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Assassinat de Samuel Paty

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Lassassinat de Samuel Paty, parfois désigné comme l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, est une attaque terroriste islamiste perpétrée en France, le 16 octobre 2020, en région parisienne, précisément à Éragny (Val-d'Oise).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Lassassinat de Samuel Paty, parfois désigné comme l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, est une attaque terroriste islamiste perpétrée en France, le 16 octobre 2020, en région parisienne, précisément à Éragny (Val-d'Oise).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Contexte national

Terrorisme islamiste en France · Cet acte terroriste survient alors que se tient en France le procès des auteurs de l'attentat ayant visé la rédaction du journal Charlie Hebdo en 2015, dont le prétexte était notamment la publication par ce journal de…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Victime

La victime, Samuel Paty, est un professeur d'histoire-géographie né le 18 septembre 1973 à Moulins, dans l'Allier. Après des études en classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Édouard-Herriot, à l'université Jean-Moulin-Lyon-III de 1993 à 1995 où il…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Hommages

Samuel Paty est nommé chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques à titre posthume le 21 octobre 2020, lors de l'hommage national qui lui est rendu à la Sorbonne. Le ministre de l'Éducation nationale annonce que le fils de Samuel…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Circonstances

Samuel Paty donne le 6 octobre un cours d'enseignement moral et civique (EMC) à des élèves de quatrième sur la liberté d'expression, thème au programme officiel de l'Éducation nationale,. Afin d'illustrer son propos, il présente deux caricatures de Mahomet…Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

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Le texte et ses détails

Présentation

Assassinat de Samuel PatyNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Fleurs déposées devant le collège du Bois-d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine, en hommage à Samuel Paty. Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Localisation 39-41, rue du Buisson-Moineau, Éragny, Val-d'Oise, France[3] Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cible Samuel Paty Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Coordonnées 49° 00′ 50″ nord, 2° 06′ 54″ est Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Date 16 octobre 2020
16 h 52[4] (HAEC) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Type Assassinat
Décapitation Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Armes Couteaux
pistolet airsoft Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Morts 2 (Samuel Paty et le terroriste) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Auteurs Abdoullakh Anzorov[5] Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Mouvance Terrorisme islamiste Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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L'assassinat de Samuel Paty, parfois désigné comme l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine[1], est une attaque terroriste islamiste perpétrée en France, le 16 octobre 2020, en région parisienne, précisément à Éragny (Val-d'Oise).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie dans l'enseignement secondaire, est assassiné par arme blanche et décapité peu après être sorti de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. L'assassin, Abdoullakh Anzorov, est un réfugié russe d'origine tchétchène ; il est abattu par la police quelques minutes après l'attentat.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dix jours auparavant, Samuel Paty montre deux caricatures de Mahomet issues du journal satirique Charlie Hebdo lors d'un cours d'enseignement moral et civique sur la liberté d'expression avec ses élèves de quatrième. Lors de ce cours, l'enseignant propose aux élèves qui pourraient être choqués de « sortir » ce qui provoque la colère de Brahim Chnina, père d'une élève de l'enseignant qui n'était pourtant pas présente dans le cours concerné. Celui-ci, ainsi que le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, publient alors sur divers réseaux sociaux des vidéos dans lesquelles ils insultent et diffament Samuel Paty. Son nom et l'adresse de l'établissement scolaire où il exerce y sont divulgués. Les vidéos ainsi diffusées prennent un aspect viral, suscitant de nombreux messages haineux à l'encontre de l'enseignant, jusqu'à la perpétration de l'assassinat.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'assassinat de Samuel Paty provoque de vives réactions, en France et à l'étranger. De nombreuses manifestations populaires sont organisées en mémoire de l'enseignant assassiné, un hommage national lui est rendu à la Sorbonne et une minute de silence est observée dans tous les établissements scolaires le 2 novembre 2020. À la suite de l'assassinat, le soutien d'Emmanuel Macron au droit à la caricature au nom de la liberté d'expression provoque de nombreuses protestations, notamment dans le monde musulman.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En novembre 2023, cinq collégiens ayant désigné le professeur au terroriste sont condamnés par le tribunal pour enfants pour association de malfaiteurs, en plus de la collégienne condamnée pour dénonciation calomnieuse.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le procès en cour d'assises pour « complicité d’assassinat » et « association de malfaiteurs terroriste » se déroule en 2024 et prononce la condamnation de huit prévenus. Pour le président de la Cour, l'assassinat a porté une « atteinte irrémédiable aux valeurs de la République et à la laïcité ». En 2026, deux prévenus voient leur peine réduite en appel après avoir été condamnés pour « association de malfaiteurs » mais sans retenir cette fois l'intention terroriste.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En septembre 2021, la Ville de Paris renomme le square de la place Paul-Painlevé « square Samuel-Paty » et en mars 2025, le collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine est renommé collège Samuel Paty en hommage au professeur assassiné qui y enseignait.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Contexte national

Cet acte terroriste survient alors que se tient en France le procès des auteurs de l'attentat ayant visé la rédaction du journal Charlie Hebdo en 2015, dont le prétexte était notamment la publication par ce journal de caricatures de Mahomet. Les caricatures danoises de 2006 viennent en outre d'être republiées par le même journal le 1er septembre 2020[6], ce qui a suscité des appels à représailles provenant du Pakistan[7]. Ces appels se traduisent rapidement à Paris par un attentat le 25 septembre près des anciens locaux de Charlie Hebdo[8].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'attentat intervient également peu après le discours (dit « discours des Mureaux ») du président de la République, Emmanuel Macron, sur la lutte contre « les séparatismes », prononcé le 2 octobre 2020 aux Mureaux et qui inspire le projet de loi confortant le respect des principes de la République[9], et lors duquel il présente des mesures pour renforcer la laïcité et dénonce « la “radicalisation” de certaines pratiques de l’islam »[10].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'attaque est la deuxième décapitation commise en France et en Europe depuis l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier en 2015. Depuis janvier 2015, la France est confrontée à une vague d'attentats sans précédent liés au djihadisme. Le professeur décédé dans cette attaque est, depuis janvier 2015, la 260e victime tuée dans un attentat islamiste sur le sol français[11].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Treize jours plus tard, un nouvel attentat islamiste fait trois victimes, à Nice[12].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Victime

Samuel PatyNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Biographie
Naissance 18 septembre 1973
Moulins (Allier, Auvergne, France)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Décès 16 octobre 2020 (à 47 ans)
Éragny-sur-Oise (Val-d'Oise, Île-de-France, France)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Surnom Monsieur PatyNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Nationalité françaiseNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Formation Lycée général Théodore de Banville de Moulins (1988-1991)
Université Lumière-Lyon-II (1993-1995)
Institut universitaire de formation des maîtres (1997-1998)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Activité Professeur d'histoire-géographieNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Père Jean Paty (d)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Mère Bernadette Paty (d)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Fratrie Mickaëlle Paty (d)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Autres informations
A travaillé pour Ministère de l'Éducation nationale (1997 - 16 octobre 2020)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎ (2020)
Commandeur des Palmes académiquesNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Œuvres principales
Le noir Société et symbolique 1815-1995 (d)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La victime, Samuel Paty, est un professeur d'histoire-géographie né le 18 septembre 1973[13] à Moulins, dans l'Allier. Après des études en classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Édouard-Herriot, à l'université Jean-Moulin-Lyon-III de 1993 à 1995 où il obtient sa maîtrise dirigée par le professeur Olivier Faure puis à l'IUFM de l'université Lumière-Lyon-II, il obtient le CAPES d'histoire-géographie en 1997 et est nommé en région parisienne[14]. Il était en poste depuis trois ans au collège du Bois-d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine[15],[16].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon plusieurs témoignages de ses élèves et anciens élèves, Samuel Paty était un enseignant investi et aimant son métier, soucieux de leur réussite et apprécié par eux[17],[18]. Il était marié[19] et père d'un enfant de cinq ans[20]. Il est enterré à Moulins, sa ville natale.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Hommages

Samuel Paty est nommé chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques à titre posthume le 21 octobre 2020, lors de l'hommage national qui lui est rendu à la Sorbonne[21]. Le ministre de l'Éducation nationale annonce que le fils de Samuel Paty obtiendra le statut de pupille de la Nation[22].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Plusieurs communes ont également donné le nom de Samuel Paty à une de leurs voies. Le 9 décembre 2020, à l'occasion de la journée de la laïcité, la ville de Charnay-lès-Mâcon nomme le parvis de la mairie « parvis Samuel Paty »[23]. En 2021, une place de la ville de Voreppe est baptisée « espace Samuel-Paty »[24]. En octobre 2021, le square Paul-Painlevé, situé en face de la Sorbonne, est renommé « square Samuel-Paty »[25]. En mai 2022, un square Samuel-Paty est inauguré à Dijon, boulevard Thiers, en face du lycée Carnot[26].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En 2021, le nouveau collège de Valenton, dans le Val-de-Marne, est le premier collège à porter le nom de Samuel Paty[27]. Il existe des écoles élémentaires Samuel Paty à Béziers (Hérault) et Montpellier (Hérault).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En septembre 2021, son mémoire d'histoire de maîtrise est publié aux Presses universitaires de Lyon[28],[29].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Un hommage a lieu le 14 octobre 2024 sur le lieu du drame, en présence du Premier ministre Michel Barnier[30],[31].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 18 octobre 2024, le collège du Bois-d’Aulne est renommé « collège Samuel-Paty »[32]. Le 12 octobre 2025, le parc urbain d'Éragny où Samuel Paty se promenait régulièrement reçoit son nom[33]. En décembre 2025, en Dordogne, la ville de Saint-Astier inaugure l'esplanade Samuel-Paty-et-Dominique-Bernard[34].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

  • Couverture de Le noir Société et symbolique 1815-1995 (Presses universitaires de Lyon - 2021).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Square Samuel-Paty à Dijon (boulevard Thiers).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Circonstances

Samuel Paty donne le 6 octobre[35] un cours d'enseignement moral et civique (EMC) à des élèves de quatrième sur la liberté d'expression, thème au programme officiel de l'Éducation nationale[36],[37]. Afin d'illustrer son propos[38], il présente deux caricatures de Mahomet issues du journal Charlie Hebdo[39],[40], lesquelles, parmi d'autres, sont en relation avec l'attentat meurtrier contre ce journal en 2015[17]. Selon d'anciens élèves, il faisait cela chaque année[41], sans que cela provoque de réactions négatives chez les élèves ou les parents[18],[42].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Une note des Renseignements territoriaux du 9 octobre confirme les témoignages selon lesquels Samuel Paty a préalablement proposé aux élèves qui le souhaitaient de détourner les yeux ou de sortir de la classe quelques secondes, en présence d’une auxiliaire de vie scolaire[43],[39]. Dans un message sur les réseaux sociaux, un parent d'élève, Brahim Chnina[44],[45], a au contraire accusé l'enseignant d'avoir demandé « à toute la classe que les élèves musulmans lèvent la main », parmi lesquels sa fille, puis leur avoir dit « de sortir de la classe », mais le collège confirmera que sa fille était absente pour maladie ce jour-là[46]. Le 12 octobre, le professeur dément ces affirmations : « j’avais proposé à mes élèves de détourner le regard quelques secondes s’ils pensaient être choqués pour une raison ou pour une autre. À aucun moment je n’ai déclaré aux élèves : “Les musulmans, vous pouvez sortir car vous allez être choqués.” Et je n’ai pas demandé aux élèves quels étaient ceux qui étaient de confession musulmane ». Samuel Paty souligne, en parlant de la fille de Brahim Chnina, qu'elle a « inventé un récit au travers de rumeurs d’élèves. Il s’agit d’une fausse déclaration dans le but de nuire à l’image du professeur que je représente, du collège et de l’institution »[35],[47].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le père s'élève de manière virulente sur Facebook[39] contre le professeur. Citant sa fille[42],[48], il accuse Samuel Paty d'avoir présenté aux élèves « la photo » d'un homme nu et d'avoir indiqué : « C'est le Prophète ». Le texte qu'il publie sur Facebook exhorte ses « frères et sœurs » à se plaindre au CCIF et à l'administration[49] dont il cite plusieurs échelons.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au moins deux vidéos sont diffusées sur Internet, traitant le professeur, entre autres, de « voyou » et de « malade »[39]. L'une d'entre elles provient du père de famille qui condamne l'utilisation de ces caricatures en traitant ensuite le professeur de « voyou ». Il accuse à nouveau Samuel Paty d'avoir présenté aux élèves « la photo » d'un homme nu. La vidéo est diffusée le 9 octobre sur les réseaux sociaux, entre autres sur la page Facebook de la mosquée de Pantin[50]. Le responsable de cette mosquée, Mohammed Henniche, indique que la première vidéo du père de famille « est déjà virale dans les milieux musulmans » et « très relayée sur WhatsApp »[50]. Cet élan numérique crée ainsi « un monstre dont le pouvoir de nuisance a dépassé les frontières de Conflans »[51]. Mohammed Henniche invoque par ailleurs sa vision modérée qui serait son approche habituelle[52].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'autre vidéo est enregistrée et diffusée par le militant islamiste radical Abdelhakim Sefrioui[39],[53]. Ce prédicateur s'était rendu dans l'établissement avec le parent d'élève pour parler avec la principale et exiger d'elle[54] qu'elle congédie l'enseignant « sous peine de manifestations »[54]. Ces deux hommes font fortement pression durant plusieurs jours, cherchant à obtenir que l’enseignant soit limogé de l'Éducation nationale[55], venant à de multiples reprises devant le collège pour essayer de mobiliser d'autres parents contre Samuel Paty[39]. Sur les commentaires vidéos sont indiqués le nom du professeur[39], l’adresse de l’établissement et un numéro de téléphone pour prendre directement contact avec le CCIF[39],[49]. Le CCIF dément plus tard « toute participation à la campagne de harcèlement »[56].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Toujours le 8 octobre, ce même parent d'élève porte plainte pour « diffusion d'images pornographiques »[57]. Samuel Paty rencontre le lendemain un inspecteur académique pour que lui soient rappelées les règles de neutralité et laïcité. Il est « conforté dans l’approche qu’il avait eue lors de son cours »[58].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le même jour, la principale envoie un courrier électronique aux parents pour préciser les circonstances du cours. Elle indique aussi que Samuel Paty et elle-même se tiennent à la disposition des parents « qui souhaitaient revenir sur cette situation ». Le 12 octobre, le parent d'élève publie une nouvelle vidéo sur YouTube. « La principale a fait état d'appels menaçants » par la suite, selon le procureur anti-terroriste[39].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 12 octobre, auditionné par la police, Samuel Paty porte plainte à son tour « pour diffamation et dénonciation calomnieuse »[59]. Le professeur est accompagné de la principale lorsqu'il se rend au commissariat[39]et dément à nouveau les accusations de Brahim Chnina et de sa fille. Ce dernier ne se présente pas à sa convocation par la police le 14 octobre[39].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans les jours précédant l'assassinat, le terroriste Abdoullakh Anzorov, âgé de 18 ans, échange des messages sur WhatsApp avec Brahim Chnina. Il a également des contacts avec un ancien condamné pour « velléités de départ en zone irako-syrienne »[60]. Abdoullakh Anzorov, la fille de Brahim Chnina et le collégien qui identifiera Samuel Paty le jour de l'attentat ont également des échanges sur les réseaux sociaux[61],[62].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Déroulement de l'attentat

Le 16 octobre 2020, jour des faits, Abdoullakh Anzorov[15] fait le trajet entre Évreux, sa ville de résidence, et Conflans-Sainte-Honorine où se trouve le collège du Bois-d’Aulne. Un ami, Naïm Boudaoud, l'emmène en voiture et Anzorov arrive sur les lieux à 13 h 39[63]. Depuis au moins une semaine[64], il connaît le nom de sa cible mais ne dispose pas « de moyens permettant de l’identifier ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

À 14 h 46, il aborde un élève de 14 ans à qui il propose 300 euros en échange d'informations permettant d'identifier Samuel Paty[65]. Pendant plus d'une heure, ils patientent seuls devant le collège. Anzorov explique au collégien, scolarisé en classe de 4e et qui ne connaît Samuel Paty que par le biais de cours du soir, qu'il veut « l'humilier, le forcer à s'excuser […] le frapper », le tout devant caméra.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

À 15 h 50, les deux individus sont rejoints par quatre élèves de 3e dont un ayant eu Samuel Paty en cours le matin même. Aidé par l'élève de 4e initialement présent, il fournit à Anzorov une description physique détaillée de son enseignant et lui montre le début de l'itinéraire qu'il emprunte habituellement pour rentrer chez lui.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'élève de 4e, dont la grande sœur est une amie proche de la fille de Brahim Chnina, passe un coup de fil à cette dernière.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au téléphone, elle réitère ses mensonges devant Anzorov qui se met en colère[66]. À 16 h 51, Samuel Paty sort du collège, immédiatement identifié par l'élève de 4e et son propre élève.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Anzorov remet alors les 150 euros restants aux cinq collégiens, qui se les partagent avec trois autres toutefois non associés au projet. À tous, Anzorov dit de se tenir à distance[67].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Quelques secondes plus tard (ou plus tôt), il diffuse en direct sur Snapchat une vidéo dans laquelle il tient alternativement un pistolet airsoft et un couteau et demande des « douaas » car il s'apprête à « passer des épreuves aujourd'hui ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Après avoir mis fin à la diffusion, il demande à une élève de 5e qui se trouve entre lui et Samuel Paty de « changer de trottoir ». Prise de peur, cette dernière s'exécute. C'est alors qu'Anzorov sort le couteau Mora qu'il tenait à sa ceinture et s'élance en direction de l'enseignant aux cris d'« Allahou Akbar ! ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

À l'angle de la rue du Buisson-Moineau (Éragny) et de la rue de la Haute-Borne (Conflans), il le poignarde à 17 reprises, notamment dans l'abdomen et diverses parties du corps.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Certaines plaies thoraciques et abdominales vont jusqu'à 18 centimètres de profondeur. Les poumons, le foie, le rein droit et l'aorte sont tous perforés[68]. L'enseignant est également éviscéré.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Avec un autre couteau, de type santoku, Anzorov procède ensuite à sa décapitation post mortem. Il dispose la tête tranchée à 30 centimètres du corps et sort son téléphone pour la photographier[69].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La rue du Buisson-Moineau à Éragny, où Samuel Paty est mort.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

À 16 h 55, Anzorov publie le cliché macabre sur Twitter et l'accompagne d'un message de revendication[70],[71],[72],[2]. À 16 h 58[71], il envoie, dans la précipitation, un message vocal de 28 secondes, via Instagram, à deux contacts basés à Idleb en Syrie.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

S'exprimant successivement en russe et en arabe, il déclame sur un ton grave les paroles suivantes : « Mes frères, que la paix soit sur vous, ainsi que la miséricorde d'Allah et ses bénédictions. J'ai vengé le prophète Mohammed, que les bénédictions d'Allah soient sur lui ainsi que la paix. C'est ce professeur qui a montré le prophète Mohammed, que les bénédictions d'Allah soient sur lui ainsi que la paix. Il l'a montré de façon offensante. »[74].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

C'est à peu près à ce moment-là que le corps décapité de Samuel Paty est découvert, rue du Buisson-Moineau à Éragny, près du collège du Bois-d'Aulne, par des policiers municipaux[75] qui alertent immédiatement la Police nationale[76],[77].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La brigade anti-criminalité (BAC) se rend alors sur les lieux[78] et identifie un homme équipé d'une arme de poing, avenue Roger-Salengro. Malgré les sommations (les policiers lui demandent plusieurs fois de jeter son arme et de se mettre au sol), le suspect refuse de lâcher son arme et court vers eux en criant « Allahou Akbar ! » et en tirant à cinq reprises avec son pistolet airsoft. Les policiers se rendent rapidement compte qu'il ne s'agit pas de vraies balles mais décident tout de même de riposter. L'homme tombe alors au sol et tente de poignarder les jambes d'un policier. Il est alors abattu par ce dernier et un de ses collègues[79]. Son corps présente neuf impacts de balles[36],[76]. Le couteau Mora est retrouvé sur lui[80]. Un couteau de cuisine de 35 centimètres est ensuite retrouvé près de la victime[81].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Enquête

