Guerre
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La guerre se définit comme un état de conflit armé entre plusieurs groupes politiques constitués, comme des États. Par opposition aux guerres entre États, une guerre peut aussi désigner un conflit armé entre deux factions de populations opposées à l'intérieur d'un même État : on parle alors de guerre de religion, de guerre civile, de guerre ethnique, de guerre révolutionnaire ou encore de guerre de sécession. Elle est en général accompagnée de propagande de guerre afin de convaincre l'opinion… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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À retenir
Questions essentielles
Qu’est-ce que la guerre ?
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Présentation
La guerre se définit comme un état de conflit armé entre plusieurs groupes politiques constitués, comme des États. Par opposition aux guerres entre États, une guerre peut aussi désigner un conflit armé entre deux factions de populations opposées à l'intérieur… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Gaston Bouthoul dans La collection Que sais-je définie l'objet de son ouvrage sur la guerre, « la guerre est une forme de violence qui a pour caractéristique essentielle d'être méthodique et organisée quant aux groupes qui la font et aux manières dont ils la… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le mot « guerre » peut venir du francique werra, du germanique *werra, qui en français a supplanté les termes issus : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le texte et ses détails
Présentation
La guerre se définit comme un état de conflit armé entre plusieurs groupes politiques constitués, comme des États. Par opposition aux guerres entre États, une guerre peut aussi désigner un conflit armé entre deux factions de populations opposées à l'intérieur d'un même État : on parle alors de guerre de religion, de guerre civile, de guerre ethnique, de guerre révolutionnaire ou encore de guerre de sécession. Elle est en général accompagnée de propagande de guerre afin de convaincre l'opinion publique de sa nécessité absolue. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les êtres humains se feraient la guerre dès les débuts de la préhistoire. L'ancienneté des conflits armés tout au long de l'histoire est bien documentée. De tout temps, on en a recherché les causes et essayé d'en retrouver les racines. De plus, pour en comprendre les différentes formes, des typologies ont été définies pour les caractériser. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les découvertes scientifiques du XXe siècle menant à la bombe atomique introduisent la perspective de la guerre nucléaire. La stratégie des États est à repenser. La dissuasion nucléaire est à opposer à la destruction mutuelle assurée. Même une guerre conventionnelle comporte des risques nucléaires induits. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au XXIe siècle, une nouvelle dimension de la guerre s'ajoute entraînant le développement de la guerre hybride, de la cyberguerre à partir du réseau des réseaux internet à travers le monde cyber (cyberespace, cyberdéfense, cyberattaque, cybersécurité, cyberespionnage) et les technologies duales comme l'intelligence artificielle, et les réseaux sociaux. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les guerres entraînent des conséquences dans tous les domaines de la communauté humaine dont l'économie, le droit, l'environnement, le genre, les arts. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les guerres et leurs moyens sont juridiquement soumis à des règles anciennes et tacitement admises, les lois de la guerre, devenues le fondement du droit international public. Celles-ci définissent les conditions de légitimité, le déroulement et les moyens licites des guerres. Néanmoins, le recours à la force entre États pour régler leurs propres différends est proscrit par la charte des Nations Unies, article 2. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La durée d'une guerre est très variable : la plus longue est sans doute la guerre de Cent Ans qui oppose aux XIVe et XVe siècles les royaumes d'Angleterre et de France pendant 116 ans (mais avec des trêves), et la plus courte la guerre anglo-zanzibarite de 1896 (38 minutes). La fréquence des guerres est également très variable, mais difficile à estimer pour les périodes reculées ; en diminution depuis la fin de la guerre froide, on constate une augmentation du nombre de guerres à la fin du XXe siècle et au début du XXIe. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Définitions
Gaston Bouthoul dans La collection Que sais-je définie l'objet de son ouvrage sur la guerre, « la guerre est une forme de violence qui a pour caractéristique essentielle d'être méthodique et organisée quant aux groupes qui la font et aux manières dont ils la mènent. En outre, elle est limitée dans le temps et dans l'espace et soumise à des règles juridiques particulières, extrêmement variables suivant les lieux et les époques. Sa dernière caractéristique est d'être sanglante, car lorsqu'elle ne comporte pas de destruction de vies humaines, elle n'est qu'un conflit ou un échange de menaces »[1]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le général prussien Carl von Clausewitz décrit la guerre comme « un duel, à l'échelle de nations, certes, mais un duel tout de même » pour soumettre l'autre. La guerre est un prolongement de la politique d'une nation, dont l'objectif vise, par l'utilisation de différentes stratégies et tactiques, à la destruction (ou du moins la mise hors de combat) des forces armées de l'adversaire[réf. nécessaire],[2]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Étymologie
Le mot « guerre » peut venir du francique werra, du germanique *werra, qui en français a supplanté les termes issus[3] : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- du latin bellum qui signifie « guerre », et qui a donné : belliqueux, belliciste, belligérant ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- du grec : polemos signifiant « guerre », et ayant donné polémique, polémiste, politique et polémologie (l'étude de la guerre). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1884, la REA (l'académie royale espagnole) écrit dans son dictionnaire : « le mot guerra procède du vieux haut allemand werra »[4],[5],[6],[7],[8]. (Alors qu'historiquement, le terme francique ou vieux-francique désigne la langue originelle des Francs saliens, le vieux haut allemand se rapporte principalement à l'époque carolingienne.) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
D'un avis différent, le linguiste Alinei ne donne pas une étymologie germanique mais fait un rapprochement entre les termes « guerre » et « *ver » (qui veut à dire « sacré ») italique et penche pour une évolution de type archaïque, attestée aussi en Italie méridionale, en Sicile et péninsule Ibérique. Gamillscheg (de) non plus ne donne pas une étymologie germanique mais pense que ce mot fait partie du vocabulaire du latin vulgaire[9]. La linguiste Ursula Reutner indique un germanisme (étymologie *werra) dans le vocabulaire du latin vulgaire dû à un emprunt aux IVe et Ve siècles dans le sillage de contacts guerriers et commerciaux[10]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le dictionnaire Littré ne mentionne pas d'étymologie (proto-)germanique ni même (ancien bas ou vieux) francique, par contre il indique à la fois l'étymologie en bas-latin werra et le vieux haut allemand werra[11]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le mot werra apparaît pour la première fois en 858, le mot guerra en 1037. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ancienneté
Préhistoire
Article détaillé : conflits préhistoriques. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'archéologue et historienne Anne Lehoërff rappelle que si la guerre est une composante des sociétés du Paléolithique, elle « ne résout pas cette fausse bonne question de l'idée de violence première chez l'homme, qui relève d'une opposition trop simpliste »[13] entre le modèle de Hobbes de l'homme naturellement violent (le philosophe voyant en lui un animal sauvage « possessif, agressif, prédatoire, ignorant par conséquent toute organisation sociale et même tout sentiment de sociabilité »[14]) et celui de Rousseau pour qui il n'y a pas de guerre avant que ne se forment les sociétés car « l'homme est naturellement pacifique et craintif. Au moindre danger son premier mouvement est de fuir »[15]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon la préhistorienne Marylène Patou-Mathis et à la lecture des recherches anthropologiques et archéologiques, la guerre ne semble apparaître qu’avec la naissance de l’économie de production et le bouleversement des structures sociales du Néolithique, il y a environ dix mille ans, et « la « sauvagerie » des préhistoriques ne serait qu’un mythe forgé au cours de la seconde moitié du XIXe siècle pour renforcer le concept de « civilisation » et le discours sur les progrès accomplis depuis les origines ». L'anthropologue Pierre Clastres affirme pour sa part que les premières sociétés humaines sont violentes : nombre de peintures anciennes (35 000 ans) ne représentent que des scènes de chasse[16][réf. souhaitée]. Cependant l'art rupestre plus récent (art levantin entre 10 000 et 6 500 ans av. J.-C.) montre des exécutions capitales. Dès le plus ancien Néolithique en Europe tempérée, les massacres de grands nombres (rendus possibles grâce aux lances, aux arcs, aux frondes et aux masses) ont lieu, selon les paléoethnologues, lors de l’acquisition de la sédentarité (comme à Talheim), et notamment près des sols fertiles, des stocks alimentaires et des bétails facilement mis en valeur par l'agriculture et l'élevage, des affrontements se produisant probablement par compétition entre les chasseurs-collecteurs peu nombreux et les nouveaux arrivants agriculteurs. Dans le Djebel Sahaba, au Soudan, une nécropole de type paléolithique tardif (société de chasseurs-cueilleurs) datant de 12 000 - 10 000 av. J.-C., a révélé le massacre d’une population entière. Des confrontations entre armées ont eu lieu dès le Mésolithique (8000 à 5000 av. J.-C.) près des estuaires et des grands fleuves (Danube, Nil, Indus, Dniepr, Gange). Si la guerre proprement dite se développe au Néolithique, les premiers indices de violence et d'affrontements, souvent pour des zones giboyeuses de gués ou de bords de rivières, existent chez les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique, comme l'atteste l'enfant de Grimaldi ou les prénéandertaliens qui semblent avoir été jetés intentionnellement dans la cavité de Sima de los Huesos. Malgré la faiblesse des sources, l'archéologue Lawrence H. Keeley qui reproche à ses collègues — tel R. B. Ferguson — d'avoir longtemps campé dans leurs écrits un passé pacifié, évalue le taux de perte lors d'affrontements tribaux préhistoriques à 60 % dans certains sites archéologiques (ce taux est de 1 % dans les guerres modernes). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'archéologue Jean Guilaine voit dans les guerres néolithiques non seulement une compétition économique pour accaparer les ressources agricoles mais aussi le développement de classes sociales avec l'émergence d'un chef, probablement un guerrier plus prestigieux, pour qui la guerre et la répression sont deux des attributs de son pouvoir[17]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À l'heure actuelle, les données archéologiques ne montrent, à l'échelle des millénaires (cinq au minimum), aucun massacre d'ampleur de centaines d'individus abandonnés in situ. Rien qui ne permette de confirmer l'usage régulier des armes emblématiques du Néolithique (l'arc et la lame emmanchée : haches et épées) sur la longue durée dans un but de guerre, et d'une manière intégrée aux modes de fonctionnement des sociétés[13]. Il est difficile pour les archéologues, à l'exception des épées (première arme non polyvalente, exclusivement dédiée à la guerre), de déterminer l'usage spécifique des couteaux, pointes de lance ou de flèche, haches : production (abattre un arbre, débiter du bois), cuisine, arme de chasse ou de combat[18]. L'archéologie « ne permet pas réellement de trancher en faveur de l'existence d'une panoplie dédiée spécifiquement au combat. Chasse et outillage autant qu'armes de combat, les objets emblématiques du Néolithique laissent plusieurs pistes ouvertes. Seules les catégories des lames doubles à perforation transversale (haches bipennes) ouvrent une perspective un peu différente sur la production d'objets aux fonctions particulières, hors de la sphère de la chasse ». Ce n'est que vers la fin du quatrième millénaire, avec l'extraction intensive du cuivre et la technique répandue de la métallurgie du cuivre, qu'est observé un certain développement de la guerre, visible dans l'implantation des premières fortifications et la multiplication des traumatismes osseux sur les squelettes[13]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le travail du cuivre au Chalcolithique, avec la fusion du minerai, l'alliage et la soudure transforme l'« art de la guerre ». La découverte du bronze, alliage de cuivre et d'étain, donne en effet au métal une dureté propice à cet art : une basse teneur en étain donne un matériau tendre, utilisé pour fabriquer des épingles de toilette où la malléabilité et la souplesse sont recherchées ; un alliage comportant environ 88-90 % de cuivre et 8-10 % d'étain donne des épées fonctionnelles ; au-delà de 15 % d'étain, le matériau est dur et cassant (à 25 % d'étain, c'est un matériau gris presque blanc dur et cassant, poli pour donner des miroirs en bronze)[19]. Par rapport aux armes en silex et aux poignards en cuivre martelé, l'épée permet « un combat moins rapproché, plus meurtrier et suscite des parades, notamment le développement de la tôle de bronze, composant essentiel d'un nouvel armement défensif (les protections corporelles telles que les cuirasses, les jambières, les casques et les boucliers métalliques dont la malléabilité et la robustesse dépendant du pourcentage d'étain). La course aux armements est lancée, les armes en bronze étant bientôt concurrencées puis supplantées par celles en fer, métal le plus usuel et le moins cher depuis l'Antiquité »[20]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Antiquité
Article détaillé : Liste des guerres de la République romaine. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les conflits entre Lagash et Umma, en Mésopotamie, entre 2600 et 2350 av. J.-C., sont les conflits territoriaux les plus anciens pour lesquels on dispose d'une documentation. Il s'agissait toutefois de cas exceptionnel, les États émergeant dans cette période étant alors très rarement contigus et très peu densément peuplés[21]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La guerre est perçue à l'époque de la Grèce antique comme dépendant des dieux qui accordent ou non la victoire. Les divinités interviennent directement sur le champ de bataille dans la guerre de Troie racontée dans l'Iliade d'Homère[22],[23],[24]. Des guerres marquantes sont par exemple la guerre lélantine, les guerres médiques, la guerre du Péloponnèse, les guerres des diadoques. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La civilisation latine est marquée aussi par de nombreuses guerres, dès la construction de la république romaine et liées à sa protection, comme la bataille du lac Régille, les batailles contre les peuples Italiques, Volsques, Èques et Sabins, guerre contre Véies, puis guerres puniques, des Gaules, liées à l'expansion. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Moyen Âge
La guerre féodale revêt plusieurs aspects. À l'époque carolingienne, seuls les empereurs ou les rois mènent ou font mener la guerre par les comtes et les évêques de leurs pagi. Au milieu du Xe siècle, les seigneurs détenteurs de fiefs font la guerre pour leur propre compte, soit entre eux, soit contre le roi selon les liens de vassalité. L'ordre social et économique des militia se met en place avec l'adoubement et les châteaux forts qui servent à la chevalerie pour conduire ses campagnes militaires[25],[26] ou pour asservir les paysans (thèses de l'enchâtellement)[27]. Face aux guerres, le lieu de culte devient église fortifiée. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Typologie
On peut mettre en avant les typologies suivantes : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- les guerres inter-étatiques : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- guerre d'agression ou guerre de conquête
« La ville, et a fortiori la capitale, doit être prise, car elle est le lieu où s’incarne la volonté de poursuivre la guerre, à travers les institutions politiques, les symboles qui les représentent et les leaders qui les dirigent, mais aussi l’opinion publique. L’objectif stratégique de tout envahisseur n’est pas tant d’anéantir les forces militaires adverses que de contraindre l’État ennemi à capituler. Il s’agit d’abattre sa force morale, politique et économique, de priver ses dirigeants des ressources et de l’appui de la société civile »[28], Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.× - guerre totale
