Histoire de l'éthique
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L'étymologie grecque du terme éthique (par opposition à l'étymologie latine de morale) renvoie à la philosophie grecque, que l'on peut considérer comme la source de la philosophie occidentale. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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L’éthique a connu de nombreuses modifications et transformations au cours de l’Histoire. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lire « Présentation » dans le texte →L'éthique chez les Anciens
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Lire « L'éthique chez les Anciens » dans le texte →L'éthique dans la période carolingienne
Pendant la renaissance carolingienne, la pensée de Platon a été reprise par les humanistes de cette époque : Le Banquet, La République… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lire « L'éthique dans la période carolingienne » dans le texte →L'éthique au bas Moyen Âge
Après la redécouverte de la philosophie d'Aristote aux XIe et XIIe siècles, et en particulier de sa métaphysique, les questions d'éthique ont été formalisées par Thomas d'Aquin au XIIIe siècle. Celui-ci a cherché à réconcilier le christianisme et la… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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Le texte et ses détails
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(fresque vaticane de l'École d'Athènes). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓
L'éthique dans l'Histoire
L'éthique chez les Anciens
L'étymologie grecque du terme éthique (par opposition à l'étymologie latine de morale) renvoie à la philosophie grecque, que l'on peut considérer comme la source de la philosophie occidentale. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il nous a paru en effet nécessaire d'intégrer les éléments les plus féconds de la philosophie de la Grèce antique, et en particulier de la pensée d'Aristote. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'étude formelle de l'éthique commence dans la Grèce antique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les premiers à l'étudier furent les Présocratiques, puis surtout Socrate, qui peut être considéré comme le premier philosophe de l'éthique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Platon est le penseur de l'Idée du Bien, en tant que lumière et possibilité d'accès à la connaissance. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Aristote, quant à lui, a donné à l'éthique une forme organisée et a apporté de nouvelles grilles conceptuelles. Aristote définit ainsi dans l'Éthique à Nicomaque, quatre causes, la plus importante à son sens étant la cause finale, qu'il développe dans la notion de téléologie. Pour lui, la règle d'or de l'éthique est la recherche du telos, de la cause finale, qui trouvera son accomplissement par la juste mesure, la recherche de la bonne moyenne, en vue du bonheur. Aristote considère l'éthique d'une manière plus anthropologique et naturaliste que Platon. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Ce fut ensuite Épicure et les épicuriens, ainsi que Zénon et les stoïciens qui s'intéressèrent au sujet. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans la période hellénistique, après l'effondrement de l'empire d'Alexandre le Grand, de nouvelles formes d'éthique apparaissent, tandis que la Grèce continentale intègre peu à peu le monde romain. Alors que les Romains privilégient l'action, les Stoïciens grecs privilégient eux la connaissance. Chez les Stoïciens, l'éthique est la connaissance normative du comportement humain, dont la fin est la connaissance et l'action droites. Parmi les stoïciens, Épictète considère qu'il est vain pour un individu isolé de vouloir influer sur des événements que nous ne maîtrisons pas, et que nous ne devons nous sentir responsables que des événements sur lesquels nous pouvons avoir une influence. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Pour ces philosophes, il s'agit de connaître les normes de la nature, c'est-à-dire de la raison (car le monde physique est informé selon ses lois qui sont l'expression du divin). Cette connaissance est la sagesse, état de la psyché (âme) qui la rend en quelque sorte invincible. En ce sens, l'éthique suppose une maîtrise surhumaine des passions. Du point de vue des Anciens, cette maîtrise rapproche du dieu du monde. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'éthique dans la période carolingienne
Pendant la renaissance carolingienne, la pensée de Platon a été reprise par les humanistes de cette époque : Le Banquet, La République… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'éthique au bas Moyen Âge
Après la redécouverte de la philosophie d'Aristote aux XIe et XIIe siècles, et en particulier de sa métaphysique, les questions d'éthique ont été formalisées par Thomas d'Aquin au XIIIe siècle. Celui-ci a cherché à réconcilier le christianisme et la philosophie d'Aristote. Les questions d'éthique font l'objet de La Seconde Partie (Secunda Pars) de la Somme théologique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'idée de recherche de la juste mesure, que l'on percevait chez Aristote, se retrouve dans les grandes religions, christianisme, mais aussi bouddhisme… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'éthique dans la période moderne
