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Joseph-Antoine Boullan

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Joseph-Antoine Boullan, généralement connu comme l'Abbé Boullan, est un prêtre français du XIXe siècle condamné pour hérésie, né à Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne) le 18 février 1824 et mort à Lyon le 4 janvier 1893.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Joseph-Antoine Boullan
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Que désigne « Joseph-Antoine Boullan » ?

Joseph-Antoine Boullan, généralement connu comme l'Abbé Boullan, est un prêtre français du XIXe siècle condamné pour hérésie, né à Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne) le 18 février 1824 et mort à Lyon le 4 janvier 1893.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Prêtrise

Joseph-Antoine Boullan, après des études brillantes au séminaire de Montauban, est ordonné prêtre le 23 septembre 1848 et nommé vicaire de la paroisse Saint-Jean à Montauban pendant deux ans. Il se rend ensuite à Rome où il obtient son doctorat en théologie.…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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L'« Œuvre de la Réparation »

Dans une revue qu'il fonde, les Annales de la Sainteté, qui devient, le 1er janvier 1870, les Annales de la Sainteté au XIXe siècle, Boullan expose ses doctrines : il s’agit « d’offrir à Dieu, à titre de satisfaction ou de réparation, soit des prières…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Successeur de Vintras

L'archevêque de Paris, le cardinal Guibert, en ayant référé à Rome reçoit en février 1875 l'ordre d'interdire l'abbé Boullan. Après une vaine tentative d'appel à Rome, Boullan quitte définitivement l'Église catholique le 1er juillet 1875. Il entre en relation…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Présentation

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Biographie
Naissance 18 février 1824
Saint-PorquierNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Décès 4 janvier 1893 (à 68 ans)
1er arrondissement de LyonNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Nationalité françaiseNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Activité Mago NegroNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Autres informations
Condamné pour SatanismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Lieu de détention Maison d'arrêt de Rouen (1861-1864)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Joseph-Antoine Boullan, généralement connu comme l'Abbé Boullan, est un prêtre français du XIXe siècle condamné pour hérésie, né à Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne) le 18 février 1824 et mort à Lyon le 4 janvier 1893.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Biographie

Prêtrise

Joseph-Antoine Boullan, après des études brillantes au séminaire de Montauban, est ordonné prêtre le 23 septembre 1848 et nommé vicaire de la paroisse Saint-Jean à Montauban pendant deux ans. Il se rend ensuite à Rome où il obtient son doctorat en théologie. En Italie, il fit partie des missionnaires du Précieux Sang et prêche plusieurs missions avant de revenir en France où il est nommé supérieur de la maison que la congrégation possède aux Trois-Épis, près de Turckheim, en Alsace. Il publie alors à Colmar en 1853, son premier ouvrage, une traduction de la Vie divine de la Sainte Vierge, extraite du livre de la Cité mystique, rédigé par Marie d’Agreda, célèbre abbesse espagnole du XVIIe siècle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1854, il quitte cette position et vient à Paris comme prêtre. Il collabore à plusieurs revues pieuses, notamment Le Rosier de Marie, et assume la direction spirituelle d'une nommée Adèle Chevalier, qui, autrefois sœur converse de la communauté de Saint Thomas-de-Villeneuve à Soissons, avait été miraculeusement guérie de la cécité, en 1855, lors d'un pèlerinage à Notre-Dame-de-la-Salette : c'est là que Boullan la rencontre en mars 1856[1].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'« Œuvre de la Réparation »