La guerre totale mobilise toutes les ressources disponibles de l'État, sa population autant que l'économie, la politique et la justice. Elle vise à détruire la totalité des ressources du belligérant adverse, elle provoque des destructions combinées civiles autant que militaires. Elle impose une gestion étatisée et centralisée, et par le contrôle de l'arrière et des opinions publiques au moyen en particulier de la propagande. La guerre totale ne tient compte d'aucun droit ou convention de guerre. Elle se traduit par des pertes humaines civiles très importantes ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- guerre d'agression ou guerre de conquête
- la guerre économique Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la guerre psychologique Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- les guerres civiles Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
le statut juridique d'une guerre civile ne permettait pas initialement aux puissances étrangères et aux institutions internationales, comme l'ONU d'intervenir, Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
l'intervention de la communauté internationale dans le règlement des guerres civiles fluctue au cours du temps suivant l'implication ou non d'une puissance faisant partie du conseil de sécurité, les rapports de force géopolitiques, les risques d'extension des conflits, Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
on peut citer à titre d'exemple les guerres de Yougoslavie, la guerre de Libye, la guerre du Mali où les implications internationales diffèrent ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la guerre de religion Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la guerre révolutionnaire Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la guerre d'indépendance Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la guerre coloniale Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
une guerre poussée par une puissance étrangère peut être déguisée en guerre civile pour masquer l'agression. La France a déguisé sa reconquête coloniale en Indochine en guerre civile avec la création d'un État vietnamien indépendant en 1948, durant la première Guerre d'Indochine d'indépendance. Les États-Unis qui ont « aidé » la République du Viêt Nam en lutte contre la République démocratique du Viêt Nam pendant la deuxième guerre d'Indochine ou guerre du Viêt Nam[réf. nécessaire]. Pour ce faire, il faut et il suffit mettre en place un gouvernement, à la solde de la puissance étrangère, qui demande à l'aide. La puissance étrangère peut, à la suite de cet appel, intervenir en donnant un vernis de légalité dans les affaires intérieures d'un État souverain ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la guerre froide Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
cette guerre n'en est pas vraiment une mais correspondrait plutôt un conflit inscrit dans une perspective de long terme, où plusieurs nations (importantes et en paires généralement) se font face et se disputent le marché ou sont prêtes à se déclarer la guerre pour des enjeux économiques ou géopolitiques majeurs. L'exemple de référence est celui du conflit qui a régné pendant une cinquantaine d'années entre les États-Unis et l'Union soviétique lorsque ceux-ci se disputaient la supériorité militaire puis la conquête de l’espace. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Guerre entre États
Les principes organisateurs hérités des traités de Westphalie de 1648 fournissent un cadre aux interactions des diverses nations organisées à partir d'États indépendants et souverains, ayant à confronter leurs ambitions. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les États font la guerre aux autres États. Ainsi, la guerre est définie comme un acte de politique étrangère offensif ou défensif de dernier recours après, éventuellement, d'ultimes négociations de diplomatie. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Une guerre est précédée d'une revendication ou d'un casus belli, d'un ultimatum, puis d'une déclaration de guerre ; elle peut être suspendue par des trêves, un armistice ; elle se termine par la reddition d'une armée, la capitulation d'un gouvernement, puis la signature d'un traité accordant ou refusant les revendications initiales, le paiement de compensations, et le retour à l'état de paix. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La science de la conduite d'une guerre s'appelle la stratégie, celle de gagner les batailles la tactique, celle des causes et des conséquences des conflits, la polémologie (venant du grec polemos qui signifie la guerre et de son suffixe logos qui veut dire l'étude. La polémologie est donc l'étude de la guerre). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Une des grandes causes des guerres tiendrait à l’impossibilité d’une justice internationale, pouvant se faire respecter, en raison de la nature souveraine des États. Les guerres substitueraient à l’institution d’un procès l’instauration d’un rapport de forces afin de déterminer de quel côté est le « droit »[29],[30],[31]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le « système international westphalien » serait à l'origine de principes du droit international, tentant de privilégier le droit à la force, tels que l'inviolabilité des frontières ou la non-intervention dans les affaires domestiques d'un État. Ces principes sont remis en cause par différents biais idéologiques tels que, « guerre pour la défense des droits de l'homme », « guerre contre le terrorisme », « guerre contre l'Axe du Mal ». Ces constructions politiques ont mené à des guerres d'intervention dans les affaires d'États reconnus internationalement fragilisant l'ordre international prôné par l'Organisation des Nations unies. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Analyse structurelle
La guerre est un fait social global et non pas une simple manifestation de la violence humaine : elle requiert une organisation des hommes, une convergence de leurs forces, vers un objectif unique. D'où cinq niveaux principaux d'organisation[32] (et même, pour certains auteurs, de sept en ajoutant le niveau des valeurs constitutionnelles et celui de la politique intérieure) : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le niveau politique : il initie la guerre lorsqu'on la juge souhaitable ou du moins nécessaire. Lorsqu'elle estime ne plus pouvoir tolérer une situation, ni obtenir satisfaction, la politique décide de l'entrée en guerre, de manière à obtenir la décision (l'acceptation par l'adversaire des termes qu'on veut lui imposer) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le niveau stratégique : la conduite de la guerre impose le niveau intermédiaire qu'est la stratégie. ce niveau est nécessaire pour rendre plus efficace et plus soutenable le terrible effort de guerre, pour le rationaliser et le rendre plus « efficient ». Parce que la guerre est un phénomène extrêmement grave et ne peut être laissé au hasard, elle se doit d'être pensée : ce que fait la stratégie en planifiant, organisant et rationalisant l'utilisation des forces ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le niveau opératif : niveau de la campagne et de la position avantageuse obtenue par les opérations ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le niveau tactique : niveau de la bataille et du rapport de force qui, par la fortune des armes, donnera raison politiquement à celui des deux belligérants qui aura su faire fléchir l'autre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Alors que le rôle de la stratégie est d'apporter à la politique le moyen le moins coûteux d'accéder à la décision (en indiquant la façon dont on use de la diplomatie, de l'économie, de la politique, de la force), celui de la tactique est de réaliser ce que lui ordonne la stratégie pour obtenir cette décision. Pour simplifier, la tactique est l'art de gagner les batailles alors que la stratégie est l'art de gagner la guerre, en décidant quand, où et comment faire les batailles. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Niveau politique
Si l'on soustrait de la guerre l'aspect psychologique de la haine et de la violence (ce que l'on fait, comme vu plus haut, dans la théorie classique), la volonté politique précède nécessairement la volonté de violence elle-même, et plus encore la réalisation de cette violence. La guerre commence alors bien avant qu'on l'imagine pouvoir éclater, puisqu'elle naît en amont sur le papier, d'ambitions et de nécessités rationnelles : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- « la guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens », Général Carl von Clausewitz ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- « la violence est donc un outil dont dispose la politique pour arriver à ses fins. Généralement elle n'est qu'un dernier recours dans le cadre d'une stratégie plus globale (regroupant tous les moyens d'action), car l'objectif du stratège est d'imposer sa volonté, et non pas de gagner des batailles », Sun Zi[33] ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- « l'idéal est que votre adversaire se plie à votre volonté sans que vous ayez à utiliser la force », Sun Zi dans L'Art de la guerre ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- « le conquérant aime toujours la paix ; il entre volontiers tranquillement dans notre pays, d'autant plus qu'il n'a pas à faire la guerre », Clausewitz. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Déclaration de guerre
Dans les pays développés et démocratiques, où l'État se caractérise de plus en plus par sa fonction abstraite d'« administrateur de la société », on peut effectivement penser que cette appréciation de la guerre comme calcul froid de la nécessité politique correspond à la réalité. Cependant, lorsque le pouvoir se confond avec la personnalité de celui qui l'exerce, la rationalité de la volonté politique a tendance à laisser place à l'irrationalité de l'autocratie, car un despote sera beaucoup plus enclin à considérer la guerre comme une affaire personnelle. Mais l'on remarque que même dans ce dernier cas, on ne peut affirmer que la politique n'est pas à l'initiative du conflit, puisqu'en dictature la volonté personnelle devient la substance même de la politique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
« La guerre éclate lorsque les États n'ont plus une conscience claire de leurs devoirs, une intelligence nette de leurs droits, une notion exacte de leurs intérêts respectifs. Ils ne peuvent plus arriver à une entente commune, ils ne peuvent plus accepter les lois que leur traçait le droit des gens en temps de paix : ils s'y soustraient. La guerre est l'acte politique par lequel des États, ne pouvant concilier ce qu'ils croient être leurs devoirs, leurs droits et leurs intérêts, recourent à la lutte armée, et demandent à cette lutte de décider lequel d'entre eux étant le plus fort pourra en raison de sa force imposer sa volonté aux autres. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
— Funck-Brentano et Sorel[34] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Par sa nature destructrice, la guerre implique un coût très important et il faut des motivations importantes et suffisantes pour initier un conflit. Comme tous les phénomènes sociaux extrêmes, ces motivations sont en bonne part de nature psychologique, mais la volonté de destruction s'est peu à peu rationalisée au cours du temps pour devenir un outil au service de la volonté politique. Celles-ci peuvent-être : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'agrandissement de la nation ou le renforcement de sa puissance : par la conquête territoriale, la guerre coloniale ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'affaiblissement voire l'anéantissement d'une nation ou d'un groupe humain jugé fondamentalement hostile ou nuisible : la guerre d'extermination, le génocide ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'accès ou la défense d'intérêts vitaux : ressources précieuses ou indispensables telles que l'eau, le pétrole ; des villes ou régions productives ou peuplées ; des voies de communications comme les détroits, les canaux, des débouchés sur la mer ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- la défense d'une morale, d'une justice ou d'un droit international : obtenir par la force le respect d'accords internationaux, ou du droit international (depuis la création de la SDN et de l'ONU), porter secours à un État « injustement » attaqué (en honorant un pacte d'alliance par exemple), porter secours à des populations victimes de leur État ou que leur État ne peut protéger (principe du droit d'ingérence, guerre humanitaire) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- l'affirmation ou la défense d'une idéologie, d'une religion ou d'un mode de vie (culturel) : ériger un système politique, social ou culturel présenté comme le meilleur. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À ces motivations matérielles et réfléchies qui peuvent encourager le recours à la force, s'ajoutent d'autres motivations d'origines psychologiques et plus instinctives, d'autant plus courantes que le pouvoir est personnalisé : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- renforcer le prestige de la nation ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- obtenir réparation d'un affront, porté à l'encontre du dirigeant, de l'État ou la nation ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- comme vu plus haut, renforcer la cohésion du groupe ou de la nation grâce à la création d'un ennemi commun. En éliminant les divisions, le consensus national peut légitimer un pouvoir charismatique (cas de la Junte argentine qui déclenche opportunément la guerre des Malouines), ou faire oublier une impasse politique sans la régler (éventuellement inconsciemment et ce qui serait pour Jean Jaurès : « naturel au capitalisme »). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Origine de la violence en politique
On peut décrire l'origine de la violence en politique de la manière logique grâce au schéma suivant : quand la politique souhaite obtenir quelque chose d'un groupe social sur lequel elle n'a pas autorité (ce peut être un autre État), il lui faut son acceptation, ce que l'on nomme la décision en stratégie. La seule et unique manière d'y parvenir est de convaincre (voir la section niveau stratégique) l'autre qu'il est de son intérêt de répondre favorablement aux demandes qui lui sont faites : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- soit par des propositions attrayantes (influence positive) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- soit par la menace (influence négative) qui fait comprendre qu'un refus serait désavantageux. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans les deux cas il s'agit de faire accepter des conditions imposées. Si l'argument de la menace lui-même ne fait pas son effet, deux solutions se présentent alors : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- le statu quo parce que mettre les menaces à exécution imposerait un coût plus important que le gain espéré (« le jeu n'en vaudrait pas la chandelle ») ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- le conflit car il semble rentable malgré les coûts, il y a alors confrontation. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il faut donc en conclure, et c'est essentiel, que lors d'un litige entre des entités politiques indépendantes, toute décision et toute situation qui résulte de la confrontation de leurs volontés respectives, y compris l'usage de la violence, est considérée par tous les protagonistes comme étant le choix le meilleur. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Niveau stratégique
Article détaillé : Stratégie militaire. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La stratégie est selon le général André Beaufre : « l'art de la dialectique des volontés employant la force pour résoudre leur conflit »[35]. Alors que le niveau politique formule une volonté, le rôle de la stratégie est de réfléchir aux moyens d'amener l'adversaire à y répondre favorablement, ce que l'on nommera la décision. Pour le Général Beaufre, dans la dialectique des volontés, la décision est un événement d'ordre psychologique que l'on veut produire chez l'adversaire : le convaincre qu'engager ou poursuivre la lutte est inutile[36]. Le but de la stratégie est donc : « d'atteindre la décision en créant et en exploitant une situation entrainant une désintégration morale de l'adversaire suffisante pour lui faire accepter les conditions qu'on veut lui imposer »[37]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Niveau tactique
