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Matérialisme

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Le matérialisme est un système philosophique qui soutient non seulement que toute chose est composée de matière mais que, fondamentalement, tout phénomène résulte d'interactions matérielles, y compris l'esprit et la conscience.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Matérialisme
En 1748, le médecin et philosophe La Mettrie expose dans un ouvrage intitulé L'Homme Machine la première conception strictement matérialiste de « l'âme humaine ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×https://wellcomeimages.org/indexplus/obf_images/84/8b/8f06c7f4eaf7334dd855b6366420.jpg Gallery: https://wellcomeimages.org/indexplus/image/L0015753.html Wellcome Collection gallery (2018-03-30): https://wellcomecollection.org/works/ww4s5mf4 CC-BY-4.0 · CC BY 4.0Crédits et droits dans les sources ↓

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À retenir

Questions essentielles

Qu’est-ce que le matérialisme ?

Le matérialisme est un système philosophique qui soutient non seulement que toute chose est composée de matière mais que, fondamentalement, tout phénomène résulte d'interactions matérielles, y compris l'esprit et la conscience.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Le matérialisme philosophique

En philosophie, le matérialisme est la doctrine selon laquelle il n'existe d'autre substance que la matière. Il s'oppose donc au dualisme qui admet l'existence de deux substances distinctes : l'esprit et la matière. Le terme est apparu dans la seconde moitié…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Le matérialisme et son monisme

La première définition explicite du matérialisme philosophique semble avoir été formulée tardivement par Christian Wolff dans un ouvrage datant de 1734 :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Position ontologique

Le matérialisme est une doctrine ontologique, sur la nature de l'être ; il ne doit pas être confondu avec le réalisme scientifique ou l'empirisme, qui sont des doctrines gnoséologiques, sur le fondement de la connaissance. D'une façon générale, le…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Présentation

En 1748, le médecin et philosophe La Mettrie expose dans un ouvrage intitulé L'Homme Machine la première conception strictement matérialiste de « l'âme humaine ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le matérialisme est un système philosophique qui soutient non seulement que toute chose est composée de matière mais que, fondamentalement, tout phénomène résulte d'interactions matérielles, y compris l'esprit et la conscience.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En tant que système philosophique, le matérialisme appartient à la classe des ontologies monistes, et trouve ses premiers développements dans la pensée présocratique — bien qu'il n'ait jamais été énoncé comme tel avant le XVIIIe siècle[1]. Il admet de multiples interprétations, tant naturalistes qu'historiques. Tantôt associé au réductionnisme, tantôt au réalisme ou au mécanisme, il est utilisé comme une arme argumentative par les philosophes qui se sont opposés à l'idéalisme, encore dominant en philosophie jusqu'à la fin du XIXe siècle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans sa version contemporaine, le matérialisme peut être étroitement lié au physicalisme, qui postule que tout ce qui existe est un phénomène physique. Le physicalisme est une évolution du matérialisme qui se base sur les découvertes en sciences physiques, afin d'inclure des notions plus sophistiquées que celle de « matière », notamment : l'espace-temps, l'énergie, les champs de forces, etc. Aussi, en philosophie analytique, le terme « physicalisme » est-il souvent préféré à celui de « matérialisme », tandis que certains auteurs les utilisent comme synonymes.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les conceptions philosophiques qui s'opposent au matérialisme incluent l'idéalisme, certaines formes de pluralisme philosophique[Information douteuse], le dualisme, ou encore le spiritualisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Définition et origine de la notion

Le matérialisme philosophique

En philosophie, le matérialisme est la doctrine selon laquelle il n'existe d'autre substance que la matière[2]. Il s'oppose donc au dualisme qui admet l'existence de deux substances distinctes : l'esprit et la matière. Le terme est apparu dans la seconde moitié du XVIIe siècle pour désigner les philosophies qui nient l'existence de substances spirituelles (les « âmes ») et ne reconnaissent que celle des substances corporelles[3],[4]. Le matérialisme s'oppose tant au dualisme qu'au spiritualisme, pour lequel l'esprit constitue la substance de toute réalité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le sens philosophique du mot « matérialisme » est historiquement premier. Si l'on excepte un sens ancien tombé en désuétude, bien que conservé dans son usage anglophone (« matérialiste », au XVIe siècle, désignait l'apothicaire ou le chimiste : celui qui s'occupait des « matières »), l'adjectif « matérialiste » n’apparaît en français qu'à la fin du XIXe siècle, et désigne les philosophes qui affirment l'existence exclusive des entités matérielles. Ce n'est donc que rétrospectivement que nous qualifions de matérialistes certaines doctrines antérieures à l'usage du mot, doctrines dont les plus anciennes semblent remonter à l'Antiquité grecque, avec des philosophes comme Démocrite ou Épicure[5].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le matérialisme et son monisme

La première définition explicite du matérialisme philosophique semble avoir été formulée tardivement par Christian Wolff dans un ouvrage datant de 1734 :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« On appelle matérialistes les philosophes qui affirment qu'il n'existe que des êtres matériels ou corps […] Le matérialisme n'admet qu'une seule sorte de substance[6]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le matérialisme est donc d'abord défini comme un monisme de la matière, ou monisme physique, qui affirme l'unité du monde aussi bien que son caractère matériel. Le monisme matérialiste s'oppose ainsi ouvertement au dualisme de l'esprit et du corps, mais non au pluralisme, puisque la matière est constituée d'une multiplicité de corps.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Une conséquence problématique de cette définition concerne le statut de la pensée. Le matérialisme est en effet une position qui se prononce sur la nature de l'esprit, compris dans sa relation avec le corps. Il considère notamment que l'existence et la nature des corps ne dépendent pas de la pensée. Mais la question se pose de savoir si la pensée existe comme une caractéristique matérielle du corps, notamment du cerveau, ce qui revient à la considérer comme un des processus vitaux parmi d'autres, ou si elle existe comme une propriété spécifique attribuée à l'organisation de la matière[7].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Position ontologique

