Romain Gary
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L’essentiel
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Romain Gary, né Roman Kacew le 21 mai 1914 à Vilnius (alors dans l’Empire russe) et mort le 2 décembre 1980 à Paris, est un écrivain français d'origine russe et de culture juive, de langues française et anglaise. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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À retenir
Questions essentielles
Qui est Romain Gary ?
Romain Gary, né Roman Kacew le 21 mai 1914 à Vilnius (alors dans l’Empire russe) et mort le 2 décembre 1980 à Paris, est un écrivain français d'origine russe et de culture juive, de langues française et anglaise. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Durant toute sa vie d'adulte, dans ses œuvres, dont la relecture montre le « jeu picaresque de ses multiples identités », mais aussi dans des déclarations aux médias, ainsi que dans des déclarations officielles, Romain Gary donne des versions diverses de ses… Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Gary naît sous le nom de Roman Kacew (yiddish : רומן קצב Roman Katsev ; russe : Рома́н Ле́йбович Ка́цев, Roman Leibovich Katsev) à Vilna (actuelle Vilnius, faisant alors partie de l'Empire russe),. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Le texte et ses détails
Présentation
Romain Gary Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
| Naissance | 21 mai 1914 Vilnius (Empire russe) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
|---|---|
| Décès | 2 décembre 1980 (à 66 ans) 7e arrondissement de Paris (France) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Nom de naissance | Roman Kacew Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Pseudonymes | Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat, Émile Ajar, Romain Gary, Lucien Brulard, René Deville Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Nationalités | française (à partir de 1935) Deuxième République de Pologne russe Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Domiciles | Vilnius (1914-1925), Nice (1924-1934), rue du Bac (1963-1980) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Formation | Faculté de droit d'Aix-en-Provence (1933-1934) Faculté de droit de Paris (1935-1938) École de l'air et de l’espace (1938-1939) Lycée Masséna de Nice Université Paul-Cézanne - Aix-Marseille III Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Activités | Réalisateur de cinéma, romancier, écrivain, Français libre, aviateur, diplomate, traducteur, scénariste, réalisateur Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Période d'activité | 1945-1980 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Père | Arieh-Leïb Kacew Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Mère | Mina Owczyńska Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Fratrie | Joseph Bregsztein (d) Walentyna Kacew (d) Pawel Kacew (d) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Conjoints | Lesley Blanch (de 1944 à 1961) Jean Seberg (de 1962 à 1970) Leïla Chellabi (de 1978 à 1980) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Enfant | Alexandre Diego Gary Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Conflit | Seconde Guerre mondiale Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
|---|---|
| Distinctions | Prix Goncourt (Les Racines du ciel et La Vie devant soi) (1956) Liste détaillée Compagnon de la Libération (1944) Prix Goncourt (Les Racines du ciel La Vie devant soi) (1956) Médaille de la Résistance Commandeur de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945 Médaille des blessés de guerre Médaille coloniale Ordre de la Libération Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
| Éducation européenne, Les Racines du ciel, Lady L., La Promesse de l'aube, Chien blanc Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.× |
Signature de Romain Gary. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Plaque commémorative de Romain Gary à Roquebrune-Cap-Martin. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Romain Gary, né Roman Kacew le 21 mai 1914 à Vilnius (alors dans l’Empire russe) et mort le 2 décembre 1980 à Paris, est un écrivain français d'origine russe et de culture juive, de langues française et anglaise. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il a exercé plusieurs activités, notamment comme aviateur et résistant (fait compagnon de la Libération), ainsi que comme romancier, diplomate, scénariste et réalisateur. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Écrivain français de la seconde moitié du XXe siècle, il est notamment connu dans les années 1970 pour la mystification littéraire qui le conduit à signer plusieurs romans sous le nom d'emprunt Émile Ajar, tout en masquant son identité réelle : il est ainsi le seul auteur à avoir reçu le prix Goncourt à deux reprises, grâce à un roman écrit sous pseudonyme. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Biographie
Origines
Durant toute sa vie d'adulte[1], dans ses œuvres, dont la relecture montre le « jeu picaresque de ses multiples identités »[2], mais aussi dans des déclarations aux médias, ainsi que dans des déclarations officielles, Romain Gary donne des versions diverses de ses origines, faisant varier : son nom (Kacew, de Kacew, prononcé [kat͡sɛf]) ; son lieu de naissance (région de Koursk en Russie, Vilno en Lituanie) ; la nationalité de son père (russe, géorgien, tatar, mongol) ; celle de sa mère (russe, française) ; informations elles-mêmes souvent déformées par les médias (« Kiev »[3], « en Russie près de la frontière polonaise »[4]). Il va jusqu'à renier son père — se présentant comme un « bâtard juif russe, mâtiné de Tartar »[5] — ou encore laisse entendre, et courir la légende, dans divers écrits et entretiens, qu'il est le fils du comédien russe Ivan Mosjoukine[6]. On lui a également prêté comme père celui d'Édouard Corniglion-Molinier, avec lequel il partage une indéniable ressemblance[7]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En réalité, Roman Kacew (« boucher » en yiddish, de l'hébreu katsav, prononcé en polonais [kat͡sɛf][8]), issu de deux lignées juives ashkénazes, est né, suivant le calendrier julien, le 8 mai 1914 (21 mai 1914 dans le calendrier grégorien)[9] à Vilna (Bильнa), chef-lieu du gouvernement de Vilna dans l'Empire russe — ville devenue pendant l'entre-deux-guerres Wilno en Pologne[10], puis l'actuelle Vilnius, capitale de la Lituanie. Ceci est attesté par un certificat[11],[12] du « rabbinat du gouvernement de Vilnius » rédigé en hébreu et en russe en date du 8 mai 1914 (calendrier julien), établissant qu'il est le fils d'Arieh-Leïb Kacew (1883-1942) et de Mina Owczyńska (1879-1941), mariés à Wilno le 28 août 1912. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Son père, Arieh-Leïb (« lion » en hébreu et en yiddish, d'où la francisation en « Léon ») Kacew, est né en 1883 à Vilnius ; en 1912, il est associé dans l'atelier et magasin de fourrures familial (rue Niemecka / Daïtsche Gas = ruelle allemande) et fait partie de la Deuxième Guilde des marchands. Il est aussi administrateur de la synagogue de la rue Zawalna. Il fait donc partie de la moyenne bourgeoisie de Vilnius. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sa mère, Mina Owczyńska, fille de Josel (Joseph) Owczyński, est née en 1879 à Święciany ou Švenčionys en lituanien, petite ville à 80 km de Vilnius, où elle a fait des études secondaires en yiddish et en russe dans un établissement de la communauté juive et où elle a participé à un groupe de jeunesse d'orientation socialiste, le « cercle Yehoash ». Elle est d'abord mariée à Reouven Bregstein, originaire de Kaunas comme sa propre mère, dont elle divorce à une date indéterminée. Il existe peu d'informations quant à ce premier mariage sinon qu'en est issu un fils du nom de Joseph Bregstein, né en 1902, qui semble avoir habité avec le jeune Roman de mars 1922 à avril 1923 avant de mourir de maladie peu après[13]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Parmi les frères de la mère de Roman Kacew, le plus important pour la vie du romancier est Eliasz. Il a émigré en France et il est le père de Dinah (1906), qui épouse Paul Pavlowitch (1893-1953) et donne naissance à Paul-Alex Pavlowitch (1942-). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Enfance et adolescence
De Vilnius à la Russie (1914-1921)
Gary naît sous le nom de Roman Kacew (yiddish : רומן קצב Roman Katsev ; russe : Рома́н Ле́йбович Ка́цев, Roman Leibovich Katsev) à Vilna (actuelle Vilnius, faisant alors partie de l'Empire russe)[14],[15]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dans ses livres et interviews, Gary offre de nombreuses versions différentes de l'origine de ses parents, leurs ancêtres, leurs occupations et son enfance. Sa mère, Mina Owczyńska (1879—1941), est une actrice juive de Švenčionys (Svintsyán)[16],[14] et son père, Arieh-Leib Kacew (1883—1942), un homme d'affaires de Trakai (Trok)[17],[18], aussi d'origine lituanienne juive. Romain Gary affirme être le fils biologique de la star du cinéma Ivan Mosjoukine, avec qui sa mère a travaillé et à qui Gary ressemble physiquement. Mosjoukine apparaît d'ailleurs dans son roman autobiographique La Promesse de l'aube[19]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1915, la famille est déportée en Russie, après la mise en place d'une mesure générale d'expulsion des Juifs de la zone du front. Ils y passent plusieurs années et les informations sur ce séjour sont obscures. Dans ses livres, Romain Gary évoque des séjours à Koursk et à Moscou, un voyage à travers la Russie en traîneau et en train, la rencontre de matelots révolutionnaires dans un port non précisé ; durant cette période, Mina aurait été comédienne, participant aussi à l'agitprop révolutionnaire[20]. Aucune source indépendante ne confirme ces assertions. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Retour à Vilnius, puis départ en Pologne (1921-1928)
