Loi scientifique
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Une loi scientifique est un énoncé fondé sur des observations ou expériences répétées, qui décrit ou prédit un ensemble de phénomènes naturels ; c'est la dénomination moderne pour les lois de la nature étudiées depuis l'antiquité grecque. La notion de loi scientifique est utilisée, dans des acceptions plus ou moins larges, dans tous les domaines des sciences naturelles (physique, chimie, astronomie, géosciences, biologie), ce qui les distingue par exemple des lois mathématiques (théorèmes), qui… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Questions essentielles
Qu’est-ce que une loi scientifique ?
Une loi scientifique est un énoncé fondé sur des observations ou expériences répétées, qui décrit ou prédit un ensemble de phénomènes naturels ; c'est la dénomination moderne pour les lois de la nature étudiées depuis l'antiquité grecque. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Quelles sont les caractéristiques d’une loi scientifique ?
Une loi scientifique est « inférée de faits particuliers, applicables à un groupe ou à une classe définie de phénomènes, et exprimable par l'affirmation selon laquelle un phénomène spécifique se produit toujours si certaines conditions sont présentes ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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La définition du domaine d'application d'une loi est essentielle ; une loi élaborée dans certaines circonstances peut s’avérer fausse lorsqu’elle est extrapolée. Les lois de la mécanique newtonienne ne sont valides que pour des systèmes dynamiques dont les… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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L’immense majorité des lois s’expriment à l’aide des mathématiques et peuvent donc être formulées sous forme d'équations ; elles sont donc tributaires des connaissances mathématiques de l’époque. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le texte et ses détails
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Une loi scientifique est un énoncé fondé sur des observations ou expériences répétées, qui décrit ou prédit un ensemble de phénomènes naturels ; c'est la dénomination moderne pour les lois de la nature étudiées depuis l'antiquité grecque[1]. La notion de loi scientifique est utilisée, dans des acceptions plus ou moins larges, dans tous les domaines des sciences naturelles (physique, chimie, astronomie, géosciences, biologie), ce qui les distingue par exemple des lois mathématiques (théorèmes), qui traitent d'objets abstraits. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La notion de loi en sciences humaines est beaucoup plus discutée, car selon certains, « la diversité du vivant empêche bien souvent les chercheurs de voir quelles lois pourraient [le] gouverner »[2]. Bernard Lahire critique cette affirmation, en notant qu'il n'y aurait qu'« une loi générale en sciences humaines, c'est l'impossibilité des lois générales en sciences humaines »[2]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Présentation
Les lois scientifiques (lois de la nature) sont élaborées à partir de données et sont souvent exprimées sous forme de relations mathématiques (voir figure ci-contre) ; dans tous les cas, elles sont directement ou indirectement fondées sur des preuves empiriques. Il est généralement admis qu'elles reflètent implicitement les relations causales fondamentales de la réalité, et qu'elles sont découvertes plutôt qu’inventées[1]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les théories scientifiques[3] ont une portée beaucoup plus large que les lois ; ce sont des constructions abstraites englobant un ensemble de concepts, d'observations et de lois s'appliquant à un large domaine de l'univers observable. Par exemple la mécanique quantique est une théorie fondée sur quelques postulats, qui s'applique aux systèmes microscopiques ; en un siècle, elle a prouvé sa capacité à expliquer les observations expérimentales de l'époque (par exemple, l'émission des ondes électromagnétiques par les corps chauds avec la loi de Planck) ; mais aussi à en prédire d'autres qui ne sont devenues observables qu'avec les progrès techniques comme l'intrication quantique[4]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les lois scientifiques – plus restreintes- « peuvent être le résultat d'un modèle théorique étayé par des données expérimentales, ou une pure formalisation de régularités observées expérimentalement qui acquièrent une valeur prédictive pour des événements similaires dans des limites bien définies », cf. l'article loi(principe). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les lois et leurs domaines d'application
Domaines d’application
La définition du domaine d'application d'une loi est essentielle ; une loi élaborée dans certaines circonstances peut s’avérer fausse lorsqu’elle est extrapolée. Les lois de la mécanique newtonienne ne sont valides que pour des systèmes dynamiques dont les vitesses sont très inférieures à la vitesse de la lumière. La loi d'Ohm ne s'applique qu'aux réseaux linéaires ; la loi de la gravitation universelle de Newton ne s'applique qu'aux champs gravitationnels faibles ; les premières lois de l'aérodynamique, comme le principe de Bernoulli, ne s'appliquent pas dans le cas d'un écoulement compressible, comme cela se produit en vol transsonique et supersonique ; la loi de Hooke ne s'applique qu'aux déformations inférieures à la limite élastique ; la loi de Boyle s'applique avec une parfaite précision uniquement aux gaz parfaits, etc. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ces lois restreintes restent très utiles, car lorsque les circonstances le permettent, elles sont souvent plus « économiques » à utiliser que les lois plus générales dont elles peuvent découler. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Formes des lois
L’immense majorité des lois s’expriment à l’aide des mathématiques et peuvent donc être formulées sous forme d'équations ; elles sont donc tributaires des connaissances mathématiques de l’époque. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Par exemple, lorsque Kepler a étudié empiriquement les trajectoires des planètes autour du Soleil, il a formulé sa seconde loi, dite loi des aires, sous la forme littérale :« Des aires égales sont balayées dans des temps égaux » ; Newton en développant le calcul infinitésimal lui a donné sa formulation mathématique : {\displaystyle r^{2}{d\theta \over dt}=C^{te}=\|L^{2}\|/m} (voir figure). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Sans la formulation mathématique, « les livres de Science ne seraient que de fastidieux comptes rendus de protocoles expérimentaux et de résultats »[5]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Même si ces lois scientifiques expliquent ce que nos sens et nos instruments perçoivent, elles restent empiriques (acquises par l'observation ou l'expérience scientifique) et se distinguent des théorèmes mathématiques qui ne peuvent être prouvés que par les mathématiques. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Hiérarchisation des lois
