “remaniement” attribué à Grégoire). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 ↩3 - Pauthier donne de nombreux exemples de la supériorité des mss. A1 et A2 sur B4.
- Yule : « Je déduis des faits que le manuscrit (B4) représente une forme de l'œuvre plus ancienne que (A1 et A2) » (p. 94 de l'Introduction, § 57).
- Benedetto 1928, p. LXXV présente un stemma codicum validant l'idée que la série B est antérieure aux séries A, C et D. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - Édition des mss. A1 et A2 : Firmin Didot / Pauthier, 1865 ; comporte aussi des variantes de B4 et, en notes, de ms. F et de Ramusio. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 ↩3
- Éditions du ms. B4 : Badel 1998.
- Pauthier, 1865, met aussi en lumière les variantes intéressantes du ms. B4. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - Édition du ms. B1 : Ph. Ménard 2001-2008. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2
- Dix-huit mss. sont décomptés par le CNRS : Traductions latines d'œuvres vernaculaires, § 14 Marco Polo (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Philippe Ménard n'en compte que 9 principaux (« Le problème de la version originale du Devisement du monde de Marco Polo », dans François Livi, De Marco Polo à Savinio: écrivains italiens en langue française, Paris: Presse de la Sorbonne, 2003, p. 7 et p. 12-13 pour les abrégements ; en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Liste de manuscrits italiens.
- Sur Arlima : Il Milione toscano (rédaction TA) et Il Milione toscano (rédaction TB). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Liste de manuscrits italiens.
- Il Milione veneto sur Arlima : rédaction VA, rédaction VB, rédaction VC).
- Editions en ligne : Gennari, rédaction VB, V, VA et VB sur Ca'Foscari. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Recensement des manuscrits, p. 349. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Murray (en) dit ce texte « little better than an epitome (à peine meilleur qu’un extrait substantiel) » (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Censure notamment l'histoire, jugée hétérodoxe, des Rois mages selon la tradition iranienne au ch. 30. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Une vingtaine de mss. sont décomptées par le CNRS : Traductions latines d'œuvres vernaculaires, § 14 Marco Polo (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Recensement des manuscrits. L 7 mss., LA 9 mss., LB 2 mss. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
Références 26 à 50
- (it) Carlo Giovanni Calloni, figure 1 page 20 montre la proportion des manuscrits existants selon leur source dans Textus receptus. I Milioni latini, in Paola Mocella, Il Milione nel tempo tra Asia ed Europa: Marco Polo nelle letterature medievali e contemporanee, Florence: University Press, 2025 (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Arlima. — Alvaro Barbieri, Marco Polo « Milione » - Redazione latina del manoscritto Z, Parme: Bembo, 1998. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Philippe Ménard, « Le problème de la version originale du Devisement du monde de Marco Polo », op. cité, p. 8 : « En sus il faut ajouter le ms. si original de Tolède, dit ms. Z... » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- L'édition digitale Ca'Foscari publie face à face le texte de Ramusio et celui du codex Z pour les comparer (lire en ligne).
- Cette présentation montre que dans Z manquent 59 des 132 chapitres des deux premières parties de Ramusio (ses ch. I-1, 2, 7, 10, 13, 15, 17, 19, 21, 24, 32, 34-37, 40, 42-51, 54-55 ; et ch. II-1, 2, 6-8, 10-11, 20-21, 31, 34-42, 44-46, 49, 53-55, 62-64, 67-68). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - Dans le “codex Z”, le Prologue (ch. 1 à 18[52]) est réduit à quelques mots, ne dit rien des deux voyages, prétend faussement que Marco vécut en Asie depuis son enfance (“ab infancia sua”) et qu'il serait parti de Boukhara pour aller en Chine. Le “codex Z” omet ensuite : l'histoire de Gengis Khan et des Mongols, leurs conquêtes, leurs coutumes, leur ville (Karakorum), et la Sibérie jusqu'à l'océan Arctique. Surtout, sont absents les faits du Grand Khan et empereur de Chine Khubilai (ch. 75 à 103, partie pourtant centrale, essentielle) : sa guerre, son portrait, ses femmes, ses fils, ses villes (dont Pékin), ses fêtes, ses chasses, ses charités, son gouvernement, ses ministères. Omis encore la bataille contre les éléphants du roi de Birmanie, la remontée vers Pékin et la descente par le Shandong, ainsi que l'important ch. 138 sur l'empire Song et sa conquête. Quant aux missions des Polo en Chine, sont omis l'ambassade au pape des parents Polo (ch. 7), leur rôle dans une importation d'armes décisives (ch. 145), le succès et la titularisation de Marco (ch. 15-16), et ses diverses missions (sauf celle à Yangzhou, ch. 143, où le “codex Z” dit de façon inexacte qu'il y eut « officium prefecture »). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2
- Simon Gaunt : « Les épisodes concernant la secte chrétienne non reconnue et l'anneau perdu sont suspects » (Narrative voice, language and diversity, Cambridge: Brewer, 2013, p. 143).
- On peut ajouter (voir Mascherpa, Sulla fonte Z) : une glose sur Arméniens, Nestoriens et Jacobites (Z:9) ; une section autonome sur le Kerman, dont les habitants seraient doux et pacifiques à cause de la terre locale qui produirait cette disposition morale, ce que le roi fait vérifier expérimentalement... (Z:12). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Découvert en 1937 par J. Homer Herriott (The lost Toledo manuscript of Marco Polo, Speculum, 1937, pp. 456-463 ; en ligne).
- Édité pour la première fois par Christopher Moule, The Description of the World, Londres: Rouledge, 1938, volume 2.
- Réédité avec une traduction en italien par Alvaro Barbieri, Marco Polo « Milione » - Redazione latina del manoscritto Z, Parme: Pietro Bembo, 1998. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Dans l'Édition digitale Ca'Foscari, sans les titres et les sous-titres, R comporte moins de 81 000 mots, alors que ms. F comporte près de 105 000 mots. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Le ms. A3 est déviant par rapport aux autres mss. A.
- Benedetto 1928, p. lxxiii : A3 et D doivent dériver du même modèle ... ils aggravent identiquement les erreurs. ... La valeur propre du ms. A3 est quasiment nulle. Cette copie est pleine d'absurdités ; les noms géographiques et les parties techniques sont volontairement évités ... lacunes importantes.
- Il a été proposé de le reclasser avec D (Huang Thi, Édition critique de la version française du Livre de Marco Polo, thèse de l'École des Chartes, cote: AB/XXVIII/413, 1967, p. 55).
