Mobutu Sese Seko
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Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, couramment abrégé en Mobutu Sese Seko, ou tout simplement Mobutu né Joseph-Désiré Mobutu le 14 octobre 1930 à Lisala (Congo belge) et mort le 7 septembre 1997 à Rabat (Maroc), est un homme d'État, militaire et dictateur zaïrois, ayant gouverné la république démocratique du Congo de 1965 à 1997, soit 32 ans de pouvoir. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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À retenir
Questions essentielles
Quelle est la date de naissance de Mobutu Sese Seko ?
14 octobre 1930. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Quel est le lieu de naissance de Mobutu Sese Seko ?
Lisala (Congo belge). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Quelle est la date de décès de Mobutu Sese Seko ?
7 septembre 1997. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Présentation
Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, couramment abrégé en Mobutu Sese Seko, ou tout simplement Mobutu né Joseph-Désiré Mobutu le 14 octobre 1930 à Lisala (Congo belge) et mort le 7 septembre 1997 à Rabat (Maroc), est un homme d'État, militaire et… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Présentation » dans le texte →Jeunesse et débuts
Joseph-Désiré Mobutu est né à Lisala en 1930. Il est issu du peuple Ngbandi. Son père, Albéric Gbemani, cuisinier pour un magistrat colonial de Lisala, meurt alors que le jeune Joseph-Désiré n'a que 8 ans. Élevé par son grand-père et un oncle, il poursuivit… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Jeunesse et débuts » dans le texte →L'ascension et l'exercice du pouvoir
En juillet 1960, il devient secrétaire d'État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba. Il profite du désaccord entre les différents hommes politiques et du fait d'être l'un des seuls lumumbistes à avoir une quelconque expérience militaire pour évoluer… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « L'ascension et l'exercice du pouvoir » dans le texte →Prise du pouvoir en 1965
Coup d'État de 1965 en république démocratique du Congo · Après avoir réorganisé l'armée, il mène le 24 novembre 1965 un coup d'État contre Joseph Kasa-Vubu, premier président de l'ancien Congo belge. Il est soutenu par la Central Intelligence Agency (CIA)… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Prise du pouvoir en 1965 » dans le texte →Consolidation du régime
Le 2 juin 1966, la population a pu mesurer toute la détermination de Mobutu, qui fit pendre sur la place publique quatre anciens ministres accusés à tort de complot : Alexandre Mahamba, Jérôme Anany, Emmanuel Bamba ainsi que l'ancien Premier ministre Évariste… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
| nom | Mobutu Sese Seko Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
|---|---|
| surnom | « Léopard du Zaïre », « Léopard de Kinshasa », « Aigle de Kawele », « Papa Maréchal » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| légende | Mobutu Sese Seko en 1983. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| fonction1 | Président de la république du Zaïre[1] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| à partir du fonction1 | 24 novembre 1965 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| jusqu'au fonction1 | 16 mai 1997 (date de début : 24 11 1965 16 5 1997) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| élection1 | 1er novembre 1970 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| réélection1 | 3 décembre 1977 29 juillet 1984 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| premier ministre 1 | Léonard Mulamba Mpinga Kasenda Bo-Boliko Lokonga Mihambo Jean Nguza Karl-I-Bond Joseph Untube N'singa Udjuu Kengo wa Dondo Mabi Mulumba Sambwa Pida Nbangui Kengo wa Dondo Lunda Bululu Mulumba Lukoji Étienne Tshisekedi Bernardin Mungul Diaka Jean Nguza Karl-I-Bond Étienne Tshisekedi Faustin Birindwa Kengo wa Dondo Étienne Tshisekedi Likulia Bolongo Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| groupe parlementaire 1 | MPR Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| prédécesseur 1 | Joseph Kasa-Vubu (Congo-Léopoldville) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| successeur 1 | Laurent-Désiré Kabila (RDC) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| nom de naissance | Joseph-Désiré Mobutu Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| date de naissance | 14 octobre 1930 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| lieu de naissance | Lisala (Congo belge) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| date de décès | 7 septembre 1997 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| lieu de décès | Rabat (Maroc) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| nature du décès | Cancer de la prostate Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| sépulture | Maroc Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| nationalité | Congolaise (jusqu'en 1971) Zaïroise (1971-1997) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| parti | MPR Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| conjoint | Marie-Antoinette Mobutu Bobi Ladawa Mobutu Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| profession | Militaire Journaliste Comptable Homme politique Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| religion | Catholicisme Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| résidence | Palais du Camp Tshatshi, Kinshasa Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| liste | Présidents de la république du Zaïre Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga[2], couramment abrégé en Mobutu Sese Seko, ou tout simplement Mobutu né Joseph-Désiré Mobutu le 14 octobre 1930 à Lisala (Congo belge) et mort le 7 septembre 1997 à Rabat (Maroc), est un homme d'État, militaire et dictateur zaïrois, ayant gouverné la république démocratique du Congo de 1965 à 1997, soit 32 ans de pouvoir. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il devient président en 1965 à la suite d'un coup d'État et met fin à la crise congolaise. Tentant de purger le pays de l'influence coloniale, il le rebaptise Zaïre en 1971 dans le cadre d'une politique de « zaïrianisation » et change son nom en Mobutu Sese Seko un an plus tard. Il impose une dictature à parti unique gouvernée par son Mouvement populaire de la révolution (MPR) ainsi qu'un culte de la personnalité. Sous son régime, la population du pays subit une violation généralisée des droits de l'homme ainsi que l'hyperinflation. Simultanément, il obtient une réputation de kleptocrate pour sa corruption, ses extravagances, ainsi que sa fortune personnelle. En politique extérieure, il soutient les rebelles de l'UNITA et du FNLA dans la guerre civile angolaise, et son régime reçoit le soutien des pays occidentaux qui le perçoivent comme un adversaire du communisme en Afrique francophone. Il reçoit également du soutien et de l'aide financière de la Chine pour son opposition à l'Union soviétique. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après la fin de la guerre froide, son régime s'affaiblit en raison de la fin de l'aide financière occidentale. En réponse, il autorise le multipartisme. À l'issue du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, le nouveau gouvernement rwandais ainsi que ses alliés ougandais et angolais soutiennent une invasion rebelle du Zaïre par l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) en novembre 1996 lors de la première guerre du Congo et renverse son régime en mai 1997. Il s'enfuit alors en exil et meurt d'un cancer de la prostate trois mois plus tard au Maroc. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Jeunesse et débuts
Joseph-Désiré Mobutu est né à Lisala en 1930. Il est issu du peuple Ngbandi. Son père, Albéric Gbemani, cuisinier pour un magistrat colonial de Lisala, meurt alors que le jeune Joseph-Désiré n'a que 8 ans[30]. Élevé par son grand-père et un oncle, il poursuivit ses études dans une école catholique. Alors âgé de 20 ans, il s'enrôle dans la Force publique à Luluabourg, où il apprend la discipline[3] et y trouve une figure paternelle auprès du sergent Louis Bobozo[3]. Il est ensuite affecté, en 1953, à l'état-major de Léopoldville. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À 25 ans, il se marie civilement[3] à Marie-Antoinette Gbiatibwa Yetene, âgée de 14 ans et avec laquelle il aura huit enfants[4]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Après son passage dans l’armée, dont il sort sous-officier et qu'il quitte en 1956[3], il suit un cours de comptabilité, grâce auquel il obtient un brevet de secrétaire-comptable, puis se lance dans le journalisme à plein temps[3] au sein du quotidien libéral de Léopoldville L'Avenir qui l'embauche. En 1957, grâce à l'un de ses mentors, le journaliste Antoine-Roger Bolamba, il rencontre Patrice Lumumba. Il voyage pour la première fois en Europe pour un congrès de presse à Bruxelles, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1958, où il reste quelque temps pour suivre une formation de journalisme. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Au même moment, les représentants du Mouvement national congolais (MNC), menés par Patrice Lumumba, négocient l'indépendance de la colonie. Lorsqu'ils arrivent à Bruxelles pour la tenue d'une table ronde, Mobutu se joint à eux avec Antoine Kiwewa et devient membre du MNC, en janvier-février 1960. C'est à cette occasion qu'il est repéré par Larry Devlin officier de la CIA et futur chef d'antenne de la CIA au Congo avec lequel il établit de bonnes relations[5]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'ascension et l'exercice du pouvoir
En juillet 1960, il devient secrétaire d'État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba. Il profite du désaccord entre les différents hommes politiques et du fait d'être l'un des seuls lumumbistes à avoir une quelconque expérience militaire pour évoluer très rapidement dans la hiérarchie militaire. C'est ainsi, en tant que chef d'état-major adjoint et sous l'influence de l'ambassadeur de Belgique, qu'il fait arrêter et assigner à résidence Lumumba en 1960. Ce premier coup d'État le 14 septembre 1960 compte beaucoup dans les relations entre les Belges et Mobutu. Il met en place un gouvernement temporaire, le Collège des commissaires généraux. Devant les caméras, Mobutu accuse ensuite Lumumba de sympathie pro-communiste pour s'attirer le soutien des États-Unis. Lumumba tente de s'enfuir à Stanleyville, mais est rattrapé en chemin par les soldats. Mobutu le fait mettre en prison, où il est maltraité et torturé. Il est ensuite envoyé à la république du Katanga de Moïse Tshombe, où il est assassiné le 17 janvier 1961, son corps « disparu en brousse » selon les documents officiels[31]. Sous la direction de Pierre Mulele, des rebelles partisans de Lumumba partent en guerre contre Mobutu. Ils occupent rapidement deux tiers du Congo, mais avec l'aide des États-Unis, Mobutu parvient à reconquérir l'ensemble du territoire. Cette « victoire », impossible sans l'aide occidentale, est habilement mise à profit en interne par Mobutu se parant de la vertu de pacificateur, d’unificateur du territoire. Il pose ainsi son pouvoir sur deux piliers : à l'extérieur, le contexte de la guerre froide et à l'intérieur, la stabilité. Un autre moyen d'affermir son pouvoir est la prise de contrôle du pouvoir politique, dont le corollaire est la répression d'une partie des citoyens congolais. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.En juillet 1960, il devient secrétaire d'État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba. Il profite du désaccord entre les différents hommes politiques et du fait d'être l'un des seuls lumumbistes à avoir une quelconque expérience militaire pour évoluer très rapidement dans la hiérarchie militaire. C'est ainsi, en tant que chef d'état-major adjoint et sous l'influence de l'ambassadeur de Belgique, qu'il fait arrêter et assigner à résidence Lumumba en 1960. Ce premier coup d'État le 14 septembre 1960 compte beaucoup dans les relations entre les Belges et Mobutu. Il met en place un gouvernement temporaire, le Collège des commissaires généraux. Devant les caméras, Mobutu accuse ensuite Lumumba de sympathie pro-communiste pour s'attirer le soutien des États-Unis. Lumumba tente de s'enfuir à Stanleyville, mais est rattrapé en chemin par les soldats. Mobutu le fait mettre en prison, où il est maltraité et torturé. Il est ensuite envoyé à la république du Katanga de Moïse Tshombe, où il est assassiné le 17 janvier 1961, son corps « disparu en brousse » selon les documents officiels. Sous la direction de Pierre Mulele, des rebelles partisans de Lumumba partent en guerre contre Mobutu. Ils occupent rapidement deux tiers du Congo, mais avec l'aide des États-Unis, Mobutu parvient à reconquérir l'ensemble du territoire. Cette « victoire », impossible sans l'aide occidentale, est habilement mise à profit en interne par Mobutu se parant de la vertu de pacificateur, d’unificateur du territoire.
Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Il pose ainsi son pouvoir sur deux piliers : à l'extérieur, le contexte de la guerre froide et à l'intérieur, la stabilité. Un autre moyen d'affermir son pouvoir est la prise de contrôle du pouvoir politique, dont le corollaire est la répression d'une partie des citoyens congolais.