Certaines lois ne sont que des approximations d’autres lois plus générales et constituent de bonnes approximations avec un domaine d’applicabilité restreint. Par exemple, la dynamique newtonienne est la limite à faible vitesse de la relativité restreinte, puisque la transformation galiléenne est l'approximation à faible vitesse de la transformation de Lorentz ; ainsi pour un mobile avec une vitesse relative {\displaystyle u}, dans un référentiel ayant une vitesse {\displaystyle v}, la vitesse totale s'écrit : {\displaystyle w_{g}=u+v}, en relativité galiléenne et {\displaystyle w_{r}={\frac {u+v}{1+{\sqrt {uv/c^{2}}}}}} en relativité restreinte. La formule relativiste se réduit à la formule galiléenne aux faibles vitesses : {\displaystyle w_{r}\rightarrow w_{g}\;{\text{quand}}\;u/c\,({\text{ou}}\,v/c)\rightarrow 0}. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
De même, la loi newtonienne de la gravitation est une approximation de faible masse de la relativité générale, et la loi de Coulomb est une approximation de l'électrodynamique quantique à grande distance (par rapport à la portée des interactions faibles). Dans de tels cas, il est courant d’utiliser des versions plus simples et approximatives des lois, au lieu des lois générales plus précises. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Loi et vérité scientifique
Réfutabilité
Une loi scientifique peut être restreinte, étendue voire contredite, par des observations futures[6]. Par exemple, à la fin du XIXe siècle, l'observation de la constance de la vitesse de la lumière a conduit à généraliser les principes de la relativité galiléenne admis jusque-là, à ceux de la relativité restreinte[7]. Les lois scientifiques n’expriment pas une certitude absolue ; contrairement aux lois mathématiques (théorèmes) qui sont démontrées à partir d'axiomes et qui sont toujours vraies dans le cadre de ces axiomes. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Une fois exprimées à partir de quelques expériences, les lois scientifiques font des prédictions ; ce sont « des énoncés qui contiennent en puissance un nombre infini de faits expérimentaux[5] » ; leur validité est renforcée si les nouvelles observations sont conformes aux prévisions. Mais les lois peuvent être falsifiées, lorsqu’elles sont en contradiction avec de nouveaux résultats expérimentaux[6]. Un exemple célèbre est la loi de Titius-Bode pour le rayon des orbites des planètes, qui a été réfutée (prouvée comme fausse) avec la découverte de Neptune et la caractérisation de son orbite. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Un des objectifs de la science est de tester expérimentalement les lois scientifiques avec des degrés de précision croissants ou dans de nouvelles conditions, pour confirmer si elles continuent à être valables. Par exemple, le principe d'équivalence (égalité entre la masse inertielle et la masse gravitationnelle), qui est à la base de la relativité générale, fait l'objet de mesures de plus en plus précises, sans avoir été mis en défaut à ce jour (2022, précision relative meilleure que {\displaystyle 10^{-12}})[8]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il est toujours possible que des lois soient invalidées ou que leurs limitations soient prouvées, par des preuves expérimentales reproductibles. Mais les nouvelles formulations, créées pour expliquer les divergences, généralisent plus que contredisent les lois originales. Autrement dit, les lois invalidées se sont révélées n'être que des approximations, auxquelles d'autres termes ou facteurs doivent être ajoutés pour couvrir des conditions jusqu'alors inexpliquées, par exemple des échelles de temps ou d'espace très grandes ou très petites, des vitesses ou des masses énormes, etc. Ainsi, plutôt que de définir des connaissances immuables, les lois physiques condensent les connaissances scientifiques à une époque donnée et sont susceptibles d’être améliorées et/ou généralisées. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Caractéristiques d’une loi scientifique
Une loi scientifique est « inférée de faits particuliers, applicables à un groupe ou à une classe définie de phénomènes, et exprimable par l'affirmation selon laquelle un phénomène spécifique se produit toujours si certaines conditions sont présentes ». La production d'une description concise « économe » de notre environnement sous la forme de telles lois est un objectif fondamental de la science[3]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Plusieurs propriétés générales des lois scientifiques, notamment lorsqu'elles font référence aux lois de la physique[9], ont été identifiées. Une loi scientifique à une époque donnée est : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- avérée, du moins dans le cadre de son régime de validité. Par définition, jusqu'à présent, il n’y a jamais eu d’observations contradictoires reproductibles ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- universelle : elle semble s'appliquer partout dans l'Univers[10] ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- simple : elle est généralement exprimée sous la forme d’une seule équation mathématique ; si plusieurs formulations sont possibles, on prend la forme la plus simple (principe du rasoir d'Ockham) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- stable. Inchangée depuis sa première découverte (bien qu'il se soit peut-être avéré qu'elle est une approximation d'une loi plus précise). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- généralement associée à des invariances ou lois de conservation lors de transformations dans l'espace et le temps[9] (voir infra) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- généralement théoriquement réversible dans le temps (si non quantique), bien que le temps lui-même soit irréversible[9] ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- de grande portée. En physique, les lois se réfèrent exclusivement au vaste domaine de la matière, du mouvement, de l'énergie et de la force elle-même ; leur définition pour des systèmes plus spécifiques de l'Univers, tels que les systèmes vivants, est plus problématique[11]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au regard de ces critères, des assertions nommées « lois » en langage courant ne sont pas des lois scientifiques : loi des séries, loi de Murphy, etc. Même la loi de Moore, plus prédictive, reste empirique et non reliée à des principes physiques. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les lois scientifiques ne génèrent pas que des prédictions positives ; elles peuvent induire des assertions d'impossibilité, c'est-à-dire l'affirmation que tel phénomène ne se peut se produire en raison de lois sous-jacentes et/ou de nombreux tests. Toutefois une affirmation d'impossibilité en sciences naturelles ne peut jamais être absolument prouvée[12], et elle pourrait être réfutée par l'observation d'un seul contre-exemple. Un tel contre-exemple impliquerait que les hypothèses sous-jacentes soient réexaminées ; il est d’autant plus improbable (voire impossible) si ce contre-exemple remet en cause des principes fondamentaux (voir infra). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Quelques exemples d'impossibilités largement acceptées en physique sont : les machines à mouvement perpétuel, qui violent la loi de conservation de l'énergie ; les objets se déplaçant plus vite que la vitesse de la lumière, ce qui viole les implications de la relativité restreinte ; le principe d'incertitude de la mécanique quantique, qui affirme l'impossibilité de connaître simultanément à la fois la position et l'impulsion d'une particule, et les inégalités de Bell selon lesquelles aucune théorie physique avec des variables locales cachées, ne pourra jamais reproduire toutes les prédictions de la mécanique quantique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Inventaire (impossible) des lois scientifiques
Article détaillé : Liste de lois scientifiques. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il est impossible de faire un inventaire exhaustif, organisé et définitif des lois scientifiques établies au cours des siècles ; on peut en dresser des listes plus ou moins complètes[13]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lois fondamentales
Devant la multiplicité des lois, on peut être tenté par une démarche axiomatique[14] pour les classer ; c’est-à-dire distinguer un ensemble limité de lois fondamentales (concepts primitifs) desquelles découleraient les autres lois plus spécifiques à tel ou tel domaine, ou à telle ou telle échelle spatiale ou temporelle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Une telle démarche est analogue à celle entamée au début du XXe siècle par les mathématiciens, notamment D. Hilbert pour lequel « toutes les mathématiques découlent d'un ensemble fini d'axiomes correctement choisis ». Par exemple, les axiomes de Peano ramènent les propriétés de l’arithmétique à cinq axiomes. Plus tard, K. Gödel démontrera les limites de la démarche[15]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Qu’en est-il en physique ? Les lois s’inscrivent dans deux grandes théories : la relativité générale et la mécanique quantique, qui ont des domaines d’application très différents, respectivement l’infiniment grand et l’infiniment petit, et qui -pour le moment- sont inconciliables lorsque ces deux infinis se rejoignent, par exemple aux origines de l’Univers[16]. Ces 2 théories reposent sur des postulats (axiomes) bien définis (voir postulats de la mécanique quantique) ; elles divergent fondamentalement sur la structure de l’espace-temps[17]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Parmi les concepts primitifs (selon l'approche de Mario Bunge[14]), on peut identifier un grand principe et l’expression de symétries et d’invariances fondamentales. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le principe de moindre action
Le principe de moindre action de Lagrange (anticipé par Fermat pour la lumière) est un principe universel applicable aussi bien dans l’infiniment petit que dans la cosmologie. Il part de la définition pour (la plupart) des systèmes d’une grandeur mathématique, le lagrangien qui détermine leur évolution à partir de l'équation d’Euler-Lagrange. Le principe de moindre action est donc un axiome de base pour les lois de la mécanique classique, du modèle standard des particules, en théorie des champs, etc.[18]. Associé au principe de moindre action, le théorème de Noether est un concept primitif puisqu’il relie les symétries du lagrangien d’un système à des invariances (ou quantités conservées)[18]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les symétries et invariances
Article détaillé : Loi de conservation. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon E. Wigner, cité dans la ref[19]:« Les principes d’invariance participent de manière essentielle à la caractérisation des lois de la nature en physique ». Ainsi ce qui était considéré comme des principes dans le passé -comme le principe de conservation de l’énergie – ne sont que des lois (théorèmes) découlant du théorème de Noether et du principe de moindre action ; sont ainsi déduites les lois de conservation de l’énergie, de l' impulsion, du moment angulaire, lois bien connues en mécanique ; mais de ce principe, on peut déduire d'autres lois comme la conservation de la charge électrique et des charges associées aux interactions fondamentales qui sont liées à des invariances de jauge de leurs lagrangiens[18]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Certaines lois de conservation sont spécifiques à la mécanique quantique : la symétrie de la fonction d’onde, liée à l’indiscernabilité des particules quantiques, aboutit aux lois statistiques quantiques de Fermi- Dirac, qui à leur tour aboutissent au principe d'exclusion de Pauli pour les fermions et à la condensation de Bose-Einstein pour les bosons[20]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En théorie de la relativité, liée à la structure de l’espace-temps qu’elle postule, la symétrie de rotation entre les axes de coordonnées du temps et de l'espace (lorsque l'un est considéré comme imaginaire, l'autre comme réel) aboutit à des transformations de Lorentz, qui à leur tour aboutissent à la théorie de la relativité restreinte[21]. Le postulat de l’égalité de la masse gravitationnelle et de la masse inertielle est à la base des lois de la relativité générale (cf. supra). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Malgré ces convergences, les scientifiques ne disposent pas d’une théorie globale des lois de la Nature (analogue à celle anticipée par Hilbert pour les mathématiques) ; cette théorie du grand Tout[22] qui unifierait les lois de la relativité générale et de la mécanique quantique, qui déterminerait a priori les nombreux paramètres qui les sous-tendent, est actuellement hors de portée, et pour certains utopique[16]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lois scientifiques et intelligence artificielle