- Cela quand on privilégie le contenu, et non les seules formes philologiques (cf. Ph. Ménard). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - Pauthier analyse une cinquantaine de ces modifications (index p. 815 sous ‘Société de géographie’), notamment p. XCV (tatar) et pp. 22 n.3 (supprime une exagération, idem 32 n.6) ; 27 n.3 ; 28 n.4 ; 39 n.1 (toujours David) ; 52 n.1 (ordre de Tabriz) ; 97 n.1 (Mulette) ; 111 n.6 (aigles) ; 215 n.3 ; 275 n.5 (barons) ; 311 n.1 (ch. supplémentaire). – Tome 2, pp. 389 n.4 et m ; 472 h (suppression Marco) ; 527 n.5 (Kayteu); 587 n.6 ; 703 n.2. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Au lieu de la tirade féodale ouvrant le ms. F « Seigneurs empereurs et rois, ducs et marquis, comtes, chevaliers et bourgeois... » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Les mss. B maintiennent des inexactitudes qui sont corrigées dans les mss. A1 et A2, dont : Le prénom Marco à Xiangfan (ch.145). – Tartar au lieu de Tatar (passim). – Langue turquoise au lieu de tartoise (ch.7). – Le roi de Géorgie toujours appelé David (ch.22). – Larrons (voleurs) au lieu de barons (ch.84). – Des coquillages au cou des chiens (!) pour des cauris monnaie (ch.117). – Celui de qui traite ce livre (ch.143). – Le port de Fuzhou confondu avec celui de Quanzhou (ch.155). – La mer Rouge assimilée à un fleuve (ch.188). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Manuscrit B3 : en ligne ; ms. B4 : en ligne.
Édité par Mardsen, p. lxvii en 1818, puis par Pauthier, p. 1 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Certificat d'origine en ligne.
- Déjà publié en 1818 par Marsden (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Les enluminures du manuscrit A2 sont visibles en ligne aux folios suivants 1r (recto), 2r, 2v (verso), 3r, 3v, 4r, 4v, 5r, 6r, 7r, 8r, 9r, 10r, 10v, 11v, 12r, 12v, 13v, 14v, 15v, 16v, 18r, 18v, 20v, 21v, 23r, 80r, 82r, 83r, 84r, 85r, 86v, 87r, 88r, 89v, 91r, 92 ?r, 93v, 95v, 17r, 19v, 22v, 24r, 25v, 26r, 27r, 28r, 29v, 30v, 31v, 33r, 34r, 36r, 37r, 38r, 39r, 40r, 41r, 42r, 44r, 45r, 46v, 47v, 49r, 50r, 51r, 52v, 54r, 55v, 58r, 59r, 59v, 61r, 62v, 64r, 67r, 69r, 71r, 72r, 73v, 74v, 76v, 78r. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Miniatures du ms. B2 en ligne. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Édition des 50 premiers ch. du ms. A4 : Jean-François Kosta-Théfaine, Étude et édition du manuscrit de New York du Devisement du Monde de Marco Polo, thèse de doctorat, Paris, 2002. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Voir Arlima Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Édition du ms. TA1 : Ruggero M. Ruggieri, Il Milione, Florence: Olschki, 1986. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Voir les œuvres de Pipino sur Arlima.
- Liste de tous les mss. issus de Pipino dans Dutschke 1993. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Voir Arlima Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Ouvrages importants en français avant M. Polo : La conquête de Constantinople de Villehardouin (1213) et Le livre du trésor de Latini, (1265).
- Le Roman des rois de Primat de Saint-Denis date de 1274, mais la Chronique de France qui est la source restera rédigée en latin jusqu'en 1340.
- La Vie de saint Louis de Joinville est postérieure : 1309, de même les Chroniques de Froissart : 1380.
– Les “roman courtois” étaient des épopées versifiées et non en prose. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Stephen Pow montre que l'empire mongol fut plus vaste (36.5 million km²) que l'empire britannique (35,5 million km²) quand on y inclut toute la Sibérie et le Grand Nord russe, qui étaient effectivement soumis aux Mongols jusqu'à l'océan Arctique.
- Stephen Pow, The Mongol Empire’s Northern Border: Re-evaluating the Surface Area of the Mongol Empire, Genius loci, Laszlovszky 60, Budapest: Archaeolingua, 2018 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - Toute la Sibérie et le Grand Nord russe étaient soumis aux Mongols[48].
Le Livre atteste au ch. 70 que « quand le Grand Khaan veut des faucons pèlerins des nids, il envoie jusque là... par cette grande plaine où l'on trouve (l'océan Arctique)... tant au nord que l'étoile Polaire demeure visible à midi ». De même aux ch. 216 et 217 du ms.F, décrivant les relais impériaux en Sibérie où l'on va en traîneaux tirés par des chiens, et « la province d'Obscurité (où) il fait toujours crépusculaire ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - La division en quatre parties est conventionnelle. Pipino est l'initiateur de cette division, mais il omet la quatrième partie.
- Dans les éditions du Livre, la numérotation des chapitres varie selon les éditeurs. Pour une table comparative, voir Moule & Pelliot, p. 504-507 (en ligne).
- Pour la numérotation adoptée dans cette page, voir ici. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
Références 51 à 75
- Rustichello da Pisa est un nom dépourvu de source dans les mss. en français et en italien, mais admis depuis l'édition du ms. F par L. F. Benedetto, Il Milione en 1928.
Antérieurement il était nommé en Italie Rusticiano, entre autres par Vincenzo Lazari (I viaggi di Marco Polo, Venise, 1847), suivi par le colonel Yule (1871) et encore par The New Arthurian Encyclopedia de J. L. Norris (art. « Rusticiano da Pisa », Garland, New York, 1991, p. 392, lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Sauf indication contraire, les numéros de chapitre sont ceux du ms. A1 tels que repris par Pauthier, par Ph. Ménard et, jusqu'au ch. 165, par Eusebi. Cette numérotation va de 1 à 200. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
- Après le Corridor du Wakhan (ch. 49), les Polo passent plutôt par le Petit Pamir selon Nicolas Severtzov, Les anciens itinéraires à travers le Pamir, Paris, Bulletin de la Société de géographie, 1890 (en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- La date de 1275 est erronée. Pauthier l'indique dans sa préface, puis se reprend au ch. 13 (n. 1 p. 21). Kazuo Enoki, 1957 confirme 1274. Cette date correspond à un départ de Venise au printemps de 1271 + 3 ans de voyage. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Épisode qui se déroule vers 1267, quand Marco avait 14 ans et était à Venise : « Si dirent messire Nicolas Pol et messire Maffe au Grand Kaan, qu'ils feraient, s'il lui plaisait, engins par lesquels ils feraient tant que la cité se rendrait... » (lire en ligne).
- Le ms. F ajoute le prénom Marco derrière ceux de ses père et oncle, prénom que les ms. A et C supprimeny, de même que la rédaction de Ramusio. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Attention au mot « merveille » : il ne signifiait autrefois que 'étonnant' ou 'extra-ordinaire' et non surnaturel (ce qui est surnaturel était un « miracle »), et il n'était pas forcément positif : au ch. 107, le roi d'Or « moult se merveilles » quand ses écuyers lui mettent l'épée sous la gorge ; au ch. 68, une « grant merveille » est le massacre de milliers de riverains pour la pompe funèbre des khaans.