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Prise du pouvoir en 1965
Coup d'État de 1965 en république démocratique du Congo Après avoir réorganisé l'armée, il mène le 24 novembre 1965 un coup d'État contre Joseph Kasa-Vubu, premier président de l'ancien Congo belge. Il est soutenu par la Central Intelligence Agency (CIA) lors de son coup d’État[6]. Suivant une crise politique aiguë entre le président Kasa-Vubu et le gouvernement de Tshombe, ce coup d’État est acclamé et accepté de tous, Kasa-Vubu l'en remercie, Tshombe en est « absolument ravi », les syndicats CSLC, UTC et FGTK soutiennent le nouveau pouvoir de même que les organisations estudiantines UGEC et AGL. La population tant congolaise qu'étrangère applaudit le coup. À l'étranger, la Belgique et les États-Unis sont les premiers à reconnaitre le nouveau président. La Chine et l’URSS, mais aussi la France, montrent des réticences[7]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Consolidation du régime
Le 2 juin 1966, la population a pu mesurer toute la détermination de Mobutu, qui fit pendre sur la place publique quatre anciens ministres accusés à tort de complot : Alexandre Mahamba, Jérôme Anany, Emmanuel Bamba ainsi que l'ancien Premier ministre Évariste Kimba[32]. Il demande l'extradition de Moïse Tshombé, arrêté à Alger en 1969, afin de le faire exécuter, mais celle-ci est refusée. L'ancien président Joseph Kasa-Vubu est quant à lui placé en résidence surveillée jusqu'à la fin de ses jours, tandis qu'Antoine Gizenga s'est exilé. Après la mort de Pierre Mulele, chef de la rébellion Simba, en octobre 1968, Mobutu est débarrassé de tous ses rivaux[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1969, il fait écraser une révolte estudiantine. Les cadavres des étudiants abattus sont jetés dans des fosses communes et 12 étudiants sont condamnés à mort. L’université est fermée pendant un an et ses 2 000 étudiants enrôlés dans l’armée où, selon la télévision nationale, « ils apprennent à obéir et à fermer leur gueule. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il instaure un régime autoritaire à parti unique, le Mouvement populaire de la révolution dont il devient maréchal-président en 1982. Un de ses souhaits est que le pays retrouve sa culture profonde, c'est alors la Zaïrianisation (décolonisation culturelle). En 1971, « l’année des 3 Z », il renomme à la fois le pays, le fleuve et la monnaie sous le nom de Zaïre. La même année, il impose un costume traditionnel, crée une version zaïroise du costume occidental : « l’abacost » (à bas le costume) et il oblige les Zaïrois à choisir des prénoms d'origine africaine et locale (donc non chrétiens[8]), ce qu'il fait lui-même en devenant Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Za Banga, ce qui signifie, en langue lingala, « Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l’arrêter »[9],[10]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
Affaires internationales
Les premières années, le régime est très bien vu sur le plan international, la personnalité affable du maréchal-président et les ressources naturelles du pays aidant un peu. Le Zaïre est alors considéré comme un exemple pour toute l'Afrique. Les investisseurs étrangers se précipitent sur les ressources naturelles dont le Zaïre est richement pourvu. L'État zaïrois lance alors une politique de grands travaux, les « éléphants blancs », qui donnent lieu à une importante corruption des élites politiques et administratives. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour le pouvoir gaulliste, qui soutenait Tshombe, Mobutu est l'homme des Américains et risque d'entraver les projets français dans la région. En juillet 1967, Paris incite le mercenaire français Bob Denard, alors colonel de l'armée congolaise, à appuyer une rébellion afin d'évincer Mobutu et de rétablir Tshombe à la tête de l’État congolais, sans que le projet aboutisse[6]. La France fait échouer la tentative de Mobutu d'édifier avec le Tchad et la Centrafrique une Union des États d'Afrique australe (UEAC) visant à affranchir ses membres des puissances européennes, dont en particulier la France, en convainquant Bokassa de se retirer du projet[6]. Les relations entre Kinshasa et Paris s’améliorent à la fin des années 1960 ; Mobutu est même le dernier chef d’État à être reçu à l’Élysée par Charles de Gaulle avant la démission de ce dernier. Le rapprochement avec la France s'accentue encore sous Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing, et des accords de coopération militaire sont mis sur pied dans les années 1970[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En tant que colonisé et ex-soldat de la Force publique, Mobutu représente ce qu’aime l’administration belge, il sait les caresser dans le sens du poil, comme avec l’arrestation de Lumumba, mais il sait aussi qu'il a besoin du soutien des populations congolaises et c’est ainsi qu’il fait de Lumumba le héros national, le premier martyr de l’indépendance économique et c’est en son nom que les toutes puissantes entreprises minières belges sont nationalisées en 1966. Ces nationalisations interviennent en représailles à la libre parution en Belgique (alors que la France a censuré l'ouvrage) du livre de l'avocat belge Jules Chomé, qui décrit le règne de terreur au Zaïre[6]. Avec Mobutu, le Congo est un partenaire des États-Unis, conditionné à la lutte contre la montée communiste en Afrique australe et à la non participation au mouvement des non-alignés (lequel reste dans les faits très léger). L'ambassade soviétique est ainsi fermée pendant les huit premières années du régime de Mobutu, des diplomates ont été à certaines périodes expulsés ou accusés de collusion avec des manifestants estudiantins et Mobutu n'a jamais effectué de visite diplomatique à Moscou. Le pays initie une diplomatie avec la Chine seulement après le virage pro-chinois de Nixon en 1972 et s'aligne plusieurs fois sur les votes américains à l'Assemblée générale des Nations unies. Même si le Zaïre proclame appliquer un « nationalisme économique », sa politique n'est en réalité pas anti-libérale[11]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Mobutu accueille dans sa capitale le gouvernement angolais en exil qui lutte pour son indépendance, mais les communistes du Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) en sont exclus. L’aide américaine aux guérilleros angolais du Front national de libération de l'Angola (FLNA) et de l’Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), pendant la guerre civile angolaise et la guerre de la frontière sud-africaine passe par le Congo. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Au fil du temps, les méthodes du régime et le non-respect des droits de l'homme le déconsidèrent aux yeux des démocraties. Au-delà du soutien parfois difficile de la France et de la Belgique[33], Mobutu fait appel au début des années 1970 à la Chine communiste, à la Corée du Nord et à Israël[34]. Les instructeurs israéliens cessent néanmoins dès 1972 de former la division présidentielle, Mobutu adoptant d'abord une politique pro-arabe[34]. Ils reviennent quelques années plus tard[12]. Contrairement à la plupart des gouvernements africains, Mobutu soutient le régime ségrégationniste de l'Afrique du Sud au nom de la lutte contre le communisme[13]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Kleptocratie et crise économique