Dans une revue qu'il fonde, les Annales de la Sainteté, qui devient, le 1er janvier 1870, les Annales de la Sainteté au XIXe siècle, Boullan expose ses doctrines : il s’agit « d’offrir à Dieu, à titre de satisfaction ou de réparation, soit des prières spéciales, soit des souffrances physiques ou morales chrétiennement acceptées, ou même sollicitées, de manière à compenser ainsi dans une certaine mesure les offenses continuellement faites à la majesté divine par les pécheurs non repentis ». En 1859, il établit avec Adèle Chevalier une congrégation religieuse, l'« Œuvre de la Réparation », qui reçoit une autorisation provisoire de l'évêque de Versailles. Cette communauté, établie avenue de Bellevue à Sèvres (aujourd'hui l'avenue de la Division-Leclerc), ne sert qu'à dissimuler une liaison entre l'abbé et sa dirigée[réf. nécessaire]. Des pratiques scandaleuses s'y déroulent : ainsi, lorsqu'une religieuse tombe malade, Boullan la soigne, soit à l'aide d'hosties consacrées, soit à l'aide d'urine et de matières fécales appliquées en emplâtre. Le 8 décembre 1860, au sortir de la messe, il fait disparaître l'enfant qui venait de naître de ses amours interdites avec Adèle Chevalier.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ce crime n'a jamais été découvert, mais l'évêché reçoit des plaintes quant à certains moyens que Boullan utilise pour se procurer de l'argent et à ses étranges méthodes thérapeutiques. En 1861, avec sa maîtresse, il est traduit en correctionnelle pour escroquerie et outrage public à la pudeur et, sur le premier chef d'accusation, ils sont reconnus coupables et condamnés à trois ans de prison. Boullan purge sa peine à la prison Bonne-Nouvelle de Rouen de décembre 1861 à septembre 1864. À l'été 1869, un procès ecclésiastique s'ouvre devant le Saint-Office, en raison d'un conflit de compétences entre les officialités de Versailles, où la congrégation avait été autorisée et Paris, dans le ressort de laquelle Boullan résidait depuis sa sortie de prison. Dans la cellule monastique qui lui est assignée dans l'attente de son jugement, il rédige la confession de ses crimes dans un document connu sous le nom de « Cahier rose » que Joris-Karl Huysmans retrouvera dans ses papiers après sa mort et qui se trouve depuis 1930 à la Bibliothèque vaticane. Boullan est en définitive absous par le Saint-Office et regagne Paris à l'hiver 1869.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Il appelle l'attention de l'archevêché par les vues hérétiques qu'il développe dans sa revue, notamment une théorie étrange de la substitution mystique, selon laquelle des « âmes réparatrices » reçoivent la mission de pécher pour que les autres ne pêchent pas. Cette conception curieuse pouvait naturellement ouvrir la voie à toutes sortes de débauche. Par ailleurs, sous couvert d'exorcisme, il enseigne à des religieuses tourmentées d'obsessions diaboliques des méthodes d'auto-suggestion et d'autohypnose qui leur permettent paraît-il d'avoir, en songe, des relations sexuelles avec les saints et avec Jésus-Christ.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Successeur de Vintras

L'archevêque de Paris, le cardinal Guibert, en ayant référé à Rome reçoit en février 1875 l'ordre d'interdire l'abbé Boullan. Après une vaine tentative d'appel à Rome, Boullan quitte définitivement l'Église catholique le 1er juillet 1875. Il entre en relation avec le thaumaturge Eugène Vintras, de Tilly-sur-Seulles, qui prétendait être la réincarnation du prophète Élie, envoyé sur terre pour préparer « le Troisième Règne, l'ère du Paraclet, la venue du Christ glorieux », qui lui fait don de quelques-unes de ses hosties « miraculeuses », sur lesquelles des symboles déformés sont tracés en lettres de sang. Lorsque Vintras meurt le 7 décembre 1875, Boullan se proclame son successeur à la tête de l'« Œuvre de la Miséricorde » et se prépare à assumer ces fonctions en se rendant à Lyon, en février 1876, pour consulter les archives de Vintras et se familiariser avec ses doctrines, dont il peut constater qu'elles n'étaient pas très éloignées des siennes[2].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ses prétentions suscitent néanmoins la méfiance des disciples de Vintras : à la fin de l'année 1876, seuls trois pontifes parmi les dix-neuf que Vintras avaient consacrés le reconnaissent pour leur chef. Il installe son quartier-général à Lyon, d'abord chez un dénommé François-Ours Soiderquelk, dit « Adhalnaël, pontife vintrasien de Cordiale et Sainte Unification » puis, en 1884, chez un architecte nommé Pascal Misme, « pontife du Chrême divin Melchisédéen », 7 rue de La Martinière. Un petit cercle de « fidèles » s'y réunissent, et peuvent assister aux rites du « Sacrifice de gloire de Melchisédech[2] » ou du « Sacrifice provictimal de Marie », célébrés par Boullan. Une assistance beaucoup plus réduite est admise aux « Unions de Vie », les plus importantes des cérémonies.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Boullan enseigne à ses fidèles que « la chute édénale s'étant effectuée par un acte d'amour coupable, c'est par des actes d'amour religieusement accomplis que peut et doit s'opérer la Rédemption de l'Humanité » et préconise à l'adepte qui souhaite se racheter lui-même d'avoir des rapports avec des entités célestes, tandis que celui qui, par charité, souhaite aider des êtres inférieurs à se racheter doit avoir des rapports sexuels avec eux. Comme le fit remarquer Stanislas de Guaita, Boullan a ainsi érigé la fornication en pratique liturgique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