En septembre 1921, la présence de Mina et de son fils est attestée à Vilnius, grâce au registre des locataires d'un immeuble au no 16 de la rue Wielka-Pohulanka (appelée aujourd'hui rue Jonas Basanavičius[21]). Leur retour est sans doute rendu possible par la paix de Riga (mars 1921) qui met fin à la guerre entre la Russie soviétique et la jeune république de Pologne. Ils vivent quelques années à Vilnius, où le père de Gary, démobilisé, les rejoint à une date inconnue. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1925, le couple se sépare. Leïb Kacew fonde un nouveau foyer avec Frida Bojarska, avec qui il a deux enfants, Walentyna (1925) et Pawel (1926). Le divorce est prononcé en mai 1929[22]. Leïb Kacew se remarie presque aussitôt avec Frida (les quatre membres de cette famille mourront durant la Seconde Guerre mondiale[5]). Romain Gary n'a pratiquement rien dit ni écrit de la période où son père vit avec eux à Vilnius, ni sur la séparation ni sur le divorce. Il a revu son père en 1933 à Varsovie[23]. Il évoque des cours particuliers (violon, escrime, tir au pistolet, danse), sans mentionner les écoles qu'il a fréquentées. En mars ou avril 1925, peu avant la séparation, sa mère l'emmène à Bordighera où il voit la mer pour la première fois[24]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Gary est élevé par sa mère, qu'il présente comme une actrice de théâtre[25]. Après la séparation, elle connaît des difficultés financières, car elle ne dispose plus des revenus du magasin de fourrures de son mari et son petit atelier de chapeaux lui rapporte peu. En août 1925, elle quitte Vilnius avec son fils pour Švenčionys, puis ils s'installent en 1926 à Varsovie, où sont déjà présents d'autres membres de la famille Owczynski, notamment un frère de Mina, Boris (1890-1949), avocat, chez qui ils sont hébergés[26]. Gary semble avoir été scolarisé dans un collège polonais (le collège Górskiego[27]), où il est en butte à un antisémitisme verbal. Il suit aussi des cours particuliers de français. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En août 1928, ils obtiennent un visa touristique pour la France. Sa mère est persuadée que, dans ce pays, son fils pourra s’accomplir pleinement en tant que diplomate ou artiste[28]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En France
Mina Owczynska et son fils, âgé de 14 ans, arrivent à Menton le 23 août 1928. Ils s'installent à Nice, où se trouvent déjà Eliasz, le frère de Mina, et sa famille. Le 1er octobre, Romain commence sa scolarité au lycée Masséna et est intégré directement en classe de 4e[29]. Mina entame les démarches pour obtenir une autorisation de séjour, laquelle est accordée sous réserve qu'elle n'occupe aucun emploi[30]. Obligée de gagner sa vie, elle vend d’abord « au noir » des articles de luxe dans les grands hôtels de Nice ou Cannes, puis elle s'occupe de vente immobilière[31]. L'un de ses clients lui confie alors la direction d'un petit hôtel, la pension Mermonts, au 7 boulevard François-Grosso[32]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Utilisant désormais son prénom francisé (Romain), son fils se distingue au lycée en classe de français, obtenant en 1929 le premier prix de récitation et en 1931, puis en 1932, celui de composition française. « Dans les autres matières, excepté l'allemand qu'il parle et écrit très correctement, il est médiocre[33] ». Ses amis de l'époque sont comme lui des élèves étrangers ou issus de familles d'origine étrangère : François Bondy[34] (1915-2003) ; Alexandre Kardo Sissoeff[35] ; Sigurd Norberg[36] ; René et Roger Agid, dont les parents dirigent plusieurs grands hôtels de Nice (et un à Royat, Puy-de-Dôme), principalement L'Hermitage à Cimiez[37] ; à ce titre, ils connaissent directement la mère de Romain. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il est reçu au baccalauréat en philosophie en juillet 1933 avec la mention « passable »[38]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Études supérieures et débuts littéraires
Romain Kacew commence des études de droit à Aix-en-Provence en octobre 1933, puis part l'année suivante les poursuivre à Paris, probablement grâce à l'aide financière que lui apporte son père peu après leur rencontre à Varsovie durant l'été 1934[39]. Il obtient une licence de droit en juillet 1938, tout en suivant en parallèle une préparation militaire supérieure au fort de Montrouge : « En attendant son incorporation dans l'armée française, Gary, au terme de médiocres études, bûchait sa procédure[40]. » Il révise au petit jour et passe l'essentiel de son temps à écrire. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À cette époque, il publie ses premières nouvelles dans Gringoire, un hebdomadaire qui n'est alors pas orienté à l'extrême droite. La première, L’Orage, y paraît le 15 février 1935, ce qui lui permet de ne plus dépendre financièrement de sa mère qui, minée par un diabète insulinodépendant, s'est usée à la tâche pour préparer l'avenir de son fils[41]. Gary renonce aux rétributions que lui verse l'hebdomadaire quand le journal affiche des idées fascistes et antisémites ; il écrit à la rédaction une lettre pour dire en substance : « Je ne mange pas de ce pain-là[42]. » En 1937, plusieurs éditeurs refusent son premier roman, Le Vin des morts[41]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Engagement militaire et Seconde Guerre mondiale
Service militaire
Naturalisé français le 5 juillet 1935[43], Romain Kacew est incorporé le 4 novembre 1938 dans l'Armée de l'air à la base aérienne de Salon-de-Provence[44]. À l'issue d'une formation d'élève officier de réserve de trois mois à l'école d'observation d'Avord près de Bourges, il passe l'examen de sortie en mars 1939. Parmi les 290 candidats, il est l'un des deux élèves de la promotion à échouer. L'échec tient probablement à la discrimination antisémite dont il est victime : bien que français, sa naturalisation est trop récente[45]. Il reçoit le grade le plus bas, celui de caporal. Breveté mitrailleur, il se contente du grade de sergent[46]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Lorsque la guerre éclate en septembre 1939, Romain Kacew est mobilisé en tant qu'instructeur de tir à l'école des observateurs de Bordeaux-Mérignac, où la base aérienne d'Avord s'est repliée[47],[48]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
France libre
Fervent admirateur du général de Gaulle, il entre en résistance après l'appel du 18 juin et rejoint les forces françaises libres. Il ne se rend pas directement à Londres. Le 20 juin 1940, il rejoint en avion Alger, puis le Maroc[49], où il rallie Casablanca en car. Un cargo britannique, l'Oakrest, l'emmène à Glasgow, où il débarque le 22 juillet 1940[50]. Il s'engage aussitôt dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL). Nommé adjudant en septembre 1940, il sert au Moyen-Orient, en Libye et à Koufra en février 1941, en Abyssinie puis en Syrie où il contracte le typhus, passant six mois sur un lit d'hôpital. Après sa convalescence, il rejoint l'escadrille de surveillance côtière en Palestine et se distingue dans l'attaque d'un sous-marin italien[51]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il est breveté officier observateur en avril 1941[52], promu lieutenant le 15 décembre 1942[53]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En février 1943, il est rattaché en Grande-Bretagne au groupe de bombardement Lorraine. Il est affecté à la destruction des bases de lancement des missiles V1. Durant cette période, Romain Kacew choisit le nom de Gary — signifiant en russe « brûle ! » à l'impératif[54] — qui est retenu par l'état civil à partir de 1951[55] : « Romain Gary » devient son nom francisé à l'état civil français en octobre de cette année[56]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sa mère, qu'il aimait par-dessus tout et qui l'avait poussé à « devenir quelqu'un », meurt le 16 février 1941 ; dans La Promesse de l'aube, l'écrivain raconte l'avoir appris seulement en 1944, lors de son retour à Nice après la guerre[57] : Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
« Le ruban vert et noir de la Libération bien en évidence sur ma poitrine, au-dessus de la Légion d'honneur, de la croix de guerre et de cinq ou six autres médailles […] je revenais à la maison après avoir démontré l'honorabilité du monde, après avoir donné une forme et un sens au destin d'un être aimé. […] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À l'hôtel-pension Mermonts où je fis arrêter la jeep, il n'y avait personne pour m'accueillir. On y avait vaguement entendu parler de ma mère, mais on ne la connaissait pas. Mes amis étaient dispersés. Il me fallut plusieurs heures pour connaître la vérité. Ma mère était morte trois ans et demi auparavant, quelques mois après mon départ pour l'Angleterre […]. Au cours des derniers jours qui avaient précédé sa mort, elle avait écrit près de deux cent cinquante lettres, qu'elle avait fait parvenir à son amie en Suisse. […] Je continuai donc à recevoir de ma mère la force et le courage qu'il me fallait pour persévérer alors qu'elle était morte depuis plus de trois ans. Le cordon ombilical avait continué à fonctionner. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En réalité, cet épisode est soit un mensonge, soit une invention littéraire : Romain Gary, qui connaissait l'état de santé de sa mère, a rapidement été averti « par un télégramme très brutal »[58] de la mort de celle-ci, veillée par ses amis de jeunesse Sylvia Stave et René Agid auxquels La Promesse de l'Aube est dédié, ladite mère n'ayant jamais rédigé la moindre lettre[59]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En tant qu'observateur, il remplace Pierre Mendès France dans l'équipage du sous-lieutenant Arnaud Langer. Le lieutenant Gary se distingue particulièrement le 25 janvier 1944 alors qu'il se trouve dans l'avion de tête d'une formation de six appareils. Il est blessé, et le pilote Arnaud Langer est aveuglé ; Gary guide ce dernier, le dirige, effectue le bombardement et guide le pilote pour ramener l'avion à sa base. Cette version est peut-être romancée, car l'opérateur radio, René Bauden, prétend que la blessure reçue par Romain Gary ne lui aurait pas permis de ramener l'appareil à sa base, ayant causé son évanouissement. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il effectue sur le front de l'Ouest plus de vingt-cinq missions de guerre, totalisant plus de soixante-cinq heures de vol de guerre. Il est fait compagnon de la Libération en novembre 1944 et nommé capitaine en mars 1945, à la fin de la guerre[60]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Carrière diplomatique
Après la fin des hostilités, Romain Gary entame une carrière de diplomate au service de la France, en considération des services rendus pour sa libération. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
À ce titre, il occupe des postes en Bulgarie (1946-1947), à Paris (1948-1949), en Suisse (1950-1951), à New York (1951-1954) — à la Mission permanente de la France auprès des Nations unies, où il côtoie régulièrement le jésuite Teilhard de Chardin dont la personnalité le marque profondément et lui inspire notamment le personnage du père Tassin dans Les Racines du ciel[61] —, à Londres (1955), puis en qualité de consul général de France à Los Angeles (1956-1960)[62]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