Article détaillé : Tactique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les tactiques employées pendant la guerre peuvent varier en fonction de nombreux facteurs, notamment de l'optimisme ou du pessimisme des belligérants, des moyens à leur disposition, et des astuces dont ils disposent grâce à une réflexion plus avancée (par exemple, surprendre l'ennemi dans un piège pour coincer ses hommes et ses véhicules ou bien utiliser la végétation pour se cacher). Néanmoins, quand les tactiques sont identiques, il se peut qu'un énorme champ de bataille se forme inconsciemment. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Par exemple, lors de la Seconde Guerre mondiale, Hitler envoya ses hommes attaquer la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas afin de contourner les fortifications de la ligne Maginot : le général Maurice Gamelin, chef des armées alliées croyant que les troupes nazies répétaient le plan Schlieffen en passant par la Belgique, envoya l'avant-garde des armées alliées en Belgique, alors qu'en réalité tout ceci n'était qu'une diversion qui avait pour but de piéger les alliés un peu trop au nord en les contournant par la forêt des Ardennes (coup de faucille). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au Moyen Âge, la tactique était considérée comme aussi indispensable pour vaincre l'ennemi que les armes ou la préparation des hommes. Néanmoins, les tactiques utilisées demeuraient élémentaires. Parfois, elles se révélaient même inutiles compte tenu de la proximité de l’ennemi. Lorsqu'un camp s'alliait avec un autre avant de combattre, les alliés pouvaient discuter - et ils le faisaient souvent - de la meilleure tactique à adopter (la moins coûteuse en matériel et en hommes) pour vaincre l’ennemi, traverser ses lignes ou le contourner. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Guerre nucléaire, dissuasion, scénario MAD
Article détaillé : Guerre nucléaire. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Article détaillé : Dissuasion nucléaire. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles détaillés : Équilibre de la terreur et destruction mutuelle assurée. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La menace de l’arme nucléaire est présentée comme une arme de dissuasion mais son utilisation aurait des conséquences désastreuses[38]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2015, d’après un rapport du Sipri, les arsenaux nucléaires diminuent dans le monde, mais tous les Etats qui en sont dotés cherchent à développer des systèmes plus modernes. La Russie et les Etats-Unis maintiennent le principe du MAD (Mutual Assured Destruction, ou « destruction mutuelle assurée ») par l'équilibre de la terreur ; la menace est une destruction complète des deux adversaires en cas d'attaque nucléaire. La Chine poursuit une politique de long terme pour développer ses forces nucléaires selon le principe de la dissuasion minimale. L'Inde et le Pakistan développent leurs arsenaux. La Corée du Nord possède un arsenal nucléaire limité mais en développement[39]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Confronté à une résistance ukrainienne, tenace lors de invasion de l'Ukraine par la Russie, alimentée par l’aide militaire occidentale, Vladimir Poutine a fait une allusion à la bombe atomique dans un discours télévisé le 21 septembre 2022. Joe Biden, comparant, la période actuelle à l’une des plus menaçantes de l’après-guerre comme celle de la crise des missiles de Cuba en 1962, alerte sur un risque d’une « apocalypse » nucléaire[40]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2025, le Royaume-Uni renforce son dispositif nucléaire de dissuasion, ce qui illustre, selon l’Institut français des relations internationales (IFRI), la poursuite de la renucléarisation de l’Europe face aux nouvelles menaces[41]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2026, la France va augmenter son nombre de têtes nucléaires. Elle vise à « anticiper les évolutions futures » pour garantir la crédibilité de sa dissuasion prenant en compte la nouvelle stratégie de « dissuasion avancée » associant huit pays européens[42]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2026, Israël observe toujours un silence officiel quant à la possession de l’arme atomique, sa stratégie privilégie une dissuasion minimale suffisante enveloppée d’opacité et d'ambiguïté délibérées[43]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Risques nucléaires induits
Depuis le lancement de différents programmes nucléaires civils à travers le monde, la possibilité d’un conflit armé conventionnel sur un territoire ayant des réacteurs nucléaires en exploitation ou à l'arrêt n’a pas fait l’objet d'analyses en termes de risques ; il s’agit d’un pur imprévu[44]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les conséquences d'une attaque sur un pays disposant d’infrastructures nucléaires portent un danger qui peut être local, national, mais aussi international[45]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon le journaliste du Monde Jean-Michel Bezat, « le monde est entré dans une ère où le nucléaire civil est devenu une cible et une arme » révélant la dangerosité de l’énergie nucléaire en temps de guerre[46]. Selon le directeur de la CRIIRAD, « à partir du moment où la centrale est au cœur d'un conflit armé avec des bombardements on peut très bien arriver à un scénario absolument catastrophique »[47]. Si les systèmes de refroidissement se trouvent hors service sur, par exemple, déconnexion du réseau électrique d'une centrale nucléaire même à l'arrêt et si les générateurs de secours sont mis hors d'usage, les cœurs des réacteurs entreraient en fusion amenant la catastrophe à se réaliser. Les centrales nucléaires constituent une faiblesse stratégique pour les pays qui en abritent car il n'existe aucun traité spécifique de protection autant que faire se peut. Selon Veronika Ustohalova de l’Öko-Institut en Allemagne « Le problème est que, dans les discussions sur la sûreté nucléaire, les conflits violents ou les guerres ont jusqu’à présent été considérés comme peu probables ou pas du tout abordés ». Des amendements aux Protocoles de la Convention de Genève qui interdisent les attaques devraient être néanmoins respectés[48]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon l'association Négawatt, « Les centrales nucléaires n’ont pas été conçues pour les zones de guerre. Toute installation nucléaire constitue, en cas de conflit, un point de vulnérabilité stratégique majeur » […] « Elles restent vulnérables aux tirs d’arme lourde, qu’il s’agisse de dégâts directs aux bâtiments abritant les réacteurs ou les piscines de combustible ou aux équipements indispensables à leur sûreté (salle de contrôle, pompes, alimentation électrique…) »[49]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le 7 juin 1981, la centrale de Tammouz de deux réacteurs nucléaires d'une puissance totale de 70 MW, située à une quinzaine de kilomètres à l'est de Bagdad en Irak, connue sous le nom de Osirak, conçue officiellement à destination de la recherche(copie de la centrale français Osyris), est détruite lors d'un bombardement mené par Israël avant sa mise en activité lors de l'opération Opéra[50]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Durant la Guerre du Golfe en 1991, des attaques manquées ont été tentées sur des réacteurs en fonctionnement, une par des scuds Iraquiens contre le réacteur nucléaire militaire Israelien de Dimona, une autre par la frappe des États-Unis sur un petit reacteur de recherche Iraquien Centre de recherche nucléaire de Tuwaitha[51]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans la nuit du 5 au 6 septembre 2007, dans le cadre de l'opération Orchard, l'aviation israélienne a mené un raid sur le réacteur nucléaire d’Al-Kibar, à 450 km au nord-est de Damas en Syrie, situé dans la région de Deir ez-Zor, et l'a détruit. Le réacteur était du même type que celui construit par la Corée du Nord à Yongbyon et pouvait permettre la production de plutonium[52]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2022, à l'occasion de la guerre en Ukraine à la suite de l'invasion par la Russie, l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a exprimé ses inquiétudes sur la situation dans un communiqué et a appelé à « un maximum de retenue pour éviter toute action qui mettrait les sites nucléaires du pays en danger ». Après la prise de contrôle de la centrale nucléaire de Tchernobyl, les forces armées russes se trouvent à proximité de la plus grande centrale nucléaire d’Ukraine et de ses six réacteurs (centrale nucléaire de Zaporizhzhia). Une réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA à Vienne, siège de l’agence, est organisé pour discuter des « risques réels » posés par le conflit entre la Russie et l'Ukraine. La résolution adoptée appelle la Russie à « cesser immédiatement les actions contre les sites nucléaires ukrainiens », mis en danger par la guerre qui fait rage à la suite de l'invasion russe. Le texte estime que cette guerre « pose des menaces graves et directes à la sécurité" de ces lieux et de leur personnel », avec « le risque d'un accident ou incident nucléaire qui mettrait en danger la population de l'Ukraine, des États voisins et de la communauté internationale »[53],[54],[55],[56]. Selon les annonces de l’AIEA et des autorités régionales ukrainienne du 3 mars 2022, l’armée russe s’est emparée de la centrale nucléaire de Zaporijia. L'exploitation et la sûreté technique restent assurées. À la suite de l’assaut contre cette centrale, un incendie s’était déclenché dans un bâtiment voisin qui a été maîtrisé[57],[58]. La centrale de six réacteurs a une capacité totale de près de 6 000 mégawatts, assez pour fournir en électricité environ quatre millions de foyers. En temps normal, le site produit un cinquième de l’électricité du pays. C'est la première fois qu'un conflit militaire se déroule dans un pays doté d'un large programme nucléaire[59]. Le 11 août 2022, « l’heure est grave », déclare le chef de l’AIEA au Conseil de sécurité de l’ONU, à la suite de nouveaux bombardements, près du stockage de déchets radioactifs, ayant mis hors d'usage certains capteurs de radioactivité, la centrale se trouvant au milieu d'un champ de bataille[60],[61]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les frappes russes en Ukraine s’attaquent aux capacités de production électrique pilotables ce qui a entrainé la mise à l'arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires. L’armée russe juqu'en 2024 n'a pas pris le risque de viser directement des infrastructures nucléaires[62]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a conclu qu’une frappe de drone, attribuée à la Russie par l'Ukraine, ayant atteint la centrale de Tchernobyl en février 2025 avait "détruit la capacité de confinement" de l’arche protectrice et n'est plus en mesure de bloquer les radiations[63]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon les chiffres mis à jour par l'AIEA en 2020, l'Ukraine possède 15 réacteurs opérationnels produisant 51,2% de l'électricité du pays, 2 réacteurs sont en construction[64]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le 17 mars 2026, lors de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, la centrale nucléaire civile de Bouchehr en fonctionnement, dans le sud de l'Iran, a été touchée par un "projectile" sans faire de dégât sur l'infrastructure indique l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui rappelle les risques d'accident nucléaire entraînés par le conflit[65]. Le 22 mars 2026, le site de la centrale nucléaire de Dimona en Israël a été ciblé par un missile balistique iranien tombé à cinq kilomètres[66]. En avril, le voisinage de la centrale est à nouveau touché pour la quatrième fois par des frappes israelo-americaines, le personnel russe de Rosatom est encours d'évacuation[67]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En mars 2026, la guerre au Moyen-Orient est entrée dans une « phase périlleuse », « les attaques visant des sites nucléaires constituent une menace croissante pour la santé publique et la sécurité environnementale » en Iran et en Israël selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle appelle « toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue militaire et à éviter toute action susceptible de déclencher des incidents nucléaires »[68]. En mai 2026, une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah provoque un incendie. La Centrale nucléaire de Barakah des Émirats Arabes Unis, dotée de quatre réacteurs d'une puissance totale de 5600 MW, est pleinement opérationnelle depuis le 4 septembre 2024[69],[70],[71]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Article détaillé : Vulnérabilité des installations nucléaires aux attaques#Attaques militaires. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dimension cybernétique
Articles détaillés : Guerre hybride et Cyberguerre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au XXIe siècle, une nouvelle dimension de la guerre s'ajoute aux développements sur la terre, la mer, les airs, l'espace : la guerre hybride, la guerre cyber apparaissent portées par le réseau des réseaux internet à travers le monde cyber avec le développement hyper rapide des technologies s'y rapportant et des technologies duales comme l'intelligence artificielle et les réseaux sociaux. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La maîtrise de la gestion des flux d’information sur le réseau des réseaux est un enjeu stratégique pour les états afin d'assurer leur souveraineté numérique. La gestion des noms de domaine internet permet de censurer, rediriger ou bloquer des domaines, ce qui constitue un levier de contrôle politique. Historiquement, les États-Unis contrôlaient les organismes chargés de la gestion globale d'internet. Des pays comme la Russie, la Chine ou les BRICS veulent s'en affranchir[72],[73],[74],[75]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Comme a pu le constater lors des guerres comme l'invasion de l'Ukraine par la Russie et la Guerre de Gaza opposant Israël au Hamas, l’Intelligence artificielle s'insère sur les champs de bataille où la vitesse, l’autonomie et la dimension cognitive prennent une place centrale, elle peut être «embarquée» dans les systèmes d’armes, de la détection et l’identification de cibles, aux choix de zones de déploiement des armes et des soldats. L'IA générative est capable d’analyser en un temps record des volumes massifs de données de renseignement pour identifier les cibles à abattre. Sur le plan technique et moral, l’IA peut commettre des erreurs. Et les armes autonomes font donc des erreurs d'où le problème de l'attribution de responsabilité morale. L'IA ouvre des interrogations éthiques et remet en chantier le droit International de la guerre et droit international humanitaire. Les craintes pour le futur portent sur l'« hyperguerre » où les machines prendraient toutes les décisions, du déploiement des armes et de leurs utilisations[76],[77],[78]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans les mêmes guerres, les réseaux sociaux sont utilisés comme instrument de propagande diffusant un flot de désinformation générant une confusion générale qui profite aux acteurs de manipulation (En Europe, normalement, le DSA impose aux plateformes, une obligation de moyen et de transparence en matière de modération de contenus et de lutte contre la désinformation, sous peine d’amende)[79]. À contrario, les images et vidéos de guerre mises en ligne sur les réseaux sociaux si elles sont sauvegardées peuvent servir en cas de recours à la justice[80] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
De nouveaux concepts et stratégies associées à la conflictualité entre États se font jour dans le monde cyber[81] (cyberespace, cyberdéfense, cyberattaque, cybersécurité, cyberespionnage). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2007, l'Estonie est la cible d'une cyberattaque d’envergure contre les infrastructures de l'État dont les services ont été dans une large mesure numérisés. Presque toutes les démarches peuvent se faire en ligne. Le Parlement estonien, des ministères, des banques, des journaux sont touchés. Le pays est presque à l'arrêt pendant quelques jours, sans que les conséquences soient durables. L'attaque est attribuée à la Russie (même si les actions sont multiples et indirectes car « les attaques ont été lancées à partir de 60 pays différents, depuis des millions d'ordinateurs »), par les autorités estoniennes mais les preuves manquent pour cette affirmation, c'est une des difficultés pour mettre en place une réponse adaptée et proportionnée aux attaques cybers[82],[83],[84],[85]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2010, la première action reconnue de cyberguerre de l’histoire menée par Israël, les États-Unis et les Pays-Bas visait le programme nucléaire iranien. Grâce à une première intrusion, un virus informatique (Stuxnet) a infecté plus de 45 000 Systèmes informatiques dont 30 000 en Iran (dont les automates industriels SCADA de Siemens, permettant de saboter les centrifugeuses d'enrichissement de l'uranium sans que les ingénieurs de supervision s'en aperçoivent)[86],[87],[88]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2014, lors de l'annexion de la Crimée par la Russie, l'armée russe a intégré une dimension « cyberoffensive », en coupant toutes les communications électroniques entre les garnisons ukrainiennes stationnées en Crimée et leurs centres de commandement dans le reste de l'Ukraine[89]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'Ukraine, toujours en guerre au printemps 2024, a constaté que de nombreuses cyberattaques contre des infrastructures énergétiques sont exécutées en coordination avec des attaques cinétiques établissant un nouveau mode opératoire de l'armée russe[62]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Économie