"L'affaire Boullan"

Progressivement, Boullan relâche sa prudence. Il admet d'abord dans son cercle le chanoine Roca, un prêtre occultiste qui publie une revue intitulée L'Anticlérical, et qui s'éloigne de lui dégoûté, tout comme Stanislas de Guaita, venu à Lyon en novembre 1886. L'occultiste Oswald Wirth qui, après avoir feint pendant plus d'un an d'adhérer aux doctrines de Boullan, rompt brutalement avec lui une fois en possession d'un document écrit qui les récapitule. Au début de 1887, Guaita et Wirth convoquent un « tribunal initiatique » qui condamne Boullan et l'informe, le 24 mai 1887, qu'il est condamné. En 1891, ils exposent publiquement ses doctrines dans Le Temple de Satan. Boullan, pour sa part, pense que la condamnation en question est un arrêt de mort et se lance dans toutes sortes de sortilèges pour tenter de la déjouer.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1890, Boullan est présenté à Joris-Karl Huysmans par Berthe de Courrière, avec qui il est en relations, et inspire le personnage du Docteur Johannès dans Là-Bas (1891). À sa mort, Boullan léguera à Huysmans ses papiers personnels, notamment sa Confession, rédigée alors qu'il attendait la sentence du Saint-Office. En 1892, Boullan est condamné par le tribunal de Trévoux pour exercice illégal de la médecine, c'est apparemment Huysmans qui règle l'amende, ce qui indique combien ils sont devenus proches. Boullan meurt en 1893 en attribuant sa mort à la magie noire de Wirth et Guaita[3]. Huysmans soutient cette hypothèse, et se croit lui aussi victime d'attaques magiques.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le journaliste Jules Bois, ami notoire de Boullan, ayant accusé ouvertement Guaita d'avoir assassiné le vieux prêtre, Guaita convoque le journaliste à un duel au pistolet. Tous deux en sortent indemnes, Jules Bois affirmera par la suite qu'une des balles aurait été « magiquement arrêtée dans le pistolet » (Jules Bois, Le Monde Invisible).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Publications

  • Joseph-Antoine Boullan, Vie divine de la très-sainte Vierge Marie par Marie d'Agréda (traduction).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Joseph-Antoine Boullan, Nouvel office de l'Immaculée Conception... en latin et en français... à l'usage des fidèles et des communautésNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
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  1. Que désigne « Joseph-Antoine Boullan » ? — Non vérifiéJoseph-Antoine Boullan, généralement connu comme l'Abbé Boullan, est un prêtre français du XIXe siècle condamné pour hérésie, né à Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne) le 18 février 1824 et mort à Lyon le 4 janvier 1893.

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéJoseph-Antoine Boullan

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéNaissance | 18 février 1824 Saint-Porquier

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéDécès | 4 janvier 1893 (à 68 ans) 1er arrondissement de Lyon

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéNationalité | française

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéActivité | Mago Negro

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéCondamné pour | Satanisme

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  8. Passage de cet article — Non vérifiéLieu de détention | Maison d'arrêt de Rouen (1861-1864)

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  9. Passage de cet article — Non vérifiéJoseph-Antoine Boullan, généralement connu comme l'Abbé Boullan, est un prêtre français du XIXe siècle condamné pour hérésie, né à Saint-Porquier (Tarn-et-Garonne) le 18 février 1824 et mort à Lyon le 4 janvier 1893.