De retour à Paris, il demeure sans affectation jusqu'à sa mise en disponibilité du ministère des Affaires étrangères en 1961[63]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Carrière littéraire
En 1937 Romain Gary écrit un premier roman, Le Vin des morts, qui est refusé par plusieurs éditeurs[64] (il est publié pour la première fois en 2014). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1945, il écrit Éducation européenne et le publie aux éditions Calmann-Lévy. Le livre est distingué par le prix des Critiques et lance sa carrière. Il publie plusieurs romans et c'est avec Les Racines du ciel, récompensé du prix Goncourt en 1956, qu'il rencontre le grand public. Il reçoit le prix Durchon-Louvet de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre la même année. À partir de la publication de La Promesse de l'aube, en 1960, il se consacre de plus en plus à son activité d'écrivain, écrivant également sous divers pseudonymes, dont l'ultime et le plus connu, Émile Ajar, marque la fin de sa carrière avec quatre romans. Fait unique, il obtient pour La Vie devant soi un second prix Goncourt le 17 novembre 1975, déclenchant à la fin des années 1970 « l'affaire Émile Ajar » lorsque Gisèle Halimi, l'avocate de Gary, annonce le choix initial de son client Ajar de refuser le prix, ce qui incite la presse à enquêter sur celui qu'elle croit être le véritable auteur, Paul Pavlowitch[65]. « Ce que l'on appelle “l'affaire Ajar” cache en fait une véritable tentative de renouvellement identitaire et artistique[66] ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Dès l’immédiat après-guerre, entre 1946 et 1956, la figure littéraire du rescapé de la Shoah hante l’œuvre romanesque de Romain Gary qui s'interroge sur la question : comment vivre après Auschwitz ? C’est Tulipe, dans l'œuvre homonyme (1946), qui au sortir de Buchenwald s’installe dans le « nouveau monde » de Harlem ; c'est Vanderputte, dans Le Grand vestiaire (1948), qui a dénoncé un réseau de résistants ; c’est le compagnon de la Libération, Jacques Rainier, dans Les Couleurs du jour (1952), qui voit l’idéal de la France Libre se déliter et s’engage comme volontaire en Corée ; c’est Morel, dans Les Racines du ciel (1956), qui a survécu à l’expérience concentrationnaire en imaginant des troupeaux d’éléphants battre la savane. Ce n'est qu'avec l'œuvre d'Émile Ajar qu'une réponse vient sublimer ses premiers écrits : « Celle d'un altruisme désintéressé, d'une banalité du bien qui contraste avec la banalité du mal d'un Eichmann[67],[68]. » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'œuvre littéraire de Romain Gary est marquée par un refus opiniâtre de céder devant la médiocrité humaine[réf. nécessaire]. Ses personnages sont fréquemment en dehors du système car révoltés contre tout ce qui pousse l'homme à des comportements qui lui font perdre sa dignité. Ils oscillent entre la souffrance de voir leur monde abîmé et la lutte pour garder coûte que coûte l'espérance[réf. souhaitée]. Romain Gary vit lui-même ces combats, mêlant admirablement le dramatique et l'humour. Ainsi, dans Chien blanc (1970), récit autobiographique écrit dans le contexte de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis dans les années 1967-1968, il écrit : « ll est soûl, affirma solennellement Saint-Robert, et c'était un peu vrai, bien que je ne touche jamais ni à l'alcool, ni à la marijuana, ni au LSD, parce que je suis trop acoquiné avec moi-même pour pouvoir tolérer de me séparer d'une aussi agréable compagnie par le truchement de la boisson ou de la drogue. Mais je me soûle d'indignation. C'est ainsi d'ailleurs que l'on devient écrivain[69]. » Puis : « J'écris pendant une heure ou deux : cette façon d'oublier… Lorsque vous écrivez un livre, mettons, sur l'horreur de la guerre, vous ne dénoncez pas l'horreur, vous vous en débarrassez[70]… ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Romain Gary et le cinéma
L'œuvre littéraire de Romain Gary a été fréquemment adaptée au cinéma et lui-même s'intéresse à la discipline à plusieurs reprises. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1958, il scénarise l'adaptation de son roman Les Racines du Ciel réalisée par John Huston puis contribue au scénario du film Le Jour le plus long sorti en 1962. Romain Gary s'essaie plus tard à la réalisation de deux films dont il est l'auteur : en 1968, Les oiseaux vont mourir au Pérou, avec Jean Seberg, Pierre Brasseur et Maurice Ronet ; puis, en 1972, Police Magnum avec Jean Seberg, James Mason et Stephen Boyd. Il participe aux jurys des festivals de Cannes, en 1962, et de Berlin, en 1979. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Il apparaît à l'écran en caméo dans une scène à la fin du film d'espionnage La Route de Corinthe (réalisé par Claude Chabrol et sorti en 1967), assis dans un avion à côté de Jean Seberg — sa femme à l'époque — qui joue l'un des rôles principaux ; il est costumé en pope avec des lunettes noires. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Romain Gary et la mort
En 1978, lors d'un entretien avec la journaliste Caroline Monney[71], lorsque celle-ci lui pose la question : « Vieillir ? », Romain Gary répond : « Catastrophe. Mais ça ne m'arrivera pas. Jamais. J'imagine que ce doit être une chose atroce, mais comme moi, je suis incapable de vieillir, j'ai fait un pacte avec ce monsieur là-haut, vous connaissez ? J'ai fait un pacte avec lui aux termes duquel je ne vieillirai jamais »[72]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Romain Gary se suicide le 2 décembre 1980 avec son Browning GP, se tirant une balle dans la bouche[73],[74]. Il laisse une lettre écrite en trois exemplaires, mystérieusement datée « Jour J » et dans laquelle il a écrit : « Aucun rapport avec Jean Seberg » (l'actrice s'était suicidée le 30 août 1979)[75]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Compagnon de la Libération, le défunt a droit aux honneurs militaires, suivis d'une mélopée russe chantée par Anna Prucnal[76], lors de ses obsèques à l'église Saint-Louis des Invalides le 9 décembre 1980. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le 15 mars 1981, sa dernière compagne Leïla Chellabi disperse ses cendres, selon son vœu, en mer Méditerranée au large de Menton[77]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Vie privée
Dans un recueil de confidences sous la forme d'entretiens livrés à la radio en 1980, Romain Gary fait cette déclaration : « La seule chose qui m'intéresse, c'est la femme, je ne dis pas les femmes, attention, je dis la femme, la féminité[78] ». Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'une des premières histoires importantes est celle nouée avec une jeune journaliste suédoise qu'il rencontre à Nice en juillet 1937, Christel Söderlund. Jeune mère de famille, déjà mariée, elle suit Romain quand il étudie à Paris. Elle envisage de divorcer ; après quelques mois elle rentre en Suède y retrouver son mari[79]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ilona Gesmay est une autre femme importante dans la vie de Roman Kacew. Jeune femme d'origine hongroise de quatre ans son aînée, elle inspire l'auteur de La Promesse de l'aube, de La nuit sera calme et d'Europa. Comme sa famille lui coupe les vivres, elle rentre à Budapest en mars 1940 ; elle survit à la guerre frappée de schizophrénie. Ils ne se reverront plus jamais[80]. Romain Gary raconte dans la nouvelle À bout de souffle[81] qu'elle est la seule femme qu'il ait jamais aimée et qu'il admirait ses yeux « gris angora »[82]. Il y explique également qu'il continue à recevoir des lettres d'elle à partir de 1953, toutes identiques. Il lui répond, il reçoit toujours la même réponse. Un jour, il apprend qu'Ilona est internée dans un hôpital psychiatrique en Belgique et qu'elle lui écrit inlassablement la même lettre pendant les quelques dizaines de minutes de lucidité qu'elle a par jour. Les lettres qu'elle reçoit de Romain Gary sont interceptées par les médecins qui ne souhaitent pas provoquer un choc à la jeune femme. La sœur de cette dernière expliquera à Romain Gary qu'Ilona, lorsqu'elle est lucide, demande toujours des nouvelles de « son Romain »[83]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En avril 1945, bien que l'amour d'Ilona continue à le hanter[84], Roman Kacew épouse Lesley Blanch, femme de lettres britannique rencontrée l'année précédente. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1959, il fait la connaissance de l’actrice américaine Jean Seberg dont il tombe amoureux et avec qui il entame une liaison. En 1963, il divorce et se marie avec l'actrice. Leur fils, Alexandre Diego Gary, naît en 1962. Romain, grâce à ses relations, fait établir un acte de naissance daté de 1963 pour sauvegarder les apparences[85]. Un acte de mariage secret est retrouvé dans les années 2010 en Corse, ainsi qu'un témoin photographe de l'époque. Entre 1964 et 1970, Romain Gary se rend souvent à Majorque, où il possède une villa, près d'Andratx[86]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1968, lorsque Romain Gary apprend que sa femme entretient une liaison avec Clint Eastwood pendant le tournage de La Kermesse de l'Ouest, il prend l'avion et provoque l'acteur en duel au revolver ; le « cow-boy américain » s'y refuse[87]. Romain Gary et Jean Seberg se séparent et divorcent en 1970. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 1978, il rencontre Leïla Chellabi, danseuse puis mannequin, animatrice de radio et parolière[88]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
L'affaire Émile Ajar
La disparition de Romain Gary fait éclater la vérité sur le véritable auteur des quatre romans signés du pseudonyme Émile Ajar. Un proche parent de Romain Gary, Paul Pavlowitch (son petit-cousin), avait tenu le rôle d’Ajar auprès de la presse (notamment auprès d’Yvonne Baby dans Le Monde[89] et de l'hebdomadaire Le Point qui retrouve « Ajar » dans le Lot et publie deux semaines durant en 1975 des articles et une interview littéraire de Paul Pavlowitch par Jacques Bouzerand, à la veille du prix Goncourt). Romain Gary a déjà envoyé en 1930 des manuscrits à la NRF sous les pseudonymes de François Mermont (du nom de l’hôtel-pension à Nice dont sa mère est gérante) ou Lucien Brûlard (allusion à Stendhal et autre variation sur le thème du feu — voir ci-après) qui ne sont cependant pas acceptés. Romain Gary est ainsi le seul écrivain à avoir été récompensé deux fois par le prix Goncourt, ce qui est officiellement impossible en vertu des règles de ce concours. Il a remporté son premier prix sous son nom d'usage, pour Les Racines du ciel, en 1956, et la seconde fois sous le pseudonyme d’Émile Ajar, pour La Vie devant soi, en 1975. Les deux noms se ressemblent, dans le cadre d'une volonté de mystification ambigüe (en russe, Gary signifie « brûle ! » (2e personne du singulier à l'impératif) alors qu'Ajar, qui fut le nom d'actrice de sa mère, signifie « braise »[54] [жар])[90]. En outre, il est possible de retrouver des phrases typiques de Gary dans les textes d'Ajar[91]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