Les belligérants tentent de s'approprier lors du conflit des ressources économiques ou détruire celles de l'adversaire. C'est l'un des aspects majeurs d'un conflit. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Antoine de Saint-Exupéry dans son ouvrage Terre des hommes et dans un article de presse s'interroge sur la condition humaine et la guerre, en particulier sur les destructions économiques « Chacun s’installe à l’abri d’un mur de ciment. Chacun, faute de mieux, lance, nuit après nuit, des escadrilles qui torpillent l’autre dans ses entrailles, font sauter ses centres vitaux, paralysent sa production et ses échanges. La victoire est à qui pourrira le dernier. Et les deux adversaires pourrissent ensemble »[90],[91]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'économie de guerre a pour objectif le maintien des activités économiques indispensables à un pays, l'autosuffisance, la dissuasion de la consommation privée, la garantie de la production des aliments et le contrôle de l'économie depuis l'État. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En amont de la guerre, les investissements en armements des futurs belligérants font tourner l'économie nationale et participent au produit intérieur brut et à sa croissance. Les destructions réciproques dus au déroulement de la guerre font baisser ces indicateurs. Le temps de retour de ces indicateurs au niveau d'avant le conflit donne une idée des pertes économiques provoquées par un conflit. Les externalités négatives ne sont pas prises en compte par l'économie à la fin du conflit : pertes humaines (morts et blessés), perte de chance dans les vies humaines, pertes de patrimoine (mondial[92], national, privé), détérioration de l'environnement (émission de CO2, extraction de pétrole et de gaz, dérèglement climatique…). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il faut compter aussi les pertes indirectes de l'économie qui durent tout au long de la guerre : chômage dû à l'arrêt ou la destruction des entreprises et au ralentissement de la production par manques de pièces intermédiaires ou de maintenance, baisse du revenu agricole due aux opérations sur le front, perte de revenus des salariés, baisse de la consommation, faillites d'entreprises dues au ralentissement des échanges, baisse des revenus commerciaux... Les revenus réels sont amoindris par l'inflation engendrée par l'augmentation de tous les coûts dans les chaînes de valeur. Ces effets indirects entraînent la baisse des recettes de l’État et l'augmentation des dépenses de soutien à la population. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le patrimoine constitué de biens matériels et/ou immatériels, propriété privée ou bien commun est le reflet de la façon dont une société donnée se représente son propre passé et son avenir, à travers ce qu'elle estime vouloir transmettre aux futures générations[93]. La destruction des patrimoines par les guerres pose des problèmes existentiels aux sociétés concernées. La perte est souvent inestimable au-delà des coûts de reconstructions pouvant être entreprises. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À titre d'exemple, La Première Guerre mondiale en France fait des millions de victimes et des terribles destructions, la production agricole et industrielle ne dépasse son niveau d’avant-guerre qu’en 1924. Un tiers de la richesse de la France est anéanti[94]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Industries de guerre
Pour chacun des camps, il est vital d'éviter au maximum les dégâts matériels qui pourraient affecter l'effort de guerre en diminuant la capacité productrice de l'industrie de l'armement. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Blocus
Article détaillé : Blocus. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Un blocus est défini par l’Encyclopædia Britannica comme « un acte de guerre par lequel un belligérant empêche l'accès ou le départ d'une zone définie de la côte ennemie[95]. » Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Historiquement, le blocus prenait place sur mer avec une puissance qui bloquait le commerce maritime avec le pays cible. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lorsqu'une ville côtière est assiégée depuis la terre, il est courant que les assaillants réalisent un blocus du côté maritime. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le blocus des ports ennemis peut mener l’arraisonnement des navires marchands. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lors de la guerre en Ukraine de 2022, la Russie tente d'imposer un blocus maritime à toute la côte ukrainienne de la Mer Noire où se situe le port d'Odessa[96],[97]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2026, le détroit d’Ormuz est l'objet d'un blocus par l’Iran, en réaction à la guerre initiée par Israël et les États-Unis contre l'Iran, ce passage maritime concentre des enjeux majeurs: près de 20% du pétrole mondial et une part importante du gaz naturel liquéfié y transitent chaque jour. Des milliers de navires y ont été mis à l’arrêt perturbant une route essentielle du commerce international[98]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Infrastructure de transport
Les infrastructures de transport sont indispensables pour permettre les déplacements des personnes et des biens et pour assurer le fonctionnement de l'économie[99]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les voies de communications (ports, infrastructures portuaires, ponts, routes, chemins de fer, nœuds ferroviaire, sous-stations de traction électriques, gares dont les gares de triage, aéroports, aérodrome) sont des sites stratégiques qui soutiennent l'effort de guerre. Il est inenvisageable de remporter la guerre sans porter un coup décisif à ces infrastructures. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1945, à la suite de la Seconde Guerre mondiale, en France et en Allemagne, les réseaux ferroviaires et réseaux routiers sont détruits aux deux tiers[100]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 a occasionné des milliards de dollars de dégâts en infrastructure de transport en Ukraine[101]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Infrastructure de télécommunications
Les sites de commutation, les têtes de réseaux, les câbles optiques d'interconnexion[102], les antennes d'émission/réception, les câbles sous-marins (99% du trafic mondial d'internet passent par les câbles sous-marins)[103],[104],[105],[106],[107], les stations d'atterrissage des câbles sous-marins sont les points sensibles des réseaux de télécommunication. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les États ou les unions par exemple l'Union européenne veulent pouvoir assurer la résilience des infrastructures de Télécommunications comme les câbles sous-marins en assurant une redondance satellitaire des réseaux de télécommunications. Le projet européen est une constellation de satellites placés en orbite basse au-dessus du continent, qui intègre des technologies de cybersécurité, notamment quantique[108]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les points d'accès au réseau mondial Internet permettent aux habitants de communiquer et de s'informer au-delà des sources gouvernementales en utilisant les applications dédiées (WhatsApp, Facebook, YouTube, Skype, moteurs de recherche…). Celles-ci peuvent être bloquées par les gouvernements des pays en guerre[109]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les États-Unis sont au cœur de tous les échanges internet. 10 des 13 serveurs racine qui trient les recherches sont situés aux États-Unis[105]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Infrastructure de production et transport d'électricité
Les centrales de production d'électricité[110], le réseau de transport haute et moyenne tensions dont les câbles sous-marins électriques[106] et les sites de transformation, le réseau de distribution, indispensables à l'effort de guerre, constituent soit des cibles, soit des objectifs de contrôle durant les opérations de guerre[110]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La guerre de haute intensité en Ukraine déclenchée par l'invasion par la Russie en 2022 met évidence le facteur stratégique de l'infrastructure électrique et ses conséquences sur le fonctionnement de l’industrie du pays et sur la vie quotidienne de la population civile. « Les frappes russes portent gravement atteinte aux conditions de vie des civils ukrainiens. La destruction du système électrique produit un effet domino qui donne lieu à des coupures d’eau, de chauffage, de réseaux mobile et internet etc… Cette situation pousse les civils à la migration. »[62]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Infrastructures pour le pétrole et le gaz
Les centres de production de pétrole et de gaz, le réseau de transport (oléoducs et gazoducs), les sites de transformation (raffineries de pétrole et usines à gaz) sont indispensables à l'effort de guerre et sont soit une cible, soit un but de contrôle durant les opérations de guerre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Annexion de populations
L'annexion ou la colonisation de territoires ennemis permet de disposer d'espaces et de populations « amies ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'annexion de l'Autriche (l'Anschluss) ou l'annexion de l'Alsace-Lorraine permettent à l'Allemagne nazie de mettre la main sur des centaines de milliers de soldats utilisés lors de la Seconde Guerre mondiale. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Depuis l'annexion de la péninsule de Crimée en 2014, la Russie en conflit avec l'Ukraine, en crise démographique, a inclus les 2,4 millions d’habitants de la Crimée dans ses 145,47 millions d'habitants[111]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Appropriation de la force de travail
Le travail forcé est contraire à la Convention Internationale de la Haye signé par les Allemands en 1907 suivant l’article qui stipule qu’« aucun civil ne peut être employé contre l’effort de guerre de sa propre patrie ». Lors de la Première Guerre mondiale, dans le Nord de la France, en grande partie occupé, l'Allemagne décide à partir de 1916 d’utiliser la population civile par le travail forcé[112]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pour les besoins de la guerre, l'économie est transformée en économie de guerre, les usines d’armements peuvent fonctionner en continu et nécessiter de la main-d’œuvre en remplacement des travailleurs mobilisés et transformés en soldats. En juin 1942, lors de la Seconde Guerre mondiale, les Allemands exigent de la France le recrutement forcé de 350 000 travailleurs et faute d'atteindre ce nombre mettent en place le Service du Travail Obligatoire (STO)[113]. Sur les 13 millions de femmes et d’hommes (un tiers était des femmes) victimes du travail forcé pour l’Allemagne nazie, entre 1938 et 1945 pour faire tourner l'économie de guerre, 2,5 millions sont morts de mauvais traitements. Ils ont été originaires de toute l’Europe et été déportés vers l’Allemagne et les territoires occupés par le Troisième Reich[114]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Appropriation de ressources énergétiques
La volonté de capturer des champs pétrolifères de la région de Bakou ou d'interdire aux Alliés la libre disposition des minerais scandinaves deviennent des enjeux stratégiques majeurs de la Seconde Guerre mondiale. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les gouvernements des « pays développés » veulent maintenir leur contrôle sur les ressources indispensables à leurs économies ce qui est un facteur majeur de conflits armés[115]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La guerre en Irak ou la guerre d'Afghanistan ont rappelé les enjeux énergétiques pouvant conduire aux conflits armés. L'Irak disposait en 2002 de la deuxième réserve pétrolière de la planète[116]. L'Afghanistan, outre ses réserves de gaz, représentait une position stratégique dans le transport du pétrole, du gaz turkmènes[117]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Perte de production agricole
En France, lors de la Première Guerre mondiale, les combats et les bombardements détruisirent ou endommagèrent plus de 3 millions d’hectares de terres arables[94]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1945, à la suite de la Seconde Guerre mondiale, en France et en Allemagne, les récoltes sont d’un tiers inférieures à celles de 1939, mais la réduction atteint la moitié en Europe orientale[100]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'agriculture ukrainienne est très sévèrement touchée depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie depuis 2022, cultures détruites, machines endommagées, bétail décimé… « Plus de deux ans après le début du conflit, les pertes et les dommages subis par le secteur agricole en Ukraine s'élèvent à 80,1 milliards de dollars. Une large partie de ce montant - 69,8 milliards de dollars - est dû aux chutes de revenus causées par les pertes de production, à la baisse des prix des matières agricoles et à la hausse des coûts »[118]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Privatisation
Depuis la dernière décennie du xxe siècle, la suppression de la conscription dans la plupart des États modernes entraine le remplacement de générations de classes d'âge, en grande partie masculine, par des militaires professionnels soit par des sociétés privées en extension du marché des entreprises de sécurité[119]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La participation d'entreprises privées à la guerre n'est pas un phénomène nouveau. Dans les conflits armé du XXIe siècle, leur nombre et leurs rôles ont crû. Un État qui emploie des sociétés militaires privées doit s'assurer qu'elles respectent le droit international humanitaire[120]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lors de l'intervention américaine en Irak en 2003, la guerre est privatisée de manière partielle sur tous ses aspects, la logistique, le renseignement, la formation, la surveillance et l'interrogatoire des prisonniers, la protection des officiels, et in fine combat lui même[119]. Les rapports d'incidents publiés par WikiLeaks montrent que les sociétés de sécurité privées, employées par l'armée américaine, ont été impliquées dans des incidents ayant causé la mort de civils[121]. Blackwater est un symbole de la privatisation de la guerre, cette société a été fondée en 1997 par l’ancien militaire Erik Prince[122]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon Le Monde, « Cette dérive est lourde de dangers. Ces sociétés privées et leur personnel ne sont pas soumis à la hiérarchie militaire, n'obéissent pas aux mêmes règles, ne sont pas passibles des mêmes sanctions. Ils échappent largement à tout contrôle démocratique »[119]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les mercenaires du Groupe Wagner entretiennent des liens étroits avec le pouvoir et l’État russes. Le groupe Wagner est entré en action pour la première fois lors de l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014[123]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les sociétés militaires privées se sont imposées dans les crises et conflits à partir des années 2000. Le « marché » est estimé à près de 200 milliards de dollars[122],[124]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
A contrario, le retour de la guerre en Europe avec le conflit Russo-ukrainien en 2022 et ses risques d'extension a remis le domaine de la Défense nationale comme un enjeux de l'État. La fonction régalienne de souveraineté (ne devant pas ou ne pouvant pas être délégué à des sociétés privées) entraine la réflexion sur la relance de la conscription et du service militaire incluant aussi la participation féminine[125]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Réparations financières
Article détaillé : Indemnité de guerre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À l'issue de la Première Guerre mondiale, l'Allemagne est condamnée à payer des réparations financières aux vainqueurs. John Maynard Keynes démissionne de son poste au Trésor britannique pour protester contre les effets désastreux de ces trop lourdes indemnités. Il les analyse dans un livre, Les Conséquences économiques de la paix[126]. Le traité de Versailles fait porter à l'Allemagne toute la responsabilité de la Première Guerre mondiale par cette dette qui ne sera jamais honorée mais dont l'existence sera utilisée par la propagande nazie[127]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À la suite de la Guerre du Golfe qui vit l'émirat du Koweït envahi par Irak puis libéré fin février 1991 par une coalition menée par les États-Unis, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté le 20 mai 1991 une résolution créant la Commission d'indemnisation des Nations unies. La Commission a géré les compensations financières dues par l'Irak. Elles sont assises sur une taxe prélevée sur les ventes de pétrole et de produits pétroliers[128]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À l'occasion de la crise de la dette publique grecque débuté en 2008, la question des réparations financières, de l'Allemagne à la Grèce concernant la Seconde Guerre mondiale, refait surface. Ces réparations définies lors des accords de Paris du 14 janvier 1946 n'ont jamais été soldées. Elles pourraient représenter près de la moitié de la dette publique grecque[129]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En août 2022, le gouvernement polonais veut relancer des négociations avec l'Allemagne concernant des réparations liées aux pertes dues à la Seconde Guerre mondiale estimées à 1 300 milliards d’euros[130]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Reconstruction des pays détruits