Auteur

Abdoullakh AnzorovNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Terroriste islamisteNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
InformationNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Nom de naissance Abdoullakh Abouyezidovitch Anzorov (en russe : Абдуллах Абуезидович Анзоров) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Naissance 12 mars 2002
Moscou (Russie) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Décès 16 octobre 2020 (à 18 ans)
Éragny (France) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Cause du décès Abattu par la police Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Nationalité Russe Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Idéologie Salafisme djihadiste Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Surnom Abdullah al-Chichani
Abou Qatada[74] Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Actions criminelles Attentat Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
Victimes 1 (Samuel Paty) Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
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Selon des papiers d'identité retrouvés sur lui, le terroriste, âgé de 18 ans, est rapidement identifié comme un ressortissant russe d'ethnie tchétchène, né en 2002 à Moscou, et détenteur du statut de réfugié de par ses parents[82],[83]. Inconnu des services de renseignements[36], mais connu des services de police pour des faits de dégradations de biens publics et de violence en réunion commis durant sa minorité[84]. Résidant à plus de 80 km de Conflans-Sainte-Honorine, dans le quartier de la Madeleine à Évreux, il n'a aucun lien direct avec le collège du Bois-d'Aulne ou un établissement voisin[85].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans son entreprise funeste, il est assisté de trois amis : une jeune femme âgée de 19 ans est soupçonnée d'avoir accompagné le tueur à Rouen, la veille de l'assassinat, pour l'achat d'un couteau retrouvé à proximité du lieu du crime ; une autre, âgée de 18 ans, l'a accompagné dans la coutellerie, puis véhiculé dans deux magasins d'Osny, où il a acheté deux pistolets AirSoft ; un autre de ses amis est soupçonné de l'avoir également aidé[35].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans sa jeunesse, Abdoullakh Anzorov « a baigné dans un environnement islamiste » : selon L'Express, son père, Abouyezid Anzorov, a hébergé de juillet à septembre 2004 cinq combattants tchétchènes, qui sont tous des membres d’Al-Qaïda. Parmi eux, un haut dirigeant de l’organisation terroriste, une information que les services d’immigration français possédaient dès 2009.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En dépit de plusieurs alertes, les pouvoirs publics n’ont jamais enquêté à son sujet[86].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) note néanmoins cette information lors de sa demande d’asile, en mai 2009.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La protection est d’abord refusée, mais la Cour nationale du droit d'asile lui reconnaît la qualité de réfugié en avril 2011[86].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Bien que ses parents ne soient pas investis dans le milieu islamiste local, ils pratiquent un islam rigoriste.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Ainsi, durant les années de collège de l’assassin de Samuel Paty, « sa mère choque le corps enseignant en refusant de “serrer la main au professeur principal lors d’une réunion parents-élèves car il était un homme” » et son père refuse également de serrer la main de la principale[86].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon des éléments de l'enquête rapportés par Le Parisien, la radicalisation islamiste d'Abdoullakh Anzorov n'est « ni silencieuse ni soudaine », celle-ci se manifestant par un prosélytisme auprès de sa famille, un rejet des femmes, l'envoi de messages faisant l'apologie du djihad, et des contacts avec des individus en zone syro-irakienne[35].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Malgré son basculement ostensible dans l'islamisme radical six à douze mois avant l'attentat, il demeure inconnu des services de renseignement, n'étant ni « fiché S », ni surveillé[35].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Volonté d'émigration en Afghanistan

Le 27 avril 2020, Anzorov adresse au prédicateur darguine[87] Abdullah Kostekskiy le message suivant : « Salutations Cheikh, j'ai 18 ans […], je vis en Europe et j'ai peur pour ma foi. C'est pourquoi je veux faire la hijra en Afghanistan […] sur le chemin d'Allah, mais il y a mes parents qui ne me permettent pas de faire cela. Je peux y aller quand même ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon le journaliste Boris Thiolay, une telle demande traduit une velléité « de rejoindre les talibans, qui semblent particulièrement l'intéresser à cette période ». De façon plus générale, les discours d'Abdullah Kostekskiy (qu'Anzorov suit sur de nombreux médias sociaux depuis décembre 2019) « qui prônent l'application de la charia dans sa vision extrême » exercent une influence considérable sur sa pensée d'après l'un de ses amis tchétchènes résidant à Rouen[71].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Contacts en Syrie

Avant l'attentat, il entre en communication avec deux djihadistes non identifiés en Syrie, dont un russophone, localisés grâce à leurs adresses IP à Idleb.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Idleb est la dernière ville de plus de 100 000 habitants à être contrôlée par les hommes du Hayat Tahrir al-Cham, organisation issue — entre autres — de l'ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda. De nombreux combattants étrangers sont présents dans cette zone dont des milliers de Tchétchènes[88],[89].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans une vidéo diffusée entre autres sur Instagram, il fait référence à l'État islamique[89],[90]. Pour sa part, Hayat Tahrir al-Cham nie toute responsabilité dans l'attentat[91].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Activisme sur Twitter

La famille d'Abdoullakh Anzorov affirme dans un premier temps ne pas comprendre son action. Son père Abouyezid, travailleur de nuit, « semble avoir perdu le contrôle de son adolescent ». Les signes de son engagement extrémiste se manifestent assez récemment.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Ainsi, le 28 août 2020 il publie sur son compte Twitter « un photomontage mettant en scène la décapitation » d'un militant de Stram Kurs ayant brûlé un moushaf (en) du Coran à Malmö.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le mois précédent, son compte Twitter avait été signalé à deux reprises sur la plateforme PHAROS, sans que cela ne débouche sur un ciblage[60]. Le 10 octobre 2020, soit six jours avant l'attentat, son compte Twitter fait l'objet d'un ultime signalement, lui aussi laissé sans suite.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 13 septembre 2020, Anzorov se fait remarquer en publiant un thread sur son compte Twitter dans lequel il dénonce « la mécréance de l'État saoudien, de ses dirigeants, ainsi que tous ceux qui les soutiennent » : il y qualifie notamment l'ONU, l'UNESCO, l'OMC, le Conseil de coopération du Golfe et la Ligue arabe d'« idoles adorées en dehors d’Allah »[92],[93]Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Alors qu'il affiche déjà son extrémisme, Anzorov effectue deux demandes de formation auprès du Conseil national des activités privées de sécurité qui sont refusées « en raison de son implication dans des faits de violences ». Les enquêteurs ignorent si ces demandes sont le résultat d'une démarche visant à accéder à des sites sensibles[94].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Obsèques et hommages

La dépouille d'Abdoullakh Anzorov est rapatriée en Tchétchénie le 5 décembre 2020 après avoir transité par la Turquie[95]. Son inhumation a lieu le lendemain dans le village d'origine de sa famille, Chalaji (en), dans le raïon d'Ourous-Martan. Son cercueil est suivi par quelque 200 personnes (un nombre important au vu du contexte sanitaire, de la météo et de la faible population du village) qui le portent en terre et le célèbrent comme « lion de l'islam ». Il reçoit même un hommage du maire Salman Dabatchevitch Magamadov qui déclare à son sujet : « c'est un héros pour l'ensemble du monde islamique »[95].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le village est bouclé par la police pour éviter qu'une foule trop importante ne vienne assister aux obsèques[96],[97]. Quelques jours avant ces funérailles, un habitant de Chalaji avait pris l'initiative de baptiser une rue en son honneur en apposant au support d'une conduite de gaz une plaque métallique avec l'inscription suivante : « Rue nommée d'après Abdoullakh Anzorov »[98].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En juin 2021, son père Abouyezid déclare dans un entretien accordé au média tchétchène Kavkaz.Realii qu'il est « satisfait » que « son fils soit parti en défendant l'honneur de tous les Tchétchènes et de tous les musulmans du monde »[99],[100]. L'homme réside désormais hors du territoire français, sur lequel il est persona non grata[101].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 22 septembre 2021, le président du Parlement tchétchène Magomed Daudov affirme, dans une vidéo diffusée en direct sur son compte Instagram, qu'Abdoullakh Anzorov est un « jeune, tué parce qu'il s'opposait à la caricature du Prophète » et « qu'il est mort dans le djihad ». Par la même occasion, il reproche à ses adversaires Akhmed Zakaïev (président du Cabinet des ministres de la république tchétchène d'Itchkérie en exil) et Anzor Maskhadov (fils d'Aslan Maskhadov, président de la république tchétchène d'Itchkérie de 1997 à 2005) de ne pas le dire par lâcheté politique[102].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Investigations

Le Parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Le service régional de police judiciaire de Versailles, la sous-direction anti-terroriste (SDAT) et la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) sont chargés de l'enquête[36].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le ministre de l'Intérieur active la cellule interministérielle de crise (CIC) place Beauvau où s'est immédiatement rendu le président de la République, avant sa visite sur les lieux de l'attentat[103].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Quatre personnes sont placées le soir même en garde à vue[104]. Elles font partie de l'entourage familial immédiat de l'assaillant : ses parents, son grand-père, son frère cadet âgé de 17 ans. Le lendemain, cinq autres personnes sont également placées en garde à vue[105]. Elles font partie de l'entourage non familial de l'agresseur. Parmi ces gens figurent Brahim Chnina (le parent d’élève auteur de la première vidéo) ainsi que Abdelhakim Sefrioui, un « vieux routier de l'islamisme radical »[106].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le procureur anti-terroriste déclare que la demi-sœur de Brahim Chnina avait rejoint Daech en Syrie[39].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 21 octobre, sept personnes sont présentées à un juge antiterroriste, dont Brahim Chnina, Abdelhakim Sefrioui, deux mineurs soupçonnés d’avoir reçu de l’argent du terroriste pour identifier la victime et trois amis de l’assaillant qui s’étaient livrés spontanément, l’un qui l'aurait conduit sur place et un autre qui l'aurait accompagné pour l’achat d’une arme qui a servi pour l'attentat[107]. Selon le procureur national antiterroriste, il y a un « lien de causalité évident » entre la campagne de dénigrement lancée par Brahim Chnina contre Samuel Paty et sa décapitation. Samuel Paty a « nommément été désigné comme une cible sur les réseaux sociaux » à cause d'une « réinterprétation » de la polémique dans le but de l’instrumentaliser[108].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Brahim Chnina, Abdelhakim Sefrioui et deux jeunes femmes ayant aidé Anzorov sont mis en examen pour « complicité d’assassinat terroriste » et une troisième relation pour « association de malfaiteurs terroriste en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes ». Tous sont placés en détention provisoire, sauf Brahim Chnina, qui a toutefois été incarcéré dans l’attente d’un débat sur cette question[35]. Deux collégiens, âgés de 14 et 15 ans, sont accusés d’avoir désigné l’enseignant en échange d’une « somme de 300 ou 350 € » et sont mis en examen pour « complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et placés sous contrôle judiciaire[35].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 3 novembre 2020, sur commission rogatoire des juges antiterroristes, la Direction générale de la Sécurité intérieure interpelle trois personnes suspectes, deux jeunes hommes âgés de 18 ans et une jeune femme de 17 ans en Haute-Marne et en Haute-Saône[109]. Le 26 novembre 2020, quatre autres collégiens sont mis en examen : la fille de Brahim Chnina à l'origine des accusations mensongères répercutées par son père est mise en examen pour « dénonciation calomnieuse » tandis que trois autres mineurs âgés de 13 à 14 ans, sont mis en examen pour « complicité d'assassinat terroriste » et soupçonnés d'avoir désigné la victime à l'assaillant devant leur collège[110].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 25 juin 2021, une femme de 33 ans, arrêtée à Nice trois jours plus tôt, est mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste » en raison de ses contacts avec Abdoullakh Anzorov dans les jours précédant l'assassinat. Cela porte à quinze le nombre de personnes poursuivies dans cette affaire[111].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 7 novembre 2022, le parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert une enquête préliminaire pour « provocation à un acte terroriste » sur le dernier interlocuteur d'Abdoullakh Anzorov, Farrukh Fayzimatov, alias Faruq Shami, un djihadiste originaire du Tadjikistan et actif en Syrie[112],[113].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Procès et condamnations

Condamnations pour dénonciation calomnieuse et association de malfaiteurs

En novembre 2023, six adolescents tous collégiens et mineurs au moment des faits sont jugés à huis clos par le tribunal pour enfants de Paris pour leur implication dans l'assassinat. Une adolescente âgée de 13 ans au moment des faits, a été jugée pour avoir accusé à tort le professeur d’islamophobie. Elle a été condamnée à 18 mois de sursis probatoire pour dénonciation calomnieuse[114],[115].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Les cinq autres prévenus, âgés alors de 14 à 15 ans, le sont pour association de malfaiteurs en vue de préparer des violences aggravées, notamment d’avoir surveillé les abords du collège et désigné Samuel Paty à l’assaillant, contre rémunération[115]. Les condamnations vont de 14 à 18 mois avec sursis pour 4 d'entre eux, elle est de 24 mois dont 6 mois fermes aménagés avec port de bracelet électronique pour le cinquième, qui a désigné Samuel Paty à son assassin contre rémunération[114],[115].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Procès pour complicité d’assassinat terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle

Le procès devant la Cour d'assises spéciale de Paris pour sept hommes et une femme considérés comme impliqués dans l'assassinat de l'enseignant s'ouvre le 4 novembre 2024, la fin est prévue pour le 20 décembre 2024[116]. Deux accusés sont jugés pour complicité d’assassinat terroriste, deux amis de l'assassin qui sont accusés de l'avoir aidé à s'armer et de l'avoir convoyé jusqu'au lieu du crime pour l'un d'entre eux. Ils expliquent n'avoir eu aucune idée du projet de leur ami. Six autres sont jugés pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, dont deux pour avoir lancé la campagne de cyber-harcèlement contre le professeur. Les quatre autres, dont trois amis de l'assassin, sont soupçonnés de l'avoir conforté dans son projet, notamment via le partage de propagande djihadiste en ligne[117].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 20 décembre 2024, la cour d’assises condamne les huit accusés à des peines allant d’un an d’emprisonnement à 16 ans de réclusion criminelle. Le verdict reconnaît « la réalité d’un engrenage islamiste qui, d’une campagne de haine fondée sur la critique du blasphème au passage à l’acte d’un djihadiste, a conduit à la mort du professeur ». Deux amis du terroriste Abdoullakh Anzorov qui a décapité Samuel Paty, ont été condamnés pour « complicité d’assassinat terroriste ». Azim Epsirkhanov, réfugié tchétchène, est condamné à 16 ans de réclusion criminelle et Naïm Boudaoud, à la même peine. « La Cour a jugé qu’ils connaissaient la dangerosité de leur ami et qu’ils lui ont fourni une aide logistique directe »[118].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Abdelhakim Sefrioui et Brahim Chnina accusés d’être à l’origine de la campagne islamiste ayant conduit à la mort du professeur, sont condamnés pour association de malfaiteurs terroriste criminelle à une peine de 15 ans de réclusion criminelle pour le premier et de 13 ans pour le second[118].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Quatre condamnés, dont Brahim Chnina, Naïm Boudaoud, Abdelhakim Sefrioui et Azim Epsirkhanov font appel de la décision de la Cour d'assises[119],[120],[121].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Procès à la cour d'assises d'appel

Le procès en appel se déroule du 26 janvier au 27 février 2026[122]. Celui-ci est marqué par la révocation de deux assesseurs de la cour d'assises d'appel suite à des demandes formées par les avocats de la défense remettant en question leur impartialité[123],[124].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov voient leur peine réduite respectivement à six ans et sept ans de prison pour « association de malfaiteurs, sans intention terroriste » et non plus pour « complicité d’assassinat terroriste »[125],[126]. La cour d’assises d'appel estime, contrairement au jugement en première instance, qu'ils ne connaissaient pas les intentions du terroriste[125],[126]. Brahim Chnina voit sa peine réduite à dix ans de prison pour association de malfaiteurs terroriste. Abdelhakim Sefrioui est de nouveau condamné à quinze ans de prison et annonce se pourvoir en cassation[125],[123].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Réactions

En France

Pouvoirs publics

Hommage à Samuel Paty à Saint-Denis le 17 octobre 2020.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le président de la République, Emmanuel Macron, se rend le soir même sur les lieux de l'attentat, devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine. Il déclare alors : « Un de nos concitoyens a été assassiné parce qu’il enseignait, apprenait à ses élèves la liberté d’expression, de croire ou ne pas croire. Notre compatriote a été la victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé (…) Il n’y a pas de hasard si ce soir c’est un enseignant que ce terroriste a abattu parce qu’il a voulu abattre la République dans ses valeurs. Les Lumières, la possibilité de faire de nos enfants, d’où qu’ils viennent, qu’ils croient ou qu’ils ne croient pas, quelle que soit leur religion, d’en faire des citoyens libres. Cette bataille c’est la nôtre et elle est existentielle ». Il ajoute : « (…) tous et toutes, nous ferons bloc. Ils ne passeront pas. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas. Ils ne nous diviseront pas. C’est ce qu’ils cherchent et nous devons nous tenir tous ensemble ». Le chef de l'État rend hommage également aux collègues de Samuel Paty, louant notamment la principale « qui, avec un courage remarquable ces dernières semaines, a tenu face à toutes les pressions, a exercé son métier, fait son devoir avec un dévouement remarquable »[127],[128].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, dénonce une vidéo « mensongère » faite pour « créer du conflit, et à la fin ça a créé une tragédie »[39]. Il annonce par ailleurs que lors de la rentrée scolaire le 2 novembre aura lieu une minute de silence en hommage à Samuel Paty dans toutes les écoles, dans le cadre d'une « séance éducative » et précise que chaque perturbateur sera sanctionné[129].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En séance à l'Assemblée nationale, le jour même, les députés se lèvent pour « saluer la mémoire » de l’enseignant[130]. Après les sénateurs en séance la veille, le 20 octobre 2020, les députés observent une minute de silence sur les marches du palais Bourbon, avant d'entonner La Marseillaise. Une minute de silence est également observée en début de séance l'après-midi. Le président Richard Ferrand y salue la mémoire de Samuel Paty, le qualifiant d'« éclaireur de conscience » et souligne que « la vie d’un professeur est sacrée (…), la liberté de propager le savoir est sacrée, (…) la liberté d’expression, de la presse et des caricaturistes est absolue (…), le modèle de la laïcité à la française constitue un trésor national »[131]. Le 20 octobre 2020, Emmanuel Macron promet que les mesures contre l'islam radical seront intensifiées[132].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Lors d'un hommage rendu à Samuel Paty à la Sorbonne le 21 octobre, Emmanuel Macron le qualifie de « visage de la République » et de « la liberté » avant d'affirmer son soutien au droit à la caricature, « Nous défendrons la liberté que vous enseigniez si bien et nous porterons la laïcité, nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d'autres reculent. »[133],[134].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Public

Manifestation place de la République à Paris le 18 octobre 2020.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
Rassemblement sur la place de la République à Belfort le 18 octobre 2020.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Le 19 octobre, plusieurs dizaines de milliers de personnes forment des rassemblements de protestation contre cet attentat dans plusieurs villes françaises[135]. Le même jour, un grand rassemblement a lieu place de la République à Paris, auquel se joint brièvement le Premier ministre Jean Castex[136].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Une marche blanche en hommage à Samuel Paty se déroule le 19 octobre à Conflans-Sainte-Honorine à partir du collège du Bois-d’Aulne. Les participants, dont de nombreux élus locaux, observent une minute de silence suivie par des applaudissements nourris[131].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Parents d'élèves

