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La modernité est un concept désignant l’idée d'agir en conformité avec son temps et non plus en fonction de valeurs, considérées de facto comme « dépassées ». Les philosophes, anthropologues et sociologues traitent principalement de ce concept mais aussi les historiens, quand ils qualifient de « moderne » une des époques qu'ils étudient. Si bien que l'adjectif « moderne » est entré dans le langage usuel.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Modernité
Formulé pour la première fois au début du XIX e siècle , le concept de modernité trouve l'une de ses premières origines dans la référence à la philosophie antique durant la Renaissance, et singulièrement dans les premières années du XVI e siècle , en même temps que l' humanisme . L'École d'Athènes , fresque réalisée au Vatican par Raphaël entre 1508 et 1512.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Raphael · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

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Qu’est-ce que la modernité ?

La modernité est un concept désignant l’idée d'agir en conformité avec son temps et non plus en fonction de valeurs, considérées de facto comme « dépassées ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Le mot

Le mot « modernité » vient de l'adjectif « moderne », lui-même issu du latin tardif modernus — qui signifie "récent" ou "actuel" — et de l'adverbe modo - qui signifie "à l'instant" ou "il y a peu". Selon Jürgen Habermas, ce serait à la fin du Ve siècle que le…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Si le mot "modernité" n'émerge qu'au XIXe siècle, le concept qu'il recouvre est plus ancien.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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La pertinence

Régulièrement, des intellectuels de disciplines différentes contestent la pertinence du terme « modernité » car ils objectent que, pris au sens littéral, il ne veut pas dire grand chose. Citons deux exemples.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Formulé pour la première fois au début du XIXe siècle, le concept de modernité trouve l'une de ses premières origines dans la référence à la philosophie antique durant la Renaissance, et singulièrement dans les premières années du XVIe siècle, en même temps que l'humanisme.
L'École d'Athènes, fresque réalisée au Vatican par Raphaël entre 1508 et 1512.
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La modernité est un concept désignant l’idée d'agir en conformité avec son temps et non plus en fonction de valeurs, considérées de facto comme « dépassées ». Les philosophes, anthropologues et sociologues traitent principalement de ce concept[5] mais aussi les historiens, quand ils qualifient de « moderne » une des époques qu'ils étudient. Si bien que l'adjectif « moderne » est entré dans le langage usuel.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Très liée aux idées d'émancipation, de croissance, d'évolution, de progrès et d'innovation, le concept de modernité constitue l’opposé non seulement des idées d'immobilisme et de stagnation mais des idées d'attachement au passé (tradition, conservatisme…) : « être moderne », c'est d'abord « être tourné vers l'avenir ». En cela, le concept de modernité constitue ce que le sociologue Max Weber appelle un idéal-type, voire la base d'une idéologie[6].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En France, le mot n'émerge qu'au début du XIXe siècle mais certains philosophes — notamment Leo Strauss — font remonter le concept au début du XVIe siècle autour de la figure de Machiavel, pour exprimer l’idée que les humains conçoivent la politique en fonction de critères rationnels (économiques, démographiques…) et non plus, comme par le passé, en fonction de considérations religieuses ou théologiques. D'autres intellectuels, plus rares, font remonter les origines du concept de modernité à l'Antiquité grecque[7]. Le thème de la modernité, comme celui du progrès, constitue l'un des principaux fondements de la pensée dite « humaniste ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À partir de la seconde moitié du XXe siècle, ce concept est de plus en plus fréquemment remis en cause par les intellectuels, considéré comme arbitraire, car indexé à l'idéologie du progrès. Mais le débat reste confus, les tenants d'une « post-modernité » s'opposant notamment à ceux d'une « non-modernité ». Au début du XXIe siècle, les avis demeurent partagés mais tous évoquent l'idée d'une « crise de la modernité »[8] : le philosophe Marc Halévy, conclut à « l'échec de la modernité »[9], le sociologue Olivier Bobineau estime que « nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la modernité »[10] et son confrère allemand Hartmut Rosa parle d'une « fuite en avant de la modernité »[11].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Autre sujet de débat : alors que la question de la modernité est le plus souvent circonscrite à l'Occident, certains intellectuels estiment que l'on peut considérer que l'Extrême-Orient a été « plus moderne » que l'Occident ou "plus tôt". Les publications se multiplient également quant au rapport de l'islam à la modernité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le thème de la modernité traverse plusieurs siècles et il est abordé dans de nombreux domaines (philosophie, sociologie, histoire ; mais aussi art, science, technique…). De nombreux livres et de nombreux articles lui sont consacrés. De surcroît, il ne cesse d'être ponctué de controverses, voire de polémiques. Différents penseurs recommandent d'éviter de l'hypostasier et d'engager en revanche une approche à la fois diachronique et transversale : réexaminer son sens en fonction des contextes tout en croisant les approches (philosophie, sociologie, histoire, histoire de l'art…). En France, une des analyses les plus significatives de cette approche transversale est celle du philosophe Jacques Bidet. Il voit dans la modernité, une « métastructure », une « matrice abstraite », au sens d'un présupposé à la fois économique, juridique, politique et idéologique, dont le point de départ serait le marché ; celui-ci étant considéré sous toutes ses formes : au sein du capitalisme mais aussi — et tout autant — au sein du « capitalisme d'État » qu'est le communisme[12],[13].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Origines

Le mot

Le mot « modernité » vient de l'adjectif « moderne », lui-même issu du latin tardif modernus — qui signifie "récent" ou "actuel" — et de l'adverbe modo - qui signifie "à l'instant" ou "il y a peu"[14],[15]. Selon Jürgen Habermas, ce serait à la fin du Ve siècle que le terme « moderne » aurait été utilisé pour la première fois[16].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L’adjectif modernus commence à être employé systématiquement à la fin du XIVe siècle, pour désigner à la fois une nouvelle forme de dévotion et une nouvelle manière de philosopher : la devotio moderna et la via moderna[17]. D'après l'Oxford Encyclopedia Dictionnary, le terme modernity entre dans la langue anglaise en 1627 pour signifier "temps présent". Et en 1782, l'écrivain anglais Horace Walpole l'emploie dans sa Lettre sur la poésie de Thomas Chatterton.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En France, « modernité » apparait pour la première fois en 1822 dans un article de critique littéraire de Balzac[18],[19], dans lequel celui-ci entend indiquer "ce qui est moderne en littérature"[15]. Baudelaire l'emploie en 1859 dans sa critique du peintre Constantin Guys, intitulée Le Peintre de la vie moderne, qui sera publiée dans Le Figaro en 1863. En Allemagne, le mot « modernité » apparaît en 1886 quand Eugen Wolff prononce une conférence sur la littérature où il affirme : « Notre idéal suprême en art n’est plus le modèle antique mais le modèle moderne ». Et en 1889, on retrouve « modernisme » avec le sens de « goût prononcé pour les idées rompant avec la tradition et la recherche de tout ce qui est moderne »[20].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le concept

Si le mot "modernité" n'émerge qu'au XIXe siècle, le concept qu'il recouvre est plus ancien.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon l'historien Pierre Chaunu, il remonte au début du XIVe siècle à travers deux expressions nouvelles — la devotio moderna et la via moderna — et renvoie à un nouveau type de relation de l'homme avec le temps, consécutivement à l'apparition des premières horloges mécaniques à la fin du siècle précédent : cette relation n'est plus exclusivement qualitative, elle est aussi quantitative et elle va le devenir de plus en plus : « à la question : qu'est-ce-que l'homme moderne ?, j'irai jusqu'à répondre en forme de boutade : c'est celui qui vit en regardant sa montre »[21].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'usage de l'adjectif "moderne", tel qu'on l'entend habituellement aujourd'hui — "novateur" ou "innovant" —, remonte au milieu du XVIe siècle. Ainsi par exemple quand le tout premier historien de l'art, Giorgio Vasari, qualifie de maniera moderna la manière de peindre de Léonard de Vinci[22]. On doit également à Vasari, un peu plus tard (en 1568) le terme « Rinascita » (Renaissance), pour décrire l'ensemble de la rupture stylistique qui s'opère à l'époque sous ses yeux dans le domaine artistique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ce n'est toutefois qu'à la fin du XIXe siècle que la sociologie, science alors naissante, s'empare véritablement du concept pour en faire un objet de recherche à part entière. On mentionne alors généralement les écrits d'Émile Durkheim, Georg Simmel et Max Weber[23].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La principale idée véhiculée et promue par le concept de modernité est l'idée d'autodétermination :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« le principe essentiel de la modernité est la liberté (ou plutôt) la faculté de s’autodéterminer. Il ne s’agit pas seulement du libre-arbitre, qui est la faculté de faire un choix libre (qui n’a rien de spécifiquement moderne), mais de la possibilité de définir par soi-même les normes de son existence. (…). La modernité va plus loin que la philosophie grecque, qui constitue la première rupture organisée avec l’idée de tradition : car si Socrate mettait en suspens la tradition, les coutumes et les mœurs établies, c’était pour scruter les véritables fins objectives de l’homme, la véritable norme éternelle, incréée : la nature. (…) (Or) la modernité n’accepte pas l’idée de nature humaine ; car pour elle, c’est l’homme qui invente sa propre nature au cours de l’histoire[17]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1983, l'historien Jean Chesneaux estime que « la modernité à laquelle se réfèrent (aujourd'hui) docilement économistes et urbanistes, dirigeants agricoles et gestionnaires socio-culturels, celle dont nous avons l'expérience et dans laquelle nous nous débattons, n'a plus grand chose à voir avec la modernité comme référence culturelle, celle qui fascinait Baudelaire, celle dont se réclamèrent Rimbaud, Mirbeau, Cocteau et tant d'autres, celle que Benjamin saluait sous les traits de l'Angelus Novus de Paul Klee »[24]. Commentant ce propos, le théoricien du langage, Henri Meschonnic s'en démarque vigoureusement et met en garde contre la tentation de « diviser la modernité, ce qui arrive quand on prend pour une évidence que l’urbanisme et l’économie, dans leurs conséquences quotidiennes, n’ont rien à voir » avec ce que célébraient les artistes et les intellectuels du XIXe siècle. Considérer ainsi la modernité, c’est se retrancher dans « des discours de spécialistes » et perdre ainsi de vue la globalité de tout un processus[25].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La pertinence

Régulièrement, des intellectuels de disciplines différentes contestent la pertinence du terme « modernité » car ils objectent que, pris au sens littéral, il ne veut pas dire grand chose. Citons deux exemples.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1928, le psychiatre suisse Carl Gustav Jung affirme que la question essentielle n'est pas le concept de modernité mais la psychologie des humains quand ils se prétendent « modernes » :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Des hommes modernes (en définitive), il n'en est pas beaucoup car leur existence exige la plus haute conscience de soi, une conscience intensive et extensive l'extrême, avec un minimum d'inconscience. (…) Ce n'est pas l'homme vivant actuellement qui est moderne, car alors tout ce qui vit aujourd'hui le serait ; c'est seulement celui qui a la plus profonde conscience du présent. (…) L'homme véritablement moderne se trouve souvent parmi ceux qui se donnent pour des gens vieillots[26]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1974, l'historien de la littérature Hans Robert Jauss écrit :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« La prétention qu'implique le concept de modernité selon laquelle le temps présent ou bien notre époque aurait le privilège de la nouveauté et pourrait donc s'affirmer en progrès par rapport au passé est totalement illusoire. En effet, presque tout au long de l'histoire de la culture grecque et romaine, d'Homère à Tacite, on voit le débat entre les "modernes", les tenants de cette prétention, et les zélateurs des "anciens", se ranimer à tout moment, pour être chaque fois dépassé de nouveau en dernière instance par la simple marche de l'histoire. Les "modernes" devenant eux-mêmes avec le temps des "anciens" et de nouveaux venus reprenant alors le rôle des "modernes", on constate que cette évolution se reproduit avec la régularité d'un cycle naturel[27]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Comme l'écrivait déjà La Bruyère à la fin du XVIIe siècle, « nous, qui sommes si modernes, serons anciens dans quelques siècles »[28]. Alors, pourquoi toute cette littérature sur "la modernité" ? Et pourquoi, à la fin du XXe siècle, de nouveaux vocables se multiplient-ils, comme autant de surenchères (« postmodernité », « hypermodernité », etc.) ?Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le mot « modernité » n'est plus qu'un poncif[29] et « son usage de plus en plus intempérant — non seulement en histoire, en esthétique, en critique littéraire mais aussi en économie, en politique ou en publicité — aboutit à une véritable cacophonie, mêlant les acceptions les plus contradictoires »[30]. Pour autant, on va le voir, le thème continue d'absorber les réflexions des intellectuels comme « une crise d'adolescence de l'humanité qui s'éternise »[31].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Quelques définitions liminaires

Bien que la pertinence du terme « modernité » soit régulièrement contestée, le concept « modernité », lui, est à l'origine d'un très grand nombre d'analyses. Se pose alors la difficulté de définir celui-ci. Selon l'universitaire Alexis Nouss, cette difficulté vient du fait qu'il repose sur deux socles distincts : d'une part la science historique, d'autre part la philosophie morale et les disciplines dérivées.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« La notion de modernité ne peut se suffire d'un simple emploi à fin de périodisation. Elle implique également une valorisation, dynamique qui - en tant que telle - ouvre une complexe problématique :
- il ne suffit pas d'être inscrit dans une période historique dite « moderne » pour qu'un sujet le soit automatiquement lui-même ;
- à l'inverse, on ne peut pas se proclamer tel en dehors d'une historicité justifiant cette valorisation.
Donc, à la fois s'opposent et se complètent les deux versants de la modernité : valorisation et périodisation[32]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De fait, on retrouve cette bipolarité dans la quasi-totalité des définitions du terme[1].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Encyclopedia Universalis (1985)

« La modernité n'est ni un concept sociologique, ni un concept historique. C'est un mode de civilisation caractéristique, qui s'oppose au mode de la tradition, c'est-à-dire à toutes les autres cultures antérieures ou traditionnelles : face à la diversité géographique et symbolique de celles-ci, la modernité s'impose comme une, homogène, irradiant mondialement à partir de l'Occident. Pourtant elle demeure une notion confuse, qui connote globalement toute une évolution historique et un changement de mentalité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Inextricablement mythe et réalité, la modernité se spécifie dans tous les domaines : État moderne, technique moderne, musique et peinture modernes, mœurs et idées modernes - comme une sorte de catégorie générale et d'impératif culturel. Née de certains bouleversements profonds de l'organisation économique et sociale, elle s'accomplit au niveau des mœurs, du mode de vie et de quotidienneté - jusque dans la figure caricaturale du modernisme. Mouvante dans ses formes, dans ses contenus, dans le temps et dans l'espace, elle n'est stable et irréversible que comme système de valeurs, comme mythe - et, dans cette acception, il faudrait l'écrire avec une majuscule : la Modernité. En cela, elle ressemble à la Tradition[33]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dictionnaire des sciences humaines (2004)

« On s'accorde à identifier la modernité avec la période historique qui s'ouvre en Occident avec la Renaissance (XVe siècle). Cette ère nouvelle est marquée par des transformations de grande ampleur qui ont affecté à la fois les structures sociales (urbanisation, naissance du capitalisme…), les modes de vie et les valeurs (individualisme, avènement des libertés publiques, égalité des droits), les idées (essor de la pensée rationnelle, des sciences…) et la politique (démocratisation). La raison, l'individu, le progrès, l'égalité, la liberté : tels seraient donc les mots clés de la modernité[34]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Revue Le Philosophoire (2005)

En décembre 2005, la revue Le Philosophoire consacre un numéro spécial au concept de modernité. En ouverture, Vincent Citot, son directeur, écrit :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Le moderne n’est pas le contemporain, l’actuel, le nouveau ou le présent. L’usage confond le moderne et l’actuel (mais) si la modernité n’était rien d’autre que la contemporanéité, il n’y aurait là rien à penser, sinon le passage comme tel du temps. L’idée de modernité ne peut faire l’objet d’aucune intuition transcendantale a priori : elle ne prend sens que dans et par l’histoire des hommes. La modernité, comme tournant significatif dans l’histoire de l’occident, relève en premier lieu de l’analyse historique : il appartient aux historiens d’en déterminer la signification, l’origine et le devenir. A quelles conditions cette question historique peut-elle devenir une question philosophique ? Il faut passer de l’histoire à la philosophie de l'histoire puis de celle-ci à la philosophie générale[35]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Thierry Ménissier (2009)

Introduisant son cours « Qu'est-ce que la modernité ? » (à l'université Grenoble-Alpes en 2009), l'universitaire Thierry Ménissier écrit :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« (On entend par) modernité toute la période qui commence à partir de la fin du Moyen Âge et qui dure encore aujourd'hui. Il convient aussi de remarquer que la modernité correspond aussi bien à une « ère » (temporelle) qu'à une « aire » (géographique : l'Europe). Mais les choses sont d'emblée complexes, car à côté de cette signification générique, le terme possède deux acceptions historiques plus précises :
- première modernité, à la Renaissance : en fonction des thèmes humanistes – par référence aux « Anciens » considérés comme des « classiques » (…) ;
- deuxième modernité, à partir du XVIIIe siècle : rupture explicite et forcée avec les Anciens. (…)
On sent donc, à l'issue de ce simple repérage de la signification historique de la notion de modernité, que celle-ci est sous-tendue par des représentations et des valeurs – par conséquent qu'elle est historique parce qu'elle est philosophique[36]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les valeurs de la modernité

Selon le sociologue suédois Göran Therborn, « les valeurs de la modernité sont tout d’abord celles de la religion chrétienne et de sa sécularisation, celles de l’État-nation et de la citoyenneté, celles enfin de l’individualisme et du sentiment de classe »[37]. D'autres intellectuels adoptent des critères supplémentaires, tels Jacques Attali, selon qui « le terme désigne une conception de l'avenir mêlant liberté individuelle, droits de l'homme, rationalisme, positivisme, foi dans le progrès… La liberté est conquête mais on en cherche le moteur. Pour Tocqueville, c'est la démocratie ; pour Saint-Simon, l'industrie ; pour Auguste Comte, la science ; pour Marx, la lutte des classes ; pour Max Weber, la rationalisation… »[38].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En consultant la littérature sur le sujet, on peut esquisser une typologie de la modernité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Philosophie, temps et histoire