La mystification Ajar–Gary ne serait pas passée inaperçue de tous. Dans son roman autobiographique Le Père adopté, Didier van Cauwelaert rapporte qu'une étudiante de la faculté de lettres de Nice, qu'il nomme Hélène, a préparé, deux ans avant la révélation publique, un mémoire soutenant, au grand désarroi de ses professeurs, que Gary et Ajar sont une seule et même personne[92]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Ajoutons qu'Ajar et Gary ne furent pas ses seuls pseudonymes (en tant qu'écrivain publié) puisqu'il est aussi l'auteur d'un polar politique sous le nom de Shatan Bogat (« Satan le riche » en russe[93]) : Les Têtes de Stéphanie et d'une allégorie satirique contre l'ONU signée Fosco Sinibaldi (Fosco veut dire « sombre » en italien mais c'est aussi un prénom, Sinibaldi serait un hommage à Garibaldi[94]) : L'Homme à la colombe. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Hommages et évocations posthumes
Le 16 mai 2019, son œuvre paraît en deux tomes dans la Bibliothèque de la Pléiade sous la direction de Mireille Sacotte[95],[96]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Son nom a été donné en 2006 à une place dans le 15e arrondissement de Paris et à la bibliothèque patrimoniale de Nice. L'Institut français de Jérusalem porte également le nom de Romain Gary. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 2007 est dévoilée une statue de Romualdas Kvintas, « Le Garçon avec une galoche », qui représente le petit héros de la Promesse de l'aube, âgé de 9 ans, s’apprêtant à manger une chaussure pour séduire sa petite voisine, Valentina. Elle est placée à Vilnius, en face du 16 Basanavičius où le romancier a habité avec sa mère[97]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Un buste en bronze de Cyril de La Patellière a été dévoilé à Roquebrune-Cap-Martin le 12 septembre 2023 par Patrick Cesari, commanditaire et maire de la ville, et par le prince Albert de Monaco[98]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Une plaque à son nom est apposée sur son domicile parisien de la rue du Bac, ainsi que dans le bâtiment Pouillon de la Faculté de droit et de science politique d'Aix-Marseille où il a étudié. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Le nom de Romain Gary a été donné à une promotion de l'Institut d'études politiques de Strasbourg (2001-2002), de l'École nationale d'administration (2003-2005), de l'institut d'études politiques de Lille (2013), de l'Institut régional d'administration de Lille (2021-2022) et de l’École de l'air et de l'espace (2022, « Capitaine Romain Gary »[99]). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En octobre 2024, l’Institut français de Bulgarie et l’Ambassade de France à Sofia ont consacré une semaine d’hommage à Romain Gary, marquant également le 145ᵉ anniversaire des relations diplomatiques franco-bulgares[100]. Intitulée « Romain Gary à Sofia (1946-1948) : de l’expérience totalitaire », cette série de rencontres, de débats et de projections a exploré l’influence de son premier poste diplomatique en Bulgarie sur sa vision politique et morale. Parmi les invités figuraient le biographe Kerwin Spire et l’écrivaine polonaise Agata Tuszyńska, aux côtés de plusieurs universitaires bulgares. Les discussions ont notamment porté sur le rapport de Gary à l’identité, à l’engagement et à la mémoire européenne, tandis que des projections de films adaptés de ses œuvres, tels que Clair de femme (1979) ou L’Enchanteur (2023), accompagnaient l’événement[101]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Œuvre littéraire
Sous le nom de Roman Kacew
- 1935 : L'Orage (nouvelle publiée le 15 février 1935 dans Gringoire) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1935 : Une petite femme (nouvelle publiée le 24 mai 1935 dans Gringoire) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1937 : Le Vin des morts Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sous le nom de Romain Gary
- 1945 : Éducation européenne – prix des Critiques Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1946 : Tulipe Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1949 : Le Grand Vestiaire Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1952 : Les Couleurs du jour réédité sous le titre Les Clowns lyriques en 1979. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1956 : Les Racines du ciel – prix Goncourt Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1960 : La Promesse de l'aube Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1961 : Johnnie Cœur (théâtre) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1961 : The Talent Scout (La Comédie américaine 1 version anglaise) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1963 : Lady L. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1965 : The Ski Bum (La Comédie américaine 2 version anglaise) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1965 : Pour Sganarelle (Frère Océan 1) (essai) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1966 : Les Mangeurs d'étoiles (La Comédie américaine 1 version française) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1967 : La Danse de Gengis Cohn (Frère Océan 2) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1968 : La Tête coupable (Frère Océan 3) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1969 : Adieu Gary Cooper (La Comédie américaine 2 version française) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1970 : Chien blanc Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1970 : Le Grec (ébauche de roman inachevé) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1970 : À bout de souffle (ébauche de roman inachevé)[102] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1971 : Les Trésors de la mer Rouge Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1972 : Europa Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1973 : Les Enchanteurs Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1974 : La nuit sera calme (entretien fictif) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1975 : Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1977 : Clair de femme Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1977 : Charge d'âme Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1979 : La Bonne Moitié (théâtre) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1980 : Les Cerfs-volants Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1981 : Vie et mort d'Émile Ajar (posthume) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1984 : L'Homme à la colombe (version posthume définitive) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2007 : Tulipe ou la Protestation (théâtre : adaptation scénique du roman) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2014 : Le Sens de ma vie. Entretien, préface de Roger Grenier[78] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Nouvelles
- 1943 : Géographie humaine[103] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1946 : Sergent Gnama[104] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1957 (Juin) : Ma rencontre avec un barracuda, in Lectures pour tous n°42, pages 20-21, réédité sous le titre " Je parle de l'héroisme", contenu dans Les oiseaux vont mourir au Pérou Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1962 : Gloire à nos illustres pionniers ; réédité en 1975 sous le titre de Les oiseaux vont mourir au Pérou Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1967 : Dix ans après ou la plus vieille histoire du monde[105] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi
- 1958 : L'Homme à la colombe Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sous le pseudonyme de Shatan Bogat
- 1974 : Les Têtes de Stéphanie Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Sous le pseudonyme d’Émile Ajar
- 1974 : Gros-Câlin Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1975 : La Vie devant soi – prix Goncourt Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1976 : Pseudo Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1979 : L'Angoisse du roi Salomon Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Œuvre cinématographique
- 1968 : Les oiseaux vont mourir au Pérou Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1972 : Police Magnum / Kill ! Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Adaptations de l'œuvre
Adaptations au cinéma
- 1958 : Les Racines du ciel de John Huston, avec Trevor Howard, Errol Flynn, Juliette Gréco, Orson Welles Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1959 : L'homme qui comprend les femmes de Nunnally Johnson, avec Leslie Caron et Henry Fonda (adapté des Couleurs du jour) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1965 : Lady L., de Peter Ustinov, avec Sophia Loren, Paul Newman et David Niven Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1968 : Les oiseaux vont mourir au Pérou, réalisé par Romain Gary, avec Jean Seberg, Maurice Ronet, Pierre Brasseur, Danielle Darrieux, Jean-Pierre Kalfon et Michel Buades Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1970 : La Promesse de l'aube de Jules Dassin, avec Melina Mercouri, Assi Dayan et Didier Haudepin Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1971 : Slalom aquatique (The Ski Bum) de Bruce D. Clark, avec Zalman King et Charlotte Rampling (adapté de Adieu Gary Cooper) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1977 : La Vie devant soi de Moshé Mizrahi, avec Simone Signoret (Oscar du meilleur film en langue étrangère et César de la meilleure actrice) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1979 : Clair de femme de Costa-Gavras, avec Yves Montand et Romy Schneider Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1979 : Gros-Câlin de Jean-Pierre Rawson, avec Jean Carmet Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1981 : Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable de George Kaczender, avec Richard Harris et Jeanne Moreau Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1982 : Dressé pour tuer (White Dog) de Samuel Fuller (adapté de Chien blanc) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1994 : Les Faussaires de Frédéric Blum, avec Gérard Jugnot, Jean-Marc Barr et Claude Piéplu (adapté de La Tête coupable) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2017 : La Promesse de l'aube d'Éric Barbier, avec Charlotte Gainsbourg et Pierre Niney Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2020 : La Vie Devant Soi d’Edoardo Ponti, avec Sofia Loren et Ibrahimah Gueye Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2022 : Chien blanc d'Anaïs Barbeau-Lavalette, avec Denis Ménochet Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Adaptations à la télévision