Les associations de parents d'élèves demandent la défense de la liberté d'expression et de la laïcité[137], la FCPE[138] comme la PEEP[139], mais aussi plus de contrôle des réseaux sociaux[140],[137],[141],[142], en soulignant que ses collègues approuvaient Samuel Paty[142]. Cécile Frattaroli (PEEP) estime qu'il faudra « parler des réseaux sociaux et de leurs limites »[137] et Rodrigo Arenas (FCPE) réclame que les plateformes internet soient « contraintes d'intervenir, de fermer le compte, signaler l'infraction », quand circulent des vidéos comme celle de Conflans-Sainte-Honorine.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Alerté par des parents en province[143], il l'avait signalée à la mairie une semaine avant l'attentat[141],[144],[145], qui lui avait répondu avoir alerté l'Éducation nationale[141], qui « prenait les choses en main »[145].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La FCPE souhaitait une action en justice[146], Corinne Grootaert, présidente départementale, ayant constaté l'écart entre la vidéo et la version du collège, où elle est parente[146] et où les enseignants et les élèves avaient massivement signalé la vidéo à Facebook[147].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Sondage d'opinion

Selon le résultat d'un sondage d'opinion de l'Ifop pour CNews et Sud Radio[148],[149], 79% des Français interrogés pensent que « l’islamisme a déclaré la guerre » à la France et à la République française » et « 87 % des Français estiment que la laïcité est en danger », « 78 % des français […] trouvent « justifié » que les professeurs utilisent des caricatures moquant les religions dans un cours sur la liberté d'expression »[150],[151]Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Monde enseignant

SOS racisme et les organisations syndicales de l'enseignement comme le SNES-FSU, et l'Unsa Éducation ont organisé de nombreux rassemblements dans toute la France pour rendre hommage à Samuel Paty et appelé les personnels de l'Éducation nationale à observer une minute de silence[152]. Le secrétaire général de la FSU, Benoit Teste, a réclamé « une protection de la part de notre administration »[153].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Plusieurs enquêtes ont montré que de nombreux professeurs déplorent l'abandon et l'absolu manque de courage de leur hiérarchie[154],[155], reproche récurrent depuis deux ans[156]. Sur Europe 1 et RTL, les enseignantes Sophie Mazet, auteure de Autodéfense intellectuelle, et Fatiha Agag-Boudjahlat ont mis en cause le « gros problème » du manque de soutien de la hiérarchie[157] ou « l'immense solitude du professeur »[158],[159].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Partis politiques

Olivier Faure (Parti socialiste) estime le 18 octobre que l'attentat traduit « la volonté de faire obéir la République à un ordre supérieur ». Il ajoute que « nous sommes à un tournant. Notre réaction doit être puissante » et qu'« il faut ouvrir la voie à la dissolution de toutes les associations — parées parfois d’un vernis caritatif — qui se constituent dans le but réel de diffuser et entretenir la haine »[160].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 19 octobre, Marine Le Pen (Rassemblement national) se rend à Conflans-Sainte-Honorine pour déposer une gerbe devant le collège de l'enseignant décapité, puis quelques heures plus tard, réclame une « législation de guerre » contre l'islamisme, qui s'inscrive dans une « stratégie de reconquête » républicaine et pas seulement « d'endiguement »[161].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le même jour, Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) déclare « Je pense qu'il y a un problème avec la communauté tchétchène en France » et demande l'expulsion des Tchétchènes impliqués dans l'« islamisme politique ». Il ajoute : « Il y a sans doute de très bonnes personnes dans cette communauté, mais c'est notre devoir national que de s'en assurer »[162].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Toujours le 19 octobre, Christian Jacob (Les Républicains) déclare qu'« évoquer aujourd'hui l'islamisme radical et le communautarisme en disant qu'il n'y a pas de lien avec l'immigration, c’est se voiler la face ». Il ajoute : « à partir du moment où des individus sont en lien avec des mouvements islamistes qui prônent la haine et la violence, pour ne pas dire le meurtre, qu'est-ce qu'ils font encore sur notre territoire s'ils sont étrangers ? Il ne doit pas y avoir de débat là-dessus »[163].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Une partie de la droite exprime son refus des commémorations, jugées inutiles, et son désir d'action : pour le sénateur Bruno Retailleau (Les Républicains), il faut « des armes, pas des larmes » ; il ajoute : « Les bougies n’arrêteront pas l’incendie, les pleurs ne nous protégeront pas des tueurs islamistes »[164]. Le sénateur ne participe donc pas au rassemblement parisien du 18 octobre, de même que d'autres représentants des Républicains, dont la députée européenne Agnès Evren qui déclare : « Les précédentes marches, je les ai toutes faites, mais ça suffit la compassion ». Les représentants du Rassemblement national décident eux aussi de ne pas prendre part à cette manifestation[164].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Presse

L'hebdomadaire Charlie Hebdo réagit en déclarant que « l’intolérance vient de franchir un nouveau seuil et ne semble reculer devant rien pour imposer sa terreur à notre pays. Seule, la détermination du pouvoir politique et la solidarité de tous mettront en échec cette idéologie fasciste. Cet acte immonde endeuille notre démocratie mais doit nous rendre plus combatifs que jamais pour défendre notre Liberté »[165].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le magazine L'Express[166] et le magazine Marianne[167] décident en concertation de republier le 20 octobre les deux caricatures présentées par l'enseignant pour réaffirmer le droit à la liberté d'expression. De surcroît, Marianne y ajoute d'autres caricatures de Charlie Hebdo ayant le thème d'autres religions[40].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le quotidien La Nouvelle République du Centre[168] publie en une le dessin de Cabu Mahomet débordé par les intégristes, une plainte est déposée pour menace (après six posts haineux sur Facebook).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Religieux musulmans

Rassemblement interreligieux sur le parvis de la cathédrale de Strasbourg, 22 octobre 2020.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

De nombreux imams de France condamnent l'assassinat de l'enseignant, appelant à ce que l'islam ne soit pas associé à de tels actes odieux[169],[170]. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) condamne « l'horrible assassinat » et le terrorisme qui se réclame de l'islam[171], et distribue un texte auprès des imams du pays pour les encourager à parler de l'attentat, appelant également à ne plus réagir aux caricatures de Mahomet[172].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le Conseil des mosquées du Rhône condamne dans un communiqué « la haine aveugle » et la « folie meurtrière » et affirme que la religion dont le terroriste « se proclame ne se reconnaît pas en lui ». Les signataires du communiqué, qui viennent d'une trentaine de mosquées, déclarent s'engager « à renforcer l’étude des fondements idéologiques de la pensée extrémiste et le combat contre ceux qui l’alimentent, la nourrissent et la financent ». Le site Saphirnews publie une tribune de 30 imams appelant « la jeunesse musulmane à se diriger vers les imams et théologiens qualifiés, dans leur quête spirituelle, afin de ne pas tomber dans l’obscurantisme »[170].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans un tweet, Chems-Eddine Hafiz, recteur de la grande mosquée de Paris, appelle les imams de sa fédération à consacrer leur prêche du vendredi suivant à la mémoire de Samuel Paty et à la lutte contre le terrorisme islamiste[173]. Selon Europe 1, « un peu partout en France », les imams répondent à l'appel du recteur, rendant hommage au professeur d’histoire assassiné[174].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En réponse à l'assassinat de Samuel Paty, le CFCM, principal interlocuteur des pouvoirs publics sur l'islam, organise une réunion le 1er novembre pour discuter de la formation des cadres religieux et d'un plan de lutte contre la radicalisation[175],[176].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Diverses pistes sont étudiées, notamment « mener un travail théologique sur les concepts dévoyés de la religion musulmane » et « faire un travail collégial sur le prêche du vendredi afin de diffuser une parole forte des cadres religieux portée par les imams »[177].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

À l'étranger

La directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, rend hommage à Samuel Paty[178].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 19 octobre 2020, les députés européens, en séance à Bruxelles, observent une minute de silence à la mémoire de Samuel Paty. En présence de la vice-présidente de la Commission européenne, Margrethe Vestager, le président David Sassoli déclare que la « terreur se combat par l'éducation, par l’enseignement, auquel Samuel Paty croyait »[179].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dès le 19 octobre, l'attentat figure en première page de plusieurs grands journaux notamment en Allemagne, en Espagne, en Italie, aux États-Unis, au Royaume-Uni. Le journal italien La Repubblica écrit : « Nous assistons à un renversement culturel qui censure les enseignants et viole l'autonomie intellectuelle de nos enfants »[180]. Le New York Times écrit « La police française tire et tue un homme après une attaque meurtrière au couteau », et le renomme « Un homme décapite un enseignant dans la rue en France et est tué par la police » à la suite des protestations[181],[182].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au Liban, pour le journaliste syrien Walid Brakssieh, les réactions de certains musulmans qui soutiennent le terroriste, montrent « à nouveau que le monde musulman et le monde non musulman deviennent de plus en plus intolérants l'un envers l'autre. Cette idée de l’incompatibilité est applicable à d’autres religions dont on peut dire qu’elles constituent un obstacle à l’évolution de l’humanité après avoir été à une époque un facteur de la civilisation humaine à travers leur contribution directe à la formation d'États et d'empires historiques ». Il fait également le parallèle entre la justification de l'attentat et celle émise par certains Occidentaux des crimes de guerre commis par Bachar el-Assad au nom de la lutte antiterroriste[183].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Ramzan Kadyrov, dirigeant de la république de Tchétchénie qui appartient à la fédération de Russie refuse tout amalgame et objecte que « un criminel n’a pas de nationalité. Les Tchétchènes n’ont rien à voir là-dedans » mais nuance toutefois son propos en remettant en cause le droit au blasphème français en expliquant que « cette tragédie nous pousse à réfléchir au fait que la société française confond souvent démocratie et permissivité excessive, ou affichage de relations inadmissibles aux valeurs de l’islam ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Pour l’ambassade de Russie en France, « ce crime n’a aucun rapport avec la Russie, car cet individu demeurait en France depuis douze ans et sa famille avait été acceptée par la patrie française »[184].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans les jours qui suivent le discours à la Sorbonne du président de la République, lors de l'hommage national du 21 octobre à Samuel Paty où Emmanuel Macron promettait de ne pas renoncer aux caricatures, les appels au boycott des produits français se multiplient sur les réseaux sociaux dans plusieurs pays musulmans dont le Pakistan, la Turquie, le Koweït et le Qatar.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'Élysée dénonce « une campagne islamiste contre la France » menée surtout par des Turcs qui diffusent une « propagande absurde, par exemple que le président a décidé de projeter les caricatures de Mahomet sur les bâtiments publics »[185]. Dans un contexte de relations tendues entre la Turquie et la France, l’Élysée dénonce des propos « inacceptables » du président turc Recep Tayyip Erdoğan, qui a mis en question à trois reprises « la santé mentale » d'Emmanuel Macron, à cause de son attitude selon lui hostile envers les musulmans. Le président Macron rappelle à Paris l’ambassadeur de France, « un acte diplomatique rare ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'Élysée note également « l’absence de messages de condoléances et de soutien du président turc après l’assassinat de Samuel Paty » le 24 octobre[186]. En retour, le ministère des Affaires étrangères turc rappelle un tweet du 17 octobre de l'ambassadeur de Turquie en France, İsmail Hakkı Musa (tr) : « Horrifié par le meurtre atroce d'un professeur à Conflans-Sainte-Honorine. Rien ne peut justifier cela. Mes condoléances à ses proches »[187].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le président russe Vladimir Poutine présente ses condoléances à Emmanuel Macron au cours d'un entretien téléphonique le 20 octobre 2020[188]. Le président américain Donald Trump fait également part de ses condoléances durant un rassemblement de campagne le 17 octobre 2020[189].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, déclare quant à lui, le 30 octobre, que la liberté d’expression a des limites et qu'elle doit s’exercer dans le « respect pour les autres » et avec le souci de « ne pas blesser de façon arbitraire ou inutile »[190],[191],[192],[193].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, critique les propos du Premier ministre « ayant pour effet de réduire la portée de la liberté d’expression et, dans une certaine mesure, de justifier l’assassinat révoltant de l’enseignant français Samuel Paty » et ajoute au nom de son parti : « Nous dénonçons sans équivoque les attaques terroristes perpétrées et nous supportons résolument la France dans sa lutte contre le terrorisme ainsi que dans sa défense de laïcité et de la liberté d’expression »[194].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

L'Assemblée nationale du Québec condamne l'attentat et demande aux structures enseignantes et universitaires de respecter une minute de silence[195]. Le Premier ministre du Québec, François Legault, affirme aussi être en désaccord avec Justin Trudeau et en accord avec Emmanuel Macron[196]. La différence de réactions entre les politiciens du Canada et du Québec s'expliquerait par une opposition de fond entre le multiculturalisme canadien[197] et l'interculturalisme québécois, lequel favoriserait un rapprochement franco-québécois[198] vu sa filiation sous-entendue avec le républicanisme de France quant aux questions de liberté d'expression et de laïcité.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le bureau de l'Alliance des civilisations des Nations unies a publié deux déclarations. La première exprime les condoléances du Haut Représentant de l'Alliance, Miguel Ángel Moratinos, et souligne que « ce crime odieux est injustifiable, quels que soient le moment, le lieu et l'auteur ». Dans la deuxième déclaration, le Haut Représentant fait savoir que « la liberté de religion ou de conviction et la liberté d'expression sont des droits interdépendants, liés entre eux et se renforçant mutuellement, qui trouvent leur origine dans les articles 18 et 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme. Le maintien et la protection de ces droits fondamentaux sont la responsabilité première des États membres. Dans le même temps, la liberté d'expression doit être exercée de manière à respecter pleinement les croyances et les principes religieux de toutes les religions. Il réaffirme que les actes de violence ne peuvent et ne doivent être associés à aucune religion, nationalité, civilisation ou groupe ethnique. Dans le même temps, la violence ne peut et ne doit jamais être une réponse justifiable ou acceptable à des actes d'intolérance fondés sur la religion ou la croyance »[199],[200].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Apologie du terrorisme islamiste

En France

Plusieurs condamnations, dont des peines de prison ferme, sont prononcées dans les jours qui suivent l'attentat pour apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux ou pour avoir diffusé une photo de la victime décapitée[201] ,[202]. Un Russe d'origine tchétchène de 22 ans, déjà condamné pour apologie du terrorisme en 2017 après les attentats de Charlie Hebdo, est arrêté pour apologie d'actes terroristes en ligne ; des armes sont trouvées à son domicile[203].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Charlie Hebdo constate qu'un « hommage improvisé au terroriste a eu lieu sur Twitter, avec un hashtag spécialement créé ». L'hebdomadaire publie des messages islamistes et écrit qu'Anzorov, ce terroriste islamiste « continue à être célébré dans des tweets en anglais et en arabe comme un martyr ou un héros, et les appels au boycott des produits français se répandent sur le réseau social »[204]. Dans un autre article du même numéro de Charlie Hebdo, Riss écrit : « Depuis l’exécution de Samuel Paty par un islamiste, la France semble traversée par un vent de contestation inédit à l'encontre de la complaisance dont l'islam radical a trop longtemps bénéficié dans certains partis politiques, médias ou institutions de la République »[205]. Pour le docteur en science politique et auteur de deux essais, Nedjib Sidi Moussa, la complaisance envers les islamistes, qui pour lui ne sont « rien d’autre que les représentants de l’extrême droite arabo-musulmane », concerne autant la gauche que la droite[206].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Lors de l'hommage national, le 2 novembre, à Samuel Paty dans les établissements scolaires, environ 400 incidents lors de la minute de silence ont été signalés selon le ministre de l’Éducation nationale « dans des formes parfois légères, parfois lourdes ». Sur ces 400, 160 cas de refus de participation ou de perturbation, 150 cas d'apologie du terrorisme et une centaine plus sérieux ont lieu. Certains impliquent des enfants de huit à douze ans et déclenchent des poursuites pénales pour une dizaine d'entre eux et une « évaluation sociale par les services du département » pour les plus jeunes[207],[208]. Quatorze procédures concernent des mineurs à la date du 5 novembre[209].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 4 novembre, à Poitiers, un demandeur d'asile afghan de 26 ans ayant fait l'éloge de la décapitation de Samuel Paty sur des réseaux sociaux est condamné à 18 mois de prison et à une interdiction définitive du territoire national français[210].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Jean-Paul Rouiller, expert en terrorisme, estime qu'« on change d’échelle de grandeur avec l’assassinat du professeur Paty. À partir du moment où vous avez cette action qui est commise, on voit sur les réseaux sociaux la machine à propagande de l’État islamique qui se remet en marche comme elle ne l’avait plus fait depuis deux ans »[211].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 13 novembre 2020, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU est saisi par Nabil Boudi, l'avocat d'une lycéenne de 17 ans placée en garde à vue pendant sept heures pour avoir « prononcé des propos susceptibles de recevoir la qualification d'apologie d'acte de terrorisme », qui s'inquiète d'« une dérive concernant le traitement pénal des mineurs en France et dans le cadre de la lutte antiterroriste »[212].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Affaire Maka

Le 11 novembre 2020, un rappeur français de 18 ans[213] se faisant appeler Maka (né Nelson M.) publie sur sa chaîne YouTube un clip intitulé « S***** P*** » et dans lequel il fait explicitement référence à l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, avec un refrain débutant par « On découpe comme Samuel Paty, sans empathie »[214]. Le clip, tourné à Lagny-sur-Marne le 30 octobre 2020[215], est rapidement dénoncé comme une apologie du terrorisme par des internautes et au moins deux personnalités politiques d'extrême droite : Jean Messiha et Nicolas Meizonnet[214],[216]. Le clip vidéo s'ouvre sur des images d'un journal télévisé relatant l'assassinat de Samuel Paty. Par la suite, on y voit — entre autres choses — le rappeur agiter une machette et danser devant une voiture incendiée. Le clip comporte un encart d'avertissement « Ceci n’est pas un appel à la haine, mais l’illustration de la nature humaine qu'à cela ne tienne, ne prenez pas pour argent comptant ce qui est dit. Rien ne nous oppose »[214]. La vidéo qui atteint vingt mille vues dans sa publication originale est supprimée par YouTube avant de réapparaître[214].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 12 novembre 2020, un élève de 14 ans du collège de La Grange-du-Bois de Savigny-le-Temple, inspiré par ce morceau de rap, menace sa professeure d'histoire-géographie de la « découper comme Samuel Paty ». Ces propos, tenus lors d'un cours d'éducation civique au cours duquel « une photo d'une manifestation relative aux attentats » est montrée, remontent rapidement jusqu'au principal de l'établissement qui alerte la police, qui vient interpeller le jeune homme, le jour même, à 12 h 15. Lors de son arrestation, les policiers découvrent un taser dans son sac (ou dans une de ses poches[217]). Le 13 novembre 2020, il est déferré devant le parquet de Melun : initialement poursuivi pour menace de mort sur une personne chargée d'une mission de service public, apologie du terrorisme et port d'arme prohibé de catégorie D, il ne sera finalement jugé que pour menace de mort sur une personne chargée d'une mission de service public, les deux autres charges n'ayant pas été retenues par le parquet[218],[219].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 24 novembre 2020, Maka est à son tour interpellé et placé en garde à vue[réf. nécessaire]. Le surlendemain, il est jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Meaux pour « apologie directe et publique du terrorisme », « recel de vol » et « dégradation de bien d’autrui par un moyen dangereux pour les personnes »[213],[220]. Le qualifiant de « sorte de symbole », son avocate, maître Marie Violleau, plaide la relaxe de son client, lequel justifie sa démarche artistique motivée par une quête de buzz et exprime des regrets : « Je veux être un artiste, il fallait un petit coup de boost »[215]. Le clip vidéo est diffusé par le président de la cour au cours de l'audience. Maka écope finalement de quinze mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour apologie du terrorisme, port d'arme prohibé de catégorie D et recel de destruction par moyen dangereux pour les personnes. Peine à laquelle viennent s'ajouter six mois d'un sursis révoqué d'un règlement de comptes entre bandes rivales remontant au 6 septembre 2018[215],[221]. De plus, l'artiste doit verser 500 euros en dédommagement au propriétaire de la voiture volée et incendiée mise en scène dans le clip[222].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Plusieurs mois après l'incarcération de Maka, sa musique continue de faire des émules et le 28 janvier 2021, un autre habitant de Lagny-sur-Marne envoie un courriel au directeur central de la police judiciaire Jérôme Bonet, dans lequel il déclare : « Je vous coupe comme Samuel Paty, sans empathie, t'es aussi vraiment mort, sale pute ». Jugé en comparution immédiate, il est condamné à quatre mois de prison ferme avec mandat de dépôt le 2 mars 2021, après s'être montré particulièrement arrogant lors de l'audience, affirmant à propos de la chanson de Maka qu'« elle est bien » et proférant des menaces : « Je peux peut-être braquer un commissariat de police, un jour »[223].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Autres pays