Article détaillé : Philosophie de l'histoire.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Certains intellectuels identifient l'émergence du concept de modernité avec la naissance de la philosophie en tant qu'exercice de l'esprit critique et du libre examen : la pratique philosophique est ce par quoi les humains pensent par eux-mêmes, au moyen de la raison, du fait que celle-ci est à la fois réflexive et discriminante (le mot « critique » vient du grec krinein, qui signifie « trier »)[39] : en posant l'exigence de se connaître soi-même, Socrate serait donc en quelque sorte le "premier moderne"[40]. « Connaissance de soi » signifiant « approche de soi dans la durée » (naissance et mort étant posés comme les deux bornes de l'existence), la prise en considération du facteur temps constitue l'un des grands axes de la posture philosophique. Ainsi pour bon nombre de commentateurs, la conception du temps et la philosophie de l'histoire orientent et structurent avant tout le concept de modernité[41].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les historiens estiment que la conception moderne de l'histoire a émergé à la fin du Moyen Âge. L'Allemand Friedrich Ohly situe l'amorce du processus à la « Renaissance du XIIe siècle » en France. Mais alors que l'on associe traditionnellement la modernité à tout ce qui s'oppose à la tradition, Ohly considère que ce qui se manifeste chez les intellectuels de l'époque, c'est une volonté de la dépasser ; ceci en concevant le temps non plus sur le mode cyclique du retour au même mais sur celui de la succession typologique : « la typologie établit entre l'ancien et le nouveau une relation de l'un par l'autre : le nouveau rehausse l'ancien, l'ancien survit dans le nouveau ; il est la rédemption de l'ancien, sur lequel il se fonde[42] » ; conception que résume l'adage de Bernard de Chartres, Des nains sur des épaules de géants : quiconque a une ambition intellectuelle doit s'appuyer sur les travaux des penseurs du passé. De ce désir de connaître les Anciens naîtront, au XIIIe siècle, les premières universités.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour beaucoup, la modernité se construit en tension avec le Moyen Âge : ne dit-on pas, souvent, que les temps modernes débutent « à la fin » du Moyen Âge ? C'est sur cette base que des sociologues des XIXe siècle et XXe siècles, tels que Jacob Burckhardt (par les liens d'un individu avec le spirituel ou la communauté), Ferdinand Tönnies (par l'importance de l'argent), Georg Simmel (destruction de cercles d'intérêts), ou Émile Durkheim (absence de règles de la vie moderne), expliquent l'apparition de la modernité. Cependant cette approche se montre vite limitée : par exemple, alors que Jacob Burckhardt avait commencé à penser la modernité comme un progrès par rapport au Moyen Âge, il change radicalement d'opinion à la fin de sa vie pour considérer que la modernité est au contraire un déclin par rapport au Moyen Âge. Max Weber insiste au contraire sur la continuité qui existe entre les deux périodes, en affirmant que c'est au Moyen Âge que se construit le monde moderne. Selon lui, si l'on considère les groupes sociaux sous l'angle de la rationalité des personnes qui les constituent, on s'aperçoit qu'ils développent une qualité d'ordre, qui dépassent, dès l'origine, les supposés ordres établis de la société moyennageuse qu'étaient les religieux, les nobles et les travailleurs. En fait, pour lui, le Moyen Âge constituait, déjà, une société moderne[43].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Estimant que toute conception du temps dépend des instruments de mesure, Pierre Chaunu situe l'émergence de la notion de modernité au début du XIVe siècle, quand les premières horloges mécaniques sont installées en haut des clochers d'églises. Cette notion « suppose un temps qui se déroule, qui dessine une sorte de flèche vers l'avenir ». C'est ainsi, avance Chaunu, que les humains se focalisent alors sur les faits récents ou actuels et sont amenés à se projeter dans le futur. Et, dès lors que les instruments de mesure se perfectionnent, les échelles de temps sont plus longues : on ne pense plus seulement en fonction du lendemain ou de la saison prochaine mais des années suivantes. Ainsi la conception du temps prend-elle au fil des siècles une signification plus concrète (plus matérialiste) tandis que, simultanément, les humains intègrent le sens du temps long. Et ainsi se forge une philosophie de l'histoire ayant valeur collective : le progrès.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'expression « philosophie de l'histoire » apparaît chez Voltaire en 1765 [2]. Mais c'est au prussien Emmanuel Kant que revient en 1784 l'initiative de justifier cette approche (Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique). Considérant l'histoire comme une masse hétérogène de faits (non seulement les événements politiques mais aussi ceux qui ponctuent la vie quotidienne), il s'efforce de retirer un sens de cette hétérogénéité même. Plaçant l’homme au centre du monde, « comme Copernic avait situé le soleil au centre de l'univers »[44], il considère qu'il est libre, « autonome », et qu'il puise cette liberté précisément dans l'exercice de sa raison. Mais partant de l'hypothèse que l'existence d'un individu est trop courte pour lui permettre de faire toutes les expériences nécessaires à son développement, Kant estime que le fil directeur de l’histoire est l'inscription progressive de la raison dans les institutions, grâce à la transmission du savoir d'une génération à l'autre. C'est donc sur l’humanité tout entière, plus exactement sur sa capacité à capitaliser la rationalité du savoir au fil du temps, que repose selon lui le « progrès » de l'humanité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Au début du XXe siècle, sous l'influence — entre autres — des futuristes italiens, l'accroissement de la vitesse devient un symbole de modernité, rendu possible par toutes sortes de machines. Et de fait, à la fin du siècle, de nombreux sociologues pensent que l'une des principales caractéristiques de l'époque est la mise en place de dispositifs permettant aux humains de gagner sans cesse et toujours plus de temps : les TGV, les fast-foods, le speed dating, le just-in-time, l'augmentation de la fréquence des cycles de production, la banalisation des procédures d'urgences[45],[46]… Ce phénomène connait une accélération foudroyante avec l'invention du microprocesseur dans les années 1970 : l'ingénieur Gordon Moore prédit alors que les équipements électroniques vont devenir de plus en plus rapides bien que de plus en plus petits et de moins en moins coûteux (Loi de Moore).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Au début du XXIe siècle, ce développement exponentiel de l'électronique, couplé à l'apparition d'internet, conduit certains philosophes à reconsidérer le concept de modernité : « ce qui est en cause, quand on parle de modernité, c'est l'accélération du temps » (Peter Conrad)[47] ; « la modernité, c'est la vitesse » (Thomas Eriksen)[48] ; « la modernité signifie l'accélération du temps » (Hartmut Rosa)[49]…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'État, expression de la providence

Articles détaillés : État, État-nation et État-providence.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour certains historiens — tels l'Américain Joseph Strayer[50] — les origines de l'État moderne remontent à la fin du Moyen Âge[51]. Jean-Philippe Genet retient principalement trois facteurs : le développement du féodalisme ; le rôle nouveau de l'Église dans l'Europe latine, « tel qu'il est redéfini par la réforme grégorienne (au XIe siècle) avec une séparation complète du rôle des laïcs et celui des clercs » ; l'essor de l'économie européenne et singulièrement celui des villes (au XIIe siècle), lequel « permettra à l'Occident de s'assurer ensuite une véritable suprématie économique et le contrôle des routes commerciales du monde »[52]. S'opposant ouvertement aux États pontificaux, l'Empire germanique se fait appeler Saint Empire à la fin du XIe siècle : le souverain n'est plus adoubé par le pape mais il est admis que son autorité lui vient directement de Dieu (monarchie de droit divin).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Frontispice du Léviathan, ouvrage publié par Thomas Hobbes en 1651 et qui traite de la souveraineté de l'État.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Abraham Bosse · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

Ce n'est toutefois que durant la seconde moitié du XVe siècle, quand Louis XI unifie le royaume de France, qu'émerge véritablement l'État moderne : l'État-nation. Au début du XVIe siècle le Florentin Machiavel formule les premières théories justifiant son existence et ses modes de fonctionnement. Au milieu du XVIIe siècle, l'Anglais Thomas Hobbes contribue à renforcer cette légitimité (Le Léviathan, 1651), inaugurant ainsi la philosophie politique comme discipline. Assimilant la religion à de la superstition, il estime qu'il convient de désacraliser la personne du monarque. L'appareil d'État démontre à ses yeux la capacité des humains à administrer leurs territoires selon leur libre-arbitre et leurs intérêts propres. Le rôle de l'État est de sauvegarder leurs droits, dits « naturels ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le concept hobbesien de contrat social irrigue toute la philosophie des Lumières, à la fin du XVIIIe siècle, et porte l'idéal révolutionnaire, en France comme aux États-Unis. Grand admirateur de la Révolution, l'Allemand Hegel se livre au début du XIXe siècle à une véritable apologie de l'État : plus qu'un simple organe institutionnel, il est selon lui « la forme suprême de l'existence », « le produit final de l'évolution de l'humanité », « la réalité en acte de la liberté concrète », le « rationnel en soi et pour soi »[53].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Quelques penseurs, dont Tocqueville, s'inquiètent de cette soudaine montée en puissance de l'État et les anarchistes protestent vigoureusement mais leurs vues restent minoritaires. Lorsqu'éclate la Révolution russe, en 1917, l'Allemand Max Weber voit dans l’État une structure parvenue « à imposer le monopole de la violence physique légitime[54] ». Selon lui, ce fait constitue l'un des premiers fondements du concept de "modernité"[55] car il « repose sur la croyance quotidienne en la sainteté de traditions valables de tous temps et en la légitimité de ceux qui sont appelés à exercer l'autorité par la domination »[56].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En Union soviétique, le communisme est encadré par un solide appareil bureaucratique, lui-même encensé par un vaste dispositif de propagande. Le psychanalyste suisse C.G. Jung dira plus tard que « l'État s'est mis à la place de Dieu (…), les dictatures socialistes sont des religions au sein desquelles l'esclavage d'État est un genre de culte divin[57],[3] ». Et en 1922, quelques années avant d'adhérer au parti nazi, le philosophe Carl Schmitt affirme lui-même que « tous les concepts prégnants de la théorie moderne de l'État sont des concepts théologiques sécularisés »[58].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Même au sein des démocraties dites libérales, l'État joue un rôle majeur, notamment au travers des politiques keynésiennes à partir de la Seconde Guerre : en 1942, le rapport Beveridge préconise la mise en place de l'État-providence en Grande-Bretagne et, deux ans plus tard, le Français Raymond Aron qualifie la politique de « religion séculière ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De fait, les états "modernes" encadrent toutes les activités humaines : non seulement ils assurent les fonctions régaliennes (défense, justice…) mais ils prennent en charge le confort matériel (santé, culture…), au point que certains évoquent les institutions de la modernité[59]. Un certain nombre d'intellectuels remettent en cause le caractère totalitaire de l'État, à commencer par les défenseurs du libéralisme économique et les tenants de l'anarchisme. Mais d'autres également, pour des raisons totalement étrangères à l'économie ou à la politique mais relatives à l'éthique. C'est le cas du Français Jacques Ellul : « Les hommes, dans toutes les sociétés, même quand ils protestent contre l'ingérence du pouvoir, déclarent le haïr et réclament la liberté, ont mis leur espérance et leur foi dans l'État : c'est finalement de lui qu'ils attendent tout »[60]. (…) Ce n'est pas l'État qui nous asservit, même policier et centralisateur, c'est sa transfiguration sacrale[61].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Du Nouveau monde à la mondialisation

Articles détaillés : Grandes découvertes, Nouveau monde, migration humaine, occidentalisation et mondialisation.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'année 1492, date de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb, sert fréquemment de référence aux historiens comme amorce des temps modernes. De fait, en explorant puis en conquérant le "Nouveau Monde", les Européens ne vont avoir de cesse de découvrir d'autres mondes puis "le" monde dans sa globalité : En 1517, l'équipage de Magellan effectue le premier tour de la Terre, qu'il achève en 1522, trente ans seulement après l'exploit de Colomb.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'exploration du monde puis celle de l'espace constituent les premiers symboles de la modernité.
L'Astronome, tableau de Johannes Vermeer (1668)
Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Johannes Vermeer · Public domainCrédits et droits dans les sources ↓

Par l'intermédiaire des explorateurs, mais également des astronomes — qui, à la suite de Copernic, n'ont de cesse d'explorer des yeux le système solaire pour en comprendre la morphologie — l'ensemble de l'humanité se forge une nouvelle conception du monde qui, elle-même, sert en retour de justification à l'esprit de conquête[62], voire plus tard au colonialisme[63] et à la "conquête de l'espace", celui-ci étant désormais compris comme une nouvelle frontière.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« La mondialisation, c’est-à-dire l’extension de la circulation à l’ensemble de la planète, débute à la fin du XVe siècle, avec les grandes découvertes. Elle ne cesse de progresser depuis, mais à des rythmes inégaux. Rapide au XVIe siècle, il faut attendre la fin du XVIIIe siècle pour qu’elle touche l’ensemble des littoraux du Pacifique et le XIXe siècle pour qu’elle pénètre au cœur des continents. Le rail et le bateau à vapeur lui font alors faire un bond considérable[64]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Pour autant que la notion de mobilité est associée à celle de modernité, faut-il y voir nécessairement la marque de l'esprit de conquête et du volontarisme ? Pas forcément, répond Bernard Vincent, directeur d'études à l'EHESS :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Avant tout autre, la première conséquence des événements de 1492 est une formidable migration humaine. Sous la pression des contraintes économiques et de l'affirmation de l'intolérance, des milliers d'individus furent condamnés à la mobilité. Et le sont encore. Vérité d'hier, vérité d'aujourd'hui[65]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon André-Jean Arnaud, directeur de recherche émérite au CNRS, ce qu'on entend par "mondialisation" n'est rien d'autre que l'imposition forcée à l'ensemble du monde des valeurs de "la modernité" : « Le processus de mondialisation emporte, au nombre de ses effets, un défi aux modes traditionnels de régulation juridique dont la conception plonge ses racines dans la pensée juridique et politique occidentale[66]. » De fait, on entend généralement par "occidentalisation" le fait que, depuis 1492 jusqu'aux attentats du 11 septembre 2001, à New York, la société occidentale s'impose auprès du reste du monde comme un véritable modèle[67] (lire plus bas).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La Réforme : les individus seuls face à Dieu

Article détaillé : Réforme protestante.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Martin Luther en 1529Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

En 1517, le moine Martin Luther initie le mouvement de la Réforme, dont les conséquences vont être considérables. Le protestantisme, en effet, n'est pas seulement une nouveauté sur le plan théologique :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • d'une part, il va modifier en profondeur le paysage politique en Europe (car en désacralisant le pouvoir de l'Église, et au prix d'affrontements meurtriers, notamment en France, il va peu à peu contribuer à légitimer celui des États ; lire supra) ;Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • d'autre part, du fait qu'il valorise le libre-arbitre des individus en privilégiant la relation de face-à-face de l'homme avec Dieu, au détriment de la relation de médiation défendue par les catholiques, il va bouleverser les mentalités bien au-delà de sa sphère d'influence directe[68].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De fait, les protestants contribuent nolens volens à l'émergence de l'individualisme (lire infra), voire de l'esprit d'entreprise. C'est du moins la thèse du sociologue Max Weber, en 1905, dans un ouvrage qui fera ensuite référence : L'Éthique protestante et l'Esprit du capitalisme[69]. Ami personnel de Weber, le théologien Ernst Troeltsch souscrit globalement à cette thèse[70] de même que la plupart des théologiens du XXe siècle[71],[72],[73], même si l'idée d'une filiation « protestantisme-modernité » est parfois contestée[74].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon l'universitaire Michel Grandjean, « la Réforme constitue un acteur important de la modernité dans sa globalité, ne serait-ce que parce que les Réformateurs ont toujours défendu la responsabilité de l'individu face à Dieu et aux institutions humaines »[75] et, bien que « Luther, Calvin ou Zwingli n’étaient en faveur ni de la démocratie, ni du droit des femmes, ni de la liberté religieuse, leurs intuitions ont fécondé la modernité. Les Lumières n’auraient pas été possibles sans la Réforme : en prenant leurs distances avec l’Église, les réformateurs ont commencé à penser la notion de résistance au pouvoir politique. Calvin pensait que les autorités temporelles avaient toute légitimité concernant le domaine matériel, mais qu’on avait le droit de s’y opposer dans le domaine spirituel. Les idées réformatrices ont contribué à la valorisation de l’individu, qui est appelé à réfléchir par lui-même sur ce qui lui est bon ou pas »[76].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La liberté : l'universalisme et l'individualisme

Articles détaillés : universalisme et individualisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon le philosophe Vincent Citot, « l'esprit de la modernité », c'est la liberté :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« La liberté à laquelle aspire la modernité doit se comprendre comme une recherche d’autonomie : elle est l’acte par lequel l’individu refuse de voir son existence, ses valeurs et ses normes déterminées par une instance extérieure, quelle qu’elle soit. Elle est donc l’affirmation par l’homme de sa position de fondement. Présomption ruineuse ? Non, humanisme et lucidité. Ne rien tenir pour vrai et pour valable que ce que j’ai moi-même vérifié et pensé, tel serait le principe de la modernité, que Descartes a explicité en son temps. Cet humanisme prométhéen est le fondement de l’esprit moderne, qui fait de l’homme un dieu, en quelque sorte, contre le poids de la religion, des traditions et des coutumes. La modernité humaniste est donc une confiance indéfectible en la capacité de l’homme à trouver en lui-même le fondement des normes et des valeurs, ainsi que l’accès aux vérités de ce monde[77] »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Mais, poursuit Citot, la liberté — au sens moderne — suppose d'une part l'affirmation du collectif (la société, la culture, l'État…) qui, seul, est apte à l'institutionnaliser ; d'autre part la mise en avant de l'individuel qui, — également lui seul — peut la concrétiser. Pas de liberté, par conséquent, sans universalisme et sans individualisme. Comment ses deux pôles, a priori antagonistes, peuvent-ils s'articuler ? Citot propose cette réponse :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« La culture apparaît comme une libération collective de l’homme par rapport aux impératifs de la nature, et la singularité individuelle entend se libérer à son tour de ce collectif, dont les normes transcendantes le placent dans une posture d’hétéronomie. L’affirmation de l’individualité face aux normes et aux exigences supra-individuelles sera l’une des caractéristiques de la modernité. L’individu entend exercer sa pensée et son esprit critique, il veut exprimer sa sensibilité propre, par-delà les dogmes et canons de la société à laquelle il appartient. L’individualisme ainsi compris n’implique aucune désocialisation ou repli sur soi égoïste . L’autonomie individuelle ne vise pas l’atomisation du tissu social, mais cherche seulement une forme de socialisation compatible avec le respect de la liberté individuelle. La démocratie moderne et le droit moderne seront une figure de ce compromis[77]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De la rationalité à la quête d'efficacité maximale

Articles détaillés : Rationalité et Rationalisation.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

René DescartesNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

Se référant au Discours de la Méthode de Descartes (publié en 1637), en particulier à la célèbre formule « nous pourrions nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature », Thierry Ménissier estime qu'« on assiste (au XVIIe siècle) à une rationalisation progressive de tous les champs de l'activité humaine — notamment en art, en pédagogie et en droit — et par suite les conduites elles-mêmes, soumises au droit, deviennent davantage rationnelles. La science (ou scientificité) est désormais considérée comme une valeur, un moyen permettant à l'homme d'agir sur le monde »[78].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Cet exercice intensif de la raison s'exprime essentiellement de deux façons :
- d'une part sur la pensée elle-même, notamment à partir de la fin du XVIIIe siècle dans le champ de la philosophie, sous l'influence de Kant : c'est le criticisme ;
- d'autre part sur le réel objectif (l'environnement naturel), en premier lieu au cours du XIXe siècle à la suite du processus d'industrialisation, c'est « la rationalisation ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • « L’âge des Lumières est celui de la critique et la critique, conçue comme une méthode d’investigation, de création et d’action, est le trait distinctif de la modernité : critique de la religion, de la philosophie, de la morale, du droit, de l’histoire, de l’économie et de la politique. Les idées cardinales de l’âge moderne – progrès, révolution, liberté, démocratie – sont issues de la critique »[79].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • « la modernité occidentale se caractérise (par ailleurs) par un processus de rationalisation des actions sociales. Max Weber établit une typologie des déterminants de l’action sociale : "traditionnelle", "émotionnelle", "rationnelle en valeur" et "rationnelle en finalité" »[80],[81].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
Max WeberNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×Illustration de la source non affichée : droits de reproduction à vérifier.Consulter les crédits et la source ↓

En 1905, dans L'Éthique protestante et l'Esprit du capitalisme, puis en 1919, dans Le Savant et le Politique, Weber voit dans la rationalisation le fondement par excellence de l'idée de modernité[82] :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Le destin de notre époque, caractérisée par la rationalisation, par l’intellectualisation et surtout par le désenchantement du monde, a conduit les humains à bannir les valeurs suprêmes les plus sublimes de la vie publique. Elles ont trouvé refuge soit dans le royaume transcendant de la vie mystique soit dans la fraternité des relations directes et réciproques entre individus isolés[83]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon Weber, c'est dans le système capitaliste que le sens de la rationalisation se déploie de la façon la plus explicite. Mais, précise t-il, le capitalisme lui-même ne découle pas tant d'une quête de profit, comme les marxistes se plaisent à le penser, que d'une éthique héritière du protestantisme[84]. Commentant cette analyse, Jacques Ellul écrit :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Weber montre bien que (…) la rationalité ne vient pas de l’influence d’une philosophie à laquelle on adhérerait par conviction intellectuelle. Il ne cite même pas Descartes, il cherche plus profond. Quel est le soubassement ? Il faut qu’il y ait eu non pas une adhésion intellectuelle mais un changement de conception de la vie. Il met alors en valeur un aspect essentiel : l’esprit du capitalisme est une éthique. C’est-à-dire que le comportement économique du plus grand profit n’est pas seulement un résultat de l’appétit d’argent ou de puissance, ni une attitude utilitariste : il représente le bien. (…) (En revanche) un aspect considérable n’est pas retenu par Weber, c'est celui de la désacralisation. Si l’activité technique a pu prendre l’essor qu’elle a eu à partir du XVIIIe siècle, c’est parce que la Réforme a désacralisé la nature (…). Celle-ci est une sorte de domaine livré à l’homme pour être exploité. L’homme peut faire ce qu’il veut dans cette nature complètement laïcisée. Nous avons là aussi un renversement de conception décisif qui a préparé la possibilité d’une application sans frein des techniques[85]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ellul précise que selon lui, les humains sont tellement portés par cet esprit de rationalisation qu'ils multiplient et améliorent sans cesse les techniques, au point que celles-ci constituent désormais un nouvel environnement, au même titre qu'autrefois la nature. Selon lui, ce que Weber appelle « désenchantement du monde » ne correspond en réalité qu'à une « désacralisation de la nature » et c'est l'ensemble des techniques — par lesquelles les hommes ne cessent de désacraliser et profaner la nature — qui est désormais sacralisé. Ellul définit « la Technique » comme « la préoccupation de l'immense majorité des hommes de notre temps de rechercher en toutes choses la méthode absolument la plus efficace »[86].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bonheur, travail, technique : la triade du progrès

Article détaillé : Homo oeconomicus.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Changement, innovation, développement, croissance

Articles détaillés : Changement, innovation, développement et Croissance économique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1985, Jean Baudrillard qualifie la modernité de « morale canonique du changement »[33].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De fait, dans les milieux institutionnels, le goût du changement est souvent présenté comme une valeur de la modernité : « moderniser, c'est adapter l'action publique à la société de demain », estime par exemple Laure de La Bretèche, secrétaire générale pour la modernisation de l’action publique en 2017, évoquant « l'esprit de modernité » et la nécessité — selon elle — de le « rendre désirable »[87].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La même tendance s'observe dans le milieu du management. Selon certains observateurs, une entreprise, quelle que soit sa taille, est "moderne" dès lors qu'elle innove : « l’innovation est au cœur de la modernité. Dans la première phase (proto-modernité), elle est le fait d’ingénieux ; dans la seconde (post-modernité), d’ingénieurs. Les hyperfirmes (sic) gèrent et planifient l’innovation, dissuadant le développement d’innovations radicales. La troisième modernité constitue une rupture dans la vision de l’innovation. Elle est désormais le fait de toutes petites entreprises, les hypofirmes (sic), qui souhaitent rester petites, en adoptant une stratégie singulière, fondée sur une approche ressources-compétences idiosyncrasique, sur un marché étroitement délimité et sur un réseau relationnel fort »[88].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

On retrouve enfin le thème de la modernité dans la plupart des grands débats sur le thème du développement, parfois sous la forme de questionnements : « la modernité désigne la nouveauté et le progrès. Elle suppose une rupture avec l'ancien ou le traditionnel. Par là, elle se rapproche du développement si l'on admet que ce dernier requiert lui aussi la croissance, l'évolution, le passage de l'ancien au nouveau, le progrès. Cependant, si le développement implique l'idée de progrès et si tout progrès connote l'idée de nouveauté, doit-on pour autant réduire le développement à la nouveauté comme telle ? »[89]. Les réponses à ces questions sont partagées : alors que l'économiste Jean-Paul Karsenty n'hésite pas à associer les concepts de "modernité" et de "développement durable"[90], d'autres, partant de l'idée que "la modernité" est une idéologie, se demandent, inquiets, si le concept de développement durable n'en est pas une nouvelle figure[91],[92].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

D'un point de vue économique, le concept de modernité trouve sa justification dans les objectifs de croissance[93].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le confort matériel : première justification du productivisme

Articles détaillés : Productivisme et Trente Glorieuses.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le concept de modernité est très souvent associé au processus d'anthropisation, transformation physique de l’environnement terrestre sous l’effet des systèmes techniques de l’humanité, résultat du processus d'industrialisation amorcé au XVIIIe siècle[94]. En vue d'analyser les soubassements éthiques de ce processus, différents intellectuels estiment que l'idéal de modernité est fondé sur l'alliance de deux termes en apparence antagonistes : le bonheur et le travail (lire supra).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Mais alors que pour certains « bonheur et modernité paraissent liés avec l’idée euphorique que la connaissance des lois de la nature et des « droits naturels » des humains permet d’être heureux »[95], pour d'autres, le bonheur tel qu'il est promu par les Lumières ne s'apparente pas seulement à la connaissance des lois de la nature mais à l'assujettissement pur et simple de la nature : tout d'abord par le biais du travail humain puis, dans un second temps, au moyen de toutes sortes de techniques de production nées à la fois de l'essor du machinisme et d'un plaisir immodéré de « consommer » les produits rendus possibles par le « progrès technique » (« société de consommation »).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

C'est ainsi qu'au milieu des années 1960 — qui correspondent à l'apogée de la période de forte croissance économique dite "Trente Glorieuses" — quelques intellectuels considèrent que, sous l'effet du consumérisme, "bonheur" et "confort matériel" sont devenus des termes interchangeables.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • En 1965, dans son roman Les Choses, l'écrivain Georges Pérec pose un regard critique sur le matérialisme porté par la société de consommation. Interrogé peu après sur ses intentions, il répond : « il y a une espèce de bonheur de la modernité, même dans l’impossibilité ou la déception. Oui, c’est cela le bonheur dans la modernité. »[96].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Deux ans plus tard, dans Métamorphose du bourgeois, Jacques Ellul écrit : « Il y a coïncidence historique entre le moment où se formule la conception juridico-idéologique du bonheur et celui où apparaissent les possibilités d’un bien-être matériel pour chacun. Cette coïncidence est décisive car, dès lors, le bonheur est associé à ce bien-être. L’idéologie du bonheur implique donc le développement technique nécessaire à une production de biens allant croissant : elle justifie la croissance économique et la civilisation technicienne. Par la suite, elle apparaît comme la compensation indispensable de l’immensité du travail à dépenser pour accéder au bien-être. (…) Le monde qui se fait sous nos yeux obéit à la même idéologie que celle du bourgeois du XVIIIe siècle, celle du bonheur. Mais le bonheur a changé de rôle et de signification : il était à l’origine une vision plus ou moins claire d’un monde souhaitable. […] Mais depuis, la création de bien-être au moyen d'une prolifération d'utilités (est devenue réalité). Et voici que cette multiplication d’objets à consommer produit un effet singulier : elle exige de celui qui les produit un sacrifice de plus en plus accentué : le travail »[97].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Par la suite, les analyses mettant en lien "l'idéologie du bonheur" et l'exigence de productivité par des moyens techniques sont plus rarement reprises. Ainsi en 1993, le sociologue Olivier Le Goff estime que « le confort n'est plus uniquement à comprendre comme une valeur emblématique de la modernité, autrement dit comme l'un de ses modes privilégiés de représentation et de légitimation, mais comme l'une de ses instances productrices de son sens[98]». Selon lui, « la mise au travail d’une grande partie de la population passe par l’amélioration du confort, valeur méritoire et morale. (…) Mais c’est avant tout par la mécanisation progressive dont il est l’objet que le confort devient véritablement ce bien-être matériel qui engage un rapport nouveau au quotidien. Le confort, grâce à l’utilisation de la machine, devient synonyme de gain de temps et de moindre effort »[99].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les contextes de la modernité et les premières interrogations

Né au début du XIXe siècle avec Hegel, le concept de modernité s'est ensuite développé dans le contexte particulier d'une mutation sans précédent de la société occidentale, résultant de l'industrialisation et de l'urbanisation.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Durant la seconde moitié du siècle, Karl Marx en est sans conteste le premier critique. Estimant que l'économie constitue l'élément déterminant de la société, il estime que les principaux ingrédients en sont les structures du capitalisme.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

D'autres penseurs vont lui emboîter le pas, depuis des analyses très différentes mais avec pour point commun la dénonciation des prétentions de la raison à pouvoir penser et changer le monde : Nietzsche à la fin du XIXe siècle et Freud au tout début du XXe siècle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Également à cette époque, Max Weber considère que les valeurs de la modernité s'inscrivent directement dans le sillage de celles auxquelles elles prétendent s'opposer, à savoir celles du christianisme. Après lui, d'autres penseurs (notamment Carl Schmitt et Karl Löwith) estimeront que le discours sur la modernité constitue la transposition sécularisée d'une vision de l'histoire élaborée par le christianisme, approche qui sera par la suite parfois contestée.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Si l'on a longtemps opposé l'analyse de Marx et celle de Weber, certains s'efforcent sinon de les concilier, au moins les articuler, dont Löwith lui-même[100].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Marx, Nietzsche, Freud et la philosophie du soupçon

Selon le philosophe Paul Ricœur, Marx, Nietzsche et Freud ont fortement contribué à remettre en question l'ensemble des discours sur la modernité car ils sont à l'origine d'une « perte de confiance » dans la capacité de la raison à interpréter le monde, contrairement à ce que l'on supposait depuis la théorie kantienne de la connaissance, selon laquelle toute l'évolution de l'humanité repose sur la primauté du sujet connaissant. Ricoeur voit en eux les maîtres du soupçon[101].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Pour Marx, il n'y a pas de nature humaine ou d'essence de l'homme : l’histoire de l'humanité se résume à des rapports de force entre classes sociales en fonction de leurs intérêts respectifs. Dès 1848, il écrit : « Est-il besoin d'une grande perspicacité pour comprendre que les idées, les conceptions et les notions des hommes, en un mot leur conscience change avec tout changement survenu dans leurs conditions de vie, leurs relations sociales, leur existence sociale ? Que démontre l'histoire des idées, si ce n'est que la production intellectuelle se transforme avec la production matérielle ? Les idées dominantes d'une époque n'ont jamais été que les idées de la classe dominante »[102]. Selon Marx, la notion de sujet doit être indexée à celle du mode de production : toute marchandise est l'expression d'un rapport social entre des hommes, ce que la classe bourgeoise s'efforce d'occulter[103]. Analysant en 1990 la pensée de Marx, le philosophe Jacques Bidet dépasse les considérations économiques auxquelles, dit-il, on réduit souvent les rapports marchands. Selon lui, ceux-ci sont relativement autonomes et cette autonomie caractérise précisément ce qu'on appelle "modernité", ce que Marx n'a pas perçu à son époque[104].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Depuis la publication en 1874 de De l’utilité et de l’inconvénient des études historiques pour la vie, où il posait la question « que veut et que peut l'homme moderne ? », Nietzsche est unanimement considéré comme le premier véritable critique de la modernité[105]. Selon lui, « l'homme libre et volontaire » n'est qu'un mythe car les humains ne peuvent s'empêcher de vivre en "troupeaux" et de se conformer à des règles morales arbitraires, contraignantes et aucunement émancipatrices. « Son originalité réside dans la relation conceptuelle qu’il établit entre la démocratie, définie tant au sens politique de démocratie libérale représentative (égalité des droits) qu’au sens sociologique (« égalité des conditions »), l’individualisme renforcé par la Réforme luthérienne, et le nationalisme, dont il montre le lien consubstantiel avec la modernité européenne »[106].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • En 1917, en pleine Première Guerre mondiale, Freud formule dans son Introduction à la psychanalyse sa théorie de l'inconscient. Son diagnostic est implacable : « le moi n'est pas maître en sa propre maison »[107] car il est sans cesse assailli de l'intérieur par les pulsions (le ça) et de l'extérieur par toutes sortes de convenances bourgeoises (le surmoi). Certains commentateurs de Freud estiment toutefois qu'en partant de ce constat, il jette les bases d'une « seconde modernité »[108],[109].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En France à partir de la fin des années 1960, les héritiers de ces trois penseurs seront considérés comme les fondateurs de la philosophie postmoderne. Citons Althusser, Derrida, Deleuze et Guattari pour Marx ; Foucault, pour Nietzsche ; Lacan, pour Freud.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Urbanisation, massification et politique-spectacle

L'évolution de l'urbanisme fait partie intégrante de la problématique de la modernité[110],[111]. C'est du moins ce qu'ont affirmé deux pionniers de la sociologie : Georg Simmel au début des années 1900, avec Les grandes villes et la vie de l'esprit[112], puis Max Weber, à la fin des années 1910, avec son essai La ville[113].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De nombreux débats existent quant au développement spectaculaire des villes au cours des deux derniers siècles mais les chiffres parlent d'eux-mêmes : en 1900, 15 % de la population mondiale habite en ville contre 3,4 % seulement en 1800. Cette progression est devenue exponentielle au XXe siècle puisqu'en 2007, le seuil des 50 % a été atteint et que le chiffre continue d'évoluer depuis[réf. nécessaire]. Retenons que le processus d'industrialisation entamé à la fin du XVIIIe siècle a enclenché un exode rural gigantesque et continu : l'ensemble des sociétés s'est massifié.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dès la fin du XIXe siècle, les premiers sociologues se sont penchés sur cette soudaine évolution. En 1893, Émile Durkheim s'est interrogé sur ses conséquences sur la cohésion sociale, du fait du processus croissant de la division du travail et de la production en série[114]. Deux ans plus tard, dans son livre Psychologie des foules, Gustave Le Bon (pionnier de la psychologie sociale) a observé comment le comportement d'un individu peut différer selon qu'il est isolé ou immergé dans une foule[115].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Aux lendemains de la Première Guerre mondiale, le premier conflit où sont utilisées des armes "modernes" (tanks, avions, gaz asphyxiants…) mais aussi le plus meurtrier de l'histoire, une interrogation revient, récurrente : "est-il finalement bon que l'homme soit devenu moderne ?"[116],[117].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Et bien qu'infiniment moins violente en apparence, la massification de la société suscite également de vives inquiétudes de par le monde. Citons l'Autrichien Sigmund Freud (Psychologie des masses et analyse du moi, 1921), l'Américain Walter Lippmann (Public Opinion, 1922), l'Allemand Siegfried Kracauer (L'ornement de la masse, 1927)[118] et l'Espagnol José Ortega y Gasset (La Révolte des masses, 1929), lequel en vient à dénoncer les "ravages de la démocratie".Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La critique de la démocratie, quoique marginale, n'est pas nouvelle : alors que les philosophes des Lumières, en premier lieu Rousseau, avaient pensé le système de la démocratie représentative comme un fleuron de la modernité, les critiques de ce système ont afflué dès le XIXe siècle, en premier lieu chez Tocqueville, qui a dénoncé en 1835 la « tyrannie de la majorité » puis surtout chez Nietzsche, qui l'a associée à une « morale de troupeau » et qui, en 1886 dans Par delà le bien et le mal, a raillé « l'imbécilité parlementaire » et n'a vu dans l'État qu'un « monstre froid »[119].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bon nombre commentateurs soulignent combien l'évolution de la politique constitue un paramètre essentiel du concept de « modernité »[120],[121],[122]. Dès les lendemains de la Seconde Guerre mondiale, le sociologue belge Henri Janne retient essentiellement cinq dérives :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Dans les grandes nations modernes, le peuple ne pouvant gouverner lui-même, délègue ses pouvoirs à des hommes qu’il choisit. Théoriquement, il devrait désigner les candidats les plus capables, ceux qui possèdent la conscience la plus élevée de leurs devoirs envers la collectivité et envers leurs mandants. Or, d’une manière générale, est élu le candidat qui parle le mieux au peuple.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le deuxième défaut de la démocratie réside dans le jeu des partis. Composés, à l’origine, d’hommes désintéressés et soutenus seulement par leur attachement profond à quelques idées, les partis deviennent bientôt le centre de ralliement de tous les ambitieux qui veulent faire une « carrière politique », ou, ce qui est plus grave, obtenir par la politique, grâce à l’influence du parti et de ses chefs – leurs « amis » – des « places » ou des avantages économiques d’ordre divers.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Autre aspect de la question : à l’origine, les partis apparaissaient uniquement comme un moyen, moyen de réaliser des conceptions politiques. Or, ils sont devenus une fin : ce ne sont plus les idées incarnées par le parti qui constituent l’essentiel, mais le parti lui-même. La démocratie s’est transformée en une lice où s’affrontent les clubs comme des maisons rivales. L’intérêt du parti, au sens matériel, prime l’intérêt général.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Passons à la presse, souvent qualifiée de « quatrième pouvoir ». La presse démocratique est libre, c’est-à-dire qu’elle peut, dans des buts politiques, répandre les inventions les plus machiavéliques, les mensonges les plus éhontés quant aux intentions et aux actions du Gouvernement, sans que celui-ci ait d’autre moyen de remettre les choses au point que d’user des journaux qui le soutiennent et des moyens de propagande dont il dispose. Et il arrive que les trusts de la grande presse constituent des puissances politiques autonomes, jouent le rôle de véritables condottieri formant, professionnellement, des courants d’opinion comme leurs prédécesseurs de la Renaissance formaient des armées de métier.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L’un des aspects les plus étonnants de la démocratie, c’est l’insuffisance de l’éducation politique qu’elle donne à la jeunesse. (…) Or, c’est précisément dans les États démocratiques que le manque de sens politique, l’indifférence à l’égard des institutions, l’esprit d’irresponsabilité en matière de vote, l’absence d’une morale politique qui dicte des devoirs, ouvrent le champ à des conséquences catastrophiques qui se résument toutes en une seule : la masse populaire incapable de défendre ses droits est, en même temps, ignorante de ses devoirs[123]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ces différentes critiques seront par la suite maintes fois développées, donnant lieu à l'émergence d'un nouveau concept : la « politique spectacle ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Laïcisation, sécularisation, désenchantement