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  10. Passage de cet article — Non vérifiéJoseph-Antoine Boullan, après des études brillantes au séminaire de Montauban, est ordonné prêtre le 23 septembre 1848 et nommé vicaire de la paroisse Saint-Jean à Montauban pendant deux ans. Il se rend ensuite à Rome où il obtient son doctorat en théologie. En Italie, il fit partie des missionnaires du Précieux Sang et prêche plusieurs missions avant de revenir en France où il est nommé supérieur de la maison que la…

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  11. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1854, il quitte cette position et vient à Paris comme prêtre. Il collabore à plusieurs revues pieuses, notamment Le Rosier de Marie, et assume la direction spirituelle d'une nommée Adèle Chevalier, qui, autrefois sœur converse de la communauté de Saint Thomas-de-Villeneuve à Soissons, avait été miraculeusement guérie de la cécité, en 1855, lors d'un pèlerinage à Notre-Dame-de-la-Salette : c'est là que Boullan la r…

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  12. Passage de cet article — Non vérifiéDans une revue qu'il fonde, les Annales de la Sainteté, qui devient, le 1er janvier 1870, les Annales de la Sainteté au XIXe siècle, Boullan expose ses doctrines : il s’agit « d’offrir à Dieu, à titre de satisfaction ou de réparation, soit des prières spéciales, soit des souffrances physiques ou morales chrétiennement acceptées, ou même sollicitées, de manière à compenser ainsi dans une certaine mesure les offenses c…

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  13. Passage de cet article — Non vérifiéCe crime n'a jamais été découvert, mais l'évêché reçoit des plaintes quant à certains moyens que Boullan utilise pour se procurer de l'argent et à ses étranges méthodes thérapeutiques. En 1861, avec sa maîtresse, il est traduit en correctionnelle pour escroquerie et outrage public à la pudeur et, sur le premier chef d'accusation, ils sont reconnus coupables et condamnés à trois ans de prison. Boullan purge sa peine à…

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéIl appelle l'attention de l'archevêché par les vues hérétiques qu'il développe dans sa revue, notamment une théorie étrange de la substitution mystique, selon laquelle des « âmes réparatrices » reçoivent la mission de pécher pour que les autres ne pêchent pas. Cette conception curieuse pouvait naturellement ouvrir la voie à toutes sortes de débauche. Par ailleurs, sous couvert d'exorcisme, il enseigne à des religieus…

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  15. Passage de cet article — Non vérifiéL'archevêque de Paris, le cardinal Guibert, en ayant référé à Rome reçoit en février 1875 l'ordre d'interdire l'abbé Boullan. Après une vaine tentative d'appel à Rome, Boullan quitte définitivement l'Église catholique le 1er juillet 1875. Il entre en relation avec le thaumaturge Eugène Vintras, de Tilly-sur-Seulles, qui prétendait être la réincarnation du prophète Élie, envoyé sur terre pour préparer « le Troisième R…

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéSes prétentions suscitent néanmoins la méfiance des disciples de Vintras : à la fin de l'année 1876, seuls trois pontifes parmi les dix-neuf que Vintras avaient consacrés le reconnaissent pour leur chef. Il installe son quartier-général à Lyon, d'abord chez un dénommé François-Ours Soiderquelk, dit « Adhalnaël, pontife vintrasien de Cordiale et Sainte Unification » puis, en 1884, chez un architecte nommé Pascal Misme…

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéBoullan enseigne à ses fidèles que « la chute édénale s'étant effectuée par un acte d'amour coupable, c'est par des actes d'amour religieusement accomplis que peut et doit s'opérer la Rédemption de l'Humanité » et préconise à l'adepte qui souhaite se racheter lui-même d'avoir des rapports avec des entités célestes, tandis que celui qui, par charité, souhaite aider des êtres inférieurs à se racheter doit avoir des rap…