– Blanchard et al., 2018, Introduction : « Même si le mot merveille et ses dérivés sont fréquents dans le texte [il n'a pas le] sens que lui assigne la critique littéraire : un surnaturel assumé comme tel ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - Avoir seigneurie, dans le Livre, signifie avoir pouvoir ; exemple : un cavalier est seigneur de son cheval ; ch. 73 : « la seigneurie est aux chrétiens » signifie que des cadres chrétiens administrent pour le khan ; ch. 80 : « celui qui a seigneurie de 100 hommes a table d'argent » ; ch. 95 : « les grandes seigneuries » sont les ministères du gouvernement ; passim : les villes chefs-lieux ont seigneurie sur celles de leur circonscription. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Départ de Chine des parents Polo vers 1266, arrivée à Acre en 1269 (ch. 9), tandis que les ingénieurs en perrières, qui testent leur premier engin à Pékin devant l'empereur en 1271 (selon les Annales), durent être recrutés au Proche-Orient vers 1267-1268. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- En ancien français, devisement signifie « description, récit, narration » selon le DMF, ou « division, partage, stipulation, parole, conte, entretien » selon Godefroy. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Ch. 18 : le Grand Khaan « les chargea de messagerie au pape et au roi de France et au roi d'Angleterre, et au roi d'Espagne, et aux autres roys de crestienté ».
- Le Livre était une façon de remplir cette mission. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 - La traduction édulcorée en latin de Pipino semble la seule chose que l'Église permettait de publier. Voir Traductions en latin. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Thibaut de Cepoy signe un traité avec Venise en décembre 1306 (J. Petit, 1897, p. 232). Sa rencontre avec M. Polo a lieu lors des négociations.
- Sa campagne de Grèce, menée officiellement pour le compte de Charles de Valois, mais financée principalement par le gouvernement de Paris et partiellement par l'évêché de Chartres (J. Petit, 1897, p. 233), sera un échec en dépit des titres de gloire de ce personnage : Grand arbalétrier de France, héros en Guyenne et en Flandre, il avait même été annoncé à Venise par une bulle du pape datée de janvier 1306 (voir Henri Moranvillé, Les projets de Charles de Valois sur l'Empire de Constantinople, Bibliothèque de l'école des chartes, 1890, t. 51, p. 68-69 ; en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Le certificat d'origine des mss. B nous apprend qu'outre la copie officielle donnée à Charles de Valois, Jean de Cepoy a donné d'autres copies « à ses amis qui l'en ont requis ». Dès 1312, Mahaut d'Artois en achète une pour elle (J.-M. Richard, Une petite nièce de saint Louis, Mahaut d'Artois, Paris: Champion, 1887, p. 101, lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2
- Pour échafauder sa théorie, Benedetto (1928, p. xxxi) imagine trois manuscrits qu'il suppose « perdus » et fonde sur cela, c'est-à-dire des sources imaginées, son hypothèse que les parties du récit publiées aux XIVe et XVe siècles seraient, paradoxalement, antérieures à la première rédaction datée de 1298 (ms. F). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Benedetto reléguait en 1928 les mss. A, B, C, D au rang de « remaniement[166] » non autorisé dû à un copiste nommé Grégoire, en se basant sur son erreur de lecture d'un mot de l'incipit : « contrescris » (recopier) lu contrefais.
- D'où son préfixe "FG" signifiant “français contrefait par Grégoire” ajouté devant le sigle des mss. A, B, C, D.
- On note que cette erreur de lecture est déjà chez Yule (vol. 2, p. 536).
- Plus tard Benedetto a reconnu que les mss. A, B, C, D constituent « la plus belle famille de manuscrits marcopoliens que nous possédions aujourd’hui » (Note préliminaire sur le problème du texte, posthume, Venise: Ca'Foscari, 2016, p. 175 ; en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 ↩3 - Alvise Zorzi : « Avoir sous la main, par écrit, tant d'informations utiles pouvait servir les intérêts des commerçants et des financiers génois… Le fait que quelques années après (1298), des Génois se soient déjà trouvés sur les pistes du Catai peut aussi s'expliquer par le séjour à Gênes de quelqu'un qui en savait long sur ce pays » (Vie de Marco Polo, Paris, Laffont, 1983, p. 247). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Sur Thibaut de Cepoy, brillant capitaine de Philippe le Bel, voir J. Petit, 1897.
- Thibaut reste de 1306 à 1308 en Italie, y est rejoint par son frère et son fils, Jean de Cepoy, lequel jouera ensuite un rôle majeur dans la diffusion du Livre en France. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Au ch. 36 (R I-15) Ramusio dit que « sur une île voisine, se trouve une ville nommée Ormus » : c'est une interpolation car l'Ormuz de M. Polo était encore sur le continent près du rivage.
- Autres : Lochac/Soucat (ch.163) “sur la terre ferme” ; en Iran (ch.30), monastère de Balsamo avec ceintures miraculueuses. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Plusieurs ajouts rééquilibrent le ton laudateur de la rédaction initiale.
- Ajouts : en Iran (ch.37), canaux d’eau fraîche sous terre ; au Badakshan (ch.46), sanatorium pour Marco, et descendants du cheval d’Alexandre ; au Pamir (ch.49), cornes délimitant les camps ; à Yarkand (ch.52), goitres fréquents ; sceau impérial rouge sur la monnaie (ch. 95) ; sur Khubilai (ch. 103), fondement bouddhiste de ses charités ; branches du Yangzi à Chengdu (ch. 113) ; raffinage du sucre (ch. 154) ; Tholoman (ch.160) baigné par le golfe du Tonkin. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Exemple de grossière erreur : la ville de Soudak/Soldadie est placée en Arménie !
Cette erreur était apparemment dans le texte de Pipino puisqu'on la trouve dans les éditions de Prasek, p. 7 et de Ca' Foscari).
Cette erreur est déjà dans l'édition imprimée de Gerard Leeu (1484), et reprise avec d'autres erreurs manifestes dans l'édition d'Andreas Müller (1671), puis dans le faux Bergeron de 1735, et même très tardivement dans l'édition d'Eugène Muller en 1888 ! Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2 ↩3 - Sur la méthode philologique initiée par Karl Lachmann) qui consiste à « reconstituer », à partir des manuscrits conservés, la ou les formes supposées les plus anciennes d'un texte (méthode généalogique avec stemma codicum, voir les critiques de Joseph Bédier (Réflexions sur l'art d'éditer les anciens textes) et de M. J. Driscoll (Thoughts on philology, old and new), qui rejettent la prétention de l'analyse stemmatique à l'objectivité scientifique, et préconisent de choisir un texte de référence et de le reproduire avec le moins de corrections possible.
En outre, Lachmann proposait de reconstituer les formes anciennes ; prétendre reconstituer le contenu comme le tente Benedetto est autre chose. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Le certificat d'origine est ignoré par beaucoup de commentateurs, et d'autres veulent que la mise en français correct ait eu lieu en France et après 1310 — quoique beaucoup de ses modifications de fond supposent l'intervention, et donc la présence, de Marco Polo (voir Différences entre A et F). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- « Das is der edel Ritter Marcho Polo von Vendig der grost landfahrer, der uns beschreibt die grossen wunder der welt die er selber gesehen hat. Von dem aufgang bis zu dem nydergang der sonne der gleychen vor nicht meer gehort seyn. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
- Dédicace : « À S. E. le Ministre de l'Éducation publique Pietro Fedele qui a facilité la mise en œuvre de cette recherche, noblement sensible à la finalité scientifique et nationale qui l'a inspirée » (en ligne)
- Pietro Fedele (en), membre du Grand Conseil fasciste mussolinien, avait financé ses voyages en Europe pour étudier les manuscrits. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Attention : chez Pauthier et Yule les sigles A, B et C correspondent respectivement aux ms. A1, A2 et B4. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩1 ↩2
Références 76 à 100
- Les additions de Ramusio ne sont pas toujours fiables. Ainsi (ch. 36, Ramusio I.15) : « Ormus, che è posta in isola vicina alla terra (Ormuz qui est située sur une île près du continent) », alors qu'il s'agissait de l'Ormuz ou Hormos encore sur le continent (Yule-Cordier 1903, p. 110).