À la fin du XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières ont largement axé leurs discours sur un affranchissement de la pensée vis-à-vis de toutes les doctrines d'ordre ou d'origine théologique. Toutes les prises de position qui s'en inspirent ensuite se réclament ouvertement d'un esprit de laïcité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Différents signes toutefois laissent penser que celui-ci n'est pas exempt de religiosité. Ainsi, en 1793, pendant la Révolution française, les hébertistes transforment différentes églises en "temples de la Raison" et célèbrent le culte de la Raison en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Trente ans plus tard Hegel (pourtant considéré comme un inspirateur de l'idée de modernité[124]) affirme que « l’État, c’est la marche de Dieu dans le monde »[125]. Également durant la seconde moitié du XIXe siècle émerge l'idée d'État-providence…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le premier à émettre la thèse d'un transfert de religiosité dans le "monde moderne" est le sociologue Max Weber, en 1904-1905, dans un essai depuis devenu célèbre, L'Éthique protestante et l'Esprit du capitalisme[126]. Tout en reconnaissant que le capitalisme se concrétise par une recherche de profit, il considère que celle-ci n'est pas portée par un esprit d'avidité mais au contraire par une éthique. Le capitalisme étant principalement l’œuvre de protestants pratiquant une forme d'ascétisme, "l'Esprit du capitalisme", selon Weber est d'origine religieuse.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Cette thèse sera d'autant plus commentée par la suite que Weber lui-même défend par ailleurs l'idée que le concept de modernité s'appuie tout entier sur celui de "désenchantement du monde" et sur la relativisation de tous les récits religieux. Or différents auteurs vont — au cours du XXe siècle et chacun à sa manière — accréditer la théorie selon laquelle toutes les prises de position visant à relativiser, voire discréditer les religions traditionnelles sont elles-mêmes empreintes de religiosité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

On doit au philosophe Carl Schmitt d'ouvrir en 1922 le débat sur la sécularisation par cette petite phrase : « Tous les concepts prégnants de la théorie moderne de l'État sont des concepts théologiques sécularisés »[127],[128]. En 1938, Eric Voegelin introduit la notion de « religion politique »[129] et en 1944, c'est au tour du Français Raymond Aron, fervent lecteur de philosophie allemande, de formuler le concept de « religion séculière », en deux articles parus dans La France libre.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En 1949, Karl Löwith avance la thèse selon laquelle « la philosophie de l'histoire est une transposition de la doctrine chrétienne du salut (eschatologie) »[130].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Commentant en 1957 le phénomène de la société de masse et les prises de position selon lesquelles celle-ci deviendrait "individualiste" et "non-religieuse", Carl Gustav Jung écrit :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« L'individu se voit privé de plus en plus des décisions morales, de la conduite et de la responsabilité de sa vie. En contrepartie, il est — en tant qu'unité sociale — régenté, administré, nourri, vêtu, éduqué, logé dans des unités d'habitation confortables et conformes, amusé selon une organisation des loisirs préfabriquée… l'ensemble culminant dans une satisfaction et un bien-être des masses, qui constitue le critère idéal.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'État s'est mis à la place de Dieu et c'est pourquoi, dans cette optique, les dictatures socialistes sont des religions au sein desquelles l'esclavage d'État est un genre de culte divin. (…) Le but religieux, libération du mal, réconciliation avec Dieu et récompense dans l'au-delà, se transforme sur le plan étatique en promesses d'ici-bas : libération des soucis du pain quotidien, répartition équitable des biens matériels, bien-être général dans un futur pas trop lointain, réduction des heures de travail[131]… »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En France, l'analyse selon laquelle le discours moderniste serait empreint de religiosité n'est guère relayée. En 1973, toutefois, Jacques Ellul consacre tout un ouvrage à ce sujet, Les nouveaux possédés :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« C’est devenu un lieu commun, que l’on tient pour une évidence vérifiée : le monde moderne est un monde séculier, sécularisé, athée, laïcisé, désacralisé, démythisé. Et dans la plupart des écrits contemporains, on considère tous ces termes comme équivalents sans prendre en compte les différences considérables qu’il peut y avoir par exemple entre laïcisation et sécularisation ou entre désacralisation et démythisation. On veut en gros exprimer l’idée que le monde moderne est devenu adulte ou majeur parce qu’il ne croit plus, il veut des preuves, il obéit à la raison et non aux croyances, surtout religieuses, il s'est débarrassé de Dieu, et lui parler de religion n'a plus de sens. Il est entré dans un nouveau mode de pensée, qui n’est plus la pensée traditionnelle s'exprimant dans les mythes.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Il est difficile de discerner si, dans ce genre de propos, il s’agit d’un constat de fait, d'un souhait, d’une constatation sociologique ou d’une construction imaginaire, élaborée à partir de l’idée qu’on peut se faire d’un homme imbu de la science. En réalité, si l’on examine les textes qui reposent sur ces affirmations, on s’aperçoit qu’il s’agit d’une explication a posteriori. On part de l'évidence : « l’homme moderne ne veut plus entendre parler du christianisme, il a perdu la foi, l’Église ne mord plus sur la société, elle n’a plus d’audience, le message chrétien ne veut rien plus dire ». Mais comme l’on constate en même temps que l’homme moderne reçoit plus ou moins une éducation technicienne sinon scientifique, on en conclut implicitement : « c’est parce que cet homme est imbu de science qu’il est non religieux » et l’on assimile alors le rejet du christianisme avec l’abandon de toute posture religieuse[132].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

On proclame que l’homme moderne n’est plus religieux mais on se garde bien de dire ce qu'est la religion, et de même le sacré ou le mythe… et si parfois on s'y hasarde, c'est toujours une définition ad hoc, faite après coup, dans un but de légitimation. Il y a là une complète obéissance à des présupposés non critiqués, formulés sans discernement[133]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En octobre 2004, Myriam Revault d'Allonnes et Michaël Fœssel organisent à la Sorbonne un colloque intitulé « Modernité et sécularisation ». Professeur de philosophie à Ottawa et spécialiste de Schmitt, Daniel Tanguay indique que, selon lui, l'épuisement du concept de modernité par le post-modernisme est à l'origine du présentisme contemporain et que celui-ci, « en vidant le futur de tout sens, ne permet plus de nourrir d'espoir au présent et laisse en partage un certain désespoir »[134].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De l'individualisme au narcissisme

On a vu que le concept de modernité s'est développé dans le sillage de la théorie kantienne de la connaissance, selon laquelle toute l'évolution de l'humanité repose sur la primauté du sujet connaissant : l'individu. Et l'on a vu également que l'individualisme — plus exactement l'idée que les individus peuvent s'émanciper de toutes les croyances en faisant l'exercice de leur raison — a été remis en cause par Freud, selon qui « le moi n'est pas maître en sa maison », car étant la proie d'une part de toutes sortes de pulsions (le ça), d'autre part d'un grand nombre de contraintes sociales (le surmoi).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Disciple dissident de Freud, Carl Gustav Jung affirme que l'on ne naît pas individu, on le devient : l'individuation est « un processus par lequel un être devient une unité autonome et indivisible »[135] mais ce processus lui-même n'a cours qu'au prix d'une longue et difficile dialectique du moi et de l'inconscient : faute de s'y consacrer, un grand nombre d'humains succombent au Zeitgeist et aux lieux communs véhiculés par la société de masse : « seul peut résister à une masse organisée le sujet qui est tout aussi organisé dans son individualité que l'est une masse »[136].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Inspiré à la fois par les théories de Jung[137] et par celles, plus récentes, du Français Guy Debord (La Société du spectacle, 1967), l'Américain Christopher Lasch affirme en 1979 que, confrontés à la culture de masse et faute d'un capital culturel minimal, un grand nombre de sujets sont incapables de mener la moindre introspection, faire preuve du moindre esprit critique réflexif ; ils ne peuvent se supporter eux-mêmes qu'en se mentant constamment, en (se) donnant une image d'eux-mêmes à la fois superficielle et fausse. En définitive, affirme t-il, ce que l'on appelle "individualisme contemporain" doit être qualifié de "narcissisme"[138]. « En instaurant un monde d'objets éphémères, l'ère industrielle plonge (l'humain) dans un nouveau rapport à lui-même. Devant l'instabilité et le caractère fondamentalement éphémère de tout ce qui l'entoure, il a dorénavant le sentiment que rien ne lui survit »[139].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Après Lasch, d'autres penseurs étudient la modernité sous le prisme de l'homme centré sur lui-même[140] ; citons Gilles Lipovetsky en 1983[141], Charles Taylor en 1989[142], Alain Ehrenberg en 1998[143] et les cercles psychanalytiques[144].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les domaines de la modernité

« La modernité » s'exprime au fil du temps de manières différentes : par les arts, la science et la technique, l'évolution des idées (notamment en philosophie et en politique) mais aussi dans le cadre de la vie quotidienne. Un regard d'ensemble sur ces différentes « modernités » permet d'évaluer ce qu'elles ont en commun.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Littérature et poésie

Articles détaillés : Littérature moderniste et modernité en poésie.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À la fin du XVIIe siècle est née au sein de l’Académie française une polémique connue sous l'appellation Querelle des Anciens et des Modernes qui connaîtra des prolongements au siècle suivant, quand Marivaux inaugurera un genre tout à fait nouveau de théâtre et que Diderot définira le genre du drame bourgeois. Et c'est un poète du XIXe siècle, Charles Baudelaire, qui ouvre le débat sur "la modernité" bien au-delà des cercles littéraires[145], quand, en 1863, il publie dans Le Figaro un article qui sera par la suite très largement commenté : Le Peintre de la vie moderne. Dix ans plus tard, dans Une saison en enfer, Arthur Rimbaud lance cette injonction : « il faut être absolument moderne ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Art et architecture

Articles détaillés : Art moderne et architecture moderne.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Au milieu du XVIe siècle, le tout premier historien de l'art, Giorgio Vasari, qualifie de maniera moderna la manière de peindre de Léonard de Vinci.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'adjectif "moderne" revient ensuite régulièrement dans les domaines de l'art et de la littérature pour désigner la capacité des artistes et des écrivains de s'émanciper des codes esthétiques en vigueur, voire à les transgresser de façon plus ou moins radicale.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Philosophie

Article détaillé : Philosophie moderne.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Comme il est signalé dans la section De la rationalité à la quête d'efficacité maximale, Descartes introduit explicitement le concept de modernité en philosophie par son Discours de la méthode en 1637, en affirmant qu'un individu ne peut se dire "homme" que dès lors qu'il procède à un usage systématique de sa raison : c'est le fameux "Je pense, donc je suis". Au fil de son siècle, le premier champ d'application de cette approche est celui des sciences. Mais à la fin du siècle suivant, dit "Siècle des Lumières", plus précisément durant sa seconde moitié, l'ensemble des philosophes européens se mobilisent pour appliquer le principe de la rationalité à tous les champs de l'existence.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Sous l'impulsion de deux d'entre eux, Diderot et d'Alembert, ils élaborent durant plusieurs années un corpus dont l'objectif est de recenser l'ensemble sur des connaissances dans tous les domaines : l'Encyclopédie. Cette entreprise les conduit à prendre conscience du caractère relatif des connaissances : leurs contenus et les méthodes pour les acquérir varient sensiblement non seulement selon les régions du globe mais aussi, pour ce qui concerne la leur — l'Europe — au fil du temps. C'est ainsi que « le sens de l'histoire », l'historicité, va constituer peu à peu l'axe premier du concept de modernité et que va prendre son essor ce que l'on appelle la « philosophie de l'histoire ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Un des postulats des théoriciens de la modernité et du progrès repose sur l'idée que les individus sont non seulement « autonomes » par rapport au processus historique mais que chacun d'eux dispose de la capacité d'en infléchir le cours en exerçant ses responsabilités. C'est pourquoi une certaine « philosophie de l'action » va peu à peu se retrouver au cœur même du concept de modernité[réf. nécessaire].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Histoire

Article détaillé : Histoire moderne.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Science

Article détaillé : Progrès scientifique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Technique

Article détaillé : Progrès technique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Comme déjà précisé plus haut, Pierre Chaunu associe l'idée de modernité avec l'histoire des instruments de mesure du temps. Et selon lui, cette histoire remonte au début du XIVe siècle, quand se développent les premières horloges mécaniques. Déjà en 1934, l'historien américain Lewis Mumford écrivait :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« L’horloge n’est pas seulement un moyen de suivre la marche des heures ; c’est aussi un moyen de synchroniser les actions des hommes. […] C’est l’horloge, non la machine à vapeur, qui est la machine vitale de l’ère industrielle moderne… Dans sa relation à des quantités d’énergie déterminables, à la standardisation, à l’action automatique, et finalement à son produit propre et spécial, l’heure exacte, l’horloge a été la machine la plus avancée de la technique moderne ; et à chaque période elle est restée en tête : elle marque une perfection à laquelle les autres machines aspirent[146]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Selon Chaunu, l'idée de modernité s'inscrit vraiment dans les esprits au début du XVIIe siècle, en 1609 exactement, quand Galilée utilise une lunette — utilisée jusqu'alors dans les situations de guerres — pour observer le ciel et quand, l'année suivante, il écrit : « J'ai vu en un an vingt fois plus de choses que tous les hommes n'en ont vu en 5 600 ans[4]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

À l'époque, Galilée ignorait ce que la théorie de la relativité permettrait de comprendre, trois siècles plus tard, que plus on regarde loin dans l'espace, grâce à un télescope, et plus on regarde l'univers tel qu'il était dans le passé. Selon Chaunu, l'idée de modernité devient prégnante au fur et à mesure que se développent les instruments de mesure, qu'il appelle "multiplicateurs sensoriels". Grâce à eux, dit-il, et grâce aux nouvelles techniques en navigation, autorisant la découverte des continents lointains, les humains accèdent à une approche de leur géographie et de leur histoire qui, non seulement dépasse les limites de leur échelle d'individus (ce qu'ils pouvaient déjà ressentir auparavant avec le sentiment d'éternité) mais qu'ils sont cette fois en mesure d'analyser, mesurer, dater, quantifier, objectiver[21].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Économie

Article détaillé : Homo oeconomicus.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Vie politique

Les discours des Lumières, au fil du XVIIIe siècle — en premier lieu ceux de Jean-Jacques Rousseau — ont constitué le socle idéologique de la Révolution française et fondé ce que le politologue Maurice Barbier appelle la « modernité politique » :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« La modernité politique consiste essentiellement dans la séparation entre l'État et la société civile, entre la sphère publique et le domaine privé. Elle résulte d'un long processus historique qui conduit de l'État ancien à l'État moderne, devenu distinct et séparé de la société. Elle n'apparaît qu'à la fin du XVIIIe siècle, presque simultanément aux États-Unis et en France. Elle se répand ensuite progressivement en Europe où elle trouve ses théoriciens et ses critiques. Mais elle se heurte aussi à de sérieux obstacles, notamment le fait national, les divers totalitarismes et l'intégrisme religieux[147]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le débat sur la question de la modernité se focalise sur la figure sur de l'État[148].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Vie quotidienne

« Par sa description des détails de la vie sociale, Georg Simmel dessine au début du XXe siècle le portrait d’une modernité à la fois libératrice et aliénante »[149].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les lieux de la modernité

Europe et Occident

Article détaillé : Société occidentale.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le capitalisme est né en Europe au XIIe siècle, précisément au moment où le mot capital entrait en usage pour désigner une quantité d'argent à faire fructifier[150]. C'est donc à cette époque et à cet endroit que s'est développé le discours justifiant les principes et les méthodes du capitalisme. Et dès lors que celui-ci s'incarnait dans la figure de l'entrepreneur et qu'il allait sans cesse prendre de l'ascendant par rapport à l'homme d'Église et l'homme d'État, le concept de modernité ne pouvait qu'être exporté dans l'ensemble du monde.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De fait, au début du XVIe siècle, l'image la plus connue de l'entrepreneur est celle du conquistador : l'homme qui, précisément quitte l'Europe pour découvrir et annexer, coloniser, de nouveaux territoires ; et qui, ce faisant, va y exporter ses propres valeurs et références : le christianisme et l'esprit d'entreprendre. C'est ainsi que peu à peu, le monde entier s'est "européanisé" et que l'on parle alors d'occidentalisation du monde. Comme l'avance en 1985 l'ethnologue Georges Balandier, « la modernité occidentale est conquérante et elle se donne comme exclusive »[151].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Sur l'aspect du capital qui représente une certaine quantité d'argent, le sociologue Ferdinand Tönnies, à la fin du XIXe siècle, soutient que l'argent est le marqueur le plus significatif de la modernité. Par lui, l'humanité découvrirait la réalité, le concret, l'historique. L'argent représente le mouvement de l'univers aussi bien que l'instantané. Avec lui, les lois propres des choses s'imposent, et les dégagent des d'opinions personnelles des uns et des autres. Ainsi, de l'argent, découlerait, à cette époque, une relation nouvelle entre la liberté et la dépendance. L'argent donnerait tout à la fois une indépendance à chaque personne, mais dans le même mouvement leur égalisation, leur nivellement, leur inclusion dans des cercles sociaux toujours plus grand[43].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De la ville à la masse