- 1983 : Les Cerfs-volants de Pierre Badel, avec Jacques Penot, Jean-Marc Thibault, Paul Crauchet et Rosy Varte Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1993 : Genghis Cohn d'Elijah Moshinsky, avec Antony Sher et Robert Lindsay Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2007 : Les Cerfs-volants de Jérôme Cornuau, avec Tchéky Karyo, Marc-André Grondin et Gaëlle Bona Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 2024 : L'Enchanteur de Philippe Lefebvre, avec Charles Berling, Pierre Perrier et Claire de La Rüe du Can, biopic sur l'affaire Romain Gary / Émile Ajar Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Adaptations au théâtre
En 2007-2008, La Vie devant soi est adapté au théâtre par Xavier Jaillard dans une mise en scène de Didier Long et remporte trois Molières (meilleure adaptation théâtrale, meilleure comédienne, meilleure production théâtrale). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 2007-2009, Christophe Malavoy incarne Romain Gary au théâtre dans Gary / Ajar[106],[107],[108]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 2010, Les Racines du ciel a été adapté en comédie musicale par Éric Ploquin sous le titre Ubaba-Giva, qui reprend le surnom africain de Morel dans le roman[109],[110],[111]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En 2015, la compagnie Les Anges au plafond crée le spectacle R.A.G.E, mêlant des extraits de La Promesse de l'aube, Pseudo et Gros-Câlin, et dresse le portrait de « cet homme qui passe par le mensonge pour raconter sa vérité »[112]. Deux ans plus tard en 2017, en coproduction avec la Maison de la Culture de Bourges, ils adaptent le roman Chien blanc, qu'ils présentent sous son titre anglais de White Dog[113]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Prix et distinctions
Prix littéraires
- 1956 : prix Goncourt pour Les racines du ciel. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1975 : prix Goncourt pour La vie devant soi, sous le pseudonyme d'Émile Ajar. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- 1978 : Grand prix de littérature Paul-Morand de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre (refusé). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Décorations
- Commandeur de la Légion d'honneur Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Compagnon de la Libération (20 novembre 1944),[114] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Croix de guerre 1939-1945 (2 citations) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Médaille coloniale, avec agrafe « Koufra-Érythrée » Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Insigne des blessés de guerre Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Documentaires
- 2016 : Le Libraire réalisé par Assen Vladimirov et Catherine Bernstein Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Entretiens
- 1982 : Entretien sur Radio-Canada en 4 épisodes[115] Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Vidéographie
- Frères d'armes - Romain Gary, série Frères d'armes, film-portrait raconté par Yvan Attal, co-réalisé par Pascal Blanchard et Rachid Bouchareb, 2016, 2 minutes [voir en ligne]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Voir aussi
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- Romain Gary, sur Wikimedia Commons Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Romain Gary, sur Wikiquote Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Bibliographie
- Mireille Sacotte (dir.), Romain Gary et Émile Ajar, Légendes du je, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Quarto » (1re éd. 2009), 1428 p. (ISBN 978-2-07-012186-1). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Biographies d'ensemble
- Myriam Anissimov, Romain Gary, le caméléon, Paris, Éditions Denoël, coll. « Grand Public », 2004, 745 p. (ISBN 2-207-24835-6) (Gallimard, coll. « Folio », 2006) [références : Anissimov, 2004 ; Anissimov, 2006]. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Myriam Anissimov, Romain Gary : l'enchanteur, Paris, Éditions Textuel, coll. « Passion », 2010, 189 p. (ISBN 978-2-84597-393-0). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Dominique Bona, Romain Gary, Paris, Gallimard, coll. « folio », 2001 (1re éd. 1987) (ISBN 2-07-041761-1). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pierre Bayard, Il était deux fois Romain Gary, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Texte rêve », 1990, 127 p. (ISBN 978-2-13-043132-9). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-Marie Catonné, Romain Gary : de Wilno à la rue du Bac, Arles, Actes Sud / Solin, coll. « Biographiques », 2010. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Marianne Stjepanovic-Pauly, Romain Gary : la mélancolie de l'enchanteur, Clichy, Éditions du Jasmin, coll. « Signe de vie », 2014, 253 p. (ISBN 978-2-35284-141-8). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Éric Fottorino, Olivier Weber, Mireille Sacotte, François-Henri Désérable, Julien Bisson, Romain Gary, le visionnaire, La Tour-d'Aigues, Éditions de l'Aube, coll. « Le Un en Livre », 2019, 64 p. (ISBN 978-2-8159-3562-3). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Valérie Mirarchi, Gary-Ajar, un génie à double face, préfacé par Jérôme Camilly, Éditions universitaires de Dijon, 2020, 152 p. (ISBN 978-2-36441-349-8). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Thèmes divers
- Jean-Marie Catonné, Romain Gary / Émile Ajar, Paris, Pierre Belfond, coll. « Les dossiers Belfond », 1990. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Nancy Huston, Tombeau de Romain Gary, Arles, Actes Sud, 1995. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Dominique Rosse, Romain Gary et la modernité, Paris, Nizet, Paris, 1995. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Dominique Rosse, « Europa ou la défense Gary », dans Échiquiers d'encre: le jeu d'échecs et les lettres XIXe-XXe siècles, Droz, coll. « Histoire des idées et critique littéraire », 1998 (ISBN 2-600-00289-8, présentation en ligne) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Fabrice Larat, Romain Gary : un itinéraire européen, Chêne-Bourg, Georg éditeur, 1999 (ISBN 2-8257-0644-2). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-François Jeandillou, Supercheries littéraires : la vie et l'œuvre des auteurs supposés, nlle éd. Genève, Droz, 2001. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Mireille Sacotte, Romain Gary et la pluralité des mondes, Paris, PUF, 2002. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-François Pépin, Aspects du corps dans l'œuvre de Romain Gary, Paris, L'Harmattan, 2003. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Paul Audi, La Fin de l'impossible Deux ou trois choses que je sais de Gary, Paris, Christian Bourgois, 2005. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Brenot, Le Manuscrit perdu Gary/Ajar, Bègles, L'Esprit du Temps, 2005. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Julien Roumette, Étude sur La Promesse de l'aube Romain Gary, Paris, Ellipses Marketing, 2006. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Jean-François Hangouët, Romain Gary À la traversée des frontières, Paris, Gallimard, 2007. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Paul Audi, Je me suis toujours été un autre : Le paradis de Romain Gary, Paris, Christian Bourgois, 2007. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Guy Amsellem, Romain Gary Les métamorphoses de l'identité, Paris, L'Harmattan, 2008. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Julien Roumette, Romain Gary, l'ombre de l'histoire, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2008. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Sarah Vajda, Gary and Co, Gollion, Infolio, 2008. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Pol-Serge Kakon, Romain Gary-Jean Seberg, un amour à bout de souffle, Paris, Hugo et Cie, 2011. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Valéry Coquant, Romain Gary L'homme face à l'action, Paris, Éditions France Empire, 2012. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Nicolas Gelas, Romain Gary ou l'humanisme en fiction S'affranchir des limites, se construire dans les marges, Paris, L'Harmattan, 2012. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Virginie Deluchat, Désenchantement et réenchantement dans les œuvres romanesques d'Emmanuel Bove et de Romain Gary, thèse, Limoges, 2012. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Philippe Brenot, Romain Gary, de Kacew à Ajar, Histoire d'un manuscrit inédit, Le Bouscat, L'Esprit du Temps, 2014. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Carine Marret, Romain Gary Promenade à Nice, Nice, Baie des Anges, 2010, nouvelle édition enrichie et actualisée 2016. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- François-Henri Désérable, Un certain M. Piekielny, roman, Paris, Gallimard, 2017. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Damien Mollaret, Le Détour par l’autre. Plurilinguisme et pseudonymie (Pessoa, Nabokov, Borges, Gary), Paris, Éditions Classiques Garnier, coll. « Perspectives comparatistes », 2022, 817 p. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Témoignages
- Lesley Blanch, Romain, un regard particulier, Actes Sud, 1998. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Leïla Chellabi, Romain mon amour, LCD Médiation, coll. « Conscience et Vie », édition augmentée 2005. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Paul Pavlowitch, L'homme que l'on croyait « Ajar », Fayard, 1981. « Tom », Ramsay, 2005. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Collectifs
- Cahiers de l'Herne, Romain Gary, L'Herne, 2005. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Lectures de Romain Gary, François Aubel (dir.), coédition Le Magazine littéraire-Gallimard-Musée des lettres et manuscrits, 2011, contributions de Pierre Assouline, Paul Audi, Pierre Bayard, Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Bernard Fauconnier, Roger Grenier, Nancy Huston, Hervé Le Tellier, Bernard-Henri Lévy, Jean-Marie Rouart, Mireille Sacotte et Tzvetan Todorov, préface de Gérard Lhéritier. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Europe, « Romain Gary », Maxime Decout et Julien Roumette (dir.), juin-juillet 2014, no 1022-1023. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Hélène Staes, « La France libre à travers l'itinéraire de trois compagnons de la Libération », Les cahiers de la Fondation de la Résistance, Fondation de la Résistance, vol. 1, juin 2017, p. 36 Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