Le matérialisme est une doctrine ontologique, sur la nature de l'être ; il ne doit pas être confondu avec le réalisme scientifique ou l'empirisme, qui sont des doctrines gnoséologiques, sur le fondement de la connaissance. D'une façon générale, le matérialisme rejette l'existence de l'âme, de l'Au-delà et de Dieu. Quant à la psyché, elle en fait une propriété de la matière, ou considère qu'il n'a pas de réalité propre, qu'il renvoie à une conception erronée de l'être humain et du vivant (voir le matérialisme éliminativiste).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Au cours des siècles, le matérialisme est apparu sous diverses formes. Il existe notamment une forme naïve et spontanée de matérialisme et une forme mécaniste plus conforme au réalisme scientifique. Il existe également des formes réductionnistes de matérialisme, qui ne reconnaissent pas de spécificité aux sciences humaines (ex. : le physicalisme, le biologisme), et des formes non réductionnistes, qui reconnaissent cette spécificité (ex. : le matérialisme historique, le fonctionnalisme).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La position ontologique commune aux diverses formes de matérialisme peut avoir des conséquences sur le plan éthique : si tout est matière, c'est le corps et non pas quelque substance spirituelle telle que l'âme, l'esprit ou Dieu qui doit être privilégié[8]. De là cette constance du matérialisme philosophique à déboucher sur une éthique associée au corps — une éthique du plaisir et du bonheur — à moins que ce ne soit justement cette éthique qui justifie l'adhésion à une ontologie matérialiste.[réf. nécessaire]Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La définition matérialiste de la matière

En tant qu'option philosophique, le matérialisme repose sur une définition philosophique minimale de la matière qui ne dépend pas directement de celle qu'en donnent les sciences physiques, définition qui, elle, s'est modifiée en profondeur au cours de l'histoire.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les matérialistes définissent la matière le plus souvent négativement, par rapport aux notions d'esprit ou de pensée. La matière est ainsi définie comme :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  1. Une réalité universelle qui ne dépend pas de la pensée, et notamment de la représentation que l'on en a.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  2. Un principe fondamental qui est la cause ou la raison de l'émergence de l'esprit.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Quant aux caractéristiques positives de la matière, c'est aux sciences physiques qu'il revient la tâche de les définir.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Historiographie des philosophies matérialistes

Antiquité grecque et époque moderne : apparition et résurgence du mécanisme

Le matérialisme s'est développé sous une forme mécaniste dès l'Antiquité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les philosophes ioniens de l'école de Milet – Thalès, Anaximène, Anaximandre – semblent être les premiers philosophes matérialistes de l'Antiquité grecque. Ils cherchaient à rendre compte de l'ensemble des phénomènes par un principe unique, de nature matérielle : l'eau avec Thalès, l'air avec Anaximène, la matière, c'est-à-dire ce qui est indéfini, avec Anaximandre. À la suite de ces conceptions matérialistes, un matérialisme mécaniste, ou du moins atomiste, s'est constitué avec Leucippe, Démocrite, Épicure, Lucrèce. Pour ces philosophes, tous les phénomènes naturels et les différents corps eux-mêmes sont dus aux mouvements et aux combinaisons d'atomes matériels se déplaçant dans le vide. L'âme est alors également une chose matérielle périssable qui ne se distingue du corps que par les propriétés particulières de ses atomes (plus légers).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Mécanisme de la vision d'après un dessin de René Descartes.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×René Descartes (?) · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

Bien plus tard, au XVIIe siècle, ce matérialisme mécaniste sera épuré en langage mathématique, plus spécialement géométrique, par Galilée, Gassendi, Hobbes. Mais le premier, tout occupé de physique, ne s'occupera pas de métaphysique, sinon pour ridiculiser le dogmatisme ; tandis que Gassendi, phénoméniste, cherchera plutôt à comprendre comment les atomes et le vide pourraient rendre compte de l'imagination[9] ; le dernier, Hobbes, contribuera à l'avancement des idées matérialistes tant par sa philosophie morale que par son opposition à René Descartes. La conception de l'animal machine qu'il proposera relève indéniablement du matérialisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

René Descartes adoptera une position originale, utilisant une forme d'atomisme méthodologique dès ses premiers écrits[10], atomisme qu'il se gardera de confondre avec des conceptions matérialistes. Il éliminera la notion de matière de façon à concevoir une physique compatible avec le mécanisme, sans risquer d'être soupçonné de faire référence aux théories matérialistes. Le mécanisme de Descartes ne vaut toutefois que pour sa physique, c'est-à-dire pour ce qui concerne le monde matériel, et non pour ce qui concerne le monde spirituel, dont les constituants — les « pensées » — sont immatériels. L'ontologie de Descartes étant dualiste (il considère l'être comme fait de deux substances, la matière ou, plus exactement l'étendue, et l'esprit), elle ne saurait être qualifiée de « matérialiste ». Gassendi, pour qui la matière, définie par l'impénétrabilité, est active, proposera une conception qu'on a pu appeler un matérialisme dynamique ou dynamiste[11].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le XVIIe siècle voit ainsi se mettre en place les concepts qui conduiront au matérialisme, bien que plusieurs de ses protagonistes ne puissent qu'à grand-peine être qualifiés de matérialistes. Le matérialisme, en germe, se dessine d'une part comme un prolongement possible de la mathématisation de la physique, ramenée plus spécialement à l'atomisme et au mécanisme, d'autre part, et conjointement, comme la conception portant en son sein le vitalisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Siècle des Lumières : développement des doctrines matérialistes

Au XVIIIe siècle, qualifié de siècle des Lumières, le matérialisme mécaniste, nourri des résultats des sciences, s'est répandu parmi les savants et les philosophes du temps et il est utilisé comme une arme dans la lutte idéologique contre le dogmatisme religieux et l'emprise de l'Église sur tous les aspects de la vie en société. Les auteurs philosophiques qui se sont engagés dans ce sens sont notamment : La Mettrie (le premier philosophe à avoir généralisé à l'homme la thèse cartésienne de l'animal-machine, dans son ouvrage L'Homme Machine, 1747), Diderot, d'Holbach, Helvétius, Cabanis.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Du point de vue métaphysique et cosmologique, ces auteurs insistent sur l'unité du monde, qui est une unité matérielle, et sur la constance de la quantité de mouvement à l'échelle de l'univers[12], constance qui est au principe de l'explication mécaniste du monde.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Du point de vue psychologique, la thèse majeure du matérialisme du XVIIIe siècle est que la matière elle-même est susceptible de penser, lorsque du moins elle est organisée et structurée à cet effet. Cette thèse se réfère notamment à Locke, tel que l'avait popularisé Voltaire, à partir de passages où Locke mettait en cause le dualisme cartésien au nom de la toute-puissance de Dieu, qui aurait très bien pu doter la matière de la propriété de penser. De cette hypothèse théologique, ouvrant une simple possibilité théorique, on est passé au cours du XVIIIe siècle à une conception empiriste de la pensée, destinée à justifier le fait que nos prétendus « états d'âme » ne sont rien d'autre que des états de notre cerveau. En effet, les observations médicales tendent à établir la corrélation rigoureuse des phénomènes mentaux et des processus organiques, ceux du cerveau en particulier.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