Il faut également constater que la reconstruction des pays envahis ou bombardés est elle aussi un enjeu en vue pour l'économie des pays participants à la guerre. Ces contrats de reconstruction deviennent alors un critère de décision de l'entrée en guerre et un enjeu de la négociation de sortie du conflit. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La richesse perdue par la France à l'issue de la Première Guerre mondiale est estimé à environ un tiers de la richesse totale et le coût de la reconstruction a été évalué à 35 milliards de francs-or, soit 137 milliards de francs de 1920[94]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le Plan Marshall permettant le financement de la reconstruction en faveur de l'Europe à la suite de la Seconde Guerre mondiale a fait l'objet de critiques de la part d'économistes et d'historiens. Le Plan Monnet en France est dédié aussi à la reconstruction. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Après la Seconde Guerre mondiale, la France donne la priorité à la reconstruction des secteurs productifs de base. Dans le secteur de l’électricité est créé, le 8 avril 1946, d’Électricité de France dont le rôle sera, après les destructions de la guerre, d'assurer la production, le transport et la distribution de l'électricité sur le territoire national, ce qui fut fait dès 1953[131]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l'aide internationale participent aux financements des reconstructions par des prêts ou des dons aux pays sortant d’un conflit dans toutes les régions du monde et tous les secteurs économiques[132]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Augmentation des dettes publiques
L’histoire démontre que le facteur principal pour la création et la pérennité de la dette publique est la guerre[133] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les fortes augmentations de la dette publique ont suivi les guerres[134]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Due aux couts élevés des guerres, les premiers endettements publics durables apparaissent dans les cités italiennes dès le Moyen Âge[133]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les guerres napoléoniennes ou du 18e siècle ont conduit à des taux d’endettement dépassant 100% du PIB[134]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lors de la Première Guerre mondiale, les déficits budgétaires cumulés engendrèrent une dette publique qui fut multipliée par 30 en Allemagne, par 25 aux États-Unis, par 12 en Grande-Bretagne et par 6 en France. Les différents États utiliseront pour y faire face la création monétaire(ie planche à billets) et l'emprunt national et l'emprunt international[135]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1919, en France, à la sortie de la Première Guerre mondiale, l'Etat est très lourdement endetté à hauteur de 115 milliards de franc-or, en particulier auprès des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour 40 milliards. Le Bloc National sera forcé d'augmenter les impôts pour compenser le non paiement des réparations par l'Allemagne[136]. La première République allemande doit supporter les conséquences financières de la Première Guerre mondiale engagées par l'empire allemand. Au total, la guerre a été financée par une dette publique 156 milliards de mark[137]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la dette du Royaume-Uni culminait à 21 milliards de livres, soit environ 250 % du produit intérieur brut (PIB) de l’époque. Le pays a pu se sortir de cette situation difficile grâce à la période de forte croissance économique qui a suivi appelée les Trente Glorieuses[138]. En France au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la dette publique chuta de 250% du PIB en 1944 à 30% en 1950, sans que le budget de l'état ne connaisse un seul excédent. En effet, du à l'inflation établie entre 1944 et 1948 par une monétisation des dettes massive(ie planche à billet), les prix ont été multipliés par vingt, réduisant de 95% la valeur réelle des dettes[139]. « En France l'inflation dépasse 50% par an pendant quatre années consécutives, de 1945 à 1948. La dette publique est détruite, aussi sûrement qu'une usine par un bombardement »[140]. Dans une perspective totalement différente de l'après premier conflit mondial, « l'Allemagne bénéficia d'une annulation [partielle] de sa dette extérieure lors de la conférence de Londres de 1953, [...] »[141] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Retard dans les investissements d'avenir
Les guerres totales à partir du 20e siècle entrainent des pertes humaines et des destructions massives. Ces guerres, en mobilisant toutes les ressources, retardent les investissements de développements et de bien-être futurs des populations tels l'éducation, la santé et la lutte contre le réchauffement climatique. De même, la destruction des différentes infrastructures réduit les capacités des nations pour leur développement. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
A contrario, selon Thomas Piketty, les guerres des siècles précédents ont entrainés la domination technologique de l'Europe sur le monde : « la fragmentation politique de l'Europe [...] avait permis aux États européens de prendre le dessus sur la Chine et sur le monde entre 1750 et 1900 grace aux innovations induites par les rivalités militaires »[142] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Profiteurs de guerre
Un profiteur de guerre est une personne physique ou morale qui, de manière légale, spéculative ou délictueuse, tire un enrichissement personnel d'un conflit armé. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'expression remonte à la première Guerre mondiale et cette idée a touché tous les pays engagés dans cette guerre[143]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lors de la première Guerre mondiale une contribution exceptionnelle sur les bénéfices de guerre un impôt direct extraordinaire est créé en France par la loi du 1er juillet 1916, par le gouvernement socialiste d’Aristide Briand. La contribution est due par toute personne ou toute entreprise ayant fait des bénéfices supplémentaires ou exceptionnels depuis le 1er août 1914, date de l'entrée en guerre de la France, jusqu'à 18 mois après le conflit[143],[144],[145]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Albert Einstein, dans la correspondance épistolaire avec Sigmund Freud, éditée en 1933 sous le titre Pourquoi la guerre ?, identifie au sein de chaque peuple une minorité décidée « d'individus pour qui la guerre, la fabrication [d'armes] et le trafic des armes ne représentent rien d'autre qu'une occasion de retirer des avantages particuliers, d'élargir le champ de leur pouvoir personnel »[146],[30],[31]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pour contrer les profiteurs de guerre, lors de la seconde Guerre mondiale, à la libération de la France, De Gaulle prend l'ordonnance du 18 octobre 1944 sur les profits illicites qui cible les collaborateurs économiques, le marché noir et la spéculation[143]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2022, à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation, identifie « Les grands gagnants sont des acteurs comme Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America, JP Morgan et la City qui ont tous vu leurs profits exploser en 2022, notamment grâce à ces investissements faits de façon spéculative sur les produits financiers dérivés des matières premières agricoles. Leur pratique consiste à spéculer à la hausse »[147]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Entre le 20 février et le 9 mars 2026, incluant le début de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, la capitalisation cumulée des cinq principales majors occidentales du pétrole (ExxonMobil, Chevron, Shell, Total Energies et BP) est passée d’environ 1 430 milliards de dollars à près de 1 490 milliards, soit près de 60 milliards de dollars de valeur créée[148]. BP, Total Énergies et Shell ont vu leurs profits en très fortes hausses au premier trimestre 2026 par rapport au même trimestre de 2025 en relation avec la guerre en Iran[149],[150],[151],[152],[153]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Droit
Le XXe siècle, s'il a inventé la guerre industrielle, a aussi porté une attention internationale croissante à la résolution non-violente des conflits qui mènent à la guerre, via l'ONU notamment, dont le préambule de la Charte vise explicitement à « préserver les générations futures du fléau de la guerre ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Même si depuis la Seconde Guerre mondiale les affrontements directs et brutaux sont loin d'avoir disparu de la planète, les politiques de concertation et de coopération internationales se sont considérablement développées. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles détaillés : Résolution 3314 de l'Assemblée générale des Nations unies, Crime d'agression et Guerre d'agression. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les guerres du 21e siècle fragilisent les progrès de la mise en place d'un droit international limitant le recours à la guerre pour résoudre les conflits entre nations, les guerres d'agression qui semblaient être bannies ont repris, on peut citer, la guerre d'Irak lancée par les États-Unis en 2003, la guerre d'Ukraine engagée par la Russie en 2022, la guerre d'Iran déclenchée par Israël et les États-Unis en 2026. L'arbitrage de l'Organisation des Nations unies a été mis hors jeu[154],[155],[156],[157],[158]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Article détaillé : Droit de la guerre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À divers moments tout au long de l'histoire, les sociétés ont tenté de limiter les coûts humains, matériels et économiques des guerres en formalisant des règles morales ou juridiques, par exemple en protégeant les femmes et les enfants, les civils, en interdisant certains types d'armes ou les poisons chimiques, et en codifiant parfois les conditions du combat, voire du duel. À l'opposé, la guerre totale et industrielle cible les civils et mobilise toute une société, imposant à tous de contribuer à l'effort de guerre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans le passé, la culture, le droit et la religion ont tous causé ou justifié des guerres, mais ils ont également agi comme modérateurs, au moins à certains moments. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Certaines cultures ont ritualisé les conflits pour limiter les pertes réelles de vies. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le ratio entre hommes et femmes et le ratio entre militaires et civils varient également considérablement parmi les morts de guerre, selon les époques et les cultures. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Divers traités ont réglementé les guerres et leurs conclusions, collectivement dénommés « les lois de la guerre », dont les Conventions de Genève (dont les premières ont pris effet au milieu des années 1800). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Guerre juste ?
Article détaillé : Doctrine de la guerre juste. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le philosophe Hugo Grotius s'est penché sur le sujet de la guerre juste[159]. Selon lui, une guerre peut être qualifiée de « juste » lorsqu'elle respecte les conditions suivantes : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jus ad bellum (droit à la guerre) : la guerre doit être déclarée en dernier recours, menée pour une juste cause, dans une intention juste, en utilisant des moyens qui soient proportionnés aux fins (à l'agression), avec un espoir raisonnable de succès ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jus in bello (droit dans la guerre) : la guerre doit être conduite en respectant les règles de discrimination (sélectivité des objectifs et des actions) et de proportionnalité (dosage des moyens employés en regard des fins visées) ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jus post bellum (droit à la sortie de la guerre) : la guerre ne peut être éternelle, on doit toujours pouvoir négocier une trêve ou un arrêt final des hostilités. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Droit de la guerre
Articles détaillés : droit international humanitaire et droit international humanitaire coutumier. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le droit international humanitaire (DIH), ou droit de la guerre et des gens, est un ensemble de règles qui tend à limiter les effets des opérations de guerre, en particulier à l'égard des populations et des installations civiles et des personnes qui ne participent pas ou plus aux combats (prisonniers de guerre, réfugiés), ainsi qu'en limitant les objectifs, les moyens et les armes de guerre. Le DIH est également appelé « droit des conflits armés ». Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le droit international humanitaire s'attache également à protéger l'environnement naturel, sans lequel toute vie humaine est impossible. Le Statut de Rome de 1998 de la Cour pénale internationale considère comme crime de guerre le fait de causer des dommages étendus, durables et graves à l'environnement naturel[160]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 1976, la communauté internationale a adopté la convention sur l'interdiction d'utiliser des techniques de modification de l'environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles[160] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Organisation des Nations unies
Article détaillé : Organisation des Nations unies. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Par l'intermédiaire du Conseil de sécurité, l'Organisation des Nations unies a cherché des nouveaux moyens de résolution non-violente des conflits, s'appuyant notamment sur la concertation, la médiation, la signature et ratification de traités de paix et de conventions internationales, l'édiction de sanctions internationales, l'envoi de contingents de casques bleus, les mandats d'intervention. Mais ces outils restent fragiles. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L’ONU dispose de la Cour internationale de justice qui est sa plus haute juridiction dont les décisions sont sans appel et sont juridiquement contraignantes, mais elle n’a aucun pouvoir pour les faire appliquer. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Conventions de La Haye
Les différentes conventions de La Haye interdisent l'incorporation dans les armées de la population d'un territoire occupé. Le pouvoir nazi a donc fait usage d'une ruse : à partir du 25 août 1942, il a conféré la citoyenneté allemande à un nombre croissant de Français d'Alsace et de Moselle à commencer par les hommes (les malgré-nous). Plus récemment, elles ont statué sur la vente d'armes, la protection du patrimoine ou l'enlèvement d'enfants. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La Convention de la Haye sur la protection du patrimoine culturel en situation de conflit est établie en 1954. Elle a été adoptée peu de temps après la dévastation des villes comme Berlin, Rotterdam, Le Havre ou Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale. La faire respecter est la une des préoccupations de l'Unesco. Les maîtres des guerres modernes se moquent des Conventions[92]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Conventions de Genève
Articles détaillés : Troisième convention de Genève et Quatrième convention de Genève. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La convention de Genève fixe le cadre légal international du droit humanitaire en période de guerre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La troisième convention de Genève est relative au traitement des prisonniers de guerre. La quatrième est relative au traitement des civils[161]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L’article 53 de la quatrième Convention de Genève interdit la destruction par la puissance occupante de propriétés appartenant à des personnes privées sauf si cette destruction est rendue absolument nécessaire par les opérations militaires[162]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L’expulsion d’une population hors de son territoire est interdite par la quatrième Convention de Genève (1949) et ses Protocoles additionnels I et II (1977). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La convention de Genève et son protocole additionnel stipule que les installations nucléaires ne doivent pas être prises pour cibles dans une guerre[163]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ingérence humanitaire : droit ou devoir ?