Ayant basé le développement du Zaïre sur le modèle d'une économie rentière, Mobutu ne peut qu'en constater les inconvénients lorsque se produit une subite chute des cours du cuivre. L’endettement ne cesse de croître (887 millions de dollars de dette en 1975) et le déficit budgétaire s'élève à 32 % du budget de l’État en 1977. Les finances publiques ayant soudainement fondu, Mobutu lance le Zaïre dans une politique de « zaïrianisation » de l'économie, sous forme de nationalisations abruptes. Les chefs d'entreprises étrangères doivent remettre sans délai les sites concernés aux membres de l'armée zaïroise venus faire appliquer le décret de zaïrianisation. Toutefois, ces entreprises devinrent un bon moyen d'acheter la fidélité de leurs nouveaux dirigeants à un régime à bout de souffle. En effet, les bénéficiaires de la zaïrianisation, tous proches du régime, considérèrent ces entreprises comme leur propriété personnelle sans se préoccuper de leur gestion. La corruption devint de plus en plus endémique (on parle pour le régime mobutiste de « kleptocratie », littéralement « gouvernement par le vol »), la situation économique et sociale de l'écrasante majorité des Zaïrois se dégrada de façon dramatique. Neuf plans de stabilité et programmes d’ajustement structurels mis en place avec le Fonds monétaire international (FMI) n'aident en rien l’économie à se relever, en dépit d'une aide annuelle de 331 millions de dollars, qui est en partie détournée[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L’économiste allemand Erwin Blumenthal est nommé à la tête de la Banque nationale du Zaïre en 1978 ; il démissionne un an plus tard, et écrit : « on ne peut pas plus empêcher Mobutu de piller qu'un chat d'attraper les souris ». L'argent détourné sert aussi à acheter le soutien de dignitaires occidentaux, hommes d'affaires ou hommes politiques. D'après la journaliste d’investigation britannique Michela Wrong, le président français Valery Giscard d'Estaing était au nombre des bénéficiaires, recevant de somptueux cadeaux : des diamants pour son épouse et des remboursement de prêts pour des sociétés où la famille Giscard possède des intérêts[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Conflits militaires
Face à la retraite militaire soudaine des Portugais en Angola, en 1975, il envoie ses troupes pour soutenir le FLNA contre la guérilla du MPLA qui a déjà pris Luanda, la capitale. 20 000 soldats cubains débarquent néanmoins très rapidement au secours d'António Agostinho Neto et repoussent les troupes de Mobutu. La situation s’aggrave et le Zaïre est dorénavant impliqué dans la guerre froide soutenant les rebelles angolais (UNITA, FLNA) avec les États-Unis et le régime de l’apartheid face aux communistes (MPLA, Cuba, URSS). Pour déstabiliser Mobutu, Agostinho Neto envoie les rebelles du Front national de libération du Congo, combattants congolais exilés en Angola, dans le Shaba en 1977, puis de nouveau en mai 1978, contre une armée zaïroise dont les quelque 45 000 hommes sont globalement indisciplinés, sous-équipés et mal payés. En conséquence, ils sont de plus en plus nombreux à fuir les combats pendant les première et seconde guerres du Shaba. Les populations katangaises, quant à elles, soutiennent les gendarmes pour des raisons ethniques ainsi que par lassitude de la dictature et n’hésitent pas à collaborer contre le régime[référence nécessaire]. Mobutu élabore lui-même les plans de bataille, toutefois en dépit des conseils de ses officiers plus qualifiés[14]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
Une intervention française est décidée par le président Giscard d'Estaing en avril 1977. Des officiers français sont chargés de réorganiser et de conseiller l'armée mobutiste. L'« opération Verveine » est lancée peu après, consistant en l'acheminement par des avions de transport français de 1 500 soldats marocains. Après la prise de Kolwezi un an plus tard, lors de la seconde guerre du Shaba, par les Tigres, la France intervient à nouveau. Le 19 mai 1978, 700 parachutistes du 2e REP de la Légion étrangère dirigés par le colonel Philippe Erulin, agissant aux côtés de troupes belges, reprennent Kolwezi. Les soldats français restent plusieurs semaines pour stabiliser la région au profit de Mobutu, avant d'être relayés par les troupes de différents pays africains pro-occidentaux. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1984 et 1985, il est victime d'attaques menées par une guérilla dirigée par un ancien lumumbiste, Laurent-Désiré Kabila. Les guerres de Moba se terminent par la victoire du gouvernement et Kabila disparait pendant plus de 10 ans. En 1986, une nouvelle crise économique secoue le Zaïre et en accentue la situation politique vacillante. La révolte est latente, le peuple restant affamé, mais son dirigeant multi-milliardaire et mégalomane, utilisant la corruption comme mode de gouvernement[référence nécessaire]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
Mobutu ne ralentit en rien son style de vie opulent, que ce soit ses croisières sur le Congo sur son yacht Kamanyola[15]. À Gbadolite, il avait érigé un palais, le « Versailles de la jungle ». Il fit du reste construire l'aéroport de Gbadolite avec une piste suffisamment longue pour permettre le décollage et l'atterrissage du Concorde. En février 1989, Mobutu affrète un Concorde d'Air France pour se rendre aux obsèques de l'empereur du Japon, puis c'est au tour du Concorde F-BTSD pour un voyage du 26 juin au 5 juillet aux Nations unies à New York, le 16 juillet pour les célébrations du bicentenaire français à Paris, où il était l'invité du président François Mitterrand, le 19 septembre pour un vol Paris-Gbadolite, ainsi qu'un vol de Gbadolite à Marseille avec le chœur des jeunes du Zaïre[référence nécessaire]. Un monument pour honorer sa mémoire a été érigé à Gbadolite en 2021[16]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
Chute