- Pour une appréciation raisonnée des additions et modifications opérées par Ramusio, voir Yule-Cordier 1903, Introduction, p. 97 et suivantes (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩ - Ph. Ménard 2001-2008, vol. 1, p. 89-90. ↩
- Ch. 75 (lire en ligne).
“Aujourd'hui” : c'est-à-dire 1298 ; en fait Khubilaï mourut en 1294.↩ - Ch. 92 (lire en ligne).↩
- Ph. Ménard 2001-2008, vol. 1, p. 96. ↩1 ↩2
- Rédaction de Ramusio : « Ces dames sont très talentueuses (molto valenti) et ont un grand savoir-faire en flatteries et caresses, et en paroles vives accordées à chaque genre de personne ; en sorte que les étrangers qui les ont goûtées une fois demeurent comme hors d'eux, et tellement épris de leur douceur et agréments qu'ils ne peuvent jamais les oublier... » (ch. II-68 §24 - lire en ligne).↩
- Cocasse : notamment la couvade (ch. 119). Piquantes : mœurs d'origines tibétaines (Hami, ch. 58 - Tibet, ch. 114 - Xichang, ch. 116).↩
- (en) Leonardo Olschki : « Cette interprétation romanesque de Polo comme commerçant médiéval doit être réexaminée à la lumière des faits … il est très difficile de découvrir chez Marco Polo un commerçant au sens professionnel ou romanesque du mot. Il ne se présente jamais comme tel dans son livre » (Marco Polo's Asia, Berkeley: University of California, 1960, p. 97, lire en ligne).↩
- (en) John Larner : « Qui chercherait dans ce livre la narration d'un explorateur héroïque serait sérieusement déçu … On peut conclure que son livre n'est pas l'œuvre d'un marchand vénitien sur le commerce en Orient » (Marco Polo and the Discovery of the World, New Haven: Yale University, 1999, pp. 68, 74).↩
- Jacques Heers : ‘Marco Polo acquiert en Chine d'autres expériences, et même une personnalité... qui se démarque bien de l'image traditionnelle du négociant occupé de commerce’ (Marco Polo, Fayard, 1983, p. 226).↩
- Luciano Petech : « sa carrière ne fut pas vraiment celle d'un marchand, mais plutôt d'un administrateur, ou si l'on veut, d'un gentilhomme au service de Qubilai. Il ne parle presque jamais de ses affaires » (Les marchands italiens dans l'empire mongol, Journal asiatique, t. 250, 1962, p. 552).↩
- John Wood, John Wood, A personal Narrative of a Journey to the Source of the River Oxus, 1841, p. 230-231 et 237 (lire en ligne) : « Je dois attirer l'attention sur Marco Polo… dont l'œuvre pendant longtemps n'a pas reçu la considération qu'elle méritait. »↩1 ↩2
- Vies de personnages célèbres, Laon: Melleville, 1830, tome 2, p. 30 (lire en ligne). ↩
- Le Livre de Marco Polo, ch. 21 (lire en ligne).↩
- Le Livre de Marco Polo, ch. 101 (lire en ligne).↩
- Le Livre de Marco Polo, ch. 59 (lire en ligne).↩
- Ph. Ménard 2001-2008, vol. 1, p. 92. ↩
- Ch. 16 : « Marco Polo demeura dans l'entourage du seigneur bien 17 ans, toujours allant et venant de çà et de là en messagerie par diverses contrées, là où le seigneur l'envoyait » (lire en ligne).↩1 ↩2
- Petech 1975, p. 24 : les Envoyés (Chū shǐ, 出使) du Palais impérial avaient « qualité et prérogatives d'émissaire impérial, avec droit d'utiliser les relais impériaux et droit d'exiger l'obéissance de l'autorité locale ».
— Xìn shǐ 信使 peut être plus approprié à ce que dit M. Polo : « messager ».↩1 ↩2 - (it) Ramusio 1559, II.8 (lire en ligne).↩1 ↩2
- Pauthier, p. XIII (lire en ligne).
- Yule, vol. 1, p. 442, note 5.↩ - Ph. Ménard 2001-2008, vol. 4, p. 34. ↩
- Pauthier, tome 2, p. 576. ↩
- Chapitre 189 : « n'ont nulles oreilles mais là où l'oreille doit être, a un petit cornet ».
– « Il faudrait dire “sans pavillon de l’oreille” : en effet, le conduit auditif, l’oreille moyenne et l’oreille interne subsistent... J’ai en effet trouvé, au Musée de l’école vétérinaire de Lyon, une tête de mouton chez qui les deux pavillons de l’oreille étaient absents, mais, sous la peau, des deux côtés, le cartilage conchylien était représenté par une petite lame roulée en anneau de 1 cm de long » (Felix Regnault, Lapin né avec absence d'un pavillon d'oreille, Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, VIe série, tome 2, 1911, p. 185 ; en ligne). »↩ - Ph. Ménard 2001-2008, vol. 6, p. VIII-IX. ↩
Références 101 à 125
- Ch. 168. Voir Pauthier, p. 591 note 9 (lire en ligne).↩1 ↩2
- Guillaume Pauthier et Gaston Brunet, Vie du Bouddha : Extraits du Lalitâvistara, 1866 - éd. Guy Rachet, J'ai lu, 2004, p. 53.↩
- Ch. 97 : beau palais, lits bien fournis de riches draps de soie, si un roi y venait, il serait bien hébergé : lire en ligne.↩1 ↩2
- Ramusio 1559, ch. II.62 : « Cette espeditione, exécutée si promptement, augmenta la réputation et le crédit de ces deux frères vénitiens auprès du Grand Khan et de toute la cour. »↩
- Pauthier, p. 511 trouve 295 T d'argent fin (65 520 000 francs à 4,5 g d'argent fin).↩
- Évaluation haute des recettes du royaume de France sous Louis IX par Natalis de Wailly : 235 285 livres parisis, équivalant à 23,8 T d'argent fin (Les dépenses et recettes ordinaires de saint Louis, 1855, p. LXXVI ; lire en ligne).↩
- Démonstrations par Pauthier 1865, p. 510. Puis par Vogel 2013, ch. 6, p. 365.↩
- Atrocité confirmée par d'Ohsson et Pétis de la Croix.