En Tunisie, Rached Khiari, un député islamiste[224] élu sous la bannière du parti islamiste Coalition de la dignité[225], qui « tenait jusqu'en 2019 le site d'information islamiste Al Sada »[226], publie le 17 octobre un message de justification de l'attentat[227]. Le parquet antiterroriste tunisien ouvre une enquête.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 19 octobre 2020, le magazine Voice Of Hind, géré par des partisans de Daech en Inde, publie sur la dernière page de sa nouvelle parution une photo de la tête décapitée de Samuel Paty accompagnée du message suivant : « Si votre liberté d’expression ne vous empêche pas de critiquer le prophète Muhammad PSL alors nos épées ne cesseront pas de défendre l’honneur du prophète Muhammad PSL »[228].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Fin octobre 2020, le Tehreek-e-Labbaik Pakistan, un parti politique pakistanais, qui est notamment représenté à l'Assemblée provinciale du Sind, publie sur son site web un message rendant hommage à l'assassin de Samuel Paty le qualifiant affectueusement de chahid et de moudjahid[229].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 30 octobre 2020, Mokhtar Dallali, imam tunisien, ancien professeur d'éducation religieuse, justifie par vidéo l'assassinat de Samuel Paty sous prétexte que son assassin « n'a fait qu'appliquer le jugement islamique adéquat ». Devant l’inaction de la justice tunisienne face à ces propos, le blogueur et activiste Wajdi Mahouechi s'indigne et traite le procureur de « lâche ». Interpellé dès le lendemain, il est condamné à deux ans de prison ferme pour « calomnie publique » et « outrage à un fonctionnaire » en application du code pénal de 2001. Selon le porte-parole du tribunal de Tunis, l'imam a également été poursuivi, sans confirmer s'il était libre ou en détention provisoire[230],[231],[232].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 8 novembre, le responsable religieux palestinien Issam Amira est convoqué par la police israélienne en raison d’un sermon prononcé le 29 octobre à la mosquée al-Aqsa dans lequel il aurait loué l'assassin de Paty, et alors qu'il était interdit d'exercer dans cette mosquée pour six mois[233].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

« Dans la campagne internationale de haine contre la France menée par des islamistes[234] », Mahathir Mohamad ancien Premier ministre de Malaisie, écrit le 29 octobre sur Twitter et sur son site Internet en réaction à l’assassinat du professeur Samuel Paty par un islamiste[235] « les musulmans ont le droit de tuer des millions de Français »[236]. Selon Sophie Boisseau du Rocher, chercheuse associée au Centre Asie de l’Institut français des relations internationales, ces propos peuvent « aisément être interprétés comme une justification de ces barbaries, voire un appel à préparer de nouvelles attaques »[237].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 2 novembre, le mouvement djihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique publie un communiqué de menace destiné à la France, dans lequel il considère que l'assassin « est un martyr qui a fait son devoir »[238], et une professeure des écoles et conseillère municipale du Val-d'Oise reçoit des menaces de mort[239], porte plainte puis est placée au « niveau 3 » (haut niveau de menace) par le rectorat de Versailles[240].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 27 mars 2021, dans une vidéo intitulée « Un message au peuple de Djibouti », Ahmad Omar, le chef des Chebabs, appelle à frapper les « intérêts américains et français » à Djibouti et déclare : « Imitez vos frères qui ont mené les attentats bénis en France, comme les frères Saïd et Chérif Kouachi et Abdullah al-Chichani — qu'Allah leur fasse miséricorde à tous »[241].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Appels à la violence islamophobe et actes anti-musulmans

La mosquée Nour el-Mohammadi de Bordeaux (ici en juillet 2021), l'un des nombreux lieux de culte musulmans vandalisés à la suite de l'assassinat de Samuel Paty.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Une recrudescence d'actes racistes est constatée sur l'ensemble du territoire français en réaction à l'attentat[242]. Plus particulièrement, les musulmans sont notamment victimes de nombreuses violences et d'appels à la haine. Ainsi, la politologue Nonna Mayer constate « qu’on a vu exploser le racisme antimusulman », en particulier sur les réseaux sociaux à la suite de l'assassinat de Samuel Paty[242].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Au lendemain de l'assassinat de Samuel Paty, des internautes appellent à brûler la mosquée Ar-Rahma de Béziers, notamment sur Facebook : « Vous voulez rendre hommage à cet enseignant ? Allez cramer la mosquée de Béziers. Faites passer le message qu’il y en a marre ». Les auteurs ont été identifiés et n'habitent pas forcément l'Hérault. Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman à Béziers, affirme qu'il s'agit clairement de « groupes identitaires bien connus qui essaient de créer un climat de guerre à Béziers »[243],[244]. Dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 octobre, la mosquée Nour El Mohamadi située dans le centre-ville de Bordeaux est dégradée par des tags comme « Vive la France », « Mahomet = lâche », et par des croix celtiques et de Lorraine, symboles souvent utilisés par l'extrême droite[245],[35].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon Mediapart, il y a « plusieurs actes anti-musulmans recensés » et « si l’on reste loin du « pic » constaté en 2015, plusieurs enquêtes ont été ouvertes. Certaines de ces affaires semblent émaner de l’extrême droite ». En plus des affaires déjà mentionnées, deux femmes voilées ont été poignardées près de la tour Eiffel lors d'une altercation causée par la présence d'un chien dangereux[246] et le portail de la mosquée de Montélimar a été défoncé « et comme après chaque attentat, les lieux de culte musulmans et les croyants eux-mêmes appréhendent d’être victimes d’insultes ou des gestes violents de la part de ceux qui prétendraient se venger des djihadistes »[244].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon Cédric Mas, spécialiste terrorisme et société, « les discours provocateurs du gouvernement » ont « attisé les pulsions de la fachosphère islamophobe »[247]. De même, de nombreux analystes, à l'instar de la politologue Nonna Mayer, estiment que « les allocutions d’Emmanuel Macron et de certains ministres ne favorisent pas l’apaisement des tensions » et exacerbent le sentiment anti-musulman[242]. Le chercheur Vincent Tiberj, spécialiste de l'influence des attentats sur l'opinion publique, déplore l'absence d'efforts dans le discours du gouvernement pour réconcilier la population française : « On n’a pas beaucoup entendu de discours qui permettent d’éviter les amalgames avec les musulmans »[242].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Hommages

Hommage national de 2020

Le 21 octobre 2020, un hommage national est rendu à Samuel Paty à la Sorbonne. Cet hommage qui relève des obsèques nationales a été décidé par décret du président de la République[248]. L'organisation de la cérémonie a été convenue en concertation avec la famille qui avait été reçue la veille à l'Élysée par le président Macron[249]. La remise des décorations a lieu à huis clos avant le début de l'hommage dans la grande cour de la Sorbonne. À l'Élysée, le drapeau est en berne dès le matin même, ainsi que sur l'ensemble des bâtiments publics de France.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En accord avec la famille, la Sorbonne a été choisie de préférence aux Invalides, compte tenu des circonstances et en hommage à la profession de Samuel Paty, parce qu'elle est le symbole de l'enseignement et de l'esprit des Lumières[250]. Ce lieu avait déjà été choisi pour un hommage aux victimes du terrorisme. François Hollande s'y était rendu en 2015 pour une minute de silence à la mémoire des victimes des attentats du 13 novembre, parmi lesquelles figuraient beaucoup de jeunes, d'étudiants et d'enseignants[250].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La cérémonie se déroule en présence du président de la République, du Premier ministre et des membres du gouvernement, ainsi que des présidents des chambres parlementaires et de l'ancien président François Hollande. En raison de la pandémie de Covid-19, l'assistance est limitée à 400 personnes. Parmi eux, une centaine d’élèves de différents établissements d’Île-de-France et les représentants du culte musulman en France, le Conseil français du culte musulman (CFCM)[250].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Porté par des gardes républicains, le cercueil du professeur entre dans la grande cour de la Sorbonne au son de la chanson One, du groupe U2[251].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Plusieurs textes sont lus : le texte Aux instituteurs et institutrices de Jean Jaurès, le poème À Samuel, écrit pour la circonstance par Gauvain Sers, et la lettre d’Albert Camus à son instituteur Louis Germain, écrite le jour où il a reçu le prix Nobel de littérature[251].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Emmanuel Macron prononce alors un discours dans lequel il rend hommage à Samuel Paty, réaffirme les valeurs de la République[251] et déclare au sujet des caricatures : « Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins ». À la suite de cela, l'orchestre à cordes de la Garde républicaine enchaîne sur une version non militaire de La Marseillaise, chantée par le chœur de la Maîtrise de Radio France. Une minute de silence est ensuite observée. Pour terminer, l'orchestre seul joue un mouvement de la symphonie nº 3, K 18, traditionnellement attribuée au jeune Wolfgang Amadeus Mozart.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Parvis Samuel Paty à l'entrée du Collège Maurice Schumann à Pecquencourt[252],[253].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Autres hommages

D'autres hommages et rassemblements ont lieu ailleurs en France, avec, notamment, une projection des caricatures de Charlie Hebdo sur les façades des bâtiments officiels à Toulouse et Montpellier[254],[255],[256].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 17 janvier 2021, le maire Les Républicains d'Ollioules (Var) Robert Beneventi annonce que le conseil municipal va rebaptiser le collège Les Eucalyptus en collège Samuel-Paty[257]. Face à des réticences locales, le projet est finalement abandonné. Malgré l’opposition de certains parents d’élèves, une école maternelle de Cap-d'Ail (Alpes-Maritimes) est officiellement rebaptisée du nom du professeur assassiné en juillet de la même année. Il s'agit du premier établissement scolaire à porter le nom de Samuel Paty[258].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En 2021, l'association des professeurs d'histoire-géographie crée le Prix Samuel-Paty afin d'entretenir la mémoire du professeur et de récompenser des élèves ayant réalisé un projet collectif autour d'un des thèmes enseignés lors des cours d'éducation morale et civique. La famille de l'enseignant participe au comité de pilotage de cette initiative, qu'elle soutient, et un ami de Samuel Paty préside le jury chargé d'attribuer les récompenses[259].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 14 mars 2025, le collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine, où enseignait Samuel Paty, est renommé « collège Samuel-Paty »[260].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Une pétition en ligne lancée en 2026 en faveur de l'entrée de Samuel Paty au Panthéon, à l'initiative de sa sœur Gaëlle Paty, et de Joëlle Alazard, présidente de l'Association des professeurs d'histoire et de géographie, rassemble rapidement plus de 50 000 signatures[261].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Actions publiques consécutives à l'attentat

Mesures gouvernementales

Le 18 octobre, l'Élysée annonce que les auteurs de 80 messages de soutien au terroriste signalés par la plate-forme PHAROS seront contrôlés par la police ou la gendarmerie avec des convocations de leurs auteurs ou des perquisitions. La sécurité des établissements scolaires sera renforcée pour la rentrée du 2 novembre. Gérald Darmanin et Éric Dupond-Moretti annoncent « un plan d'action qui va se mettre en œuvre dès le courant de la semaine et donnera lieu à des actions concrètes contre les structures, associations ou personnes proches des milieux radicalisés » qui répandent des appels à la haine pouvant provoquer des attentats. Le projet de loi sur le séparatisme pourrait être « enrichi » ou « amélioré » et il sera mis en place un « contre-discours » à la propagande radicalisée, le discours d'Emmanuel Macron aux Mureaux avait par exemple été « dévoyé » par certains pays qui en faisaient une « croisade anti-musulmans »[262]. Gérald Darmanin annonce qu'il proposera en Conseil des ministres la dissolution des associations CCIF et de Barakacity afin de lutter contre l'« islamisme rampant », considérant que le CCIF serait « manifestement impliqué » puisque le parent d'élève qui a lancé la première vidéo l'a cité[263],[264]. Le CCIF indique toutefois qu'« aucune action n’avait été entamée » par son équipe, qui en était encore « à l’étape des vérifications d’informations »[264].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le gouvernement dit aussi réfléchir au remplacement de Jean-Louis Bianco et Nicolas Cadène à la tête de l'Observatoire de la laïcité, à l'initiative de « partisans d’une laïcité de combat, qui voudraient étendre l’exigence de neutralité religieuse à l’espace public », et qui considèrent que la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905 est trop libérale[265]. L'articulation entre laïcité et lutte contre les communautarismes a fait l'objet de plusieurs polémiques au cours des années précédentes, et montre un clivage des positions aussi bien au sein de la gauche — opposant Manuel Valls et ses proches à l'Observatoire — que du parti présidentiel[266].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin annonce demander aux préfets de préparer l'expulsion de 231 étrangers qui se trouvent dans le Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. 180 personnes déjà en prison sont concernées, et 51 autres en liberté devraient être arrêtées[267],[268].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 19 octobre, le ministre annonce la fermeture pendant six mois de la mosquée de Pantin (Seine-Saint-Denis), dont l’imam M'hammed Henniche avait relayé sur sa page Facebook une vidéo dénonçant le cours sur les caricatures[269],[270]. Les autorités veulent la fermer pendant six mois, considérant la mosquée comme un repaire de la « mouvance islamiste radicale », ayant des « liens avec le salafisme », fréquentée par « des personnes impliquées dans la mouvance djihadiste » et dont un des imams, Ibrahim Doucouré serait « impliqué dans la mouvance islamiste radicale d’Île-de-France ». Cette décision soulève l'incompréhension des pratiquants qui considèrent que la mosquée n’est pas fréquentée par des extrémistes, ainsi que du maire de Pantin, Bertrand Kern. Le responsable de la mosquée, M'hammed Henniche, évoque « une maladresse » d'avoir relayé la vidéo sans avoir « supprimé ni même modéré l’adresse du collège », ne validant pas le discours du parent d'élève sur les caricatures car ayant craint une « discrimination » « quand les musulmans ont été pointés dans la classe »[271]. Toutefois, pour le secrétaire général de la fédération musulmane de la ville, la fermeture n'est que l'aboutissement d'une dérive imputable à l’entrisme des salafistes, « à qui l’imam principal, lui-même salafiste, a ouvert la porte », aux politiques locaux, « qui ont fait semblant de ne rien voir » et au « manque de courage » et à « l’affairisme » de M'hammed Henniche qui a laissé faire avant de diffuser la vidéo[272].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

La préfecture de la Seine-Saint-Denis affirme notamment que l'imam principal de la mosquée de Pantin, Ibrahim Doucouré, a été formé pendant deux ans dans un « institut fondamentaliste » au Yémen. La fédération musulmane de Pantin dépose un recours devant le tribunal administratif pour s'opposer à la fermeture de la mosquée, estimant que « les anciennes et passées fréquentations estudiantines de l’imam Ibrahim Doucouré » ne peuvent justifier cette fermeture. Mais le 27 octobre, le tribunal administratif de Montreuil valide la décision du ministre de fermer temporairement la mosquée[273]. Le tribunal motive son ordonnance en expliquant que l'autorité gestionnaire de la mosquée a failli à son devoir en laissant sous la vidéo incriminée le message d'un internaute dévoilant l'identité de Samuel Paty et son lieu de travail[274].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le gouvernement annonce un enrichissement des dispositions du projet de loi contre les séparatismes, avec une possible reprise des objectifs du projet de loi contre les contenus haineux sur internet de la députée Laetitia Avia censuré par le Conseil constitutionnel[275],[276]. La ministre Marlène Schiappa réactive le groupe de contact permanent — en sommeil depuis 2019 — afin d'améliorer la réactivité opérationnelle en matière de lutte contre la propagande terroriste sur le Net[277].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 20 octobre 2020 à Bobigny, le président de la République Emmanuel Macron, qui y présidait une séance de la cellule de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire, annonce la dissolution du collectif Cheikh Yassine fondé et animé par Abdelhakim Sefrioui, précisant que d'autres décisions de ce type suivront[131]. Le collectif est dissous le lendemain en Conseil des ministres[278].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin annonce son intention de proposer la dissolution de l'association Barakacity en Conseil des ministres[279]. La dissolution est prononcée par le président de la République après avis du Conseil des ministres par un décret du 28 octobre 2020[280]. Cette dissolution se fonde sur les dispositions de l’article L. 212-1 du Code de la sécurité intérieure (ex-loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées), et notamment les critères 6° (provocation à la discrimination) et 7° (provocation au terrorisme) [281]. D'après le ministre, cette association « incitait à la haine, entretenait des relations au sein de la mouvance islamiste radicale, se complaisait à justifier des actes terroristes »[282].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 24 septembre 2021, le Conseil d'État valide la dissolution de Barakacity et du CCIF, et souligne dans sa décision leurs liens avec l'islamisme radical[283].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Fonds Marianne

L'assassinat pousse le gouvernement français à annoncer de nouvelles mesures pour lutter contre le terrorisme islamiste[284]. Le fonds Marianne est mis en place en 2021 par Marlène Schiappa, alors ministre déléguée chargée de la Citoyenneté dans le gouvernement Castex, pour soutenir financièrement des associations qui luttent contre les discours haineux et séparatistes, notamment sur les réseaux sociaux. En 2023, ce fonds est à l'origine d'une affaire politico-financière. Les procédures font l'objet d'une information judiciaire notamment pour « détournement de fonds » et « abus de confiance » du parquet national financier. Les conclusions d'une enquête de l'Inspection générale de l'administration, et d'une enquête sénatoriale sont très sévères : elles établissent que « le manque de rigueur, l’opacité et la désinvolture ont conduit au fiasco », et insistent sur le rôle personnel joué par Marlène Schiappa dans les décisions d'attribution des subventions. Celle-ci quitte le gouvernement[285].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Mesures de police et de renseignement

