Que la bête meure (film, 1969)
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Que la bête meure est un film franco-italien réalisé par Claude Chabrol, sorti en 1969. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Présentation
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Lire « Présentation » dans le texte →Argument : titre
Que la bête meure est à la fois le titre du roman de Nicholas Blake, The Beast Must Die, de la traduction française du roman par Simone Lechevrel et du film de Chabrol ; il est inspiré d'un passage de l'Ecclésiaste 3:19 de la Bible :« 19. Car le sort des fils… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lire « Argument : titre » dans le texte →Synopsis
Un jeune garçon rentrant d'une partie de pêche est renversé sur la place d'un village breton par un chauffard qui prend la fuite. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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* Décors : Guy Littaye * Photographie : Jean Rabier * Cadreur : Claude Zidi * Son : Guy Chichignoud * Musique : Pierre Jansen ; orchestre dirigé par André Girard * Monteur : Jacques Gaillard * Production : André Génovès * Sociétés de production : Les Films de… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
Que la bête meure Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Devant l'église d'Argol, théâtre du drame initial. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
| Réalisation | Claude Chabrol Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
|---|---|
| Scénario | Paul Gégauff Claude Chabrol Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Musique | Pierre Jansen Johannes Brahms (Quatre Chants sérieux) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Acteurs principaux | Michel Duchaussoy Jean Yanne Caroline Cellier Anouk Ferjac Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Sociétés de production | Les Films de La Boétie Rizzoli Film Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Pays de production | France Italie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Genre | Drame Thriller Film policier Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Durée | 108 minutes Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Sortie | 1969 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Que la bête meure est un film franco-italien réalisé par Claude Chabrol, sorti en 1969. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
C'est un thriller policier déroulant l'enquête et le désir de vengeance d'un père désespéré et résolu, jusqu'au face-à-face complexe avec le meurtrier. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il s'agit de l'adaptation d'un roman de Nicholas Blake intitulé Que la bête meure ! (The Beast Must Die), paru en 1938. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Argument : titre
Que la bête meure est à la fois le titre du roman de Nicholas Blake, The Beast Must Die, de la traduction française du roman par Simone Lechevrel et du film de Chabrol ; il est inspiré d'un passage de l'Ecclésiaste 3:19 de la Bible : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« 19. Car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort ; comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle ; car tout est vanité. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Synopsis
Un jeune garçon rentrant d'une partie de pêche est renversé sur la place d'un village breton[1] par un chauffard qui prend la fuite. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Charles Thénier, parisien, écrivain pour enfants et veuf, est le père de la victime. Voyant l'échec de l'enquête policière, il se jure de retrouver le meurtrier et de venger son fils. Il tient un journal dans lequel il raconte sa haine envers l'assassin de son fils et sa volonté de le tuer. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À force de sillonner la région, un hasard finit par le mettre sur une piste. Un paysan a dépanné un couple d'automobilistes embourbés sur la route le jour où son fils a été tué. La voiture, une Ford Mustang, avait l'aile avant gauche abîmée. Le fils du paysan a reconnu l'actrice Hélène Lanson à bord de la voiture. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Charles se rend à Paris, où il fait la connaissance de la jeune femme et devient son amant. Elle lui parle spontanément de son beau-frère, Paul, garagiste dont elle fut la maîtresse. Charles comprend alors que c'est ce Paul qui conduisit la voiture à ce moment-là. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Hélène emmène Charles dans la maison bretonne de Paul. Ce dernier est haï de tous, vulgaire et abject envers sa femme Jeanne et son fils Philippe. Charles et Philippe deviennent amis du fait de leur commune animosité contre Paul. Charles demande à visiter le garage de Paul, qui s'exécute volontiers. Il lui explique qu'il doit revendre sa voiture, une Ford Mustang. Lors d'une sortie en mer, Charles tente de tuer Paul mais celui-ci déjoue son projet, car il a lu le journal de Charles. Paul chasse Charles en l'humiliant. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Charles se réfugie dans un hôtel avec Hélène et, au dîner, lui avoue la vérité. Hélène lui propose son aide mais tous deux entendent à la télévision que Paul est mort, empoisonné. Charles revient chez Paul où se déroule une enquête judiciaire. La police a retrouvé le journal de Charles et ce dernier est fortement soupçonné du meurtre, mais Philippe s'accuse d'avoir tué son père. Plus tard, Charles écrit une lettre à Hélène, pour disculper Philippe, puis prend un bateau et s'éloigne vers la pleine mer. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Fiche technique
- Titre original : Que la bête meure Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Réalisation : Claude Chabrol, assisté de Jacques Fansten Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Scénario et dialogues : Paul Gégauff et Claude Chabrol, d'après le roman Que la bête meure (The Beast Must Die) de Nicholas Blake[2] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Décors : Guy Littaye Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Photographie : Jean Rabier Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Cadreur : Claude Zidi Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Son : Guy Chichignoud Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Musique : Pierre Jansen ; orchestre dirigé par André Girard Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Monteur : Jacques Gaillard Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Production : André Génovès Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Sociétés de production : Les Films de La Boétie, Rizzoli Film Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Société de distribution : Compagnie française de distribution cinématographique Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pays de production : France, Italie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Langue originale : français Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Format : couleur (Eastmancolor) — 35 mm — son Mono — ratio 1,66:1 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Genre : drame, thriller, policier Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Durée : 108 minutes Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Tournage : du 11 mars au 30 avril 1969 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Dates de sortie : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- France : 5 septembre 1969 Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
Distribution
- Michel Duchaussoy : Charles Thénier, alias Marc Andrieu Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Caroline Cellier : Hélène Lanson, comédienne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean Yanne : Paul Decourt, garagiste Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Anouk Ferjac : Jeanne Decourt, sœur d'Hélène et épouse de Paul Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Marc di Napoli : Philippe Decourt, le fils de Paul et Jeanne Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Guy Marly : Jacques Ferrand, l'associé de Paul Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Lorraine Rainer : Anna Ferrand Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Raymone : la mère de Paul Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Maurice Pialat : le commissaire Constant Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Stéphane di Napoli : Michel Thénier, le fils de Charles Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Louise Chevalier : Madame Levenes, la bonne de Charles Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Dominique Zardi : l'inspecteur de police Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Bernard Papineau : un policier avec l'inspecteur Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Michel Charrel : le gérant de la casse automobile Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Robert Rondo : le garagiste Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-Louis Maury : le paysan Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jacques Masson : le fils du paysan Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Georges Charrier : le chauffeur de taxi Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- France Girard, la présentatrice télé Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Production