Jacques Attali avance que c'est d'abord parce qu'ils sont les "inventeurs de la ville", ou plus exactement de la Cité-État, que les Grecs figurent parmi les premiers grands "modernes" européens[152] : pas de modernité sans contradiction, sans débat démocratique, sans agora, voire sans multitude.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Ainsi, Londres, Paris, Berlin, Vienne… les capitales européennes les plus peuplées durant la fin du XIXe siècle colportent la réputation d'être les principaux "foyers de modernité", ainsi que le soulignent dès cette époque les premiers grands sociologues, notamment Georg Simmel[153],[154]car, de par leur dimension cosmopolitique, ils constituent les lieux de confrontation d'idées par excellence.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Mais la modernité n'est pas seulement la ville précise Henri Meschonnic, elle est "les masses". L'ère des masses[155]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les époques de la modernité

L'épineuse question des origines

Il est parfois d'usage de qualifier l'homo sapiens (apparu il y a 200 000 ans) d'homme moderne[156],[157] et par conséquent de faire remonter la question de la modernité aux origines mêmes de l'humanité[158]. Selon l'essayiste Jacques Attali, il est toutefois préférable de réserver le qualificatif de "moderne" aux moments où les humains se montrent sensiblement plus ouverts au changement que par le passé : Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Pendant des millénaires, les sociétés préhistoriques se sont voulues répétitives, de peur que tout changement soit porteur de mort. Les hommes espéraient, sans en être assurés, le retour du soleil chaque matin, de la pluie chaque automne, des premières pousses chaque printemps. Rien ne les inquiétait plus que le changement. La modernité, c'était donc pour eux le retour au même. Puis le neuf au service de l'individu est devenu une valeur positive, avec les premiers progrès techniques : le feu, la pierre taillée, puis polie, le levier, la roue et le passage du nomade au sédentaire, de la campagne à la ville. C'est d'abord le monde des nomades du Proche-Orient et des marins de la Méditerranée, inventeurs de l'agriculture et de la ville. En particulier le monde hébraïque puis le monde grec font l'apologie du nouveau. Le monde romain reprend à son compte une partie de l'héritage des mondes juifs et grec. Puis le christianisme. Cette modernité durera plus de mille ans…
À partir du XIIe siècle débute en Italie et en Europe du Nord une révolution économique et culturelle. Les marchands commencent à produire autrement. Le salariat voit le jour. Les bourgeois veulent un autre art : ils financent des beffrois, qui concurrencent les clochers. L'architecture, la musique et la littérature s'intéressent à d'autres sujets que le religieux. À partir du XVe siècle, l'invention de l'imprimerie (dans les années 1450), la découverte des Amériques (1492) et la comptabilité engendrent en Europe ce que l'on appellera plus tard "l'Europe des temps modernes". Peu à peu se forme une nouvelle idée de la modernité qui n'est ni grecque ni chrétienne : ce n'est plus la modernité de l'Être ni de la Foi mais celle de la raison[159]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les origines du concept de modernité sont donc extrêmement floues dans la mesure où les critères pour le définir sont variables :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • grandes mutations biologiques puis psychosociales survenues durant la préhistoire : capacité de se tenir debout et de manipuler des objets ; structuration du langage ; capacité de concevoir et fabriquer des objets (le feu, les vêtements, la roue, autres techniques…) ; domestication de l'environnement (agriculture, élevage d'animaux, création de routes et de ponts…) ; développement de la "pensée magique" (proto-religions)…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • débuts de l'histoire : invention de l'écriture, premières villes, premières civilisations…Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • débuts de la réflexivité : judaïsme et christianisme, premières "religions du livre" ; naissance de la philosophie en Grèce (capacité à penser la condition humaine par l'usage exclusif de la raison) ; naissance des sciences (approches théoriques du réel, là encore au moyen exclusif de la raison) ; invention de la démocratie ; naissance de l'histoire en tant que science (Hérodote, Ve siècle av. J.-C.), donc de l'historicité (conscience du temps qui passe et des rapports de causalité entre les faits, qu'ils soient provoqués par la nature ou par les hommes, conduisant à l'émergence d'un véritable sens "sens de l'histoire" (le mot "sens" étant pris dans sa double acception : "déroulement" et "signification").Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans la pratique, la plupart des intellectuels s'accordent à faire coïncider l'apparition du concept de modernité avec la naissance de ce que l'on appelle généralement l'humanisme. Là encore, toutefois, les points de vue divergent : à quand faire remonter l'humanisme ? Certains, tels Levant Yilmaz, situent son orée au début du XIVe siècle, quand Dante et Pétrarque abandonnent le latin — la langue de l'Église par excellence — pour s'exprimer dans une langue vernaculaire, en l'occurrence le toscan[160]. En définitive, le moment suscitant le plus grand consensus est le XVIe siècle, siècle de la Réforme protestante, prélude de ce que le philosophe Marcel Gauchet appelle "la sortie de la religion"[161], c'est-à-dire celui de la prétention des hommes à s'autodéterminer, interpréter et conduire leur propre histoire sans se référer aucunement à la moindre autorité transcendante, voire en niant tout principe de transcendance (athéisme).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'émancipation humaniste (XVIe siècle)

Comme bon nombre d'intellectuels, Jürgen Habermas estime que les véritables origines du concept de modernité se situent autour de 1500, soit aux moments de la découverte du nouveau monde, de la Renaissance italienne et de la Réforme, premier grand mouvement de contestation de l'Église catholique[162].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Célèbre pour son ouvrage Le Prince, paru en 1532 et qui constitue une première ébauche de la philosophie politique, le Florentin Nicolas Machiavel est fréquemment considéré comme l'un des initiateurs du concept de modernité en Europe[163].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Dans un essai intitulé Les Trois Vagues de la modernité et paru en 1975 — soit deux ans après sa mort — le philosophe Leo Strauss voit en lui « la première vague de la modernité » :Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Qui donc est le premier philosophe politique à avoir explicitement rejeté toute la philosophie politique antérieure comme fondamentalement insuffisante, voire erronée ? Il n’est pas difficile de répondre : il s’agit de Hobbes. Pourtant, un examen plus minutieux montre que, quoique très originale, la rupture radicale de Hobbes avec la tradition de la philosophie politique ne fait que prolonger le travail entrepris en premier lieu par Machiavel. Machiavel, de fait, ne mettait pas moins radicalement en question que Hobbes la valeur de la philosophie politique traditionnelle ; il ne prétendait pas moins clairement que Hobbes se situer à l’origine de la véritable philosophie politique, même s’il exprimait cette prétention plus discrètement que Hobbes n’allait le faire[164]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

L'essor des sciences et du rationalisme (XVIIe siècle)

Vers 1620, l'Anglais Francis Bacon développe une théorie de la connaissance basée sur l'expérience[165]. En fondant la pensée scientifique sur l'empirisme, il inaugure une toute nouvelle façon de penser le monde.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Quelques années plus tard, en 1637, le Français René Descartes se fait l'apologue du rationalisme dans son célèbre Discours de la Méthode. Son célèbre "Cogito ergo sum" introduit le subjectivisme dans le champ de la philosophie et c'est à ce titre qu'il est régulièrement considéré comme un "fondateur de la modernité"[166],[167].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Rompant l'un et l'autre avec la pensée scolastique, qui a irrigué tout le Moyen Âge, ces deux philosophes contribuent à répandre un nouveau paradigme en Europe : le matérialisme. Du moins contribuent-ils à diffuser l'idée que l'homme est désormais apte à penser par lui-même le monde et sa propre condition, et non plus dans une optique religieuse, ni même aristotélicienne[168].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Les libertés politiques et économiques (fin XVIIIe siècle)

Selon Strauss, « la seconde vague de la modernité apparaît avec Rousseau. Ce penseur a transformé le climat moral de l’Occident aussi profondément que Machiavel[164]. »Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La crise de la modernité (fin XIXe siècle - XXe siècle)

Non seulement le thème de la « crise de la modernité » est devenu récurrent dans les sciences humaines tout au long du XXe siècle mais aussi, plus largement, celui de « crise ». Selon Edgar Morin, « la notion de crise s’est (alors) répandue à tous les horizons de la conscience contemporaine. Il n’est pas de domaine qui ne soit hanté par la notion de crise : le capitalisme, le droit, la civilisation, l’humanité… Mais cette notion en se généralisant s’est vidée de l’intérieur »[169]).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

En entend par « crise de la modernité » l'ensemble des interrogations, voire le désarroi, d'un grand nombre de philosophes, constatant dès la fin XIXe siècle que leurs idées non seulement sont sans effet sur le contrôle du réel (projet des Lumières) mais sur sa compréhension[170].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Strauss situe l'amorce de cette crise à la pensée de Nietzsche[164].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Quelques regards contemporains sur l'évolution du concept

Désenchantement du monde ou sacralisation de la technique

Articles détaillés : Désenchantement du monde et Technocritique.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le perfectionnement des techniques de guerre constitue une cause principale de l'étendue du désastre de la Première Guerre mondiale (plus de 40 millions de morts). à la même époque, le taylorisme et le fordisme se répandent de plus en plus dans les usines aux États-Unis. Le thème de la machine entre alors dans les préoccupations d'un certain nombre de philosophes et de sociologues mais aussi d'auteurs de fiction tels le Tchèque Karel Čapek qui, en 1920, dans son roman d'anticipation R. U. R., imagine un monde façonné par des machines androïdes qui, dénuées de toute sensibilité, finissent par anéantir l'humanité (le mot « robot » est à cette occasion utilisé pour la première fois).Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Différents questionnements émergent durant l'entre-deux-guerres : les humains ne sont-ils pas sur le point de sacrifier leurs vies aux machines ? Consciemment ou pas, n'en viennent-ils pas à les valoriser à l'excès ? Si tel est le cas, la thèse weberienne du désenchantement du monde est-elle vraiment pertinente ? Et si ce n'est pas le cas, le désenchantement du monde ne s'accompagne t-il d'un "désenchantement de l'humanité" dans sa globalité, une déperdition de sens ?Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Recevant en 1927 le prix Nobel de littérature, le philosophe Henri Bergson prononce ces mots : « on avait pu croire que les applications de la vapeur et de l’électricité, en diminuant les distances, amèneraient d’elles-mêmes un rapprochement moral entre les peuples : nous savons aujourd'hui qu'il n’en est rien, et que les antagonismes, loin de disparaître, risqueront de s’aggraver s’il ne s’accomplit pas aussi un progrès spirituel, un effort plus grand vers la fraternité »[171].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

De même, en 1930, dans La rançon du machinisme, l'écrivaine italienne Gina Lombroso voit dans l’industrialisation « un symptôme de décadence intellectuelle et morale ». L'année suivante, le philosophe Oswald Spengler estime que « la mécanisation du monde est entrée dans une phase d'hyper tension périlleuse à l'extrême. […] Un monde artificiel pénètre un monde naturel et l'empoisonne. La civilisation est elle-même devenue une machine, faisant ou essayant de tout faire mécaniquement »[172]. Toujours en 1931, dans De la destination de l’homme. Essai d’éthique paradoxale, Nicolas Berdiaev écrit : « si la technique témoigne de la force et de la victoire de l’homme, elle ne fait pas que le libérer, elle l’affaiblit et l’asservit aussi. Elle mécanise sa vie, la marquant de son empreinte. (…) La machine détruit l’intégralité et la coalescence anciennes de la vie humaine. Elle scinde, en quelque sorte, l’esprit de la chair organique et mécanise la vie matérielle. Elle modifie l’attitude de l’homme à l’égard du temps, modifie ce dernier lui-même qui subit alors une accélération précipitée »[173],[174].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Introduite dès la fin du XIXe siècle (lire la section Crise de la modernité), l'idée de « crise de la modernité » se généralise au point que le terme « crise » se répand dans l'ensemble des sciences humaines. En 1935, deux ans après l'accession au pouvoir d'Hitler en Allemagne et quatre ans avant que n'éclate la Seconde Guerre mondiale, Edmund Husserl rédige une série d'essais qui ne seront publiés qu'après sa mort, en 1954, sous le titre La Crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale et connus sous le diminutif Krisis[175]. Dans ces textes, il formule l'idée que toute l'Europe de l'Ouest traverse une gigantesque crise morale et que celle-ci repose sur l’abandon progressif de l’idéal grec de la philosophie au profit d’une science étroitement objectiviste et matérialiste.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

« Post-modernité » et « hypermodernité », avatars de la modernité

Articles détaillés : Post-modernité et hypermodernité.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

La collapsologie, « fuite en avant » de la modernité

Article détaillé : Collapsologie.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Critiques de la modernité

Critiques philosophiques

Leo Strauss (1899-1973), dans son recueil d'articles intitulé La philosophie politique et l'histoire, dénonce la modernité, le relativisme historique et l'historicisme. Il y affirme l'existence de critères invariables pour juger les actions humaines, s'opposant ainsi au relativisme propre à la modernité. Dans ce livre, Strauss caractérise la modernité comme l'affirmation de la toute-puissance de l'homme, remontant à Machiavel, Rousseau et Nietzsche, avec des conséquences telles que la démocratie libérale, le communisme et le fascisme[176].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Critiques écologiques

Les critiques écologiques de la modernité pointent principalement la tension entre le développement technologique, la croissance économique et le respect de la nature, soulignant la responsabilité historique de la modernité dans la crise écologique actuelle[177].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Le philosophe Dominique Bourg, spécialiste de l'éthique du développement durable, évoque la découverte de la finitude écologique de la Terre dans la nature en politique ou l'enjeu philosophique de l'écologie (2000). Il souligne que cette prise de conscience récente a entraîné dans nos représentations un changement radical de la relation entre l'universel et le singulier. Alors que le paradigme moderne classique postulait que l'universel commandait le singulier, et le général le particulier, on ne peut pas y réduire la relation entre le planétaire et le local. Dans l'univers systémique de l'écologie, la biosphère (le planétaire) et les biotopes (le local) sont interdépendants. Cette interdépendance du local et du planétaire fait voler en éclats le principe moteur de la modernité, qui tendait à abolir toute particularité locale au profit de principes généraux, ce en quoi le projet moderne fut proprement utopique[178].Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Autres critiques

Il existe bien d'autres critiques de la modernité, comme celle que développe René Guénon dans son livre la crise du monde moderne, ou celle d'Alain Finkielkraut qui parcourt toute son œuvre.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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  1. Qu’est-ce que la modernité ? — Non vérifiéLa modernité est un concept désignant l’idée d'agir en conformité avec son temps et non plus en fonction de valeurs, considérées de facto comme « dépassées ».

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  2. Passage de cet article — Non vérifiéOrigines

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  3. Passage de cet article — Non vérifiéFormulé pour la première fois au début du XIXe siècle, le concept de modernité trouve l'une de ses premières origines dans la référence à la philosophie antique durant la Renaissance, et singulièrement dans les premières années du XVIe siècle, en même temps que l'humanisme. L'École d'Athènes, fresque réalisée au Vatican par Raphaël entre 1508 et 1512.

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  4. Passage de cet article — Non vérifiéLa modernité est un concept désignant l’idée d'agir en conformité avec son temps et non plus en fonction de valeurs, considérées de facto comme « dépassées ». Les philosophes, anthropologues et sociologues traitent principalement de ce concept mais aussi les historiens, quand ils qualifient de « moderne » une des époques qu'ils étudient. Si bien que l'adjectif « moderne » est entré dans le langage usuel.

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  5. Passage de cet article — Non vérifiéTrès liée aux idées d'émancipation, de croissance, d'évolution, de progrès et d'innovation, le concept de modernité constitue l’opposé non seulement des idées d'immobilisme et de stagnation mais des idées d'attachement au passé (tradition, conservatisme…) : « être moderne », c'est d'abord « être tourné vers l'avenir ». En cela, le concept de modernité constitue ce que le sociologue Max Weber appelle un idéal-type, vo…

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  6. Passage de cet article — Non vérifiéEn France, le mot n'émerge qu'au début du XIXe siècle mais certains philosophes — notamment Leo Strauss — font remonter le concept au début du XVIe siècle autour de la figure de Machiavel, pour exprimer l’idée que les humains conçoivent la politique en fonction de critères rationnels (économiques, démographiques…) et non plus, comme par le passé, en fonction de considérations religieuses ou théologiques. D'autres int…

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  7. Passage de cet article — Non vérifiéÀ partir de la seconde moitié du XXe siècle, ce concept est de plus en plus fréquemment remis en cause par les intellectuels, considéré comme arbitraire, car indexé à l'idéologie du progrès. Mais le débat reste confus, les tenants d'une « post-modernité » s'opposant notamment à ceux d'une « non-modernité ». Au début du XXIe siècle, les avis demeurent partagés mais tous évoquent l'idée d'une « crise de la modernité » …

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  8. Passage de cet article — Non vérifiéAutre sujet de débat : alors que la question de la modernité est le plus souvent circonscrite à l'Occident, certains intellectuels estiment que l'on peut considérer que l'Extrême-Orient a été « plus moderne » que l'Occident ou "plus tôt". Les publications se multiplient également quant au rapport de l'islam à la modernité.

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  9. Passage de cet article — Non vérifiéLe thème de la modernité traverse plusieurs siècles et il est abordé dans de nombreux domaines (philosophie, sociologie, histoire ; mais aussi art, science, technique…). De nombreux livres et de nombreux articles lui sont consacrés. De surcroît, il ne cesse d'être ponctué de controverses, voire de polémiques. Différents penseurs recommandent d'éviter de l'hypostasier et d'engager en revanche une approche à la fois di…

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  10. Passage de cet article — Non vérifiéLe mot « modernité » vient de l'adjectif « moderne », lui-même issu du latin tardif modernus — qui signifie "récent" ou "actuel" — et de l'adverbe modo - qui signifie "à l'instant" ou "il y a peu",. Selon Jürgen Habermas, ce serait à la fin du Ve siècle que le terme « moderne » aurait été utilisé pour la première fois.

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  11. Passage de cet article — Non vérifiéL’adjectif modernus commence à être employé systématiquement à la fin du XIVe siècle, pour désigner à la fois une nouvelle forme de dévotion et une nouvelle manière de philosopher : la devotio moderna et la via moderna. D'après l'Oxford Encyclopedia Dictionnary, le terme modernity entre dans la langue anglaise en 1627 pour signifier "temps présent". Et en 1782, l'écrivain anglais Horace Walpole l'emploie dans sa Lett…

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  12. Passage de cet article — Non vérifiéEn France, « modernité » apparait pour la première fois en 1822 dans un article de critique littéraire de Balzac,, dans lequel celui-ci entend indiquer "ce qui est moderne en littérature". Baudelaire l'emploie en 1859 dans sa critique du peintre Constantin Guys, intitulée Le Peintre de la vie moderne, qui sera publiée dans Le Figaro en 1863. En Allemagne, le mot « modernité » apparaît en 1886 quand Eugen Wolff pronon…

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  13. Passage de cet article — Non vérifiéSi le mot "modernité" n'émerge qu'au XIXe siècle, le concept qu'il recouvre est plus ancien.