En anglais
- David Bellos, Romain Gary A Tall Story, éd. Harvill Secker, 2010. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Ralph Schoolcraft, Romain Gary: The Man Who Sold His Shadow, University of Pennsylvania Press, Philadelphie, 2002. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Exofiction
- Laurent Seksik, Romain Gary s'en va-t-en guerre, Éd.J'ai Lu, 2017. (ISBN 978-2-290-14788-7). Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Liens externes
- Vidéo: Romain Gary une archive de la Radio suisse romande. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Denis Labouret (co-éditeur des deux tomes Romans et récits de Gary dans La Pléiade, 2019), « L'Éducation africaine de Romain Gary » [vidéo], sur cultureGnum. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Biographie sur le site de l'Ordre de la Libération. Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Notices et ressources Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
- Archives conservées par : Service historique de la Défense - site de Vincennes (GR 16 P 319323) Non vérifiéNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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- Allociné Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- César du cinéma Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Ciné-Ressources Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Filmportal Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- IMDb Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- The Movie Database Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Unifrance Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
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- Académie française (lauréats) Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- The Encyclopedia of Science Fiction Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
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- Kritisches Lexikon zur fremdsprachigen Gegenwartsliteratur Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- NooSFere Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
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- Les Archives du spectacle Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- Internet Broadway Database Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
- L’Officiel des spectacles Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
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- Mémoire des hommes Non vérifiéNon vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
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Notes et références
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Références 1 à 25
- Cf. Myriam Anissimov, Romain Gary, 2004, p. 655-658, qui donne une liste (non exhaustive) des divers états civils de Romain Gary.↩
- Alain Bosquet, « Romain Gary picaresque », dans Combat, no 7200, 7 septembre 1967.↩
- Femmes d'aujourd'hui, 2 mai 1957.↩
- Le Soir, 30 janvier 1957.↩
- Guy Amsellem, Romain Gary. Les métamorphoses de l'identité, éditions L'Harmattan, 2008, p. 20.↩1 ↩2
- Romain Gary (préf. Philippe Brenot), Le Vin des morts, Gallimard, 2017, 288 p. (ISBN 978-2-07-267350-4, lire en ligne), p. 58.↩
- Dominique Bona, Romain Gary, Mercure de France, 1987, p.35 : "À Nice, la rumeur veut que Gary soit le frère, par la main gauche, du général Édouard Corniglion-Molinier, ce chevalier du ciel qu'il va retrouver un jour dans les Forces françaises libres, et dont il peut tenir, en cherchant bien, comme un air de famille. Nina a connu Nice avant-guerre, et Paris aussi. Elle a dansé chez Maxim's. Gary a pu être conçu en France, tout autant qu'à Moscou."↩
- « Kacew » étant un nom polonais où le « c » se prononce « ts » ; en russe : Кацев, correspondant aussi à la prononciation katsef.↩
- 8 mai : dans le calendrier julien utilisé en Russie jusqu'en 1917 ; le 21 mai dans le calendrier grégorien.↩
- Il utilise dans ses écrits l'orthographe polonaise Wilno.↩
- App Klynt, « Romain Gary (1914-1980) », sur institutfrancais-lituanie.info (consulté le 17 décembre 2017).↩
- Ce certificat, conservé aux Archives de l'État de Lituanie (cf. Jean-François Hangouët, Romain Gary : à la traversée des frontières, Gallimard, 2007, p. 12) a été traduit en russe, puis en français par l'ambassade de France à Moscou en 1963 (cf. Anissimov, chap. 1, 2004, p. 24-25).↩
- App Klynt, « Romain Gary (1914-1980) », sur institutfrancais-lituanie.info (consulté le 17 décembre 2017).↩
- (en) « A Chameleon on Show », sur The Forward, 13 janvier 2011 (consulté le 19 septembre 2022).↩1 ↩2
- Association culturelle Baltelatino, « Romain Gary et la Lituanie » [PDF], sur Wayback Machine.↩
- Myriam Anissimov, Romain Gary, le caméléon, Denoël, 2004 (OCLC 54773205, lire en ligne).↩
- (en) Ralph W. Schoolcraft, Romain Gary : the man who sold his shadow, University of Pennsylvania Press, 2002 (ISBN 978-0-8122-0320-2, OCLC 802049504, lire en ligne).↩
- « Encyclopédie sur la mort | Gary Romain », sur Encyclopédie sur la mort (consulté le 19 septembre 2022).↩
- « Romain Gary: A Short Biography », sur www.theharvardadvocate.com (consulté le 19 septembre 2022).↩
- Anissimov 2004, p. 34-37.↩
- (lt) Evaldas Činga, « Didžioji Pogulianka (Wielka Pohulanka) Vilniuje - įvykiai, pastatai, garsūs vardai », sur MadeinVilnius.lt - Vilniaus naujienų dienoraštis, 6 juin 2018 (consulté le 19 septembre 2022)↩
- Anissimov 2004, p. 44.↩
- Photographie de Leïb et Roman Kacew, avec Sigurd Norberg, dans une rue de Varsovie, dans Anissimov, 2010, p. 46.↩
- Anissimov 2004, ch. 6, p. 49.↩
- Julien Roumette, Romain Gary. L'ombre de l'histoire, Presses universitaires du Mirail, 2007, p. 197.↩
Références 26 à 50
- Anissimov 2004, ch. 11, p. 67-73.↩
- Anissimov 2004, p. 69.↩
- Mireille Sacotte et Anne Simon, Romain Gary. Écrivain-diplomate, ministère des Affaires étrangères, 2003, p. 132.↩
- Larat 1999, p. 30.↩
- cf. dossier de Mina Kacew, centre des archives de Fontainebleau, dossier no 116 050, cité par Anissimov, chapitre 11, 2004, p. 71-72.↩
- Anissimov 2004, ch. 15, p. 88-90.↩
- Le Point, Laurence Guidicelli, le 16 juin 2011.↩
- Anissimov 2004, ch. 17, p. 100 ; dans son roman La Promesse de l'aube, il reconnaît lui-même les difficultés qu'il a rencontrées lors de ses études secondaires et le manque d'intérêt qu'il éprouve pour les études supérieures, auxquelles il s'astreint essentiellement pour répondre aux désirs de sa mère.↩
- François Bondy est le père du dramaturge Luc Bondy (né en 1948) ; le fils de Fritz Bondy (Anissimov, chapitre 19, 2004, p. 109-110), né à Prague, écrivain (sous le pseudonyme de N.O. Scarpi) et cinéaste suisse de langue allemande. Voir : Wikipédia anglaise : François Bondy (en) et allemande : Fritz Bondy (de).↩
- Né en 1914 à Moscou, de parents russes nés à Tiflis et à Gori.↩
- Romain voyage avec lui en Pologne en 1933 et en Suède en 1939.↩
- Sur la famille Agid : Anissimov, chapitre 14, 2004, p. 84-87. René Agid est le père d'Yves Agid.↩
- Larat 1999, p. 31.↩
- Anissimov 2006, ch. 18, p. 140.↩
- Anissimov 2006, ch. 20, p. 150.↩
- Larat 1999, p. 32.↩1 ↩2
- Romain Gary, Le Caméléon de Myriam Anissimov, Folio, 2006, deuxième partie, p. 147 ; entretien avec René Agid, recueilli par Variety Moszinsky. Les recherches de Myriam Anissimov sur l'hebdomadaire Gringoire sont par ailleurs très complètes ; voir notamment p. 145-147. En 1935, le journal payait 1 000 francs la page, alors que Gary recevait moins de 300 francs mensuels de sa mère.↩
- Jean-François Hangouët, Romain Gary : à la traversée des frontières, Gallimard, 2007, p. 32.↩
- Larat 1999, p. 34.↩
- Larat 1999, p. 35.↩
- Anissimov 2006, ch. 23, p. 170-172.↩
- Larat 1999, p. 37.↩
- « Romain Gary | Service historique de la Défense », sur www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr (consulté le 30 mai 2023)↩
- Larat 1999, p. 38.↩
- « Léon Wainstein », sur francaislibres.fr (consulté le 20 novembre 2017).↩
Références 51 à 75
- Larat 1999, p. 40.↩
- « Romain Gary, 1038 compagnons, musée de l'ordre de la Libération », sur ordredelaliberation.fr (consulté le 20 novembre 2017).↩
- Myriam Anissimov, Romain Gary. L'enchanteur, Textuel, 2010, p. 67.↩
- Patrice Delbourg, Les Jongleurs de mots, Ecriture, 2008, p. 307.↩1 ↩2
- Bona 2001, p. 160 : « décret du 9 octobre 1951, portant substitution de nom ».↩
- Légendes du je 2009, p. 22.↩
- « Romain Gary : portrait », sur fondationlaposte.org (consulté le 20 novembre 2017).↩
- « Romain Gary à propos de sa mère », sur Ina.fr, Institut national de l’audiovisuel, 1er janvier 1970 (consulté le 24 août 2018).↩
- Mireille Sacotte commente La Promesse de l'aube de Romain Gary, Gallimard, 2006, 259 p. (ISBN 978-2-07-030225-3, lire en ligne).↩
- Romain Gary sur le site de l'ordre de la Libération.↩
- Jean-François Hangouët, « Un mentor inattendu », Le Magazine littéraire, vol. N° 577, no 3, 25 avril 2017, p. 73–74 (ISSN 0024-9807, lire en ligne, consulté le 17 décembre 2017).↩
- Kerwin Spire, « Romain Gary, écrivain diplomate », in Laurence Badel et al. (dir.), Écrivains et diplomates : l'invention d'une tradition XIXe – XXIe siècles, Armand Colin, Paris, 2012, p. 363-377.↩
- Benoît Franquebalme, « Olivier Weber : "Romain Gary avait la nostalgie du lendemain" » , Marianne, 4 avril 2021 (consulté le 17 avril 2025)↩
- Marion Van Renterghem, « Le dernier secret de Romain Gary », sur Le Monde.fr, 11 février 2006 (consulté le 20 novembre 2017).↩
- Marie-Françoise Quignard, Le Mercure de France. Cent un ans d'édition, Bibliothèque nationale de France, 1995, p. 185.↩
- Larat 1999, p. 155.↩
- Kerwin Spire, « Comment vivre après Auschwitz ? Romain Gary et l'écriture de l'après (1946-1956) ».↩
- Diasporas no 22, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, octobre 2013, p. 216-225.↩
- Chapitre XV.↩
- Chapitre XX.↩
- Caroline Monney, « Vingt questions à Romain Gary », dossier ajouté à Charge d'âme, éd. Jules Tallandier, février 1978.↩
- Romain Gary, L'Affaire homme, « Vingt questions à Romain Gary », Gallimard, coll. « Folio », F8, 2006.↩
- Jean-Paul Enthoven, « Immortel Romain Gary », Le Point, 4 décembre 2010 (lire en ligne)↩
- Mireille Sacotte, Mireille Sacotte commente la promesse de l'aube de Romain Gary, éd. Gallimard, 2006, p. 223.↩
- Note suivante au pied de son lit :
« Jour J.
Aucun rapport avec Jean Seberg. Les fervents du cœur brisé sont priés de s’adresser ailleurs.