Genèse
Chabrol découvre The Beast Must Die[3], roman policier de Nicholas Blake, en 1947, à dix-sept ans, en trafiquant des livres anglais ornés de fausses signatures autographes[9]. Les personnages lui semblent intéressants, différents de ce qu'il trouve dans les romans noirs habituels[10]. Il perçoit immédiatement le potentiel cinématographique du récit[9]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Des années plus tard, le roman lui revient à l'esprit à la suite de la lecture d'un fait divers (un chauffard ayant pris la fuite après avoir percuté un enfant est retrouvé par la population d'un village après des semaines de recherche) ; plusieurs tentatives d'adaptation du livre sont amorcées dans les années 1960[9] ( Román Viñoly Barreto, en 1952 avait déjà adapté, en Argentine, le roman sous le titre La bestia debe morir.). Le projet est proposé au producteur Georges de Beauregard, puis à Raymond Eger, à la place du Scandale (1967)[9]. Mais les producteurs ne suivent pas, rebutés par le sujet[9]. Dans un entretien de 1969, Chabrol ironise : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Quand j'étais dans ma période des Tigres[4], personne ne voulait entendre parler de ce sujet, ou alors il fallait que je tourne avec Roger Hanin en Bretagne, et ce n'était pas ma vision[10] ! » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
C'est finalement André Génovès qui accepte de produire le film, à la suite du succès des Biches (1968)[9]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Adaptation
Chabrol demande à son scénariste Paul Gégauff d'adapter le roman de Blake, avec pour consignes de « faire un mélodrame à l'américaine », de concevoir « un type abject » et de laisser la fin ouverte[11]. Gégauff travaille deux mois, en décembre 1968 et janvier 1969[11]. Entre Noël et le jour de l'An, Chabrol se joint à lui[11]. Les deux hommes s'installent à Neuilly, au domicile du réalisateur, et entament une collaboration alcoolisée, pendant que sa femme Stéphane Audran est partie en vacances en Bretagne avec leur fils Thomas[11]. Le scénario de soixante-dix-sept pages est terminé fin janvier[11]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le nom de Gégauff est cité durant la séquence du dîner chez les Decourt[8]. À la question : « Vous pensez quoi du Nouveau roman ? », une convive répond « […] Nathalie Sarraute, Butor, Robbe-Grillet, même Gégauff, on aime ou on n'aime pas, mais ça va quand même loin[12]. » Gégauff avait lui-même publié quelques textes aux Éditions de minuit, éditeur emblématique du Nouveau roman[8]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'histoire d'origine, située dans des paysages anglais maritimes, est déplacée en Bretagne[13]. Le duo épure la partie policière du roman, moins intéressante, pour aller à l'essentiel[10]. Chabrol s'intéresse surtout au « côté grand poème romantique et mélodramatique » du livre[10]. Le personnage du père est rendu plus ambigu, moins sympathique[10]. Sa vengeance devient une sorte de raison de vivre qui le sort de son marasme et le pousse à prendre du plaisir en entreprenant une relation avec une femme, allant au restaurant[10]… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le travail entre les deux auteurs est efficace, Chabrol considérant même le scénario comme « la plus belle réussite de [leur] collaboration »[11]. Gégauff trouve que Chabrol est devenu « un excellent scénariste », et que les deux hommes, sans se ressembler, se doivent beaucoup[11]. Il estime faire légèrement plus attention que Chabrol aux détails des dialogues[11]. Chabrol, admiratif du travail de son collaborateur, garde néanmoins la main sur l'écriture, et raccourcit légèrement la première partie[11]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Choix des interprètes
Face à la complexité des situations et des personnages, le choix des interprètes, véritable savoir-faire chabrolien, est primordial[14]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Chabrol choisit rapidement Michel Duchaussoy pour incarner Charles Thénier[14]. Ancien élève du Conservatoire[5], Duchaussoy est sociétaire de la Comédie-Française où il est entré cinq ans plus tôt[15]. Chabrol et lui ont déjà tourné ensemble La Femme infidèle, l'année précédente, et le réalisateur avait apprécié le calme, la mesure et l'obstination du jeu du comédien, qui trouvent leur prolongement dans ce nouveau rôle[14]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour Paul Decourt, Chabrol pense d'abord à Philippe Noiret, qui vient de jouer pour Alfred Hitchcock dans L'Étau[16]. Mais le comédien, qui n'a pas le pied marin, refuse, craignant le mal de mer lors des scènes de voilier[16]. En vérité, comme le suppose Chabrol, Noiret est intimidé par le caractère ordurier et sombre du personnage[16]. Retrouvant Chabrol en 1986, pour le tournage de Masques, il déclare à propos de son refus : « Je sentais que j’aurais des blocages, que je n’étais pas assez […] maître de mon instrument pour arriver à donner ce [que Chabrol] voulait […]. Je sentais que je n’y arriverais pas[16]. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Comédiens envisagés pour le rôle de Paul Decourt Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Noiret en 1951[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean Yanne en 1954[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le réalisateur se tourne alors vers Jean Yanne. Les deux se connaissent pour avoir joué ensemble dans Jean de la lune, dramatique de télévision à partir d'une pièce de Marcel Achard ; puis Chabrol avait confié au comédien un petit rôle dans La Ligne de démarcation, en 1966[14]. Jean Yanne est animateur de radio (très admiré par Chabrol), et a joué dans Week-end, de Jean-Luc Godard, l'année précédente ; mais il est surtout connu pour son personnage râleur, violent, goujat, qu'il incarne dans de célèbres sketchs télévisuels tels que Le permis de conduire (1966)[14]. C'est ce personnage, déjà prénommé « Popaul » dans le sketch, que Chabrol veut voir dans son film[14]. Lorsque Chabrol demande au comédien : « Est-ce que ça te tente de jouer une ordure totale ? », ce dernier lui répond : « Je n'y vois pas d'abjection »[14],[17]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Pour Chabrol, la rencontre entre Gégauff et Yanne est capitale, « […] car ils partageaient un sens aigu de la provocation que moi je n’ai jamais eu, contrairement à ce qu’on dit[18]. » Les trois hommes affinent soigneusement le rôle de Paul Decourt, dans le but, selon le réalisateur, « de donner à tout spectateur normalement constitué l’envie d’éventrer une aussi répugnante ordure[14]. » Le talent de Yanne est aussi de chercher à comprendre le personnage, à l'humaniser. Il décide de jouer son rôle avec sympathie, et Chabrol et lui passent leur temps, entre les moments de tournage, à essayer de le justifier[14],[10]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Quelques mois après la fin du tournage, Jean Yanne et Claude Chabrol se retrouveront pour tourner Le Boucher[19]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Les rôles féminins principaux sont joués par Anouk Ferjac, qui joue Jeanne Decourt, et Caroline Cellier, que Chabrol a repérée au théâtre, dans celui d'Hélène Lanson[20]. Ce dernier rôle aurait pu être interprété par Stéphane Audran, compagne du réalisateur et actrice régulière de ses films. Elle est d'ailleurs habituée à jouer des « Hélène », prénom récurrent des rôles que lui écrit son mari[20]. Mais la comédienne préfère faire une pause après l'enchaînement rapide des Biches et de La Femme infidèle[20]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Comédiennes principales Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Anouk Ferjac en 1954[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Caroline Cellier en 1965[6]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Autre choix de distribution considéré comme « judicieux »[20] : Maurice Pialat dans le rôle du commissaire qui enquête sur la mort de Paul Decourt. Pialat est un ami de Stéphane Audran, qui le présente à son mari[18]. Chabrol admire les premières œuvres de son confrère, notamment le documentaire L'amour existe ou son premier long métrage L'Enfance nue[18]. Le sachant impécunieux, il lui propose le rôle[20]. Il l'aide par la suite à monter le financement de La Gueule ouverte en lui présentant son producteur André Génovès[20]. C'est également sur le tournage de Que la bête meure que Pialat fait la connaissance de Jean Yanne, rencontre qui donnera Nous ne vieillirons pas ensemble[20]. L'amitié entre Pialat et Chabrol demeure solide, outrepassant les critiques virulentes de Pialat à l'égard de la Nouvelle Vague, mouvement qui se fit sans lui[20]. À la fin des années 1970, Chabrol pense encore à lui pour jouer Auguste Rodin dans un projet de biographie de Camille Claudel, finalement abandonné à cause du projet similaire porté par Isabelle Adjani et réalisé par Bruno Nuytten[18]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans les rôles plus mineurs, la mère de Jean Yanne est interprétée par Raymone, comédienne qui fit ses débuts dans les années 1920, joua dans plusieurs films importants dont Hôtel du Nord, de Marcel Carné, et fut mariée à Blaise Cendrars[21]. Les fils de Michel Duchaussoy et de Jean Yanne sont joués respectivement par Stéphane di Napoli et Marc di Napoli, deux frères nés dans une famille d'artistes qui abandonneront le métier de comédien à l'adolescence[22]. Le premier apparaît au début du film et dans un petit film de famille, que le père se projette chez lui. Cette séquence est tournée à Vauréal, dans la propriété des Gégauff, et réunit aussi Frédéric Gégauff et Thomas Chabrol, tous deux âgés de 5 ans[22]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Équipe