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  14. Passage de cet article — Non vérifiéSelon l'historien Pierre Chaunu, il remonte au début du XIVe siècle à travers deux expressions nouvelles — la devotio moderna et la via moderna — et renvoie à un nouveau type de relation de l'homme avec le temps, consécutivement à l'apparition des premières horloges mécaniques à la fin du siècle précédent : cette relation n'est plus exclusivement qualitative, elle est aussi quantitative et elle va le devenir de plus …

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  15. Passage de cet article — Non vérifiéL'usage de l'adjectif "moderne", tel qu'on l'entend habituellement aujourd'hui — "novateur" ou "innovant" —, remonte au milieu du XVIe siècle. Ainsi par exemple quand le tout premier historien de l'art, Giorgio Vasari, qualifie de maniera moderna la manière de peindre de Léonard de Vinci. On doit également à Vasari, un peu plus tard (en 1568) le terme « Rinascita » (Renaissance), pour décrire l'ensemble de la rupture…

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  16. Passage de cet article — Non vérifiéCe n'est toutefois qu'à la fin du XIXe siècle que la sociologie, science alors naissante, s'empare véritablement du concept pour en faire un objet de recherche à part entière. On mentionne alors généralement les écrits d'Émile Durkheim, Georg Simmel et Max Weber.

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  17. Passage de cet article — Non vérifiéLa principale idée véhiculée et promue par le concept de modernité est l'idée d'autodétermination :

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  18. Passage de cet article — Non vérifié« le principe essentiel de la modernité est la liberté (ou plutôt) la faculté de s’autodéterminer. Il ne s’agit pas seulement du libre-arbitre, qui est la faculté de faire un choix libre (qui n’a rien de spécifiquement moderne), mais de la possibilité de définir par soi-même les normes de son existence. (…). La modernité va plus loin que la philosophie grecque, qui constitue la première rupture organisée avec l’idée …

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  19. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1983, l'historien Jean Chesneaux estime que « la modernité à laquelle se réfèrent (aujourd'hui) docilement économistes et urbanistes, dirigeants agricoles et gestionnaires socio-culturels, celle dont nous avons l'expérience et dans laquelle nous nous débattons, n'a plus grand chose à voir avec la modernité comme référence culturelle, celle qui fascinait Baudelaire, celle dont se réclamèrent Rimbaud, Mirbeau, Cocte…

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  20. Passage de cet article — Non vérifiéRégulièrement, des intellectuels de disciplines différentes contestent la pertinence du terme « modernité » car ils objectent que, pris au sens littéral, il ne veut pas dire grand chose. Citons deux exemples.

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  21. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1928, le psychiatre suisse Carl Gustav Jung affirme que la question essentielle n'est pas le concept de modernité mais la psychologie des humains quand ils se prétendent « modernes » :

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  22. Passage de cet article — Non vérifié« Des hommes modernes (en définitive), il n'en est pas beaucoup car leur existence exige la plus haute conscience de soi, une conscience intensive et extensive l'extrême, avec un minimum d'inconscience. (…) Ce n'est pas l'homme vivant actuellement qui est moderne, car alors tout ce qui vit aujourd'hui le serait ; c'est seulement celui qui a la plus profonde conscience du présent. (…) L'homme véritablement moderne se …

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  23. Passage de cet article — Non vérifiéEn 1974, l'historien de la littérature Hans Robert Jauss écrit :

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  24. Passage de cet article — Non vérifié« La prétention qu'implique le concept de modernité selon laquelle le temps présent ou bien notre époque aurait le privilège de la nouveauté et pourrait donc s'affirmer en progrès par rapport au passé est totalement illusoire. En effet, presque tout au long de l'histoire de la culture grecque et romaine, d'Homère à Tacite, on voit le débat entre les "modernes", les tenants de cette prétention, et les zélateurs des "a…

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  25. Passage de cet article — Non vérifiéComme l'écrivait déjà La Bruyère à la fin du XVIIe siècle, « nous, qui sommes si modernes, serons anciens dans quelques siècles ». Alors, pourquoi toute cette littérature sur "la modernité" ? Et pourquoi, à la fin du XXe siècle, de nouveaux vocables se multiplient-ils, comme autant de surenchères (« postmodernité », « hypermodernité », etc.) ?

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  26. Passage de cet article — Non vérifiéLe mot « modernité » n'est plus qu'un poncif et « son usage de plus en plus intempérant — non seulement en histoire, en esthétique, en critique littéraire mais aussi en économie, en politique ou en publicité — aboutit à une véritable cacophonie, mêlant les acceptions les plus contradictoires ». Pour autant, on va le voir, le thème continue d'absorber les réflexions des intellectuels comme « une crise d'adolescence de…

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  27. Passage de cet article — Non vérifiéBien que la pertinence du terme « modernité » soit régulièrement contestée, le concept « modernité », lui, est à l'origine d'un très grand nombre d'analyses. Se pose alors la difficulté de définir celui-ci. Selon l'universitaire Alexis Nouss, cette difficulté vient du fait qu'il repose sur deux socles distincts : d'une part la science historique, d'autre part la philosophie morale et les disciplines dérivées.

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  28. Passage de cet article — Non vérifié« La notion de modernité ne peut se suffire d'un simple emploi à fin de périodisation. Elle implique également une valorisation, dynamique qui - en tant que telle - ouvre une complexe problématique : - il ne suffit pas d'être inscrit dans une période historique dite « moderne » pour qu'un sujet le soit automatiquement lui-même ; - à l'inverse, on ne peut pas se proclamer tel en dehors d'une historicité justifiant cet…

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  29. Passage de cet article — Non vérifiéDe fait, on retrouve cette bipolarité dans la quasi-totalité des définitions du terme.

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  30. Passage de cet article — Non vérifié« La modernité n'est ni un concept sociologique, ni un concept historique. C'est un mode de civilisation caractéristique, qui s'oppose au mode de la tradition, c'est-à-dire à toutes les autres cultures antérieures ou traditionnelles : face à la diversité géographique et symbolique de celles-ci, la modernité s'impose comme une, homogène, irradiant mondialement à partir de l'Occident. Pourtant elle demeure une notion c…

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  31. Passage de cet article — Non vérifiéInextricablement mythe et réalité, la modernité se spécifie dans tous les domaines : État moderne, technique moderne, musique et peinture modernes, mœurs et idées modernes - comme une sorte de catégorie générale et d'impératif culturel. Née de certains bouleversements profonds de l'organisation économique et sociale, elle s'accomplit au niveau des mœurs, du mode de vie et de quotidienneté - jusque dans la figure cari…

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  32. Passage de cet article — Non vérifié« On s'accorde à identifier la modernité avec la période historique qui s'ouvre en Occident avec la Renaissance (XVe siècle). Cette ère nouvelle est marquée par des transformations de grande ampleur qui ont affecté à la fois les structures sociales (urbanisation, naissance du capitalisme…), les modes de vie et les valeurs (individualisme, avènement des libertés publiques, égalité des droits), les idées (essor de la p…

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  33. Passage de cet article — Non vérifiéEn décembre 2005, la revue Le Philosophoire consacre un numéro spécial au concept de modernité. En ouverture, Vincent Citot, son directeur, écrit :

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  34. Passage de cet article — Non vérifié« Le moderne n’est pas le contemporain, l’actuel, le nouveau ou le présent. L’usage confond le moderne et l’actuel (mais) si la modernité n’était rien d’autre que la contemporanéité, il n’y aurait là rien à penser, sinon le passage comme tel du temps. L’idée de modernité ne peut faire l’objet d’aucune intuition transcendantale a priori : elle ne prend sens que dans et par l’histoire des hommes. La modernité, comme to…

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  35. Passage de cet article — Non vérifiéIntroduisant son cours « Qu'est-ce que la modernité ? » (à l'université Grenoble-Alpes en 2009), l'universitaire Thierry Ménissier écrit :

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  36. Passage de cet article — Non vérifié« (On entend par) modernité toute la période qui commence à partir de la fin du Moyen Âge et qui dure encore aujourd'hui. Il convient aussi de remarquer que la modernité correspond aussi bien à une « ère » (temporelle) qu'à une « aire » (géographique : l'Europe). Mais les choses sont d'emblée complexes, car à côté de cette signification générique, le terme possède deux acceptions historiques plus précises : - premièr…

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  37. Passage de cet article — Non vérifiéSelon le sociologue suédois Göran Therborn, « les valeurs de la modernité sont tout d’abord celles de la religion chrétienne et de sa sécularisation, celles de l’État-nation et de la citoyenneté, celles enfin de l’individualisme et du sentiment de classe ». D'autres intellectuels adoptent des critères supplémentaires, tels Jacques Attali, selon qui « le terme désigne une conception de l'avenir mêlant liberté individu…

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  38. Passage de cet article — Non vérifiéEn consultant la littérature sur le sujet, on peut esquisser une typologie de la modernité.

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  39. Passage de cet article — Non vérifiéArticle détaillé : Philosophie de l'histoire.

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  40. Passage de cet article — Non vérifiéCertains intellectuels identifient l'émergence du concept de modernité avec la naissance de la philosophie en tant qu'exercice de l'esprit critique et du libre examen : la pratique philosophique est ce par quoi les humains pensent par eux-mêmes, au moyen de la raison, du fait que celle-ci est à la fois réflexive et discriminante (le mot « critique » vient du grec krinein, qui signifie « trier ») : en posant l'exigenc…

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  41. Passage de cet article — Non vérifiéLes historiens estiment que la conception moderne de l'histoire a émergé à la fin du Moyen Âge. L'Allemand Friedrich Ohly situe l'amorce du processus à la « Renaissance du XIIe siècle » en France. Mais alors que l'on associe traditionnellement la modernité à tout ce qui s'oppose à la tradition, Ohly considère que ce qui se manifeste chez les intellectuels de l'époque, c'est une volonté de la dépasser ; ceci en concev…

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  42. Passage de cet article — Non vérifiéPour beaucoup, la modernité se construit en tension avec le Moyen Âge : ne dit-on pas, souvent, que les temps modernes débutent « à la fin » du Moyen Âge ? C'est sur cette base que des sociologues des XIXe siècle et XXe siècles, tels que Jacob Burckhardt (par les liens d'un individu avec le spirituel ou la communauté), Ferdinand Tönnies (par l'importance de l'argent), Georg Simmel (destruction de cercles d'intérêts),…

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  43. Passage de cet article — Non vérifiéEstimant que toute conception du temps dépend des instruments de mesure, Pierre Chaunu situe l'émergence de la notion de modernité au début du XIVe siècle, quand les premières horloges mécaniques sont installées en haut des clochers d'églises. Cette notion « suppose un temps qui se déroule, qui dessine une sorte de flèche vers l'avenir ». C'est ainsi, avance Chaunu, que les humains se focalisent alors sur les faits r…

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  44. Passage de cet article — Non vérifiéL'expression « philosophie de l'histoire » apparaît chez Voltaire en 1765 . Mais c'est au prussien Emmanuel Kant que revient en 1784 l'initiative de justifier cette approche (Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique). Considérant l'histoire comme une masse hétérogène de faits (non seulement les événements politiques mais aussi ceux qui ponctuent la vie quotidienne), il s'efforce de retirer un …

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  45. Passage de cet article — Non vérifiéAu début du XXe siècle, sous l'influence — entre autres — des futuristes italiens, l'accroissement de la vitesse devient un symbole de modernité, rendu possible par toutes sortes de machines. Et de fait, à la fin du siècle, de nombreux sociologues pensent que l'une des principales caractéristiques de l'époque est la mise en place de dispositifs permettant aux humains de gagner sans cesse et toujours plus de temps : l…

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  46. Passage de cet article — Non vérifiéAu début du XXIe siècle, ce développement exponentiel de l'électronique, couplé à l'apparition d'internet, conduit certains philosophes à reconsidérer le concept de modernité : « ce qui est en cause, quand on parle de modernité, c'est l'accélération du temps » (Peter Conrad) ; « la modernité, c'est la vitesse » (Thomas Eriksen) ; « la modernité signifie l'accélération du temps » (Hartmut Rosa)…

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  47. Passage de cet article — Non vérifiéArticles détaillés : État, État-nation et État-providence.

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  48. Passage de cet article — Non vérifiéPour certains historiens — tels l'Américain Joseph Strayer — les origines de l'État moderne remontent à la fin du Moyen Âge. Jean-Philippe Genet retient principalement trois facteurs : le développement du féodalisme ; le rôle nouveau de l'Église dans l'Europe latine, « tel qu'il est redéfini par la réforme grégorienne (au XIe siècle) avec une séparation complète du rôle des laïcs et celui des clercs » ; l'essor de l'…

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  49. Passage de cet article — Non vérifiéFrontispice du Léviathan, ouvrage publié par Thomas Hobbes en 1651 et qui traite de la souveraineté de l'État.

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  50. Passage de cet article — Non vérifiéCe n'est toutefois que durant la seconde moitié du XVe siècle, quand Louis XI unifie le royaume de France, qu'émerge véritablement l'État moderne : l'État-nation. Au début du XVIe siècle le Florentin Machiavel formule les premières théories justifiant son existence et ses modes de fonctionnement. Au milieu du XVIIe siècle, l'Anglais Thomas Hobbes contribue à renforcer cette légitimité (Le Léviathan, 1651), inaugurant…

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Voir aussi

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  • Modernité, sur le WiktionnaireNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Modernité, sur WikiquoteNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Bibliographie

XVIe – XIXe siècles

  • Nicolas Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live (1513-1520)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Francis Bacon, Discours sur la promotion des savoirs (1605)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Francis Bacon, La Sagesse des Anciens (1609)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • René Descartes, Discours de la méthode (1637)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Baruch Spinoza, Traité théologico-politique (1670)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • John Locke, Traité du gouvernement civil (1690)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Jacques Rousseau, Discours sur les sciences et les arts (1750)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du promeneur solitaire (1778)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Emmanuel Kant, Idée d'une histoire universelle d'un point de vue cosmopolitique (1784)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Emmanuel Kant, Qu'est-ce que les Lumières ? (1784)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Phénoménologie de l'esprit (1807)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra (1885)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

XXe siècle

Avant 1960Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Georg Simmel, Philosophie de la modernité (compilation de textes datant du début du XXe siècle), Payot, 1989Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Carl Schmitt, Théologie politique (édition originale : 1922), Gallimard, 1988Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • René Guénon, La Crise du monde moderne, Bossard, 1927, rééd. Folio, 1994Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Carl Gustav Jung, Problèmes de l'Âme moderne (recueil de textes écrits entre 1922 et 1934). Dernière édition : Buchet-Chastel, 1996Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Henri Hauser, La Modernité du XVIe siècle (préface de Fernand Braudel), Armand Colin, 1930Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Theodor W. Adorno et Max Horkheimer, Dialectique de la Raison (éditions originales : 1944 et 1947), Gallimard, 1974, 1983 (ISBN 978-2-070-70005-9)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Karl Löwith, Histoire et Salut. Les présupposés théologiques de la philosophie de l’histoire (édition originale : 1949), Gallimard, 2002Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alexandre Koyré, Études sur l'histoire de la pensée philosophique (édition originale : 1950), Armand Colin, 1961 ; rééd. Gallimard, « Tel, no 57 », 1981Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alexandre Koyré, Du monde clos à l'univers infini (édition originale : 1957), Gallimard, « Tel, no 129 », 1991Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Hannah Arendt, Condition de l'homme moderne, (édition originale : 1958), Pocket, 202Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Années 1960Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Hannah Arendt, La Crise de la culture (éditions originales : 1961 et 1968), Gallimard, 1989Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Henri Lefebvre, Introduction à la modernité, Editions de Minuit, 1962Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Georges Perec, « Le Bonheur de la modernité », entretien avec Jean Duvignaud, Le Nouvel Observateur no 57, 15-21 décembre 1965Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Hans Blumenberg, La Légitimité des temps modernes (édition originale : 1966), Gallimard, 1999 (ISBN 978-2-07073-147-3)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Années 1970Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Jacques Ellul, Les Nouveaux Possédés, Fayard, 1973 ; rééd. Les Mille et une nuit, 2003 (ISBN 978-2-842-05782-4)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Paul Valadier, Essais sur la modernité. Nietzsche et Marx, Paris, Cerf-Desclée, 1974 (commentaire)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Collectif, La Notion de moderne, modernité, modernisme (actes du colloque du 8 mars 1975), Université Paris-Sorbonne, 1975Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-François Lyotard, La Condition postmoderne, Les éditions de minuit, 1979Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Années 1980Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Henri Lefebvre, Critique de la vie quotidienne, III. De la modernité au modernisme, L'Arche, 1981Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Marshall Berman, Tout ce qui est solide se volatilise. L'Expérience de la modernité (édition originale : 1982). Trad. fr. Genève-Paris, Entremonde, 2018Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean Chesneaux, De la modernité, La Découverte, 1983Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean Clair, Considérations sur l'état des Beaux Arts. Critique de la modernité, Paris, Gallimard, 1983Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jeffrey Herf, Le modernisme réactionnaire. Haine de la raison et culte de la technique (édition originale : 1984), L'Échappée, 2018Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Georges Balandier, Le Détour. Pouvoir et modernité, Paris, Fayard, 1985. Recension.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Michel Clouscard, De la modernité : Rousseau ou Sartre, Messidor / Éditions sociales, 1985.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Gianni Vattimo, La Fin de la modernité (édition originale : 1985). Trad. fr. Le Seuil, 1987Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jürgen Habermas, Le Discours philosophique de la modernité (édition originale : 1985), NRF, 1988. Rééd. Gallimard, 2011 (recension ; fiche de lecture)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Ulrich Beck, La Société du risque. Sur la voie d'une autre modernité (édition originale : 1986), Aubier, 2001. Réed. Champs/Essais, 2008. Recension.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Marie Domenach, Approches de la modernité, Ellipses, 1986. Rééd. 1990, 1995 et 1998Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alain Finkielkraut, La Défaite de la pensée, Gallimard, 1987Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Yves Michaud (dir.), Moderne, modernité, modernisme, Cahiers du MNAM, juin 1987Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Yves Michaud (dir.), Après le modernisme, Cahiers du MNAM, décembre 1987Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Henri Meschonnic, Modernité modernité, Verdier, 1988 ; réed. Gallimard, coll. « Folio essais », 1994 (ISBN 978-2-070-32778-2)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean Chesneaux, Modernité-monde, La Découverte, 1989Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Zygmunt Bauman, Modernité et holocauste (édition originale : 1989), La Fabrique, 2002 ; rééd. Complexe, 2009.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Années 1990Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Antoine Compagnon, Les Cinq Paradoxes de la modernité, Seuil, 1990. Recension : Itinéraires, 2009.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alexis Nouss, La Modernité, Jacques Grancher, 1991 ; réed. PUF, coll. « Que sais-je ? », 1995Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Anthony Giddens, Les conséquences de la modernité (édition originale : 1990), L'Harmattan, 1994 - Recension - CritiqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jacques Bidet, Théorie de la modernité, Presses universitaires de France, 1990Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Bruno Latour, Nous n'avons jamais été modernes, La Découverte 1991. Réed. 2006 (recension)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Charles Taylor, Le Malaise de la modernité (édition originale : 1991), Cerf, 2002 (ISBN 978-2-204-07066-9)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Zygmunt Bauman, Modernity and Ambivalence, Ithaca, New York, Cornell University Press, 1991 (non traduit)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alain Gauthier, La Trajectoire de la modernité, PUF, 1992Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Maurice de Gandillac, Genèses de la modernité : De la "Cité de Dieu" à la "Nouvelle Atlantide", Éditions du cerf, 1992Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alain Touraine, Critique de la modernité, Fayard, 1992 (ISBN 2-213-03005-7)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Charles Larmore, Modernité et morale, Presses Universitaires de France, 1993Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Yves Vadé (dir.), Ce que modernité veut dire (Modernités, volume 1), Talence, Presses universitaires de Bordeaux, 1994 (recension : Rémi Soulié)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean Rémy, Georg Simmel. ville et modernité, L'Harmattan, 1995Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Gérard Raulet, Communauté et modernité, L'Harmattan, coll. « La philosophie en commun », 1995Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Raymond Aron, Les Désillusions du progrès : Essai sur la dialectique de la modernité, Gallimard, 1996Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Peter Wagner, Liberté et discipline. Les deux crises de la modernité, Métailié, 1996Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Lilyane Deroche-Gurcel, Simmel et la modernité, PUF, 1997Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Collectif, La Modernité en question, Éditions du cerf, 1998Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Danilo Martuccelli, Sociologies de la modernité : l'itinéraire du XXe siècle, Gallimard, 1999. Recension (Persée)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alain Renaut (dir.), Histoire de la philosophie politique, tome 2 : Naissances de la modernité, Calmann-Lévy, 1999Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Étienne Ganty, Penser la modernité : Essai sur Heidegger Habermas et Eric Weil, Presses universitaires de Namur et Multilingual, 2002Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