Extraire des connaissances et des règles à partir de masses de données est la base toujours actuelle de l’élaboration des lois scientifiques, mais cela fait partie aussi des capacités des systèmes d’intelligence artificielle, développés récemment avec les méthodes de l’apprentissage profond[23] : capacités qui parfois surpassent celle des humains[24]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
De multiples travaux sont en cours pour développer l’apport de l’intelligence artificielle (IA) à la découverte scientifique[25] ; y compris, sa capacité à découvrir (ou redécouvrir) les lois gouvernant la dynamique des systèmes[26]. Des travaux récents (2022)[27] démontrent cette capacité pour des systèmes comme le pendule simple ou le pendule articulé. Mais en IA, il est difficile d’extraire les paramètres et règles dont s’est doté en interne le système de neurones artificiels, mais seulement le nombre des paramètres cachés, qui s’avère égal ou proche de celui déterminant les lois scientifiques. Une loi étant la façon la plus économe – en termes de paramètres - pour prédire les expériences ; les IA s’en rapprochent sans que l’on puisse comparer leurs règles internes à nos processus mentaux. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La question reste ouverte de savoir si une IA sera capable de « découvrir » de nouvelles lois universelles, à l’instar de Newton reliant la chute des corps sur Terre à la trajectoire de la Lune. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Histoire
L'observation et la détection de régularités sous-jacentes dans la nature datent de la préhistoire : la reconnaissance des relations de cause à effet reconnaît implicitement l'existence des lois de la nature. La reconnaissance de telles régularités en tant que lois scientifiques indépendantes en soi était cependant limitée par leur enchevêtrement dans l'animisme et par l'attribution de nombreux effets qui n'ont pas de causes évidentes — tels que les phénomènes physiques — aux actions des dieux, des esprits, êtres surnaturels, etc. L'observation et la spéculation sur la nature étaient intimement liées à la métaphysique et à la morale. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ensuite l'histoire de la science et de la genèse des lois scientifiques procède par étapes (des bifurcations[28]) auxquelles ont contribué plusieurs civilisations. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En Europe, la théorisation systématique de la nature (physis) a commencé avec les premiers philosophes et scientifiques grecs[29] et s'est poursuivie jusqu'aux périodes impériales hellénistique et romaine, période au cours de laquelle l'influence intellectuelle du droit romain est devenue de plus en plus prédominante. La formule « loi de la nature » apparaît d'abord comme « une métaphore vivante » privilégiée par les poètes latins Lucrèce, Virgile, Ovide, Manilius, gagnant avec le temps une présence théorique solide dans les traités en prose de Sénèque et de Pline. Pourquoi cette origine romaine ? Selon le récit de l'historien Daryn Lehoux[30], l'idée a été rendue possible par le rôle central du droit codifié et de l'argumentation médico-légale dans la vie et la culture romaines. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les modèles juridiques du jugement scientifique apparaissent partout et s'avèrent par exemple également partie intégrante de l'approche de la vérification de Ptolémée, où l'esprit se voit attribuer le rôle de magistrat, les sens celui de révélation des preuves et la raison dialectique celui de juge. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La formulation précise de ce qui est maintenant reconnu comme des énoncés modernes et valides des lois de la nature, date du XVIIe siècle en Europe, avec le début d’une expérimentation précise et le développement de formes avancées de mathématiques[28]. Durant cette période, des philosophes naturels comme Isaac Newton (1642-1727) ) étaient influencés par une vision religieuse - issue des concepts médiévaux de loi divine - selon laquelle Dieu avait institué des lois physiques absolues, universelles et immuables. Au chapitre 7 de Le Monde[31], René Descartes (1596-1650) décrit la « nature » comme la matière elle-même, immuable, car créée par Dieu, donc les changements en partie « doivent être attribués à la nature. Appelons les lois de la nature ». La méthode scientifique moderne qui prend forme à cette époque (avec Francis Bacon (1561-1626) et Galilée (1564-1642)), contribue à séparer la science de la théologie, avec un minimum de spéculations sur la métaphysique et l'éthique[28]. Le droit naturel au sens politique, conçu comme universel, a également été élaboré à cette époque par des chercheurs tels que Grotius (1583-1645), Spinoza (1632-1677) et Hobbes (1588-1679)[1]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Notes et références
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Scientific law » (voir la liste des auteurs). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Points à vérifier (74)
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Une loi scientifique est un énoncé fondé sur des observations ou expériences répétées, qui décrit ou prédit un ensemble de phénomènes naturels ; c'est la dénomination moderne pour les lois de la nature étudiées depuis l'antiquité grecque.
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Une loi scientifique est « inférée de faits particuliers, applicables à un groupe ou à une classe définie de phénomènes, et exprimable par l'affirmation selon laquelle un phénomène spécifique se produit toujours si certaines conditions sont présentes ».
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Une loi scientifique est un énoncé fondé sur des observations ou expériences répétées, qui décrit ou prédit un ensemble de phénomènes naturels ; c'est la dénomination moderne pour les lois de la nature étudiées depuis l'antiquité grecque. La notion de loi scientifique est utilisée, dans des acceptions plus ou moins larges, dans tous les domaines des sciences naturelles (physique, chimie, astronomie, géosciences, biol…
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La notion de loi en sciences humaines est beaucoup plus discutée, car selon certains, « la diversité du vivant empêche bien souvent les chercheurs de voir quelles lois pourraient [le] gouverner ». Bernard Lahire critique cette affirmation, en notant qu'il n'y aurait qu'« une loi générale en sciences humaines, c'est l'impossibilité des lois générales en sciences humaines ».