Chabrol s'entoure d'une « petite famille » d'habitués, avec lesquels il est heureux de travailler car « chacun sait exactement ce qu'il a à faire[10]. » Le producteur, André Génovès, est de ceux là : à partir de La Route de Corinthe (1967), il produit treize films de Chabrol[23]. Parmi les proches du réalisateur se trouve également le directeur de la photographie Jean Rabier, qui va travailler sur près de quarante films de Chabrol[24]. Enfin, deux noms du générique technique du film deviennent célèbres par la suite : l'assistant Jacques Fansten, qui réalise La Fracture du myocarde en 1990, et Claude Zidi, crédité comme cadreur, qui travaille sur neuf films de Chabrol avant de réaliser plusieurs comédies populaires[25]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Musique
Comme pour la plupart des films de cette période, Claude Chabrol fait appel à Pierre Jansen[26],[27]. Compositeur contemporain marqué par la musique sérielle et l'école de Darmstadt[26], c'est lui aussi un proche du réalisateur, qui le considère comme son « frère en musique »[28]. Chabrol lui indique simplement la musique qu'il souhaite sur les deux scènes de début et de fin, le premier des Quatre Chants sérieux (Vier ernste Gesänge), op. 121 (1896), de Johannes Brahms, lied interprété par la contralto britannique Kathleen Ferrier accompagnée par John Newmark au piano : « Denn es gehet dem Menschen wie dem Vieh[7],[29],[30] », texte tiré de l'Ancien Testament[31]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ainsi, le titre du film et sa réplique finale, — « Il existe un chant sérieux de Brahms qui paraphrase l’Ecclésiaste et qui dit : Il faut que la bête meure, mais l’homme aussi, l’un et l’autre doivent mourir » —, font référence à ce passage de la Bible. Pierre Jansen développe librement la musique du film à partir de cette seule indication[10],[17],[32]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Tournage
Le tournage débute à Argol, le 11 mars 1969[20], dans un périmètre réduit du sud du Finistère, dans la presqu'île de Crozon et ses alentours : Morgat, Camaret-sur-Mer, Plonévez-Porzay, le cap de la Chèvre et Quimper[33]. Le garage de Paul où sont tournées les scènes est le garage Peugeot (Nédélec), route de Brest à Quimper. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'ambiance du tournage est joyeuse[13]. Stéphane Audran rejoint le réalisateur avec leur fils, Thomas, et profite de sa vie de famille et de l'ambiance du groupe[20]. L'équipe loge dans différents petits hôtels, les Chabrol sont à l'hôtel Sainte-Marine de Morgat[20]. L'atmosphère est familiale ; on emmène les enfants manger des crêpes ou faire des balades à vélo, comme s'en souvient plus tard Jean-Yves Rabier, le fils du directeur de la photographie[24]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le trio Yanne-Chabrol-Duchaussoy s'entend à merveille[20]. Avec Stéphane Audran, ils profitent des bonnes tables des environs de Morgat et Sainte-Anne-la-Palud[33]. Yanne et Duchaussoy sont amis de longue date[33] ; durant les pauses, ils improvisent des « Monsieur et Madame… ont un fils », donnant notamment naissance à « Judas Nana », « Elvire Sacutie » ou « Ferdinand Saint-Maloàlanagec’estpasdelatarte »[22]. Une nuit de la mi-avril 1969, rentrant alcoolisés, ils ont un accident avec la Porsche rouge de Yanne, qui finit dans un talus[33]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le plan de travail du film est organisé pour que Jean Yanne puisse rejoindre chaque fin d'après-midi le salon de son hôtel, aménagé en studio de radio, depuis lequel il continue d'animer pour France Inter une émission quotidienne humoristique intitulée Eh bien mon cher et vieux pays, nous voici à nouveau face à face, diffusée de 18 à 19 h[18]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le tournage ne connaît qu'un incident majeur, qui grève le budget d'une dizaine de millions d'anciens francs[35]. Chabrol souhaite tourner le dernier plan, où l'on voit Duchaussoy s'éloigner vers le large en bateau, depuis un hélicoptère[35]. Le directeur de production, Georges Casati, refuse, et l'équipe rentre à Paris le 30 avril 1969 sans plan final[35]. Pris de court, André Génovès, le producteur, renvoie à Morgat l'acteur, le cinéaste et les techniciens nécessaires[35]. Mais on apprend sur place que l'hélicoptère n'a pas reçu d'autorisation pour survoler le village[35]. Chabrol est contraint de filmer depuis le haut d'une falaise, mais le plan final est moins puissant, et la production a perdu de l'argent pour rien[35]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Box-office