- A. Lopatin, The Cult of the Dead among the Natives of the Amur Basin, La Haye: Mouton, 1960, p. 88-89 (en ligne)↩ - Kazuo Enoki, 1957. ↩
- Morris Rossabi : « exagérations destinées à flatter son ego et à le présenter comme une figure plus importante de l'histoire des Yuan qu'il ne l'était en réalité » (lire en ligne).↩
- Christopher Moule : « Le récit par Marco Polo du célèbre siège de la ville par les Mongols constitue peut-être l'exemple le plus frappant d'une affirmation erronée, voire délibérément fausse, dans son ouvrage » (Quinsai with other Notes on Marco Polo, Cambridge Press, 1957 p. 70).↩
- Yule, p. 218 : « incontestablement une énorme exagération (unquestionably a huge exaggeration) » (lire en ligne).↩
- Ch. 143. Pauthier, p. 468 (en ligne).↩
- Pauthier, p. 510. ↩
- Vogel 2013, p. 365, ch. 6. ↩
- Pauthier, p. 512. ↩
- Particulièrement Frances Wood dans Did Marco Polo go to China?, ouvrage réfuté.↩
- Philippe Ménard, Discussion d'hypothèses erronées récemment avancées, 2001 (en ligne).↩
- Jacopo d'Aqui dans son Chronicon imaginis mundi (c. 1335) : « Non scripsi mediantem de his quœ vidi ». — Cité in extenso par Pauthier, Appendice 2, t. 2, p. 767 (en ligne).↩
- Ramusio, Viaggio del beato frate Odorico di Porto Maggiore del Friuli, fatto nell'anno 1318, sur odorichus.it, fin du ch. 64 (lire en ligne).↩
- Chapitre 18 : Avant leur départ de Chine, le Grand Khan « les chargea de messagerie au pape et au roi de France et au roi d'Angleterre, et au roi d'Espagne, et aux autres rois de chrétienté ».↩
- Ch. 8 : « partout où ils allaient, ils étaient servis et honorés de tout ce que besoin leur était et qu'ils pouvaient commander. Et avaient cela par la table de commandement du Seigneur qu'ils avaient. »
- Voir le ch. 80 pour la description des différentes tables de commandement.↩ - Bertold Spüler, La situation de l'Iran à l'époque de Marco Polo, dans Oriente Poliano, Istituto italiano per il Medio ed Estremo Oriente, Rome, 1957 p. 121.↩
- Heers 1984, p. 126 et suivantes. ↩
- Le Livre de Marco Polo, ch. 16 (lire en ligne).↩
Références 126 à 150
- Notamment la lettre de l'impératrice Song à Khubilai qui ouvre la description de Hangzhou (ch. 151).↩
- Constantin de Skatschkoff, Le Vénitien Marco Polo et les services qu'il a rendus en faisant connaître l'Asie, Journal asiatique, août-sept. 1874, p. 137 : « que Marco Polo ait fait une foule de descriptions d'après des écrits chinois, c'est ce dont je suis persuadé ; car, en Chine, jusqu'à présent, dans les très anciennes descriptions de l'Inde et des pays d'outre-mer, on ne trouve ni plus ni moins de renseignements que dans le livre de Marco Polo » (lire en ligne).↩
- Pietro d'Abano, Conciliator..., 1310. L'édition de Bergomense (Venise, 1496) figure aussi le dessin des Nuages de Magellan que M. Polo lui avait décrits (lire en ligne).
- De même Yule, Introduction, p. 120.↩ - (en) Leonardo Olschki, Marco Polo's Asia, Berkekey, Université of California, 1960, p. 147 (en ligne).↩
- (en) Stephen Haw, Marco Polo's China : A Venetian in the real of Khubilai Khan, New York, Routledge, 2006 (présentation en ligne), p. 127.↩
- Heers 1984, Il cite comme justification Polycarpe Chabaille (de) et Francis Carmody qui ont étudié Li Livres dou Tresor de Brunetto Latini ; Enrico Narducci pour La Composizione Del Mondo de Restoro d'Arezzo, 1859 ; Charles-Victor Langlois pour La Connaissance de la nature et du monde d'après des écrits français, 1927. ↩
- John Frampton (en), The most noble and famous travels of Marcus Paulus, one of the nobilitie of the state of Venice, into the east partes of the world, as Armenia, Persia, Arabia, Tartary, with many other kingdoms and provinces, Londres: Ralph Nevvbery, 1579 (lire en ligne). — Traduit en anglais à partir d'une édition en espagnol datant de 1503 (De Schepper, Foreign Books for English Readers, University of Warwick, 2012, p. 74, en ligne).↩
- Il Milione est l'abréviation de : Libro di messer Marco Polo da Vinegia che si chiama Melione (Livre de Marco Polo de Venise surnommé Million).
- Apostolo Zeno : « Le titre Milione a été donné improprement au Livre de Marco Polo. C'était un surnom appliqué à lui-même et qui passa ensuite aux descendants de sa Maison » (annotation de Biblioteca dell'eloquenza italiana di monsignore Giusto Fontanini, vol. 2, 1753, p. 186 ; en ligne).↩ - Voir les œuvres de Rusticien/Rusta de Pise sur Arlima.↩
- Latini, Li Livre dou Tresor (1265) : « Et si quelqu'un demandait pourquoi mon livre est écrit en langue romane selon le langage des Français, puisque nous sommes Italien, je dirais que c'est pour deux raisons : l'une, car nous sommes en France, et l'autre parce que ce parler est plus agréable et plus commun à toutes gens » (lire en ligne).↩
- Paul Meyer, De l'expansion de la langue française en Italie pendant le moyen-âge, Rome, Accademia dei Lincei, 1904, notamment p. 6 : En Italie, la résistance du latin à l'emploi du roman (italien) comme langue écrite avait été très forte et cette circonstance favorisa grandement la propagation des idiomes venus de France (lire en ligne).↩
- Libri, Histoire des sciences mathématiques en Italie, tome 2, Paris, Renouard, 1838, p. 119 (en ligne).
- Libri cite comme autres œuvres italiennes écrites en français : Li livres dou tresor de Brunetto Latini, Les Estoires de Venise de Martino Canal, le Traité des vices et des vertus par Guillaume de Florence, le traité Régime du corps d'Aldebrandin de Sienne.
- Voir aussi : Wikipedia: Les auteurs italiens et le français.↩1 ↩2 - Pauthier, p. LXXXIII : « librum in vulgari gallico composuit ».. ↩
- Jean Lebeuf, L'état des sciences en France, depuis la mort du roy Robert, arrivée en 1031, jusqu'à celle de Philippe le Bel, arrivée en 1314, Paris, Lambert et Durand, 1741, p. 177 (en ligne).↩
- Baldelli Boni, 1827, p. XII-XVIII, CXXIIII, CXXV, CXXXI et passim.
- Pour une vue de l'ignorance où l'on était de la langue originelle du Livre avant Baldelli Boni, voir De la langue originale dans la préface d'André Müller Greiffenhag à l'édition publiée sous le nom de Bergeron, t. 2, en 1735 (en ligne). ↩ - Baldelli Boni, 1827, p. 12, où est épinglée cette bévue amusante : le traducteur au ch. 22 rend « David melic, qui veut dire en français David roi » par « David Melic, cioè a dire in francesco David re », alors qu'il aurait dû traduire in italiano ; répétition de la même bévue aux ch. 30, 40, 46, 49, 63, 85, 150, 151 et 170. ↩
- D'Avezac, Un mot sur la langue en laquelle a été écrite la relation originale de Marc Polo, Bulletin de la Société de géographie de Paris, 1841, pp. 117-120 (en ligne).↩
- Encyclopédie des gens du monde, p. 315. ↩
- Barthélemy Saint-Hilaire, recension de Le Livre de Marco Polo, Journal des savants, janvier 1867, p. 9 (en ligne).↩
- Paulin Paris 1850, p. 139 : « Mauvais patois français ».