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Loi des aires de Kepler. Forme littérale : « Des aires égales sont balayées dans des temps égaux ». Forme mathématique : {\displaystyle r^{2}{d\theta \over dt}=C^{te}=\|L^{2}\|/m}.
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Les lois scientifiques (lois de la nature) sont élaborées à partir de données et sont souvent exprimées sous forme de relations mathématiques (voir figure ci-contre) ; dans tous les cas, elles sont directement ou indirectement fondées sur des preuves empiriques. Il est généralement admis qu'elles reflètent implicitement les relations causales fondamentales de la réalité, et qu'elles sont découvertes plutôt qu’inventé…
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Les théories scientifiques ont une portée beaucoup plus large que les lois ; ce sont des constructions abstraites englobant un ensemble de concepts, d'observations et de lois s'appliquant à un large domaine de l'univers observable. Par exemple la mécanique quantique est une théorie fondée sur quelques postulats, qui s'applique aux systèmes microscopiques ; en un siècle, elle a prouvé sa capacité à expliquer les obser…
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Les lois scientifiques – plus restreintes- « peuvent être le résultat d'un modèle théorique étayé par des données expérimentales, ou une pure formalisation de régularités observées expérimentalement qui acquièrent une valeur prédictive pour des événements similaires dans des limites bien définies », cf. l'article loi(principe).
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La définition du domaine d'application d'une loi est essentielle ; une loi élaborée dans certaines circonstances peut s’avérer fausse lorsqu’elle est extrapolée. Les lois de la mécanique newtonienne ne sont valides que pour des systèmes dynamiques dont les vitesses sont très inférieures à la vitesse de la lumière. La loi d'Ohm ne s'applique qu'aux réseaux linéaires ; la loi de la gravitation universelle de Newton ne …
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Ces lois restreintes restent très utiles, car lorsque les circonstances le permettent, elles sont souvent plus « économiques » à utiliser que les lois plus générales dont elles peuvent découler.
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L’immense majorité des lois s’expriment à l’aide des mathématiques et peuvent donc être formulées sous forme d'équations ; elles sont donc tributaires des connaissances mathématiques de l’époque.
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Par exemple, lorsque Kepler a étudié empiriquement les trajectoires des planètes autour du Soleil, il a formulé sa seconde loi, dite loi des aires, sous la forme littérale :« Des aires égales sont balayées dans des temps égaux » ; Newton en développant le calcul infinitésimal lui a donné sa formulation mathématique : {\displaystyle r^{2}{d\theta \over dt}=C^{te}=\|L^{2}\|/m} (voir figure).
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Sans la formulation mathématique, « les livres de Science ne seraient que de fastidieux comptes rendus de protocoles expérimentaux et de résultats ».
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Même si ces lois scientifiques expliquent ce que nos sens et nos instruments perçoivent, elles restent empiriques (acquises par l'observation ou l'expérience scientifique) et se distinguent des théorèmes mathématiques qui ne peuvent être prouvés que par les mathématiques.
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Certaines lois ne sont que des approximations d’autres lois plus générales et constituent de bonnes approximations avec un domaine d’applicabilité restreint. Par exemple, la dynamique newtonienne est la limite à faible vitesse de la relativité restreinte, puisque la transformation galiléenne est l'approximation à faible vitesse de la transformation de Lorentz ; ainsi pour un mobile avec une vitesse relative {\display…
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De même, la loi newtonienne de la gravitation est une approximation de faible masse de la relativité générale, et la loi de Coulomb est une approximation de l'électrodynamique quantique à grande distance (par rapport à la portée des interactions faibles). Dans de tels cas, il est courant d’utiliser des versions plus simples et approximatives des lois, au lieu des lois générales plus précises.
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Une loi scientifique peut être restreinte, étendue voire contredite, par des observations futures. Par exemple, à la fin du XIXe siècle, l'observation de la constance de la vitesse de la lumière a conduit à généraliser les principes de la relativité galiléenne admis jusque-là, à ceux de la relativité restreinte. Les lois scientifiques n’expriment pas une certitude absolue ; contrairement aux lois mathématiques (théor…
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Une fois exprimées à partir de quelques expériences, les lois scientifiques font des prédictions ; ce sont « des énoncés qui contiennent en puissance un nombre infini de faits expérimentaux » ; leur validité est renforcée si les nouvelles observations sont conformes aux prévisions. Mais les lois peuvent être falsifiées, lorsqu’elles sont en contradiction avec de nouveaux résultats expérimentaux. Un exemple célèbre es…
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Un des objectifs de la science est de tester expérimentalement les lois scientifiques avec des degrés de précision croissants ou dans de nouvelles conditions, pour confirmer si elles continuent à être valables. Par exemple, le principe d'équivalence (égalité entre la masse inertielle et la masse gravitationnelle), qui est à la base de la relativité générale, fait l'objet de mesures de plus en plus précises, sans avoi…
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Il est toujours possible que des lois soient invalidées ou que leurs limitations soient prouvées, par des preuves expérimentales reproductibles. Mais les nouvelles formulations, créées pour expliquer les divergences, généralisent plus que contredisent les lois originales. Autrement dit, les lois invalidées se sont révélées n'être que des approximations, auxquelles d'autres termes ou facteurs doivent être ajoutés pour…
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Une loi scientifique est « inférée de faits particuliers, applicables à un groupe ou à une classe définie de phénomènes, et exprimable par l'affirmation selon laquelle un phénomène spécifique se produit toujours si certaines conditions sont présentes ». La production d'une description concise « économe » de notre environnement sous la forme de telles lois est un objectif fondamental de la science.