Fin 1989, la guerre froide approche de sa fin avec la chute du mur de Berlin. Ce contexte favorise la fin du régime[17]. Privé de ses soutiens extérieurs au titre de « rempart contre le communisme », Mobutu se retrouve seul face à son pays et surtout face à l'opposition intérieure. Il publie Dignité pour l'Afrique ?, un livre à base d'entretiens avec Jean-Louis Remilleux, grand reporter du Figaro[18], dans le cadre d'une fort onéreuse campagne de communication. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1990, comme dans de nombreux autres pays d'Afrique centrale, le mécontentement populaire est grandissant. En avril de la même année, Mobutu autorise toutefois le multipartisme, même si l'opposition pourrait dès lors le pousser au départ. La Conférence nationale souveraine (CNS), réunissant les délégués de toutes les couches de la population, toutes les régions et la diaspora du Zaïre (Congo-Kinshasa), devient un véritable tribunal dénonçant les dérives flagrantes du système mobutiste. Les interventions d'Étienne Tshisekedi et d'autres opposants politiques marquent un tournant essentiel puisqu'elles ne sont pas suivies de répression. Aux yeux des Zaïrois, le « seul Maréchal du Zaïre » n'avait ainsi plus le pouvoir d'opprimer son peuple pour assurer son pouvoir. L'état désastreux des finances publiques du pays causé par l'impéritie des politiques économiques mobutistes fait perdre petit à petit au système les moyens de s'alimenter financièrement. Vilipendé à Kinshasa, Mobutu se retire dans son somptueux palais, au cœur de la jungle tropicale à Kawele à proximité de son village natal. Sa solitude devient dès lors évidente, aussi bien au Zaïre qu'à l'étranger. La maladie renforce sa faiblesse, incitant ses opposants et ses ennemis extérieurs à intensifier leurs actions. À la suite d'affrontements entre différentes unités militaires zaïroises dans la capitale, puis de l'assassinat de l'ambassadeur français, Philippe Bernard, les conseillers militaires français, belges, israéliens et chinois quittent le pays à partir de septembre 1991[35]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1994, malgré le partage du pouvoir avec le président du Parlement, le pays s'enfonce de nouveau dans la crise. Celle-ci s'aggrave avec l'arrivée de réfugiés rwandais fuyant d'abord la répression du génocide au Rwanda, puis à partir de 1996 la progression de l'Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo, bras armé congolais du Front patriotique rwandais et de l'Ouganda, emmenés par Laurent-Désiré Kabila. Ceux-ci entrent à Kinshasa le 17 mai 1997, entraînant la chute définitive et la fuite de Mobutu Sese Seko, malgré une dernière tentative de négociation pour le partage du pouvoir parrainée par Nelson Mandela sur le navire Outenika. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En exil
Mobutu se réfugie dans un premier temps au Togo mais le président togolais Gnassingbé Eyadéma insiste pour que Mobutu quitte le pays[19]. Après avoir été soigné pendant de longs mois en Suisse et en France, Mobutu Sese Seko meurt d'un cancer de la prostate le 7 septembre 1997 à l'hôpital militaire Mohammed V de Rabat[36], à l'âge de 66 ans, et est inhumé au cimetière européen de la ville, quatre mois après l'accession au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila. Il laisse un pays économiquement exsangue, en conflit avec de nombreux pays voisins pour ses richesses et son espace et en pleine guerre civile. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Fortune
Selon une enquête du Washington Post, publiée en octobre 1991, Mobutu a détourné environ 5 milliards de dollars de son pays, ce qui le classe comme le troisième dirigeant le plus corrompu depuis 1984 et le dirigeant africain le plus corrompu pendant la même période[20]. Mobutu détenait notamment des propriétés en France, en Belgique, en Suisse, en Italie, en Espagne et au Portugal, dont plusieurs châteaux (dont le château Fond'Roy à Uccle en région bruxelloise de 1973 à sa mort). En Afrique, il aurait effectué des investissements au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Tchad et en Afrique du Sud[21],[22]. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
« [Le] maréchal Mobutu [qui] a construit une fortune de 4 milliards de dollars en pillant son pays [et l'aide internationale[23]]. Considéré comme un allié indispensable aux Occidentaux pour lutter contre le communisme en Afrique, le président du Zaïre a longtemps bénéficié du soutien financier massif des Américains avant d'organiser son propre système de détournement des fonds publics et des richesses de son pays. Son maintien au pouvoir lui a coûté une partie de sa fortune, qui s'élevait, au milieu des années 1980, à près de 22 milliards de francs[24] » (Le Monde – 18 mai 1997). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les héritiers
Le maréchal Mobutu s'est marié quatre fois et avec des maitresses (concubines). Après le décès de sa première femme, Marie-Antoinette Gbiatibua Yetene, le 22 octobre 1977, et de Janet Nesangbe Yambamba le 1 février 1979, il a épousé Bobi Ladawa le 1 mai 1980 et sa jumelle Kosia Ngama. Cinq de ses fils sont décédés : Konga, Konga, Kongulu, Manda, et Ndokula. Un autre de ses fils, Mobutu Nzanga, né de son trosième mariage, a annoncé en décembre 2005 sa candidature à l'élection présidentielle de juin 2006. Son fils Bama wa Mobutu Gloire, le moins connu de ses enfants avec Janet Nesangbe Yambamba, appelé souvent citoyen Mobutu est ordonné évêque le 20 août 1994 et apôtre des Églises du Christ aux États-Unis le 24 juillet 2016[référence nécessaire], alors que Giala se présente lui aux législatives et siège actuellement à l'Assemblée nationale. Ce dernier est à la tête de l'Union des démocrates mobutistes (Udémo) et préside également les Forces du Centre, le groupe parlementaire dont fait partie l'Udémo. À revérifierÀ revérifier Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.×
Une partie des biens de Mobutu gelés en Suisse depuis le 17 mai 1997 (8,3 millions de francs suisses) devaient être remis à sa famille le 15 décembre 2008 car aucune solution n'avait été trouvée avec le gouvernement kino-congolais ou auprès d'un des fils de Mobutu (numéro deux du gouvernement congolais) pour qu'il renonce aux fonds[25]. Le Conseil fédéral a décidé le 12 décembre 2008 de prolonger le blocage des fonds jusqu'au 28 février 2009[26]. Finalement, ces fonds bloqués devront être remis aux membres de sa famille, selon une décision datée du 14 juillet 2009[27]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Au total, Mobutu a eu dix huit enfants[28]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Avec Marie-Antoinette (première épouse) : Nyiwa, Ngombo, Manda, Konga, Ngawali, Yango, Yakpwa, Kongulu, Ndagbia (9) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Avec Janet Nesangbe Yambamba (seconde épouse)|: Blandine Yemo, Bama wa Mobutu Gloire (2)[29] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Avec Bobi Ladawa (trosième épouse) : Nzanga, Giala, Toku, Ndokula (4) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Avec Kosia Ngama (quatrième épouse) maîtresse et sœur jumelle de sa trosième épouse) : Yalitho, Tende, Ayessa (3) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Surnoms