XIXe siècle : matérialisme naturaliste et matérialisme historique

Charles Darwin en 1868.
Sa théorie de l'évolution par sélection naturelle a marqué un pas décisif dans l'histoire du matérialisme.
Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Julia Margaret Cameron / Adam Cuerden · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

Au cours du XVIIIe siècle, le mécanisme de type cartésien – le vivant modélisé par une machine – a rencontré de nombreuses objections qui ont montré les limites de ce modèle. L'âge du mécanisme était en effet celui des horloges et des automates, machines caractérisées essentiellement par leur capacité à effectuer des mouvements de façon autonome. Or, les organismes vivants et les êtres humains possèdent bien d'autres caractéristiques dont il a fallu rendre compte.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

D'une part, le matérialisme du XIXe siècle a poursuivi l’œuvre des matérialistes du XVIIIe siècle à la lumière des progrès de la science de l'époque, avec pour figures de proue Charles Darwin et Claude Bernard. D'autre part, il s'est exprimé sous une forme inédite qui prenait appui sur une théorie de l'histoire et de la société. Le marxisme en a été l'aboutissement.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

C'est ainsi que l'on peut parler d'un double mouvement ou de deux courants du matérialisme du XIXe siècle : l'un naturaliste et mécaniste, l'autre historique et dialectique. Ces deux courants de pensée ont en commun de fonder l'unité de la matière et de l'esprit sur la question de l'origine (matérielle) de ce que nous désignons comme l'esprit ou la pensée.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Matérialisme naturaliste

L'ensemble des avancées des sciences de la nature concourt à justifier une conviction primordiale du matérialisme naturaliste : le passage gradué et nécessaire de l'inerte au vivant. Alors qu'elle n'est qu'un principe indéterminé chez Diderot ou La Mettrie, elle devient pour ces matérialistes une évidence empirique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'évolutionnisme

La théorie darwinienne de l'évolution apporte à la thèse matérialiste de l'unité physique du monde trois arguments de poids :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  1. L'unité du vivant n'est plus un mystère qui nécessiterait de présupposer quelque intelligence supérieure afin d'en penser l'ordre. Il suffit de comprendre que les êtres vivants ont tous des ancêtres communs.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  2. L'adaptation physique des organismes vivants apparaît comme le résultat non intentionnel d'une causalité purement physique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  3. L'être humain n'est qu'un des produits de l'évolution et non une création divine. Il doit être intégré au règne animal et non pas identifié à l'image de Dieu.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La théorie darwinienne de l'évolution donne ainsi le cadre d'ensemble de la naissance et de l'évolution du vivant, être humain inclus, pendant que la physiologie ou la biologie doivent permettre d'élucider le mécanisme conduisant à l'apparition des organismes (mécanismes de la reproduction, de la variation du génotype, etc.).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le concept d'évolution devient pour le matérialisme naturaliste un concept essentiel qui donne sa validité au monisme (l'une des thèses principales du matérialisme) en montrant l'unité de l'être humain et du vivant ainsi que celle du vivant et de l'inorganique. Cette unité est un continuum qui doit être pensé sur une longue échelle de temps. Ludwig Büchner (1869) résume cela ainsi :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Tout le grand mystère de l'être, et surtout de l'être organisé, consiste dans un développement lent et graduel[13]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La physiologie matérialiste de Claude Bernard
La Leçon de Claude Bernard par Léon Lhermitte (1889).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

C'est au médecin et physiologiste Claude Bernard que l'on doit la première conception matérialiste du vivant reposant sur des données expérimentales, qu'il présente dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale. Claude Bernard a tenté de penser scientifiquement la spécificité du vivant en récusant le recours à un principe vital, comme cela était en vogue à son époque. Pour lui, la distinction entre les corps vivants et les corps « inertes » est un processus physique qui aboutit à la séparation entre un « milieu intérieur » et le « milieu extérieur », ou environnement[14].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ce processus implique une forme de continuité entre l'inorganique et l'organique, mais le milieu organique se spécialise et s'isole de plus en plus pour finir par s'affranchir apparemment de l'influence directe de l'environnement. Le vivant semble ainsi s'autonomiser par rapport à la matière dont il est issu :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Le corps inerte subordonné à toutes les conditions cosmiques se trouve enchaîné à toutes leurs variations tandis que le corps vivant reste au contraire indépendant et libre dans ses manifestations[15]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les organismes vivants semblent ainsi acquérir une certaine spontanéité et échapper en partie au déterminisme qui régit la matière. Mais cette spécificité du vivant par rapport à matière n'est qu'apparente, comme le précise plus loin Claude Bernard :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Mais si on y réfléchit bien, on verra bientôt que cette spontanéité des corps vivants n'est qu'une simple apparence et la conséquence de certains mécanismes de milieux parfaitement déterminés[16]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Claude Bernard inaugure ainsi une forme réductionniste de matérialisme qui s'inscrit dans le prolongement du mécanisme cartésien mais qui tente, contrairement à lui, de se justifier sur le plan expérimental en observant les mécanismes sous-jacents à l'activité du vivant. Le « secret » de la vie résiderait ainsi dans les propriétés constitutives des organismes, là où se produisent les causes qui expliquent l'apparition et l'activité de cette machine complexe qu'est l'organisme. Ainsi, l'être vivant, être humain inclus, n'est-il pas autre chose qu'« une machine qui fonctionne nécessairement en vertu des propriétés physico-chimiques de ses éléments constituants »[16].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Matérialisme historique

Articles détaillés : matérialisme historique et matérialisme dialectique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

XXe siècle

Le tournant scientifique du matérialisme

Article détaillé : matérialisme scientifique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon le physicien Arthur Eddington (1929), la nouvelle conception scientifique du monde, fondée sur la physique atomique, remet en cause notre conception ordinaire du monde[17].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Nous devons donc opter pour une nouvelle forme de matérialisme, plus conforme aux données scientifiques actuelles. Pour Eddington, notre concept ordinaire de « table », par exemple – selon lequel la table est un objet stable et plein – est incompatible avec son équivalent scientifique, qui décrit un ensemble de particules mobiles dans un espace essentiellement vide. Aussi les concepts ordinaires et les concepts scientifiques ne peuvent-ils être conjointement vrais du même objet. Il faut choisir : Eddington choisit les concepts scientifiques et renonce aux concepts ordinaires.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