Article détaillé : Ingérence humanitaire. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les défenseurs de l'ingérence humanitaire la justifient principalement au nom d'une morale de l'urgence mettant au-dessus des vicissitudes politiques les droits premiers des êtres humains à la vie. Elle puise son fondement dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Une ingérence n'est légitime que lorsqu'elle est motivée par une violation massive des droits de l'homme, et qu'elle est encadrée par une instance supranationale, typiquement le Conseil de sécurité des Nations unies. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Guerres d'agression
À l’issue de la Seconde Guerre mondiale en 1945, le crime d’agression est présent pour la première fois dans l'acte d'accusation et le jugement du procès de Nuremberg : « déclencher une Guerre d'agression n'est pas seulement un crime d'ordre international, c'est le crime international suprême, ne se différenciant des autres crimes de guerre que du fait qu'il les contient tous »[164]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Environnement
Les conséquences écologiques et environnementales de la guerre sont connues et dénoncées. La guerre porte atteinte à l’environnement en s’attaquant à la biodiversité : les biotopes, la faune, le végétal, la dégradation de l’habitat et des ressources[45] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
De la la défense des Scythes contre Darius en – 513 av. J.-C. jusqu’aux puits de pétrole incendiés au Koweït par l’armée de Saddam Hussein en 1990, la stratégie de la terre brûlée a souvent été employée lors des guerres au cours des temps[165]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les obus, missiles, roquettes enfouis dans le sol bombardé contiennent de l'arsenic, du mercure et des sels de perchlorates, entre autres substances toxiques. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À la suite des deux guerres mondiales du XXe siècle, des millions de tonnes d'armes immergées (armes conventionnelles ou chimiques) reposent encore dans des lacs ou sur les fonds marins et restent dangereuses. En cas de fuites dues à la corrosion, elles peuvent empoisonner ou contaminer des animaux (poissons, coquillages, crustacés) consommés par l'homme ou les animaux d'élevage (sous forme de farines et huiles de poissons). 1,6 million de tonnes de bombes et munitions ont été immergées au fond de la mer du Nord et de la mer Baltique. Ces explosifs représentent un risque croissant de pollution environnementale qui nécessite la mise en œuvre de programmes de récupération[166]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les bombardements atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki, effectués par les États-Unis au Japon à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont laissé derrière eux une pollution radioactive dispersée dans l'atmosphère et les sols, en plus des immenses pertes humaines et matérielles. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Durant la guerre du Viêt Nam menée par les États-Unis, un défoliant, l'« agent orange », a été massivement utilisé, sa toxicité a détruit une partie des forêts du Viêt Nam et causé de graves préjudices de santé aux populations. Ce défoliant était destiné à supprimer le couvert végétal des forêts à l'abri duquel les soldats du Vietcong se déplaçaient (Piste Hô Chi Minh). Les firmes Monsanto et Dow Chemical en étaient les principaux fournisseurs. Le concept d'écocide est défini à partir de ce conflit[167]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pendant la première guerre du Golfe en 1990-1991, les incendies volontaires des puits de pétrole au Koweït par l'Irak ont pollué l'air et les sols. Un milliard de barils de pétrole sont partis en fumée et en retombées sur les sols. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les bouleversements climatiques à venir au cours du XXIe siècle et leurs effets pourraient engendrer une multiplication des conflits liés à la possession de la terre arable, à l'accès à l'eau, aux sources d'énergie[168]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2026, l’attaque de l’Iran par Israël et les Etats-Unis et ses conséquences entraînent des risques environnementaux majeurs en particulier dans le golfe Persique. Ce surajoutant aux installations militaires visés, des frappes ont lieu par l'ensemble des belligérants sur les infrastructures énergétiques pétrolières et gazières de toute la région, sur des navires de transports pétroliers et gaziers et autres navires, sur des usines de désallement de l'eau de mer (produisant l'eau douce indispensable aux populations de la région). Plus de deux cents incidents sont à impacts environnementals potentiels[169],[170],[171]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Genres
La guerre s'appuie principalement sur la division des rôles : masculin pour les combats[172], féminin pour participer en seconde ligne à l’effort de guerre. Les femmes font et élèvent les enfants et assurent la disponibilité des combattants futurs[173]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Depuis la Révolution française, la place des femmes et des hommes dans les conflits a changé. Progressivement les femmes approchent des combats. Elles sont intégrées aux unités auxiliaires. Les femmes se sont engagées dans des mouvements de lutte et de résistance dans les pays occupés. Elles prennent part aux guerres de libération face aux puissances coloniales. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La conscription masculine est établie dans certains pays (France 1798, Prusse 1814, Italie 1861, empire d’Autriche 1866, Russie 1874, Suède 1901). Au début du XXIe siècle, le service militaire obligatoire réservé aux hommes a été supprimé par la plupart des pays européens. La professionnalisation et la féminisation des armées l'ont remplacé[174]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Qu’elles soient ambulancières, cantinières, infirmières, secrétaires, télégraphistes ou vivandières, plieuses de parachutes ou opératrices de cinéma, des femmes ont accompagné l’armée française au front ou en deuxième ligne[175]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Durant la première guerre mondiale, Marie Curie aide la Croix rouge, en organisant la réponse aux besoins de radiologie par, l’installation de postes fixes en hopitaux, l'équipement et la fourniture de voitures radiologiques, la formation d'infirmières radiologistes[176]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La Première Guerre mondiale implique directement les civils, donc les femmes que ce soit pour soutenir les combattants, assurer la production de guerre, tenir la société de l’arrière, ou en étant directement victimes de la guerre[174]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Malgré la faillite du mouvement socialiste à empêcher la Première Guerre mondiale, les femmes socialistes européennes, à Berne en 1915, s'opposent à la guerre par la tenue d'une conférence et la publication d'un manifeste[177],[178]. Cet appel est diffusé en France par Louise Saumoneau. Clara Zetkin est emprisonnée à son retour en Allemagne pour la tenue de cette conférence. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans les années 1920, les femmes communistes s'opposent aux guerres coloniales par exemple par la diffusion d'un papillon lors du Congrès des ouvriers et paysans de Strasbourg du 20 septembre 1925. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Durant la Seconde Guerre mondiale, les femmes participent à l'effort de guerre, elles travaillent notamment dans les usines d'armement. Dans l'Armée rouge de l'URSS, des femmes, par exemple, conduisent des chars, pilotent des avions de chasse, elles représentent 8% du total des forces armées[179]. Des femmes s'engagent dans la résistance dans divers pays occupés. En France, les femmes représentaient 20 % des effectifs de la résistance. On peut citer Marie-Claude Vaillant-Couturier, Lucie Aubrac, Lise London, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle Mila Racine, Simonne Mathieu et Renée Davelly[174],[180],[181]. Maryse Bastié s'engage en septembre 1939 comme pilote dans l'armée de l'air, puis remplit des fonctions d’agent de renseignement pour les Britanniques pendant l'occupation[182]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Durant la guerre d'Asie-Pacifique (1931-1945), mené par l'empire du Japon, les femmes de réconfort (ianfu) désignent les jeunes filles raflées par l'armée impériale japonaise pour servir de prostituées en Corée mais aussi en Chine et en Asie du Sud-Est. 90% de ces femmes sont coréennes. L'estimation du nombre de femmes soumises à ce régime est compris entre 50 000 et 200 000[183],[184]. En 2015, le Japon reconnaît sa « responsabilité » dans le système d’esclavage sexuel mis en place[185]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La guerre d'Indochine, de 1945 à 1954, a marqué un tournant pour l’armée française, avec plus de 5 000 femmes ayant participé au conflit dont une partie directement impliquée dans les combats. Jusqu'à cette période, la loi militaire française interdisait d’armer les femmes[175]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2000, les femmes constituent 14 % du personnel en activité de l’armée des États-Unis, et que les forces américaines engagées dans la guerre du Golfe de 1990-1991 comptaient 40 000 femmes[179]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Depuis la fin du XXe siècle, les guerres (Ukraine, Afghanistan, Rwanda, Syrie, Irak) entraînent un nombre toujours plus grand de déplacés dont les femmes et les enfants constituent la majorité. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2022, selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, dix millions de personnes, soit plus d’un quart de la population en Ukraine, ont fui leurs foyers en raison de la guerre « dévastatrice » menée par la Russie (90 % des personnes qui ont fui sont des femmes et des enfants)[186]. L'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 remet à l'ordre du jour la guerre de haute intensité en Europe entraînant une mobilisation par ces deux États des hommes en âge de combattre[187],[188]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Un conflit armé, qu’il soit international ou non international, contraint les femmes à assumer des rôles inhabituels et à acquérir des compétences nouvelles pour survivre. Les États liés par les traités de droit humanitaire doivent promouvoir les règles de protection générale et la protection spéciale auxquelles les femmes ont droit[179]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
De tout temps, les femmes sont les premières victimes des violences sexuelles dans les conflits et ces crimes restent le plus souvent impunis durant et après les guerres. Selon Carol Bellamy, directrice générale de l’UNICEF dans une déclaration faite à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes en 2004 « la guerre a toujours eu un impact dramatique sur les femmes. Mais la nature des conflits qui se déroulent aujourd’hui dans le monde a évolué de telle sorte que les femmes et les enfants sont touchés de plein fouet par l’indicible brutalité des combattants »[189]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le 3 mars 2011, la directrice exécutive d'ONU Femmes, Michelle Bachelet a prononcé un discours intitulé Les femmes, la guerre et la paix, qui rappelle : « En 2000, le Conseil de sécurité a unanimement adopté la résolution 1325. Cette décision historique a reconnu en premier lieu que les femmes vivent la guerre de manière différente des hommes, et en second lieu, que les femmes d'une nation sont une ressource inexploitée pour ce qui est de consolider la paix. La résolution 1325 a appelé tous les acteurs, nationaux et internationaux, à faire pleinement participer les femmes à la prévention et au règlement des conflits »[190]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La fin de la guerre d'Afghanistan et le retour au pouvoir des Talibans est le point de départ d'une politique visant à rendre les femmes invisibles dans l'espace public. Les islamistes fondamentalistes ont progressivement rogné les libertés conquises par les femmes ces vingt dernières années, depuis la chute de leur précédent régime (1996-2001). Ils ont imposé une série de contraintes aux femmes (exclusion des emplois publics, restriction des droits de déplacement, interdiction d’accès au collège et au lycée, port du voile intégral en public de préférence la burqa, voile intégral le plus souvent bleu et grillagé au niveau des yeux)[191]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Daria Serenko, cofondatrice de la Résistance féministe antiguerre, un groupe de féministes russes fondé en février 2022 pour protester contre la guerre en Ukraine, souligne « La guerre et les droits des femmes sont étroitement liés car d’un côté, les hommes, qui vont revenir avec leurs traumatismes, constituent un véritable danger pour elles. De l’autre, ceux qui commettent les pires crimes [sur le champ de bataille] sont souvent les mêmes qui se montrent les plus brutaux chez eux »[192]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2025, la réflexion sur la conscription et le service militaire volontaire ou obligatoire incluant aussi la participation féminine est relancé en Europe[125]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Oppositions
L'opposition à la guerre peut reposer sur des raisons religieuses, humanistes, politiques, syndicales, de droit international, du droit des peuples. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le pacifisme et l'antimilitarisme s'opposent à institution militaire[193]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'opposition à la guerre peut se traduire par un mouvement social (manifestes, manifestations, blocage des transports de troupes ou du matériel de guerre, renvoi des papiers militaires) ou à titre indiduel (objection de conscience, insoumission, désertion, réfractaires à l'armée)[193]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Historiquement, le mouvement ouvrier français s'oppose à la guerre, les socialistes, les anarchistes et les syndicalistes de la Confédération générale du travail (CGT) ont été au premier plan pour l'opposition à la guerre et l'internationale des travailleurs s'est mobilisée contre les guerres de confrontation des capitalismes nationaux. Jean Jaurès figure centrale de la gauche française dirige le journal L'Humanité, tribune de ses idées pacifistes et sociales, il appelle à la solidarité ouvrière pour empêcher la guerre, il est assassiné 31 juillet 1914[194]. Du côté de l'empire allemand, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, en divergence avec la majorité des membres du parti social-démocrate d’Allemagne, s'opposent aux militaristes de son époque. En 1914, Karl Liebknecht, est le seul membre du Reichstag à refuser de voter les crédits de guerre. Rosa Luxemburg est emprisonnée dès 1915, quelques mois après les débuts de la guerre[195]. Le mouvement socialiste international d'opposition est marqué par son échec lors du déclenchement de la première guerre mondiale Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pendant la première Guerre mondiale, les mutineries désignent les révoltes ayant eu lieu au sein des forces armées, en Russie[196] et à la suite de la révolution Russe, en France, en Allemagne, et avec des slogans tel « à bas la guerre » (Mutineries de 1917 dans l'armée française, Mutinerie des soldats russes à La Courtine, Mutineries de la marine allemande). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La fin de la première guerre mondiale marquée par l'Armistice du 11 novembre 1918 est suivie par une révolte contre l'intervention en Russie en soutien aux troupes blanches opposées au nouveau régime établi par la révolution bolchevique (Mutineries de la mer Noire). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
À la fin de la deuxième guerre mondiale, les bombardements atomiques d’Hiroshima (6 août 1945) et Nagasaki (9 août 1945) par l'ampleur des pertes humaines et destructions associées marquent une rupture dans les risques pour l'Humanité d'une guerre nucléaire dont prennent conscience les opinions publiques. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les États-Unis imposent en 1947 au Japon des articles dans sa nouvelle constitution affirmant son pacifisme et son renoncement à la guerre. Le peuple japonais adhére dans sa majorité à cette doctrine. Une évolution progressive se fait jour par les gouvernements issus des partis nationalistes. En 2026, selon Philippe Pons du journal Le Monde, « [au] Japon, le pacifisme, pilier de l’identité nationale, [est] ébranlé par un monde où prime la puissance militaire »[197],[198],[199],[200],[201]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La guerre froide est concommitante à la montée d'un mouvement contre une possible guerre atomique. Le Conseil mondial de la paix proche à l'origine de la mouvance communiste fait partie de ce mouvement. En 1950, l'Appel de Stockholm a un grand retentissement. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les guerres d'indépendance entraînent des mouvements d'oppositions aux guerres coloniales, on peut se référer aux grèves contre la guerre d'Indochine. La grève des dockers de Marseille marque cette opposition. « Le jour on les faisait embarquer des canons et des armes à destination des colonies, et la nuit on ramenait en secret les cercueils des soldats morts »[202],[203], et au manifeste des intellectuels et artistes contre la guerre d'Algérie : "Manifeste des 121"[204]. D'autres part les jeunes appelés du contingent en Algérie, sont allés contre leur gré faire une guerre qui ne les concernait pas. Des réfractaires très minoritaires ont affirmé leurs oppositions par insoumissions, désertions ou refus d’obéissance[205]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
La crise des euromissiles qui commence en 1977 relance en parallèle le mouvement pacifiste à l'ouest. Les pays du bloc soviétique, liés au Pacte de Varsovie, déploient des missiles nucléaires de moyenne portée SS-20 fin 1977 à proximité des frontières des pays de l’OTAN. En réponse, l’OTAN décide d’engager l’installation de missiles nucléaires de moyenne portée Pershing II (de moins de 5 500 km) et de missiles de croisière en Europe de l'ouest (Allemagne, Italie, Angleterre, Pays-Bas et Belgique) en 1979. Pendant six années, de 1979 à 1985, d’importantes manifestations pacifistes sont organisées contre l’installation des euromissiles de l'OTAN[206]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
A titre d'exemple notoire d'opposition internationale on peut citer l'opposition à la guerre du Viêt Nam, l'opposition à la guerre d'Irak, l’opposition à la guerre d'Afghanistan, l'opposition à la guerre lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Évolution du nombre de guerres fin XXe siècle début XXIe siècle
Fin de l'histoire ?