- Ph. Ménard, 1998, p. 350 : « à chaque phrase les mots se trouvent estropiés, les règles de la déclinaison et de la conjugaison bafouées ».
- Ménard, 2005, p. 409 : « Les mots sont fréquemment déformés. Le copiste juxtapose allègrement un substantif pluriel et un adjectif singulier ou vice versa. Les désinences verbales sont particulièrement maltraitées. »
- Blanchard et al., 2018, Introduction : « la langue du manuscrit (F) prend une totale liberté vis-à-vis des usages de la langue française de son époque » ; « la gestion des pronoms personnels est plutôt anarchique » et les « formes verbales passablement exotiques ».↩1 ↩2 - Vincenzo Lazari : « nos terminaisons (italiennes) et parfois nos mots reviennent souvent parmi les phrases françaises » (I Viaggi di Marco Polo Veneziano, Venise, 1847, p. XXXVI, en ligne).
- Ménard, 2005, p. 409 : « Le fond du texte est constitué par du français, mais l’œuvre est parsemée de traits italiens. »
- Andreose, Franco-Italian tradition, 2015, « the work was first written (in) an Old French heavily sprinkled with morphological as well as lexical Italianisms ».↩ - J. Petit, 1897, p. 231 et suivantes. ↩
- La forme “franco-italien” apparaît p. 396 de la recension par Charles Cahier de l'édition Pauthier, dans la partie qui traduit la critique de G. G. Bianconi, p. 395 et suivantes (Études religieuses, historiques et littéraires, t. 8, Paris: Douniol, 1866 - lire en ligne).↩
- Benedetto 1928, p. XI, “La redazione franco-italiana”. ↩
- Andreose, Franco-Italian tradition, 2015, p. 277 : « what we can say with certainty is that the label of ‘Franco-Italian’ appears to be unfit ». ↩
Références 151 à 175
- Simon Gaunt 2013, p. 15 : « ‘Franco-Italian’ is in some respects a misleading designation for the language of BnF fr. 1116 ». ↩
- Benedetto 1928, p. XXX. ↩
- Concina, fragments, « si erano originati un testimone franco-veneto ». ↩
- Andreose, Franco-Italian tradition, 2015, p. 272 : « les caractéristiques de l'orthographe et de la phonologie qui peuvent être considérées comme typiques de l'Italie du Nord sont plutôt peu nombreuses ».
Et p. 273 : « On peut dire en conclusion que l'hypothèse attribuant F à un scribe toscan, probablement originaire de Pise ou de Lucques, est la plus plausible de toutes les explications ».. ↩ - Andreose, Concina, 2015, p. 32. ↩
- Philippe Ménard, Deux nouveaux folios inédits d’un fragment franco-italien du 'Devisement du monde' de Marco Polo, Medioevo romanzo : 2, 2012, p. 258 : « L’appellation “frammento franco-veneto” donnée sans justification par C. Concina paraît discutable. Il n’y a pas ici prolifération de traits de la scripta vénitienne. »↩
- Le Roman du roi Artus, dont on remarque que les premiers mots sont quasi identiques à ceux du ms. F.↩
- Sur le scriptorium pisan de Gênes :
- Andreose, Franco-Italian tradition, 2015, p. 265-266.
- Florent Coste, La connaissance des langues mène-t-elle à la sagesse ?, dans Chandelier et Robert, Savoirs profanes dans les ordres mendiants en Italie, École française de Rome, 2023, pp. 581-603, § 26 sq. (lire en ligne).
- F. Zinelli, The French of Italy between Structuralism and Trends of Exoticism, dans Morato et Schoenaers, Medieval Francophone Literary Culture Outside France, Tunrhout, 2019, p. 62‑63.
- Fabrizio Cigni, Scriptorium o tradizione regionale?, dans « Innovazione linguistica e storia della tradizione : casi di studio romanzi medievali », Milan, 2020, p. 271-286 (en ligne).↩ - Rusticien de Pise « raconte avec naïveté et dans le style le plus simple » (Roux de Rochelle). – Il donne « une peinture naïve qui en dit plus et laisse plus de traces dans l'esprit que tout ce que l'art et l'éloquence pourraient y ajouter » (Pauthier).↩
- Paulin Paris 1850, p. 142 : « Pour nous résumer en quelques mots, Marco Polo, citoyen de Venise, dicta en 1298 la première relation de ses voyages à Rusticien de Pise (lequel) rédigea la dictée de Marco Polo en français ; huit ans plus tard, en 1307, Thibaud de Cepoy reçut de Marco Polo une relation des mêmes voyages plus correcte, revue par lui-même ; et toutes les autres rédactions latines, vénitiennes ou toscanes, sont des copies ou des abrégés du travail de Rusticien de Pise, ou du texte de Thibaud de Cepoy. ». ↩
- Paulin Paris 1850, p. 141 : « Les phrases obscures et les contradictions nées de la rapidité d’une première rédaction furent même soumises à la décision souveraine de Marco Polo ; et c’est ainsi que fut établi le deuxième texte, que l’on pourrait dire, à la façon moderne, revu, corrigé par l’auteur ». ↩
- Voir #Différences de fond entre les mss. F et A.↩
- Pauthier, p. xciii : « Trompé par la notoriété qu'on lui avait donnée (ms. B4), en laissant les deux autres dans l'oubli, nous l'avions d'abord entièrement copié pour le publier, lorsque, en voulant le collationner avec les manuscrits (A1) et (A2), nous nous aperçûmes que ces deux derniers, quoique plus anciens, et d'un style en apparence plus vieilli, lui étaient de beaucoup supérieurs ; ce qui nous fit recommencer complètement notre tâche. ». ↩
- Yule, p. 94 de l'Introduction : Le ms. B4 “représente une forme plus ancienne de l'œuvre que” A1 et A2.. ↩
- Luigi Foscolo Benedetto (it). Sa théorie du manuscrit perdu est introduite dans la première partie de son édition du ms. F, p. xxxi.
- En anglais par Denison Ross dans son introduction à L. F. Benedetto, The Travels of Marco Polo, Londres, 1931 (lire en ligne).
- « Schéma simplifié » de cette théorie dans Gadrat 2010, p. 65.↩ - Benedetto 1928, p. xxxiv : un « rimaneggiamento » et une « espèce de traduction (una specie di traduzione) ».↩
- Ph. Ménard, Le prétendu “remaniement” attribué à Grégoire, 1998.