C'est ce choix ontologique qui va être fait dans les pays « anglo-saxons » (on parlera alors après Quine d' « engagement ontologique ») et qui va distinguer le matérialisme de ces pays des formes plus traditionnelles de matérialisme présentes sur le continent européen.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En France, le philosophe marxiste Yvon Quiniou systématise de son côté la relation entre matérialisme et science, distinguant deux types de justification, l'un d'ordre méthodologique et l'autre proprement philosophique[18] :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  1. Justification méthodologique : le matérialisme est une condition de la science, dans tous les domaines ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  2. Justification philosophique : la science impose une conception matérialiste du monde basée sur la science « en train de se faire ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour lui, la science est matérialiste et le matérialisme est scientifique, au sens où :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • le matérialisme est une théorie réaliste de la connaissance de portée ontologique et pas seulement épistémologique ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • le matérialisme est une philosophie qui recourt à des catégories pour s'exprimer et qui se livre à un travail spécifique (réflexif) d'interprétation des résultats de la science.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Toujours d'après Quiniou, le matérialisme, bien que relevant d'une position ontologique, ne saurait se prononcer sur la totalité absolue du réel, car la totalité est, par définition, hors de portée de la science. En outre, la réalité matérielle doit être considérée dans toute la diversité de ses formes comme en évolution permanente (productive et progressive).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La renaissance du matérialisme réductionniste

Articles détaillés : réductionnisme et physicalisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Classification réductionniste à six niveaux selon Paul Oppenheim et Hilary Putnam, où les particules physiques élémentaires apparaissent comme les ultimes constituants du monde.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le matérialisme a connu aux États-Unis et dans les pays anglophones un développement particulier depuis les années 1950. La thèse réductionniste de l'« esprit-cerveau », qui affirme l'identité de nature entre les états psychologiques (« subjectifs ») et les états ou processus cérébraux (identité psychophysique), est au centre des débats en philosophie de l'esprit, et a fait resurgir le lien entre matérialisme et scientisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Durant la première moitié du XXe siècle l'empirisme logique, très critique à l'égard des thèses métaphysiques du matérialisme, avait réussi à s'imposer dans les pays de tradition empiriste pour devenir une sorte de paradigme à l'intérieur duquel s'inscrivaient la plupart des réflexions sur la relation entre le corps et l'esprit. C'est dans ce contexte que le béhaviorisme s'est développé.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À la suite de l'échec du programme béhavioriste d'explication de la notion d'esprit[19], le problème du corps et de l'esprit s'est posé en des termes nouveaux dans le cadre d'une tentative de « naturalisation » de l'esprit, inspirée du modèle des sciences de la nature. La théorie de l'identité esprit-cerveau, ou « matérialisme de l'état central », s'est constituée alors comme une première alternative au béhaviorisme. Cette théorie a été défendue au départ par des philosophes de l'« école australienne » de philosophie – Ullin Place, Herbert Feigl, John Smart et David Armstrong notamment. Smart, en particulier a rédigé un article intitulé « Sensations and Brain Processes » publié en 1959 dans la Philosophical Review et qui en constitue une des formulations les plus claires. Pour ces philosophes matérialistes, l'esprit, c'est le cerveau (d'où le qualificatif de matérialisme de l'« état central » pour le distinguer des théories associant l'esprit à l'ensemble du système nerveux). Plus précisément, les états psychologiques sont des états neurologiques.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ce matérialisme s'inspire du modèle des réductions scientifiques conduisant à de nombreuses assertions d'identité. Selon ce modèle, l'eau est identifiée à ses propriétés moléculaires (eau = H2O), les gènes à des séquences de l'ADN (gène = ADN), etc. À l'instar de ces identités scientifiques, la réduction des états mentaux à des états cérébraux n'établit pas une équivalence logique entre eux (comme entre le mot « gène » et sa définition classique de « facteur biologique de l'hérédité ») : elle postule plutôt une identité ontologique (ou métaphysique), qui explique le lien étroit observé entre eux. Cette théorie de l'identité fait donc le pari qu'il peut y avoir une traduction réussie du discours psychologique ordinaire dans celui de la physique ou de la biologie. Il doit être possible de traduire des termes comme « désir », « croyance », « douleur » etc. dans le vocabulaire de la science, qui ne fait référence qu'à des entités physiques. Le problème du corps et de l'esprit trouverait ainsi une solution matérialiste dans cette traduction ou réduction inter-théorique qui doit permettre d'« expliquer » les états psychologiques par des états physiques.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le matérialisme « éliminativiste »

Article détaillé : éliminativisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Face à la difficulté qu'il y a à opérer de telles identifications ou réductions, dans la pratique scientifique comme à un niveau plus conceptuel (les états mentaux ne « collent » pas avec les états cérébraux), une forme radicale de matérialisme a été défendue à partir des années 1960 par des auteurs comme Paul Feyerabend, Richard Rorty, Paul et Patricia Churchland : c'est le matérialisme éliminativiste (ou « éliminativisme »). Selon les tenants de ce scientisme assumé et revendiqué, le vocabulaire psychologique ainsi que les concepts et les généralisations élaborés à partir de ce vocabulaire sont destinés, non pas à être identifiés ou réduits selon le modèle scientifique, mais à être purement et simplement remplacés (ou éliminés). Ils constitueraient en effet une forme naïve de psychologie (la folk psychology) qui, comme l'ancienne cosmologie naïve (astrologique) ou l'ancienne biologie naïve (animiste ou vitaliste), est une théorie défaillante qui finira par céder la place à une théorie scientifique viable.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aux yeux des Churchland notamment, ce sont les neurosciences qui peuvent fournir le cadre théorique approprié à l'explication du comportement.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le matérialisme et le modèle de l'ordinateur

Article détaillé : computationnalisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour le computationnalisme, le cerveau humain et l'esprit sont dans le même rapport que l'ordinateur et le programme informatique qu'il exécute.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