XXIe siècle

Années 2000Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Michel Raimond, Éloge et critique de la modernité. De la Première à la Deuxième Guerre mondiale, Presses universitaires de France, 2000Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Maurice Barbier, La Modernité politique, PUF, coll. « Thémis », 2000Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Marc Piotte, Les Neuf Clés de la modernité, Québec Amérique, 2001. Réed. 2007Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Robert Kurz, « Der Knall der Moderne », JungleWorld, 9 janvier 2002
    (trad. fr. La modernité à explosion, Palim-psao, 2018)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Henri Meschonnic et Hasumi Shigehiko, La modernité après le post moderne, Maisonneuve et Larose, 2002Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Collectif, Modernités. Culture et pensée jungienne, La Vouivre no 12, Georg, 2002Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • David Harvey, Paris, Capital of Modernity, New York/Londres, Routledge, 2003.
    Trad. fr. Paris, capitale de la modernité, Paris, Les Prairies ordinaires, 2012. Recension : Critique d'Art, 2012Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Yves Bonny, Sociologie du temps présent. Modernité avancée ou postmodernité ?, Armand Colin, coll. « U sociologie », 2004Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Gilles Lipovetsky (avec Sébastien Charles), Les Temps hypermodernes, Grasset, 2004Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Levent Yilmaz, Le Temps moderne. Variations sur les Anciens et les contemporains, Gallimard, coll. « Nrf/Essais », 2004Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Nicole Aubert (dir.), L’Individu hypermoderne, Érès, 2005Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Emile Perreau-Saussine, Les libéraux face aux révolutions : 1688, 1789, 1917, 1933, Commentaire, printemps 2005, p. 181-193. [PDF] Lire en ligneNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Ata Hoodashtian, Une modernité sans Occident, Zagros, 2006Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Philippe Simay (dir.), Capitales de la modernité. Walter Benjamin et la ville, Editions de l'Éclat, 2006. Rééd. 2018Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Claude Fouquet, Histoire critique de la modernité, L'Harmattan, 2007 (ISBN 978-2-29603-505-8)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Albéric Hounounou, Sociologie et modernité, Bréal, 2007Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alain Finkielkraut, Philosophie et modernité, Editions de l'école polytechnique, 2008Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alain Becchia, Modernités de l’Ancien Régime (1750-1789), Presses universitaires de Rennes, 2009Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Denis Rolland, Modernités alternatives : L'historien face aux discours et représentations de la modernité, L'Harmattan, 2009Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Années 2010Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Pierre Manent, Les Métamorphoses de la Cité, Flammarion, 2010Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Emile Kenmogne (dir.), Le Développement et la question de la modernité, L'Harmattan, 2010Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Christophe Charle, Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité, Armand Colin, coll. « Le temps des idées », 2011.
    Recensions : Le Monde ; Revue d’histoire du XIXe siècle ; La vie des idéesNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Bernard Dumont, Gilles Dumont, Christophe Réveillard, La guerre civile perpétuelle. Aux origines modernes de la dissociété, Artège, coll. « Philosophie politique », 2012 (ISBN 978-2-36040-072-0)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Pierre-Antoine Chardel, Zygmunt Bauman. Les illusions perdues de la modernité, Cnrs, 2013Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • René Girard et Gianni Vattimo, Christianisme et modernité (livre d'entretiens), Flammarion, coll. « Champs Essais », 2014Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Élodie Cassan (dir.), Descartes et Bacon, Genèses de la modernité philosophique, ENS éditions, Paris 2014Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jacques Attali, Histoire de la modernité : comment l'humanité pense son avenir, Robert Laffont, 2013. Réed. Champs/Essais, 2015Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Rémi Brague, Le règne de l'homme, genèse et échec du projet moderne, Gallimard, coll. « L'esprit de la cité », 2015, 416 p.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Louis Côte, L'inscription des sociétés non occidentales dans la modernité, Presses de l'Université du Québec, 2015Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Emmanuel Fureix et François Jarrige La modernité désenchantée, La Découverte, 2015 (ISBN 978-2-70717-157-3)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Stéphane Moses, Walter Benjamin et l'esprit de la modernité, Les éditions du Cerf, 2015Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Gérard Moussu (dir.), Travail social et sociologie de la modernité, Seli Arslan, 2015Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Christophe Longbois-Canil, De moderne à modernité, Klincksieck, 2015Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jack Goody, Capitalisme et modernité : Le grand débat, Les Presses de Calisto, 2016Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Carole Talon-Hugon, La Modernité, PUF, 2016Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Collectif, Modernité ?, Krisis no 44, 2016 (ISSN 0994-2440)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Marc Narbonne, Antiquité critique et modernité : Essai sur le rôle de la pensée critique en Occident, Les Belles Lettres, 2016Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jacques Attoumbré Yoboua, Heidegger et le problème de la modernité : Pour une conciliation de l'ontologie et de l'éthique, Université européenne, 2016Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean-Marc Durand-Gasselin, Rousseau. Une philosophie de la modernité, Ellipses, 2016Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Khaldoun Nabwani, L'Ambivalence de la modernité. Habermas vis-à-vis de Derrida, L'Harmattan, 2017Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Pierre Le Vigan, Écrire contre la modernité, Independently published, 2017Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Alain Touraine, Défense de la modernité, Seuil, 2018 (ISBN 2-021-40641-5)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • David Bergeron, Occident, modernité, illusion et repositionnement ontologique et vital, L'Harmattan, 2018Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Bertrand Buffon, Vulgarité et modernité, Gallimard, coll. « Le débat », 2019Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jérôme Meizoz, Absolument modernes !, Zoé, Genève, 2019, 160 pages.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Articles

  • Jürgen Habermas, « La modernité : un projet inachevé », Critique, no 413 (Vingt ans de pensée allemande), Éditions de Minuit, octobre 1981Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Richard Rorty, « Habermas, Lyotard et la postmodernité », Critique, no 442, Éditions de Minuit, p. 195-197, mars 1984Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Jean Baudrillard, « Modernité », Encyclopedia Universalis, 1985Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Yves-Jean Harder, « Le sujet de la modernité », in René Heyer (dir.), L'ancien et le nouveau, Presses universitaires de Strasbourg, 1996Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Gérard Raulet, « La tradition et la modernité ? », in Encyclopédie philosophique universelle, tome 4 (Agora philosophique), Paris, PUF, 1998Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Georges Balandier, « Tradition et modernité », in Sylvie Mesure et Patrick Savidian (dir.), Le dictionnaire des sciences humaines, PUF, 2007Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Stéphane Haber, « Modernité, postmodernité et surmodernité », in Sylvie Mesure et Patrick Savidian (dir.), Le dictionnaire des sciences humaines, PUF, 2007Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Joël Decarsin, « Entre modernité fluide et modernité rigide » in Étudier en liberté les mondes méditerranéens, Leyla Dakhli et Vincent Lemire (dir.), Publications de la Sorbonne, 2016, p. 461-473Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Colloques et séminaires

  • L'individu hypermoderne, École supérieure de commerce de Paris et Laboratoire de changement social de l'université Paris-VII, 8-11 septembre 2003Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Modernité et sécularisation (colloque organisé par Myriam Revault d'Allonnes et Michaël Fœssel), Université Paris-I-Sorbonne, 8-9 octobre 2004. Compte rendu.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Vivre au 3e millénaire dans un immeuble emblématique de la modernité (également sur le concept de modernité en architecture), Université de Saint-Étienne, 2006Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Penser la modernité politique, Séminaire Cerphi-Sophiapo, février-mai 2008Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Moderne / modernisme. Qu'est ce que la modernité en art ? École Nationale Supérieure de Lyon, 25-26 septembre 2019Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Les fondements d’une autre modernité. Les philosophies alternatives du XVIIe siècle, École nationale smupérieure de Lyon, 17-18 mai 2019Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Conjuguer la modernité (sur le concept de modernité en architecture), ENSA Normandie, 21-22 mars 2019Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • L'Observatoire de la modernité / "Qu’est-ce que le peuple ?", Collège des Bernardins, série de sept conférences, du 7 octobre 2019 au 18 mai 2020Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Paradoxes de la modernité. Un dialogue entre sociologues et historiens, École normale supérieure, du 8 novembre 2019 au 12 juin 2020Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Depuis 2009, le Collège des Bernardins, à Paris, réunit chaque année des intellectuels de disciplines différentes dans une structure appelée "Observatoire de la modernité", dont le but est de « questionner le concept sous différents angles, en croisant le regard des sciences humaines et de la théologie ».Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

Liens internes

GénéralitésNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

ANon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • AgnosticismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • AnthropocentrismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • AnticonformismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • AthéismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • AufklärungNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • AutodéterminationNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • AutonomieNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

BNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Bonheur (philosophie)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

CNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • CapitalismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Changement socialNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Crise moderniste (catholicisme)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • CriticismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Critique (philosophie)Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Critique de la religionNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

DNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • DéchristianisationNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Démocratie libéraleNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Désenchantement du mondeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

ENon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • EfficacitéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Époque moderneNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Esprit critiqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

FNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Foi et raisonNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • FuturologieNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

GNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Grandes découvertesNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

HNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • HistoricismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Homo œconomicusNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • HumanismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • HypermodernitéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

INon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • IndividualismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • IndustrialisationNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • InnovationNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

JNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Justice à l'époque moderneNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

LNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Laïcisation Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Libre examenNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • LumièresNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Loi de modernisation de l'économieNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

MNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • ModernisationNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • ModernismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Modernisme dans l'Église catholiqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Modernité comportementaleNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

NNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

ONon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • ObjectivitéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • OccidentalisationNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

PNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Pensée critiqueNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Philosophie de l'histoireNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Philosophie moderneNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • Philosophie postmoderneNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • PositivismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • PostmodernismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • PostmodernitéNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • PrésentismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • ProgrèsNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×
  • ProgressismeNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

QNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

  • Querelle des Anciens et des ModernesNon vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×