- Ménard, 2005, p. 420-421 : « Contrairement à ce qu'a soutenu Benedetto, la version française n'est pas un remaniement. La théorie de Benedetto se fonde sur une faute de lecture des manuscrits (« contrescris » lu contrefais)… La signification du passage est exactement le contraire de ce que Benedetto prétendait y trouver ». ↩1 ↩2 - Alvise Andreose, 2025 : « L’idée que la branche « A » [ms.F et ses descendants] transmettrait une version abrégée du Devisement a été acceptée par la plupart des érudits italiens et étrangers... Au cours des cinquante dernières années, la recherche a toutefois remis en question ce principe... Aujourd’hui, on pense en effet que la version véhiculée par la branche « A » reflète la physionomie de la rédaction produite à Gênes en 1298, et que les ajouts trouvés dans le groupe « B » ont été insérés par Marco après son retour à Venise » (lire en ligne).↩
- Moule ayant montré que des passages du texte de Ramusio ne se trouvent pas dans le “codex Z”, Benedetto : « Si la défiance de Moule était fondée... le texte d’origine de Marco, auquel j’avais cru (mi sono illuso) être en substance parvenu, s’avérerait inaccessible » (Ancora qualche rilievo circa la scoperta dello Z toledano, dans Atti dell'Accademia delle Scienze di Torino, vol. 94, t. 2, 1960, p. 519-578, ou p. 53 du tiré à part).↩
- Ramusio 1559, « tutta Italia in pochi mesi ne fu ripiena » (lire en ligne). ↩
- Gadrat 2010. ↩
- Simion et Burgio, Il Marcho Polo di Meo Ceffoni, Quaderni Veneti, 4-2, 2015, p. 190.↩
- (en) Christine Gadrat-Ouerfelli, Who Read Marco Polo’s Book and Why?, in Hans Ulrich Vogel and Ulrich Theobald (éd.), Marco Polo Research Past, Present, Future, Université de Tübingen, 2024 (en ligne).↩1 ↩2
- Léopold Delisle, Le Livre de Marco Polo, fac-similé d'un manuscrit du XIVe siècle, in Bibliothèque de l'École des chartes, 1882, t. 43., p. 227 (en ligne).↩
- Dutschke 1993, ch. 2 : Contemporary reaction: truth or tale ?, p. 43. ↩
Références 176 à 200
- Gadrat, Réception du Livre, p. 439. ↩
- Édition digitale Ca'Foscari, Redazione P, § 1a:4 (en ligne).↩
- Yule-Cordier 1903, p. 120. ↩
- Marcello Bolognari, La Chronica di Iacopo d’Acqui e il Devisement dou Monde di Marco Polo : una prima ricognizione, Venise: Ca'Foscari, 2024 (en ligne).↩
- Gadrat, Réception du Livre, p. 172, 222 et ch. VII et VIII. ↩
- Heny Yule, Cathay and the Way Thither, vol. 3, p. 229 : « Lorsque des auteurs évoquent ces dix mille nobles ponts de pierre de Hangzhou ornés de sculptures et de statues de princes en armes, le récit dépasse l'entendement de quiconque ne s'y est jamais rendu et pourtant il est vraisemblable que ces auteurs ne mentent pas. » (en ligne).↩
- Lopez 1977, p. 450. ↩
- Lopez 1977, p. 452 et suiv.. ↩
- Racine 2012, ch. De Marco Polo à Christophe Colomb, p. 48. ↩1 ↩2
- Voir la description détaillée des manuscrits A, B, C et D dans Ph. Ménard 2001-2008, vol. 1, pp. 40-49.↩1 ↩2
- Écusson de Charles V et signature de Jean de Berry sur le ms. A1. Signature de Nicolas Flamel sur le ms. A2 (voir Pauthier, p. XCII).↩
- Luigi Foscolo Benedetto (it), Note préliminaire sur le problème du texte, posthume, Venise: Ca'Foscari, 2016, p. 175 (en ligne).↩
- Ramusio, Introduction : « tutta Italia in pochi mesi ne fu ripiena, tanto desiderata et aspettata da tutti era questa historia ». (lire en ligne, § 67.↩
- Voir notamment :
- V. Bertolucci Pizzorusso, Marco Polo, Milione, Versione toscana del Trecento, Milan: Adelphi, 1975, nouv. éd., 1994.
- Gabriella Ronchi, Il Milione nelle redazioni toscana e franco-italiana, Milan: Mondadori, 1982.↩ - Sur la difficulté d'éditer ces manuscrits, Édition digitale Ca'Foscari, Introduction : La tradizione del « Milione » (en ligne).
- Voir aussi la conclusion de Pizzorusso (2e éd. 1982, p. 348) : “En conclusion, le texte de la vulgate du ‘Million’ toscan a malheureusement été fixé ainsi...”.↩ - Édition critique par Marica Milanesi.
Édition digitale Ca'Foscari virgo.unive.it en ligne.↩ - Ménard, 2005, p. 412-413 : « recomposition du texte... abrègements notables... christianisation du texte... juge sévèrement les croyances religieuses de l’Asie ».. ↩
- Mascherpa, 20025. ↩
- El libro de Marco Polo, présentation en ligne sur Arlima.↩
- Ms Ricc. 2048. — Irène Reginato, Marco Polo, Le Devisement dou Monde : Version catalane (K), éd. critique, Paris: Classiques Garnier, 2022, p. IX (aperçu en ligne).↩
- O livro de Marco Paulo, présentation en ligne sur Arlima.↩
- Marco Polos Reisen, présentation en ligne sur Arlima.↩
- Marco Polo irlandais, présentation en ligne sur Arlima. ↩
- La rédaction "TA2" d'Antonio Lanza (éd. Riuniti, 1982) est sur Wikisource. Selon sa préface, cette édition « reproduit le texte établi par Bertolucci Pizzorusso (1975) avec quelques interventi ».↩
- Pauthier, p. XC. ↩
Références 201 à 222
- Charles-Victor Langlois, Marco Polo, dans Histoire littéraire de la France, tome 35, Paris, 1921, p. 254 (en ligne).↩
- Paulin Paris 1850, p. 141. ↩
- J. Petit, p. 236 et 238. ↩
- Ménard, 2005, p. 419 : « Les autres manuscrits ont, à titre exceptionnel, un nombre insignifiant de miniatures de très petit format. On peut citer trois manuscrits de la version latine de Pipino ». ↩
- Marie-Thérèse Gousset, Le Livre des merveilles du monde, Paris, Bibliothèque de l'image, 2002, p. 1. Elle ajoute : « Leurs interprétations ont donné naissance à de somptueuses peintures. dont le charme quasi onirique n'a cessé au cours des siècles de ravir ceux qui ont eu le privilège de les contempler. »↩
- Philippe Ménard, Marco Polo À la découverte du monde, Glénat, coll. « Société de géographie », 2007, p. 178-179↩
- Ménard, 2005, p. 419 : « les personnages sont peints dans les tenues et les attitudes du XVIe siècle (mais) l’enlumineur ne manque pas de talent créateur et aussi de poésie fantastique ». ↩
- Philippe Ménard, L'illustration du Devisement du Monde de Marco Polo - Étude d'iconographie comparée, dans Métamorphoses du récit de voyage, Paris: Moureau, 1986, p. 17-31. ↩
- Ménard, 2005, p. 43 : « dénuées de poésie et d'exotisme ». ↩
- Ménard, 2005, p. 419.