C'est aussi pour éviter les difficultés de la théorie de l'identité esprit-cerveau que Hilary Putnam et Jerry Fodor ont proposé la théorie fonctionnaliste de l'esprit (ou « computationnalisme »). Mais, contrairement à l'approche éliminativiste de l'esprit, cette nouvelle théorie des états mentaux reconnaît leur réalité, et, à la différence du matérialisme réductionniste, il reconnaît également leur spécificité. Cette théorie s'inspire du modèle informatique : l'esprit peut être envisagé par analogie avec le logiciel ou programme d'un ordinateur. Autrement dit, l'esprit serait au cerveau ce que le software (logiciel) est au hardware (matériel informatique).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un programme informatique n'est pas composé d'atomes, mais il a pourtant bien une existence physique. Il correspond à un niveau de description particulier du fonctionnement de l'ordinateur qui doit être décrit formellement en termes de symboles et de fonctions plutôt qu'en termes de câblage ou de circuits électriques. De même, il y a deux types de descriptions possibles associés au comportement humain : la description physique des états internes du cerveau (ce qui se passe du point de vue neurologique lorsque nous faisons telle ou telle chose) et la description des processus mentaux en termes de symboles et de fonctions.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le fonctionnaliste est donc un matérialiste : pour lui, une pensée humaine n'est au fond rien d'autre que l'activation électro-chimique d'un réseau de neurones. Mais, de même que l'on peut concevoir un programme informatique sans mentionner la circuiterie électronique qui l'exécute, on peut décrire la psychologie humaine sans mentionner ce qui se passe dans le cerveau, en ayant recours seulement au vocabulaire et aux concepts courants de la psychologie. Celle-ci peut être traduite et développée dans un langage formel : le « langage de la pensée ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La différence entre l'esprit et le cerveau correspondrait ainsi à une différence dans la façon de décrire un même phénomène physique, et non à une différence entre deux types de choses.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le matérialisme hédoniste

Le philosophe français Michel Onfray affirme adhérer à un matérialisme hédoniste, « associant autant une sagesse du plaisir et la désillusion et le sens de la mort »[20].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

XXIe siècle

Article détaillé : matérialisme scientifique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Depuis les travaux du « philosophe-scientifique »[21] et historien des idées argentin Mario Bunge, le matérialisme — qui s'affirme chez lui comme évolutionniste, organiciste, émergentiste, biologique et systémiste — s'est diversifié. Mais c'est bien la conception du matérialisme de Mario Bunge qui est aujourd'hui soutenue par Marc Silberstein, qui déclare que « le matérialisme est effectif s'il possède les attributs suivants : s'il est moniste, réaliste, scientifique, émergentiste et systémiste, réductionniste quant aux objets, aux entités et aux processus du monde mais non éliminativiste quant aux propriétés »[22]. Une des suggestions importantes de Bunge consiste à définir plus largement la matière et les choses matérielles que ne le firent les matérialismes précédents : pour lui, une chose matérielle est simplement toute entité « capable de changement ». Ainsi, une chose matérielle n'est pas nécessairement une « chose massive »[23]: un champ est tout aussi matériel qu'un atome dans la mesure où il peut changer et interagir avec d'autres choses matérielles.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Matérialisme, sur Wikimedia CommonsNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • matérialisme, sur le WiktionnaireNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bibliographie

(Par dates de parution croissantes.)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Généraliste

  • Philippe Sollers, Sur le matérialisme, 1974 ; voir sur pileface.comNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Collectif, Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences, Paris, Éditions Syllepse, coll. « Matériologiques », 2001, 399 p. (ISBN 978-2-9131-6567-0, lire en ligne)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean Dubessy (dir.), Guillaume Lecointre (dir.) et Marc Silberstein (dir.) (préf. Mario Bunge), Les Matérialismes et leurs détracteurs, Paris, éditions Syllepse, coll. « Matériologiques », 2004, 792 p. (ISBN 978-2-8479-7092-0) ; actes du colloque organisé les 11 et 12 septembre 2003Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Friedrich-Albert Lange, Histoire du matérialisme : critique de son importance à notre époque, éditions CODA, 2005, 857 p. (ISBN 978-2-8496-7008-8) ; sur wikisource, avec quelques points de vue néokantiensNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Paris, Éditions Syllepse, coll. « Matériologiques », 2007, 650 p. (ISBN 978-2-8495-0124-5)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Pascal Charbonnat, Histoire des philosophies matérialistes, Éditions Kimé, 2013Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Sous la direction de François Pépin, Les Matérialismes et la chimie : Perspectives philosophiques, historiques et scientifiques, éditions Matériologiques, 2012, 238 p. (ISBN 978-2-9196-9414-3, lire en ligne)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Sous la direction de Silberstein Marc, Matériaux philosophiques et scientifiques pour un matérialisme contemporain : Sciences, ontologie, épistémologie, Paris, éditions Matériologiques, 2013, 1017 p. (ISBN 978-2-9196-9426-6)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Henri Bergson, Henri Poincaré, Charles Gide et Charles Wagner, Matérialisme, éditions Dupleix, 2013 (ISBN 979-1-0920-1906-3)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Patrick Tort, Qu'est-ce que le matérialisme ? : introduction à l'analyse des complexes discursifs, Paris, Belin, 2016, 988 p. (ISBN 978-2-4100-0047-4, OCLC 957138036)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Miguel Espinoza, La matière éternelle et ses harmonies éphémères, Paris, Éditions L'Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », 2017, 213 p. (ISBN 978-2-3431-3798-8, OCLC 1024145633, lire en ligne)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Charles Wolfe, Lire le matérialisme, ENS éditions, 2020 (ISBN 979-10-362-0237-7)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Spécialisée à un matérialisme

  • Georges Politzer, Principes élémentaires de philosophie, 1936 [lire en ligne].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Henri Lefebvre, Diderot ou les affirmations fondamentales du matérialisme, Paris, 1949.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Michel Onfray, L'Art de jouir : pour un matérialisme hédoniste, Paris, Librairie générale française, coll. « Livre de poche / Biblio essais » (no 4198), 1994, 281 p. (ISBN 978-2-2539-4198-9, OCLC 743029997)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Emilia Giancotti Boscherini, « La naissance du matérialisme moderne chez Hobbes et Spinoza », Revue Philosophique de la France et de l'Étranger, t. 175, no 2, « Hobbes et Spinoza » (avril-juin 1985), p. 135-148.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Marc Ballanfat et Pierre-Svlvain Filliozat (traduction, notes et commentaires) (préf. Pierre-Sylvain Filliozat), Les Matérialistes dans l'Inde ancienne, Paris Montréal, Éditions L'Harmattan, coll. « Traduire la philosophie », 1997, 156 p. (ISBN 978-2-7384-5644-1, lire en ligne) ; compte rendu sur erudit.org de Jean-François Belzile, in Philosophiques, vol. 25, no 1, 1998, p. 127-129.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Paolo Quintili, La pensée critique de Diderot. Matérialisme, science et poésie à l'âge de l'Encyclopédie, Honoré Champion, 2002, 568 pages.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Yvon Quiniou, Études matérialistes sur la morale, Éditions Kimé, 2002.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • André Comte-Sponville, Traité du désespoir et de la béatitude, PUF, 2002.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Mario Bunge, Le Matérialisme scientifique, Éditions Syllepse, 2008, traduction de Scientific Materialism, Reidel Publishing Company, 1981.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Mario Bunge, Martin Mahner, De la nature des choses - Introduction au matérialisme émergentiste, Éditions Matériologiques, 2023, 290p., traduction de Über die Natur der Dinge, Hirzel, 2004.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Paolo Quintili, Matérialismes et Lumières. Philosophies de la vie, autour de Diderot et de quelques autres (1706-1789), Paris, Éditions Honoré Champion, 2009, 344 p., relié, 15,5 x 23,5 cm (ISBN 978-2-7453-1786-5)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Hugues Lethierry, Penser avec Henri Lefebvre, Chronique sociale, 2009.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Eddy Dufourmont, « Nakae Chômin a-t-il pu être à la fois un adepte de Rousseau et un matérialiste athée ? Une tentative de resituer sa philosophie à la lumière de ses sources françaises et du Citoyen de Genève », Ebisu, 45, printemps-été 2011, p. 5-25.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Paolo Quintili, « Le sensualisme lockéen et le matérialisme dans Le Neveu de Rameau », Op. cit., revue des littératures et des arts [En ligne], « Agrégation lettres 2017 », n° 16, automne 2016 , mis à jour le : 26/10/2016.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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  1. Qu’est-ce que le matérialisme ? — Non vérifiéLe matérialisme est un système philosophique qui soutient non seulement que toute chose est composée de matière mais que, fondamentalement, tout phénomène résulte d'interactions matérielles, y compris l'esprit et la conscience.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéDéfinition et origine de la notion