En 1989, quelques mois avant la chute du mur de Berlin, Francis Fukuyama prédit le triomphe prochain de la démocratie dans le monde et une nouvelle ère de paix grâce au libéralisme. Pour lui c'est un processus qui est engagé devant aboutir au « stade le plus élevé du développement humain [...] une combinaison de démocratie libérale et d’économie de marché ». Il n’y aurait plus de guerre, ce serait la fin de l’histoire. Il nuance en expliquant que la 3e Guerre mondiale aura peut-être lieu, et il craint une résurgence du terrorisme et des guerres de libération nationale[207],[208],[209]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Malgré le ressenti lié à la fin de la guerre froide, des conflits majeurs entraînent des crises humanitaires dans de nombreux pays incluant l'Afghanistan, l'Irak, le Nigeria, la Somalie, le Soudan du Sud, la Syrie, et le Yémen. Les Nations unies estiment que 68,6 millions de personnes dans le monde ont été déplacées par la violence associée aux conflits. C'est un nombre de déplacées au plus haut depuis la Seconde Guerre mondiale[210]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En diminution depuis la fin de la guerre froide
Plusieurs rapports d'experts (Human Security Report Project (en), Uppsala Conflict Data Program (en), Peace Research Institute Oslo) font état d'une diminution du nombre de guerres, comme du nombre de génocides et de morts au combat, durant les deux décennies qui ont suivi la fin de la guerre froide : Charles-Philippe David souligne que « les vingt années qui ont suivi la fin de la guerre froide ont ainsi connu une progression fulgurante des processus de paix »[211],[212],[213]. Selon herodote.net, « la violence d'État a causé moins d'un million de tués en 2001-2010 ; soit beaucoup moins que dans chaque décennie antérieure depuis 1840 (à l'exception de la décennie 1900-1910). Cette violence d'État a été également moins meurtrière que par exemple la criminalité ordinaire au Brésil (50 000 homicides) ou en Afrique du Sud en 2011 »[214]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cet état de fait est contre-intuitif pour plusieurs raisons : l'augmentation du nombre d’États souverains ayant un siège aux Nations unies, ce qui accroît d’autant les facteurs de tensions ; la circulation des images par Internet et réseaux sociaux qui rend les conflits plus visibles ; la diversification des formes de conflits ; le maintien, décennie après décennie, de contentieux majeurs ; la montée en puissance d’acteurs non étatiques, comme le Hezbollah au Liban[215],[213] ; la tendance des médias à rapporter davantage les événements sanglants que l'achèvement d'un conflit[212]. Dans Sapiens : Une brève histoire de l'humanité (2011), Yuval Noah Harari souligne combien « la plupart des gens mesurent mal à quel point nous vivons dans une époque pacifique. Aucun de nous ne vivait il y a un millénaire, si bien que nous oublions facilement à quel point le monde était plus violent. Et alors même qu'elles deviennent plus rares, les guerres attirent davantage l'attention. Beaucoup plus de gens pensent aux guerres qui font rage aujourd'hui en Afghanistan et en Irak qu'à la paix dans laquelle vivent désormais la plupart des Brésiliens et des Indiens »[216]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon Thomas Piketty, « Au niveau mondial, les dépenses militaires sont passées de plus de 6% du revenu national en 1960 (guerres coloniales, guerre froide) à 3% en 2020 (2% en Europe, 4% aux États-Unis, 10% en Arabie Saoudite) »[217] Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En augmentation depuis 2010
Cependant, on a observé une augmentation du nombre de guerres, de 4 en 2010, soit le total le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, à 11 en 2014 (dont 7 impliquant des groupes islamistes radicaux), soit la plus forte hausse depuis la fin de la guerre froide et un niveau qui n'avait pas été atteint depuis 2000 ; le taux mondial de morts au combat a aussi augmenté depuis son minimum de 2005, principalement à cause de la guerre civile syrienne. Les chercheurs Andrew Mack et Steven Pinker soulignent que cette hausse « a annulé les progrès de ces douze dernières années, mais les chiffres des violences sont bien en deçà de ceux des années 1990 et n'ont absolument rien de comparable avec ceux des années 1940, 1950, 1960, 1970 ou 1980 »[218]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon Jean-Marie Guehenno, au XXIe siècle, « Un grand nombre de conflits obéissent d’abord à des dynamiques locales qui risquent d’en allumer d’autres, beaucoup plus étendus. C’est un scénario « Sarajevo 1914 », si l’on veut être très pessimiste, où les dynamiques échappent aux protagonistes locaux et entraînent les acteurs globaux »[219]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon les économistes Françoise Benhamou et André Cartapanis, nous entrons dans un monde de rivalité économique exacerbée par une mondialisation conflictuelle entre blocs géoéconomiques. « Les politiques commerciales et industrielles des Etats visent désormais davantage des objectifs de puissance que la prospérité économique globale »[220]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon Pierre Dockès, economiste, mettant l'accent sur les nécessaires « négociations, compensations, compromis » afin d'éviter les guerres à venir, en notant que « le réchauffement climatique, l'épuisement des ressources naturelles, l'urgence de la transition supposent des actions comparables à celles des économies de guerre (mobilisation, centralisation, planification, état d'exception) au risque de susciter des inégalités et de créer des conflits au sein des communautés nationales comme entre nations »[221]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Réarmement du Monde
Après avoir considérablement baissé dans les années 1990, les dépenses militaires mondiales sont reparties à la hausse depuis les années 2000. Ce constat est associé au regain des tensions, avec la Russie après l’annexion de la Crimée puis l'invasion de l'Ukraine, entre la Chine et les États-Unis à propos de Taïwan, et l'instabilité et incertitudes au Moyen-Orient (Syrie, Yémen, Arabie saoudite, Iran, Israël, Palestine…). Selon le rapport du Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri), l’année 2022 représente la huitième année consécutive de hausse pour les investissements dans les armées, estimés à 2 240 milliards de dollars[222]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En 2025, les États ont consacré près de 2 900 milliards de dollars aux dépenses militaires, en hausse de 2,9 %. Les États-Unis, la Chine et la Russie ont représenté plus de la moitié du total[223]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Selon un rapport du Sipri, les neuf Etats dotés de l’arme atomique (Russie, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Chine, Inde, Pakistan, Israël et Corée du Nord) possédaient 12 241 ogives nucléaires en janvier 2025, dont 90 % entre les mains des Etats-Unis et de la Russie. Avec l'augmentation des tensions géopolitiques, le développement des capacités nucléaires suscite des inquiétudes[224]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans un rapport publié en juin 2026, la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires (ICAN) révèle que les neuf Etats dotés de l’arme nucléaire ont dépensé, en 2025, près de 103 milliards d’euros pour leurs arsenaux. La dépense est en hausse de 19 % par rapport à 2024. les Etats accélèrent la modernisation de leurs arsenaux et renforcent le déploiement de leurs stocks existants. Alors que le niveau des dangers augmente, ces dépenses se font au détriment des services essentiels, comme les soins de santé, que les États devraient mieux assurer[225]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans la culture
La guerre est un thème fondamental dans l'histoire de l'art. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Article détaillé : Représentation de la guerre dans l'art. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Arts plastiques
Dès la préhistoire, l'art rupestre comprend de nombreuses représentations de scènes de guerre et de combat. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Parmi les peintures les plus connues représentant des scènes de guerre : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Tres de mayo, Francisco de Goya, 1814 ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guernica, Pablo Picasso, 1937. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Chansons
La chanson est un art populaire qui a souvent donné des œuvres traitant de la guerre le plus souvent pour la dénoncer mais pas uniquement. On peut citer à titre d'exemple : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le déserteur chanson écrite par Boris Vian en février 1954 ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Imagine chanson de John Lennon, en 1971 ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La Marseillaise de Rouget de Lisle écrite en 1792 à l'origine sous le titre de Chant de guerre pour l'armée du Rhin. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cinéma
Le cinéma a défini une catégorie pour les films de guerre dont certains sont devenus des références, par exemple : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Les sentiers de la gloire de Stanley Kubrick, sorti en 1957 ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Docteur Folamour de Stanley Kubrick, sorti en 1964, est une satire du risque « fou » (MAD en anglais, pour « mutually assured destruction ») ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Le jour le plus long de Ken Annakin, Andrew Marton, Bernhard Wicki, Gerd Oswald et Darryl F. Zanuck, sorti en 1962 ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Apocalypse now de Francis Ford Coppola sorti en 1979 ; Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Valse avec Bachir de Ari Folman, film d'animation israélo-franco-allemand sorti en 2008. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Théâtre
Dans la Grèce antique, la comédie Lysistrata d'Aristophane, écrite en 411 av. J.-C., le rôle assigné aux femmes dans les guerres est retourné contre les hommes et la guerre. Les femmes d'Athènes, menées par Lysistrata, se refusent à leurs maris, dans une grève du sexe. Sous cette pression, leurs maris cèdent et la paix est négociée avec Sparte mettant fin à la guerre du Péloponnèse[173],[226]. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Littérature
On peut citer : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre et Paix de Léon Tolstoï y figure notamment la campagne de Russie en 1812 de Napoléon Ier, parue en 1865-1869. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- À l'Ouest, rien de nouveau de Erich Maria Remarque paru en 1929. Symbole du pacifisme allemand marqué par la première guerre mondiale. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- La Prière de la guerre, de Mark Twain, conte paru en 1916 y dénonce l'aveuglement à l'égard des réalités de la guerre. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Akim court de Claude K. Dubois, Pastel, L’École des loisirs, paru en 2012, un enfant confronté à la guerre, doit fuir son village. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Pavel Hak, Sniper, paru en 2002, évoquant les Guerres de Yougoslavie. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Voir aussi
Sur les autres projets Wikimedia : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- guerre, sur le Wiktionnaire (thésaurus) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre, sur Wikiversity Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre, sur Wikisource Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre, sur Wikiquote Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Bibliographie
- Stéphane Chalmin (dir.), Gagner une guerre aujourd'hui? : de la Nation, de l'État et de ses armées, Paris, Économica, coll. « Stratégies & doctrines », 2013, 187 p. (ISBN 978-2-717-86543-1). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Carl von Clausewitz (trad. de l'allemand par Nicolas Waquet), De la guerre, Paris, Rivages, coll. « Rivages poche / Petite bibliothèque », 2006, 364 p. (ISBN 978-2-743-61516-1). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Carl von Clausewitz (trad. de l'allemand par Thomas Lindemann, préf. Hervé Coutau-Bégarie), Théorie du combat, Paris, Economica, coll. « Bibliothèque stratégique », 1998, 106 p. (ISBN 978-2-717-83736-0). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- René Girard (en collaboration avec Benoît Chantre), Achever Clausewitz, Flammarion, coll. « Champs-Essais », 2011, 416 p. (ISBN 2081226391) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Antoine-Henri de Jomini Précis de l’art de la guerre, éditions Ivrea, 1994 ; Les guerres de la Révolution, Hachette, 1998. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Victor Davis Hanson, Carnage & Culture, Doubleday, 2001, (ISBN 2-7028-7924-1) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- John Keegan, Histoire de la guerre, Dagorno, 1996, (ISBN 2-910019-32-2) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gonzalo de Salazar Serantes, Guerra, paz y civilización, Madrid : MAEC, 2016; Crimen y conflicto armado, Madrid: MAEC, 2018. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Louis Pergaud, La Guerre des boutons, Gallimard, 1977. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Fabio Maniscalco, World Heritage and War - monographic series "Mediterraneum", vol. VI, Naples, 2007, (ISBN 88-89466-07-3) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Anthony Wilden, The Rules are no Game. The Strategy of Communication, Routledge & Kegan Paul, London & New York, 1987. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Anthony Wilden, Man and Woman, War and Peace. The Strategist’s Companion, Routledge & Kegan Paul, Londres et New York, 1987. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean Doise Du combat antique au combat moderne : les réalités du terrain, ADDIM 1999, 223p. (ISBN 2-907341-96-0). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Carl Schmitt, Le Nomos de la Terre, (1988, Berlin), PUF, Paris, 2001, Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean Doise Histoire militaire de l'Alsace : la défense du Pays ; première partie : De la guerre de Trente Ans à Napoléon, Saisons d'Alsace, Revue Trimestrielle no 84, 1984, 103 p. (ISSN 0048-9018). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean Doise et Maurice Vaïsse, Diplomatie et outil militaire. Politique étrangère de la France : 1871-1969, Imprimerie Nationale, collection Politique étrangère de la France1987, 546p. (ISBN 2-11-080924-8). Nouvelle éd., Diplomatie et outil militaire. Politique étrangère de la France : 1871-1991, Le Seuil, coll. « Points histoire », 1992, 749p. (ISBN 2-02-014159-0). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Sun Zi (trad. Jean Lévi), L'Art de la guerre, Paris, Hachette Littératures, coll. « Pluriel », 2000, 352 p. (ISBN 978-2818504963) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Marina Mancini, Stato di guerra e conflitto armato nel diritto internazionale, Turin, Giappichelli, 2009, (ISBN 978-88-348-9597-9) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Anne Lehoërff, Par les armes. Le jour où l'homme inventa la guerre, Humensis, 2018, 357 p. (lire en ligne) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Bruno Cabanes (dir.), Une histoire de la guerre : du XIXe siècle à nos jours, Le Seuil, 2018, 800 p. (présentation en ligne). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Giusto Traina (dir.), Mondes en guerre. Tome I. De la préhistoire au Moyen Âge, Paris, Passés composés-Ministère des Armées, 2019, 566 p. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Olivier Zajec, « La guerre comme syllogisme éristique : Héraclite, Aristote et la rationalité tragique du conflit dans les relations internationales », Études internationales, vol. 46, no 1, mars 2015, p. 73-93 (lire en ligne) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean Paul Ntsengue, « De l'internationalisation des guerres : Causes et conséquences hier, aujourd'hui et demain », Études internationales, Our Knowledge Editions, 2021, p. 436 (ISBN 9786204252155, lire en ligne) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Jean-Michel Valantin, Hyperguerre: comment l'IA révolutionne la guerre, Nouveau Monde Editions, 2024, 288 p., (ISBN 9782380946123) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Asma Mhalla, Technopolitique : Comment la technologie fait de nous des soldats, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Points », septembre 2025, 289 p. (ISBN 979-10-414-2161-9) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Chapitre 8, Le spectre de l'hyperguerre, "les infrastructures directement liées aux armes nucléaires, lancements compris, seront elles aussi automatisées, interconnectées avec ce que cela comporte de vulnérabilités cyber, de riques d'erreurs et d'accidents, de dommages collatéraux et de conséquences désastreuses" Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Articles connexes
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- Arme Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Course aux armements Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Conscription Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Service militaire Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Mobilisation générale Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Effort de guerre Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre de religion Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre totale Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre nucléaire Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre d'anéantissement Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre de mouvement Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre de position Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre d'usure Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre éclair Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre asymétrique Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre moderne Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre civile Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre juste Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre propre Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre révolutionnaire Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre subversive Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre de basse intensité Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre froide Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Guerre hybride Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Cyberguerre Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Liste des guerres Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Polémologie Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Science de la guerre Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Droit de la guerre Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Reporter de guerre Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Troisième Guerre mondiale Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Usage de drogues en temps de guerre Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Audio
- « Archéologie de la guerre : aux origines de la violence », La Science, CQFD, France Culture, 9 janvier 2024. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Vidéo
- Alexis Tromas, Mélody Da Fonseca, « Qu’est-ce qu’un crime de guerre ? Comprendre en trois minutes » [vidéo], sur LeMonde.fr, 9 novembre 2023 (consulté le 9 novembre 2023) Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Liens externes
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- Stanford Encyclopedia of Philosophy Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Ressource relative à la littérature : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- The Encyclopedia of Science Fiction Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Ressource relative à la bande dessinée : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Comic Vine Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Ressource relative à l'audiovisuel : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- France 24 Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Ressource relative aux beaux-arts : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Biblissima Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Britannica Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Brockhaus Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Den Store Danske Encyklopædi Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Encyclopédie de l'Ukraine moderne Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Gran Enciclopèdia Catalana Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Larousse Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Notes et références
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- Thomas Piketty, Capital et idéologie, Editions du Seuil, 2019, 1197 p. (ISBN 9782021338041), p. 604-609↩
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- Entretien avec Jean-Marie Guehenno, « Conflits armés : « Les vieilles querelles sont maintenant à plusieurs niveaux » », sur CrisisGroup.org avec Libération, 11 septembre 2017 (consulté le 15 mars 2022)↩
- Françoise Benhamou, André Cartapanis, « La fragmentation géoéconomique n’est pas seulement un scénario à venir, elle est déjà visible », Le Monde, 22 décembre 2023 (consulté le 26 décembre 2023)↩
- Pierre Dockès, « Les guerres en cours reposent le problème de l’organisation d’une économie en temps de conflit », Le Monde, 22 décembre 2023 (consulté le 26 décembre 2023)↩
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Références 226 à 226
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Points à vérifier (428)
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- Qu’est-ce que la guerre ? — Non vérifié
La guerre se définit comme un état de conflit armé entre plusieurs groupes politiques constitués, comme des États.