Voir ces miniatures du ms. A4 en ligne. ↩ - Pour une description détaillée des manuscrits A, B, C et D, voir Ph. Ménard 2001-2008, p. 40 du 1er volume (en ligne).↩
- Édition de Alvaro Barbieri, Marco Polo Milione - Redazione latina del manoscriptto Z, Parme: Ugo Guanda, 1998.↩
- L'édition digitale Ca'Foscari compare le texte de Ramusio R avec les mss. suivants, également édités :
F : la compilation initiale,
L : concis mais meilleure rédaction latine, contient des additions,
P : latin de Pipino, abrégé, religieux,
V : vénitien tardif mais enrichi d'éléments nouveaux, ms. unique, V1, Berlin,
VA : vénitien, lombard ou émilien, 5 mss. dont 1 fragmentaire, élagué et censuré, source de Pipino et le plus traduit en diverses langues,
VB : vénitien, 2 mss. et un fragment, met davantage en scène M. Polo,
Z : latin, ms. dit Zelada, de Tolède.↩ - Voir la description de ces mss. amalgamés en p. 509↩
- Ph. Ménard, 2008 : « La traduction de Moule ne donne pas le texte de Marco Polo, je me permets de le contester fermement et absolument, elle offre un texte recomposé et imaginé, c'est un texte de Moule, c'est du Moule » (en ligne).↩
- Alvaro Barbieri : « Le fait d'avoir traité F et Z comme des sources indépendantes lui fait répéter Z quand il ne fait que traduire F, et donne une fausse impression de richesse et complétude. Mais il y a pire : il arrive que Moule intègre comme apport original de Z des leçons qui ne sont que des mésinterprétations de F. Z est ainsi pressé jusqu'à l'os : rien n'est laissé, tout converge pour donner un texte hypertrophié qui devient une espèce de collection de variantes. Cette grave erreur rédactionnelle n'a pas empêché l'édition “Moule & Pelliot” de devenir Le Marco Polo intégral par excellence, du moins pour les orientalistes français et anglo-saxons. On comprend facilement que la griffe “Pelliot” dut représenter une sorte de marque de garantie pour les sinologues et les historiens de l'exploration de l'Extrême-Orient » (Studi sul Milione, Véronne: Fiorini, 2004, p. 87-88).↩
- Ph. Ménard, 2001 : Les fautes nombreuses du manuscrit F « il semble les cacher à ses lecteurs » (en ligne).
- Dictionnaire étymologique de l'ancien français : « À vrai dire une mauvaise édition : corrections multiples, en bonne part tacites » (en ligne sous MPolRustB).↩ - Eyrès : « Bergeron n'avait donné que les voyages d'Ascelin, de Rubrusquis, de Plan Carpin ... C'est ainsi que tous les jours encore on attribue à Pierre Bergeron les extraits pitoyables qui remplissent la plus grande partie du Recueil de voyages faits principalement en Asie dans les XII, XIII, XIV et XVe siècles, recueil que Van der Aa, libraire à Leyde, fit imprimer en 1729 et duquel Neaulme de la Haye, ayant racheté le fonds, fit modifier le titre en 1735 » (Nouvelles annales des voyages, t. 1, Paris, Gide, 1839, p. 352 ; en ligne).↩
- Andreæ Mülleri Greiffenhag (1630?-1694), Marci Pauli Velneti, Historici fidelisimi... de Regionibus Orientalibus, Berlin, 1671 (en ligne : texte – couverture).
- Texte basé sur la traduction en latin de Pipino (copie P2, Berlin, Staatsbibliothek, ms. lat. qu. 70, en ligne).↩ - Oury Goldman, La boutique du libraire dans l'économie des savoir au XVIe siècle, Le Verger, 2021, p. 16.↩
- Livro de Marco Paulo, 1502, selon Arlima).
- Voir Arthur A. Tilley, Studies in the French Renaissance, 1932, pp. 29-31, et Lisa Pochmalicki, Marco Polo in the Novus Orbis, Digital Philology, n° 11.2, 2022, p. 335.↩ - Yule (Introduction, p. 96) : Tout à fait inutile comme Texte... Les éditions françaises publiées au milieu du XVIIe siècle sont des ‘traductions’ de Grynaeus, donc de cinquième main : français–lombardico–latin de Pipino–portugais ?–latin de Grynaeus–français.
C'est l'dition à laquelle Marsden réfère sous le nom de “Basle edition”.↩
La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Le Livre de Marco Polo ↗CC-BY-SA-4.0
- Le Livre de Marco Polo ↗CC-BY-SA-4.0
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- Détail d'une enluminure du ms. A2 : débarquement au port d'Hormos, ch. 36 (en ligne). ↗Miniaturiste du XIVe siècle · CC BY-SA 4.0 · Détails de la licence ↗
- Première impression à Venise : Delle meravigliose cose del mondo, 1496 (en ligne) ↗Polo, Marco · Public domain · Détails de la licence ↗
- Page de couverture de l'édition italienne de Ramusio, imprimée en 1559 (en ligne). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Extension de l'empire mongol hors Sibérie. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Perrière du type Bricole (ch. 145, bataille de Xiangyang). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Perrière 'sarasenic' selon Heny Yule, 1871 ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- La caravane de Marco Polo voyageant vers les Indes (miniature d'Abraham Cresques dans l'Atlas catalan). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Miniature illustrant “l'arbre à vin” : « Quand ils veulent du vin, si en taillent une branche (et) est moult bon à boire » (ch. 165). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Papier-monnaie à pouvoir libératoire obligatoire, 1287. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Début du ms. F BnF fr. 1116, 1298 : « Seingnors enperaor et rois, dux et marquois, cuens, chevalers et borgiois, et toutes gens qe volés savoir les deverses jénérasions des homes et les deversités des deverses région dou monde... » ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Début du Livre de Marco Polo, ms.A2, rédaction de 1307 : « Pour savoir la pure vérité de diverses régions du monde, si prenez ce livre cy et le faites lire... » ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Les frères Polo avec Marco présentent à l'empereur Khubilai Khaan une fiole de l'huile du Saint-Sépulcre et une lettre du pape Grégoire X, en 1274 (miniature du ms. B2, Bodleian, Oxford). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Notes manuscrites de Christophe Colomb sur sa copie en latin du Livre de Marco Polo. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Page de titre de l'édition de G. Pauthier du Livre de Marco Polo, Paris, Firmin Didot, 1865. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ms. A2. Miniature du maître d'Egerton transfigurant le ch. 70 : « Les gens sont appelés Merkit et sont moult sauvages gens ; et vivent de bétail et ont leurs coutumes comme les Mongols et sont au Grand Kaan ». ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Frontispice de la 1re édition imprimée (Nuremberg, 1477) : « Ceci est le célèbre chevalier Marco Polo de Venise, le plus grand des voyageurs nous décrit les grandes merveilles du monde qu'il a vues de ses yeux. Du levant au couchant, on n'entendra plus jamais rien de semblable ». ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Page de couverture de la 1re édition imprimée en français du Livre de Marco Polo Libraire Groulleau, Paris, 1556. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Page d'un manuscrit racontant la bataille contre les éléphants du roi de Birmanie ↗Maître de la Mazarine et al. . · Public domain · Détails de la licence ↗
Liens externes cités dans le document (101)
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