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Plusieurs propriétés générales des lois scientifiques, notamment lorsqu'elles font référence aux lois de la physique, ont été identifiées. Une loi scientifique à une époque donnée est :
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avérée, du moins dans le cadre de son régime de validité. Par définition, jusqu'à présent, il n’y a jamais eu d’observations contradictoires reproductibles ;
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universelle : elle semble s'appliquer partout dans l'Univers ;
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simple : elle est généralement exprimée sous la forme d’une seule équation mathématique ; si plusieurs formulations sont possibles, on prend la forme la plus simple (principe du rasoir d'Ockham) ;
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stable. Inchangée depuis sa première découverte (bien qu'il se soit peut-être avéré qu'elle est une approximation d'une loi plus précise).
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généralement associée à des invariances ou lois de conservation lors de transformations dans l'espace et le temps (voir infra) ;
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généralement théoriquement réversible dans le temps (si non quantique), bien que le temps lui-même soit irréversible ;
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de grande portée. En physique, les lois se réfèrent exclusivement au vaste domaine de la matière, du mouvement, de l'énergie et de la force elle-même ; leur définition pour des systèmes plus spécifiques de l'Univers, tels que les systèmes vivants, est plus problématique.
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Loi de Moore - empirique - Croissance du nombre de transistors (en ordonnées logarithmiques) dans les microprocesseurs Intel. En vert, un doublement tous les 18 mois.
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Au regard de ces critères, des assertions nommées « lois » en langage courant ne sont pas des lois scientifiques : loi des séries, loi de Murphy, etc. Même la loi de Moore, plus prédictive, reste empirique et non reliée à des principes physiques.
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Les lois scientifiques ne génèrent pas que des prédictions positives ; elles peuvent induire des assertions d'impossibilité, c'est-à-dire l'affirmation que tel phénomène ne se peut se produire en raison de lois sous-jacentes et/ou de nombreux tests. Toutefois une affirmation d'impossibilité en sciences naturelles ne peut jamais être absolument prouvée, et elle pourrait être réfutée par l'observation d'un seul contre-…
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Quelques exemples d'impossibilités largement acceptées en physique sont : les machines à mouvement perpétuel, qui violent la loi de conservation de l'énergie ; les objets se déplaçant plus vite que la vitesse de la lumière, ce qui viole les implications de la relativité restreinte ; le principe d'incertitude de la mécanique quantique, qui affirme l'impossibilité de connaître simultanément à la fois la position et l'i…
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Article détaillé : Liste de lois scientifiques.
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Il est impossible de faire un inventaire exhaustif, organisé et définitif des lois scientifiques établies au cours des siècles ; on peut en dresser des listes plus ou moins complètes.
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Devant la multiplicité des lois, on peut être tenté par une démarche axiomatique pour les classer ; c’est-à-dire distinguer un ensemble limité de lois fondamentales (concepts primitifs) desquelles découleraient les autres lois plus spécifiques à tel ou tel domaine, ou à telle ou telle échelle spatiale ou temporelle.
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Une telle démarche est analogue à celle entamée au début du XXe siècle par les mathématiciens, notamment D. Hilbert pour lequel « toutes les mathématiques découlent d'un ensemble fini d'axiomes correctement choisis ». Par exemple, les axiomes de Peano ramènent les propriétés de l’arithmétique à cinq axiomes. Plus tard, K. Gödel démontrera les limites de la démarche.
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Qu’en est-il en physique ? Les lois s’inscrivent dans deux grandes théories : la relativité générale et la mécanique quantique, qui ont des domaines d’application très différents, respectivement l’infiniment grand et l’infiniment petit, et qui -pour le moment- sont inconciliables lorsque ces deux infinis se rejoignent, par exemple aux origines de l’Univers. Ces 2 théories reposent sur des postulats (axiomes) bien déf…
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Parmi les concepts primitifs (selon l'approche de Mario Bunge), on peut identifier un grand principe et l’expression de symétries et d’invariances fondamentales.
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Le principe de moindre action de Lagrange (anticipé par Fermat pour la lumière) est un principe universel applicable aussi bien dans l’infiniment petit que dans la cosmologie. Il part de la définition pour (la plupart) des systèmes d’une grandeur mathématique, le lagrangien qui détermine leur évolution à partir de l'équation d’Euler-Lagrange. Le principe de moindre action est donc un axiome de base pour les lois de l…
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Article détaillé : Loi de conservation.
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Selon E. Wigner, cité dans la ref:« Les principes d’invariance participent de manière essentielle à la caractérisation des lois de la nature en physique ». Ainsi ce qui était considéré comme des principes dans le passé -comme le principe de conservation de l’énergie – ne sont que des lois (théorèmes) découlant du théorème de Noether et du principe de moindre action ; sont ainsi déduites les lois de conservation de l’…
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Certaines lois de conservation sont spécifiques à la mécanique quantique : la symétrie de la fonction d’onde, liée à l’indiscernabilité des particules quantiques, aboutit aux lois statistiques quantiques de Fermi- Dirac, qui à leur tour aboutissent au principe d'exclusion de Pauli pour les fermions et à la condensation de Bose-Einstein pour les bosons.