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  18. Passage de cet article — Non vérifiéProgressivement, Boullan relâche sa prudence. Il admet d'abord dans son cercle le chanoine Roca, un prêtre occultiste qui publie une revue intitulée L'Anticlérical, et qui s'éloigne de lui dégoûté, tout comme Stanislas de Guaita, venu à Lyon en novembre 1886. L'occultiste Oswald Wirth qui, après avoir feint pendant plus d'un an d'adhérer aux doctrines de Boullan, rompt brutalement avec lui une fois en possession d'un…

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  19. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1890, Boullan est présenté à Joris-Karl Huysmans par Berthe de Courrière, avec qui il est en relations, et inspire le personnage du Docteur Johannès dans Là-Bas (1891). À sa mort, Boullan léguera à Huysmans ses papiers personnels, notamment sa Confession, rédigée alors qu'il attendait la sentence du Saint-Office. En 1892, Boullan est condamné par le tribunal de Trévoux pour exercice illégal de la médecine, c'est a…

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéLe journaliste Jules Bois, ami notoire de Boullan, ayant accusé ouvertement Guaita d'avoir assassiné le vieux prêtre, Guaita convoque le journaliste à un duel au pistolet. Tous deux en sortent indemnes, Jules Bois affirmera par la suite qu'une des balles aurait été « magiquement arrêtée dans le pistolet » (Jules Bois, Le Monde Invisible).

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéJoseph-Antoine Boullan, Vie divine de la très-sainte Vierge Marie par Marie d'Agréda (traduction).

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  22. Passage de cet article — Non vérifiéJoseph-Antoine Boullan, Nouvel office de l'Immaculée Conception... en latin et en français... à l'usage des fidèles et des communautés

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  23. Passage de cet article — Non vérifiéRobert Baldick, La Vie de Joris-Karl Huysmans, Paris, Denoël, 1975.

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  24. Passage de cet article — Non vérifiéPierre Dufay, « L'Abbé Boullan et le « Chanoine Docre » », Mercure de France, t. 258, no 882,‎ 15 mars 1935, p. 509-527 (lire en ligne).

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéJean Marie Fraisse, « Comme la Lumière à de l'avantage sur les ténèbres », Tome 1, éditions Energeia, 2015

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  26. Passage de cet article — Non vérifiéJacques Froissart (père Bruno de Jésus-Marie), « La confession de Boullan », dans Germain Bazin (éd.), Albert Béguin (éd.) et Suzanne Bresard (éd.), Satan, Paris, Desclée de Brouwer, coll. « Les Études carmélitaines », 1948, 666 p. (présentation en ligne).

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéJean-Pierre Machain (préf. Jacques Tanguy), Bonne Nouvelle : Histoire de la prison de Rouen, Nolléval, L'Écho des vagues, 2019, 215 p. (ISBN 978-2-918616-34-4), p. 58-59

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  28. Passage de cet article — Non vérifiéMichel Meurger, « Jules Bois ou le famulus des mages », Le Visage Vert, Paris, Zulma, no 15,‎ juin 2008, p. 18-20.

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéJean-Paul Somoff et Aurélien Marfée, L'Abbé Boullan et l’envoûtement (Nathalie Blanchet, Maria Martin) : documents inédits, Association À Rebours, 1982, 198 p.

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  30. Passage de cet article — Non vérifiéMarcel Thomas, « L'abbé Boullan et l'Œuvre de la Réparation », La Tour Saint-Jacques, Paris, Tour Saint-Jacques, no 10 « 1907-1957. Numéro spécial sur J.‑K. Huysmans »,‎ mai-juin 1957, p. 72-90 (ISSN 0495-9434).

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  31. Passage de cet article — Non vérifiéJoanny Bricaud, La Messe noire ancienne et moderne, Paris : Librairie générale des Sciences occultes Chacornac frères, 1924.