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1748, le médecin et philosophe La Mettrie expose dans un ouvrage intitulé L'Homme Machine la première conception strictement matérialiste de « l'âme humaine ».

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéLe matérialisme est un système philosophique qui soutient non seulement que toute chose est composée de matière mais que, fondamentalement, tout phénomène résulte d'interactions matérielles, y compris l'esprit et la conscience.

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéEn tant que système philosophique, le matérialisme appartient à la classe des ontologies monistes, et trouve ses premiers développements dans la pensée présocratique — bien qu'il n'ait jamais été énoncé comme tel avant le XVIIIe siècle. Il admet de multiples interprétations, tant naturalistes qu'historiques. Tantôt associé au réductionnisme, tantôt au réalisme ou au mécanisme, il est utilisé comme une arme argumentat…

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéDans sa version contemporaine, le matérialisme peut être étroitement lié au physicalisme, qui postule que tout ce qui existe est un phénomène physique. Le physicalisme est une évolution du matérialisme qui se base sur les découvertes en sciences physiques, afin d'inclure des notions plus sophistiquées que celle de « matière », notamment : l'espace-temps, l'énergie, les champs de forces, etc. Aussi, en philosophie ana…

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéLes conceptions philosophiques qui s'opposent au matérialisme incluent l'idéalisme, certaines formes de pluralisme philosophique[Information douteuse], le dualisme, ou encore le spiritualisme.

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  8. Passage de cet article — Non vérifiéEn philosophie, le matérialisme est la doctrine selon laquelle il n'existe d'autre substance que la matière. Il s'oppose donc au dualisme qui admet l'existence de deux substances distinctes : l'esprit et la matière. Le terme est apparu dans la seconde moitié du XVIIe siècle pour désigner les philosophies qui nient l'existence de substances spirituelles (les « âmes ») et ne reconnaissent que celle des substances corpo…

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  9. Passage de cet article — Non vérifiéLe sens philosophique du mot « matérialisme » est historiquement premier. Si l'on excepte un sens ancien tombé en désuétude, bien que conservé dans son usage anglophone (« matérialiste », au XVIe siècle, désignait l'apothicaire ou le chimiste : celui qui s'occupait des « matières »), l'adjectif « matérialiste » n’apparaît en français qu'à la fin du XIXe siècle, et désigne les philosophes qui affirment l'existence exc…

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  10. Passage de cet article — Non vérifiéLa première définition explicite du matérialisme philosophique semble avoir été formulée tardivement par Christian Wolff dans un ouvrage datant de 1734 :

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  11. Passage de cet article — Non vérifié« On appelle matérialistes les philosophes qui affirment qu'il n'existe que des êtres matériels ou corps […] Le matérialisme n'admet qu'une seule sorte de substance. »

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  12. Passage de cet article — Non vérifiéLe matérialisme est donc d'abord défini comme un monisme de la matière, ou monisme physique, qui affirme l'unité du monde aussi bien que son caractère matériel. Le monisme matérialiste s'oppose ainsi ouvertement au dualisme de l'esprit et du corps, mais non au pluralisme, puisque la matière est constituée d'une multiplicité de corps.

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  13. Passage de cet article — Non vérifiéUne conséquence problématique de cette définition concerne le statut de la pensée. Le matérialisme est en effet une position qui se prononce sur la nature de l'esprit, compris dans sa relation avec le corps. Il considère notamment que l'existence et la nature des corps ne dépendent pas de la pensée. Mais la question se pose de savoir si la pensée existe comme une caractéristique matérielle du corps, notamment du cerv…

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéLe matérialisme est une doctrine ontologique, sur la nature de l'être ; il ne doit pas être confondu avec le réalisme scientifique ou l'empirisme, qui sont des doctrines gnoséologiques, sur le fondement de la connaissance. D'une façon générale, le matérialisme rejette l'existence de l'âme, de l'Au-delà et de Dieu. Quant à la psyché, elle en fait une propriété de la matière, ou considère qu'il n'a pas de réalité propr…

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  15. Passage de cet article — Non vérifiéAu cours des siècles, le matérialisme est apparu sous diverses formes. Il existe notamment une forme naïve et spontanée de matérialisme et une forme mécaniste plus conforme au réalisme scientifique. Il existe également des formes réductionnistes de matérialisme, qui ne reconnaissent pas de spécificité aux sciences humaines (ex. : le physicalisme, le biologisme), et des formes non réductionnistes, qui reconnaissent ce…

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéLa position ontologique commune aux diverses formes de matérialisme peut avoir des conséquences sur le plan éthique : si tout est matière, c'est le corps et non pas quelque substance spirituelle telle que l'âme, l'esprit ou Dieu qui doit être privilégié. De là cette constance du matérialisme philosophique à déboucher sur une éthique associée au corps — une éthique du plaisir et du bonheur — à moins que ce ne soit jus…

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéEn tant qu'option philosophique, le matérialisme repose sur une définition philosophique minimale de la matière qui ne dépend pas directement de celle qu'en donnent les sciences physiques, définition qui, elle, s'est modifiée en profondeur au cours de l'histoire.