Les services de renseignement et le gouvernement s'inquiètent d'une implication éventuelle dans l'assassinat de Samuel Paty des mouvements se réclamant musulmans, mais jugés islamistes radicaux. Même si aucun « lien direct » n'a été établi, Laurent Nuñez, coordonnateur national du renseignement et de la lutte antiterroriste, considère qu'il existe un « lien indirect ». Il déclare : « On voit bien qu'un palier a été franchi ». Pour lui, ces mouvements « minoritaires, cherchent à convaincre les musulmans que la France serait un pays islamophobe. Ils cherchent à les instrumentaliser, à créer un conglomérat. Et au moindre incident, ils se mettent à l’œuvre ». Leur discours s'est amplifié avec « le procès Charlie, la republication des caricatures et le discours du président Macron sur une prochaine loi destinée à renforcer la laïcité et à lutter contre le séparatisme islamiste ». Selon une source proche du gouvernement qui répond à l'AFP, « depuis un mois particulièrement, il y a convergence et mobilisation de trois courants d'islamistes : Les musulmans dirigé par Marwan Muhammad, ancien porte-parole du Collectif contre l'islamophobie en France, le CCIF et Barakacity » qui « ont pris aujourd'hui le lead [la tête] de l'islamosphère, avec une démarche politique, religieuse, radicale, de haine contre la France. Pour eux, la France est un État raciste, islamophobe, le pays impie et mécréant absolu, ils veulent le chaos et la guerre civile pour élaborer un nouvel ordre autour de la charia ». Marwan Muhammad conteste ces accusations déclarant que « notre discours de fond est une déclaration d'amour à la France. Nous ne sommes pas là pour nous opposer à notre pays »[286].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Les services de renseignement et le gouvernement s'inquiètent d'une implication éventuelle dans l'assassinat de Samuel Paty des mouvements se réclamant musulmans, mais jugés islamistes radicaux. Même si aucun « lien direct » n'a été établi, Laurent Nuñez, coordonnateur national du renseignement et de la lutte antiterroriste, considère qu'il existe un « lien indirect ». Il déclare : « On voit bien qu'un palier a été franchi ». Pour lui, ces mouvements « minoritaires, cherchent à convaincre les musulmans que la France serait un pays islamophobe. Ils cherchent à les instrumentaliser, à créer un conglomérat. Et au moindre incident, ils se mettent à l’œuvre ». Leur discours s'est amplifié avec « le procès Charlie, la republication des caricatures et le discours du président Macron sur une prochaine loi destinée à renforcer la laïcité et à lutter contre le séparatisme islamiste ». Selon une source proche du gouvernement qui répond à l'AFP, « depuis un mois particulièrement, il y a convergence et mobilisation de trois courants d'islamistes : Les musulmans dirigé par Marwan Muhammad, ancien porte-parole du Collectif contre l'islamophobie en France, le CCIF et Barakacity » qui « ont pris aujourd'hui le lead [la tête] de l'islamosphère, avec une démarche politique, religieuse, radicale, de haine contre la France. Pour eux, la France est un État raciste, islamophobe, le pays impie et mécréant absolu, ils veulent le chaos et la guerre civile pour élaborer un nouvel ordre autour de la charia ».Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.Marwan Muhammad conteste ces accusations déclarant que « notre discours de fond est une déclaration d'amour à la France. Nous ne sommes pas là pour nous opposer à notre pays ».×

Lundi 19 octobre 2020, après une perquisition dite administrative[287], Bilal Righi, président de l’association caritative[288] Ummah Charit, y est placé en garde à vue pour avoir lancé une cagnotte de soutien à Brahim Chnina, père d'élève qui menait campagne contre Samuel Paty[289].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Une enquête est ouverte au sujet du site néonazi Démocratie participative, lequel avait diffusé les images de la victime décapitée. Une plainte a été déposée par l'Association française des victimes du terrorisme pour « publication incitant au terrorisme ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine »[290].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Mise en cause de l'attitude des pouvoirs publics avant l'attentat

Positions du monde enseignant

Dans une enquête de BFM, des enseignants évoquent un abandon de leur hiérarchie, parmi lesquels Sophie Mazet, professeur d’anglais en Seine-Saint-Denis, autrice de Autodéfense intellectuelle, le retour, ou Benoît Teste, secrétaire général du syndicat SNES FSU, qui réclame « une protection de la part de notre administration »[291]. Une enquête de 20 Minutes rapporte un sentiment de solitude face aux contestations[292] et des enseignants déplorant ne jamais avoir été soutenus par l’Éducation nationale[292].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Positions des partis politiques

Sur le plan politique, Marine Le Pen demande, dans une allocution solennelle, une commission d'enquête parlementaire pour savoir, entre autres, si Samuel Paty a « pu être abandonné par sa hiérarchie »[293] et Jean-Luc Mélenchon juge « inadmissible » que « pendant plus d'une semaine, on a pu menacer cet enseignant et cette école sans qu'il ne se passe strictement rien »[294].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Mise en cause de la Cour nationale du droit d'asile

Après l'assassinat de Samuel Paty, la Cour nationale du droit d’asile est violemment mise en cause sur les plateaux de télévision et sur les réseaux sociaux « par des comptes Twitter, proches notamment de l’extrême droite »[295] pour avoir reconnu, en 2011, la qualité de réfugié au père du futur assassin, en raison de craintes de persécution pour des motifs politiques liés au conflit et au régime tchétchène. Celle-ci avait été auparavant rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui estimait que le récit du père d’Abdoulakh Abouyezid n’était pas convaincant[296],[297],[298],[295] et qui avait relevé que celui-ci avait hébergé à son domicile des combattants tchétchènes membres d’Al-Qaeda dont un haut dirigeant de l’organisation terroriste[86].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Par la suite, Dominique Kimmerlin, la Présidente de la Cour, décide de porter plainte[299],[295].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Mise en cause du rectorat

Le communiqué du rectorat affirmant son soutien « concret et constant dès le début » à l'enseignant assassiné est mis en doute par des parlementaires d'autres partis, selon d'autres médias[300],[301]. Chantal Jourdan (PS) dénonce « l’incertitude d’être soutenus par leur hiérarchie face à des menaces répétées »[300] et Patrick Hetzel (LR) que tout n'a pas été fait pour assurer sa sécurité, car la proviseure l'ayant accompagné au commissariat aurait dû porter plainte au nom de l'État[301]. Elle n'aurait pas dû non plus recevoir l'islamiste radical Abdelhakim Sefrioui, selon Fatiha Agag-Boudjahlat[158], mais Philippe Vincent, du syndicat des proviseurs (SNPDEN-UNSA), conteste qu'un proviseur n'ait pas le droit de recevoir des parents non élus et souligne que des inspecteurs peuvent se déplacer sans rapport écrit du proviseur[302],[303]. Après un échange entre l'inspection académique et le père d'élève, « dans un souci d'apaisement »[304], la proviseure avait reçu ce dernier le 8 octobre, mais après l'avoir fait attendre 45 minutes, ce dont s'est plaint Abdelhakim Sefrioui, dans une vidéo[305], où il répand la rumeur, ensuite fermement démentie après l'assassinat[304], que le rectorat pourrait « sévir » contre Samuel Paty[306]. Le 9 octobre, l'inspection était venue au collège[306] et un courriel avait été envoyé aux parents pour mentionner que le professeur s'était excusé[306].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Selon Checknews de Libération, à la suite d'un « amalgame à partir d’une note des renseignements », « la rumeur d'une menace de sanction contre le professeur tué a été montée en épingle par l'extrême droite, qui s'appuie sur une vidéo du militant Abdelhakim Sefrioui ». Interrogé sur l'existence d'« un signalement contre M. Paty », Jean-Michel Blanquer répond que « les référents sont venus, et tant mieux » et qu'« il y a eu soutien complet du professeur »[58]. Deux ans après les faits, dans le cadre de la polémique entourant le fond Marianne, les bâtiments de l'Inspection académique de l'Education nationale dans la métropole de Bordeaux sont vandalisés par le groupe d'extrême droite Action directe nationaliste qui lui impute la mort de Samuel Paty. Le lycée où travaille un élu Renaissance et l'ancienne permanence du député Éric Poulliat sont également visés[307].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le Point révèle par la suite que, quelques jours avant l'attentat, le référent laïcité de l'inspection académique a bien envoyé un courriel affirmant que Samuel Paty ne semblait pas maîtriser « les règles de neutralité et de laïcité » et aurait commis une « erreur »[308].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Mise en cause du Renseignement

La coordination entre les antennes du Renseignement territorial (RT) est aussi mise en cause, car une note signalant le rôle actif d'Abdelhakim Sefrioui[309], suivi par l’antenne RT de l’Essonne[309], « dans la montée de la tension »[310] a été transmise à la centrale, « qui aurait dû faire redescendre les infos »[309]. Selon une enquête de Mediapart, Loïc Kervran (LREM), de la délégation parlementaire au contrôle des services de renseignement, estime qu'il faut « regarder comment resserrer les mailles du filet »[311], souci partagé par les autres partis[311]. Pour le socialiste David Habib, autre député connaisseur de ce milieu, « les liens entre ce père de famille et ce prédicateur auraient dû être vérifiés, il s’agit d’une défaillance »[311].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Commission d'enquête du Sénat

Le 25 mai 2023, Mickaëlle Paty, sœur de Samuel Paty, demande à Gérard Larcher, président du Sénat, et à François-Noël Buffet, président de la Commission des Lois, l'ouverture d'une commission d'enquête sur « les dysfonctionnements qui ont conduit à l’assassinat [de son frère] » le 16 octobre 2020. Le 15 juin 2023 la Commission des Lois et la Commission de la Culture se dotent des pouvoirs d'une commission d'enquête visant à « examiner les mécanismes de protection pour les enseignants victimes d'agressions ». Mickaëlle Paty, qui dénonce les failles de l'enquête, est auditionnée par les membres de la commission le 17 octobre 2023. Elle propose l'attribution automatique, pour un enseignant menacé, de la protection fonctionnelle et du droit de retrait qui n'ont pas été accordés à son frère et préconise une « offensive idéologique » à l'encontre des élèves et parents qui profèrent les menaces. Les travaux de la Commission, d'une durée de six mois, doivent déboucher sur un rapport dont les préconisations peuvent relever de la loi ou du règlement[312],[313],[314],[315],[316],[317],[318].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Suites et conséquences

Analyse

Selon Marc Hecker, chercheur à l’Institut français des relations internationales et spécialiste du terrorisme, qui analyse l'attentat du 29 octobre 2020 à Nice, celui devant les anciens locaux de Charlie Hebdo le 25 septembre et celui de Conflans-Sainte-Honorine, « la recrudescence de ces dernières semaines est très probablement liée au procès Charlie Hebdo et à la republication des caricatures, qui a suscité de fortes réactions dans la djihadosphère »[319]Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Sondages

Deux mois après l’assassinat de Samuel Paty, l’Observatoire de l’éducation de la Fondation Jean-Jaurès (proche du Parti socialiste) commande un sondage à l'IFOP sur « les enseignants de France face aux contestations de la laïcité et au séparatisme »[320]. Parmi les principaux enseignements :Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

  • un enseignant sur quatre se censure plusieurs fois par an sur le sujet de la laïcité[321] ;Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • les incidents concernant la restauration scolaire ; les jours de classe manqués liés à l'exercice d'un culte ou à la célébration d'une fête religieuse ; les contestations d'enseignements sur la laïcité, la sexualité ou l'égalité entre filles et garçons ; les absences de jeunes filles à des cours de natation ou de sport[322] ;Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • 53 % des professeurs du second degré ont déjà vu, dans leur établissement, des élèves contester un enseignement ou tenter de s'y soustraire au nom de la religion. Un chiffre en hausse de 7 points par rapport à une précédente enquête de 2018[323].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En décembre 2022, un nouveau sondage Ifop pour le magazine Écran de Veille documente une recrudescence des contestations d'enseignements pour des motifs religieux. Face à ces revendications, les pratiques d'évitement augmentent parmi les enseignants : plus de la moitié des professeurs affirment s'être déjà autocensurés pour éviter des incidents avec leurs élèves. Avant l'assassinat et la décapitation de Samuel Paty, ils n'étaient que 36 %. 60 % des enseignants interrogés déclarent avoir été confrontés à des contestations de leurs enseignements pour des motifs religieux au cours de leur carrière dont 31 % depuis septembre 2021[324].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Incidents notables survenus après l'assassinat

En novembre 2020, 793 incidents — dont près de la moitié en collège — sont recensés lors de l'hommage rendu à Samuel Paty. Le ministère précise alors qu'il s'agissait essentiellement de provocations, de contestations et d'apologies du terrorisme[325].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le 9 novembre 2020, un parent d’élève prend à partie un professeur d’histoire-géographie du collège des Battières, dans le 5e arrondissement de Lyon, collège où Samuel Paty avait commencé sa carrière[326]. Le père d'élève remet en cause le contenu de son cours sur le principe de laïcité. Le 18 décembre, le professeur est « contraint et forcé » de quitter le collège[327] et envisage de changer de métier. Le 4 janvier 2021, des collègues du professeur débrayent pour protester contre le manque de réactions du rectorat[328]. Le 5 janvier 2021, un homme est condamné pour avoir appelé à « cramer » la mosquée de Béziers après l'assassinat de Samuel Paty[329].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Le monde enseignant est frappé par un autre acte terroriste, le 13 octobre 2023, lors de l'attaque au couteau perpétrée au lycée Gambetta-Carnot d'Arras (Pas-de-Calais) qui cause la mort d'un professeur de français de 57 ans, Dominique Bernard, à qui un hommage national est rendu dans les écoles le 16 octobre, jour de célébration de la mémoire de Samuel Paty[330]. Lors des moments d'hommage à Dominique Bernard et Samuel Paty, organisés ce jour dans les établissements scolaires de France, 357 « perturbations et contestations » sont recensées[325].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

En décembre 2024, Mickaëlle Paty, sœur du professeur assassiné, dépose plainte pour apologie du terrorisme contre Pierre Jacquel, un « doctorant à la Sorbonne », qui a accusé l’enseignant d’« islamophobie » dans une publication datant du début du mois[331],[332].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Évocations de l'assassinat

En août 2022, lors d'un rassemblement d'athées à Cologne où se trouvaient de nombreux apostats de la religion musulmane, des affiches « nous sommes tous Samuel Paty » (Wir sind alle Samuel Paty) sont brandies[333].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Crayon noir, une bande dessinée de Valérie Igounet dessinée par Guy Le Besnerais, Studiofact, 2023, 160 p., s'intéresse aux circonstances de l'assassinat de Samuel Paty[334],[335].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Dans plusieurs communes de France certaines voies portent désormais le nom de Samuel Paty c'est notamment le cas à Six-Fours-les-Plages[336].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Mickaëlle Paty, la soeur de Samuel, en collaboration avec Émilie Frèche, publie le 16 octobre 2024, Le cours de Monsieur Paty aux éditions Albin Michel. Ce livre permet de découvrir le cours sur la liberté d'expression donné par Samuel Paty et revient sur les jours qui ont précédé l'assassinat[337].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Bibliographie

  • David di Nota, J'ai exécuté un chien de l'enfer : Rapport sur l'assassinat de Samuel Paty, Paris, Le Cherche midi, 7 octobre 2021, 160 p. (ISBN 978-2-213-70129-5, OCLC 1287240094, présentation en ligne).Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Stéphane Simon, Les derniers jours de Samuel Paty : Enquête sur une tragédie qui aurait dû être évitée, Paris, Plon, 13 avril 2023, 240 p. (ISBN 978-2-259-31599-9, OCLC 1378461494)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Valérie Igounet et Guy Le Besnerais, Crayon Noir : Samuel Paty, histoire d'un prof, Studiofact, 2023, 156 p. (ISBN 9782958292782)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Mickaëlle Paty et Émilie Frèche, Le cours de Monsieur Paty, Paris, Éditions Albin Michel, 2024, 208 p. (ISBN 978-2-226-49485-6)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Filmographie

  • Le Collège de monsieur Paty, documentaire de Christine Tournadre, qui s’est immiscée, toute une année durant, dans les couloirs du collège. Première diffusion le 17 octobre 2023 sur France 2[338].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Épisode Terroristes en réseaux, deuxième épisode de la deuxième saison de la série La fabrique du mensonge, d'une durée de 96 minutes et 47 secondes. Réalisation de Guillaume Auda et Étienne Mélou. Diffusé pour la première fois le 30 mai 2021 sur la chaîne France 5.Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Samuel Paty, le temps de la justice, documentaire de Christine Tournadre, sur le déroulement du jugement en première instance. Première diffusion le 10 mars 2026 sur France 5[339].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • L'Abandon, film réalisé par le cinéaste et scénariste français Vincent Garenq, sorti le 13 mai 2026[340].Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Voir aussi

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  • Assassinat de Samuel Paty, sur Wikimedia CommonsNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Articles connexes

  • Représentation de MahometNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Caricatures de MahometNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Boycott des produits françaisNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten (procès contre Charlie Hebdo)Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Éducation civiqueNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Liberté d'expressionNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Hussard noirNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Rapport ObinNon vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
  • Terrorisme islamiste en France Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×
    • Assassinat de Dominique Bernard (2023)Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
    • Attentat de la basilique Notre-Dame de Nice (2020)Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
    • Attentat de Saint-Quentin-Fallavier (2015)Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×
    • Attentat contre Charlie Hebdo (2015)Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×

Liens externes

  • Ressource relative à l'audiovisuel : Non vérifié Ce passage ne dispose pas encore de vérification factuelle exploitable.×