Le film dépasse de peu le million d'entrées en France, seuil fatidique d'appartenance au box-office où il se glisse à la 35e place avec 1 092 910 spectateurs, sur un classement de trente-huit films dominé par Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone[36]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Critiques
Le face-à-face entre les deux hommes est féroce et complexe, nuancé d'une réflexion morale sur la légitimité de la vengeance et de la condamnation[37]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Selon Éric Libiot, Que la bête meure, « une des œuvres phares de Claude Chabrol », n'a pas pris une ride, la confrontation entre un père et le meurtrier de son fils est « un modèle du genre ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Voir aussi
Bibliographie
Articles
- Gilbert Salachas, « Que la bête meure », Téléciné no 155, Paris, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), août-septembre 1969, p. 38 (ISSN 0049-3287). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-Louis Veuillot, « Que la bête meure », Téléciné no 159, Paris, Fédération des Loisirs et Culture Cinématographique (FLECC), février 1970, fiche no 524, p. 15-25 (ISSN 0049-3287). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ouvrages
- Michel Pascal (préf. James Gray), Claude Chabrol, Editions de la Martinière, 2012, 239 p. (ISBN 9782732452982) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Amélie Dubois, Que la bête meure de Claude Chabrol, CNC, coll. « Lycéens et apprentis au cinéma » (no 182), 2020 (lire en ligne). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Laurent Bourdon, Tout Chabrol, LettMotif, 2020, 680 p. (ISBN 978-2-36716-308-6) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Antoine de Baecque, Chabrol : biographie, Stock, 2021, 624 p. (ISBN 978-2-234-07888-8) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liens externes
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Notes et références
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Références 1 à 25
- Le village d'Argol (Finistère). Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Pseudonyme de Cecil Day-Lewis, poète et romancier britannique, père de l'acteur Daniel Day-Lewis. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Le livre avait déjà donné naissance au film argentin La Bestia debe morir (Román Viñoly Barreto, 1952) et à un épisode de série télévisée britannique : Detective: The Beast Must Die (Tina Wakerell, 1968)[8]. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Le Tigre aime la chair fraîche et Le Tigre se parfume à la dynamite, films d'espionnage sortis en 1964 et 1965 avec Roger Hanin dans le rôle principal. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- C'est là que Chabrol l'a repéré, après avoir assisté au concours où l'acteur a remporté plusieurs prix. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Photo Studio Harcourt. Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- « De fait, le sort de l'homme et celui de la bête est le même. ». Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
- Bourdon 2020, p. 184. ↩1 ↩2 ↩3
- de Baecque 2021, p. 277. ↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6
- Pascal 2012, p. 68-69. ↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9
- de Baecque 2021, p. 277-278. ↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9
- de Baecque 2021, p. 280. ↩
- de Baecque 2021, p. 282-283. ↩1 ↩2
- de Baecque 2021, p. 281-282. ↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9
- Bourdon 2020, p. 185-186. ↩
- Bourdon 2020, p. 184-185. ↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- Vincent Josse, « Le Grand Atelier fantôme de Claude Chabrol », entretien avec Antoine de Baecque et Jean-François Rauger : de 1 min 12 s à 7 min 24 s pour le film puis de 50 min 4 s à 53 min 22 s pour la musique [audio] (podcast 1 h 48), sur France Inter, 13 février 2022.↩1 ↩2
- Bourdon 2020, p. 185. ↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5
- « Que la bête meure, la révélation de Jean Yanne », sur Le Nouvel Obs, 3 juin 2019 (consulté le 9 juin 2025).↩
- de Baecque 2021, p. 282. ↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9 ↩10 ↩11 ↩12
- Bourdon 2020, p. 186-187. ↩
- Bourdon 2020, p. 187. ↩1 ↩2 ↩3