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  18. Passage de cet article — Non vérifiéLes matérialistes définissent la matière le plus souvent négativement, par rapport aux notions d'esprit ou de pensée. La matière est ainsi définie comme :

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  19. Passage de cet article — Non vérifiéUne réalité universelle qui ne dépend pas de la pensée, et notamment de la représentation que l'on en a.

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéUn principe fondamental qui est la cause ou la raison de l'émergence de l'esprit.

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéQuant aux caractéristiques positives de la matière, c'est aux sciences physiques qu'il revient la tâche de les définir.

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéLe matérialisme s'est développé sous une forme mécaniste dès l'Antiquité.

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  23. Passage de cet article — Non vérifiéLes philosophes ioniens de l'école de Milet – Thalès, Anaximène, Anaximandre – semblent être les premiers philosophes matérialistes de l'Antiquité grecque. Ils cherchaient à rendre compte de l'ensemble des phénomènes par un principe unique, de nature matérielle : l'eau avec Thalès, l'air avec Anaximène, la matière, c'est-à-dire ce qui est indéfini, avec Anaximandre. À la suite de ces conceptions matérialistes, un mat…

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  24. Passage de cet article — Non vérifiéMécanisme de la vision d'après un dessin de René Descartes.

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéBien plus tard, au XVIIe siècle, ce matérialisme mécaniste sera épuré en langage mathématique, plus spécialement géométrique, par Galilée, Gassendi, Hobbes. Mais le premier, tout occupé de physique, ne s'occupera pas de métaphysique, sinon pour ridiculiser le dogmatisme ; tandis que Gassendi, phénoméniste, cherchera plutôt à comprendre comment les atomes et le vide pourraient rendre compte de l'imagination ; le derni…

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  26. Passage de cet article — Non vérifiéRené Descartes adoptera une position originale, utilisant une forme d'atomisme méthodologique dès ses premiers écrits, atomisme qu'il se gardera de confondre avec des conceptions matérialistes. Il éliminera la notion de matière de façon à concevoir une physique compatible avec le mécanisme, sans risquer d'être soupçonné de faire référence aux théories matérialistes. Le mécanisme de Descartes ne vaut toutefois que pou…

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéLe XVIIe siècle voit ainsi se mettre en place les concepts qui conduiront au matérialisme, bien que plusieurs de ses protagonistes ne puissent qu'à grand-peine être qualifiés de matérialistes. Le matérialisme, en germe, se dessine d'une part comme un prolongement possible de la mathématisation de la physique, ramenée plus spécialement à l'atomisme et au mécanisme, d'autre part, et conjointement, comme la conception p…

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  28. Passage de cet article — Non vérifiéAu XVIIIe siècle, qualifié de siècle des Lumières, le matérialisme mécaniste, nourri des résultats des sciences, s'est répandu parmi les savants et les philosophes du temps et il est utilisé comme une arme dans la lutte idéologique contre le dogmatisme religieux et l'emprise de l'Église sur tous les aspects de la vie en société. Les auteurs philosophiques qui se sont engagés dans ce sens sont notamment : La Mettrie (…

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéDu point de vue métaphysique et cosmologique, ces auteurs insistent sur l'unité du monde, qui est une unité matérielle, et sur la constance de la quantité de mouvement à l'échelle de l'univers, constance qui est au principe de l'explication mécaniste du monde.

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  30. Passage de cet article — Non vérifiéDu point de vue psychologique, la thèse majeure du matérialisme du XVIIIe siècle est que la matière elle-même est susceptible de penser, lorsque du moins elle est organisée et structurée à cet effet. Cette thèse se réfère notamment à Locke, tel que l'avait popularisé Voltaire, à partir de passages où Locke mettait en cause le dualisme cartésien au nom de la toute-puissance de Dieu, qui aurait très bien pu doter la ma…

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  31. Passage de cet article — Non vérifiéCharles Darwin en 1868. Sa théorie de l'évolution par sélection naturelle a marqué un pas décisif dans l'histoire du matérialisme.

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  32. Passage de cet article — Non vérifiéAu cours du XVIIIe siècle, le mécanisme de type cartésien – le vivant modélisé par une machine – a rencontré de nombreuses objections qui ont montré les limites de ce modèle. L'âge du mécanisme était en effet celui des horloges et des automates, machines caractérisées essentiellement par leur capacité à effectuer des mouvements de façon autonome. Or, les organismes vivants et les êtres humains possèdent bien d'autres…

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéD'une part, le matérialisme du XIXe siècle a poursuivi l’œuvre des matérialistes du XVIIIe siècle à la lumière des progrès de la science de l'époque, avec pour figures de proue Charles Darwin et Claude Bernard. D'autre part, il s'est exprimé sous une forme inédite qui prenait appui sur une théorie de l'histoire et de la société. Le marxisme en a été l'aboutissement.

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéC'est ainsi que l'on peut parler d'un double mouvement ou de deux courants du matérialisme du XIXe siècle : l'un naturaliste et mécaniste, l'autre historique et dialectique. Ces deux courants de pensée ont en commun de fonder l'unité de la matière et de l'esprit sur la question de l'origine (matérielle) de ce que nous désignons comme l'esprit ou la pensée.

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  35. Passage de cet article — Non vérifiéL'ensemble des avancées des sciences de la nature concourt à justifier une conviction primordiale du matérialisme naturaliste : le passage gradué et nécessaire de l'inerte au vivant. Alors qu'elle n'est qu'un principe indéterminé chez Diderot ou La Mettrie, elle devient pour ces matérialistes une évidence empirique.

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  36. Passage de cet article — Non vérifiéLa théorie darwinienne de l'évolution apporte à la thèse matérialiste de l'unité physique du monde trois arguments de poids :

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  37. Passage de cet article — Non vérifiéL'unité du vivant n'est plus un mystère qui nécessiterait de présupposer quelque intelligence supérieure afin d'en penser l'ordre. Il suffit de comprendre que les êtres vivants ont tous des ancêtres communs.

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  38. Passage de cet article — Non vérifiéL'adaptation physique des organismes vivants apparaît comme le résultat non intentionnel d'une causalité purement physique.

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéL'être humain n'est qu'un des produits de l'évolution et non une création divine. Il doit être intégré au règne animal et non pas identifié à l'image de Dieu.

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéLa théorie darwinienne de l'évolution donne ainsi le cadre d'ensemble de la naissance et de l'évolution du vivant, être humain inclus, pendant que la physiologie ou la biologie doivent permettre d'élucider le mécanisme conduisant à l'apparition des organismes (mécanismes de la reproduction, de la variation du génotype, etc.).