Notes et références

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Références 1 à 25
  1. C'est la mention la plus fréquente dans les sources, mais l'attentat a eu lieu en fait dans la commune voisine d'Éragny.Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  2. Selon Valeurs actuelles, le message exact est le suivant : « Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. De Abdullah, le Serviteur d'Allah, À marcon [sic], le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad ﷺ, calme ses semblables avant qu'on ne vous inflige un dur châtiment… »[73]Non vérifié Ce contenu affiché ne dispose pas encore d’un contrôle factuel correspondant.×↩
  3. Simon 2023, p. 20.↩
  4. Ibid., p. 22↩
  5. « Prof d'histoire décapité : l'assaillant, Abdouallakh Anzorov, était un Russe tchétchène de 18 ans », sur parismatch.com, 17 octobre 2020..↩
  6. « "L'intolérance vient de franchir un nouveau seuil": Charlie Hebdo réagit après l'attentat à Conflans-Sainte-Honorine », sur Le HuffPost, 16 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩
  7. « « Charlie Hebdo » republie les caricatures du prophète Mahomet qui avaient fait du journal la cible des djihadistes », Le Monde,‎ 1er septembre 2020 (lire en ligne, consulté le 17 octobre 2020).↩
  8. « L’auteur présumé de l’attaque à Paris pensait s’attaquer au siège de « Charlie Hebdo » », Le Monde,‎ 26 septembre 2020 (lire en ligne, consulté le 17 octobre 2020).↩
  9. Pauline Théveniau, « Enseignant décapité à Conflans : «Ils ne passeront pas», promet Macron », sur Le Parisien, 16 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩
  10. « Ce qu’il faut retenir du discours d’Emmanuel Macron sur la laïcité et les « séparatismes » », Le Monde,‎ 2 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 17 octobre 2020).↩
  11. « 2015–2021 : Six ans d’attentats islamistes meurtriers en France », Sud-Ouest,‎ 31 mars 2022 (lire en ligne, consulté le 21 octobre 2020).↩
  12. « Après le choc de l'attentat de Nice, le profil du meurtrier se précise », sur LExpress.fr, 30 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
  13. (nl) « Onthoofde docent Samuel Paty (1973-2020) zocht juist altijd de nuance op », sur parool.nl (consulté le 19 octobre 2020).↩
  14. « Le professeur décapité était un ancien étudiant de l'Université Lumière Lyon 2 », sur lyoncapitale.fr, 17 octobre 2020 (consulté le 18 octobre 2020).↩
  15. « Professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine: ce que l'on sait de l'attaque terroriste survenue près d'un collège », sur L'Indépendant, 17 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩1 ↩2
  16. (en) Antony Paone et Richard Lough, « For a teacher in France, a civics class was followed by a gruesome death », sur Reuters, 17 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩
  17. «C’était sûr que ça allait mal finir», sur 20min.ch, 17 octobre 2020.↩1 ↩2
  18. « Monsieur Paty, il était trop drôle, on voulait tous l'avoir », Libération, 18 octobre 2020.↩1 ↩2
  19. Eric Turpin, « Professeur tué dans les Yvelines : Samuel Paty était "très investi et apprécié" », sur francebleu.fr, 17 octobre 2020 (consulté le 19 octobre 2020).↩
  20. « Samuel Paty, le professeur décapité à Conflans, avait un petit garçon de cinq ans », sur ladepeche.fr, 17 octobre 2020 (consulté le 19 octobre 2020).↩
  21. Reuters, « Samuel Paty recevra la Légion d'honneur et les Palmes académiques », sur Challenges, 20 octobre 2020 (consulté le 20 octobre 2020).↩
  22. « Le fils de Samuel Paty va devenir pupille de la Nation », sur BFMTV, 21 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
  23. « HOMMAGE. Le parvis de la mairie de Charnay-lès-Mâcon officiellement baptisé “Parvis Samuel-Paty” », sur www.lejsl.com (consulté le 8 octobre 2024)↩
  24. Véronique Pueyo, « La ville de Voreppe donne le nom de Samuel Paty à l'une de ses places, située en face de son collège », sur France Bleu Isère, 1er février 2021 (consulté le 17 avril 2021).↩
  25. « A Paris, un square Samuel-Paty bientôt face à la Sorbonne », Le Monde,‎ 29 septembre 2021 (lire en ligne, consulté le 12 octobre 2021)↩
Références 26 à 50
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  4. Samuel Paty (préf. Christophe Capuano et Olivier Faure), Le noir Société et symbolique 1815-1995, Presses universitaires de Lyon, 23 septembre 2021, 152 p. (ISBN 2-7297-1242-9, OCLC 1288218494).↩
  5. Stéphane Corby, « Assassinat de Samuel Paty : une minute de silence, un square à Paris, des fresques… Un week-end d’hommages », sur Le Parisien, 15 octobre 2021 (consulté le 16 octobre 2021).↩
  6. « Jean Castex rend hommage à Samuel Paty, "un serviteur de la République" », sur France 24, 16 octobre 2021 (consulté le 16 octobre 2021).↩
  7. « Samuel Paty : le collège de l'enseignant assassiné prend finalement son nom », sur France Bleu, 18 octobre 2024 (consulté le 3 novembre 2024)↩
  8. Marie Persidat, « « Son nom est désormais gravé dans notre ville » : le parc d’Éragny honore la mémoire de Samuel Paty », sur leparisien.fr, 12 octobre 2025 (consulté le 25 décembre 2025)↩
  9. Jean-Louis Mathieu, « La Ville honore Samuel Paty et Dominique Bernard en inaugurant une esplanade », Sud Ouest édition Dordogne, 18 décembre 2025, p. 19.↩
  10. « Attentat de Conflans : quatre jours avant sa mort, Samuel Paty a démenti la version de l’élève qui l’incriminait », sur lemonde.fr, 21 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8
  11. « Ce que l'on sait de l'attaque terroriste contre un professeur, décapité à Conflans-Sainte-Honorine », sur France Info, 16 octobre 2020 (consulté le 16 octobre 2020).↩1 ↩2 ↩3 ↩4
  12. « Ce qu'il s'est passé dans la classe de Samuel Paty et ce qui s'est ensuivi jusqu'à l'attentat », sur Le HuffPost, 17 octobre 2020 (consulté le 28 octobre 2020).↩
  13. « [VIDEO] Samuel Paty : du cours sur les caricatures à son assassinat, le récit de onze jours d'engrenage », sur ladepeche.fr, 18 octobre 2020 (consulté le 28 octobre 2020).↩
  14. « Assassinat de Samuel Paty : un parent d'élève au cœur d'un engrenage islamiste ? », sur LCI, 18 octobre 2020 (consulté le 18 octobre 2020).↩1 ↩2 ↩3 ↩4 ↩5 ↩6 ↩7 ↩8 ↩9 ↩10 ↩11 ↩12 ↩13
  15. Pourquoi nous publions les caricatures montrées par Samuel Paty à ses élèves, Marianne, 20/10/2020↩1 ↩2
  16. « Professeur d'histoire décapité : qui était Samuel Paty, quadragénaire "à fond dans son métier"? », sur parismatch.com, 17 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩
  17. « Le père qui avait diffusé la vidéo hostile au professeur d'histoire en garde à vue », Le Point.fr,‎ 17 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 19 octobre 2020)↩1 ↩2
  18. Willy Le Devin, « Conflans : une note du renseignement retrace la chronologie des jours précédant l'attaque », sur Libération.fr, 17 octobre 2020 (consulté le 3 novembre 2020).↩
  19. Aziz Zemouri, « Cette note des renseignements restée sans suite »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Le Point, 22 octobre 2020↩
  20. « L'homme qui a mis le feu aux poudres », sur La Presse+, 1er novembre 2020 (consulté le 13 octobre 2021).↩
  21. Emma Donada, « Conflans : la fille de Brahim C. a-t-elle assisté au cours de Samuel Paty sur les caricatures ? », sur liberation.fr, 21 octobre 2020.↩
  22. « Caricatures : ce qu'a dit l'enseignant décapité dans les Yvelines aux policiers », sur francetvinfo.fr, 21 octobre 2020.↩
  23. « Attentat de Conflans : qui sont les onze gardés à vue ? », sur leparisien.fr, 18 octobre 2020 (consulté le 18 octobre 2020).↩
  24. « Après l’attentat de Conflans, Gérald Darmanin veut dissoudre le Collectif contre l’islamophobie en France », Le Monde.fr,‎ 19 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 19 octobre 2020)↩1 ↩2
  25. Bernadette Sauvaget, « Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : la mosquée de Pantin reconnaît avoir diffusé la vidéo du père de famille », sur Libération.fr, 18 octobre 2020 (consulté le 19 octobre 2020).↩1 ↩2
Références 51 à 75
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  2. Gérald Darmanin veut fermer la mosquée de Pantin : une décision "disproportionnée" pour son recteur, francebleu.fr, 20 octobre 2020, par Olivia Cohen↩
  3. Étienne Girard et Paul Conge, « Frère musulman, pro-Hamas : Sefrioui, le prédicateur à l'origine de la fronde contre l'enseignant décapité », sur marianne.net (consulté le 18 octobre 2020).↩
  4. « Conflans: Des caricatures montrées par Samuel Paty à l'attentat, ce qu'il s'est passé »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur yahoo.com (consulté le 18 octobre 2020).↩1 ↩2
  5. Frédéric Fatoux, « Enseignant décapité à Conflans-Sainte-Honorine : un parent d’élève s'était plaint de l’enseignant sur YouTube », sur La Dépêche du Midi, 16 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩
  6. « "Une association en opposition avec le pacte républicain" : après l'assassinat de Samuel Paty, le CCIF dans le viseur du gouvernement », sur Franceinfo, 19 octobre 2020 (consulté le 19 octobre 2020).↩
  7. « Professeur décapité à Conflans-Sainte-Honorine : que sait-on du cours qui a fait polémique chez certains parents d'élèves ? », sur Franceinfo, 17 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩
  8. Pauline Moullot, « Samuel Paty était-il sur le point d'être sanctionné par la rectrice de l'académie de Versailles ? », sur Liberation.fr, 18 octobre 2020 (consulté le 18 octobre 2020).↩1 ↩2
  9. « D’un cours sur le liberté d'expression à un assassinat : les 10 jours qui ont précédé l'attentat de Conflans », sur bfmtv.com, 17 octobre 2020.↩
  10. Emmanuel Fansten et Willy Le Devin, « Attentat de Conflans : des échanges entre l’un des pères de famille et le terroriste », Libération, 20 octobre 2020 (consulté le 10 décembre 2021).↩1 ↩2
  11. « Samuel Paty : le collégien de 14 ans aurait échangé des messages avec l'assaillant », sur Le Point, 1er novembre 2020 (consulté le 6 octobre 2023).↩
  12. Matthieu Suc, « Assassinat de Samuel Paty : le procès d’un attentat et d’une rumeur », sur Mediapart, 3 novembre 2024 (consulté le 3 novembre 2024)↩
  13. Simon 2023, p. 190.↩
  14. Ibid., p. 107-108↩
  15. Ibid., p. 192↩
  16. Ibid., p. 193-195↩
  17. Ibid., p. 196↩
  18. Ibid., p. 197↩
  19. Ibid., p. 198↩
  20. « Conflans Saint-Honorine : un enseignant décapité pour avoir montré les caricatures de Mahomet en classe », sur La Voix du Nord, 16 octobre 2020 (consulté le 16 octobre 2020).↩
  21. Boris Thiolay, « Assassinat de Samuel Paty : sur les traces du djihad numérique d'Abdoullakh Anzorov » [archive du 13 avril 2021], Le Journal du dimanche, 13 avril 2021 (consulté le 10 décembre 2021).↩1 ↩2 ↩3
  22. « Enseignant décapité à Conflans : l’assaillant n’était pas sur le radar de l’antiterrorisme », sur leparisien.fr, 16 octobre 2020 (consulté le 18 octobre 2020).↩
  23. « Assassinat de Samuel Paty : 15 personnes en garde à vue, dont quatre collégiens », Valeurs actuelles, 19 octobre 2020 (consulté le 11 décembre 2021).↩
  24. Arthur Carpentier, « Samuel Paty : enquête sur le terroriste et la rumeur », sur youtube.com, Le Monde, 16 novembre 2020 (consulté le 14 novembre 2021).↩1 ↩2
  25. « RÉCIT. "J'entends des coups de feu !" : le soir où un terroriste a décapité un professeur, plongeant Conflans-Sainte-Honorine dans l'effroi », sur Franceinfo, 17 octobre 2020 (consulté le 29 octobre 2020).↩
Références 76 à 100
  1. « [VIDEO] Samuel Paty : du cours sur les caricatures à son assassinat, le récit de onze jours d'engrenage », sur ladepeche.fr, 18 octobre 2020 (consulté le 29 octobre 2020).↩1 ↩2
  2. « Ce que l’on sait de l’enquête sur la décapitation du professeur », sur 20minutes.fr, 17 octobre 2020 (consulté le 30 octobre 2020).↩
  3. Willy Le Devin, « Terrorisme : des interpellations après la décapitation de l'enseignant », sur Libération.fr, 16 octobre 2020 (consulté le 30 octobre 2020).↩
  4. Virginie Fauroux et Thibault Malandrin, « EXCLU TF1/LCI - "Oublier, c'est impossible" : le policier qui a neutralisé l’assassin de Samuel Paty témoigne », sur TF1, 23 juin 2021 (consulté le 7 août 2022).↩
  5. « Attentat de Conflans-Sainte-Honorine : ce que révèle l'enquête », sur lejdd.fr, 18 octobre 2020 (consulté le 18 octobre 2020).↩
  6. Caroline Politi et Thibaut Chevillard, « Un professeur décapité à Conflans, l'assaillant de 18 ans abattu », sur 20 Minutes, 16 octobre 2020 (consulté le 16 octobre 2020).↩
  7. « En direct - Professeur décapité : « Notre compatriote a été victime d'un attentat terroriste islamiste » dénonce Macron », sur Le Figaro, 16 octobre 2020 (consulté le 16 octobre 2020).↩
  8. « L'assaillant de Conflans, un réfugié tchétchène de 18 ans « qui ne parlait pas beaucoup » », sur liberation.fr, 17 octobre 2020 (consulté le 18 octobre 2020).↩
  9. « Conflans-Sainte-Honorine: l'individu neutralisé était "connu pour des affaires de dégradation de biens publics et de violences en réunion", mais n'a "jamais été condamné" », sur BFMTV (consulté le 19 octobre 2020).↩
  10. « Attentat de Conflans : après une journée d’hommage, les dernières révélations de l’enquête », sur lemonde.fr, 19 octobre 2020.↩
  11. Etienne Girard et Alexandra Saviana, Procès Samuel Paty : nos révélations sur le passé ultra-violent de son assassin, Abdoullakh Anzorov, lexpress.fr, 11 novembre 2024↩1 ↩2 ↩3 ↩4
  12. (en) Denis Sokolov, « Russian Islamic Religious Authorities and Their Activities at the Regional, National, and International Levels », CAP paper, Central Asia Program, no 220 « Russia's Islamic Diplomacy »,‎ 1er juin 2019, p. 38-42, article no 6 (lire en ligne [PDF])↩
  13. Attentat de Conflans : le terroriste était en contact avec au moins deux présumés djihadistes en Syrie, Le Monde, 22/10/2020↩
  14. Agence-France-Presse, « Professeur décapité : le meurtrier était en contact avec un djihadiste russophone en Syrie », sur lefigaro.fr, 22 octobre 2020 (consulté le 22 octobre 2020).↩1 ↩2
  15. « L’assassin était en contact avec un djihadiste russe », sur lematin.ch, 22 octobre 2020 (consulté le 22 octobre 2020).↩
  16. Luc Mathieu, Le Hayat Tahrir al-Sham, parrain syrien d’Anzorov ?, Libération, 22 octobre 2020.↩
  17. Lucas Burel, « Professeur décapité à Conflans : le terroriste avait déjà été signalé sur Twitter », sur L'Obs, 17 octobre 2020 (consulté le 30 décembre 2021).↩
  18. (en) « Paris attack: Chechen who beheaded teacher Samuel Paty tweeted against Saudi Arabia », sur Al Arabiya English, 19 octobre 2020 (consulté le 30 décembre 2021).↩
  19. Attentat de Conflans : les ambitions ratées d’Anzorov dans la sécurité privée, Libération, 28/10/2020↩
  20. Vincent Geny, « Tchétchénie : foule, chants et embouteillages à l'enterrement de l'assassin de Samuel Paty », Marianne, 7 décembre 2020 (consulté le 8 décembre 2020).↩1 ↩2
  21. (en) Will Stewart, « Teenager who beheaded French teacher in prophet cartoons row is given a hero's funeral in his native Chechnya, with hundreds turning out to see the killer buried as mourners carry 'Lion of Islam' signs », sur dailymail.co.uk, 7 décembre 2020.↩
  22. Benoît Vitkine, « Le terroriste qui a assassiné Samuel Paty enterré en Tchétchénie », sur lemonde.fr, 8 décembre 2020.↩
  23. (ru) Olga Myasnikova, « Улицу в Чечне «переименовали» в честь террориста, обезглавившего учителя во Франции », sur znak.com,‎ 3 décembre 2020 (consulté le 8 décembre 2020).↩
  24. Jean Chichizola, « L’assassin de Samuel Paty glorifié par sa famille », Le Figaro, 27 octobre 2021 (consulté le 29 octobre 2021).↩
  25. « Assassinat de Samuel Paty : le père du tueur se dit "satisfait" de son fils », Marianne, 28 octobre 2021 (consulté le 29 octobre 2021).↩
Références 101 à 125
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  2. (ru) « Спикер Чечни упрекнул ичкерийцев в отсутствии поддержки убийце учителя во Франции », sur kavkazr.com,‎ 23 septembre 2021 (consulté le 11 décembre 2021).↩
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  5. « Professeur décapité : cinq nouvelles personnes en garde à vue dont deux parents d'élèves », sur Europe 1, 17 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩
  6. Aziz Zemouri, « Conflans : le rôle d'un agitateur radicalisé pointé du doigt », sur lepoint.fr, 17 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩
  7. Attentat à Conflans : Sept personnes dont deux mineurs déférées ce mercredi devant un juge, 20 minutes, 21/10/2020↩
  8. « Attentat à Conflans : Samuel Paty a été « désigné comme une cible », selon le procureur national antiterroriste », sur 20minutes.fr, 21 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
  9. Jean-Michel Décugis, Vincent Gautronneau et Jérémie Pham-Lê, « Attentat de Conflans : trois nouveaux suspects mis en examen », Le Parisien,‎ 6 novembre 2020 (lire en ligne, consulté le 3 octobre 2021).↩
  10. Carlotta Ranieri, « Assassinat de Samuel Paty : quatre nouveaux collégiens mis en examen, dont trois pour "complicité" », sur francetvinfo.fr, 27 novembre 2020 (consulté le 27 novembre 2020).↩
  11. « Assassinat de Samuel Paty: une femme mise en examen pour «association de malfaiteurs terroriste» », sur CNews, 25 juin 2021 (consulté le 12 octobre 2021).↩
  12. Jean-Michel Décugis et Jérémie Pham-Lê, Une enquête ouverte sur un blogueur djihadiste en lien avec l’assassin de Samuel Paty, leparisien.fr, 8 novembre 2022↩
  13. Cecile Ollivier et Vincent Vantighem, Samuel Paty: aucun mandat d'arrêt n'a été émis contre le commanditaire présumé de l'attentat, bfmtv.com, 14 octobre 2022↩
  14. « Assassinat de Samuel Paty : des peines de prison avec sursis et une peine aménageable ont été prononcées pour six collégiens », sur Franceinfo, 8 décembre 2023 (consulté le 12 septembre 2024)↩1 ↩2
  15. « Assassinat de Samuel Paty : six anciens collégiens condamnés à des peines allant jusqu’à six mois ferme », sur Libération (consulté le 31 octobre 2024)↩1 ↩2 ↩3
  16. « Procès de l'assassinat de Samuel Paty : "J'attends de la justice qu'elle soit à la hauteur de cette horreur", déclare l'une des sœurs du professeur », sur Franceinfo, 4 novembre 2024 (consulté le 4 novembre 2024)↩
  17. « Procès Samuel Paty : qui sont les huit personnes sur le banc des accusés ? », sur Libération (consulté le 5 novembre 2024)↩
  18. Jean Chichizola, Assassinat de Samuel Paty : 13 et 15 ans de réclusion criminelle pour les auteurs de la «campagne de haine» contre le professeur décapité, lefigaro.fr,20 décembre 2024↩1 ↩2
  19. « Procès de l'assassinat de Samuel Paty : le père de la collégienne à l’origine du mensonge visant le professeur fait appel de sa condamnation », sur Franceinfo, 26 décembre 2024 (consulté le 4 février 2025)↩
  20. « Procès de l’assassinat de Samuel Paty : quatre des huit condamnés font appel », sur Le Point, 25 décembre 2024 (consulté le 4 février 2025)↩
  21. « Procès Samuel Paty : deux Normands condamnés vont faire appel », sur France 3 Normandie, 23 décembre 2024 (consulté le 4 février 2025)↩
  22. « Assassinat de Samuel Paty: procès en appel début 2026 », sur France 24, 2 avril 2025 (consulté le 2 juillet 2025)↩
  23. « Procès de l’assassinat de Samuel Paty : pourquoi la défense d’Abdelhakim Sefrioui se pourvoit en cassation », Le Monde,‎ 4 mars 2026 (lire en ligne, consulté le 7 mars 2026)↩1 ↩2
  24. « Magistrates récusées au procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty: qu'est-ce que le devoir d'impartialité des juges? », sur BFM, 7 mars 2026 (consulté le 7 mars 2026)↩
  25. « Au procès en appel de l’assassinat de Samuel Paty, un verdict plus clément qu’en première instance, sauf pour le « militant » Abdelhakim Sefrioui », Le Monde,‎ 3 mars 2026 (lire en ligne, consulté le 4 mars 2026)↩1 ↩2 ↩3
Références 126 à 150
  1. « Procès en appel de l'assassinat de Samuel Paty : six à quinze ans de prisons pour deux accusés », sur France 24, 3 mars 2026 (consulté le 4 mars 2026)↩1 ↩2
  2. « Déclaration du Président Emmanuel Macron suite à l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine », sur elysee.fr, 16 octobre 2020 (consulté le 19 octobre 2020).↩
  3. Philippe Rioux, « Emmanuel Macron : « Ils ne passeront pas. Nous ferons bloc » », sur La Dépêche, 16 octobre 2020 (consulté le 17 octobre 2020).↩
  4. « Minute de silence, débats: Blanquer veut "marquer le coup" à la rentrée après l'assassinat de Samuel Paty », sur bfmtv.com, 20 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
  5. « Enseignant décapité : l’Assemblée nationale, debout, dénonce un « abominable attentat » », Le Monde,‎ 16 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 17 octobre 2020).↩
  6. Minute de silence à l’Assemblée, marche blanche à Conflans-Sainte-Honorine sur lemonde.fr (consulté le 21 octobre 2020)↩1 ↩2 ↩3
  7. « Emmanuel Macron promet d'intensifier les "actions concrètes" contre l'islamisme », sur France 24 (consulté le 20 octobre 2020).↩
  8. « Emmanuel Macron : "Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins" » , sur euronews, 21 octobre 2020 (consulté le 13 juillet 2023).↩
  9. « Cérémonie d'hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne » , sur elysee.fr, 21 octobre 2020 (consulté le 13 mai 2026).↩
  10. « « L’école pleure, mais n’a pas peur » : des dizaines de milliers de personnes rendent hommage à Samuel Paty, l’enseignant assassiné », sur lemonde.fr, 16 octobre 2020.↩
  11. « A Paris, les personnalités politiques rendent hommage à Samuel Paty », sur parismatch.com, 18 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
  12. "Professeur décapité: le monde enseignant réfléchit aux réponses à apporter", synthèse de l'AFP sur le site de L'Express ↩1 ↩2 ↩3
  13. "Il y a une volonté commune d'affirmer que la liberté d'expression, la laïcité, le droit au blasphème sont des valeurs cardinales de notre pays", s'est pour sa part félicité Rodrigo Arenas, coprésident de la FCPE ↩
  14. Dès le 2 novembre, il faudra promouvoir dans les classes « la liberté d'expression et la laïcité mais aussi parler des réseaux sociaux et de leurs limites », selon la PEEP ↩
  15. "Enseignant décapité dans les Yvelines : la FCPE pointe du doigt la modération de Facebook" par Sorya Khaldoun France Télévisions, le 18 octobre 2020 VIDEO ↩
  16. Comment une campagne haineuse sur les réseaux sociaux a conduit au meurtre d'un enseignantpar Caroline Pailliez, Sybille de La Hamaide et Thierry Chiarello, pour l'Agence Reuters, le 17 octobre 2020 ↩1 ↩2 ↩3
  17. Article de Violaine Des Courières dans Marianne le 21/10/2020 ↩1 ↩2
  18. " Parents, réseaux et école, le nouveau trio infernal ?" par Stéphanie Combe le 22/10/2020 dans La Vie ↩
  19. "Après l'assassinat de Samuel Paty, les enseignants veulent poursuivre leur mission sans autocensure" par Faïza Zerouala dans Médiapart le 17 octobre 2020 [QUOTIDIENNE-20201017&M_BT=357296899404]↩
  20. "Yvelines : un professeur d'histoire décapité par un islamiste, le parquet antiterroriste saisi" par Christophe Cornevin, Angélique Négroni et Jean-Marc Leclerc le 16 octobre 2020 dans Le Figaro le ↩1 ↩2
  21. "Enseignant décapité : "On ne peut pas attendre des parents et des enseignants qu'ils puissent aider les élèves aujourd'hui", estime la FCPE des Yvelines. Radio France, le 21/10/2020 ↩1 ↩2
  22. Témoignage vidéo de Marie-Estelle Pech, journaliste éducation au "Figaro" ↩
  23. « Le regard des Français sur la menace terroriste et l’islamisme », sur IFOP, 22 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
  24. « Le terrorisme fait-il encore bouger les lignes chez les électeurs ? », sur Atlantico.fr, 22 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
  25. « Assassinat de Samuel Paty : 87 % des Français estiment que la laïcité est en danger », sur Le Point, 22 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
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  4. Caroline Beyer, « «Dès qu’un parent se plaint, on est rarement soutenu par la hiérarchie»: les professeurs entre autocensure et désarroi », sur Le Figaro.fr, 20 octobre 2020 (consulté le 3 novembre 2020).↩