Président aux multiples surnoms : « Léopard du Zaïre », « Léopard de Kinshasa », « Aigle de Kawele » (Kawele étant sa résidence situé à Gbadolite, à l'intérieur de la forêt équatoriale), « Papa Maréchal » (surnom découlant de son titre de Maréchal), « Roi du Zaïre », « Elombé Sese » (pour indiquer sa vaillance à la guerre), « Tiroir caisse » (pour rappeler ses détournements de fonds publics), et autres. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans son roman En attendant le vote des bêtes sauvages (1998), Ahmadou Kourouma le dénomme « l'homme au totem léopard ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Particularités
- La toque en peau de léopard est une sorte de couronne bantoue, l'attribut des rois, empereurs ou autres aristocrates. Dans la tradition bantoue, le léopard est considéré comme un animal rusé et sa peau est sacrée. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- La canne qui représente la royauté et le pouvoir. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Documentaires
- 1997 : Notre ami Mobutu de Jean-François Bastin et Isabelle Christiaens Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1999 : Mobutu roi du Zaïre de Thierry Michel Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2018 : Une fusée pour Mobutu d'Oliver Schwehm Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2025 : Mobutu - Maître du jeu de Guillaume Graux, Wendy Bashi et Joost Vandensande Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Voir aussi
Bibliographie
- Peter Abbott. Modern African Wars (4). Osprey. 2014. ISBN : 978-1-78200-076-1 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jules Chomé. L'Ascension de Mobutu, du sergent Joseph Désiré au général Sésé Séko. Cahiers libres. 1974 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Colette Braeckman. Le Dinosaure. Fayard. 1991 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Emmanuel Dungia. Mobutu et l'argent du Zaïre : les révélations d'un diplomate, ex-agent des Services secrets. L'Harmattan. 1992. ISBN : 978-2-7384-1133-4 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Honoré N'Gbanda Nzambo Ko Atumba. Ainsi sonne le glas!. Editions GIDEPPE. 1998. ISBN : 978-2-9512000-2-9 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Ilunga Shamanga. La Chute de Mobutu et l'effondrement de son armée. 1998. ISBN : 0-620-23325-7 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-Pierre Langellier. Mobutu : la déroute du « Grand Léopard ». L'Express/Perrin. 2012. p. 275-287. ISBN : 978-2-2620-3943-1. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-Pierre Langellier. Mobutu. Perrin. 2017. ISBN : 978-2-262-04953-9 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-Pierre Langellier. Joseph-Désiré Mobutu, le prédateur du Zaïre. Perrin. 2019. DOI : 10.3917/perri.guez.2019.01.0273 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Michela Wrong, La chute du léopard : sur les traces de Mobutu, Max Milo, 2024. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Articles connexes
- Lomponda Wa Botembe Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Première guerre du Congo Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Mobutu roi du Zaïre Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Zaïrianisation Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Notes et références
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Références 1 à 25
- Président de la république démocratique du Congo du 24 novembre 1965 au 27 octobre 1971 puis président de la république du Zaïre du 27 octobre 1971 au 16 mai 1997. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Son nom signifie « Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne puisse l’arrêter et qui ne laisse derrière lui rien que le feu»↩
- Michela Wrong. In the Footsteps of Mr Kurtz: Living on the Brink of Disaster in Mobutu's Congo. HarperCollins. 2009. p. 70–75. ISBN : 0061863610.↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
- Adjo Saabie. Epouses et concubines de chefs d'Etat africains. L'Harmattan. 2008. p. 202. ISBN : 978-2-296-06391-4.↩
- Jean-Pierre Langellier. Mobutu. Perrin. 2017. p. 47.↩
- Maurin Picard. L'Empire qui ne veut pas mourir: Une histoire de la Françafrique. Seuil. 2021. p. 417-426↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8
- Le 24 novembre 1965, l’armée prenait le pouvoir, Thilombo Munyengayi, Le Potentiel, édition 3589 du vendredi 25 novembre 2005↩
- Jérémy André, « Congo : un cardinal face à la dictature », Le Figaro Magazine, semaine du 14 décembre 2018, p. 74-82.↩
- Wa Banga se réfère à la secte des « Banga » des Zandes. voir http://recaa.mmsh.univ-aix.fr/3/Archives/SALMON_1972.PDF [source insuffisante]↩
- Mobutu Dies in Morocco. BBC News. 1997 Consulter ↗↩
- Georges Mpwate Ndaume (Ph.D. professeur associé à la faculté des sciences sociales, université de Kinshasa), « La coopération américaine et le régime Mobutu, un dîner gratuit ? », Mouvements et enjeux sociaux, 2003.↩
- Sharon, Mobutu Discuss Military Cooperation Between Israel, Zaire. Jewish Telegraphic Agency. 1983-01-20 Consulter ↗↩
- Amzat Boukari-Yabara. Une histoire du panafricanisme. 2014. p. 315↩
- Coin d’histoire - mobutu sese seko, maréchal du zaïre : un dictateur fantasque qui a ruiné son pays. LaVoixPlus.com. 12-03-2022. Consulter ↗↩
- Sur le Congo, le palace flottant de Mobutu, ultime témoin de l'ancien régime.... Le Monde.fr. 1997-11-13 Consulter ↗↩
- Jacques Nicolas Mba Kuetche. RDC : Un monument en mémoire de l’ancien président Mobutu Sese Seko érigé à Gbadolite.. Afrik-View. 2021-09-02 Consulter ↗↩
- Jean-Pierre Langellier. 15. Joseph-Désiré Mobutu, le prédateur du Zaïre:. Perrin. 2019-08-22. p. 273–290. DOI : 10.3917/perri.guez.2019.01.0273. ISBN : 978-2-262-07710-5 Consulter ↗↩
- Jean-Louis Remilleux. Dignité pour l'Afrique. A. Michel. 1989. ISBN : 2-226-03757-8 Consulter ↗↩
- Virgile Ahissou. Togo prods Mobutu to move on _ but to where?. Associated Press. 21 mai 1997 Consulter ↗↩
- (en) Washington Post, "Mobutu: A Rich man In Poor Standing", 2 octobre 1991.↩
- Une fortune discutée. (Mobutu).. Libération.fr. 9 septembre 1997 Consulter ↗↩
- Rapport Biens mal acquis... profitent trop souvent !, CCFD, mars 2007, p. 34-37↩