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  32. Passage de cet article — Non vérifiéJoanny Bricaud, Huysmans et Satan, Paris : M. Reinhard, 1980 (ISBN 2-86381-003-0)

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéJoanny Bricaud, L'abbé Boulland Vie et doctrine, 1927 notice bibliothèque municipale de Lyon

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  34. Passage de cet article — Non vérifiéVIAF

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  35. Passage de cet article — Non vérifiéISNI

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  36. Passage de cet article — Non vérifiéBnF (données)

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéItalie

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéPays-Bas

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  41. Passage de cet article — Non vérifiéPologne

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  42. Passage de cet article — Non vérifiéVatican

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  43. Passage de cet article — Non vérifiéNotices d'autorité :

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéFiche biographique sur Heresie.com

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  45. Passage de cet article — Non vérifiéPortail du catholicisme

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  46. Passage de cet article — Non vérifiéPortail de la France au XIXe siècle

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  47. Passage de cet article — Non vérifiéPortail de Tarn-et-Garonne

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  48. Passage de cet article — Non vérifiéJoseph-Antoine Boullan

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéJoseph-Antoine Boullan, après des études brillantes au séminaire de Montauban, est ordonné prêtre le 23 septembre 1848 et nommé vicaire de la paroisse Saint-Jean à Montauban pendant deux ans. Il se rend ensuite à Rome où il obtient son doctorat en théologie.…

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéDans une revue qu'il fonde, les Annales de la Sainteté, qui devient, le 1er janvier 1870, les Annales de la Sainteté au XIXe siècle, Boullan expose ses doctrines : il s’agit « d’offrir à Dieu, à titre de satisfaction ou de réparation, soit des prières…

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Voir aussi

Bibliographie

  • Robert Baldick, La Vie de Joris-Karl Huysmans, Paris, Denoël, 1975.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Pierre Dufay, « L'Abbé Boullan et le « Chanoine Docre » », Mercure de France, t. 258, no 882,‎ 15 mars 1935, p. 509-527 (lire en ligne).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean Marie Fraisse, « Comme la Lumière à de l'avantage sur les ténèbres », Tome 1, éditions Energeia, 2015Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jacques Froissart (père Bruno de Jésus-Marie), « La confession de Boullan », dans Germain Bazin (éd.), Albert Béguin (éd.) et Suzanne Bresard (éd.), Satan, Paris, Desclée de Brouwer, coll. « Les Études carmélitaines », 1948, 666 p. (présentation en ligne).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Pierre Machain (préf. Jacques Tanguy), Bonne Nouvelle : Histoire de la prison de Rouen, Nolléval, L'Écho des vagues, 2019, 215 p. (ISBN 978-2-918616-34-4), p. 58-59Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Michel Meurger, « Jules Bois ou le famulus des mages », Le Visage Vert, Paris, Zulma, no 15,‎ juin 2008, p. 18-20.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Paul Somoff et Aurélien Marfée, L'Abbé Boullan et l’envoûtement (Nathalie Blanchet, Maria Martin) : documents inédits, Association À Rebours, 1982, 198 p.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Marcel Thomas, « L'abbé Boullan et l'Œuvre de la Réparation », La Tour Saint-Jacques, Paris, Tour Saint-Jacques, no 10 « 1907-1957. Numéro spécial sur J.‑K. Huysmans »,‎ mai-juin 1957, p. 72-90 (ISSN 0495-9434).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Joanny Bricaud, La Messe noire ancienne et moderne, Paris : Librairie générale des Sciences occultes Chacornac frères, 1924.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Joanny Bricaud, Huysmans et Satan, Paris : M. Reinhard, 1980 (ISBN 2-86381-003-0)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Joanny Bricaud, L'abbé Boulland Vie et doctrine, 1927 notice bibliothèque municipale de LyonNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Liens externes

  • Notices d'autorité : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • VIAFNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • ISNINon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • BnF (données)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • IdRefNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • LCCNNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • ItalieNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • Pays-BasNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • PologneNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
    • VaticanNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Fiche biographique sur Heresie.comNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Notes et références

Retrouvez les documents cités dans le texte, puis revenez au passage concerné.

  1. Bricaud 1924, p. 12. ↩
  2. Bricaud et 1980 p.39. ↩1 ↩2
  3. Bricaud 1980, p. 51. ↩

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Sources et méthode

Texte adapté à partir des sources indiquées. Les contenus Wikipédia et Wiktionnaire sont réutilisés sous CC BY-SA 4.0. Les droits des médias sont précisés séparément. Révision originale et contributeurs ↗

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