On peut mettre cela évidemment sur le compte d’une dépression nerveuse. Mais alors il faut admettre que celle-ci dure depuis que j’ai l’âge d’homme et m’aura permis de mener à bien mon œuvre littéraire. Alors, pourquoi ? Peut-être faut-il chercher la réponse dans le titre de mon ouvrage autobiographique : « La nuit sera calme » et dans les derniers mots de mon dernier roman : « Car on ne saurait mieux dire ».
Je me suis enfin exprimé entièrement. »
cité par D. Bona, Romain Gary, Paris, Mercure de France-Lacombe, 1987, p. 397-398.↩
Références 76 à 100
- Dominique Bona, Romain Gary, Mercure de France, 1987, p.400 : "De sa belle voix rocailleuse, Anna Prucnal qui connaissait bien Gary, va lui dédier Le Nègre violet, une ballade de son enfance que Nina (sa mère) lui fredonnait en polonais, à Nice, autrefois."↩
- Jean-François Hangouët, Romain Gary. À la traversée des frontières, Gallimard, 2007, p. 86-87.↩
- « Les femmes et les mythes de Romain Gary », sur lefigaro.fr, 12 juin 2014.↩1 ↩2
- Anissimov 2006, ch. 21, p. 152-160↩
- Anissimov 2006, ch. 22, p. 161-169.↩
- Romain Gary, L'orage, Le livre de poche, p. 62 à 35.↩
- Romain Gary, L'orage, Le livre de poche, p. 50.↩
- Romain Gary, L'orage, Le livre de poche, p. 52.↩
- « Si jamais on la retrouve, évidemment elle vivra avec nous. » annonça Romain à Lesley (cité dans Myriam Anissimov, Romain Gary, Le Caméléon, Folio, 2006, deuxième partie, p. 162).↩
- (en) Ralph W. Schoolcraft, Romain Gary : The Man Who Sold His Shadow, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 2002, 214 p. (ISBN 0-8122-3646-7, lire en ligne), p. 69, citant (en) David Richards, Played Out : The Jean Seberg Story, New York, Random House, 1981, 386 p. (ISBN 0-394-51132-8), p. 123–126.↩
- « Romain Gary | de paysage en paysage », sur enkidoublog.com (consulté le 20 novembre 2017).↩
- (en) Daniel O'Brien, Clint Eastwood. Film-maker, B.T. Batsford, 1996, p. 92.↩
- Christian Arthaud et Eric L. Paul, La Côte d'Azur des écrivains, Édisud, septembre 1999, 250 p. (ISBN 9782744900808), p. 79↩
- Pour donner plus de véracité à son personnage, Gary accepte le principe d'une rencontre entre Ajar-Pavlowitch et son éditeur Simone Gallimard, puis avec Yvonne Baby, fin septembre 1975 à Copenhague. Source : Paul Pavlowitch, entretien avec Yvonne Baby, Le Monde, 10 octobre 1975, p. 20.↩
- Entretien avec Caroline Monney, Romain Gary, L'affaire homme, Folio, 2005, p. 300.↩
- Anissimov 2006, ch. 90, p. 729-731.↩
- Didier Van Cauwelaert, Le Père adopté, [réf. incomplète] Albin Michel, 2007, p. 272-273.↩
- « Sa mère avait raison : Romain Gary en Pléiade », sur Libération, 17 mai 2019.↩
- (en) Ralph Schoolcraft, Romain Gary : The Man Who Sold His Shadow, p. 89.↩
- Jérémy Gallet, « Romain Gary entre dans la Pléiade », sur www.avoir-alire.com, 16 mai 2019 (consulté le 7 juillet 2019) : « L’œuvre de l’écrivain fait aujourd’hui son entrée dans la prestigieuse collection de la Pléiade […] Ces écrits sont édités sous la direction de Mireille Sacotte ».↩
- Maxime Decout, « Album Pléiade Romain Gary », sur Gallimard (consulté le 7 juillet 2019) : « à partir du 16 mai 2019 ».↩
- « Romain Gary relie de nouveau la Lituanie et la France », sur Présidence de la République de Lituanie, 28 septembre 2020.↩
- Cédric Verany, Monaco-Matin, « Le prince Albert II dévoile le buste de l'écrivain Romain Gary pour le démarrage des Journées de l’Art-Bre à Roquebrune-Cap-Martin », sur monacomatin.mc, 13 septembre 2023 (consulté le 15 septembre 2023).↩
- « Cérémonie de baptême de la promotion 2022 à l’École de l’air et de l’espace », sur Armée de l'Air et de l'Espace, 3 juillet 2023 (consulté le 27 juillet 2023).↩
- « Hommage à Romain Gary », sur Institut français de Bulgarie, octobre 2024↩
Références 101 à 115
- « Romain Gary – Le jongleur : le mystère de l’identité », sur Institut français de Bulgarie, octobre 2024↩
- Romain Gary, L'Orage, Le livre de poche, 2009.↩
- Texte paru dans La Marseillaise, 7 mars 1943, p. 5.↩
- parue dans Le bulletin de l'Association des Français libres, janvier 1946, p. 11-13.↩
- parue dans Icare, n° 44, hiver 1967-1968, p. 200-202.↩
- « Christophe Malavoy : derniers spectacles », sur www.theatre-contemporain.net (consulté le 27 octobre 2018) : « Petit Montparnasse, Paris, du mercredi 28 novembre 2007 au samedi 15 mars 2008 ».↩
- « Gary / Ajar », sur www.theatre-contemporain.net (consulté le 27 octobre 2018) : « Nomination aux Molières 2008 du spectacle Seul en scène ».↩
- « Gary / Ajar », sur www.theatreonline.com (consulté le 27 octobre 2018) : « Théâtre de l'Ouest Parisien, Boulogne Billancourt, du 13 au 15 mars 2009 ».↩
- Référence présente dans le document original, détail indisponible dans cette version.↩
- « racinesduciel.over-blog.com », sur racinesduciel.over-blog.com (consulté le 2 juin 2025).↩
- « La jeunesse retient bien la leçon », sur sudouest.fr, Sud Ouest, 9 juin 2010 (consulté le 1er septembre 2025).↩
- « Les Anges au Plafond | R.A.G.E », sur lesangesauplafond (consulté le 30 août 2020).↩
- « White Dog », sur lesangesauplafond (consulté le 30 août 2020).↩
- « Romain Gary, 1038 compagnons, Compagnons - Musée de l'Ordre de la Libération », sur www.ordredelaliberation.fr (consulté le 17 décembre 2017).↩
- Radio-Canada Archives, « Romain Gary, propos et confidences 1 de 4 », 17 janvier 1982 (consulté le 10 mars 2025).↩
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- Qui est Romain Gary ? — Non vérifié
Romain Gary, né Roman Kacew le 21 mai 1914 à Vilnius (alors dans l’Empire russe) et mort le 2 décembre 1980 à Paris, est un écrivain français d'origine russe et de culture juive, de langues française et anglaise.
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Présentation
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Biographie
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Origines
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Romain Gary
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Naissance | 21 mai 1914 Vilnius (Empire russe)
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Décès | 2 décembre 1980 (à 66 ans) 7e arrondissement de Paris (France)
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Nom de naissance | Roman Kacew
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Pseudonymes | Fosco Sinibaldi, Shatan Bogat, Émile Ajar, Romain Gary, Lucien Brulard, René Deville
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Nationalités | française (à partir de 1935) Deuxième République de Pologne russe
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Domiciles | Vilnius (1914-1925), Nice (1924-1934), rue du Bac (1963-1980)
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Formation | Faculté de droit d'Aix-en-Provence (1933-1934) Faculté de droit de Paris (1935-1938) École de l'air et de l’espace (1938-1939) Lycée Masséna de Nice Université Paul-Cézanne - Aix-Marseille III
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Activités | Réalisateur de cinéma, romancier, écrivain, Français libre, aviateur, diplomate, traducteur, scénariste, réalisateur
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Période d'activité | 1945-1980
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Père | Arieh-Leïb Kacew
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Mère | Mina Owczyńska
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Fratrie | Joseph Bregsztein (d) Walentyna Kacew (d) Pawel Kacew (d)
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Conjoints | Lesley Blanch (de 1944 à 1961) Jean Seberg (de 1962 à 1970) Leïla Chellabi (de 1978 à 1980)
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Enfant | Alexandre Diego Gary
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Conflit | Seconde Guerre mondiale
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Distinctions | Prix Goncourt (Les Racines du ciel et La Vie devant soi) (1956) Liste détaillée Compagnon de la Libération (1944) Prix Goncourt (Les Racines du ciel La Vie devant soi) (1956) Médaille de la Résistance Commandeur de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945 Médaille des blessés de guerre Médaille coloniale Ordre de la Libération
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Éducation européenne, Les Racines du ciel, Lady L., La Promesse de l'aube, Chien blanc
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Signature de Romain Gary.
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Plaque commémorative de Romain Gary à Roquebrune-Cap-Martin.
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Romain Gary, né Roman Kacew le 21 mai 1914 à Vilnius (alors dans l’Empire russe) et mort le 2 décembre 1980 à Paris, est un écrivain français d'origine russe et de culture juive, de langues française et anglaise.
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Il a exercé plusieurs activités, notamment comme aviateur et résistant (fait compagnon de la Libération), ainsi que comme romancier, diplomate, scénariste et réalisateur.
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Écrivain français de la seconde moitié du XXe siècle, il est notamment connu dans les années 1970 pour la mystification littéraire qui le conduit à signer plusieurs romans sous le nom d'emprunt Émile Ajar, tout en masquant son identité réelle : il est ainsi le seul auteur à avoir reçu le prix Goncourt à deux reprises, grâce à un roman écrit sous pseudonyme.
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Plaque sur la maison de Romain Gary à Vilnius où il vécut de 1917 à 1923.