- Mobutu et ses milliards de dollars. L'Humanité. 13 mai 1997 Consulter ↗↩
- Jimmy Burns et Mark Huband. La véridique histoire du maréchal Mobutu qui a construit une fortune de 4 milliards de dollars en pillant son pays. Le Monde. 18 mai 1997 Consulter ↗↩
- Suisse Info 23 novembre 2008↩
Références 26 à 36
- http://www.evb.ch/fr/p25014935.htmlDéclaration de Berne, 12 décembre 2008↩
- http://www.swissinfo.ch/fre/politique_suisse/politique_interieure/L_argent_de_Mobutu_dans_les_poches_de_ses_heritiers.html?siteSect=1511&sid=11003146&cKey=1248700471000&ty=st↩
- 17 octobre 2016 Consulter ↗↩
- Bama wa Mobutu Gloire. Who is Bama wa Mobutu Gloire?. Humanitarian Relief and Charity mission to orphans. 20 août 2005↩
- Langellier, 2012 — p. 277↩
- Langellier, 2012 — p. 278↩
- Langellier, 2012 — p. 279↩
- Abbott, 2014 — p. 24↩
- Abbott, 2014 — p. 21↩1 ↩2
- Abbott, 2014 — p. 30↩
- Langellier, 2012 — p. 276↩
Points à vérifier (105)
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- Quelle est la date de naissance de Mobutu Sese Seko ? — Non vérifié
14 octobre 1930.
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- Quel est le lieu de naissance de Mobutu Sese Seko ? — Non vérifié
Lisala (Congo belge).
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- Quelle est la date de décès de Mobutu Sese Seko ? — Non vérifié
7 septembre 1997.
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Présentation
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Jeunesse et débuts
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nom | Mobutu Sese Seko
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surnom | « Léopard du Zaïre », « Léopard de Kinshasa », « Aigle de Kawele », « Papa Maréchal »
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légende | Mobutu Sese Seko en 1983.
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fonction1 | Président de la république du Zaïre
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- Présentation — Non vérifié
à partir du fonction1 | 24 novembre 1965
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jusqu'au fonction1 | 16 mai 1997 (date de début : 24 11 1965 16 5 1997)
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- Présentation — Non vérifié
élection1 | 1er novembre 1970
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- Présentation — Non vérifié
réélection1 | 3 décembre 1977 29 juillet 1984
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- Présentation — Non vérifié
premier ministre 1 | Léonard Mulamba Mpinga Kasenda Bo-Boliko Lokonga Mihambo Jean Nguza Karl-I-Bond Joseph Untube N'singa Udjuu Kengo wa Dondo Mabi Mulumba Sambwa Pida Nbangui Kengo wa Dondo Lunda Bululu Mulumba Lukoji Étienne Tshisekedi Bernardin Mungul Diaka Jean Nguza Karl-I-Bond Étienne Tshisekedi Faustin Birindwa Kengo wa Dondo Étienne Tshisekedi Likulia Bolongo
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groupe parlementaire 1 | MPR
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prédécesseur 1 | Joseph Kasa-Vubu (Congo-Léopoldville)
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successeur 1 | Laurent-Désiré Kabila (RDC)
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nom de naissance | Joseph-Désiré Mobutu
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date de naissance | 14 octobre 1930
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lieu de naissance | Lisala (Congo belge)
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date de décès | 7 septembre 1997
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lieu de décès | Rabat (Maroc)
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nature du décès | Cancer de la prostate
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sépulture | Maroc
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- Présentation — Non vérifié
nationalité | Congolaise (jusqu'en 1971) Zaïroise (1971-1997)
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parti | MPR
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conjoint | Marie-Antoinette Mobutu Bobi Ladawa Mobutu
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profession | Militaire Journaliste Comptable Homme politique
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religion | Catholicisme
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résidence | Palais du Camp Tshatshi, Kinshasa
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- Présentation — Non vérifié
liste | Présidents de la république du Zaïre
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- Présentation — Non vérifié
Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, couramment abrégé en Mobutu Sese Seko, ou tout simplement Mobutu né Joseph-Désiré Mobutu le 14 octobre 1930 à Lisala (Congo belge) et mort le 7 septembre 1997 à Rabat (Maroc), est un homme d'État, militaire et dictateur zaïrois, ayant gouverné la république démocratique du Congo de 1965 à 1997, soit 32 ans de pouvoir.
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- Présentation — Non vérifié
Il devient président en 1965 à la suite d'un coup d'État et met fin à la crise congolaise. Tentant de purger le pays de l'influence coloniale, il le rebaptise Zaïre en 1971 dans le cadre d'une politique de « zaïrianisation » et change son nom en Mobutu Sese Seko un an plus tard. Il impose une dictature à parti unique gouvernée par son Mouvement populaire de la révolution (MPR) ainsi qu'un culte de la personnalité. So…
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- Présentation — Non vérifié
Après la fin de la guerre froide, son régime s'affaiblit en raison de la fin de l'aide financière occidentale. En réponse, il autorise le multipartisme. À l'issue du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994, le nouveau gouvernement rwandais ainsi que ses alliés ougandais et angolais soutiennent une invasion rebelle du Zaïre par l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) en novembre 1996 lors d…
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- Jeunesse et débuts — Non vérifié
Joseph-Désiré Mobutu est né à Lisala en 1930. Il est issu du peuple Ngbandi. Son père, Albéric Gbemani, cuisinier pour un magistrat colonial de Lisala, meurt alors que le jeune Joseph-Désiré n'a que 8 ans. Élevé par son grand-père et un oncle, il poursuivit ses études dans une école catholique. Alors âgé de 20 ans, il s'enrôle dans la Force publique à Luluabourg, où il apprend la discipline et y trouve une figure pat…
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- Jeunesse et débuts — Non vérifié
À 25 ans, il se marie civilement à Marie-Antoinette Gbiatibwa Yetene, âgée de 14 ans et avec laquelle il aura huit enfants.