Un grand vent de scepticisme s'ouvre dans cette période, sur la valeur de l'éthique que proposait l'Église dans la période antérieure. Dans le climat de la Réforme, les avancées de la science conduisent des personnalités comme Montaigne et Descartes à mettre en doute certaines affirmations traditionnelles de la période médiévale (affaire Galilée), jusqu'à remettre en question les causes finales telles qu'Aristote les avait présentées dans sa métaphysique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Au début du XVIIe siècle, la casuistique est proposée dans l'enseignement catholique ainsi que chez les protestants pour étudier les cas de conscience. Ses excès sont dénoncés par Blaise Pascal dans les Provinciales (1656). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Un des philosophes de l'éthique dans la période classique est Baruch Spinoza (1632-1677), qui a vécu quelques décennies après Descartes. Spinoza a d'abord développé une théorie de la connaissance[1] qui rattache d'emblée la connaissance rationnelle à une fin éthique : trouver « une joie éternelle » par la « connaissance de l'union du mental avec toute la nature » (§§ 1 et 13), à la différence de Descartes qui s'intéressait surtout aux applications techniques de sa philosophie. Dans l'Éthique, publiée en 1677, le philosophe développe sa conception du rapport à la fois intellectuel et affectif entre l'homme, le monde et un Dieu rationnellement conçu comme «étant absolument infini», autrement dit comme Nature. Son originalité est de situer la béatitude, ou joie éternelle, non dans une après-vie quelconque qu'il réfute, mais dans la conscience de l'éternité même de cette vie. Le « bien » y est défini comme «ce que nous savons avec certitude nous être utile», la connaissance rationnelle et intuitive l'étant au premier chef dans la mesure où elles nous indiquent comment inscrire notre action individuelle et collective dans l'amour de la liberté pour tous. Ainsi, la joie véritable n'est pas une récompense de la vertu mais la vertu elle-même (proposition ultime de l'Éthique). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le Britannique Jeremy Bentham a orienté l'éthique vers la recherche de l'utilité sociale. Cette philosophie utilitariste s'oppose en fait au droit naturel et à la tradition du contrat social héritée de Jean-Jacques Rousseau. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Kant reviendra à une conception plus classique de l'éthique : il ne saurait y avoir de joie absolue que dans une hypothétique vie post-mortem, à titre de récompense de nos bonnes actions dans cette vie, car pratiquer la vertu ne rend pas nécessairement heureux. Cette vie après la vie terrestre restant du domaine de la foi, la morale commande cependant que l'on n'agisse que par devoir et non pas conformément au devoir pour obtenir une récompense quelconque. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'éthique dans la période contemporaine
Au XIXe siècle, l'éthique a fait l'objet de peu de travaux philosophiques. Le philosophe danois Søren Kierkegaard a écrit deux petits traités éthico-religieux (1849). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Il est certain que l'émergence et le développement dans toute la société en Europe et dans certaines parties du monde des idées positivistes et matérialistes pendant la Révolution industrielle, au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle ont contribué à déconsidérer la métaphysique (loi des trois états d'Auguste Comte, en accordant une valeur peut-être excessive aux sciences dites "exactes". Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Une éthique simplement fondée sur une attitude altruiste (ce terme a été inventé par Auguste Comte) est insuffisante pour traiter de questions de fond : les référents de Comte ignorent complètement la philosophie antique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Dans les pays anglo-saxons et d'Europe du Nord, est apparue une philosophie analytique, qui met l'accent sur l'utilitarisme. L'éthique est perçue comme relevant de l'utilité pour la société. Ce point de vue apparaît souvent comme plus pragmatique (William James), ou plus éclectique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Les formes de sociologie qui en ont résulté ont rendu l'articulation entre les différentes sciences moins compréhensible. L'épistémologie, qui n'était pas clairement identifiée dans la philosophie grecque, s'est ainsi développée afin d'obtenir une meilleure visibilité sur l'apport des différentes sciences dans le développement humain. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
En outre, la philosophie a sans doute perdu son découpage traditionnel, en s'intéressant à différents sujets, comme le temps, la conscience, la perception… Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'éthique conçue dans un sens perpendiculaire à la morale se vivrait d'abord comme une affaire personnelle, la conduite de chacun relevant ultimement de sa seule conscience individuelle. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Parallèlement, la valeur des sciences apparaît depuis le début du XXe siècle comme plus relative (Henri Poincaré et La Valeur de la Science). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L'éthique aujourd'hui
Depuis quelques décennies, les enjeux de la société posent des questions d'éthique en raison de l'origine anthropique des risques contemporains, comme le changement climatique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Face aux choix techniques en général, le philosophe allemand Hans Jonas place l'éthique dans le domaine de la responsabilité par rapport aux risques globaux que peut faire courir la techno-science par rapport à la société civile et aux générations futures. C'est ce qu'il développe dans Le Principe responsabilité (1979). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le principe de précaution apparaît ainsi étroitement lié à l'éthique (c'en est une résultante). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Cette philosophie est à l'origine du courant de pensée qui se manifeste dans de nombreuses rencontres internationales touchant au développement durable et à ses enjeux collatéraux. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
L’éthique de Hans Jonas n'est classée ni en philosophie continentale, ni en philosophie analytique. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Bien que le terme éthique n'apparaisse pas explicitement dans le titre de ses ouvrages, le philosophe Dominique Bourg a traité des aspects philosophiques et politiques des problèmes écologiques. Il a participé aux travaux de la commission Coppens pour la préparation de la charte de l'environnement. Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Le philosophe Paul Ricœur aborde aussi les questions d'éthique, en rapport avec la responsabilité (éthique et responsabilité). Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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L'éthique dans l'Histoire
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L’éthique a connu de nombreuses modifications et transformations au cours de l’Histoire.