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- Origines — Non vérifié
Durant toute sa vie d'adulte, dans ses œuvres, dont la relecture montre le « jeu picaresque de ses multiples identités », mais aussi dans des déclarations aux médias, ainsi que dans des déclarations officielles, Romain Gary donne des versions diverses de ses origines, faisant varier : son nom (Kacew, de Kacew, prononcé [kat͡sɛf]) ; son lieu de naissance (région de Koursk en Russie, Vilno en Lituanie) ; la nationalité…
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- Origines — Non vérifié
En réalité, Roman Kacew (« boucher » en yiddish, de l'hébreu katsav, prononcé en polonais [kat͡sɛf]), issu de deux lignées juives ashkénazes, est né, suivant le calendrier julien, le 8 mai 1914 (21 mai 1914 dans le calendrier grégorien) à Vilna (Bильнa), chef-lieu du gouvernement de Vilna dans l'Empire russe — ville devenue pendant l'entre-deux-guerres Wilno en Pologne, puis l'actuelle Vilnius, capitale de la Lituani…
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- Origines — Non vérifié
Son père, Arieh-Leïb (« lion » en hébreu et en yiddish, d'où la francisation en « Léon ») Kacew, est né en 1883 à Vilnius ; en 1912, il est associé dans l'atelier et magasin de fourrures familial (rue Niemecka / Daïtsche Gas = ruelle allemande) et fait partie de la Deuxième Guilde des marchands. Il est aussi administrateur de la synagogue de la rue Zawalna. Il fait donc partie de la moyenne bourgeoisie de Vilnius.
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- Origines — Non vérifié
Sa mère, Mina Owczyńska, fille de Josel (Joseph) Owczyński, est née en 1879 à Święciany ou Švenčionys en lituanien, petite ville à 80 km de Vilnius, où elle a fait des études secondaires en yiddish et en russe dans un établissement de la communauté juive et où elle a participé à un groupe de jeunesse d'orientation socialiste, le « cercle Yehoash ». Elle est d'abord mariée à Reouven Bregstein, originaire de Kaunas com…
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- Origines — Non vérifié
Parmi les frères de la mère de Roman Kacew, le plus important pour la vie du romancier est Eliasz. Il a émigré en France et il est le père de Dinah (1906), qui épouse Paul Pavlowitch (1893-1953) et donne naissance à Paul-Alex Pavlowitch (1942-).
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- De Vilnius à la Russie (1914-1921) — Non vérifié
Gary naît sous le nom de Roman Kacew (yiddish : רומן קצב Roman Katsev ; russe : Рома́н Ле́йбович Ка́цев, Roman Leibovich Katsev) à Vilna (actuelle Vilnius, faisant alors partie de l'Empire russe),.
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- De Vilnius à la Russie (1914-1921) — Non vérifié
Dans ses livres et interviews, Gary offre de nombreuses versions différentes de l'origine de ses parents, leurs ancêtres, leurs occupations et son enfance. Sa mère, Mina Owczyńska (1879—1941), est une actrice juive de Švenčionys (Svintsyán), et son père, Arieh-Leib Kacew (1883—1942), un homme d'affaires de Trakai (Trok),, aussi d'origine lituanienne juive. Romain Gary affirme être le fils biologique de la star du cin…
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- De Vilnius à la Russie (1914-1921) — Non vérifié
En 1915, la famille est déportée en Russie, après la mise en place d'une mesure générale d'expulsion des Juifs de la zone du front. Ils y passent plusieurs années et les informations sur ce séjour sont obscures. Dans ses livres, Romain Gary évoque des séjours à Koursk et à Moscou, un voyage à travers la Russie en traîneau et en train, la rencontre de matelots révolutionnaires dans un port non précisé ; durant cette p…
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- Retour à Vilnius, puis départ en Pologne (1921-1928) — Non vérifié
En septembre 1921, la présence de Mina et de son fils est attestée à Vilnius, grâce au registre des locataires d'un immeuble au no 16 de la rue Wielka-Pohulanka (appelée aujourd'hui rue Jonas Basanavičius). Leur retour est sans doute rendu possible par la paix de Riga (mars 1921) qui met fin à la guerre entre la Russie soviétique et la jeune république de Pologne. Ils vivent quelques années à Vilnius, où le père de G…
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- Retour à Vilnius, puis départ en Pologne (1921-1928) — Non vérifié
En 1925, le couple se sépare. Leïb Kacew fonde un nouveau foyer avec Frida Bojarska, avec qui il a deux enfants, Walentyna (1925) et Pawel (1926). Le divorce est prononcé en mai 1929. Leïb Kacew se remarie presque aussitôt avec Frida (les quatre membres de cette famille mourront durant la Seconde Guerre mondiale). Romain Gary n'a pratiquement rien dit ni écrit de la période où son père vit avec eux à Vilnius, ni sur …
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- Retour à Vilnius, puis départ en Pologne (1921-1928) — Non vérifié
Gary est élevé par sa mère, qu'il présente comme une actrice de théâtre. Après la séparation, elle connaît des difficultés financières, car elle ne dispose plus des revenus du magasin de fourrures de son mari et son petit atelier de chapeaux lui rapporte peu. En août 1925, elle quitte Vilnius avec son fils pour Švenčionys, puis ils s'installent en 1926 à Varsovie, où sont déjà présents d'autres membres de la famille …
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- Retour à Vilnius, puis départ en Pologne (1921-1928) — Non vérifié
En août 1928, ils obtiennent un visa touristique pour la France. Sa mère est persuadée que, dans ce pays, son fils pourra s’accomplir pleinement en tant que diplomate ou artiste.
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- En France — Non vérifié
Mina Owczynska et son fils, âgé de 14 ans, arrivent à Menton le 23 août 1928. Ils s'installent à Nice, où se trouvent déjà Eliasz, le frère de Mina, et sa famille. Le 1er octobre, Romain commence sa scolarité au lycée Masséna et est intégré directement en classe de 4e. Mina entame les démarches pour obtenir une autorisation de séjour, laquelle est accordée sous réserve qu'elle n'occupe aucun emploi. Obligée de gagner…
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- En France — Non vérifié
Utilisant désormais son prénom francisé (Romain), son fils se distingue au lycée en classe de français, obtenant en 1929 le premier prix de récitation et en 1931, puis en 1932, celui de composition française. « Dans les autres matières, excepté l'allemand qu'il parle et écrit très correctement, il est médiocre ». Ses amis de l'époque sont comme lui des élèves étrangers ou issus de familles d'origine étrangère : Franç…
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- En France — Non vérifié
Il est reçu au baccalauréat en philosophie en juillet 1933 avec la mention « passable ».
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- Études supérieures et débuts littéraires — Non vérifié
Romain Kacew commence des études de droit à Aix-en-Provence en octobre 1933, puis part l'année suivante les poursuivre à Paris, probablement grâce à l'aide financière que lui apporte son père peu après leur rencontre à Varsovie durant l'été 1934. Il obtient une licence de droit en juillet 1938, tout en suivant en parallèle une préparation militaire supérieure au fort de Montrouge : « En attendant son incorporation da…
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- Études supérieures et débuts littéraires — Non vérifié
À cette époque, il publie ses premières nouvelles dans Gringoire, un hebdomadaire qui n'est alors pas orienté à l'extrême droite. La première, L’Orage, y paraît le 15 février 1935, ce qui lui permet de ne plus dépendre financièrement de sa mère qui, minée par un diabète insulinodépendant, s'est usée à la tâche pour préparer l'avenir de son fils. Gary renonce aux rétributions que lui verse l'hebdomadaire quand le jour…
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- Service militaire — Non vérifié
Naturalisé français le 5 juillet 1935, Romain Kacew est incorporé le 4 novembre 1938 dans l'Armée de l'air à la base aérienne de Salon-de-Provence. À l'issue d'une formation d'élève officier de réserve de trois mois à l'école d'observation d'Avord près de Bourges, il passe l'examen de sortie en mars 1939. Parmi les 290 candidats, il est l'un des deux élèves de la promotion à échouer. L'échec tient probablement à la d…
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- Service militaire — Non vérifié
Lorsque la guerre éclate en septembre 1939, Romain Kacew est mobilisé en tant qu'instructeur de tir à l'école des observateurs de Bordeaux-Mérignac, où la base aérienne d'Avord s'est repliée,.
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- France libre — Non vérifié
Fervent admirateur du général de Gaulle, il entre en résistance après l'appel du 18 juin et rejoint les forces françaises libres. Il ne se rend pas directement à Londres. Le 20 juin 1940, il rejoint en avion Alger, puis le Maroc, où il rallie Casablanca en car. Un cargo britannique, l'Oakrest, l'emmène à Glasgow, où il débarque le 22 juillet 1940. Il s'engage aussitôt dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL…
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- France libre — Non vérifié
Il est breveté officier observateur en avril 1941, promu lieutenant le 15 décembre 1942.
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- France libre — Non vérifié
En février 1943, il est rattaché en Grande-Bretagne au groupe de bombardement Lorraine. Il est affecté à la destruction des bases de lancement des missiles V1. Durant cette période, Romain Kacew choisit le nom de Gary — signifiant en russe « brûle ! » à l'impératif — qui est retenu par l'état civil à partir de 1951 : « Romain Gary » devient son nom francisé à l'état civil français en octobre de cette année.
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Sources et méthode
- Wikipédia · Romain Gary ↗CC-BY-SA-4.0
- Romain Gary ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (7)
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Plaque sur la maison de Romain Gary à Vilnius où il vécut de 1917 à 1923. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Jean Seberg en 1963, année de son mariage avec Romain Gary. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Plaque en mémoire de Romain Gary apposée sur son domicile parisien au no 108 de la rue du Bac. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Affiche officielle de la Semaine Romain Gary organisée par l’Institut français de Bulgarie et l’Ambassade de France à Sofia (21–25 octobre 2024). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
Liens externes cités dans le document (87)
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