- « Claude Chabrol - Tourner des conneries, c'est pas grave », sur lesinrocks.com (consulté le 14 juin 2025).↩
- « Jean Rabier, directeur de la photographie de Claude Chabrol, est mort », sur telerama.fr, 22 février 2016 (consulté le 30 juin 2025).↩1 ↩2
- « Cinq choses à savoir sur Que la bête meure », sur cnc.fr (consulté le 14 juin 2025).↩
Références 26 à 37
- Philippe Langlois, « Pierre Jansen : "J’ai trouvé la liberté dans la musique de film" » [audio] (podcast 21 min 41 s), sur France Culture, 1er août 2021 (1re diffusion 18 octobre 2020).↩1 ↩2
- Thierry Jousse, « Claude Chabrol, le cinéma à l’oreille », Pierre Jansen chez Chabrol de 15 min 38 s à 49 min 5 s [audio] (podcast 59 min 9 s), sur France Musique, 24 octobre 2020.↩
- « Décès du compositeur de musiques de films Pierre Jansen », sur France Musique, 17 août 2015 (consulté le 30 juin 2025).↩
- (en) « Que la bête meure: opening music : Analysis materials and notes », sur tagg.org (consulté le 15 juin 2025).↩
- « Brahms - Vier ernste Gesänge 1 - Kathleen Ferrier », sur Youtube.com (consulté le 15 juin 2025).↩
- Ec 3,19.↩
- Albane Penaranda, « Dans Que la bête meure on voit ce qui fait sa puissance : une ligne droite et quelque chose de très tordu derrière », de 5 min à 8 min : entretien avec Thierry Jousse et musique de Pierre Jansen sur la voix de Michel Duchaussoy [audio] (podcast 42 min 50 s), sur France Culture, 1er août 2021 (1re diffusion 18 octobre 2020).↩
- de Baecque 2021, p. 283. ↩1 ↩2 ↩3 ↩4
- Inventaire général du patrimoine culturel, « Hôtel Sainte-Marine, actuellement immeuble Les Flots, quai Kador, Morgat (Crozon) », sur patrimoine.bzh (consulté le 7 juillet 2025).↩
- de Baecque 2021, p. 283-284. ↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6
- Voir sur cbo-boxoffice.com.↩
- Le Monde, 3 mars 2007 (voir ici).↩
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Que la bête meure
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Devant l'église d'Argol, théâtre du drame initial.
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Réalisation | Claude Chabrol
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Scénario | Paul Gégauff Claude Chabrol
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Musique | Pierre Jansen Johannes Brahms (Quatre Chants sérieux)
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Acteurs principaux | Michel Duchaussoy Jean Yanne Caroline Cellier Anouk Ferjac
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Sociétés de production | Les Films de La Boétie Rizzoli Film
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Pays de production | France Italie
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Genre | Drame Thriller Film policier
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Durée | 108 minutes
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Sortie | 1969
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Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
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Que la bête meure est un film franco-italien réalisé par Claude Chabrol, sorti en 1969.
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C'est un thriller policier déroulant l'enquête et le désir de vengeance d'un père désespéré et résolu, jusqu'au face-à-face complexe avec le meurtrier.
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- Présentation — Non vérifié
Il s'agit de l'adaptation d'un roman de Nicholas Blake intitulé Que la bête meure ! (The Beast Must Die), paru en 1938.
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Que la bête meure est à la fois le titre du roman de Nicholas Blake, The Beast Must Die, de la traduction française du roman par Simone Lechevrel et du film de Chabrol ; il est inspiré d'un passage de l'Ecclésiaste 3:19 de la Bible :
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- Argument : titre — Non vérifié
« 19. Car le sort des fils de l'homme et celui de la bête sont pour eux un même sort ; comme meurt l'un, ainsi meurt l'autre, ils ont tous un même souffle, et la supériorité de l'homme sur la bête est nulle ; car tout est vanité. »
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- Synopsis — Non vérifié
Un jeune garçon rentrant d'une partie de pêche est renversé sur la place d'un village breton par un chauffard qui prend la fuite.
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- Synopsis — Non vérifié
Charles Thénier, parisien, écrivain pour enfants et veuf, est le père de la victime. Voyant l'échec de l'enquête policière, il se jure de retrouver le meurtrier et de venger son fils. Il tient un journal dans lequel il raconte sa haine envers l'assassin de son fils et sa volonté de le tuer.