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Aristote et l'Éthique désigne le monde sensible et immanent : rationalisme et empirisme.. (fresque vaticane de l'École d'Athènes).
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L'étymologie grecque du terme éthique (par opposition à l'étymologie latine de morale) renvoie à la philosophie grecque, que l'on peut considérer comme la source de la philosophie occidentale.
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Il nous a paru en effet nécessaire d'intégrer les éléments les plus féconds de la philosophie de la Grèce antique, et en particulier de la pensée d'Aristote.
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L'étude formelle de l'éthique commence dans la Grèce antique.
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Les premiers à l'étudier furent les Présocratiques, puis surtout Socrate, qui peut être considéré comme le premier philosophe de l'éthique.
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Platon est le penseur de l'Idée du Bien, en tant que lumière et possibilité d'accès à la connaissance.
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Aristote, quant à lui, a donné à l'éthique une forme organisée et a apporté de nouvelles grilles conceptuelles. Aristote définit ainsi dans l'Éthique à Nicomaque, quatre causes, la plus importante à son sens étant la cause finale, qu'il développe dans la notion de téléologie. Pour lui, la règle d'or de l'éthique est la recherche du telos, de la cause finale, qui trouvera son accomplissement par la juste mesure, la re…
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Ce fut ensuite Épicure et les épicuriens, ainsi que Zénon et les stoïciens qui s'intéressèrent au sujet.
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Dans la période hellénistique, après l'effondrement de l'empire d'Alexandre le Grand, de nouvelles formes d'éthique apparaissent, tandis que la Grèce continentale intègre peu à peu le monde romain. Alors que les Romains privilégient l'action, les Stoïciens grecs privilégient eux la connaissance. Chez les Stoïciens, l'éthique est la connaissance normative du comportement humain, dont la fin est la connaissance et l'ac…
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Pour ces philosophes, il s'agit de connaître les normes de la nature, c'est-à-dire de la raison (car le monde physique est informé selon ses lois qui sont l'expression du divin). Cette connaissance est la sagesse, état de la psyché (âme) qui la rend en quelque sorte invincible. En ce sens, l'éthique suppose une maîtrise surhumaine des passions. Du point de vue des Anciens, cette maîtrise rapproche du dieu du monde.
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Pendant la renaissance carolingienne, la pensée de Platon a été reprise par les humanistes de cette époque : Le Banquet, La République…
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Après la redécouverte de la philosophie d'Aristote aux XIe et XIIe siècles, et en particulier de sa métaphysique, les questions d'éthique ont été formalisées par Thomas d'Aquin au XIIIe siècle. Celui-ci a cherché à réconcilier le christianisme et la philosophie d'Aristote. Les questions d'éthique font l'objet de La Seconde Partie (Secunda Pars) de la Somme théologique.
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L'idée de recherche de la juste mesure, que l'on percevait chez Aristote, se retrouve dans les grandes religions, christianisme, mais aussi bouddhisme…
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Un grand vent de scepticisme s'ouvre dans cette période, sur la valeur de l'éthique que proposait l'Église dans la période antérieure. Dans le climat de la Réforme, les avancées de la science conduisent des personnalités comme Montaigne et Descartes à mettre en doute certaines affirmations traditionnelles de la période médiévale (affaire Galilée), jusqu'à remettre en question les causes finales telles qu'Aristote les…
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Au début du XVIIe siècle, la casuistique est proposée dans l'enseignement catholique ainsi que chez les protestants pour étudier les cas de conscience. Ses excès sont dénoncés par Blaise Pascal dans les Provinciales (1656).
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Un des philosophes de l'éthique dans la période classique est Baruch Spinoza (1632-1677), qui a vécu quelques décennies après Descartes. Spinoza a d'abord développé une théorie de la connaissance qui rattache d'emblée la connaissance rationnelle à une fin éthique : trouver « une joie éternelle » par la « connaissance de l'union du mental avec toute la nature » (§§ 1 et 13), à la différence de Descartes qui s'intéress…
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Le Britannique Jeremy Bentham a orienté l'éthique vers la recherche de l'utilité sociale. Cette philosophie utilitariste s'oppose en fait au droit naturel et à la tradition du contrat social héritée de Jean-Jacques Rousseau.