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  8. "L'Éducation nationale, c'est le temple des lâchetés", assure Fatiha Agag-Boudjahlat, sur RTL le 20 octobre 2020 ↩1 ↩2
  9. « "L'Éducation nationale, c'est le temple des lâchetés", pour une enseignante », sur RTL, 21 octobre 2020 (consulté le 3 novembre 2020).↩
  10. Hadrien Mathoux, « Olivier Faure : "Nous sommes à un tournant, beaucoup trop de pyromanes se déguisent en pompiers" », sur marianne.net, 18 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
  11. « Marine Le Pen réclame une "législation de guerre" contre l'islamisme », sur lepoint.fr, 19 octobre 2020.↩
  12. « Mort de Samuel Paty : Mélenchon appelle à "expulser" les Tchétchènes impliqués dans "l'islamisme politique" », sur LaProvence.com, 19 octobre 2020 (consulté le 19 octobre 2020).↩
  13. « Samuel Paty : selon Jacob, il existe un lien entre "l’islamisme radical" et "l'immigration" », sur rtl.fr, 19 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
  14. Dominique Albertini, « Attentat de Conflans : les bougies, «ça suffit», lance une partie de la droite », sur liberation.fr, 18 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩1 ↩2
  15. « Conflans-Sainte-Honorine: Pour Charlie Hebdo, "l'intolérance vient de franchir un nouveau seuil" », sur huffingtonpost.fr, 16 octobre 2020.↩
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  20. « Après l’attentat de Conflans, de nombreux imams condamnent l’assassinat de Samuel Paty », Le Monde.fr,‎ 19 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2020)↩1 ↩2
  21. (en) Fethi Mansouri et Greg Barton, « For French Muslims, every terror attack brings questions about their loyalty to the republic », sur The Conversation, 30 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
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  24. « L’hommage à Samuel Paty dans les mosquées : "L’islam se désavoue de ces fanatiques" », sur Europe 1, 23 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
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  10. « Caricatures de Mahomet : Paris appelle à faire "cesser" les appels au boycott », sur Le progrès, 25 octobre 2020.↩
  11. « L’Élysée dénonce les propos «inacceptables» d’Erdoğan contre Macron, l’ambassadeur en Turquie rappelé », sur L'Union, 24 octobre 2020.↩
  12. « Assassinat de Samuel Paty : la Turquie assure avoir présenté ses condoléances dès le 17 octobre », sur Le parisien, 25 octobre 2020.↩
  13. « Macron demande à Poutine un « renforcement » de la coopération antiterroriste », 21 octobre 2020 (consulté le 27 octobre 2020).↩
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  16. Nora T. Lamontagne, « La liberté d’expression a ses limites, dit Justin Trudeau », sur Le Journal de Montréal, 30 octobre 2020 (consulté le 3 novembre 2020).↩
  17. « Caricatures de Mahomet : pour Justin Trudeau "la liberté d'expression a ses limites" », sur RTBF.be, 30 octobre 2020 (consulté le 3 novembre 2020).↩
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  20. Jocelyne Richer, La Presse Canadienne, « L'Assemblée nationale dénonce l'attentat qui a coûté la vie à Samuel Paty », sur MSN.fr, 21 octobre 2020 (consulté le 3 novembre 2020).↩
  21. Stéphane Bordeleau, « Liberté d'expression : en désaccord avec Trudeau, Legault appuie Macron », sur ici.radio-canada.ca, 2 novembre 2020 (consulté le 3 octobre 2021).↩
  22. « Caricatures de Mahomet / La France remercie le Québec de défendre la liberté d’expression », La Presse,‎ 3 novembre 2020 (lire en ligne, consulté le 3 octobre 2021).↩
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  25. (en) « A Call for Mutual Respect », 2020 (consulté le 1er novembre 2020) Religious incitement not helpful.↩
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  2. Attentat à Conflans : Sous un faux profil d’islamiste radical, un Toulousain fait l’apologie du terrorisme et finit en prison, 20 minutes, 24/10/2020↩
  3. Attentat de Conflans : un jeune homme arrêté à Blois pour apologie du terrorisme, 25/10/2020↩
  4. Un martyr sur twitter, Charlie Hebdo, N°1475, 28 octobre 2020↩
  5. Riss, « Survivre dans le no man's land », Charlie Hebdo, no 1475,‎ 28 octobre 2020 (lire en ligne)↩
  6. Kévin Boucaud-Victoire, « Complaisances avec l'islamisme : "Toutes les forces politiques sont responsables du marasme ambiant" », sur marianne.net, 3 novembre 2020 (consulté le 18 novembre 2020).↩
  7. Hommage à Samuel Paty à Strasbourg : Enquête pour apologie de terrorisme contre deux collégiens, 20 minutes, 3/11/2020↩
  8. Hommage à Samuel Paty: Blanquer évoque 400 incidents dans les établissements scolaires, bfmtv.com, 6 novembre 2020↩
  9. « Mineurs poursuivis pour apologie du terrorisme : quelles questions éthiques et juridiques ? », sur France Culture, 10 novembre 2020 (consulté le 3 octobre 2021).↩
  10. « Poitiers : 18 mois de prison et interdiction de territoire pour un Afghan accusé d'apologie du terrorisme », sur Le Figaro.fr, 4 novembre 2020 (consulté le 18 novembre 2020).↩
  11. « Islamisme : la machine à propagande de Daesh s'est remise en marche », sur Franceinfo, 3 novembre 2020 (consulté le 18 novembre 2020).↩
  12. « Mineurs poursuivis pour apologie du terrorisme : le conseil des droits de l’homme de l’ONU saisi », Le Parisien, 15 novembre 2020 (consulté le 17 novembre 2020).↩
  13. Alexandre Métivier, « Le rappeur Maka poursuivi après son clip sur Samuel Paty », Le Parisien, 25 novembre 2020 (consulté le 26 novembre 2020).↩1 ↩2
  14. « “On découpe comme Samuel Paty, sans empathie”, un rappeur fait l'apologie de l'horreur dans un clip », sur Le Figaro.fr, 12 novembre 2020 (consulté le 12 novembre 2020).↩1 ↩2 ↩3 ↩4
  15. Alexandre Métivier, « «On découpe comme Samuel Paty, sans empathie» : prison ferme pour le rappeur Maka », Le Parisien, 26 novembre 2020 (consulté le 26 novembre 2020).↩1 ↩2 ↩3
  16. « “On découpe comme Samuel Paty, sans empathie” : un rappeur provoque un tollé », sur CNEWS (consulté le 12 novembre 2020).↩
  17. « Seine-et-Marne : un collégien menace sa professeure de la «découper comme Samuel Paty» », Le Figaro, 13 novembre 2020 (consulté le 17 novembre 2020).↩
  18. Sophie Bordier, « Seine-et-Marne : un collégien menace sa prof d’histoire-géo de la «découper comme Samuel Paty» », Le Parisien, 13 novembre 2020 (consulté le 14 novembre 2020).↩
  19. Laure Duclos, « Un collégien de 14 ans menace sa professeur d'histoire de la découper en morceaux "comme Samuel Paty" », Midi libre, 14 novembre 2020 (consulté le 17 novembre 2020).↩
  20. « «On découpe comme Samuel Paty» : 21 mois de prison pour le rappeur Maka », sur CNEWS (consulté le 25 avril 2021).↩
  21. Alexandre Métivier et à 16h40, « Lagny-sur-Marne : après les coups de feu, la piste du règlement de comptes », sur leparisien.fr, 7 septembre 2018 (consulté le 25 avril 2021).↩
  22. « Lagny-sur-Marne. Apologie du terrorisme : 15 mois de prison ferme pour le rappeur Maka », sur actu.fr (consulté le 25 avril 2021).↩
  23. Guénaèle Calant, « Lagny-sur-Marne : en prison après avoir menacé de mort le patron de la Police judiciaire », Le Parisien, 2 mars 2021 (consulté le 17 mars 2021).↩
  24. ATLASINFO, « Le député tunisien, Rached Khiari, justifie la décapitation de Samuel Paty, enquête ouverte », sur atlasinfo.fr, 18 octobre 2020 (consulté le 20 octobre 2020).↩
  25. « Tunisie : un député justifie la décapitation de Samuel Paty, une enquête ouverte », sur leparisien.fr, 19 octobre 2020 (consulté le 20 octobre 2020).↩
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  3. (en) Bridget Johnson, « ISIS Magazine Publishes Photo of French Teacher’s Head, Calls for More Attacks on Free Expression », sur HStoday.us, 19 octobre 2020 (consulté le 2 mai 2021).↩
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  5. En Tunisie, un blogueur est condamné à deux ans de prison ferme pour "calomnie publique", France Info, 25/11/2020↩
  6. Cherif Ben Younès, « Condamné à 2 ans de prison, Wajdi Mahouechi est la nouvelle victime de l'injustice de l'État », sur Kapitalis, 13 novembre 2020 (consulté le 20 mai 2026)↩
  7. "En prison pour avoir dénoncé une fatwa.", Le Canard enchaîné, 18 novembre 2020↩
  8. i24NEWS : Israël: un responsable religieux palestinien banni du mont du Temple pour avoir loué la décapitation de Samuel Paty, ↩
  9. Jérémy André, « Mahathir Mohamad et le « carnage de Français » », sur lepoint.fr, 2 novembre 2020 (consulté le 3 octobre 2021).↩
  10. « Verbatim. Pour l’ex-Premier ministre malaisien Mahathir, les musulmans ont le droit de se venger des Français », sur Courrier international, 29 octobre 2020 (consulté le 18 novembre 2020).↩
  11. « Qui est Mahathir Mohamad, l'ex-Premier ministre malaisien qui a attaqué la France ? », L'Express,‎ 30 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 3 octobre 2021).↩
  12. Sophie Boisseau du Rocher, « POINT DE VUE. Mohamad Mahathir, l’universalisme français et le président Macron », Ouest-France, 5 novembre 2020 (consulté le 2 mai 2021).↩
  13. Vincent Gény, « Menaces d'Al-Qaïda envers la France : "Les mouvements djihadistes profitent des dernières attaques" », sur marianne.net, 3 novembre 2020 (consulté le 18 novembre 2020).↩
  14. https://www.ouest-france.fr/ile-de-france/bezons-95870/val-d-oise-une-enseignante-menacee-de-mort-apres-avoir-evoque-l-hommage-a-samuel-paty-sur-facebook-7040109↩
  15. Daniel Chollet, « Val-d'Oise. Bezons : une enseignante menacée de mort sur les réseaux sociaux », sur actu.fr, 3 novembre 2020 (consulté le 3 octobre 2021).↩
  16. « Djibouti : les islamistes radicaux shebab appellent à frapper «les intérêts américains et français» », Le Parisien, 28 mars 2021 (consulté le 29 mars 2021).↩
  17. « L’inquiétude des maires face aux incidents à caractère raciste », Le Monde.fr,‎ 30 novembre 2020 (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2020)↩1 ↩2 ↩3 ↩4
  18. Béziers : une plainte contre X déposée après des appels d'internautes à brûler une mosquée, France Info, 20/10/2020↩
  19. Après l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, plusieurs actes anti-musulmans recensés, Médiapart, 28/10/2020↩1 ↩2
  20. La mosquée de Béziers menacée, une autre à Bordeaux dégradée, Huffpost, 21/10/2020↩
  21. « Faits divers. Paris : deux femmes agressées au couteau près de la Tour Eiffel », L'Est républicain,‎ 20 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 3 octobre 2021).↩
  22. « Une mosquée de Bordeaux taguée, celle de Béziers visée par des menaces », sur L'Obs, 21 octobre 2020 (consulté le 3 novembre 2020).↩
  23. Hommage à Samuel Paty: ce qu'il faut savoir de la cérémonie à la Sorbonne sur huffingtonpost.fr (consulté le 21 octobre 2020)↩
  24. Macron a reçu la famille de Samuel Paty à l'Élysée sur lefigaro.fr (consulté le 21 octobre)↩
  25. Comment va se dérouler l'hommage national rendu à Samuel Paty sur francetvinfo.fr (consulté le 21 octobre 2020)↩1 ↩2 ↩3
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  2. Jean-Claude Lukaszewski (correspondant local de presse), « Pecquencourt : le parvis du collège Maurice-Schumann porte désormais le nom de Samuel Paty », sur La Voix du Nord, 21 octobre 2022 (consulté le 7 août 2026)↩
  3. « Pecquencourt : Le parvis du collège baptisé Samuel Paty », 28 octobre 2022 (consulté le 7 août 2026)↩
  4. « Hommage national à Samuel Paty: «Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins», assure Macron », sur Le Soir, 21 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
  5. « Les caricatures de « Charlie Hebdo » projetées sur les hôtels de région à Toulouse et Montpellier », sur L'Obs, 21 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
  6. « Occitanie: les caricatures de Charlie Hebdo projetées sur les hôtels de région », sur lefigaro.fr, 20 octobre 2020 (consulté le 31 octobre 2020).↩
  7. Un collège d'Ollioules rebaptisé Samuel Paty, le professeur d'histoire-géo sauvagement assassiné dans les Yvelines, Var-Matin, 17 janvier 2021.↩
  8. « Une école rebaptisée Samuel Paty, une première en France », sur Le HuffPost, 17 juillet 2021 (consulté le 20 juillet 2021).↩
  9. « Création d'un prix "Samuel Paty" pour "ne pas oublier ce qu'il s'est passé" », sur BFMTV (consulté le 10 juin 2024)↩
  10. « Samuel Paty : le collège de Conflans-Saint-Honorine où il enseignait a pris son nom », Le Monde,‎ 14 mars 2025 (lire en ligne, consulté le 15 mars 2025)↩
  11. Bruno Massonnet, « "Il est une sentinelle de la République que la mort a trouvée à son poste", le combat pour l'entrée de Samuel Paty au Panthéon », sur [france3-regions.franceinfo.fr France 3], 15 mai 2026 (consulté le 18 mai 2026).↩
  12. « Attentat à Conflans: Les auteurs de 80 messages de soutien au terroriste vont être contrôlés », sur 20minutes.fr, 18 octobre 2020.↩
  13. « Lutte contre l'islamisme: Gérald Darmanin souhaite la dissolution du CCIF et de BarakaCity », sur BFMTV, 19 octobre 2020 (consulté le 19 octobre 2020).↩
  14. Camille Polloni, « Contre le CCIF et BarakaCity, Gérald Darmanin manie la menace de dissolution », sur Mediapart, 19 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩1 ↩2
  15. « Attentat de Conflans : pourquoi Matignon veut « renouveler » l’Observatoire de la laïcité », Le Monde.fr,‎ 21 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 23 octobre 2020)↩
  16. Bénédicte Lutaud, « L'Observatoire de la laïcité, un organe consultatif abonné aux polémiques », sur Le Figaro.fr, 20 octobre 2020 (consulté le 23 octobre 2020).↩
  17. « Professeur assassiné. Gérald Darmanin veut expulser 231 étrangers fichés pour radicalisation », sur ouest-france.fr, 19 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
  18. « Information Europe 1 - Darmanin ordonne l'expulsion de 231 étrangers fichés pour radicalisation », sur Europe 1, 18 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
  19. Pierre de Baudouin, « Professeur décapité : Gérald Darmanin annonce la fermeture de la mosquée de Pantin », sur France 3, 20 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
  20. « Gérald Darmanin demande la fermeture de la mosquée de Pantin », sur Le Figaro.fr, 19 octobre 2020 (consulté le 20 octobre 2020).↩
  21. « Fermeture de la mosquée de Pantin : "On est en train de tout mélanger", estiment les fidèles », sur lci.fr, 20 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
  22. « Fermeture de la mosquée de Pantin : le salafiste, l’affairiste et les politiques », Le Monde.fr,‎ 24 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 30 octobre 2020)↩
  23. « La justice administrative valide la fermeture temporaire de la grande mosquée de Pantin », Le Monde.fr,‎ 27 octobre 2020 (lire en ligne, consulté le 1er novembre 2020)↩
  24. « Le tribunal administratif de Montreuil valide la fermeture temporaire de la mosquée de Pantin », sur France Bleu, 27 octobre 2020 (consulté le 1er novembre 2020).↩
  25. Alain Auffray, « Macron bousculé dans son équilibre sur le «séparatisme islamiste» », sur lexpress.fr, 18 octobre 2020 (consulté le 21 octobre 2020).↩
Références 276 à 300
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  6. ajouter le lien vers Légifrance après la publication du JO du 29 octobre[Quoi ?]↩
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  9. Sophie des Déserts, « Fonds Marianne : une responsabilité en question », Libération,‎ 2 juin 2023 (lire en ligne, consulté le 18 juin 2023)↩
  10. « Marlène Schiappa quitte le gouvernement lors du remaniement », Le Monde,‎ 20 juillet 2023 (lire en ligne, consulté le 23 octobre 2023)↩
  11. « Professeur décapité: la responsabilité de mouvements islamistes radicaux dénoncée », sur lepoint.fr, 18 octobre 2020.↩
  12. « Après l’attentat de Conflans, le président de l’ONG Ummah Charity placé en garde à vue », sur L'Obs, 19 octobre 2020 (consulté le 20 octobre 2020).↩
  13. (en-GB) « FAQs »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur Ummah Charity International (consulté le 20 octobre 2020).↩
  14. « Lutte contre l'islamisme : le président de l'ONG Ummah Charity en garde à vue dans l'Oise », sur Le Figaro.fr, 19 octobre 2020 (consulté le 20 octobre 2020).↩
  15. « Conflans : une enquête vise un site néonazi, après la diffusion de la photo du professeur décapité », sur leparisien.fr, 19 octobre 2020 (consulté le 20 octobre 2020).↩
  16. "Il y a une forme de lâcheté: l’Éducation nationale soutient-elle suffisamment ses enseignants face aux parents d'élèves?", enquête de Guillaume Dussourt pour BFM TV le 21/10/2020 ↩
  17. "Attentat à Conflans : « Tout peut être prétexte à polémique », expliquent des profs dont les cours ont été contestés par des élèves et leurs parents" par Delphine Bancaud, dans 20 Minutes le 20/10/20 ↩1 ↩2
  18. "Marine Le Pen demande une commission d'enquête parlementaire" ↩
  19. "On a pu menacer" professeur et école "sans qu'il ne se passe strictement rien", déplore Mélenchon", dépêche AFP dans Paris Match le 17/10/2020 ↩
  20. Julia Pascual, Attentat de Conflans : violemment mise en cause sur les réseaux sociaux, la Cour nationale du droit d’asile porte plainte, lemonde.fr, 22 octobre 2020↩1 ↩2 ↩3
  21. Hervé Chambonnière, Professeur décapité : pourquoi le droit d’asile est pointé du doigt, letelegramme.fr, 21 octobre 2020↩
  22. « Après l'attentat de Conflans, le retour de la question migratoire », sur LExpress.fr, 20 octobre 2020 (consulté le 20 octobre 2020)↩
  23. Jean-Marc Leclerc, « Assassinat de Samuel Paty: la famille Anzorov d’abord déboutée de l’asile à cause d’un «récit stéréotypé» », sur Le Figaro.fr, 19 octobre 2020 (consulté le 20 octobre 2020)↩
  24. Thibaut Fleury Graff, Suite à l’attentat de Conflans, la Cour nationale du droit d’asile violemment mise en cause : retour sur son rôle dans la protection des étrangers, leclubdesjuristes.com, 27 octobre 2020↩
  25. Ouest-France, le 22/10/2020 ↩1 ↩2
Références 301 à 325
  1. "Samuel Paty : l'enseignant était-il soutenu par sa hiérarchie ?" France Télévisions le 20/10/2020 ↩1 ↩2
  2. "Samuel Paty : un syndicaliste dénonce des "contre-vérités" sur l’Éducation nationale, interview sur RTL ↩
  3. "ce qui est évidemment contraire aux relations que nous avons avec notre institution et les corps d'inspection", dit-il↩
  4. Dépêche AFP dans L'Express du 19 octobre 2020 ↩1 ↩2
  5. vidéo du 12 octobre, analysée dans une enquête de Arrêts sur images le 17 octobre 2020 ↩
  6. "Conflans: une note du renseignement retrace la chronologie des jours précédant l'attaque" par Willy Le Devin dans Libération du 17 octobre 2020 ↩1 ↩2 ↩3
  7. « «Le sang de Paty est sur vos mains !» : un professeur visé par des tags menaçants en Gironde », sur Le Figaro, 3 mai 2023 (consulté le 10 juin 2024)↩
  8. Aziz Zemouri, Marc Leplongeon, « EXCLUSIF. L'« erreur » de Samuel Paty, selon l'inspection académique », sur Le Point, 20 novembre 2020 (consulté le 22 novembre 2020).↩
  9. "Attentat de Conflans : des échanges entre l’un des pères de famille et le terroriste" par Emmanuel Fansten et Willy Le Devin, dans Libération le 20 octobre 2020 ↩1 ↩2 ↩3
  10. "Conflans : le rôle d'un agitateur radicalisé pointé du doigt" par Aziz Zemouri, le 17/10/2020 dans Le Point ↩
  11. " Dans tous les rangs, des parlementaires pas dupes de l’agitation de Darmanin" par Mathilde Goanec dans Mediapart le 28 octobre 2020 ↩1 ↩2 ↩3
  12. « Mickaëlle Paty : « Si la mort de mon frère avait servi à quelque chose, Dominique Bernard serait encore là » », sur Public Sénat, 17 octobre 2023.↩
  13. Étienne Campion, « Mickaëlle Paty accuse l'État : "Il n'a pas honoré sa part du contrat social en assurant protection à mon frère" », Marianne,‎ 17 octobre 2023 (lire en ligne)↩
  14. « Au Sénat, la sœur d de Samuel Paty rend hommage à son frère et dénonce le « pas-de-vague » au sein des institutions », Libération,‎ 17 octobre 2023 (lire en ligne)↩
  15. « Les mots durs de la sœur de Samuel Paty envers l'Éducation nationale trois ans après les faits », Le HuffPost,‎ 17 octobre 2023 (lire en ligne)↩
  16. Maxime Poul, « Mickaëlle Paty : « Celui qu’on n’a pas sauvé », « rapport bâclé »… la sœur de Samuel Paty s’en prend à l’État », Le Parisien,‎ 18 octobre 2023 (lire en ligne)↩
  17. Victor-Isaac Anne, « Au Sénat, le réquisitoire implacable de Mickaëlle Paty contre l’offensive islamiste », Le JDD,‎ 18 octobre 2023 (lire en ligne)↩
  18. Cathy Soun, « "Un réquisitoire contre l'Education nationale" : Hussein Bourgi revient sur l'audition de la soeur de Samuel Paty au Sénat », Midi libre,‎ 21 octobre 2023 (lire en ligne)↩
  19. Louis de Briant, « Attentat de Nice : pourquoi une telle succession d'attaques depuis un mois? », Le Journal du dimanche, 30 octobre 2020 (consulté le 6 août 2022).↩
  20. « Les enseignants de France face aux contestations de la laïcité et au séparatisme », sur Fondation Jean-Jaurès, 6 janvier 2021 (consulté le 7 janvier 2021).↩
  21. « Laïcité: «Un enseignant sur quatre se censure plusieurs fois par an» », sur lefigaro.fr (consulté le 7 janvier 2021).↩
  22. Hadrien Mathoux, « Sondage : les enseignants confrontés à une contestation en hausse de la laïcité à l'école », sur marianne.net, 6 janvier 2021 (consulté le 8 janvier 2021).↩
  23. « Laïcité à l'école : 53% des professeurs du second degré ont déjà vu un enseignement contesté par un élève », sur France Bleu, 6 janvier 2021 (consulté le 8 janvier 2021).↩
  24. Depuis la mort de Samuel Paty, plus d'un prof sur deux se censure face aux atteintes à la laïcité, marianne.net, 8 décembre 2022↩
  25. Aude Bariéty, Hommage au professeur tué à Arras : 357 incidents recensés dans les écoles pendant la minute de silence, lefigaro.fr, 17 octobre 2023↩1 ↩2
Références 326 à 340
  1. « Enseignant pris à partie à Lyon : Samuel Paty avait débuté sa carrière dans ce collège », sur Lyonmag.com, 5 janvier 2021 (consulté le 6 janvier 2021).↩
  2. « Fait divers. Lyon : un enseignant pris à partie après un cours sur la laïcité », sur bienpublic.com (consulté le 5 janvier 2021).↩
  3. « Rhône. Après un cours sur la laïcité, un enseignant pris à partie à Lyon », sur leprogres.fr (consulté le 5 janvier 2021).↩
  4. « Un homme condamné pour avoir appelé à "cramer la mosquée" de Béziers, après l'assassinat de Samuel Paty », sur midilibre.fr (consulté le 6 janvier 2021).↩
  5. « Après l’attentat d’Arras, retour sur une journée d’hommage aux professeurs Dominique Bernard et Samuel Paty », sur lemonde.fr, 17 octobre 2023 (consulté le 17 octobre 2023).↩
  6. Steve Tenré, Samuel Paty accusé d’islamophobie : un «doctorant» de la Sorbonne visé par une plainte pour apologie du terrorisme, lefigaro.fr, 5 décembre 2024↩
  7. Procès de l'assassinat de Samuel Paty : l'une de ses sœurs annonce qu'elle va déposer plainte pour apologie du terrorisme après des propos tenus sur X, francetvinfo.fr, 5 décembre 2024↩
  8. (de) « „Celebrating Dissent 2022“ – Ex-Muslime berichten: Darum haben sie den Islam verlassen », sur bild.de (consulté le 29 août 2022).↩
  9. Christophe Levent, « « Crayon noir », la BD qui décrypte les circonstances de l’assassinat de Samuel Paty », Le Parisien, no 24606,‎ 6 octobre 2023, p. 28 (lire en ligne).↩
  10. « Crayon noir : « Il fallait être au niveau de la mémoire d'un événement comme celui-ci » », sur Conspiracy Watch, 18 octobre 2023.↩
  11. « La mémoire de Samuel Paty sera honorée à Six-Fours-les-Plages », sur France Bleu, 14 octobre 2021 (consulté le 8 septembre 2024)↩
  12. Jean Birnbaum, « « Le Cours de monsieur Paty », de Mickaëlle Paty : Samuel Paty, victime de nos peurs », Le Monde,‎ 10 octobre 2024 (lire en ligne).↩
  13. « Le Collège de monsieur Paty », un documentaire-hommage suivi d’un débat animé par Marie Drucker, France Télévisions, 14 octobre 2023↩
  14. Samuel Paty, le temps de la justice : au cœur d’un procès bouleversant sur France 5, sur tvmag.lefigaro.fr, 10 mars 2026, consulté le 23 mai 2026↩
  15. « L’histoire de Samuel Paty va être adaptée sur grand écran, et voici qui l’interprète », sur Le HuffPost, 3 mars 2026 (consulté le 7 mars 2026)↩
Points à vérifier (284)