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En théorie de la relativité, liée à la structure de l’espace-temps qu’elle postule, la symétrie de rotation entre les axes de coordonnées du temps et de l'espace (lorsque l'un est considéré comme imaginaire, l'autre comme réel) aboutit à des transformations de Lorentz, qui à leur tour aboutissent à la théorie de la relativité restreinte. Le postulat de l’égalité de la masse gravitationnelle et de la masse inertielle …
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Malgré ces convergences, les scientifiques ne disposent pas d’une théorie globale des lois de la Nature (analogue à celle anticipée par Hilbert pour les mathématiques) ; cette théorie du grand Tout qui unifierait les lois de la relativité générale et de la mécanique quantique, qui déterminerait a priori les nombreux paramètres qui les sous-tendent, est actuellement hors de portée, et pour certains utopique.
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Extraire des connaissances et des règles à partir de masses de données est la base toujours actuelle de l’élaboration des lois scientifiques, mais cela fait partie aussi des capacités des systèmes d’intelligence artificielle, développés récemment avec les méthodes de l’apprentissage profond : capacités qui parfois surpassent celle des humains.
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De multiples travaux sont en cours pour développer l’apport de l’intelligence artificielle (IA) à la découverte scientifique ; y compris, sa capacité à découvrir (ou redécouvrir) les lois gouvernant la dynamique des systèmes. Des travaux récents (2022) démontrent cette capacité pour des systèmes comme le pendule simple ou le pendule articulé. Mais en IA, il est difficile d’extraire les paramètres et règles dont s’est…
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La question reste ouverte de savoir si une IA sera capable de « découvrir » de nouvelles lois universelles, à l’instar de Newton reliant la chute des corps sur Terre à la trajectoire de la Lune.
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L'observation et la détection de régularités sous-jacentes dans la nature datent de la préhistoire : la reconnaissance des relations de cause à effet reconnaît implicitement l'existence des lois de la nature. La reconnaissance de telles régularités en tant que lois scientifiques indépendantes en soi était cependant limitée par leur enchevêtrement dans l'animisme et par l'attribution de nombreux effets qui n'ont pas d…
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Ensuite l'histoire de la science et de la genèse des lois scientifiques procède par étapes (des bifurcations) auxquelles ont contribué plusieurs civilisations.
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Voir aussi
Bibliographie
- Roger Penrose : À la découverte des lois de l'univers, Odile Jacob, 2007. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Fred Dretske : Laws of Nature, in: Philosophy of Science 44 (1977), 248–268. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Carl Gustav Hempel : Aspects of scientific explanation and other essays in the philosophy of science, New York: Free Press 1965. (ISBN 0-029-14390-X). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Ludovic Bot : Philosophie des sciences de la matière, l'Harmattan, 2007 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Michel Serres (dir.) Éléments d'histoire des sciences, Dunod (Paris) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Alan Chalmers : La fabrication de la science, La découverte, 1990 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Frédéric Chaberlot : La science est-elle un conte de fées, CNRS éditions, 2012 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- John Leslie Mackie : The Cement of the Universe, Oxford University Press 1974. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Karl Popper : A Note on Natural Laws and So-Called Contrary-to-Fact Conditional, in: Mind 58 (1949), 62–66. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles connexes
- Liste de lois scientifiques Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Méthode scientifique Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Formule (mathématiques) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Loi naturelle Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail des sciences Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail de la philosophie Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Notes et références
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Références 1 à 25
- Dominique Lecourt (dir.), Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences, Paris, Presses universitaires de France, 2019, 1195 p., « Article-Lois de la nature »↩1 ↩2 ↩3
- Bernard Lahire, Les structures fondamentales des sociétés humaines, la Découverte, coll. « Sciences sociales du vivant », 2023 (ISBN 978-2-348-07761-6).↩1 ↩2
- Frédéric Laupies, « Qu'est-ce qu'une loi scientifique ? » (consulté le 29 novembre 2023)↩1 ↩2
- Leonard Susskind, Art Friedman et André Cabannes, Mécanique quantique: le minimum théorique tout ce que vous avez besoin de savoir pour commencer à faire de la physique, Presses polytechniques et universitaires romandes [diffusé par GEODIF], coll. « Le minimum théorique », 2015 (ISBN 978-2-88915-155-4)↩
- Ludovic Bot, Philosophie des sciences de la matière, l'Harmattan, coll. « Acteurs de la science », 2007 (ISBN 978-2-296-02749-7), « Qu'est-ce que la science aujourd'hui ? »↩1 ↩2