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Kant reviendra à une conception plus classique de l'éthique : il ne saurait y avoir de joie absolue que dans une hypothétique vie post-mortem, à titre de récompense de nos bonnes actions dans cette vie, car pratiquer la vertu ne rend pas nécessairement heureux. Cette vie après la vie terrestre restant du domaine de la foi, la morale commande cependant que l'on n'agisse que par devoir et non pas conformément au devoir…
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Au XIXe siècle, l'éthique a fait l'objet de peu de travaux philosophiques. Le philosophe danois Søren Kierkegaard a écrit deux petits traités éthico-religieux (1849).
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Il est certain que l'émergence et le développement dans toute la société en Europe et dans certaines parties du monde des idées positivistes et matérialistes pendant la Révolution industrielle, au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle ont contribué à déconsidérer la métaphysique (loi des trois états d'Auguste Comte, en accordant une valeur peut-être excessive aux sciences dites "exactes".
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Une éthique simplement fondée sur une attitude altruiste (ce terme a été inventé par Auguste Comte) est insuffisante pour traiter de questions de fond : les référents de Comte ignorent complètement la philosophie antique.
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Dans les pays anglo-saxons et d'Europe du Nord, est apparue une philosophie analytique, qui met l'accent sur l'utilitarisme. L'éthique est perçue comme relevant de l'utilité pour la société. Ce point de vue apparaît souvent comme plus pragmatique (William James), ou plus éclectique.
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Les formes de sociologie qui en ont résulté ont rendu l'articulation entre les différentes sciences moins compréhensible. L'épistémologie, qui n'était pas clairement identifiée dans la philosophie grecque, s'est ainsi développée afin d'obtenir une meilleure visibilité sur l'apport des différentes sciences dans le développement humain.
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En outre, la philosophie a sans doute perdu son découpage traditionnel, en s'intéressant à différents sujets, comme le temps, la conscience, la perception…
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Parallèlement, la valeur des sciences apparaît depuis le début du XXe siècle comme plus relative (Henri Poincaré et La Valeur de la Science).
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Face aux choix techniques en général, le philosophe allemand Hans Jonas place l'éthique dans le domaine de la responsabilité par rapport aux risques globaux que peut faire courir la techno-science par rapport à la société civile et aux générations futures. C'est ce qu'il développe dans Le Principe responsabilité (1979).
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Cette philosophie est à l'origine du courant de pensée qui se manifeste dans de nombreuses rencontres internationales touchant au développement durable et à ses enjeux collatéraux.
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L’éthique de Hans Jonas n'est classée ni en philosophie continentale, ni en philosophie analytique.
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Bien que le terme éthique n'apparaisse pas explicitement dans le titre de ses ouvrages, le philosophe Dominique Bourg a traité des aspects philosophiques et politiques des problèmes écologiques. Il a participé aux travaux de la commission Coppens pour la préparation de la charte de l'environnement.
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Le philosophe Paul Ricœur aborde aussi les questions d'éthique, en rapport avec la responsabilité (éthique et responsabilité).
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Pendant la renaissance carolingienne, la pensée de Platon a été reprise par les humanistes de cette époque : Le Banquet, La République…
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Après la redécouverte de la philosophie d'Aristote aux XIe et XIIe siècles, et en particulier de sa métaphysique, les questions d'éthique ont été formalisées par Thomas d'Aquin au XIIIe siècle. Celui-ci a cherché à réconcilier le christianisme et la…
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Aristote et l' Éthique désigne le monde sensible et immanent : rationalisme et empirisme . . (fresque vaticane de l'École d'Athènes ).
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- de l'environnement Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- militaire Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Bioéthique Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
- Portail de la philosophie Non vérifiéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Notes et références
Retrouvez les documents cités dans le texte, puis revenez au passage concerné.
- tractatus de intellectus emendatione, que l'on peut traduire par Traité de la réforme de l'entendement, 1661, publié en 1677.↩
La connaissance se vérifie
Sources et méthode
- Wikipédia · Histoire de l'éthique ↗CC-BY-SA-4.0
- Histoire de l'éthique ↗CC-BY-SA-4.0
Médias mentionnés dans la source (2)
- Aristote et l'Éthique désigne le monde sensible et immanent : rationalisme et empirisme.. (fresque vaticane de l'École d'Athènes). ↗ · Droits de reproduction à vérifier
- Aristote et l' Éthique désigne le monde sensible et immanent : rationalisme et empirisme . . (fresque vaticane de l'École d'Athènes ). ↗Raphael · Public domain · Détails de la licence ↗
Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