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- Synopsis — Non vérifié
À force de sillonner la région, un hasard finit par le mettre sur une piste. Un paysan a dépanné un couple d'automobilistes embourbés sur la route le jour où son fils a été tué. La voiture, une Ford Mustang, avait l'aile avant gauche abîmée. Le fils du paysan a reconnu l'actrice Hélène Lanson à bord de la voiture.
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- Synopsis — Non vérifié
Charles se rend à Paris, où il fait la connaissance de la jeune femme et devient son amant. Elle lui parle spontanément de son beau-frère, Paul, garagiste dont elle fut la maîtresse. Charles comprend alors que c'est ce Paul qui conduisit la voiture à ce moment-là.
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- Synopsis — Non vérifié
Hélène emmène Charles dans la maison bretonne de Paul. Ce dernier est haï de tous, vulgaire et abject envers sa femme Jeanne et son fils Philippe. Charles et Philippe deviennent amis du fait de leur commune animosité contre Paul. Charles demande à visiter le garage de Paul, qui s'exécute volontiers. Il lui explique qu'il doit revendre sa voiture, une Ford Mustang. Lors d'une sortie en mer, Charles tente de tuer Paul …
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- Synopsis — Non vérifié
Charles se réfugie dans un hôtel avec Hélène et, au dîner, lui avoue la vérité. Hélène lui propose son aide mais tous deux entendent à la télévision que Paul est mort, empoisonné. Charles revient chez Paul où se déroule une enquête judiciaire. La police a retrouvé le journal de Charles et ce dernier est fortement soupçonné du meurtre, mais Philippe s'accuse d'avoir tué son père. Plus tard, Charles écrit une lettre à …
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Titre original : Que la bête meure
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Réalisation : Claude Chabrol, assisté de Jacques Fansten
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Scénario et dialogues : Paul Gégauff et Claude Chabrol, d'après le roman Que la bête meure (The Beast Must Die) de Nicholas Blake
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Décors : Guy Littaye
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Photographie : Jean Rabier
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Cadreur : Claude Zidi
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Son : Guy Chichignoud
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Musique : Pierre Jansen ; orchestre dirigé par André Girard
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Monteur : Jacques Gaillard
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Production : André Génovès
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Sociétés de production : Les Films de La Boétie, Rizzoli Film
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Société de distribution : Compagnie française de distribution cinématographique
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Pays de production : France, Italie
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Langue originale : français
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Format : couleur (Eastmancolor) — 35 mm — son Mono — ratio 1,66:1
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Genre : drame, thriller, policier
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Durée : 108 minutes
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Tournage : du 11 mars au 30 avril 1969
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France : 5 septembre 1969
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Dates de sortie :
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Michel Duchaussoy : Charles Thénier, alias Marc Andrieu
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- Distribution — Non vérifié
Caroline Cellier : Hélène Lanson, comédienne
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- Distribution — Non vérifié
Jean Yanne : Paul Decourt, garagiste
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- Distribution — Non vérifié
Anouk Ferjac : Jeanne Decourt, sœur d'Hélène et épouse de Paul
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Sources et méthode
- Wikipédia · Que la bête meure (film, 1969) ↗CC-BY-SA-4.0
- Que la bête meure (film, 1969) ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (7)
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Michel Duchaussoy en 2003. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Ancien hôtel Sainte-Marine, à Morgat où logent Chabrol, Audran et leur fils durant le tournage. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
Liens externes cités dans le document (17)
- 0049-3287 ↗Dans « Articles » du document source
- lire en ligne ↗Dans « Ouvrages » du document source
- www.wikidata.org ↗Dans « Liens externes » du document source
- AllMovie ↗Dans « Liens externes » du document source
- Allociné ↗Dans « Liens externes » du document source
- American Film Institute ↗Dans « Liens externes » du document source
- Centre national du cinéma et de l'image animée ↗Dans « Liens externes » du document source
- Ciné-Ressources ↗Dans « Liens externes » du document source
- Cinémathèque québécoise ↗Dans « Liens externes » du document source
- Filmweb ↗Dans « Liens externes » du document source
- Garance ↗Dans « Liens externes » du document source
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- OFDb ↗Dans « Liens externes » du document source
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