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- Passage de cet article — Non vérifié
Définitions
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Étymologie
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La guerre se définit comme un état de conflit armé entre plusieurs groupes politiques constitués, comme des États. Par opposition aux guerres entre États, une guerre peut aussi désigner un conflit armé entre deux factions de populations opposées à l'intérieur d'un même État : on parle alors de guerre de religion, de guerre civile, de guerre ethnique, de guerre révolutionnaire ou encore de guerre de sécession. Elle es…
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Les êtres humains se feraient la guerre dès les débuts de la préhistoire. L'ancienneté des conflits armés tout au long de l'histoire est bien documentée. De tout temps, on en a recherché les causes et essayé d'en retrouver les racines. De plus, pour en comprendre les différentes formes, des typologies ont été définies pour les caractériser.
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Cologne en Allemagne, le 24 avril 1945, détruite par les bombardements alliés.
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Les découvertes scientifiques du XXe siècle menant à la bombe atomique introduisent la perspective de la guerre nucléaire. La stratégie des États est à repenser. La dissuasion nucléaire est à opposer à la destruction mutuelle assurée. Même une guerre conventionnelle comporte des risques nucléaires induits.
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Au XXIe siècle, une nouvelle dimension de la guerre s'ajoute entraînant le développement de la guerre hybride, de la cyberguerre à partir du réseau des réseaux internet à travers le monde cyber (cyberespace, cyberdéfense, cyberattaque, cybersécurité, cyberespionnage) et les technologies duales comme l'intelligence artificielle, et les réseaux sociaux.
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Les guerres entraînent des conséquences dans tous les domaines de la communauté humaine dont l'économie, le droit, l'environnement, le genre, les arts.
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Les guerres et leurs moyens sont juridiquement soumis à des règles anciennes et tacitement admises, les lois de la guerre, devenues le fondement du droit international public. Celles-ci définissent les conditions de légitimité, le déroulement et les moyens licites des guerres. Néanmoins, le recours à la force entre États pour régler leurs propres différends est proscrit par la charte des Nations Unies, article 2.
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La durée d'une guerre est très variable : la plus longue est sans doute la guerre de Cent Ans qui oppose aux XIVe et XVe siècles les royaumes d'Angleterre et de France pendant 116 ans (mais avec des trêves), et la plus courte la guerre anglo-zanzibarite de 1896 (38 minutes). La fréquence des guerres est également très variable, mais difficile à estimer pour les périodes reculées ; en diminution depuis la fin de la gu…
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Gaston Bouthoul dans La collection Que sais-je définie l'objet de son ouvrage sur la guerre, « la guerre est une forme de violence qui a pour caractéristique essentielle d'être méthodique et organisée quant aux groupes qui la font et aux manières dont ils la mènent. En outre, elle est limitée dans le temps et dans l'espace et soumise à des règles juridiques particulières, extrêmement variables suivant les lieux et le…
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Le général prussien Carl von Clausewitz décrit la guerre comme « un duel, à l'échelle de nations, certes, mais un duel tout de même » pour soumettre l'autre. La guerre est un prolongement de la politique d'une nation, dont l'objectif vise, par l'utilisation de différentes stratégies et tactiques, à la destruction (ou du moins la mise hors de combat) des forces armées de l'adversaire[réf. nécessaire],.
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Le mot « guerre » peut venir du francique werra, du germanique *werra, qui en français a supplanté les termes issus :
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du latin bellum qui signifie « guerre », et qui a donné : belliqueux, belliciste, belligérant ;
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du grec : polemos signifiant « guerre », et ayant donné polémique, polémiste, politique et polémologie (l'étude de la guerre).
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En 1884, la REA (l'académie royale espagnole) écrit dans son dictionnaire : « le mot guerra procède du vieux haut allemand werra »,,,,. (Alors qu'historiquement, le terme francique ou vieux-francique désigne la langue originelle des Francs saliens, le vieux haut allemand se rapporte principalement à l'époque carolingienne.)
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D'un avis différent, le linguiste Alinei ne donne pas une étymologie germanique mais fait un rapprochement entre les termes « guerre » et « *ver » (qui veut à dire « sacré ») italique et penche pour une évolution de type archaïque, attestée aussi en Italie méridionale, en Sicile et péninsule Ibérique. Gamillscheg (de) non plus ne donne pas une étymologie germanique mais pense que ce mot fait partie du vocabulaire du …
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Le dictionnaire Littré ne mentionne pas d'étymologie (proto-)germanique ni même (ancien bas ou vieux) francique, par contre il indique à la fois l'étymologie en bas-latin werra et le vieux haut allemand werra.
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Le mot werra apparaît pour la première fois en 858, le mot guerra en 1037.
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Article détaillé : conflits préhistoriques.
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L'iconographie de cette statue-menhir avec épée et poignard suggère que se constitue en Occident à la fin des temps néolithiques une caste de guerriers mais la guerre à cette époque semble « relever plus de la razzia que de la guerre véritable ».
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Lame cananéenne (en), supposée être la pointe d'un javelot, mais dont l'usage ne peut être tranché : arme pour la chasse ? Pour combattre ?
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L'archéologue et historienne Anne Lehoërff rappelle que si la guerre est une composante des sociétés du Paléolithique, elle « ne résout pas cette fausse bonne question de l'idée de violence première chez l'homme, qui relève d'une opposition trop simpliste » entre le modèle de Hobbes de l'homme naturellement violent (le philosophe voyant en lui un animal sauvage « possessif, agressif, prédatoire, ignorant par conséque…
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Selon la préhistorienne Marylène Patou-Mathis et à la lecture des recherches anthropologiques et archéologiques, la guerre ne semble apparaître qu’avec la naissance de l’économie de production et le bouleversement des structures sociales du Néolithique, il y a environ dix mille ans, et « la « sauvagerie » des préhistoriques ne serait qu’un mythe forgé au cours de la seconde moitié du XIXe siècle pour renforcer le con…
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L'archéologue Jean Guilaine voit dans les guerres néolithiques non seulement une compétition économique pour accaparer les ressources agricoles mais aussi le développement de classes sociales avec l'émergence d'un chef, probablement un guerrier plus prestigieux, pour qui la guerre et la répression sont deux des attributs de son pouvoir.
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À l'heure actuelle, les données archéologiques ne montrent, à l'échelle des millénaires (cinq au minimum), aucun massacre d'ampleur de centaines d'individus abandonnés in situ. Rien qui ne permette de confirmer l'usage régulier des armes emblématiques du Néolithique (l'arc et la lame emmanchée : haches et épées) sur la longue durée dans un but de guerre, et d'une manière intégrée aux modes de fonctionnement des socié…
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Le travail du cuivre au Chalcolithique, avec la fusion du minerai, l'alliage et la soudure transforme l'« art de la guerre ». La découverte du bronze, alliage de cuivre et d'étain, donne en effet au métal une dureté propice à cet art : une basse teneur en étain donne un matériau tendre, utilisé pour fabriquer des épingles de toilette où la malléabilité et la souplesse sont recherchées ; un alliage comportant environ …
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Article détaillé : Liste des guerres de la République romaine.
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Les conflits entre Lagash et Umma, en Mésopotamie, entre 2600 et 2350 av. J.-C., sont les conflits territoriaux les plus anciens pour lesquels on dispose d'une documentation. Il s'agissait toutefois de cas exceptionnel, les États émergeant dans cette période étant alors très rarement contigus et très peu densément peuplés.
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La guerre est perçue à l'époque de la Grèce antique comme dépendant des dieux qui accordent ou non la victoire. Les divinités interviennent directement sur le champ de bataille dans la guerre de Troie racontée dans l'Iliade d'Homère,,. Des guerres marquantes sont par exemple la guerre lélantine, les guerres médiques, la guerre du Péloponnèse, les guerres des diadoques.
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La civilisation latine est marquée aussi par de nombreuses guerres, dès la construction de la république romaine et liées à sa protection, comme la bataille du lac Régille, les batailles contre les peuples Italiques, Volsques, Èques et Sabins, guerre contre Véies, puis guerres puniques, des Gaules, liées à l'expansion.
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La guerre féodale revêt plusieurs aspects. À l'époque carolingienne, seuls les empereurs ou les rois mènent ou font mener la guerre par les comtes et les évêques de leurs pagi. Au milieu du Xe siècle, les seigneurs détenteurs de fiefs font la guerre pour leur propre compte, soit entre eux, soit contre le roi selon les liens de vassalité. L'ordre social et économique des militia se met en place avec l'adoubement et le…
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On peut mettre en avant les typologies suivantes :
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guerre d'agression ou guerre de conquête « La ville, et a fortiori la capitale, doit être prise, car elle est le lieu où s’incarne la volonté de poursuivre la guerre, à travers les institutions politiques, les symboles qui les représentent et les leaders qui les dirigent, mais aussi l’opinion publique. L’objectif stratégique de tout envahisseur n’est pas tant d’anéantir les forces militaires adverses que de contraind…
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guerre totale La guerre totale mobilise toutes les ressources disponibles de l'État, sa population autant que l'économie, la politique et la justice. Elle vise à détruire la totalité des ressources du belligérant adverse, elle provoque des destructions combinées civiles autant que militaires. Elle impose une gestion étatisée et centralisée, et par le contrôle de l'arrière et des opinions publiques au moyen en particu…
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les guerres inter-étatiques :
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la guerre économique
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la guerre psychologique
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les guerres civiles
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Le génocide des Tutsis au Rwanda opposa les deux ethnies principales du pays en 1994, et fit 800 000 morts, en majorité tutsis, en une centaine de jours.
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le statut juridique d'une guerre civile ne permettait pas initialement aux puissances étrangères et aux institutions internationales, comme l'ONU d'intervenir,
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l'intervention de la communauté internationale dans le règlement des guerres civiles fluctue au cours du temps suivant l'implication ou non d'une puissance faisant partie du conseil de sécurité, les rapports de force géopolitiques, les risques d'extension des conflits,
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on peut citer à titre d'exemple les guerres de Yougoslavie, la guerre de Libye, la guerre du Mali où les implications internationales diffèrent ;
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la guerre de religion
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la guerre révolutionnaire
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la guerre d'indépendance
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la guerre coloniale
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une guerre poussée par une puissance étrangère peut être déguisée en guerre civile pour masquer l'agression. La France a déguisé sa reconquête coloniale en Indochine en guerre civile avec la création d'un État vietnamien indépendant en 1948, durant la première Guerre d'Indochine d'indépendance. Les États-Unis qui ont « aidé » la République du Viêt Nam en lutte contre la République démocratique du Viêt Nam pendant la …
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la guerre froide
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La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Guerre ↗CC-BY-SA-4.0
- Guerre ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (14)
- Cologne en Allemagne, le 24 avril 1945, détruite par les bombardements alliés. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- L'iconographie de cette statue-menhir avec épée et poignard suggère que se constitue en Occident à la fin des temps néolithiques une caste de guerriers mais la guerre à cette époque semble « relever plus de la razzia que de la guerre véritable ». ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Lame cananéenne (en), supposée être la pointe d'un javelot, mais dont l'usage ne peut être tranché : arme pour la chasse ? Pour combattre ? ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Le génocide des Tutsis au Rwanda opposa les deux ethnies principales du pays en 1994, et fit 800 000 morts, en majorité tutsis, en une centaine de jours. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Ancien monument soviétique à la gloire de la force armée à Treptow (Berlin). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Illustration d'une mêlée de cavalerie. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Vers la guerre, peinture de (en) Konstantine Savitski en 1888 illustrant la mobilisation. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Bataille de Crécy, enluminure du XVe siècle. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Stuka survolant les ruines de Varsovie lors de son soulèvement en 1944. La ville est sortie rasée à 85 %, meurtrie par la guerre totale. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- L'extraordinaire capacité destructrice de l'arme nucléaire rend impensable, voire insoutenable, une telle guerre paroxystique et remet en question les lois de la guerre. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Pourcentage de morts (masculins) par guerre, pour différentes sociétés humaines. Le graphique compare des tribus amazoniennes et de Nouvelle-Guinée avec les États-Unis et l'Europe au XXe siècle ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Tir d'un missile depuis un navire néerlandais engagé dans la lutte contre la piraterie maritime au large de la corne de l'Afrique, lors d'un exercice. Les armes lourdes sont dissuasives. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Première Guerre mondiale : des munitionnettes travaillant à la production d’obus, au Royal Arsenal en Angleterre. ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Femmes communistes contre la guerre du Rif 1925 ↗ · Droits de reproduction à vérifier
Liens externes cités dans le document (43)
- belliqueux ↗Dans « Étymologie » du document source
- belliciste ↗Dans « Étymologie » du document source
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- (en) ↗Dans « En diminution depuis la fin de la guerre froide » du document source
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- « Archéologie de la guerre : aux origines de la violence » ↗Dans « Audio » du document source
- Qu’est-ce qu’un crime de guerre ? Comprendre en trois minutes ↗Dans « Vidéo » du document source
- www.wikidata.org ↗Dans « Liens externes » du document source
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- Comment la guerre détruit-elle aussi la planète? : L’environnement, à la fois victime collatérale et «arme de dissuasion» ↗Dans « Liens externes » du document source
- Le climat et l'environnement, victimes collatérales des guerres ↗Dans « Liens externes » du document source
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