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Notes et références

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Références 1 à 25
  1. Lire Yves Bonny, Sociologie du temps présent. Modernité avancée ou postmodernité ? Armand Colin, 2004. réed. 2007. p. 30-31Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
  2. <On doit à l'historien italien Giambattista Vico d'avoir ouvert la voie quarante ans plus tôt, en 1725, avec ses Principes d'une science nouvelle relative à la nature commune des nations. L'ouvrage ne sera traduit en français qu'un siècle plus tard - en 1827 par Jules Michelet sous le titre « Principes de la philosophie de l'histoire » - et sera alors abondamment commenté.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
  3. Lire plus bas la totalité de la citation.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
  4. Ce nombre se réfère à la chronologie biblique traditionnelle.Non vérifié Aucun résultat de vérification valable pour cette version du passage n’est disponible. Cela ne signifie pas que son contenu est faux.×↩
  5. Bruno Karsenti, Sociologie, philosophie : la modernité en question, Archives de Philosophie, 2013/4, tome 76, p. 547-551.↩
  6. Stéphane Haber, L’idéologie de la modernité (à propos du livre de Marcel Gauchet, L’Avènement de la démocratie, tome IV, La Vie des idées, 28 février 2018.↩
  7. Jean-Marc Narbonne, Antiquité critique et modernité : Essai sur le rôle de la pensée critique en Occident, Les Belles Lettres, 2016↩
  8. Barbara Koehn, La Crise de la modernité européenne, Presses universitaires de Rennes, 2001↩
  9. « L'échec de la Modernité », sur Expertise & Prospective (consulté le 24 octobre 2020).↩
  10. Olivier Bobineau, La troisième modernité, ou « l'individualisme confinitaire », Sociologies, 6 juillet 2011↩
  11. Laurent Jeanpierre, La fuite en avant de la modernité (recension du livre d'Hartmut Rosa, L'Accélération), Le Monde, 15 avril 2010↩
  12. Jacques Bidet, Théorie de la modernité, Presses Universitaires de France, 1990↩
  13. Christian Delacroix, « Illusion d'otique » (recension du livre de Jacques Bidet), Espace Temps, no 49-50, 1992, p. 137-138↩
  14. Ernst Robert Curtius, La Littérature européenne et le Moyen Âge latin, 1956, chap. 14, §2. ouvrage réédité aux PUF en 1986.↩
  15. Alain Rey (dir.), Dictionnaire historique de la langue française, Dictionnaire Robert, 1995, p. 1258↩1 ↩2
  16. Jürgen Habermas, Discours philosophique de la modernité, Gallimard, 1988. Cité par Nicolas Duvoux, Les grammaires de la modernité, Le Philosophoire, 2005/2, no 25, p. 136↩
  17. Frédéric Guillaud, « La modernité : crise d'adolescence de l'humanité ? », Le Philosophoire, no 25,‎ février 2005, p. 77-88 (lire en ligne).↩1 ↩2
  18. Marion Moreau, Balzac et la modernité, Fabula, 2012↩
  19. Roland Chollet, Balzac critique littéraire en 1822, L'Année balzacienne, 2012/1, no 13, p. 231-242↩
  20. Jean Rivière, Pour l'histoire du terme « modernisme », Revue des Sciences religieuses, 1928, 8-3, p. 398-421↩
  21. Pierre Chaunu, « La modernité, qu'est-ce que c'est ? », sur Études et recherche, 20 février 1996.↩1 ↩2
  22. Giorgio Vasari, Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, première édition en 1550.↩
  23. Danilo Martuccelli, Sociologies de la modernité, Gallimard, coll. « Folio essais », 1999.
    Recension par Pierre-Olivier Monteil, Autres Temps, 2000, no 65, p. 106-108.↩
  24. Jean Chesneaux, De la modernité, La Découverte, 1983. Introduction, p. 5-9.↩
  25. Henri Meschonnic, Modernité, modernité, Verdier, 1988 ; réed. Gallimard, coll. « Folio essais », 1994, p. 48-49.↩
Références 26 à 50
  1. Carl Gustav Jung, in Europäische Revue, décembre 1928. Paru dans Seelenprobleme der Gegenwart, Rascher, Zurich, 1928. Trad. fr. « Le problème psychique de l'homme moderne » in Problèmes de l'Ame moderne, Buchet-Chastel, 1996↩
  2. Hans Robert Jauss, « La modernité dans la tradition littéraire et la conscience d'aujourd'hui » in Pour une esthétique de la réception, Gallimard, 1978, p.159↩
  3. Jean de La Bruyère, Discours sur Théophraste, Michallet, 1688 ; in Les Caractères, dernière édition, Flammarion, 2013↩
  4. Christian Wasselin, « Modernité. Un poncif de notre temps », Le Débat, 2001↩
  5. Yves Vadé (dir.), « Ce que modernité veut dire », Presses universitaires de Bordeaux, 1994↩
  6. Frédéric Guillaud, La modernité : crise d'adolescence de l'humanité ? Le Philosophoire no 25, 2005, p. 77-88↩
  7. Alexis Nouss, La Modernité, éd. Jacques Grancher, coll. «Ouverture», 1991, p. 10.↩
  8. Jean Baudrillard, article "modernité", Encyclopedia Universalis, 1985↩1 ↩2
  9. Le dictionnaire des sciences humaines, éditions Sciences humaines, 2004, p. 563↩
  10. Vincent Citot, Le processus historique de la Modernité et la possibilité de la liberté, Le Philosophoire n° 25, décembre 2005, p. 35↩
  11. Thierry Ménissier, Qu'est-ce que la modernité ?, université Pierre-Mendes-France, Grenoble, année 2009-2010↩
  12. Göran Therborn, Les valeurs de la modernité contemporaine, Les Sociétés d’Europe du XXe au XXIe siècle, 2009, p. 257-286↩
  13. Jacques Attali, Histoire de la modernité, Champs/Essais, 2015, p. 14↩
  14. Jean-Marc Narbonne, Antiquité critique et modernité : Essai sur le rôle de la pensée critique en Occident, Les Belles Lettres, 2016↩
  15. Volker Gerhardt, Les Temps modernes commencent avec Socrate, Revue germanique internationale no 11, 1999↩
  16. Alain Touraine, Critique de la modernité, Fayard, 1992. Première partie, chapitre 3 : Le sens de l'histoire.↩
  17. Friedrich Ohly, « Synagoga et Ecclesia », in Paul Wilpert (dir.), Miscellanea Mediaevalia, 1966, p. 357. Propos cité par Hans Robert Jauss, Pour une esthétique de la réception, édition originale allemande, 1972. Trad. fr. Gallimard, 1978, p. 167.↩
  18. Otto Oexle et Florence Chaix, « Les groupes sociaux du Moyen Âge et les débuts de la sociologie contemporaine », Annales, vol. 47, no 3,‎ 1992, p. 751-765 (DOI 10.3406/ahess.1992.279071, lire en ligne, consulté le 19 janvier 2020)↩1 ↩2
  19. Dominique Pradelle, Par-delà la révolution copernicienne. Sujet transcendantal et facultés chez Kant et Husserl, Presses universitaires de France, 2012↩
  20. Nicole Aubert, Le culte de l'urgence : La société malade du temps, Flammarion, 2009↩
  21. Gilles Finchelstein, La Dictature de l'urgence, Fayard, 2011↩
  22. Peter Conrad, Modern Times, Modern Places, New York, Knopf, 1999, p. 9↩
  23. Thomas Eriksen, Tyranny of the moment, Londres, Pluto Press, 2001, p. 159↩
  24. Hartmut Rosa, Accélération, La Découverte, 2013, p. 35↩
  25. Joseph Strayer, On the Medieval Origins of the Modern State, 1970. Trad. fr. Les origines médiévales de l'État moderne, Payot, 1979↩
Références 51 à 75
  1. Yves Déloye, Genèse(s) de l’État moderne, Sociologie historique du politique, 2017, p. 19-44↩
  2. Jean-Philippe Genet, La genèse de l'État moderne, Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 118, juin 1997, p. 6.↩
  3. Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Principes de la philosophie du droit, Gallimard/Tel, 1989↩
  4. Max Weber, « La politique comme profession et vocation » in Le Savant et le Politique, trad. fr. La Découverte, 2003, p.118↩
  5. Patrick Watier, Max Weber : analyste et critique de la modernité, Sociétés, 2008/2, no 100, p. 15-30↩
  6. Marian Eabrasu, Les états de la définition wébérienne de l'État, Raisons politiques, 2012/1, no 45, p. 187-209↩
  7. C.G. Jung, Gegenwart und Zukunft, 1957. Trad. fr. Présent et avenir, Buchet-Chastel, 1962, p. 38↩
  8. Carl Schmitt, Politische Theologie, 1922. Trad. fr. Théologie politique, Gallimard, 1988↩
  9. Jean Nizet, Les institutions de la modernité, La Sociologie de Anthony Giddens, 2007, p. 49-62↩
  10. Jacques Ellul, Autopsie de la révolution, 1969 ; rééd. La Table ronde, 2008, p. 196↩
  11. Jacques Ellul, Les Nouveaux Possédés, 1973 ; réed. Mille et une nuits/Fayard, 2003, p. 316↩
  12. Oury Goldman, Finir le Moyen Âge, ouvrir le Nouveau Monde ? Humanisme et célébration de la découverte au tournant du XVe siècle et du XVIe siècle, Questes, Revue pluridisciplinaire d'études médiévales no 33, 2016, p. 63-79↩
  13. Agustí Nicolau, La modernité et le colonialisme, Le Devoir, 27 février 2014↩
  14. Paul Claval, La dynamique de la modernité à l’épreuve de la mondialisation, L'aventure occidentale, 2016, p.71-85.
    Du même auteur : L'Aventure occidentale : modernité et globalisation, Sciences humaines, 2016↩
  15. Bernard Vincent, La mobilité, modernité de 1492, Matériaux pour l'histoire de notre temps n°27, 1992, p. 22↩
  16. André-Jean Arnaud, Entre modernité et mondialisation, Librairie générale de droit et de jurisprudence, 2004↩
  17. Philippe Richardot, Le modèle occidental. Naissance et remise en cause, 1492-2001, Economica, 2007↩
  18. Jean Baubérot, Réforme et protestantisme, Histoire du protestantisme, 2013, p. 3-14↩
  19. Max Weber, L'Éthique protestante et l'Esprit du capitalisme, 1904-1905. Trad. fr. Plon, 1964. Réed. Pocket, 1991↩
  20. Ernst Troeltsch, Protestantisme et modernité, recueil d'articles traduits en français chez Gallimard, 1991↩
  21. Olivier Abel, Protestantisme et modernité en crise, Autres Temps no 54, p. 71-79↩
  22. Pierre-Olivier Monteil, Le protestantisme a-t-il quelque chose à dire à la modernité ? Autres Temps no 64, 1999, p. 77-86↩
  23. André Gounelle, Protestantisme et modernité, 2010↩
  24. Adrien Boniteau, Protestantisme et modernité : pour en finir avec le mythe, PhiLitt, 27 octobre 2017↩
  25. Michel Grandjean, La Réforme et le matin du monde moderne, Cabedita, 2016↩
Références 76 à 100
  1. Michel Grandjean, « La Réforme a fécondé la modernité », Écho Magazine, 30 octobre 2017↩
  2. Vincent Citot, Le processus historique de la Modernité et la possibilité de la liberté (universalisme et individualisme), Le Philosophoire, 2005/2, n° 25, p.35-76↩1 ↩2
  3. Thierry Ménissier, Op. cit.↩
  4. Zeev Sternhell, La modernité et ses ennemis, introduction de De la révolte contre les Lumières au rejet de la démocratie, L’éternel retour, 1994, p. 9-37↩
  5. Sociologie de la modernité selon Max Weber, Lumni, 2019↩
  6. Patrick Watier, Max Weber : analyste et critique de la modernité, Sociétés, 2008/2, no 100, p. 15-30↩
  7. Françoise Mazuir, Le processus de rationalisation chez Max Weber, Sociétés no 86, 2004/4, p. 119-124↩
  8. Max Weber, Le Savant et le Politique↩
  9. Max Weber, L'Éthique protestante et l'Esprit du capitalisme↩
  10. Jacques Ellul, Max Weber: l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme, Revue française de sociologie, SEDEIS, 1964. Texte en ligne↩
  11. Jacques Ellul, La Technique ou l'Enjeu du siècle, 1954. Rééd. Economica, 2008, p. 18.↩
  12. Laure de La Bretèche, « Rendre désirables l'esprit de modernité, le changement et la réforme », Le portail de la modernisation de l'action publique, 26 janvier 2017↩
  13. Michel Marchesnay, L'hypofirme, vivier et creuset de l'innovation hypermoderne, Innovations, 2008/1, no 27, p. 147-161↩
  14. Emile Kenmogne (dir.), Le Développement et la question de la modernité, L'Harmattan, 2010↩
  15. Jean-Paul Karsenty, Un développement durable, oui, mais moderne et humain ! Médiapart, 22 juin 2008↩
  16. Xavier Arnauld de Sartre et Vincent Berdoulay, Le développement durable : une inflexion de la modernité ? Des politiques territoriales durables ?, 2011, p. 15-31↩
  17. Sylvie Brunel, La fin de l'idéologie du développement, Le Développement durable, 2012, p. 7-18↩
  18. Mathieu Flonneau, Modernité(s) matérielle(s) : reflet d’une Europe en croissance, Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe, non daté.↩
  19. Dominique Bourg, Modernité et appartenance à la nature, revue Esprit, no 222, juin 1996, p. 55-80↩
  20. Jean Baubérot, Laïcité et modernité triomphante, Les laïcités dans le monde, 2010↩
  21. Georges Pérec, « Le bonheur dans la modernité » [Entretien avec Jean Duvignaud], Le Nouvel Observateur, no 57, 15-21 décembre 1965, p. 32-33.↩
  22. Jacques Ellul, Métamorphose du bourgeois, 1967. Réed. éd. La Table Ronde, coll. « La petite vermillon », 1998, p. 93 et 294↩
  23. Olivier Le Goff, L'invention du confort. Naissance d'une forme sociale, Presses Universitaires de Lyon, 1994. Lire en particulier le chapitre 4 : « Confort, modernité et fin de siècle »↩
  24. Op. cit. pages de conclusion.↩
  25. Karl Löwith, Max Weber et Karl Marx, Payot, 2009.↩
Références 101 à 125
  1. Paul Ricœur, De l'interprétation, Le Seuil, 1965. Réed. 1995↩
  2. Karl Marx et Friedrich Engels, Manifeste du parti communiste, 1848↩
  3. Andrés Barreda Marín, Karl Marx, critique de la modernité bourgeoise, Période, 4 février 2019↩
  4. Jean-Marie Vincent, Marx, la religion du quotidien et de la modernité, Multitudes, non daté↩
  5. Pierre Macherey, Nietzsche et la critique de la modernité, La philosophie au sens large, 5 octobre 2005↩
  6. Brigitte Krulic, Nietzsche et la critique de la modernité démocratique, Archives de philosophie, 2001/2, tome 64, p. 301-321↩
  7. Sigmund Freud, Introduction à la psychanalyse, cours professés entre 1915 et 1917. Première traduction en français, 1921↩
  8. Pierre Fossion, La psychanalyse, corde tendue entre la modernité et la post-modernité, Freud à l'aube du XXIe siècle, 2004, p. 151-172↩
  9. Marie-Jean Sauret, Sujet, lien social, seconde modernité et psychanalyse, Essaim, no 25, 2010/2, p. 43-56↩
  10. Daniel Pinson, Architecture et modernité, Flammarion, 1997↩
  11. Daniel Pinson, Ville, architecture et modernité, 1998↩
  12. Georg Simmel, Les grandes villes et la vie de l'esprit (conférence donnée en 1902 et publiée l’année suivante), Payot/poche, 2013 ; recension. Lire également : Jean Remy, Georg Simmel : Ville et modernité, L'Harmattan, 2000↩
  13. Max Weber, La ville (fragment non daté de Wirtschaft und Gesellschaft— Économie et société —, ouvrage paru en 1921, un an après la mort de Weber), Aubier/Montaigne, 1982. Nouvelle traduction : La Découverte, coll. « Politique et sociétés », 2014 ; recension↩
  14. Émile Durkheim, De la division du travail social, thèse, 1893.↩
  15. Gustave Le Bon, Psychologie des foules, Alcan 1895. Rééd. Hachette Livre BNF, 2012↩
  16. Michel Raimond, Éloge et critique de la modernité. De la Première à la Deuxième Guerre mondiale, Presses Universitaires de France, 2000↩
  17. Emilio Gentile, L'Apocalypse de la modernité. La Grande Guerre et l'homme nouveau, Aubier, 2011↩
  18. Lire : Nia Perivolaropoulou et Philippe Despoix (dir.), Culture de masse et modernité. Siegfried Kracauer sociologue, critique, écrivain, Éditions de la Maison des sciences de l'homme, Paris, 2001↩
  19. Brigitte Krulic, Nietzsche et la critique de la modernité démocratique, Archives de Philosophie, 2001/2, tome 64, p. 301-321↩
  20. Monique Boireau-Rouillé, « La modernité contre la démocratie ? », Réfractions, 17 novembre 2005↩
  21. Yves Couture, Stéphane Vibert et Marc Chevrier (dir.), Démocratie et modernité, Presses universitaires de Rennes, 2015↩
  22. Jean-Pierre Bernajuzan, « Quel est le rapport entre la démocratie et la modernité ? » Mediapart, 6 décembre 2018↩
  23. Henri Janne, « Critique de la démocratie », L’Antialcibiade, Bruxelles, 1946, p. 32-44.↩
  24. Charles Taylor, Hegel and modern Society, Cambridge University Press, 1979. Tr. fr. Hegel et la société moderne, Éditions du Cerf, 1998↩
  25. Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Principes de la philosophie du droit (publiés en 1820), Gallimard/Tel, 1989↩
Références 126 à 150
  1. Max Weber, L'Éthique protestante et l'esprit du capitalisme, Plon, 1964; Gallimard, 2004 ; Pocket/Plon, collection Agora, 2010↩
  2. Carl Schmitt, Politische Theologie, 1922. Trad. fr. Théologie politique, Gallimard/NRF, 1988↩
  3. Catherine Halpern, La modernité, fille de la théologie ? Sciences humaines, décembre 2004↩
  4. Eric Voegelin, Die politischen Religionen, 1938 ; trad. fr. Les religions politiques, Le Cerf, 1994.↩
  5. Karl Löwith, Meaning in History: The Theological Implications of the Philosophy of History, University of Chicago Press., 1949. Trad. fr. Histoire et salut. Les Présupposés théologiques de la philosophie de l'histoire, Gallimard, 2002↩
  6. Carl Gustav Jung, Gegenwart und Zukunft, 1957. Trad. fr. Présent et avenir, Denoël-Gonthier, 1962, p. 24, 38 et 42↩
  7. Jacques Ellul, Les Nouveaux Possédés, 1973. Réed. Mille et une nuits/Fayard, 2003, p. 35-37↩
  8. Op. cit. p. 73↩
  9. Propos cité par Catherine Halpern, « La modernité, fille de la théologie ? », Sciences humaines, décembre 2004↩
  10. Carl Gustav Jung, Ma Vie, p. 457↩
  11. Carl Gustav Jung, Gegenwart und Zukunft, 1957. Trad. fr. Présent et avenir, Buchet-Chastel, 1962 p. 88↩
  12. Christopher Lasch, La Révolte des élites et la trahison de la démocratie, troisième partie, « L'âme dans sa nuit obscure », Champs/Essais, 1996↩
  13. Christopher Lasch, The Culture of narcissism, 1979. Trad. fr. La culture du narcissisme, Climats, 2008 ; The Minimal Self, 1984. Trad. fr. Le moi assiégé. Essai sur l'érosion de la personnalité, Climats, 2008.↩
  14. Anne-Claude Thériault, Survivre à la modernité (commentaire du Moi assiégé), Spirale no 230, janvier-février 2010↩
  15. Le narcissisme et la culture moderne, France Culture, 6 décembre 2013↩
  16. Gilles Lipovetsky, L'Ère du vide : essais sur l'individualisme contemporain, Gallimard, 1983 ; rééd. 1989, « NRF Essais↩
  17. Charles Taylor, Sources of the Self: The Making of the Modern Identity, 1989. Trad. fr. Les sources du moi : La formation de l'identité moderne, Le Seuil, 1998 ↩
  18. Alain Ehrenberg, La Fatigue d'être soi, Odile Jacob, 1998. Fiches de lecture : Philippe Fabry ; Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot↩
  19. Grandeur et misère du narcissisme, ouvrage collectif, Cahiers de l'Association lacanienne internationale, 2004↩
  20. Modernisme et modernité. Baudelaire face à son époque, Gérald Froidevaux, Littérature no 63, 1986, p. 90-103↩
  21. Lewis Mumford, Technics and Civilization, 1934. Trad. fr. Technique et civilisation, Marseille, Parenthèse, 2016↩
  22. Maurice Barbier, La Modernité politique, PUF, collection « Thémis », 2000↩
  23. Laurent Cournarie, L’État ou la modernité politique en question, Philopsis, 17 juillet 2016↩
  24. Xavier Molénat, Georg Simmel : L'ambivalence de la modernité, revue Sciences humaines, no 217, juillet 2010↩
  25. Fernand Braudel, La Dynamique du capitalisme, 1985, p. 232↩
Références 151 à 175
  1. Georges Balandier, Le Détour. Pouvoir et modernité, Paris, Fayard, 1985, p. 220↩
  2. Jacques Attali, Histoire de la modernité, op. cit. p. 27↩
  3. Georg Simmel, « Die Großstädte und das Geistesleben », 1903. Trad. Jean-Louis Vieillard-Baron, « Les grandes villes et la vie de l’esprit », in Geog Simmel, Philosophie de la modernité, Paris, Payot, 1989, p. 233-264.↩
  4. Céline Bonicco, La ville comme forme de la vie moderne, Cahiers philosophiques, 2009/2, no 118, p. 48-58↩
  5. Henri Meschonnic, Modernité, modernité, Verdier, 1988. Réed. Gallimard, coll. « Folio essais », 1994↩
  6. Encyclopedia Universalis↩
  7. Pour la science, 30 novembre 1999↩
  8. La modernité, une notion qui fait débat, Léa Galanopoulo, CNRS, 20 novembre 2018↩
  9. Jacques Attali, Histoire de la modernité, Robert Laffont, 2013. Rééd. Champs/Essais, 2015, p. 10-11↩
  10. Levent Yilmaz, Le Temps moderne. Variations sur les Anciens et les contemporains, Gallimard, 2004↩
  11. Marcel Gauchet, Le désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion, Gallimard, 1985.↩
  12. Jürgen Habermas, Discours philosophique de la modernité, Gallimard, 1988, p. 6↩
  13. Machiavel et la modernité, Encyclopedia Universalis↩
  14. Leo Strauss, "The Three Waves of Modernity" in Political Philosophy: Six Essays, Hilail Gildin, Pegasus-Bobbs-Merrill, 1975.
    Trad. fr. "Les trois vagues de la modernité", Le Philosophoire, 2005/2, n° 25, p. 167-180.
    Lire aussi : Thoughts on Machiavelli, 1958, trad. fr. Pensées sur Machiavel, Payot, 1982↩1 ↩2 ↩3
  15. Roger Caratini, Initiation à la philosophie : 2500 ans de philosophie occidentale, Éditions Archipoche, 2012 (lire en ligne), p. 624↩
  16. Alexis Bertel, Fondation du cogito cartésien : subjectivisme et entrée en modernité, PhiLitt, 20 avril 2015↩
  17. Bertrand Vergely, Descartes ou l'héroïsme de la modernité, Éditions Milan, 2008↩
  18. Élodie Cassan (dir.), Bacon et Descartes. Genèse de la modernité philosophique, École Normale Supérieure, 2014. Recension↩
  19. Edgar Morin, « Pour une crisologie », Communications, no 25, 1976, p. 149-163.↩
  20. Léo Freuler, La crise de la philosophie au XIXe siècle, Vrin, 1997↩
  21. Propos cité par Caterina Zanzi, « La machine dans la philosophie de Bergson », in Annales bergsonniennes, VI, PUF, 2014, p. 292. Texte accessible en ligne↩
  22. Oswald Spengler, L'homme et la technique, 1931↩
  23. Nicolas Berdiaev, De la destination de l'homme. Essai d’éthique paradoxale. Édition originale : 1931. Dernière édition en français : L'Âge d'homme, 2010↩
  24. Elkorg projects↩
  25. Edmund Husserl, Krisis der europäischen Wissenschaften und die transzendantale Phaenomenologie, La Haye, 1954. Trad. fr. La Crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale, Gallimard, 1989. Résumé : Les Philosophes.↩
Références 176 à 178
  1. Leo Strauss, La philosophie politique et l'histoire : de l'utilité et des inconvénients de l'histoire pour la philosophie, Paris, LGF, coll. « Biblio essais », 2005↩
  2. « Écologie et modernité : rupture ou continuité », sur www.propersona.fr (consulté le 17 septembre 2025)↩
  3. Dominique Bourg, La nature en politique ou l'enjeu philosophique de l'écologie L'Harmattan, 2000↩

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Sources et méthode

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