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  1. Qu’est-ce que l'assassinat de Samuel Paty ? — Non vérifiéL'assassinat de Samuel Paty provoque de vives réactions, en France et à l'étranger.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéExplorer autrement

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéPrésentation

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéContexte national

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  5. Présentation — Non vérifiéAssassinat de Samuel Paty

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  6. Présentation — Non vérifiéFleurs déposées devant le collège du Bois-d'Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine, en hommage à Samuel Paty.

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  7. Présentation — Non vérifiéLocalisation | 39-41, rue du Buisson-Moineau, Éragny, Val-d'Oise, France

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  8. Présentation — Non vérifiéCible | Samuel Paty

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  9. Présentation — Non vérifiéCoordonnées | 49° 00′ 50″ nord, 2° 06′ 54″ est

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  10. Présentation — Non vérifiéDate | 16 octobre 2020 16 h 52 (HAEC)

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  11. Présentation — Non vérifiéType | Assassinat Décapitation

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  12. Présentation — Non vérifiéArmes | Couteaux pistolet airsoft

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  13. Présentation — Non vérifiéMorts | 2 (Samuel Paty et le terroriste)

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  14. Présentation — Non vérifiéAuteurs | Abdoullakh Anzorov

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  15. Présentation — Non vérifiéMouvance | Terrorisme islamiste

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  16. Présentation — Non vérifiémodifier

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  17. Présentation — Non vérifiéL'assassinat de Samuel Paty, parfois désigné comme l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, est une attaque terroriste islamiste perpétrée en France, le 16 octobre 2020, en région parisienne, précisément à Éragny (Val-d'Oise).

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  18. Présentation — Non vérifiéSamuel Paty, professeur d'histoire-géographie dans l'enseignement secondaire, est assassiné par arme blanche et décapité peu après être sorti de son collège de Conflans-Sainte-Honorine. L'assassin, Abdoullakh Anzorov, est un réfugié russe d'origine tchétchène ; il est abattu par la police quelques minutes après l'attentat.

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  19. Présentation — Non vérifiéDix jours auparavant, Samuel Paty montre deux caricatures de Mahomet issues du journal satirique Charlie Hebdo lors d'un cours d'enseignement moral et civique sur la liberté d'expression avec ses élèves de quatrième. Lors de ce cours, l'enseignant propose aux élèves qui pourraient être choqués de « sortir » ce qui provoque la colère de Brahim Chnina, père d'une élève de l'enseignant qui n'était pourtant pas présente …

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  20. Présentation — Non vérifiéL'assassinat de Samuel Paty provoque de vives réactions, en France et à l'étranger. De nombreuses manifestations populaires sont organisées en mémoire de l'enseignant assassiné, un hommage national lui est rendu à la Sorbonne et une minute de silence est observée dans tous les établissements scolaires le 2 novembre 2020. À la suite de l'assassinat, le soutien d'Emmanuel Macron au droit à la caricature au nom de la li…

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  21. Présentation — Non vérifiéEn novembre 2023, cinq collégiens ayant désigné le professeur au terroriste sont condamnés par le tribunal pour enfants pour association de malfaiteurs, en plus de la collégienne condamnée pour dénonciation calomnieuse.

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  22. Présentation — Non vérifiéLe procès en cour d'assises pour « complicité d’assassinat » et « association de malfaiteurs terroriste » se déroule en 2024 et prononce la condamnation de huit prévenus. Pour le président de la Cour, l'assassinat a porté une « atteinte irrémédiable aux valeurs de la République et à la laïcité ». En 2026, deux prévenus voient leur peine réduite en appel après avoir été condamnés pour « association de malfaiteurs » ma…

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  23. Présentation — Non vérifiéEn septembre 2021, la Ville de Paris renomme le square de la place Paul-Painlevé « square Samuel-Paty » et en mars 2025, le collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine est renommé collège Samuel Paty en hommage au professeur assassiné qui y enseignait.

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  24. Contexte national — Non vérifiéCet acte terroriste survient alors que se tient en France le procès des auteurs de l'attentat ayant visé la rédaction du journal Charlie Hebdo en 2015, dont le prétexte était notamment la publication par ce journal de caricatures de Mahomet. Les caricatures danoises de 2006 viennent en outre d'être republiées par le même journal le 1er septembre 2020, ce qui a suscité des appels à représailles provenant du Pakistan. …

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  25. Contexte national — Non vérifiéL'attentat intervient également peu après le discours (dit « discours des Mureaux ») du président de la République, Emmanuel Macron, sur la lutte contre « les séparatismes », prononcé le 2 octobre 2020 aux Mureaux et qui inspire le projet de loi confortant le respect des principes de la République, et lors duquel il présente des mesures pour renforcer la laïcité et dénonce « la “radicalisation” de certaines pratiques…

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  26. Contexte national — Non vérifiéL'attaque est la deuxième décapitation commise en France et en Europe depuis l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier en 2015. Depuis janvier 2015, la France est confrontée à une vague d'attentats sans précédent liés au djihadisme. Le professeur décédé dans cette attaque est, depuis janvier 2015, la 260e victime tuée dans un attentat islamiste sur le sol français.

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  27. Contexte national — Non vérifiéTreize jours plus tard, un nouvel attentat islamiste fait trois victimes, à Nice.

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  28. Victime — Non vérifiéSamuel Paty

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  29. Victime — Non vérifiéNaissance | 18 septembre 1973 Moulins (Allier, Auvergne, France)

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  30. Victime — Non vérifiéDécès | 16 octobre 2020 (à 47 ans) Éragny-sur-Oise (Val-d'Oise, Île-de-France, France)

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  31. Victime — Non vérifiéSurnom | Monsieur Paty

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  32. Victime — Non vérifiéNationalité | française

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  33. Victime — Non vérifiéFormation | Lycée général Théodore de Banville de Moulins (1988-1991) Université Lumière-Lyon-II (1993-1995) Institut universitaire de formation des maîtres (1997-1998)

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  34. Victime — Non vérifiéActivité | Professeur d'histoire-géographie

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  35. Victime — Non vérifiéPère | Jean Paty (d)

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  36. Victime — Non vérifiéMère | Bernadette Paty (d)

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  37. Victime — Non vérifiéFratrie | Mickaëlle Paty (d)

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  38. Victime — Non vérifiéA travaillé pour | Ministère de l'Éducation nationale (1997 - 16 octobre 2020)

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  39. Victime — Non vérifiéDistinctions | Chevalier de la Légion d'honneur‎ (2020) Commandeur des Palmes académiques

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  40. Victime — Non vérifiéLe noir Société et symbolique 1815-1995 (d)

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  41. Victime — Non vérifiéLa victime, Samuel Paty, est un professeur d'histoire-géographie né le 18 septembre 1973 à Moulins, dans l'Allier. Après des études en classe préparatoire aux grandes écoles au lycée Édouard-Herriot, à l'université Jean-Moulin-Lyon-III de 1993 à 1995 où il obtient sa maîtrise dirigée par le professeur Olivier Faure puis à l'IUFM de l'université Lumière-Lyon-II, il obtient le CAPES d'histoire-géographie en 1997 et est…

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  42. Victime — Non vérifiéSelon plusieurs témoignages de ses élèves et anciens élèves, Samuel Paty était un enseignant investi et aimant son métier, soucieux de leur réussite et apprécié par eux,. Il était marié et père d'un enfant de cinq ans. Il est enterré à Moulins, sa ville natale.

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  43. Hommages — Non vérifiéSamuel Paty est nommé chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques à titre posthume le 21 octobre 2020, lors de l'hommage national qui lui est rendu à la Sorbonne. Le ministre de l'Éducation nationale annonce que le fils de Samuel Paty obtiendra le statut de pupille de la Nation.

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  44. Hommages — Non vérifiéPlusieurs communes ont également donné le nom de Samuel Paty à une de leurs voies. Le 9 décembre 2020, à l'occasion de la journée de la laïcité, la ville de Charnay-lès-Mâcon nomme le parvis de la mairie « parvis Samuel Paty ». En 2021, une place de la ville de Voreppe est baptisée « espace Samuel-Paty ». En octobre 2021, le square Paul-Painlevé, situé en face de la Sorbonne, est renommé « square Samuel-Paty ». En ma…

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  45. Hommages — Non vérifiéEn 2021, le nouveau collège de Valenton, dans le Val-de-Marne, est le premier collège à porter le nom de Samuel Paty. Il existe des écoles élémentaires Samuel Paty à Béziers (Hérault) et Montpellier (Hérault).

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  46. Hommages — Non vérifiéEn septembre 2021, son mémoire d'histoire de maîtrise est publié aux Presses universitaires de Lyon,.

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  47. Hommages — Non vérifiéUn hommage a lieu le 14 octobre 2024 sur le lieu du drame, en présence du Premier ministre Michel Barnier,.

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  48. Hommages — Non vérifiéLe 18 octobre 2024, le collège du Bois-d’Aulne est renommé « collège Samuel-Paty ». Le 12 octobre 2025, le parc urbain d'Éragny où Samuel Paty se promenait régulièrement reçoit son nom. En décembre 2025, en Dordogne, la ville de Saint-Astier inaugure l'esplanade Samuel-Paty-et-Dominique-Bernard.

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  49. Hommages — Non vérifiéCouverture de Le noir Société et symbolique 1815-1995 (Presses universitaires de Lyon - 2021).

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  50. Hommages — Non vérifiéSquare Samuel-Paty à Dijon (boulevard Thiers).

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Sources et méthode

Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗

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