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  41. Passage de cet article — Non vérifiéLe concept d'évolution devient pour le matérialisme naturaliste un concept essentiel qui donne sa validité au monisme (l'une des thèses principales du matérialisme) en montrant l'unité de l'être humain et du vivant ainsi que celle du vivant et de l'inorganique. Cette unité est un continuum qui doit être pensé sur une longue échelle de temps. Ludwig Büchner (1869) résume cela ainsi :

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  42. Passage de cet article — Non vérifié« Tout le grand mystère de l'être, et surtout de l'être organisé, consiste dans un développement lent et graduel. »

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  43. Passage de cet article — Non vérifiéLa Leçon de Claude Bernard par Léon Lhermitte (1889).

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéC'est au médecin et physiologiste Claude Bernard que l'on doit la première conception matérialiste du vivant reposant sur des données expérimentales, qu'il présente dans son Introduction à l'étude de la médecine expérimentale. Claude Bernard a tenté de penser scientifiquement la spécificité du vivant en récusant le recours à un principe vital, comme cela était en vogue à son époque. Pour lui, la distinction entre les…

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  45. Passage de cet article — Non vérifiéCe processus implique une forme de continuité entre l'inorganique et l'organique, mais le milieu organique se spécialise et s'isole de plus en plus pour finir par s'affranchir apparemment de l'influence directe de l'environnement. Le vivant semble ainsi s'autonomiser par rapport à la matière dont il est issu :

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  46. Passage de cet article — Non vérifié« Le corps inerte subordonné à toutes les conditions cosmiques se trouve enchaîné à toutes leurs variations tandis que le corps vivant reste au contraire indépendant et libre dans ses manifestations. »

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  47. Passage de cet article — Non vérifiéLes organismes vivants semblent ainsi acquérir une certaine spontanéité et échapper en partie au déterminisme qui régit la matière. Mais cette spécificité du vivant par rapport à matière n'est qu'apparente, comme le précise plus loin Claude Bernard :

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  48. Passage de cet article — Non vérifié« Mais si on y réfléchit bien, on verra bientôt que cette spontanéité des corps vivants n'est qu'une simple apparence et la conséquence de certains mécanismes de milieux parfaitement déterminés. »

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéClaude Bernard inaugure ainsi une forme réductionniste de matérialisme qui s'inscrit dans le prolongement du mécanisme cartésien mais qui tente, contrairement à lui, de se justifier sur le plan expérimental en observant les mécanismes sous-jacents à l'activité du vivant. Le « secret » de la vie résiderait ainsi dans les propriétés constitutives des organismes, là où se produisent les causes qui expliquent l'apparitio…

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéArticles détaillés : matérialisme historique et matérialisme dialectique.

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  • Julien Offray de La Mettrie, L'Homme MachineNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Liens externes

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    • LettonieNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Fichiers audio sur le matérialisme à la radio : « Le matérialisme dans tous ses états », sur materiologiques.com (consulté le 31 mars 2018).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Notes et références

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  1. philomag, « Définition philo de Matérialisme », sur www.philomag.com, 5 mai 2025 (consulté le 30 mai 2025)↩
  2. Dictionnaire Larousse, « Matérialisme », consulté le 9 juin 2020.↩
  3. (en) Russell W. Belk, « Materialism: Trait aspects of living in the material world », Journal of Consumer Research, vol. 12,‎ 1985, p. 265–280 (DOI 10.1086/208515).↩
  4. (en) Marsha L. Richins et S. Dawson, « A consumer values orientation for materialism and its measurement: Scale development and validation », Journal of Consumer Research, vol. 19,‎ 1992, p. 303–316 (DOI 10.1086/209304).↩
  5. Éditions Larousse, « matérialisme historique - LAROUSSE », sur www.larousse.fr (consulté le 30 mai 2025).↩
  6. C. Wolff, Psychologia rationalis (1734), I, 1, § 33 et 34.↩
  7. Voir notamment Christian Godin, Dictionnaire de la philosophie, Paris, Fayard, 2004, 1534 p. (ISBN 978-2-213-62116-6), p. 768 entrée : « Matérialisme ».↩
  8. « Songer au corps avant que de songer à l'âme, c'est imiter la nature qui a fait l'un avant l'autre », La Mettrie, Discours sur le bonheur (1748), Paris, Fayard, p. 271.↩
  9. Friedrich-Albert Lange, Histoire du matérialisme, et critique de son importance à notre époque, t. 1 (lire sur Wikisource), p. 240.↩
  10. Cf. en particulier ses nombreux croquis de balles dans l'étude du mouvement.↩
  11. René Bloch, La Philosophie de Gassendi : nominalisme, matérialisme et métaphysique, La Haye, 1971, 525 p., relié, 24 cm (ISBN 90-247-5035-0), respectivement p. 211, p. 350.↩
  12. Cf. Maupertuis ou Lavoisier.↩
  13. Büchner L., Die Stellung des Menschen in der Natur in Vergangenheit, Gegenwart und Zukunft oder: Woher kommen wir? Wer sind wir? Wohin gehen wir? Allgemein verständlicher Text mit zahlreichen wissenschaftlichen Erläuterungen und Anmerkungen (1869), 1885, p. 194-195.↩
  14. C. Bernard, Introduction à l'étude de la médecine expérimentale, II, I, 3.↩
  15. Ibid., II, I, 2↩
  16. Ibid., II, 2, 1↩1 ↩2
  17. Cf. A. Eddington, Science and the Unseen world, 1929.↩
  18. Yvon Quiniou, Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences : Le matérialisme et la science, Paris, Éditions Syllepse, coll. « Éditions Matériologiques », 2001, 399 p. (ISBN 978-2-913165-67-0), p. 141-153.↩
  19. Cf. Ryle G., La notion d'esprit (1949), Paris, Payot, 1978/2005.↩
  20. Michel Onfray, L'art de jouir : Pour un matérialisme hédoniste, Paris, Éditions Grasset, coll. « Figures », 1991, 315 p. (ISBN 978-2-246-45301-7).↩
  21. tel qu'il se définit dans son autobiographie Entre deux mondes : Mémoires d'un philosophe-scientifique (trad. de l'anglais), Paris, Éditions Matériologiques, 2016, 656 p. (ISBN 978-2-37361-073-4, lire en ligne).↩
  22. Collectif, Intrusions spiritualistes et impostures intellectuelles en sciences, Paris, Éditions Syllepse, coll. « Matériologiques », 2001, 399 p. (ISBN 978-2-913165-67-0), p. 13-15.↩
  23. Mario Bunge - Martin Mahner, « De la nature des choses - Introduction au matérialisme émergentiste », sur Éditions Matériologiques, 2023, p. 37 (consulté le 6 juillet 2023)↩

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Sources et méthode

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