- Dominique Lecourt et Thomas Bourgeois, Dictionnaire d'histoire et philosophie des sciences, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », 2006 (ISBN 978-2-13-054499-9), « Article réfutabilité ».↩1 ↩2
- Michel Le Bellac, Les relativités: espace, temps, gravitation, EDP sciences, coll. « Une introduction à », 2015 (ISBN 978-2-7598-1294-3)↩
- Peter Asenbaum, Chris Overstreet, Minjeong Kim et Joseph Curti, « Atom-Interferometric Test of the Equivalence Principle at the 10−12 Level », Physical Review Letters, vol. 125, no 19, 2 novembre 2020, p. 191101 (DOI 10.1103/PhysRevLett.125.191101).↩
- La Nature de la physique, Éditions du Seuil, coll. « Points », 1980 (ISBN 978-2-02-005658-8).↩1 ↩2 ↩3
- Paul Davies et Paul Couturiau, L'esprit de Dieu, Hachette littératures, coll. « Pluriel », 1998 (ISBN 978-2-01-278859-6).↩
- (en) Mathias Frisch, « Laws in Physics », European Review, vol. 22, no S1, mai 2014, S33–S49 (ISSN 1062-7987 et 1474-0575, DOI 10.1017/S1062798713000768).↩
- Un scientifique ne peut jamais dire « jamais ».↩
- En plus de la liste en français référencée ci-dessus, voir l'article en anglais List of physical laws (en), plus complet, ou la liste en anglais classée par nomsdans (en) « The law list » (consulté le 29 novembre 2023).↩
- Mario Bunge, Philosophie de la physique, Paris, Seuil coll. "Science ouverte", 1975, 300 p.↩1 ↩2
- Apóstolos K. Doxiádīs, Chrístos Ch Papadīmītríou, Alékos Papadátos et Pierre-Emmanuel Dauzat, Logicomix, la Librairie Vuibert, 2022 (ISBN 978-2-311-15027-8)↩
- Lee Smolin, Rien ne va plus en physique ! l'échec de la théorie des cordes, Seuil, coll. « Points », 2010 (ISBN 978-2-7578-1278-5)↩1 ↩2
- Jean-Pierre Luminet, L'écume de l'espace-temps, Odile Jacob, 2020 (ISBN 978-2-7381-3971-9).↩
- Roger Penrose et Céline Laroche, À la découverte des lois de l'univers: la prodigieuse histoire des mathématiques et de la physique, O. Jacob, 2007 (ISBN 978-2-7381-1840-0), « Lagrangiens et hamiltoniens ».↩1 ↩2 ↩3
- Christophe Eckes, « Principes d’invariance et lois de la nature d’après Weyl et Wigner », Philosophia Scientae, nos 16-3, 1er novembre 2012, p. 153–176 (ISSN 1281-2463 et 1775-4283, DOI 10.4000/philosophiascientiae.787, lire en ligne, consulté le 1er décembre 2023)↩
- Hélène Ngô et Christian Ngô, Physique statistique: introduction avec exercices, Masson, coll. « Enseignement de la physique », 1987 (ISBN 978-2-225-81287-3)↩
- Leonard Susskind, Art Friedman, André Cabannes et Benoît Clenet, Relativité restreinte et théorie classique des champs: le minimum théorique tout ce que vous avez besoin de savoir pour commencer à faire de la physique, Presses polytechniques et universitaires romandes, coll. « Le minimum théorique », 2018 (ISBN 978-2-88915-218-6)↩
- Sean Carroll, Le grand tout: sur l'origine de la vie, son sens et l'Univers lui-même, Quanto, 2018 (ISBN 978-2-88915-254-4)↩
- Yann Le Cun et Caroline Brizard, Quand la machine apprend: la révolution des neurones artificiels et de l'apprentissage profond, Odile Jacob, 2019 (ISBN 978-2-7381-4931-2)↩
- Carole Lembezat, « Intelligence artificielle. Pour la première fois, un ordinateur bat un humain au jeu de go », sur Courrier international, 28 janvier 2016 (consulté le 29 novembre 2023)↩
- (en) Hanchen Wang, Tianfan Fu, Yuanqi Du et Wenhao Gao, « Scientific discovery in the age of artificial intelligence », Nature, vol. 620, no 7972, août 2023, p. 47–60 (ISSN 1476-4687, DOI 10.1038/s41586-023-06221-2, lire en ligne, consulté le 29 novembre 2023)↩
Références 26 à 31
- (en) Temoor Muther, Amirmasoud Kalantari Dahaghi, Fahad Iqbal Syed et Vuong Van Pham, « Physical laws meet machine intelligence: current developments and future directions », Artificial Intelligence Review, vol. 56, no 7, 1er juillet 2023, p. 6947–7013 (ISSN 1573-7462, DOI 10.1007/s10462-022-10329-8, lire en ligne, consulté le 29 novembre 2023)↩
- (en) Boyuan Chen, Kuang Huang, Sunand Raghupathi et Ishaan Chandratreya, « Automated discovery of fundamental variables hidden in experimental data », Nature Computational Science, vol. 2, no 7, juillet 2022, p. 433–442 (ISSN 2662-8457, DOI 10.1038/s43588-022-00281-6, lire en ligne, consulté le 29 novembre 2023)↩
- Michel Serres (dir.), Eléments d'histoire des sciences, Bordas, coll. « Cultures », 1991 (ISBN 978-2-04-018467-4).↩1 ↩2 ↩3
- Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd, Pierre Pellegrin et Michel Serres, Le savoir grec: dictionnaire critique, Flammarion, 1996 (ISBN 978-2-08-210370-1).↩
- (en) David E. Hahm, « What Did the Romans Know? An Inquiry into Science and Worldmaking », Annals of Science, vol. 72, no 1, 2 janvier 2015, p. 134–137 (ISSN 0003-3790 et 1464-505X, DOI 10.1080/00033790.2013.819445, lire en ligne, consulté le 29 novembre 2023).↩
- « Les classiques des sciences sociales- Le Monde ou Traité de la lumière » [PDF], sur Université du Québec à Montréal (consulté le 29 novembre 2023).↩
La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Loi scientifique ↗CC-BY-SA-4.0
- Loi scientifique ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (2)
- Loi des aires de Kepler. Forme littérale : « Des aires égales sont balayées dans des temps égaux ». Forme mathématique : {\displaystyle r^{2}{d\theta \over dt}=C^{te}=\|L^{2}\|/m}. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Loi de Moore - empirique - Croissance du nombre de transistors (en ordonnées logarithmiques) dans les microprocesseurs Intel. En vert, un doublement tous les 18 mois. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
Liens externes cités dans le document (2)
- Scientific law ↗Dans « Notes et références » du document source
- voir la liste des auteurs ↗Dans « Notes et références » du document source
Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