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- Jeunesse et débuts — Non vérifié
Après son passage dans l’armée, dont il sort sous-officier et qu'il quitte en 1956, il suit un cours de comptabilité, grâce auquel il obtient un brevet de secrétaire-comptable, puis se lance dans le journalisme à plein temps au sein du quotidien libéral de Léopoldville L'Avenir qui l'embauche. En 1957, grâce à l'un de ses mentors, le journaliste Antoine-Roger Bolamba, il rencontre Patrice Lumumba. Il voyage pour la p…
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- Jeunesse et débuts — Non vérifié
Au même moment, les représentants du Mouvement national congolais (MNC), menés par Patrice Lumumba, négocient l'indépendance de la colonie. Lorsqu'ils arrivent à Bruxelles pour la tenue d'une table ronde, Mobutu se joint à eux avec Antoine Kiwewa et devient membre du MNC, en janvier-février 1960. C'est à cette occasion qu'il est repéré par Larry Devlin officier de la CIA et futur chef d'antenne de la CIA au Congo ave…
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- Passage de cet article — Non vérifié
Mobutu en 1960.
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- Passage de cet article — Non vérifié
Mobutu en Israël, en 1963.
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- L'ascension et l'exercice du pouvoir — Non vérifié
En juillet 1960, il devient secrétaire d'État du gouvernement indépendant de Patrice Lumumba. Il profite du désaccord entre les différents hommes politiques et du fait d'être l'un des seuls lumumbistes à avoir une quelconque expérience militaire pour évoluer très rapidement dans la hiérarchie militaire. C'est ainsi, en tant que chef d'état-major adjoint et sous l'influence de l'ambassadeur de Belgique, qu'il fait arr…
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- Prise du pouvoir en 1965 — Non vérifié
Coup d'État de 1965 en république démocratique du Congo Après avoir réorganisé l'armée, il mène le 24 novembre 1965 un coup d'État contre Joseph Kasa-Vubu, premier président de l'ancien Congo belge. Il est soutenu par la Central Intelligence Agency (CIA) lors de son coup d’État. Suivant une crise politique aiguë entre le président Kasa-Vubu et le gouvernement de Tshombe, ce coup d’État est acclamé et accepté de tous,…
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- Consolidation du régime — Non vérifié
Le 2 juin 1966, la population a pu mesurer toute la détermination de Mobutu, qui fit pendre sur la place publique quatre anciens ministres accusés à tort de complot : Alexandre Mahamba, Jérôme Anany, Emmanuel Bamba ainsi que l'ancien Premier ministre Évariste Kimba. Il demande l'extradition de Moïse Tshombé, arrêté à Alger en 1969, afin de le faire exécuter, mais celle-ci est refusée. L'ancien président Joseph Kasa-V…
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- Consolidation du régime — Non vérifié
En 1969, il fait écraser une révolte estudiantine. Les cadavres des étudiants abattus sont jetés dans des fosses communes et 12 étudiants sont condamnés à mort. L’université est fermée pendant un an et ses 2 000 étudiants enrôlés dans l’armée où, selon la télévision nationale, « ils apprennent à obéir et à fermer leur gueule. »
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- Passage de cet article — À revérifier
Il instaure un régime autoritaire à parti unique, le Mouvement populaire de la révolution dont il devient maréchal-président en 1982. Un de ses souhaits est que le pays retrouve sa culture profonde, c'est alors la Zaïrianisation (décolonisation culturelle). En 1971, « l’année des 3 Z », il renomme à la fois le pays, le fleuve et la monnaie sous le nom de Zaïre. La même année, il impose un costume traditionnel, crée u…
Le contrôle conservé ne couvre pas précisément le texte et le contexte actuellement affichés.
- Affaires internationales — Non vérifié
Les premières années, le régime est très bien vu sur le plan international, la personnalité affable du maréchal-président et les ressources naturelles du pays aidant un peu. Le Zaïre est alors considéré comme un exemple pour toute l'Afrique. Les investisseurs étrangers se précipitent sur les ressources naturelles dont le Zaïre est richement pourvu. L'État zaïrois lance alors une politique de grands travaux, les « élé…
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- Affaires internationales — Non vérifié
Pour le pouvoir gaulliste, qui soutenait Tshombe, Mobutu est l'homme des Américains et risque d'entraver les projets français dans la région. En juillet 1967, Paris incite le mercenaire français Bob Denard, alors colonel de l'armée congolaise, à appuyer une rébellion afin d'évincer Mobutu et de rétablir Tshombe à la tête de l’État congolais, sans que le projet aboutisse. La France fait échouer la tentative de Mobutu …
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- Affaires internationales — Non vérifié
En tant que colonisé et ex-soldat de la Force publique, Mobutu représente ce qu’aime l’administration belge, il sait les caresser dans le sens du poil, comme avec l’arrestation de Lumumba, mais il sait aussi qu'il a besoin du soutien des populations congolaises et c’est ainsi qu’il fait de Lumumba le héros national, le premier martyr de l’indépendance économique et c’est en son nom que les toutes puissantes entrepris…
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- Passage de cet article — Non vérifié
Mobutu avec le prince Bernhard des Pays-Bas en 1973.
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Sources et méthode
- Wikipédia · Mobutu Sese Seko ↗CC-BY-SA-4.0
- Mobutu Sese Seko ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (6)
- Mobutu en 1960. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Mobutu en Israël, en 1963. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Mobutu avec le prince Bernhard des Pays-Bas en 1973. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Mobutu Sese Seko en 1973, portant, comme à son habitude, la toque en peau de léopard et la canne. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Mobutu Sese Seko en mai 1978. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Mobutu avec le président George Bush en 1989. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Ouvrage cité : Mobutu et l'argent du Zaïre : les révélations d'un diplomate, ex-agent des Services secrets ↗
- Ouvrage cité : Joseph-Désiré Mobutu, le prédateur du Zaïre ↗
Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